31 décembre 2012

Deception [Pilot]

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Pilot // Diffusion le 7 janvier sur NBC

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What About ?

 Une jeune détective retourne incognito auprès de la riche famille au sein de laquelle elle a grandi en tant que fille de la gouvernante, pour résoudre le meurtre de l'héritière célèbre qui était autrefois sa meilleure amie...

Who's Who ?

 Créé par Liz Heldens (Boston Public, Friday Night Lights, Mercy Hospital). Réalisé par Peter Horton (Grey's Anatomy, Dirty Sexy Money). Avec Meagan Good (Californication), Victor Garber (Alias, Eli Stone), Tate Donovan (Newport Beach, Damages), Laz Alonso (Breakout Kings, Avatar), Wes Brown (90210, Hart Of Dixie)Katherine LaNasa, Marin Hinkle...

What's More ?

 Le pilote a été commandé par NBC sous le titre Notorious, avant de se transformer plus tard en Infamous, puis la chaîne a finalement opté pour Deception. Le pire des trois, non ?

So What ?

   Après le "succès" surprise de Revenge l'an passé sur ABC, il fallait s'attendre à voir éclore des projets similaires sur les autres chaînes. NBC, qui se cherche toujours une identité et qui touche du coup un peu à tous les genres -du judiciaire, du médical, du musical, du familial, du cop-show, du fantastique, du J.J. Abrams et de la comédie à gogo se partagent l'antenne- s'est donc empressée de développer son soap à elle et a confié cette tâche à Liz Heldens, une scénariste et productrice à qui elle fait confiance depuis qu'elle a largement contribué au succès d'estime de Friday Night Lights. Elle a par la suite créé Mercy et supervisé Love Bites et Prime Suspect. Autant dire que créativement, elle se cherche elle aussi ! Lors de la saison des pilotes 2012, Deception n'a été commandée que très tardivement, mi-février, bien après les autres dramas. Et quand on voit le résultat, on ne peut s'empêcher de penser que tout a été fait dans la précipitation, de l'écriture -bâclée- au choix du casting, où le très bon -Victor Garber- côtoie le très mauvais -pas la peine de les citer, on les oubliera très vite- avec une Meagan Good en héroïne, qui n'est ni bonne ni mauvaise. Elle manque de charisme, c'est certain, mais elle n'est pas franchement aidée par son personnage, qui n'inspire qu'une vague sympathie. C'est une brave fille, cette Joanna, mais qu'a-t-elle de plus ou de moins qu'une autre ? A côté, Emily Thorne passerait pour Patty Hewes !

   Les Bowers, la famille au coeur du récit, semble très loin des Grayson de Revenge. Ils ne donnent pas l'impression d'être des gens biens. Non. Mais ils n'ont pas non plus l'air d'être des pourritures finies. Ils ne semblent même pas avoir l'extravagance des Darling de Dirty Sexy Money. Bref, Deception annonce très vite la couleur : elle n'a pas l'intention d'être juicy ni de s'appuyer sur un quelconque second degré. Elle veut être classe, avec de beaux décors; elle veut séduire la ménagère avec une intrigue policière qui prend beaucoup de place dans ce pilote, sans doute trop; et elle veut paraître intelligente en amorçant en filigrane le thème de la lutte des classes par exemple -une belle illusion dont se berce toujours Revenge d'ailleurs- et tout ça en nous sortant des flashbacks classiques et mal fichus, volontairement flous afin de créer la confusion et donner envie d'en apprendre davantage sur le passé des personnages. Et ça ne marche pas du tout. Ces gens-là ont l'air encore moins intéressants que la fine équipe de Gossip Girl. Qui a tué Vivian et pourquoi ? On s'en contrefiche. 

   Vous voyez le problème du pilote de Deception, pour moi, il est très simple : à aucun moment je n'ai eu le sentiment que la créatice croyait en son histoire et en ses personnages. Cela ressemble à une commande passée pour honorer un contrat, faite sans envie et sans ambition. Le résultat est donc à l'image de l'investissement : nul. J'aimerais dire qu'il y a du potentiel, mais même pas. Les jeux de mots avec le titre de la série vont pleuvoir, mais force est de constater que Deception en est une belle. 

What Chance ?

Contrairement à un Do No Harm, qui na vraiment aucune chance de fonctionner avec une diffusion le jeudi à 22h après le carré comédie flopesque, Deception hérite d'une bonne case, celle de Revolution pendant sa pause, le lundi à 22h. Si celle-ci a été capable d'atteinde régulièrement les 8 millions, c'est surtout grâce à The Voice qui la précédait. Deception n'aura pas ce lead-in et donc ne fera certainement pas de tels scores. Mais si elle parvenait à tourner autour des 5 millions avec un bon taux sur les 18/49 ans, qui sait ce qui pourrait lui arriver...

How ? 


26 juin 2012

The Big C [Saison 3]

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Saison 3 // 479 000 tlsp.

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   Malgré toute la tendresse que j’ai pour The Big C, et Dieu sait que je l’aime cette série et ce depuis le premier jour, je suis forcé de reconnaître, la mort dans l’âme, que cette saison 3 n’était pas à la hauteur. Pas à la hauteur de mes espérances, pas à la hauteur de l’excellence de la première saison, pas à la hauteur de la deuxième non plus, même si elle-même était un peu moins bonne dans l’ensemble, pas à la hauteur de Cathy Jamison, pas à la hauteur de Laura Linney. Dans le fond, ce qui lui a manqué le plus, c’est de l’émotion. Le parcours de l’héroïne, par essence, est touchant, mais au cours de ces 10 nouveaux épisodes, je ne me souviens pas d’une scène vraiment bouleversante, d’une prestation de l’actrice qui m’a transporté… Il y a eu plein de bons moments, bien sûr, mais rien d’aussi fort. Beaucoup de comédie et peu de drama. Le dosage habituel, à 50/50, était bien plus intéressant. Je ne regarde pas The Big C pour rire comme une baleine. D’autres sont faites pour ça et s’en sortent très bien…

   Pour commencer, je trouve que ce n’était pas une bonne idée cette histoire de rémission. Cathy a passé la saison à ne pas se soucier de son cancer. On en finissait par l’oublier nous-même. Pour autant, on savait très bien qu’il allait revenir plus fort que jamais au final et c’est ce qui semble effectivement arriver. Je n’imagine pas la série se terminer autrement que sur sa mort de toute manière. C’est presque une promesse implicite qui nous a été faite dès le départ. Cancer incurable, ça veut bien dire ce que ça veut dire. L’intérêt de la série, c’est de raconter le parcours d’une femme qui apprend à vivre avant de mourir, avec tout ce que cela peut comporter d’erreurs, de souffrance et de joie. Qu’est-ce que Cathy a vraiment vécu cette saison ? Qu’a-t-elle seulement pu accomplir ? Elle a subi les paroles très dures de son fils, qui reste une sacrée tête à claque et qui a même réussi à foutre en l’air l’une des plus belles scènes de la première saison (lorsqu’il décide de revendre la voiture que sa mère lui avait offert); elle a dû épauler son mari dans sa quête de reconnaissance, qui nous a offert plein de bons moments d’ailleurs, mais Paul n’est pas le héros de The Big C, il a un peu trop occupé le terrain à mon goût avec « sa » Joy; elle a beaucoup traîné dans son bar fétiche, à boire et à s’inventer une vie; elle s’est fait un tatouage à la symbolique forte mais où en est-elle finalement dans son deuil, à quelle étape ? Le déni, c’est censé être fini. La colère aussi. Le marchandage ? Je n’en ai pas vu ici ? La tristesse ? Elle est inhérente mais on ne peut pas dire qu’elle soit si forte que ça chez elle. L’acceptation ? On en est loin ! J’ai un peu l’impression que la série est partie dans tous les sens, que les auteurs n’ont pas suivi le chemin qu’ils avaient tracé au départ. C’est dommage, ça manque de cohérence. Il est arrivé autre chose à Cathy cette année et c’était sans doute la pire idée qui soit : elle a désiré avoir un autre enfant, une lubie qui aurait pu être explorée le temps d’un épisode ou deux sans que ça me choque, mais l’embarquer dans une histoire si bancale en compagnie de ce couple terrible, c’était franchement sans intérêt. La conclusion était « drôle » mais complètement over the top. J’aime bien la fantaisie dont la série fait preuve parfois mais là c’était trop ! Pauvre Mamie Gummer, elle n’a pas été gâtée en plus !

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   La jeune actrice est l’une des innombrables guests que cette saison 3 a vu défiler. J’imagine que quand une série est acclamée par la critique comme c’est le cas de The Big C, certaines stars font des appels du pied pour y participer et si c’est ce qui s’est passé avec Susan Sarandon, je vois mal comment les producteurs auraient pu refuser. De toute façon, chaque invité pris à part était bon, c’est plutôt l’accumulation qui est devenue gênante et cette impression que ce sont les rôles qui ont été créés pour pouvoir accueillir Allison Janey, Tammy Blanchard, Victor Garber… et non l’inverse ! Ce n’est pas censé fonctionner dans ce sens-là. Et je ne pense pas que ce soit ce qui s’est passé avec Idris Elba en saison 1 ou Hugh Dancy en saison 2. Bref, Victor Garber m’a fait beaucoup rire, de même que l’ensemble de l’intrigue de Sean sur sa petite entreprise puis sur son ménage à trois. C’était un florilège de dialogues intelligents et piquants. Les délires d’Andrea dans la peau de son alter ego Ababou ont offert quelques respirations amusantes; j’ai moins aimé les questionnements spirituels d’Adam, traités trop à la légère, sans véritable profondeur; Joy a apporté de bonnes choses et d’autres un peu moins bonnes, mais c’était un plaisir de (re)découvrir Susan Sarandon dans ce contexte; Paul m’a agacé autant qu’il m’a touché, comme d’habitude j’ai envie de dire; et puis il y a eu ce Season Finale, assez réussi sauf sur la fin. Ceux des deux premières saisons avaient mis la barre très haut et là, j’ai eu l’impression que les auteurs s’étaient avoués vaincus d’avance. Ils savaient qu’ils ne pourraient pas faire mieux alors ils ont proposé quelque chose de plus classique, avec des enjeux amenés maladroitement. La fuite de Cathy n’a pas vraiment de sens, c’est juste une nouvelle expression de sa folie et de son déni, et la future possible tromperie de Paul rend le personnage franchement pathétique. 

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// Bilan // Avec un nombre d’épisodes moindre et des ambitions scénaristiques revues à la baisse, la troisième saison de The Big C gâche un peu ce qui avait été magnifiquement construit lors des deux premières saisons, tant dans les relations entre les personnages que dans le parcours « initiatique » de Cathy vers la vie. Les invités sont venus combler le vide, souvent avec brio, mais ils n’ont pas réussi à effacer l’amertume. Si la série devait s’arrêter là, ce serait une catastrophe, un gâchis énorme. J’ai pu me remettre de l’annulation de United States Of Tara car la conclusion était satisfaisante mais là, je ne pourrais pas. Showtime, please, déconne pas !

27 janvier 2012

Tueurs En Séries [Episode du 27 Janvier 2012]

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Au programme cette semaine : Ben Stiller s'acoquine avec HBO - Le retour des "Army Wives" en mars sur Lifetime - "The Big Bang Theory" passe la barre des 100 épisodes - Summer Glau, Victor Garber, James Purefoy et George Stults s'invitent en séries - Thierry Neuvic nous explique les raisons de son départ de "Mafiosa" - On répond à vos questions : "Fairly Legal", "Falling Skies" - La BA de l'épisode 'Film Noir' de "Castle" - Andrew Lincoln, le héros de "The Walking Dead" au micro - Rachel Bilson enfile sa blouse et sa cagoule...

01 octobre 2011

Tueurs En Séries [Episode du 30 Septembre 2011]

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Au programme cette semaine : Une collaboration entre J.J. Abrams et Eric Kripke - Dexter revient cette semaine - Le baromètre des audiences marquantes de la rentrée - Victor Garber devient Charlie - Katie Holmes se transforme en citrouille pour How I Met Your Mother - Le nouveau boss de The Office est... - On répond à vos questions : Merlin, Kiefer Sutherland... - Des nouvelles images de Luck - Ces Drôles de Dames qui nous avaient bien manqué : Kristen Bell, Claire Danes et Sarah Michelle Gellar - Une websérie à ne pas louper intitulée Husbands...

21 août 2009

Nurse Jackie [1x 11]

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Pill-O-Matix //

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   Avant-dernier épisode pour Nurse Jackie cet été. Les épisodes se suivent et se ressemblent mais celui-ci introduit comme il se doit les événements du Season Finale. Jackie est sur le point de récolter ce qu'elle a semé. Elle doit d'abord supporter les petites attentions de Cooper, qui est allé jusqu'à quitter sa petite-amie pour Jackie, alors qu'a priori, rien n'est possible entre eux. Le baiser furtif qu'ils ont échangé devait être sacrément réussi... Je ne suis pas hyper fan de cette intrigue car elle rend Cooper encore plus stupide qu'il ne l'était à la base. Et je pensais qu'au fond, il ne l'était pas. Jackie doit ensuite gérer un nouveau conflit avec sa fille depuis qu'elle a piqué un scandale à leur cours de claquettes. Ce n'était pas très malin de sa part mais ça partait d'un bon sentiment, celui de protéger sa si fragile petite fille. Et puis surtout, Jackie doit affronter le départ d'Eddie, remplacé comme prévu par une machine. Elle n'a pas l'air si triste que ça. On ignore toujours si elle est vraiment amoureuse de lui ou si elle joue un jeu pour obtenir ce dont elle a besoin. On verra bien maintenant qu'Eddie ne travaille plus à l'hôpital si elle compte garder contact avec lui. Remarque, avec ce qu'il a vu (Jackie avec son mari et ses deux filles) pas sûr que lui veuille toujours la voir. Je trouve ça bien qu'il découvre la vérité mais deux questions surgissent : pourquoi n'a-t-il pas suivi Jackie plus tôt et pourquoi cette fois-ci ? Et puis je me demande également pourquoi les scénaristes ont attendu qu'il quitte l'hôpital pour lui faire découvrir la vérité. N'aurait-il pas été plus intéressant qu'il le découvre plus avant ? On verra ce que ça donne dans le prochain épisode... Au passage, je n'ai pas beaucoup apprécié la pirouette scénaristique qui permet à Jackie de se fournir en pilules malgré l'absence d'Eddie. Il aurait été plus intéressant de la mettre dans une situation de manque.

   Nurse Jackie se paye Victor Garber en guest. Cet homme est partout et ça tombe bien : je l'adore. Il campe ici le rôle d'un critique cinéma que Jackie ne porte pas dans son coeur. Elle a visiblement un problème plus avec son métier qu'avec l'homme en lui-même. Et ça m'a fait de la peine. Jackie ne serait pas contente de lire mes critiques (de préfèrence quand elles sont mauvaises). Ce cas médical apporte un petit plus : il met Zoey dans une bien mauvaise posture car elle fait sa première grosse erreur et envoie illico-presto le monsieur dans un coma profond. Cela ne sera sans doute pas sans répercussions. Mais le All Saints Hospital sans Zoey serait bien triste... Mo-Mo a eu droit à un plus grand temps d'antenne que d'habitude, mais ce n'était pas pour une intrigue passionnante. On a appris une chose sur lui : il a peur des araignées ! Boo ! Honnêtement, c'était plutôt marrant mais je continue à penser que le personnage mérite mieux que ça, d'autant qu'au final, on se tape encore une allusion à sa sexualité à travers une remarque de Zoey ! Eleanor et Gloria sont peu présentes mais elles assurent toujours quand elles sont là.

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// Bilan // Toujours un soupçon de déception quant aux aventures de cette infirmière pas comme les autres et sa bande de collègues. Si les intrigues prennent un peu d'épaisseur, les directions choisies ne me satisfont pas entièrement, et puis la légereté des débuts a tendance à disparaître.   

 

22 juillet 2009

Eli Stone [2x 13]

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Flight Path (Series Finale) // 2 7oo ooo tlsp.

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   Eli Stone a commencé sur "Faith" de George Michael et se termine sur un grand halo de lumière, accompagné d'un happy-end. Comme pour nous dire que tant qu'on a la foi, quelle qu'elle soit, tout va bien. Je suis un peu triste que si peu de gens aient eu l'occasion de se plonger dans l'univers un peu fou de cet avocat rêveur et utopiste, car Eli Stone fait partie de ces rares séries qui vous mettent du baume au coeur et qui bousculent vos émotions à travers quelques scènes, en quelques mots et quelques notes de musique. On reconnaît bien là l'ami Greg Berlanti, créateur de la série aux cotés de Marc Guggenheim. On lui doit déjà la simple et charmante Everwood, mais aussi Brothers & Sisters, Jack & Bobby et Dirty Sexy Money. Toutes ces séries possèdent un point commun malgré toutes leurs différences : elles traitent de la relation père/fils, et même plus largement de la relation père/enfant, avec beaucoup de justesse et de pudeur. Voilà une thématique universelle qui parle à tous. L'épisode final d'Eli Stone réconcilie le père et le fils Stone dans une scène magnifique, amenée de manière peu subtile certes, mais qui touche profondément si l'on s'est investi émotionnellement dans les doutes et les pérégrinations du héros au cours de ces 26 épisodes. Une bien belle conclusion qui permet de ne pas terminer la série sur un goût amer comme c'est trop souvent le cas pour les séries stoppées en pleine course.

   Ce Series Finale n'est clairement pas à la hauteur de certains épisodes de la saison 1 mais il me réconcilie avec Eli Stone après quelques déceptions au cours des derniers épisodes. Sans doute par manque de moyen, en effets spéciaux et en droits d'auteur, il a fallu faire une croix sur les scènes chantées et dansées si sympathiques et sur les visions impressionnantes d'Eli. On a tout de même droit dans ce final à un crash d'avion un peu brouillon. Il a fallu aussi faire une croix sur les interventions hilarantes de Patti mais, pour le coup, je ne comprends pas pourquoi. Loretta Devine va me manquer et j'espère la retrouver très vite dans une autre série (puisque c'est foutu pour Legally Mad). En revanche, la série nous a toujours gâté en guest-stars et ce dernier épisode ne déroge pas à la règle avec la présence de Jaime Murray (Dexter, Les Arnaqueurs VIP) et la trop courte apparition de Gregory Smith (Everwood) sous forme de clin d'oeil. A noter qu'il se cherche toujours capillairement parlant et il n'arrive décidément pas à se trouver. C'est une catastrophe ! Le cas du jour, le dernier, est particulièrement émouvant et s'accorde parfaitement avec les intrigues d'Eli et des autres personnages. Taylor et Matt décident de se marier, Jordan voudrait reconquérir sa femme et Eli avoue, sans le vouloir, son amour pour Maggie à son père. Sans s'en rendre compte, il a également sauvé la vie de Grace, son âme-soeur, que l'on ne voit pas évidemment mais qui n'a jamais quitté notre esprit depuis son unique apparition dans l'épisode 2 de la saison 2. Y'a pas à dire, Eli va me manquer.

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// Bilan // C'est sur un bien belle note que s'achève pour nous la drôle de vie d'Eli Stone et de ses amis. On aurait aimé que cela continue, tant la mythologie de la série paraissait riche, mais le sort en a décidé autrement. Pour tous ceux qui n'ont jamais eu l'envie ou l'occasion de se pencher sur la série, pensez-y ! Elle vaut le coup. Bye Bye Eli !

    

14 juillet 2009

Eli Stone [2x 12]

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Tailspin // 2 7oo ooo tlsp.

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  Eli Stone a retrouvé un peu de sa folie et de son originalité à travers cet épisode. Notamment via les frasques, certes discrétes, de Patti : "I Don't Do TP (Toilet Paper) !". Mais aussi, et surtout, grâce aux visions d'Eli. Celle du début d'épisode avait un goût de déjà-vu (ce n'est pas la première fois qu'un avion passe au dessus de sa tête en manquant de l'écraser) mais la suite était pleine de surprises, et je retiens surtout l'apparition de Grace à 16-17 ans. D'ailleurs, l'actrice a été plutôt bien choisie avec sa mimique finale, si caractéristique du jeu de Katie Holmes. Je suis persuadé que si la série avait duré, l'actrice serait revenue, pourquoi pas pour le dernier épisode, histoire de clôturer dignement la saison... ou la série ! Là, ils n'ont pas eu le temps. La vision d'Eli, liée à celle de son père, n'avait pas grand grand intérêt en soi mais c'était une belle idée. Les apparitions de Mr Stone sont toujours très fortes en émotion, celle-ci n'a pas dérogé à la règle.

   Le cas de la semaine était intéressant, très lié à l'actualité encore une fois, puisque consacré aux fameux parachutes dorés dont on parle beaucoup en ces temps de crise. Et la série s'est permise de ressortir sa carte magique : l'utopie ! Bien-sûr que le procès mené par Eli et Jordan est totalement utopiste mais c'est justement tout l'intérêt de la chose. N'est-ce pas ce dont on a besoin par les temps qui courent ? A coté de ça, la rivalité entre Weathersby et Posner a été bien utilisée à l'occasion du remise de prix. L'occasion pour Tom Amandes de jouer le salaud imbu de lui-même à la perfection ! Dans mes souvenirs, Posner n'était pas aussi con. On se dirige vers une Maggie de retour au cabinet Weathersby, puisque les méthodes de Posner la dégoûte et à juste titre ! Sinon, pas mal de guests dans cet épisode, pas de grands noms mais des visages que les sériphiles connaissent bien : Kurt Fuller, Gina Torres, Todd Grinnell et toujours Kerr Smith bien-sûr.

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// Bilan // On a connu mieux mais cet avant-dernier épisode d'Eli Stone est correct, avec pas mal de bonnes idées. Il manque malheureusement toujours quelque chose. 

07 juillet 2009

Eli Stone [2x 11]

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Mortal Combat // 2 7oo ooo tlsp.

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   Vous voyez la tête que fait Eli sur l'image ci-dessus ? Eh bien j'ai fait la même après avoir regardé cet épisode ! "Whaaaat ?" J'ai l'impression que la série perd de toute sa richesse et de toute sa folie depuis quelques épisodes. Comme si les scénaristes, savant la série condamnée, avaient baissé les bras. C'est bien dommage. Il suffit de se pencher sur les personnages : que leur reste-t-il de leur esprit d'antan ? Matt commence à devenir quelqu'un de bien depuis qu'il sait qu'il va être père, Maggie est devenue une pro du barreau alors qu'il y a encore quelques temps elle ne savait même pas ce qu'était une jurisprudence, Eli, notre héros bien-aimé, n'entend plus de chansons dans sa tête et ses hallucinations sont de moins en moins folles et pertinentes... Et que dire de cette pauvre Patti qui n'apparaît plus que 15 secondes par épisode ? Ah et Keith a complêtement disparu ! Non, ça ne va plus du tout ! Il y a tout de même une évolution intéressante, concernant Maggie, c'est qu'elle devient vilaine ! Depuis qu'elle a couché avec Eli, elle est odieuse. Elle a vendu son âme au diable en décidant de travailler avec Posner (qu'on ne voit plus non plus d'ailleurs) et elle va même jusqu'à flirter avec l'ennemi, en la personne de Kerr Smith, qui dévoile ainsi enfin l'intérêt de son personnage qui errait depuis quelques temps dans les parages sans que l'on sache pourquoi.

   La totalité de l'épisode est consacrée à un procès, un procès pas super amusant, ce qui rend l'ambiance encore plus lourde qu'elle ne l'était déjà, mais heureusement intéressant. Il permet d'engager une réflexion sur la place du journalisme aujourd'hui aux Etats-Unis (et ça vaut pour le reste du monde) et le respect de plus en plus bafoué du 1er amendement de la Constitution Américaine qui, rappelons-le, correspond à la liberté de la presse et à la liberté d'expression (à la liberté de religion aussi mais on est hors-sujet là). Bien évidement, on est dans une série sur un grand network, le sujet n'est pas plus approfondi que ça mais c'est déjà pas mal de l'aborder. L'issu du procès n'est pas particulièrement optimiste par ailleurs.

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// Bilan // Où est passé le vrai Eli Stone, celui qui amuse et qui étonne ? Déjà mort ?

 

30 juin 2009

Eli Stone [2x 1o]

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Sonoma // 2 5oo ooo tlsp.

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   Eli Stone est de retour pour un dernier tour de piste, ABC l'ayant annulée, elle aussi. Difficile de faire autrement vu ses scores d'audience en même temps. Ca se confirme en tous cas avec cet épisode : la saison 2 est un peu moins bonne que la première dans l'ensemble. Cet épisode était assez prometteur et puis il était finalement juste sympathique. Depuis quelques temps, les scénaristes galéraient un peu pour réunir les personnages principaux puisqu'ils sont divisés dans deux firmes différentes. Plutôt que de s'affronter, cette fois ils collaborent lors de "vacances" à Sonoma. Les intéractions entre eux étaient bonnes. Matt et Taylor forment un couple attachant, tout le temps en train de se chamailler, on sent malgré tout qu'ils s'aiment très fort. Ils sont amusants. Les vannes entre Eli et Matt sont toujours les bienvenues et puis la romance entre Eli et Maggie n'a jamais vraiment été exploitée jusqu'ici, le moment semble venu. Ils couchent ensemble ! C'est un événement quand même ! Malheureusement, on n'insiste pas tellement là-dessus. Ils s'engueulent déjà et se font la tête. C'est pas énervant mais presque. Concernant le cas juridique de la semaine, il est plutôt ennuyeux en lui-même. Le seul intérêt, c'est que la juge soit l'ex-petite-amie de Matt, ce qui provoque forcément chez elle des réactions étranges. Matt puis Taylor se retrouvent en garde à vue !

   La partie qui m'a le plus ennuyé, c'est celle de Nathan et du Dr Chen à propos des pratiques du Dr Lee et du fameux journal de Aaron. On est en plein dans la mythologie de la série mais ce n'est pas aussi intéressant qu'en saison 1. En fait, je n'aime pas trop ces deux personnages. Ils ne sont pas drôles et ils se prennent la tête inutilement. Le coup du double anévrisme pour Eli est assez bien trouvé mais je ne vois pas trop où cela peut nous mener. A sa mort dans le dernier épisode ? Je ne sais pas si les scénaristes ont réussi à boucler les intrigues et puis cela irait à l'encontre de ses visions de la saison 1. J'aimerai le voir accomplir son destin mais peu de chance que ça arrive... Autrement, j'adore toujours autant Patti. Elle était mignonne avec Jordan. Mais ce n'est pas la peine de les mettre en couple, hein...

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// Bilan // Tout cela reste hautement sympathique mais il manque quelque chose. Et je ne parle pas de la traditionelle scène chorégraphiée du début qui était vraiment très courte. On se demande bien l'intérêt de dépenser du fric dans des décors et des costumes, ainsi que dans des droits musicaux, pour si peu !