12 avril 2013

Bloodlines [Pilot Script]

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BLOODLINES

Drama // 42 minutes

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Créé par David Graziano (Felicity, Terra Nova, SouthLAnd). Produit et réalisé par Peter Berg (Friday Night Lights, Chicago Hope). Pour Universal Television, Open 4 Business & NBC. 61 pages.

Une orpheline de 18 ans nommée Bird Benson se retrouve au cœur d'une bataille ancestrale entre deux familles rivales de tueurs et de mercenaires. Entraînée par un expert en arts-martiaux toute sa jeunesse, elle doit maintenant retrouver sa mère et accepter de la tuer pour pouvoir mener une vie normale...

Avec Skyler Samuels (The Nine Lives Of Chloe King, The Gates), Kadee Strickland (Private Practice), Jonathan Banks (Breaking Bad), Tom Everett Scott (New York Police Judiciaire, SouthLAnd), Chris Zylka (Kaboom, Secret Circle), Tzi Ma (24, Le Flic de Shanghaï)...

 

   Bloodlines, c'est un peu une blague. De mauvais goût. Je compte sur NBC pour ne PAS la commander. Non mais vraiment. Je me doutais bien avant de lire le script que ça n'allait pas me plaire. Du kung-fu, quoi. Je ne sais pas si vous êtes déjà tombé devant Kung Fu, la légende continue quand ça passait tous les soirs sur France 2 (les problèmes de la chaîne en access ne datent pas d'hier, vous remarquerez), mais c'est à peu de différences près la même chose. On s'étonnerait presque que Jackie Chan et je ne sais quel fils de Bruce Lee ne fassent pas un caméo. C'est écrit avec à peu près autant de subtilité qu'un Karaté Kid. Vous me direz, le but est sans doute de divertir et de toucher un public majoritairement masculin. En cela, le pilote doit remplir le cahier des charges. Faut juste aimer quoi. Et ce n'est pas du tout mon cas. Bloodlines risque d'avoir beaucoup de mal à attirer autre chose qu'un public d'amateurs du genre. Parce que les querelles familiales "ancestrales", elles ne servent que de toile de fond. N'espérez pas quelque chose d'un peu soap. On en retrouve quelques ingrédients (il y a des twists improbables), mais l'accent n'est vraiment pas mis là-dessus. Et de toute façon, c'est tellement pas crédible et tiré par les cheveux toute cette histoire... Et si cliché. Toutes ces affaires de "code d'honneur", de "sacrifice", de "vengeance" (des mots martelés à longueur de pages)... ça ne me parle pas. Ca m'ennuie profondément. Ca sonne faux à chacune des répliques. Il n'y a bien que la complicité entre l'héroïne et son papa de substitution qui fonctionne sur le papier. Ils s'envoient des vannes à longueur de temps. C'est amusant. 

   Le plus triste dans tout ça, c'est que la distribution n'est pas mauvaise. C'est d'ailleurs probablement la série estampilée arts martiaux avec le moins de personnages asiatiques je crois. Kadee Strickland aurait vraiment pu choisir un meilleur projet que celui-là après Private Practice. Remarque, elle ne pouvait pas faire plus opposé dans le style. Les fans seront déçus, elle n'apparait qu'en photo pendant les trois premiers tiers de l'épisode, avant de faire une entrée qui se veut... fracassante, mais qui ne l'est pas vraiment puisqu'on pige tout bien avant qu'elle n'apparaisse. Jonathan Banks était cool dans Breaking Bad. Il le sera sûrement ici aussi. Tom Everett Scott n'a jamais servi à grand chose à la télévision. Ce n'est pas avec ce projet que ça va changer. Quant à l'actrice principale, Skyler Samuels, je n'ai pas vu ses exploits dans ses précédents rôles alors je ne me permettrai pas de porter un jugement. Elle est très jolie en tout cas. Les téléspectateurs seront ravis de la voir se battre et se contorsionner dans tous les sens. Elle tue quelqu'un dans la scène d'ouverture. C'est pas mal d'ailleurs comme teaser. Tout le reste de l'épisode, ou presque, consiste à nous montrer son évolution à différents âges. C'est un peu longuet. Quand on arrive au présent -et que l'on revient sur la scène d'ouverture et ses circonstances- on en a déjà marre.

    Bon et puis je me dois de le signaler parce que ça m'a fait un peu halluciner. Il y a trois chansons qui accompagnent trois scènes "importantes" et je me demande vraiment ce qui est passé par la tête du scénariste en les choisissant. C'est de mauvais goût et ça n'a pas de sens. On se tape donc peu après le début de l'épisode, tenez-vous bien... "I saw a sign" d'Ace Of Base. Les paroles sont prises au pied de la lettre, sur un passage qui n'est pas du tout censé être fun. Donc soit le décalage est assumé, auquel cas je suis à peu près sûr que ça ne passera pas bien à l'écran. Soit c'est un vrai choix artistique et ça en dit long sur les goûts du monsieur. J'aurais tendance à dire que le problème vient vraiment de lui vu ses choix suivants. AC/DC pour une scène de rebellion, peut-on faire plus cliché ? Bah lui, il le fait. Et pour une scène romantico-émouvante... Lionel Richie, Stuck On You ! Même Glee n'aurait pas oser tant d'affronts. C'est tellement ringard. J'espère que quelqu'un chez NBC aura la présence d'esprit de dire stop et changer la playlist. Bon, l'auteur cite aussi Elton John par deux fois dans ses descriptions. Je n'ai pas compris son délire. 

   Vous vous souvenez forcément des séquences de Revenge nulles où Emily prend des cours d'arts-martiaux ? Eh bien Bloodlines, c'est ça, en pire et pendant 42 minutes. Autant dire que NBC a tout intérêt à s'en passer. Ah au fait, j'ai oublié de vous dire : à un moment donné, y'a une brique qui se transforme en poussière rien que par la pensée d'un des personnages. Voilà. Tout est dit. C'est ridicule. 


07 avril 2009

Southland [Pilot]

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Pilot //

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What About ?

Une plongée au coeur de la police de Los Angeles... Le vétéran John Cooper est chargé de former la jeune recrue Ben Sherman. Les méthodes brusques de son nouveau mentor vont pousser Sherman dans ses derniers retranchements et l'amener à se demander s'il a vraiment ce qu'il faut dans le ventre pour devenir un flic de L.A. De son côté, l'inspecteur Adams, qui vit toujours chez sa mère, fait équipe avec Russell Clarke, un homme malheureux en ménage et père de 3 enfants. L'inspecteur Daniel "Sal" Salinger supervise quant à lui Nate Moretta et Sammy Bryant, en charge des enquêtes sur les gangs. Quant à l'officier Chickie Brown, elle rêve de devenir la première femme à intégrer l'unité d'élite SWAT... (AlloCiné)

Who's Who ?

Bien que la galerie de personnages de Southland soit large, le vrai héros, pendant le pilote en tous cas, c'est Ben Sherman, alias Benjamin McKenzie. On connaît avant tout le jeune homme pour son rôle de Ryan dans Newport Beach (The OC). Il est toujours aussi peu souriant et expressif. Il faut avouer qu'il n'a pas beaucoup de raisons de sourire dans ce pilote. J'espère qu'il va se décoincer quand même. L'autre personnage qui sort du lot est celui interprété par Regina King, Lydia Adams. C'est quasiment la seule femme de l'équipe (avec Ajira Bareikis mais elle est très effacée pour le moment), ce qui renforce l'aspect "dur" de la série, ainsi que ce coté un peu rétrograde. C'est sans doute assez fidèles à la réalité. Cette femme forte inspire immédiatement la sympathie. Russell Clarke aussi, joué par Tom Everett Scott (The Street, Cashmere Mafia...), mais on le voit trop peu pour se faire une véritable opinion. Ensuite vient tout un lot de personnages assez antipathiques au premier abord. Des flics "classiques", bourrus, pas subtiles pour un sou, sexistes... Je demande donc Michael McGrady, Kevin Alejandro, et Michael Cudlitz, le pire de tous. Je le déteste déjà. Ses méthodes et ses grands discours me gavent déjà. J'imagine qu'en découvrant un peu plus de leurs histoires personnelles, tous prendront un peu plus d'épaisseur et deviendront attachants. A noter que le pilote regorge de têtes connues dans les rôles secondaires, notamment Taylor Handley qui redonne à cette occasion la réplique à Ben McKenzie puisqu'il jouait Oliver dans la saison 1 de Newport, on l'a vu aussi dans Hidden Palms, Patrick Fischler, un Mad Men parfois Lost, Emily Bergl (Men In Trees) ou encore Shaun Sipos (Shark, Les Sauvage et futur résident de Melrose Place 2.0...) !   

So What ?

Les Urgences ayant fermé après 15 ans de bons et loyaux et services, NBC ne pouvait décemment pas se séparer de son producteur, John Wells. Le problème, c'est que John Wells ne sait pas faire autre chose que du John Wells. Il a un talent incontestable pour installer une ambiance sombre et réaliste, pour croquer des personnages attachants et profonds et ancrer l'ensemble dans un climat social agité. C'est ce qu'il a fait dans Urgences bien-sûr mais aussi dans New York 911. Et même si ce n'est pas tout à fait la chose, on retrouve beaucoup de New York 911 (Third Watch) dans Southland. Eddie Cibrian et Kim Raver en moins, ce qui est respectivement une bonne et une mauvaise chose. La réalisation est certainement un peu plus soignée, un peu plus proche des séries du câble telles que The Shield et c'est ce qui pourrait faire fuir une partie du public, qui cherche peut-être quelque chose de plus conventionnel. En même temps, on ne va pas commencer à reprocher à NBC de vouloir faire de la qualité ! La différence avec Urgences et même New York 911, c'est que les cas présentés, médicaux ou autres, sont sans doute plus borderline dans l'ensemble et donc le proccessus d'identification est plus difficile. L'atmosphère est très pesante, franchement glauque parfois, et ça manque de chaleur humaine. Ca viendra certainement avec le temps. Si temps il y a... Voilà donc une série mélancolique, un peu trop ancrée dans le passé, pas originale mais pas mauvaise, qui mérite qu'on lui porte une grande attention !


// Bonus // Une bande-annonce...