24 février 2014

One Big Happy [Pilot Script]

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ONE BIG HAPPY

Comédie (multi-caméra) // 22 minutes

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Ecrit par Liz Feldman (2 Broke Girls, Hot In Cleveland). Produit par Ellen De Generes. Réalisé par Scott Ellis (2 Broke Girls, Weeds, Frasier). Pour NBC, Warner Bros. Television & A Very Good Production. 54 pages.

Lizzy est lesbienne. Luke est hétéro. Ils sont amis depuis l'enfance. Ils vivent dans le même appartement. Et ils ont décidé de faire un bébé ensemble. Tout aurait pu être très simple, oui mais voilà : les tentatives d'inséminations artificielles échouent les unes après les autres et Luke vient de trouver l'amour de sa vie, Prudence, une anglaise sur le point d'être déportée... 

Avec Nick Zano (Ce que j'aime chez toi, 2 Broke Girls, Cougar Town), Elisha Cuthbert (24, Happy Endings)... (casting en cours)

 

   Quand vous lisez le pitch de One Big Happy, vous comprenez immédiatement comment le pilote risque de se terminer : Lizzy finit par tomber enceinte et Luke et Prudence se marient. Si c'est ce que vous aviez imaginé, comme moi, alors SPOILER ALERT! je vous confirme que c'est bel et bien ce qui arrive. Pas de surprise de ce coté-là. Pas de surprise ailleurs non plus. La force de cette sitcom n'est absolument pas dans sa capacité à surprendre, mais dans sa capacité à faire rire. Et entre nous, c'est bien tout ce qui compte. Alors bien entendu, elle ne plaira pas à tout le monde. Parce que c'est une sitcom multi-caméra en premier lieu. Parce qu'elle a un humour qui fonctionne essentiellement sur la vanne (on tourne à six par minutes). Parce que si vous n'aimez pas des séries comme 2 Broke Girls -elle est signée par l'une de ses principales scénaristes- Hot In Cleveland ou Mom, alors vous ne devriez pas y trouver votre compte. Moi, ça me plait énormément. C'est tout ce que j'aime. Et il y a une histoire de gaz et une autre de pipi. Avis aux amateurs.

   Mais il faut bien avouer que la principale référence de One Big Happy, et quelle référence, c'est Will & Grace ! On peut la voir comme une version inversée, puisque ce n'est pas un gay et une hétéro ici, mais une lesbienne et un hétéro. Cela ne fait pas une grande différence. Ce qui est sûr, c'est qu'elle n'aurait probablement jamais existé sans Will & Grace. Et Ellen. Elles ont indéniablement ouvert des voies -et des esprits- qui se sont assez vite refermées malheureusement. Rien d'étonnant que Ellen De Generes soit à la production d'ailleurs. Et que NBC soit à nouveau dans le coup. On peut aussi se dire que Modern Family et de manière moins flagrante The New Normal ont permis d'introniser les familles homoparentales dans les comédies US en prime-time. One Big Happy doit beaucoup aux autres mais trouve assez rapidement son propre style, sa propre dynamique, et son luxe c'est de ne jamais avoir à questionner ou s'excuser de sa modernité. Cette configuration familiale, aussi originale soit-elle, est présentée comme normale. Et ça fait du bien. Sans doute qu'en cas de commande en série, d'autres épisodes traiteront de la difficulté à assumer ce choix. Mais c'est important dans la présentation de ne pas en faire cas. 

   D'avoir choisi Nick Zano pour le rôle principal masculin est une grande idée. Ce mec a un potentiel énorme, comme l'ont prouvé ses passages dans Cougar Town, Happy Endings, 2 Broke Girls et Mom, il est un plaisir pour les yeux et je suis sûr qu'il sera largement à la hauteur du script. Luke est un tombeur attachant, plein de second degré, qui bosse dans un bowling mais qui cache un tempérament de geek. Son rêve : faire carrière dans l'écriture de comics. Concernant Elisha Cuthbert pour le personnage de Lizzy, je suis un peu moins emballé. J'adore la bande de Happy Endings et je suis heureux qu'ils soient tous très demandés en cette saison des pilotes, mais ce n'est clairement pas elle ma préférée. Elle a fini par être convaincante une fois la première saison passée. Espérons qu'elle le soit cette fois dès le pilote. Peut-elle interpréter avec conviction une lesbienne un peu tomboy sur les bords mais pas trop et super coincée ? Là, comme ça, j'ai dû mal à l'imaginer. Aussi parce que j'ai ses couvertures de FHM & co en tête. Mais son imitation d'Ellen De Generes dans Happy Endings était très réussie. C'est peut-être même ça qui lui a permis d'obtenir ce job. Alors... je demande à voir ! Les personnages secondaires ne sont pas encore castés, mais ils ont eux aussi leur charme. Leisha et Roy forment un couple très complice et ils sont les parents d'une petite fille de 5 ans qu'ils aiment très fort, forcément, mais qui, de leur propre aveu, leur a aussi un peu gâché la vie en naissant. Des sidekicks efficaces, mais ce ne sont pas des Jack et Karen. Quant à Prudence, la fameuse entremetteuse, elle est vraiment super drôle et les casteurs n'ont pas intérêt à se tromper en la choisissant. Perso, je prendrais Lucy Punch sans hésiter. Mais si je pouvais, je mettrais Lucy Punch partout de toute façon... Prudence est une chic fille, sous ses airs de pétasse. Elle est très ouverte, très libérée, très franche, mais aussi très amoureuse. Un amour !

   C'est un grand oui pour One Big Happy ! Ma seule tristesse, c'est qu'elle soit destinée à NBC qui a 1/ commandé 15 autres pilotes de comédie 2/ aucun véritable succès dans le genre aujourd'hui. Sur CBS, cette sitcom aurait sans doute pu facilement trouver sa place dans la grille et dans le coeur des téléspectateurs. Je ne voulais pas trop m'attacher à Luke et Lizzy mais je crois que c'est raté... 

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31 mai 2012

2 Broke Girls [Saison 1]

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Saison 1, 24 épisodes // 11 280 000 tlsp. en moyenne

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   Vulgaire ? Oui, 2 Broke Girls est vulgaire ! Et vous savez quoi ? C'est là sa qualité numéro un ! C'est précisément pour cela que je l'adore : elle repousse les limites habituelles de la sitcom de network en osant les blagues -parfois lourdes, je le reconnais- sur le sexe, le sexe et encore le sexe ! Les auteurs parviennent ainsi avec brio mais sans finesse aucune à contourner certaines difficultés.  Ils ne peuvent par exemple pas se permettre de mettre dans la bouche de leurs héroïnes des "dicks" ou des "cocks", ni même leur faire prononcer  le mot "fuck", pourtant, d'une manière ou d'une autre, c'est toujours de ça dont elles parlent abondamment. Enfin surtout Max. Et quelque part, c'est fidèle à une réalité rarement montrée en télévision dans ce format-là : les jeunes parlent de sexe à longueur de journée, c'est l'une de leurs principales préoccupations et, contrairement aux idées reçues, ça ne concerne pas que les garçons, loin de là. 2 Broke Girls offre la possibilité de retrouver à l'écran des femmes libérées, provocatrices parfois, bien des années après Carrie et sa bande dans Sex & The City. Rien que ça, c'est jubilatoire (et je pense notamment à chaque ouverture d'épisode dans le dinner avec une Max toujours gonflée à bloc -et je ne parle pas que des seins énormes de l'actrice- qui en est un bel exemple) ! Cependant, il ne s'agit pas là de réaliser une étude des moeurs sexuelles modernes, même si le cynisme ambiant dans la série pointe souvent du doigt une certaine forme d'hypocrisie sur "la chose" et bien d'autres choses encores, mais simplement de faire rire de bon coeur et de divertir autrement. Autrement que How I Met Your Mother et son romantisme indécrottable, autrement que The Big Bang Theory, Mike & Molly et toutes les autres. Même si ça me fait mal de le dire, la comédie actuelle qui se rapproche le plus de 2 Broke Girls est Two And A Half Men (Mon Oncle Charlie). Mais ce qui fait toute la différence, c'est que l'une est machiste et l'autre, quelque part, féministe. Oui, le mot est lâché et le débat ouvert !

   Comme beaucoup de nouvelles comédies lancées cette annnée et qui avaient bien commencé (qualitativement en tout cas), 2 Broke Girls a perdu peu à peu de sa saveur et de sa force de frappe. Est-ce une lassitude liée au propos même de la série, finalement assez restreint ? Probable. Car s'il y a une chose qui est restée intacte du début à la fin de cette première saison, c'est l'efficacité du duo Kat Dennings/Beth Behrs. La complémentarité des deux personnages ainsi que le talent et la complicité des deux actrices ont énormément joué dans mon appréciation de la série. Je suis à peu près sûr que le public présent lors des enregistrements s'éclate vraiment. Un peu comme à l'époque de Friends. On sent que les rires ne sont pas automatiques mais mérités. Le débit assez impressionnant des dialogues permet, quand une blague tombe à plat -ce qui arrive de temps en temps- de passer très vite à autre chose. Par contre, les auteurs ont tendance à abuser des comiques de répétition, ce qui peut rendre parfois certaines blagues efficaces la première fois nettement moins marrantes la deuxième puis le troisième voire, en cas de manque flagrant d'inspiration, la quatrième fois. Mais la lassitude ressentie doit aussi provenir des personnages secondaires. Dès le pilote, ma crainte était qu'ils tournent vite en rond de ce coté-là et ça n'a pas raté. Han, le boss des filles, est peut-être celui qui s'en sort encore le mieux car il est du genre surprenant, comme lorsque dans le final, il dévoile ses talents de jockey. Il y a matière à faire encore plein de choses autour de lui, si toutefois les scénaristes acceptent de se pencher plus franchement sur son cas. En revanche, Oleg est d'une lourdeur extrême. C'était très problèmatique dans les premiers épisodes et puis disons que l'on s'y habitue. L'arrivée de la nouvelle voisine, jouée par l'excellente Jennifer Coolidge, a permis de bousculer la dynamique en cours de saison mais une nouvelle routine entre elle et lui s'est finalement installée. Elle possède un peu plus d'enjeux mais elle est néanmoins blasante. Sophie, elle-même, n'est pas à la hauteur de ses camarades féminines de jeu. Je déteste son accent d'ailleurs. Il est exaspérant et me gâche la plupart des répliques. Et puis il y a Earl, sinon. Il faut s'accrocher parfois pour comprendre ce qu'il raconte (surtout quand on regarde la série sans sous-titres) mais il a tendance à faire monter un peu le niveau des blagues en général. Après, s'il disparait du jour au lendemain, je ne suis pas certain qu'il nous manque longtemps. Ou qu'il nous manque tout court en fait !

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   Pour le moment, il y a assez peu de personnages récurrents dans 2 Broke Girls, en dehors de Sophie qui doit être contractuellement considérée comme tel mais qui est présente dans tous les épisodes depuis son arrivée. On notera toutefois que la maman des enfants que Max garde et qui apparait de temps en temps est très amusante dans son genre. C'est très bien de ne pas en abuser justement. On s'en lasserait très vite. Et puis il y a Johnny, le coup de coeur de Max, un mec dont l'attitude est franchement détestable et dépasse l'entendement -surtout dans le dernier épisode- mais qui est tellement craquant -merci Nick Zano, le sosie officiel de Brad Pitt dans ses jeunes années- que l'on serait prêt, comme Max, à tout lui pardonner sur le champ ! Oui, c'est aussi honteux que ça en a l'air. Mais que voulez-vous... la chair est faible. J'espère que le personnage reviendra la saison prochaine, malgré le "goodbye" dans le final. Ce serait trop bête de se priver de l'alchimie entre les acteurs. A moins de trouver un duo qui fonctionne encore mieux... La vie amoureuse de Caroline a été beaucoup plus calme, mais elle a su nous amuser autrement. Avec Chestnut, son cheval, notamment. Ses problèmes d'argent ont évidemment été au centre de l'attention et on ne peut qu'admirer son optimisme à toute épreuve, qui contrebalance bien le cynisme de Max. Ce qu'il y a de plus fun dans 2 Broke Girls et qui est aussi son seul fil rouge quelque part, c'est les tentatives désespérées et très variées des héroïnes pour se faire un peu d'argent ou d'en économiser. L'épisode des coupons de réduction m'a bien fait rire par exemple, d'autant que malheureusement, la folie des coupons existe vraiment aux Etats-Unis (un peu moins en France) ! Et c'est flippant. Ce qui est regrettable en revanche, c'est de ne pas utiliser mieux le système de la tirelire qui apparait à la fin de chaque épisode. Souvent, on ne comprend pas bien pourquoi la cagnotte augmente ou baisse. Ce devrait être un enjeu phare pourtant. Ce devrait être... la cerise sur le cupcake

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// Bilan // 2 Broke Girls est l'une des meilleures nouvelles comédies de la saison passée, une de celles qui apportent vraiment quelque chose de nouveau, de frais et qui n'est pas consensuelle ! Elle est tout ce que New Girl n'est pas : efficace, osée, irrévérencieuse même, ce qui ne peut définitivement pas plaire à tout le monde. Tant qu'elle ne laisse pas indifférent, on peut dire que le pari est relevé ! Il va maintenant lui falloir entrer vraiment dans la cour des grands en adoptant un format un peu plus feuilletonnant où notre attachement pour les héroïnes sera récompensé. Ces filles fauchées-là, elles sont terribles !

18 avril 2010

Melrose Place [1x 18]

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Wilshire (Series Finale) // 1 o9o ooo tlsp.

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   Non, on ne va quand même pas nous faire croire que les producteurs et scénaristes de Melrose Place 2009 croyaient qu'il y avait une possibilité pour que leur série soit renouvelée ?! Si ? C'est aberrant et absurde. Toujours est-il que l'on se retrouve avec un épisode correct mais rempli de plein de petits ou gros cliffhangers pour nous donner envie de revenir la saison prochaine, sauf qu'elle n'existera jamais. Il ne faut pas se faire d'illusions. C'est donc extrêmement frustrant et franchement stupide. Je me demande bien ce qui leur est passé par la tête... La star de cet épisode, une fois de plus, ce n'est pas Amanda Woodward mais Ella Simms, qui réussit le tour de force de jeter son mentor en prison à coup de chantage et de coups bas. Du beau boulot en somme ! Le seul problème finalement, c'est que ça donne vraiment l'impression qu'Amanda devient pathétique alors que s'il y avait eu une saison 2, elle aurait certainement pris sa revanche sur Ella. Je trouve que les scénaristes s'en sont vraiment bien sortis et n'ont pas trahi les personnages originaux bien que l'on sente une envie perpétuelle de montrer que la nouvelle génération peut prendre le dessus sur l'ancienne si elle le veut. Pour tout fan de l'originale qui se respecte, ça déplaît forcément. Le plan sur le visage ravi de Katie Cassidy qui clot l'épisode m'a bien plu. La phrase d'Amanda qui précéde aussi : "It's just the beginning". Tellement ironique, tellement Melrose. Je le dis pour la dernière fois : si ce remake a dû servir à quelque chose, c'est de révéler le talent de Katie Cassidy pour jouer la grosse bitch. J'espère qu'on la retrouvera vite dans un rôle équivalent ailleurs. Ce serait dommage de la laisser filer...

   La grande intrigue du tableau d'Amanda a trouvé une conclusion, elle, et, à défaut d'être bien amenée, elle était potable. C'était un plaisir de retrouver Sydney sous forme de la conscience d'Amanda. Les quelques face à face entre les deux femmes que l'on nous a offerts au cours de la saison étaient toujours très bons. La magie a opéré ! J'en viens à ce qui a gâché la série : le couple Jonah et Riley, la touche CW dans toute sa splendeur. Leur niaiserie était d'abord agaçante, puis on s'y est fait à mesure qu'elle s'atténuait. Au final, j'ai trouvé leur dernier chassé-croisé amoureux assez touchant et surtout innantendu. Je pensais que l'on se dirigeait tout droit vers un happy-end les concernant et en fait pas du tout. Bonne surprise ! Ce que je regrette par contre, c'est que Riley ne soit pas devenue une connasse après la trahison de Jonah et Ella. Il y a un début de tentative qui a vite été abandonné. Dommage. On a du coup collé Drew dans les pattes de Riley pour l'occuper et il était bien trop sympathique pour être un personnage Melrosien. L'aveu sur sa maladie en fin d'épisode a enfoncé le clou, c'était presque douloureux de voir ça au milieu de trucs pas mal du tout. Comme Ella, Lauren a pris sa revanche sur l'ancienne génération en humiliant Mancini en salle d'opération ! Là encore, si saison 2 il y avait eu, il ne l'aurait pas lâchée ! J'aimais bien Lauren, mais moins depuis qu'elle ne se prostitue plus. C'était son seul véritable intérêt. Le couple qu'elle a formé avec David était assez mignon, et ils sont les seuls d'ailleurs à bénéficier d'une sorte de fin heureuse, ou optimiste disons. L'histoire de David avec le père de celle qui le harcèle n'était pas intéressante et faisait bizarrement redite mais je ne sais pas bien avec quoi. Et puis pauvre Joe Lando, il vieillit mal. On a de plus en plus de mal à reconnaître le mec de Docteur Quinn, femme catin.            

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// Bilan // Les scénaristes de Melrose Place 2009 ont eu le don de souffler le chaud et le froid tout au long de la saison, perdus entre leur désir de revenir à l'esprit originel de la série et les contraintes imposées par la CW pour qu'elle ne se démarque pas trop du reste de ses programmes (souvent médiocres). Ils se sont bien débrouillés pour mélanger ancienne et nouvelle génération et le résultat final était loin d'être aussi honteux qu'on aurait pu le croire. J'ai bien aimé ces 18 épisodes dans l'ensemble, malgré quelques couacs (le départ de Violet notamment), mais je ne regretterai pas la série plus que ça. Il n'y avait rien d'inoubliable là-dedans. 

10 avril 2010

Melrose Place [1x 17]

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Sepulveda // 86o ooo tlsp.

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   Que les choses soient claires : cet épisode ne ressemblait en rien à ce que j'attends de Melrose Place. C'était beaucoup trop gentillet, léger et fun. Melrose, ce n'est pas (que) ça. Mais dans le genre gentillet, léger et fun, ben c'était super sympa, super convaincant ! Déjà, puisque la fin de la série est proche et qu'il ne me reste donc plus beaucoup d'occasions de le dire : Katie Cassidy est AWESOME ! Non mais c'est vrai. En plus d'être sublime et charismatique, elle est bonne. Ouais, carrément. Ce n'était pas flagrant dans Harper's Island, j'en conviens. Mais quand on te donne de la merde à jouer, forcément... Quant à ses prestations dans Supernatural, je ne les ai pas vues, je ne peux pas en juger. Je ne suis pas en train de dire "Katie Cassidy/Glenn Close : même combat". Mais dans son périmètre de compétence, elle a largement me niveau. Voilà, c'est dit. J'en rajouterais sans doute une couche la semaine prochaine. Et pour en revenir aux intrigues, Ella reste le personnage phare de cette nouvelle version et en particulier de cet épisode où, telle Superwoman, elle vole au secours de tout le monde avec classe et tout le piquant qui la caractèrise bien-sûr sinon ça ne vaudrait pas grand chose. C'est pas Mère Thérésa non plus ! Elle sauve les personnages et les situations foireuses dans lesquelles les scénaristes les placent parfois. Je pense ici au trio Jonah/Riley/Drew qui n'offrait rien de bien intéressant jusqu'à ce qu'elle s'incruste ! De la même façon, les péripéties de David dans son resto auraient été beaucoup moins animées sans sa présence. Il y avait bien Lauren, que j'aime beaucoup aussi, mais son refrain de la petite fille qui cherche à tout prix l'amour de son père pour expliquer ses faits et gestes était plus pathétique qu'autre chose et le pire c'est que ça a marché ! Mais il faut aller vite, la série touche à sa fin.

   Je suis très déçu au sujet de Drew. Je croyais avoir découvert sa part d'ombre la semaine dernière alors qu'en fait il est encore plus gentil que prévu ! En plus d'être un gentleman sympathique, amusant et sexy, il est pêtri de bonnes intentions. Alors non, il ne fait pas de trafic d'organes malheureusement. Il tente juste de réunir des preuves dans une sombre affaire où il accuse le Dr. Mancini d'être responsable de la mort d'une trentaine de patients, plus ou moins involontairement. Ca peut être intéressant pour ce qui va arriver à Michael dans le final... A part ça, les manigances d'Ella, pour en revenir à elle, m'ont bien fait marrer. C'était plus burlesque qu'autre chose. Why not... L'absence totale d'Amanda est un peu dommage en revanche. Tout comme celle de Michael d'ailleurs. On parle d'eux mais on ne les voit pas. C'est frustrant. Bon et puis les aventures de Jonah au pays des méchants cinéastes ne me passionnent guère, surtout que ça nous renvoie encore et toujours vers la même chose : la chose étant Riley.   

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// Bilan // Deux étoiles pour Ella/Katie Cassidy qui tient cet épisode, et même la série, sur ses frêles épaules. Les deux étoiles manquantes sont à imputer aux trop mièvres Jonah, Riley et Drew, sachant que Lauren et David tendent de plus en plus à rejoindre ce petit groupe. Plus q'un épisode et c'en est fini de Melrose... 

27 mars 2010

Melrose Place [1x 15]

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Mulholland // 97o ooo tlsp.

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   Cet épisode de Melrose m'a beaucoup moins emballé que le précédent. Il ne s'y est pas passé grand chose d'intéressant. Heureusement que la plupart des personnages me sont sympathiques... J'ai bien envie de parler d'abord de Drew, qui fourre son nez dans les intrigues de chacun et qui est devenu en l'espace d'un épisode le confident de tout le monde. En plus d'être médecin, il est chanteur de rock à ses heures perdues. Ce personnage ne colle pas à l'univers de Melrose mais je n'arrive pas à la trouver insignifiant ou inutile. C'est juste un peu dommage que l'on ne nous fasse pas miroiter une part plus sombre de sa personnalité. Mais bon, il est vraiment sympa. Et puis il va sûrement se faire Riley avant la fin de la série. Elle se lâche d'ailleurs l'emmerdeuse ! Non sans regrets évidemment. Un baiser ou deux avec Ben et la voilà toute paniquée et toute honteuse. Ses étâts d'âme, franchement, on s'en carre. Par contre, j'aime bien Ben. C'est un vrai salaud à la Melrose comme je le disais la semaine dernière. Il se comporte comme une ordure avec Amanda et c'est assez jouïssif en fait car ça réveille forcément la garce qui sommeille en elle mais qui n'est jamais loin. Elle devrait donc laisser tranquille Ella quelques temps pour se concentrer sur le cas Riley. Espérons qu'elle ne l'épargne pas ! Sinon, ses soucis de santé sont déjà oubliés (et tant mieux) mais pas son intrigue mystérieuse de vol de tableaux. On ne comprend absolument pas où les scénaristes veulent en venir et c'est juste impossible de s'y intéresser. Même évoquer Sydney toutes les deux lignes ne suffit pas.

   Jonah et Ella ensemble, c'était excitant sur la papier mais à l'image, ça ne donne pas grand chose. C'est très convenu en fait. Elle est méga-indépendante, il est super-romantique et forcément ça ne peut pas coller bien longtemps entre eux, une fois la fièvre soulagée. La soirée "canine" en toile de fond avait le mérite d'apporter un peu de second degré à tout ça. Il n'y en avait pas en revanche chez Lauren qui, conformément à la demande de Michael Mancini, quitte David. Je sais bien que l'on n'est pas dans une série qui joue sur l'émotion mais j'aurais aimé que la scène soit plus forte que ça. Lauren n'avait pas l'air plus bouleversée que ça et David s'en remet bien vite. Il a d'ailleurs décidé de racheter le bar-restaurant-boîte où bossait Auggie mais pour se faire, il doit commettre un dernier larcin, un vol de bague. Il tombe alors sur une chaudasse et ne lui résiste pas. Mouais, pas captivant tout ça. 

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// Bilan // Je ne me suis pas ennuyé devant cet épisode mais on en était pas loin. Des intrigues pas inspirées du tout ça ne peut pas vraiment se compenser par une bande-son sympa, un nouveau personnage sympa et quelques dialogues sympas. Tout est devenu trop sympa ! Et Melrose, c'est pas ça.

19 mars 2010

Melrose Place [1x 14]

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Stoner Canyon // 1 13o ooo tlsp.

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   Avec le départ de Ashlee Simpson et de Colin Egglesfield du casting, on annonçait un Melrose 4.0, si l'on peut dire, et honnêtement, je ne vois pas beaucoup de différences d'avec la précédente version. Comme un vent de Grey's Anatomy s'est abattu sur le personnage de Lauren lors de ses scènes à l'hôpital. Dans la série originale, on ne s'occupait pas une seule seconde des patients. Là, un tout petit peu plus mais rien de bien gênant. L'arrivée de Nick Zano dans la série est assez réussie je trouve. Il est d'emblée plus intéressant que Auggie. Il est amusant, il a du répondant et il est directement relié d'un coté à Lauren parce que lui aussi bosse à l'hôpital et de l'autre à Riley parce que la toute fraîche célibataire lui met le grappin dessus dès son arrivée à la résidence. Oui, il habite à Melrose évidemment. Je ne sais pas bien ce que le personnage peut donner sur la longueur, il est plus dans l'esprit de 90210 que de Melrose Place mais bon. C'était une dernière tentative pour faire remonter l'audience et de toutes évidences, c'est raté. Pauvres scénaristes et pauvres producteurs qui se sont donnés du mal en vain depuis le lancement de la série... Ca fait un peu mal au coeur quand même. Même si c'est con...

   Au niveau des intrigues, il y a toujours du tri à faire mais je n'ai pas grand chose à jeter cette semaine. La rencontre de Jonah et de l'acteur célèbre n'était pas passionnante mais valait le coup pour les petites piques et les sales regards que se sont lancés Riley et Ella. Riley gagne en mordant tandis que Ella en perd un peu. J'ai d'ailleurs trouvé assez bonne comme idée de relier Riley à Ben, le nouveau mec d'Amanda. C'est très Melrosien pour le coup. Beaucoup plus en tous cas que Amanda prise de vertiges et de nausées. Non mais franchement. Jusqu'ici, le personnage n'avait pas été trahi mais là... Amanda Woodward est une déesse, Amanda Woodward ne fait pas caca, Amanda Woodward a toujours le dernier mot et Amanda Woodward n'est jamais atteinte par la maladie ! C'est pourtant clair ! Le seul plaisir dans tout ça, c'est de la voir intéragir avec Michael. Michael revient d'ailleurs sacrément dans la course et tant mieux. Il est d'abord le dernier client de Lauren. Je pensais qu'ils sortiraient cette carte plus tôt mais ils ont bien fait de la garder. Elle sort au moment parfait ! Content d'ailleurs de revoir Kelly Carlson dans ce rôle qui lui va si bien. Dans le même temps, Michael apprend que son fils n'est pas son fils mais le fils de son fils ! Vous me suivez ? J'ai adoré. La lettre qui sort de nulle part, la voix-off ridicule, le verre brisé... Génial !   

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// Bilan // L'épisode commence mal et se rattrape bien ensuite. Hormis Jonah qui plombe un peu tout avec ses rêves de cinéma plus lourds encore que ceux de Dawson, l'intéraction entre les personnages atteint un stade supérieur très prometteur. Malheureusement, il ne reste que quatre épisodes...

30 octobre 2009

Cougar Town [1x 06]

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A Woman In Love (It's Not Me) // 7 5oo ooo tlsp.

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   Tiens, à défaut de m'avoir fait rire, cet épisode m'a fait beaucoup sourire. Cougar Town est encore loin d'être une sitcom attachante que l'on a hâte de retrouver chaque semaine, plusieurs saisons durant, mais elle s'améliore. Son problème est toujours le même : Jules, son héroïne. Il n'y a rien à faire, je ne la trouve pas vraiment drôle, pas détestable non plus. Elle me laisse de marbre en somme. Et c'est d'autant plus énervant que les personnages secondaires deviennent de plus en plus intéressants. L'écart se creuse. Prenez par exemple Laurie. Le terme "intéressante" ne lui correspond pas du tout mais "amusante", ça lui va vachement bien. Jolie trouvaille que son tee-shirt "O-Hi-O". Le fait qu'elle assume complètement sa sexualité débridée et son corps généreux la rend unique. C'est une vraie bouffée d'air frais dans cette série où les femmes passent leur temps à se plaindre des performances sexuelles de leurs partenaires et de leurs atouts vieillissants. Enfin surtout Jules. Ellie ne se prononce pas tellement sur la question mais elle ne semble pas très épanouie. Au final, la série porte bien mal son nom car il n'y a qu'une cougar -Jules ne comptant pas, c'est une cougar en devenir- j'ai nommé Barbara ! On la voit très peu mais elle est drôle à tous les coups. Malgré tout, Jules a offert quelques bons moments, notamment le running-gag avec le chocolat qu'elle mâche mais qu'elle n'avale pas pour ne pas grossir. Sa façon de rompre en dérivant sur la ménopause et autres joyeusetés était amusante aussi.

   Je ne demande pas aux scénaristes de mettre les personnages dans des situations originales, le coup du "je ne veux pas que tu tombes amoureux de moi" était ultra-classique, traité abondamment dans les dramas et dans les sitcoms depuis toujours, mais ça a bien fonctionné dans l'ensemble. Non. Ce qu'il faut, c'est bousculer un peu l'ordre établi, ne pas se cantonner à réunir à l'écran systématiquement les mêmes duos ou trios. On se dirige de plus en plus vers une guerre des sexes qui ne me plaît pas trop. Les garçons d'un coté, les filles de l'autre. On en est qu'au 6ème épisode, certes. Par exemple, je regrette que Travis soit toujours fourré avec son père. Il y avait une certaine alchimie entre Dan Byrd et Courteney Cox dans le pilote, ce serait bien d'y revenir. Travis se contente de traverser les pièces en balançant une petite vanne puis il part se cacher parce que sa mère et/ou quelqu'un d'autre lui a foutu la honte. J'aimerais aussi plus du duo Travis/Laurie ou du duo Jules/Grayson. Ils fonctionnent bien. Cet épisode a réussi à offrir une intrigue un peu plus consistante et moins ridicule à Bobby. J'ai bien aimé. Il aurait même pu être touchant si ce n'était pas un tel asshole. Même Andy a été drôle, dans un sens.

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// Bilan // Work Still In Progress.

         

23 octobre 2009

Cougar Town [1x 05]

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You Wreck Me // 7 3oo ooo tlsp.

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   Après avoir fait un pas en avant vers la qualité, juste un petit pas, Cougar Town fait un grand pas en arrière ! A peu de choses près, ce cinquième épisode était aussi raté que le pilote. Jules est redevenue hystérique pour commencer. Mais pourquoi ??? Et ce n'est pas simplement Courteney Cox qui surjoue, ce sont ses répliques et les situations dans lesquelles on met son personnage qui sont trop. Trop invraisemblables, trop stupides... Au final, Jules n'est toujours pas devenue attachante et c'est un gros problème puisque, malgré les nombreux rôles secondaires, c'est bien elle l'héroïne. Son histoire de public kiss ne méritait vraiment pas d'en faire tout un épisode et, quitte à le faire, il aurait peut-être fallu essayer de rendre son mec intéressant d'une manière ou d'une autre. Pour le moment, il se limite à être le beau-gosse de service qui n'a strictement rien dans la tête.

   Ce qui m'amène tout naturellement vers Bobby, un vieux beau qui n'a rien dans la tête non plus. Le personnage est d'une telle stupidité... Je ne comprends pas à quel moment on est censé rire. Franchement. Il est déséspérant de bêtise et il entraîne avec lui Grayson et Andy, qui valent pourtant mieux que ça. Ceci dit, la dynamique entre les hommes n'était pas mauvaise et elle était surtout reposante par rapport à celle des femmes. J'ai bien aimé le coup du guilty-Cosmo à la fin de l'épisode ! C'était bien en tous cas de changer le duo Bobby/Travis qui devenait bien lourd. Mais ça reviendra sans doute. Du coup, Travis a été peu présent, juste le temps de faire deux-trois réfléxions à sa mère très prévisibles donc pas spécialement amusantes. Heureusement que Laurie est là ! Elle participe à l'hystérie collective, certes, mais au moins, elle, elle est drôle. Et puis elle ne se prend pas la tête contrairement à Jules.


// Bilan // Retour à la case départ pour Cougar Town. Quand est-ce que Jules va devenir attachante et vraîment drôle ? Sinon, j'ai une idée : pourquoi pas un reboot nommé Cougar Who? ou Samantha Town ? Ca l'ferait non ? Ok, je sors. 

 

10 octobre 2009

Cougar Town [1x 03]

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Don't Do Me Like That // 7 84o ooo tlsp.

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   J'ai enfin compris ce qui me déplaisait vraiment dans Cougar Town : le rythme. La sitcom veut donner l'impression qu'elle est super rythmée alors elle abuse d'une technique très simple : elle enchaîne les scènes d'une minute ou deux, pas plus. Alors oui, ça donne l'impression qu'il se passe plein de choses mais ce n'est pas totalement vrai (mais pas totalement faux non plus). Hormis ce problème, je reconnais que ce 3ème épisode est meilleur que les deux précédents. Alors que je ne trouvai pas une grande alchimie dans le casting, on commence à sentir les acteurs plus à l'aise entre eux, plus complices. J'apprécie de plus en plus les piques que se lancent Ellie et Laurie par exemple. Je trouvais que le duo Dena/Andrea fonctionnait beaucoup mieux dans Samantha Who? en revanche, pour faire une comparaison qui vaut ce qu'elle vaut. Elles sont moins attachantes aussi mais on va encore attendre un peu avant de se prononcer définitivement sur la question. Laissons le temps aux personnages de s'installer. A ce propos, il faudrait trouver une vraie place à Josh Hopkins alias Grayson. Ses scènes étaient amusantes dans cet épisode mais elles étaient trop déconnectées du reste et peut-être pas assez nombreuses. Je les aurai volontiers troqué contre celles de Travis et Bobby, le père et le fils. J'ai vraiment du mal à la fois avec les deux personnages mais aussi avec les deux acteurs. Et puis ça fait maintenant trois épisodes que le schéma est le même : Bobby fout la honte à son fils. Ok, et après ?

   Je persiste à croire que les dialogues pourraient être meilleurs si les scénaristes s'en donnaient la peine. Il y a plein de bonnes choses éparpillées dans l'épisode mais il y a aussi pas mal de blagues qui tombent à l'eau. La prestation de Courteney Cox est de plus en plus convaincante et de moins en moins hystérique. J'arrive même maintenant à ne plus voir Monica Bing et Lucy Spiller mais bien Jules Cobb. Ses petites histoires avec son mec, Josh, sont légères, on sent qu'elles pourraient être un peu plus osées si l'on était pas sur un network mais sur le câble. Mais ce Josh manque définitivement de personnalité. Je suppose de toute façon qu'il ne fait que passer et que tous les mecs de Jules seront plus ou moins interchangeables d'ici à ce qu'elle se décide à s'attaquer à son voisin !

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// Bilan // Doucement mais sûrement, Cougar Town trouve son identité et impose ses personnages, bien qu'il y en ait toujours la moitié qui soient irritants et/ou inutiles. ABC vient de commander une saison complète de la sitcom !