16 novembre 2012

Tueurs En Séries [Michael C. Hall au micro, l'équipe du "Transporteur"...]

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Au sommaire : - Le nouveau "Flic de Beverly Hills" - "Burn Notice", "Haven" renouvelées, "Nashville", "Chicago Fire" & "Beauty and the Beast" confirmées - Déjà une saison 3 pour les "Girls" ? - Une suite pour "Les Kennedy" ? La résurrection de "The Killing" ? - Une adaptation US pour notre "Maison Close" - On répond à vos questions : "Game Of Thrones", Hugh Laurie, Eion Bailey - La bande-annonce de "A Young Doctor's Notebook" - Zoom sur "Le Transporteur" avec toute l'équipe - On a enfin  rencontré Michael C. Hall aka "Dexter" !

 


15 octobre 2012

Nashville [Pilot]

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Pilot // 8 930 000 tlsp.

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What About ?

Grandeur et décadence dans le milieu de la musique country à Nashville, aux cotés d'une star montante, Juliette Barnes, prête à tout pour réussir, et d'une autre au plus haut de sa carrière, Rayna James, qui sent que le vent commence à tourner pour elle...

Who's Who ?

Drama créé par Callie Khouri (Thelma et Louise). Avec Connie Britton (Friday Night Lights, American Horror Story), Hayden Panettiere (Heroes), Eric Close (FBI : portés disparus), Robert Wisdom (Sur écoute, Prison Break, Burn Notice), Charles Esten (Enlightened), Clare BowennSam PalladioJonathan JacksonPowers Boothe...

What's More ?

 L'action de la série se déroule à Nashville, comme son nom l'indique, et elle est bel et bien tournée là-bas ! L'état du Tennessee a même accordé une subvention de 7,5 millions de $ à la production pour qu'elle s'y installe puisque cela favorise la création d'emplois et valorise la ville. 

Bien que les prestations soient en playback, ce sont les vraies voix des acteurs et des actrices qui sont utilisées lors des passages chantés.

La créatrice, malgré l'Oscar qu'elle a remporté pour le scénario de Thelma et Louise en 1991, est peu prolifique. Elle a réalisé le film Mad Money en 2008 et signé quelques scénarios mais n'avait encore jamais participé à une série télévisée.

So What ?

   >> Lire la critique du script du pilote <<

   Alors que l'on croyait que Glee et Smash (et Fame et quelques autres) avaient fait le tour du genre de la série musicale, Nashville arrive à point nommé pour nous rappeler qu'aucune d'entre elles n'avait inspecté de près le monde de l'industrie du disque, qui plus est au coeur de Nashville, la capitale de la musique country aux Etats-Unis. Callie Khouri, la créatrice, était sans doute la mieux placée pour s'aventurer dans cette ambitieuse entreprise puisqu'elle partage son quotidien avec T. Bone Burnett, l'un des producteurs de country les plus célèbres, dont elle a d'ailleurs convoqué le talent pour superviser les compositions originales de la série. Pas étonnant donc que le pilote de Nashville respire à ce point l'authenticité, d'autant qu'il a été tourné sur place et que le réalisateur n'a pas hésité à poser sa caméra dans les plus beaux endroits de la ville (l'état du Tennessee n'a pas aligné les billets pour rien !). 

   En réussissant à convaincre Connie Britton d'incarner Rayna James, la papesse de la country qui doit se réinventer dans un univers de plus en plus concurrentiel et de moins en moins profitable, la créatrice a touché le jackpot ! Pas seulement parce que l'actrice était très demandée et que c'était la preuve, a priori, que son projet avait de l'intérêt -et qu'il en gagnerait du coup encore plus vu sa réputation dans le milieu- mais aussi et surtout parce qu'elle apporte au personnage une dimension et une émotion qui n'existaient pas de manière aussi prononcée sur le papier. En lisant le script, j'avais de véritables inquiètudes quant à l'attrait que pourrait avoir cette héroïne auprès du téléspectateur. Je n'en ai plus. Certes, Rayna n'est pas hyper attachante d'emblée, sachant que l'on n'a pas nécessairement envie de la plaindre alors que tout semble lui réussir sur le plan professionnel mais aussi familial et qu'elle peut parfois adopter des attitudes de diva, comme lors de la scène des répétitions. Mais on découvre petit à petit ses peurs et ses failles, notamment lorsque son père est dans les parages ou que son guitariste lui fait les yeux doux, et on tombe finalement assez rapidement amoureux d'elle. Je suis à peu près sûr que cela ne serait pas forcément arriver sans Connie Britton, en tout cas pas aussi vite. Je ne serais pas étonné le moins du monde si elle était nommée dans quelques mois aux Golden Globes (et plus tard aux Emmys, si toutefois la série tient le coup). Elle le mériterait amplement et ce ne serait que justice après avoir été trop longtemps boudée pour son interprétation de Tami Taylor dans Friday Night Lights. Cela ne risque pas d'arriver à cette chère Hayden Pannetiere, parfaite dans son rôle de peste aux dents longues mais dont on devine malgré tout les limites. Le passage où elle est au téléphone avec sa mère défoncée, cachée dans un placard -même si on a l'impression qu'elle est en train de faire caca- est très révélatrice. Elle n'est déjà pas très subtile en soi mais la jeune actrice n'aide pas à la rendre plus crédible. A l'inverse, la scène où elle est en train d'enregistrer un morceau est ridicule dans le sens où la critique du recours de plus en plus courant à l'autotune chez les jeunes artistes (et les moins jeunes aussi d'ailleurs) tombe totalement à plat puisque la Pannetiere chante parfaitement juste, contrairement à ce que l'on voudrait nous faire croire ! Est-ce que Juliette Barnes peut devenir attachante avec le temps ? Oui ! Elle a quand même du potentiel, soit en tant que super garce que l'on adore détester, soit en tant que jeune chanteuse qui apprend l'humilité au contact de son aînée. J'espère que l'on explorera les deux phases. 

   Mais il ne faut pas oublier l'outsider, Scarlett, le troisième personnage féminin fort qui semble totalement déconnecté du reste des intrigues tout le long du pilote, dans son café, mais qui rejoint intelligemment la partie à la toute fin. Le meilleur numéro musical de l'épisode lui revient d'ailleurs haut la main ! Ce If I Didn't Know Better est diablement enivrant, pas particulièrement commercial mais efficace dans son genre. De toute façon, le but de la série n'est clairement pas de vendre des disques et c'est très bien comme ça. Cela évitera certaines dérives et certains pièges dans lesquels Smash a pu tomber parfois. Je ne parle évidemment pas de Glee, qui assume à fond son business. Clairement, le problème de Nashville ne vient de toute façon ni de ses femmes, ni de ses musiques, mais de ses personnages masculins, caricaturaux et/ou inexistants. Eric Close a la lourde tâche de passer derrière Kyle Chandler dans le rôle du mari de Connie Britton. Il n'est pas mauvais, mais le pauvre avait de toute façon perdu la partie d'avance ! L'avenir politique de la série reposera sur ses épaules, ainsi que sur celles du père de Rayna, et je ne suis pas franchement convaincu pour le moment, tant par les interprétes que par l'intérêt que j'y trouve. En plus, je n'aime pas du tout l'opposition machiste qui est instaurée entre les hommes de pouvoir d'un coté, qu'ils fassent partie de l'industrie ou de la politique, bref ceux qui font les trucs sérieux, et les femmes de l'autre, qui sont là pour divertir, pour se montrer, pour séduire. Je suppose que c'est malheureusement une réalité et que la série ne serait pas tout à fait authentique si elle s'en éloignait... 

   Malgré un certain manque de finesse dans l'opposition entre ses deux personnages féminins principaux, qui devrait s'estomper avec le temps, le premier épisode de Nashville, prometteur, annonce un beau soap riche et intimiste sur l'industrie musicale, la célébrité, la rançon de la gloire, le poids de l'héritage familial, l'ambition politique, le temps qui passe... De quoi faire aimer la musique country même aux plus réticents en somme !

What Chance ?

 Je m'attendais vraiment à ce que Nashville démarre mieux que ça, je suis donc un peu inquiet sur l'avenir que les téléspectateurs lui réserveront. En tout cas, une chose est sûre : elle ne fera jamais le plein sur la cible des 18/49 ans ! Elle n'est pas écrite pour les draguer, ce qui est tout à son honneur mais qui pourrait aussi précipiter sa chute puisque ce sont eux qui font la loi, aussi bien dans l'industrie musicale qu'à la télévision ! Prions pour que Nashville n'arrête pas sa carrière trop tôt...

How ? 


12 août 2012

Nashville [Pilot Script]

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Ecrit par Callie Khouri (Thelma et Louise) pour Lionsgate Television et ABC. 57 pages.

Grandeur et décadence dans le milieu de la musique country à Nashville, aux cotés d'une star montante et d'une autre au plus haut de sa carrière...

Avec Connie Britton (Friday Night Lights, American Horror Story), Hayden Panettiere (Heroes), Eric Close (FBI : portés disparus), Robert Wisdom (Sur écoute, Prison Break, Burn Notice), Charles Esten (Enlightened), Clare BowennSam PalladioJonathan JacksonPowers Boothe...

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Selon UglyFrenchBoy

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   Après lecture du scénario de Nashville, une chose est certaine : la maman de Thelma et Louise souhaite régler ses comptes. Elle n'hésite pas à pointer du doigt l'injustice des diktats du jeunisme dans l’industrie de la musique, dont le parallèle avec celle du cinéma est aisé. Le plus beau rôle est donc sans conteste celui de Rayna, l’héroïne quadragénaire incarnée par Connie Britton. Celle-ci se retrouve être la première victime de la politique des programmateurs de radios (une réalité aux États-Unis) et des changements dans les habitudes de consommation du public. On n’hésite pas à condamner ceux qui ont le pouvoir de faire et défaire les carrières des artistes (« the younger demographic, the one that doesn’t buy records »). Le traitement est crédible.

   En revanche, quand il s’agit de décrire l’antagoniste, ici Hayden Panettiere, le regard porté sur la jeunesse est peu glorieux: la jeune fille est inexpérimentée, donc sans talent, égoïste, arriviste et n’hésite pas à utiliser son corps pour arriver à ses fins. Malheureusement, Nashville s’enfonce dans de la psychologie bas de gamme pour expliquer l’origine de ces traits de caractère, liés à son éducation et une mère n’ayant pas assuré son rôle. Heureusement, la fin du pilote laisse entrevoir beaucoup de potentiel au personnage de Scarlett. Une jeune fille qui, à l’inverse, respecte ses aînés, et est dans l’admiration tout en portant un regard un peu naïf sur le monde qui l’entoure. Les personnages « jeunes » manquent donc de nuance. Un défaut qui est souvent propre aux premiers épisodes d’un prime-time soap. Car il s’agit, contrairement à ce que Connie Britton peut penser et dire, bel et bien d’un soap. Les codes du genre sont présents et parfaitement assumés.

   L’environnement est ici inédit, il est question de la ville de Nashville, berceau de la musique country et une des capitales américaines de l’industrie du disque. Si certains lieux sont annoncés comme des reconstitutions en studio, le tournage se fera bien dans la ville-titre. De quoi donner un aspect authentique à la future série. Il n’est d’ailleurs pas uniquement question de musique, mais aussi de la politique de la ville avec une élection, vraisemblablement fil rouge de la saison. Les jeunes talents du Bluebird Cafe, les affaires politiques et les mésaventures professionnelles de Rayna, tout finit par se rejoindre, ou est sur le point de l’être de manière surprenante, à la fin du pilote. Preuve de la maîtrise d’écriture de Callie Khouri.

   À défaut de ne pas vouloir accueillir des guest-stars, comme l’assure l’un des producteurs, Nashville s’inspire de Taylor Swift pour le personnage de Scarlett et l’analogie entre Rayna James et Reba McEntire peut être faite. Quant aux chansons, elles sont à la grande majorité originales et feront l’objet d’une BO dirigée par T-Bone Burnett, lauréat d’un Oscar en 2010 pour son travail sur le film Crazy Heart, sans compter de nombreux Grammy Awards. Pour autant, les textes des premières chansons révélées s’annoncent d’un bas niveau ("I woke up this morning, with a cloud above my bed. I wish you were with me, but you’re with her instead"). Reste à entendre le résultat final...

En résumé, Nashville est un soap intelligent, que l’on devine complexe dans son futur développement. La série offre à Connie Britton l’occasion d’étinceler et, on l’espère, d’être récompensée lors des futures cérémonies après avoir été oubliée tant d’années pour sa performance dans Friday Night Lights. Malheureusement, les fameux 18/49 ans trouveront difficilement leur compte. Callie Khouri ne s’adresse pas vraiment eux, du moins pas aux plus jeunes de cette cible, et je doute que ces derniers fassent l’effort de suivre un programme qui, finalement, condamne leur suprématie.

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Selon Moi

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    Après avoir lu à de nombreuses reprises depuis quelques semaines que le pilote de Nashville était très réussi selon de nombreux journalistes américains, je ne peux pas m'empêcher d'être déçu par ce script. Pas que ce soit mauvais, loin de là, mais je me suis un peu ennuyé et j'en attendais plus. J'imagine que les performances des actrices, et surtout de Connie Britton, permettront de rendre tout ça plus profond et plus prenant. Le rôle tenu par l'ancienne de Friday Night Lights devrait lui offrir de multiples occasions de briller sur scène et hors-scène. Si toutefois elle en assure bien les performances toute seule comme une grande.  Je suis plus réservé sur le personnage incarné par Hayden Pannetiere : il va falloir plus que ce qui est dévoilé dans le pilote pour la rendre sympathique et attachante. Pour le moment, elle est juste odieuse. Si je devais faire une comparaison avec Smash -et ce ne sera pas la première ni la dernière vu la proximité des deux séries- je dirais que Juliette est une beaucoup moins bonne "méchante" qu'Ivy, mais Rayna, elle, est une bien meilleure "gentille" que Karen. On gagne de la profondeur d'un coté pour en perdre de l'autre. Peut-être que les deux shows seront complètementaires !

   Un des gros problèmes de la série à mon sens, ce sont ses personnages masculins. lls sont tous assez exaspérants sur le papier et je vois mal comment des acteurs comme Eric Close ou Robert Wisdom -je n'ai rien contre eux cependant- pourraient leur donner une épaisseur suffisante. Une sale odeur de machisme flotte dans l'air, et je n'aime pas tellement ce principe des femmes artistes d'un coté et des managers et autres hommes politiques de l'autre, qui se font la guerre à coup de décolletés et de contrats juteux. C'est sans doute une réalité de ce milieu, mais je ne suis pas certain de pouvoir m'y intéresser sur la longueur. D'ailleurs, le script de ce pilote ne donne pas l'impression que Nashville puisse durer une éternité. Il n'y a pas tant de directions que ça vers lesquelles aller. Et puis pour couronner le tout : la musique country, et surtout les paroles de ses chansons, a tendance à me faire fuir. Pour le coup, je crois que c'est beaucoup plus flagrant sur le papier qu'en vrai. Ca ne vole vraiment pas haut, pourtant certains textes nous sont présentés comme des trouvailles de génie ! J'ai du mal à croire que les jeunes qui ne s'intéressent déjà plus à Glee et pas tellement à Smash se tournent vers Nashville. Les plus de 49 ans y trouveront certainement leur compte mais les autres...

10 juin 2012

Preview ABC [Saison 2012/2013]

Toute cette semaine, je vous propose de plonger dans les grilles américaines de la rentrée prochaine, chaîne par chaîne, à la découverte des nouveautés. Un certain François m'accompagne pour commenter celles qui seront ou pas nos coups de coeur de demain. Vous êtes bien entendu cordialement invités à donner votre avis en commentaires !

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666 PARK AVENUE

Un jeune couple tout juste débarqué du Midwest emménage dans une résidence new-yorkaise très chic de l'Upper East Side, dont ils deviennent les gérants. Ce qu'ils ignorent, c'est que tous les habitants ont signé un pacte avec le Diable afin que leurs plus profonds désirs soient assouvis et que leur plus grandes ambitions se réalisent. Peu à peu, ils découvrent que des forces obscures se jouent dans cet édifice...

L'avis de François : De nombreux projets se sont battus pour obtenir la case post-Once Upon A Time. C’est finalement Revenge qui en héritera. ABC a préféré consolider sa case soapy après le départ des Housewives plutôt que profiter du lead-in de sa nouvelle série phare pour en lancer une autre appartenant au même genre. Une stratégie plus marketing qu’éditoriale, les publics des deux séries, jeunes et féminins, étant assez proches. 666 Park Avenue a une carte à jouer si elle parvient à s’inscrire dans cette line-up très féminine. Toutefois, la tâche sera loin d’être aisée face au Foot sur NBC et à Mentalist sur CBS. La case n’a plus observé de succès depuis Brothers & Sisters mais elle parait plus large et prometteuse que Pan Am ou GCB. Taux de réussite : 55%

L'avis de Lulla : Avant d'avoir vu des images de la série, il me semblait particulièrement stupide de ne pas profiter du lead-in de Once Upon A Time pour la lancer. Après, je pense avoir compris pourquoi : sans bien sûr aller aussi loin qu'une série du câble tel que... disons American Horror Story, dont le succès n'est certainement pas étranger à la mise en chantier initiale du projet, 666 semble s'adresser à un public plus adulte et jouera la carte du sexy à fond, comme le prouvent d'ailleurs les choix de casting, tandis queTerry O'Quinn assurera l'intérêt des geeks et Vanessa Williams celui des gays et des ménagères. Ils permettront aussi, de par leur talent indéniable, de donner un peu plus de crédibilité à une série qui risque d'en avoir besoin. En espérant que les effets-spéciaux ne seront pas trop laids... Taux de réussite : 60%.

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NASHVILLE

Grandeur et décadence dans le milieu de la musique country à Nashville, aux cotés d'une star montante et d'une autre au plus haut de sa carrière...

L'avis de François : Un très beau cast, un univers entrainant, mais une bande-annonce qui me laisse dubitatif. La promesse n’est pas assez claire. La série n’est ni vraiment comédie musicale, ni vraiment drama, ni vraiment soap. Là où Revenge, dans cette même case, mettait immédiatement l’accent sur le soap pur et dur. Je pense que ABC fait fausse route en essayant de dramatiser, de rendre quali sa tendance soap. En consacrant Revenge, le public a prouvé qu’il voulait un produit simple, jouissif et efficace. Seul point qui peut sauver Nashville : la concurrence assez faible, surtout sur la cible démographique entre Les Experts surtout positionnés sur les séniors et Chicago Fire sur NBC, dont le succès est loin d’être garanti. Taux de réussite : 25%.

L'avis de Lulla : Revenge nous a appris que même les nouveautés qui semblaient les moins bien parties sur le papier pouvaient créer la surprise. Etant donné que Nashville héritera justement de l'ancienne case du soap dans les Hamptons le mercredi à 22h et que la musique country peut rassembler très largement le public américain, je suis plutôt optimiste. En plus, les premiers retours des critiques sont excellents. Je crois que si la série ne ressemblait pas autant à Smash, j'y croirais même dur comme fer ! Taux de réussite : 70%.

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LAST RESORT

Après avoir refusé d'obéir à un ordre de tir de missiles nucléaires, l'équipage d'un sous-marin américain fuit jusqu'à un point reculé de la planète. Apatrides et traqués, les marins décident de fonder eux-mêmes leur patrie ! Le plus petit pays du monde à avoir l'arme nucléaire...

L'avis de François : Ce projet est une véritable énigme. Le pitch est rocambolesque. Au mieux, ça fait un film, ça s’appelle Battleship et ça fait un bide au cinéma. Mais une série … Sans compter que le cast, Robert Patrick en tête, accentue cette impression d’un mauvais téléfilm des années 90. ABC tente bien de nous expliquer que ce sera très féminin, que Last Resort insistera sur le côté drama, la séparation avec les familles, ma chérie je t’aime, reviens, tout ça. Mais enfin tout de même. Une série pro-army dans un sous-marin… Et puis allez comprendre, la série est programmée le jeudi 20h, en lead-in de Grey’s Anatomy. Quelle est la logique ? D’autant que face à Big Bang Theory et X Factor, la tâche ne sera pas aisée. Le jeudi 20h est un peu la bête noir d’ABC. La chaîne n’est pas parvenue à installer de séries depuis 2006, c’était Ugly Betty. Depuis, nombre de séries se sont cassées la gueule : FlashForward, My Generation, Charlie’s Angels, Missing… La liste est longue et j’ai bien peur que
Last Resort ne tarde à y figurer. Taux de réussite : 10%.

 L'avis de Lulla : Depuis le lancement du projet, Last Resort m'intrigue. Elle n'a objectivement rien à faire sur ABC et aurait eu plus facilement sa place soit sur une chaîne comme FOX, au public masculin plus établi, soit sur CBS, pour sa B.A. hors série policière de l'année. Mais c'est plus encore sur le câble, sur FX par exemple, qu'elle aurait eu le plus grand loisir de s'épanouir, surtout que le créateur, Shawn Ryan, y a officié longtemps avec The Shield. Last Resort va droit dans le mur mais on ne peut pas reprocher à ABC de tenter quelque chose qui sort de l'ordinaire. Puis le casting me plait... ABC saura-t-elle résister à la tentation de commander une saison complète si par le plus grand des hasards la série fonctionnait ? Car c'est clairement avec des saisons de 13 épisodes qu'elle doit se développer, pas plus. Taux de réussite : 25%.

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THE NEIGHBORS

Une famille tout ce qu'il y a de plus "normale" emménage dans une copropriété toute aussi normale en apparence. Mais il s'avère que tous les habitants sont en réalité des aliens, installés sur Terre depuis dix ans, dans l'attente d'instructions de leur planète. Les Weaver sont les premiers humains qu'ils ont l'opportunité de rencontrer. Les deux communautés découvrent que la pression du mariage et les problèmes liés à l'éducation des enfants sont communs à toutes les planètes...

 L'avis de François : Une bande-annonce décriée qui m’a plutôt fait rire. Il faudra bien sûr plusieurs épisodes avant de porter un jugement sur la série. Quoi qu’il en soit, sur le papier, elle parait plus proche de Modern Family que ses consœurs Happy Endings et Cougar TownThe Neighbors semble parfaitement s’intégrer dans la line-up du carré sitcom à succès d’ABC : la parfaite petite banlieue américaine passée sous acide. Recette qui a fait le succès de Modern Family, Suburgatory et dans une moindre mesure, de The MiddleJusqu’ici, on avait un peu l’impression qu’ABC proposait ses coups de cœur dans cette case si convoitée, afin d’en garantir leur succès. Face à la cascade d’échec, la chaîne change son fusil d’épaule. On a une vraie stratégie éditoriale avec une sitcom qui semble compatible avec Modern Family, là ou Cougar/Happy Endings proposaient des univers très différents. Taux de réussite : 60%. 

L'avis de Lulla : Enfin une série familiale dans cette case post-Modern Family ! ABC se rend donc enfin à l'évidence : les comédies de potes, aussi bonnes soient-elles, n'ont rien à faire là. Mais était-il vraiment judicieux de choisir The Neighbors ? Pas sûr. La bande-annonce ne m'a pas autant outré que d'autres mais je reconnais que je m'attendais à beaucoup mieux au vu du pitch, ma foi, assez sympathique et original. Je voulais en fait quelque chose dans la même veine que Suburgatory mais ça n'a pas l'air d'être le cas. How to live with your parents aurait sans doute mieux convenu ici... Rendez-vous pris à la mi-saison, une fois The Neighbors annulée ? Taux de réussite : 40%.

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HOW TO LIVE WITH YOUR PARENTS (FOR THE REST OF YOUR LIFE)

Divorcée depuis presqu'un an, Polly a du mal à subvenir aux besoins de sa fille dans la conjoncture économique actuelle. Pour limiter les dégâts, elle emménage avec Natalie chez ses parents, en se convainquant que la situation est temporaire. Se confrontent alors deux visions opposées de la vie. Face à Polly qui s'efforce d'être une mère parfaite avec des valeurs conservatrices, les parents se révèlent être un couple excentrique et "relax" à la sexualité débridée.

L'avis de François : Très beau cast, sûrement le plus prestigieux de ABC cette saison. Néanmoins, la sitcom bénéficie d’une case très compliquée, en calage de deux saisons de Dancing with the Stars. Le cimetière de séries ayant hérité de cette case est déjà bien peuplé, How to Live aura intérêt à bénéficier d’un solide soutien au sein de ABC pour ne pas y figurer elle-aussi ! Taux de réussite : 30%.

L'avis de Lulla : Je ne crois pas du tout en la diffusion de la série dans la case annoncée. D'ici là, de l'eau va couler sous les ponts, des annulations vont pleuvoir et il y aura de la place ailleurs ! Le casting comme les premières images me donnent confiance, et je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi ABC la garde en stock. Pour lui offrir une meilleure exposition une fois la folie de la rentrée passée ?    Taux de réussite : 45%.

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MALIBU COUNTRY

 Divorcée de sa rock star de mari, Reba Gallagher quitte Nashville avec sa famille pour débuter une nouvelle vie à Malibu. Cette installation sur la côte ouest est un sacré changement pour cette maman qui va devoir trouver sa voie. Avec le soutien des siens, Reba saisit la chance de se lancer dans une carrière musicale.

L'avis de François : Voilà une sitcom qui ne fera pas de vagues. Mais avec un budget visiblement très resserré, une America Darling au casting et un lead-in, Last Man Standing, très compatible, je vois bien Malibu Country être la nouvelle According to Jim de ABC. Une sitcom dont tout le monde se fout mais qui fera son petit bout de chemin avant de couler des jours heureux en syndication. Taux de réussite : 70%.

L'avis de Lulla : Si Last Man Standing a réussi faire son trou, je ne vois pas pourquoi Malibu Country échouerait ! Il sera peut-être même encore plus facile d'y arriver grâce à une diffusion le vendredi, face à une concurrence moindre. Et puis les américains ADORENT Reba et rien que ça, ça devrait suffire au lancement. La qualité -et encore- se chargera de les fidéliser... ou pas. Taux de réussite : 80%.

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The Family ToolsRed Widow et Zero Hour sont attendues à la mi-saison dans des cases inconnues. Mistresses est censée débarquer à l'été 2013 mais, en cas de besoin, le lancement pourrait être avancé.