17 avril 2014

Bambi Cottages [Pilot Script]

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BAMBI COTTAGES 

Comédie (Single-Camera) // 22 minutes 

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Ecrit par Brian Gallivan (The McCarthys, Happy Endings). Produit par Will Gluck (Easy Girl, Sexe entre amis, The Michael J. Fox Show). Pour ABC, ABC Studios, Sony Pictures Television & Olive Bridge Entertainment. 36 pages.

A l'été 1972 , Teddy Burke, un père de famille surmené, décide qu'il est grand temps de réaliser son rêve : quitter la ville pour gérer un camp de vacances du bord de mer dans le New Hampshire. Sa femme, très réticente à cette idée, finit par accepter par amour, tandis que leurs six enfants âgés de 7 à 17 ans n'ont pas d'autre choix que de les suivre et découvrent qu'ils vont devoir mettre la main à la pâte, que ça leur plaise ou non...

Avec Molly Shannon (Saturday Night Live, Kath & Kim, Enlightened), Paul F. Tompkins (The LA Complex), Connor Kalopsis, Cole Sand, Charlie Kilgore, Shiloh Nelson, Ty Parker, Tessa Albertsonin...

 

   ABC, passée reine dans la production de comédies familiales single-camera amusantes et feel-good, poursuit sur sa lancée avec Bambi Cottages, qui fournit exactement ce que l'on attend d'elle, quitte à ne pas surprendre et ne pas apporter grand chose de nouveau à ce qui existe déjà sur l'antenne de la chaîne Disney, à savoir The Middle, Modern Family, The Goldbergs et Trophy Wife (enfin cette dernière peut-être plus très longtemps, malheureusement). Je mets Suburgatory et The Neighbors à part, parce qu'elles ont su faire preuve d'un peu plus d'originalité, laquelle n'a pas été vraiment récompensée par ailleurs. Mais dans l'esprit, on est dans la même tendance. Et on ne peut pas leur en vouloir d'assurer leurs arrières après tout. Quand ils font autre chose (Happy Endings, Don't Trust The Bitch, Mixology...), ils se plantent en beauté, malgré des séries de bonne voire excellente facture. 

   Bambi Cottages, c'est plus ou moins The Middle dans les années 70, sans les problèmes d'argent, troqués contre l'insouciance. Ou alors c'est le The Goldbergs des seventies, sans les tracacs du quotidien et l'univers ultra-référencé. Pour tout dire, les 2/3 du pilote seraient parfaitement transposables à notre époque. On va juste dire que se lancer dans une telle aventure -ouvrir un camp de vacances- est beaucoup plus risqué aujourd'hui qu'à cette période et ne paraîtrait pas très crédible, crise économique oblige. Mais la bonne nouvelle, c'est qu'il n'est pas nécessaire d'avoir grandi dans 70s pour apprécier les blagues. Un peu comme avec That '70s Show en fait. L'humour y est universel et efficace. Il se dégage de ce pilote un grand vent de liberté, accompagné d'un brin de nostalgie. C'est idéaliste, sans doute. Mais par les temps qui courent, ça fait du bien.

   Teddy est un peu agaçant au départ, avec cette façon d'imposer à tous SON rêve, mais la tendresse qu'il a pour sa femme et ses enfants est suffisamment explicite pour qu'on ne lui en veuille pas. Il ne fait pas ça égoïstement mais pour offrir une meilleure vie à l'ensemble de sa famille. Comme c'est mignon. Sa femme, jouée par l'excellente Molly Shannon, n'est pas hystérique -personne ne l'est d'ailleurs, ça c'est rafraîchissant- mais très sarcastique. Petit à petit, elle se laisse prendre au jeu malgré tout. Et la complicité qu'elle a avec son mari est aussi classique que sympathique. Un couple de télévision comme on les aime. Quant aux enfants, comme dans les autres comédies de la chaîne, ils ont plutôt intérêt à être bons car ils ont beaucoup à faire. Mais je ne me fais pas trop de soucis pour ça. Les casteurs font toujours du bon boulot dans ce département. Avec six enfants, on a forcément un petit sentiment de déjà vu concernant la personnalité de chacun d'entre eux, mais le créateur a quand même réussi à ajouter des choses intéressantes. Nous avons l'aînée, Veronica, qui ne peut pas s'empêcher de se comporter comme une deuxième maman au grand dam de ses frères et soeurs; Russell, décrit comme un Darlene au masculin (référence à Roseanne); Elliott, le petit garçon de 9 ans qui ne sait pas encore qu'il est gay, ses parents non plus; Phyllis, muette pour des raisons obscures; ou encore Nathan et Wally, un peu moins présents. Il y a de quoi faire ! La majeure partie du pilote consiste à mettre en place, pas toujours très naturellement et subtilement, les dynamiques et installer la famille dans son nouvel univers, face à quelques premiers clients mécontents des prestations offertes, pas conformes à leurs attentes.

   Comme son nom l'indique, Bambi Cottages est une comédie douce, mignonne, positive, qui manque peut-être un peu de mordant mais qui a parfaitement sa place sur ABC, casée entre The Middle et Modern Family par exemple. Fresh Off The Boat, sa concurrente la plus sérieuse, est plus originale et mérite davantage la place, si toutefois il n'y en a qu'une seule à prendre. Mais il y aussi Black-ish, que je n'ai pas trop aimé personnellement mais qui pourrait surprendre... Bref, la chaîne a l'embarras du choix et j'espère qu'elle fera le bon. A noter que le créateur, Brian Gallivan, est également à l'origine de The McCarthys, petit coup de coeur de la saison passée retravaillé chez CBS pour 2014 (voir la critique). 

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21 avril 2012

Up All Night [Saison 1]

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Saison 1 // 4 450 000 tlsp. en moyenne

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   Toutes puissantes, indépendantes et fières de l'être, les femmes d'aujourd'hui ont encore parfois beaucoup de mal à gérer leurs carrières professionnelles en parallèle de leurs vies familiales dans leurs rôles d'épouses et de mamans. Ce conflit, qui était à la base de Up All Night, appelé un temps Alpha Mom d'ailleurs, est assez rapidement passé à la trappe afin de permettre à NBC d'avoir une comédie supplémentaire racontant les coulisses de la télévision. Tout au long de sa première saison, la série a donc schizophréniquement dû passer des plateaux famboyants du talk show fictif Ava au confort de la petite maison californienne du couple star. La plupart du temps, les auteurs ont réussi ce grand écart.

    Ce n'était vraiment pas gagné pourtant même si le pilote laissait entrevoir un vrai potentiel. Les passages les plus fous et hilarants de la série, on les doit donc sans conteste à Maya Rudolph alias Ava, la présentatrice diva barrée et qui n'a plus les pieds sur Terre depuis longtemps, si tant est qu'elle les ait déjà eu un jour ! La comédienne s'en est donnée à coeur joie pour notre plus grand plaisir. Elle donnait du rythme aux épisodes et un grain de folie nécessaire. Assez rapidement et malgré le talent de ses comparses, elle est devenue pour moi la raison principale pour poursuivre car, avouons-le, Up All Night a perdu en efficacité et en humour au fil du temps. Pour des raisons qui m'échappent un peu, c'est la vie au bureau de Reagan qui a pris le pas sur tout le reste. En introduisant différents personnages secondaires -la nouvelle patronne, son assistant...- et en propulsant Missy (Jennifer Hall) régulière, le message était assez clair: les couches-culottes et les petits problèmes du couple au quotidien, ça va bien deux minutes mais ça ne tient pas sur la longueur. Et avec le déplacement de la série du mercredi au jeudi, en compagnie de The Office, 30 Rock et Parks And Recreation, il  y avait au fond une logique de programmation. C'est en se NBC-isant que la série a perdu à mon sens ce qui faisait tout son charme au début et il n'est pas très étonnant que les audiences n'aient cessé de baisser (même si la baisse de qualité n'est probablement pas le facteur majeur).

   Le recours à de nombreuses guest-stars ne m'a pas dérangé outre-mesure mais il faut reconnaître qu'elles n'ont pas toutes été utiles, loin de là. Le passage d'Alanis Morissette ne m'a pas marqué. Will Forte et Molly Shannon auraient mérité de revenir plus souvent. Megan Mullally a fait du Megan Mullally, comme j'aime. Mais je vais finir par croire que je suis le seul. Je ne vais pas tous les citer mais il y a eu du beau monde. Le plus marquant, sans aucun doute, c'est Jason Lee. Non seulement parce qu'il a été très présent mais aussi parce qu'il formait un couple crédible et attachant avec Maya Rudolph. Ils méritaient bien leur happy ending. Christina Applegate et Will Arnett, que j'adore, ont été un peu noyés dans tout ça. Ils ont été bons mais on ne leur a pas souvent donné matière à être excellents, ce qu'ils peuvent être sans nulle doute. Comme je le disais dans ma review du pilote, on les aime quand ils s'agitent dans tous les sens, quand ils en font trop. Du coup, ils donnaient ici constamment l'impression d'être en sous-régime. Reagan et Chris ont quand même formé l'un des couples les plus mignons de la télévision cette année. Et leur re-demande en fiançailles dans le final était super émouvante ! Mais on aurait aimé qu'ils soient plus souvent drôles. Ca ne les aurait pas empêché de rester chous.

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// Bilan // Si Up All Night devait être annulée -et elle le sera sûrement- je m'en remettrais facilement. Le plaisir initial à l'idée de rire devant un nouvel épisode s'est estompé à force de blagues ratées et d'une direction artistique confuse. C'est du gâchis vu le casting mais, avec un peu de chance, NBC lui trouvera des remplaçantes plus convaincantes la saison prochaine...

17 mai 2010

Glee [1x 17]

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Bad Reputation // 11 62o ooo tlsp.

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   Voilà un épisode qui redonne espoir en Glee ! Comme vous avez pu le constater à travers mes précédentes reviews, je trouve Glee assez faible depuis son retour, l'épisode spécial Madonna mis à part. Scénario inexistant, numéros musicaux peu inspirés, personnages lassants... Cet épisode s'est efforcé de corriger chacun de ces points avec plus ou moins de succès. Au niveau du scénario pour commencer, disons que l'on ne sort toujours pas de la guerre Sue Vs. le Glee Club mais je crois qu'il va falloir l'accepter car ça fait partie de l'ADN de la série. Il ne reste plus qu'à espérer que les scénaristes feront preuve d'autant d'imagination que cette fois-ci pour sortir de la routine déjà bien installée. Le coup de la vidéo volée par Kurt était assez sympa en soit et j'ai adoré le fait d'aller jusqu'au bout du délire en invitant Olivia Newton-John dans une parodie de son clip Physical. La chanteuse ne manque pas d'humour et de second degré, c'est appréciable. Ce n'était pas hilarant, mais très sympa. Pour contrebalancer ces scènes divertissantes, on nous a remis une couche de la tendre Sue qui s'occupe de sa chère soeur trisomique. Un peu facile mais ça reste encore touchant. Il faudrait juste ne pas en abuser, ou alors en faire une véritable intrigue. J'ai bien aimé aussi l'arrivée d'une nouvelle folle-dingue et elle est en plus interprétée par une actrice que j'adore : Molly Shannon ! J'espère qu'elle va rester dans le coin et que son personnage prendra plus d'importance. Elle a un sacré potentiel en tous cas et m'a fait déjà bien rire dans ses quelques happenings. Par contre, Sue qui motive Emma à traiter Will de "Manwhore", ça m'a moyennement plu. La scène où Emma se lâche était très bien effectivement, et rien que pour ça ça valait le coup, mais je n'aime pas le fait que Sue réussisse à embobiner tout le monde si facilement. Ca ne fait que rendre les personnages débiles et maléables alors qu'ils valent mieux que ça, et Emma en l'occurence vaut mieux que ça.

   En me rendant compte assez tôt dans l'épisode qu'une grande partie allait être consacrée à Rachel, une fois de plus, j'ai eu très peur. C'est le genre de personnage génial au départ dont on se lasse très rapidement. Mais ce qui me plaît beaucoup avec elle précisément, c'est qu'elle est parfaitement consciente de qui elle est, de ce qu'elle représente aux yeux des autres et ça la rend vachement attachante. Et puis quoiqu'on en dise, Lea Michele est une sacrée chanteuse ! L'intrigue de la "Glist" était un bon moyen de rassembler tous les personnages et ils ont été bien utilisés dans l'ensemble. Même Quinn ! Je ne pensais vraiment pas que c'était elle la responsable, mes soupçons se tournaient davantage vers Jesse qui est censé être là pour foutre la merde mais qui n'a pas fait grand chose pour le moment. Joli twist en tous cas et comptant qu'elle soit remise en avant même si un petit solo pour conclure aurait été le bienvenue. Au lieu de ça, on a quand même eu un Total Eclipe Of The Heart vachement sympa (j'adore honteusement cette chanson), et plus tôt dans l'épisode un autre hommage aux années 80 avec Rachel et ses trois garçons qui m'a beaucoup plu. Par contre, le rap de Will en début d'épisode m'a gavé et le Can't Touch This aussi, mais uniquement parce que ce titre m'horripile à la base, et je ne trouve même pas ça drôle.      

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// Bilan // Ambiance années 80 pour un épisode bien agréable de Glee. J'aimerais que ce soit comme ça toutes les semaines...