23 avril 2014

Dangerous Liaisons [Pilot Script]

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DANGEROUS LIAISONS

Drama // 42 minutes

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Ecrit et produit par Richard LaGravenese (P.S.: I love You, Sur la route de Madison, L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, Ma vie avec Liberace). Réalisé par Taylor Hackford (L'échange, Ray, L'associé du Diable, Dolores Claiborne). Librement adapté des Liaisons Dangereuses de Choderlos de Laclos. Pour ABC Studios. 59 pages.

Philip Fitzgerald Julien et Margot Worth Cole, deux inséparables amis, anciens amants, obsédés par le pouvoir, la luxure et l'argent, maîtrisent l'art de la manipulation à la perfection. Après l'avoir exercé l'un sans l'autre pendant de trop longues années, ces deux figures de l'élite new-yorkaise unissent leurs forces à nouveau afin de séduire puis détruire ceux qui ne trouvent pas ou plus grâce à leurs yeux, pour la beauté du geste et l'amour du jeu...

Avec Rufus Sewell (Eleventh Hour, Les Piliers de la Terre), Melissa George (Alias, En Analyse, The Slap US, Hunted, Mullholland Drive), Katie Holmes (Dawson, Les Kennedy, Phone Game, Batman Begins), Oded Fehr (La Momie, Resident Evil, Sleeper Cell), Britne Olford (Skins US, Ravenswood, American Horror Story), Elliott Knight (Sinbad), Daphne Rubin Vega (Smash), Kelly Bishop (Gilmore Girls, Bunheads), Michael Gill (House Of Cards)...

 

   Entre John Ridley (American Crime), Charles Randolph (Exposed) et Richard LaGravanese (Dangerous Liaisons), ABC a fait confiance cette année à des grands noms du cinéma pour renaître de ses cendres. Sans vouloir être oiseau de mauvais augure, je ne suis pas certain que ce soit la meilleure solution. Il faut avouer qu'ils ont tous fait des propositions intéressantes, exigeantes et ambitieuses, mais qui ne seront pas forcément couronnées de succès. Là où How To Get Away With Murder, Sea Of Fire ou Forever parviennent à être de qualité tout en restant très accessibles, Dangerous Liaisons, comme American Crime et Exposed, a été pensée comme une série du câble, mais découpée comme une série de network. Ce qui donne un résultat... bâtard, ni adapté à l'un ni adapté à l'autre.

   Le pilote de Dangerous Liaisons m'a fait le même effet que les 40 premières minutes d'un film trop long. Il avance lentement, très peu bavard dans un premier temps mais contemplatif. Ce qui ne me dérange nullement au cinéma, ou avec une série de HBO. Un peu plus quand il s'agit d'ABC. Parce que la chaîne ne peut tout simplement pas se le permettre. Les gens s'ennuient vite et zappent plus vite que leur ombre. C'est triste mais c'est ainsi. Richard LaGravanese installe les deux héros dans un univers luxueux, glacé, glaçant... sexy. Oui mais dans les limites offertes par ABC. Forcément. Et quand on s'attaque aux Liaisons Dangereuses, on a envie que ça transpire, que ça suinte et que ça saigne... tout en subtilité bien sûr. Mais ici, faute de pouvoir aller plus loin, on reste aux sous-entendus, aux regards appuyés, aux joues qui rougissent. On est dans la retenue, ce qui renforce l'aspect très froid que le pilote dégage. Ca changera peut-être par la suite. Disons que ce pilote se place avant même les préléminaires. Tout commence avec Philip Julien, dans une suite de l'hôtel qui lui appartient. Il parle à une jeune femme, allongée sur le lit. On ne distingue pas son visage. Jusqu'à ce que l'on découvre... qu'elle est morte. Mais Philip ne l'a pas tuée. C'eut été plus fun. De son côté, Margot Cole s'ennuie à mourir dans un dîner mondain qu'elle a organisé. Elle rêve que les convives s'entretuent, dans un fantasme graphique où ils s'attaquent avec leurs coûteaux et leurs fourchettes. Ca c'est fun. Puis elle décide de tromper l'ennui en invitant le jeune et beau serveur dans la cave, pour qu'il goûte son nectar. C'est encore plus fun. Et maintenant que les présentations sont faites, les choses sérieuses peuvent commencer. Enfin pas tout à fait. 

   Les rebondissements de ce pilote arrivent tardivement, ils ne précédent pas chaque page publicitaire. Ce qui, là encore, est tout de même problèmatique si l'on fait fi de toute considération artistique. Ne vous méprenez pas : je suis content que ce pilote ose sortir des sentiers battus pour proposer un autre rythme, une autre vision du premier épisode de série, mais il ressemble à s'y méprendre à une longue introduction qui ne décolle jamais vraiment. Se contenter de présenter les personnages, certes avec soin, et d'annoncer la problèmatique ne suffit pas. Il y a par exemple un dialogue délectable entre Philip et Margot qui s'étend sur quatre pages. Une anomalie sur un network ! Je ne doute pas que Rufus Sewell et Melissa George sauront lui rendre justice, mais le public sera-t-il en mesure de le recevoir comme il mérite de l'être ? J'en suis moins sûr. De même, il faut attendre la 37ème page du script, la 37ème bon sang, pour que le personnage interprété par Katie Holmes, Ann Walker, entre en jeu. On a à peine le temps de mesurer son importance qu'il a déjà disparu. Ceux qui, comme moi, attendent avec impatience le retour de l'actrice à la télévision risquent d'être déçus. Bien sûr, tout porte à croire qu'elle aura un rôle capital à jouer dans les épisodes suivants, mais en attendant et encore une fois, c'est la frustration qui domine. Les deux derniers actes sont toutefois plus riches et enthousiasmants que les précédents car nos nouveaux Valmont et Merteuil ne se contentent plus de théoriser sur leur pacte et d'étudier leurs futures victimes, ils mettent en place les premières étapes de leur plan, lequel est, comme espéré : tordu, immonde et obscène. On retrouve alors tout ce que l'on connaît des Liaisons Dangereuses, le roman épistolaire mythique, à commencer par la séduction de la vierge effarouchée. 

   Cette libre adaptation des Liaisons Dangereuses de Choderlos de Laclos est fidèle à l'oeuvre originelle, respectant son esprit malgré la transposition à notre époque. Bien plus en tout cas qu'un Revenge et le Comte de Monte Cristo. Elle m'a plu sans m'éblouir, elle m'a frustré plus qu'elle n'aurait dû, elle m'a rendu impatient de découvrir sa mise en image et la prestation des acteurs dans ces rôles exigeants, elle m'a questionné sur sa place sur ABC mais a fini par me séduire, indéniablement. J'espère que la chaîne se laissera tenter par Dangerous Liaisons car, au fond, il n'y a pas meilleur point de départ pour un soap que celui-ci...

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05 avril 2013

Gothica [Pilot Script]

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GOTHICA

Drama // 42 minutes.

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Ecrit par Matt Lopez (L'apprenti sorcier, La Montagne ensorcelée). Produit par Mark Gordon (Grey's Anatomy, Private Practice, Army Wives...). Pour ABC Studios. 57 pages.

Après un exil de quelques années à New York suite à la mort de ses parents, Grace Van Helsing retourne à San Francisco, la ville où elle a grandi, pour rendre visite à son frère qui a repris les rènes de l'entreprise familiale : le journal Le Guardian. Mais lorsqu'il est assassiné dans de mystérieuses circonstances, elle n'a pas d'autre choix que de rester pour élucider l'affaire et comprendre l'origine de la malédiction qui frappe sa famille. Elle croise alors sur son chemin les figures emblématiques de la ville, parfois liées à son passé, comme Dorian Gray, Victor Frankenstein, le Dr Jekyll ou encore Dracula...

Avec Janet Montgomery (Made In Jersey, Merlin), Tom Ellis (The Fades, Miranda), Chris Egan (Kings, Vanished), Melissa George (Hunted, Alias, In Treatment...), Seth Gabel (Fringe, Dirty Sexy Money, Nip/Tuck), Raza Jaffrey (Smash, Mistresses), Tracie Thoms (Cold Case, Wonderfalls), Emma Booth (Underbelly)...

 

    Au petit du jeu du "trouvons la bonne idée qui permettra de faire un soap un peu plus original que la moyenne", Gothica frappe fort avec un concept qui arrive à point nommé. Elle fait du moderne avec du mythique, comme beaucoup de films et de séries aujourd'hui (Bates Motel et Hannibal en sont deux parfaits exemples), elle se veut aussi sexy -ça marche toujours- et gothique -American Horror Story, True Blood et d'autres en ont fait leur fond de commerce- et pour ABC, elle est, consciemment ou inconsciemment, un pendant plus sombre et plus adulte à la féérique Once Upon A Time. Elle possède donc d'un point de vue marketing des atouts non négligeables, que la chaîne saura plus que jamais identifier lorsqu'il faudra décider de son sort dans quelques semaines. En plus, même si Showtime travaille sur un projet très proche sur le papier développé par Sam Mendes et intitulé Penny Dreadful, elle devrait avoir l'avantage de se lancer en premier dans l'arène ! Au fond, que le script du pilote soit bon ou non, j'imagine mal comment ABC pourrait passer à côté. Ah si, il y a quand même la jurisprudence 666 Park Avenue, qui était dans le même style et qui a tenté sa chance cette saison sans succès. Mais elle n'avait pas les mêmes atouts -et les mêmes défauts- que Gothica.

   Mais ce script est-il bon, alors ? Oui... et non. Il est efficace. Ce qui n'est pas rien. Mais il repose en majeure partie sur des rebondissements et des twists assez peu originaux, propres à tous les soaps. Je n'arrive pas à savoir si c'est une bonne ou une mauvaise chose, en fait. Cela ne sert à rien de toujours vouloir tout réinventer et d'être trop ambitieux. Beaucoup s'y sont cassés les dents par le passé. Mais c'est un peu dommage aussi de ne pas se creuser davantage les méninges pour surprendre davantage le public. Certains rétorqueront -et n'auront pas tort- que de toute façon tout a déjà été fait, que ce soit dans les soaps de journée ou dans les 14 saisons de Dallas, les 14 autres de Côte Ouest et que l'important est surtout de bien faire. Ce qui semble être le cas ici. Gothica a en plus l'avantage de s'assumer, contrairement à une certaine Revenge par exemple. C'est un signe positif pour la suite. En se basant sur des querelles familiales ancestrales -la guerre entre les Van Helsing, les Gray, les  Usher, les Frankenstein et les Drax- le créateur assure ses arrières avec de quoi alimenter facilement plusieurs saisons et proposer régulièrement des épisodes flashbacks, comme peut le faire Vampire Diaries. Il y a tant de choses à faire... c'est vertigineux !

    L'autre gros avantage de Gothica, c'est qu'en se basant sur des personnages déjà connus du grand public, elle s'épargne le dur et parfois ennuyeux processus de présentation de chacun d'entre eux. On comprend assez rapidement qui est qui, malgré les tentatives de créer un faux suspense quant à l'identité de certains, et ils font tous preuve, par essence, d'originalité, avec une aura qui les entoure naturellement. Le plus gros défi, il revient aux acteurs choisis pour les incarner qui ne doivent pas se contenter d'être beaux, ils doivent aussi être charismatiques, mystérieux et inquiétants, car tout le monde est inquiétant dans ce show à part l'héroïne. La distribution est plutôt alléchante. Je suis confiant. Le meilleur rôle, c'est sans doute celui que Melissa George a décroché. On la voit peut-être moins que les autres, mais cette Fiona Hunter en impose à chacune de ses apparitions, et surtout lors de la dernière dont je ne dirai pas un mot de plus. Ce serait gâcher la seule vraie grosse surprise du pilote ! Le flic très classique et la meilleure copine, on s'en serait bien passé. Mais tous les autres valent le détour à leur façon. On n'échappe évidemment pas au triangle amoureux, mais pour tout dire : il pourrait vite se transformer en partouze générale ! On a un peu l'impression parfois que Grace Van Helsing est l'objet de toutes les convoitises et qu'inversement, tous les hommes qui l'entourent de près ou de loin peuvent potentiellement l'intéresser, quand elle ne les a pas déjà consommés bien sûr. A part son frère évidemment, qui ne fait de toute façon pas long feu; et un autre personnage -celui de Seth Gabel- qui doit être gay, même si ce n'est pas dit explicitement. 

    Gothica tient à peu près toutes les promesses énoncées dans son concept : elle est soapesque à souhait, sexy et gothique/effrayante/intrigante. Mais je crains en revanche qu'elle soit plus prétentieuse qu'ambitieuse. Et je le redis une dernière fois : je l'aurais voulu plus surprenante dans son ensemble. A la place des dirigeants d'ABC, je ne me poserai cependant pas longtemps la question quant à la commander ou non. Elle est singulière, mais facile d'accès et surtout facile à vendre ! Et puis elle irait tout aussi bien avec Once Upon A Time, qu'avec Revenge ou même S.H.I.E.LD. Alors...

    

15 mars 2013

[Interview] Melissa George : ses 10 rôles les plus marquants

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   Melissa George était de passage à Paris il y a quelques jours pour la promotion de sa série Hunted, l'occasion de revenir avec elle sur l'ensemble de sa carrière, et plus particulièrement ses 10 rôles les plus marquants. Avec évidemment du Alias, du In Treatment, du Grey's Anatomy, du Mulholland Drive et du The Slap dedans ! Et elle était absolument superbe, charmante et sympathique. On l'aime.

 

 

15 février 2013

Tueurs En Séries [L'espionne Melissa George au micro]

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Au sommaire : - "Do No Harm", "The Hour" et "Being Human" annulées - "Supernatural", "Arrow", "Vampire Diaries" et "Mr Selfridge" renouvelées - Un nouveau teaser de "Game Of Thrones" - Le retour de "Futurama" - Des nouveaux dans "The Good Wife" et dans le spin-off de "NCIS: Los Angeles" - On répond à vos questions : "Castle", "Homeland" & "Falling Skies" - Le trailer de "Top of The Lake" - Melissa George nous parle d'"Hunted" et d'"'Alias" - Un love-souvenir de Mark Greene dans "Urgences"...

 

03 janvier 2012

The Slap [Mini-série]

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8 épisodes // 900 000 tlsp. en moyenne

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What About ?

Les répercussions d’une claque donnée par un adulte à un enfant -qui n'est pas le sien- lors d’un barbecue entre amis. Chaque épisode suit le quotidien bouleversé de l'un des témoins de la scène...

Who's Who ?

Adaptée de l'oeuvre de Christos Tsiolkas. Avec Jonathan LaPaglia (Sept jours pour agir, Cold Case), Melissa George (Alias, Grey's Anatomy, In Treatment), Alex Dimitriades (Hartley Coeurs A Vif, Underbelly), Sophie Okonedo (Doctor Who), Essie Davis, Sophie Lowe, Blake Davis...

So What ?

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   Il fut une époque, dans ma prime jeunesse, où je regardais énormément de séries australiennes car le pays des kangourous en produisait beaucoup pour les ados et de très efficaces, et il se trouve que la France les diffusait. Je ne peux évidemment pas ne pas citer Hartley Coeurs A Vif, le rendez-vous incontournable des fins d'après-midi sur France 2 après le collège, mais je pense aussi à Océane, Les maîtres des sortilèges, Chasseurs d'étoiles, Les Nomades du futur et bien d'autres. Bref, je crois que la dernière série australienne que j'ai suivie -et même pas en intégralité- c'était Nos Vies Secrètes, brièvement diffusée sur Canal + un été, en clair. Autant dire que j'étais très heureux de renouer avec ce beau et lointain pays à travers The Slap, un drama de grande qualité avec une distribution formidable comprenant, entre autres, Jonathan LaPaglia, extrêmement juste, sexy et charismatique; Melissa George, une vraie bonne actrice sous-estimée; et Alex Dimitriades, qui n'est autre que le boxeur Nick au destin tragique de Hartley ! Le monsieur a veilli et ça fait un choc de le retrouver après tant d'années. Il a d'ailleurs ici LE rôle : celui qui est à l'origine de la fameuse claque...

   Reprenant un schéma comparable à Skins, en s'intéressant donc plus particulièrement à l'un des protagonistes du groupe à chaque épisode mais en y ajoutant de temps en temps les commentaires pertinents d'un narrateur omniscient, The Slap parvient à nous brosser les portraits fins et subtils de héros complexes et très différents les uns des autres, appartenant tous -ou presque- à la classe moyenne australienne dans toute sa diversité. La culture grecque prend cependant une place plus importante, en partie grâce aux origines de l'auteur du roman dont la série est adapté. Les grecs sont un peu aux australiens ce que les pakistanais sont aux anglais de toute façon : une minorité majoritaire ! L'esprit de famille propre aux populations méditérranéennes, ainsi que ses croyances et ses traditions sont présentés sans complaisance, avec poésie parfois mais avec une certaine dureté aussi car le poids de cette culture est parfois trop lourd pour les jeunes générations. En cela, l'épisode consacré au patriarche Manolis était très intéressant. C'est sans doute celui qui paraissait le plus déconnecté de la grande histoire de la série, celui aussi qui était au final le plus ennuyeux, mais il était traversé d'une magnifique nostalgie et il s'en est dégagé beaucoup de tendresse ainsi qu'une vision de la vieillesse terriblement juste. Le temps qui passe était aussi le thème central de l'épisode consacré à Anouk, à la fois à travers sa mère mourante, sa quête d'un compagnon plus jeune qu'elle et ses questionnements sur la maternité. Il m'avait beaucoup plu lors de son visionnage, j'avais trouvé le personnage extrêmement fort. Son positionnement vis à vis de la claque était d'ailleurs très intéressant puisqu'elle allait en quelque sorte à contre-courant des autres. Et il se trouve que je partageais son point de vue. Comme l'affiche de la série le dit, il s'agit pour le téléspectateur de choisir son camp et la tâche est plus compliquée qu'il n'y parait au fur et à mesure de notre rencontre avec les divers protagonistes. C'est tout ce qui fait la richesse du récit et son intérêt au-delà du "simple" plaisir dramatique. The Slap est capable de soulever un débat. Combien de série y parvienne (si tant est qu'elles essayent) ? Mais pour en revenir à Anouk, je regrette simplement que son rôle ait été si effacé par la suite. C'est un des rares reproches que je puisse formuler aux auteurs.

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    Si je devais ne retenir qu'un épisode de la série, ce serait sans doute le premier. Il n'était pas forcément mieux écrit que les autres mais la réalisation y était tellement inspirée et Jonathan LaPaglia si magnétique -une vraie surprise pour moi qui le considérait un peu comme un raté- qu'il s'en dégageait une atmosphère absolument envoûtante. Presque un choc émotionnel en somme. Et puis il y avait cette montée en puissance jusqu'au moment tant attendu de la claque... Non vraiment, une grande réussite. L'épisode de Harry n'était pas aussi réussi mais cela se joue uniquement sur l'absence d'empathie envers le personnage. Parce que du coté de la réalisation et de la direction d'acteur, il n'y avait rien à en dire. Du beau travail. C'était sans doute l'un des épisodes les plus chauds aussi. Je ne m'attendais pas à ce qu'une grande chaîne publique comme celle qui a diffusé la série en Australie puisse oser autant en prime-time. Autant dire qu'à coté, et une fois de plus, nos pauvres séries françaises ne peuvent vraiment pas rivaliser ! L'histoire serait d'ailleurs tout à fait transposable mais bon, avec Corinne Touzet, Ingrid Chauvin, Thierry Neuvic et Bruno Madinier, sans compter une réalisation tout à fait banale et des dialogues et des scènes édulcorés, le résultat serait tout autre. Je ne sais même pas pourquoi je me lance là-dessus. Veuillez me pardonner... L'épisode de Rosie, la mère de l'enfant giflé, était celui que j'attendais tout naturellement avec le plus d'impatience et il m'a un peu déçu. Je m'attendais à ce que le sujet de l'inceste, même sous-jacent, soit traité d'une manière ou d'une autre. Nourrir son fils de 4 ans au sein n'est pas normal. Le procès contre Harry a finalement pris le dessus. Melissa George était magistrale, l'émotion plus que palpable. Mais il m'a manqué quelque chose. Je ne saurais pas tout à fait dire quoi. Peut-être un morceau de son passé. Finalement, contrairement à la plupart des autres personnages, c'est uniquement son présent qui semblait compter.  Peut-être que le roman est plus explicite sur le personnage... J'ai énormément aimé l'épisode d'Aisha en revanche, sans doute parce que, malgré sa présence constante, elle restait un mystère. Découvrir la femme de conviction qu'elle était vraiment m'a ému et passionné, ainsi que les hauts et surtout les bas de son mariage avec Hector. Cette façon de s'accrocher contre vents et marées... Une belle leçon !

   Et puis il y a les ados de The Slap. Connie d'abord, qui aurait pu sortir tout droit de Skins. Son épisode m'y a d'ailleurs énormément fait penser. Son parcours m'a beaucoup touché et c'est certainement l'un des personnages les plus complexes au final. Ses 17 ans n'excusent pas tout. Si douce en apparence, elle s'est révélée capable de se transformer en incroyable séductrice et en menteuse invétérée. On la sent pêtrie de bonnes intentions mais victime de son âge, de sa fougue, de ses pulsions... Jusqu'au bout d'ailleurs, elle ne révéléra pas toute la vérité à son entourage sur son supposé viol, une manière de ne pas offrir au personnage une rédemption totale. Richie a tout de même été très gentil en lui pardonnant aussi facilement. On en vient donc à Richie, le personnage transparent dans le premier épisode qui prend toute la place dans le dernier, quitte à ce que l'on ait parfois l'impression, malgré les efforts des auteurs, que l'affaire de la claque est terminée et que ce dernier chapitre n'est qu'un bonus (sauf dans les dernières minutes). Mais quel bonus ! Les scènes entre sa mère et lui étaient sublimes. J'ai souvent rêvé, dans des récits similaires, d'en voir d'aussi intenses et bouleversantes. Sous ses airs un peu niais, ce jeune garçon en pleine quête identitaire a résumé à lui seul tout ce que The Slap était capable d'offrir à ses téléspectateurs : du vrai bon drama. La série n'était pas amenée à connaître une saison 2 mais c'en est presque regrettable. On n'a pas tellement envie de quitter ces personnages remplis de failles mais beaux. J'avais pourtant pensé à une saison 2 centrée sur une "bifle" mais... ce sera réservé pour la version X de la série sans doute !

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// Bilan // Si vous avez huit heures à tuer et que les dramas de qualité font partie de vos priorités téléphagiques, vous auriez tort de ne pas laisser une chance à la mini-série The Slap de vous emporter. Vous mériteriez même une bonne correction ! Alors laissez-vous tenter, ça fait un peu mal sur le coup -et il arrive que l'on s'ennuie un peu- mais ça fait du bien !

15 février 2009

Grey's Anatomy [5x 15]

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Before And After // 15 16o ooo tlsp.

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   Nous y voilà ! Addison et Naomi arrivent au Seattle Grace avec Archer et Sam ne tarde pas à arriver à son tour. Les choses sérieuses peuvent commencer ! A mon grand étonnement, l'épisode n'était pas lacrymal du tout. Il était même plutôt drôle et positif, malgré la situation. Il faut dire qu'Addison, quelque soit les circonstances, garde son humour et sa bonne humeur. La scène qu'elle partage avec Callie était d'ailleurs certainement la plus réussie. Elle explique à son ancienne collègue qu'elle ne sait pas prier mais qu'elle en a besoin là tout de suite pour se rassurer. J'ai toujours peur avec Shonda Rhimes qu'elle nous case des discours religieux pompeux mais elle s'est abstenue. Callie ironise d'ailleurs pas mal sur sa foi. Et puis comme le dit si bien Addison, ce n'est pas à Dieu qu'il faut s'en remettre mais à Derek. Il va devoir être Dieu l'espace de quelques heures pour sauver Archer. Et il s'en sort plutôt bien puisqu'il le sauve. Pour l'instant. La chirurgie est très ludique puisque l'on nous montre en détails comment Derek retire les parasites du cerveau d'Archer. C'est drôlement bien fait et quelque part, ça nous apprend quelque chose. Maintenant, j'avoue que ça manquait un peu d'action à mon gôut tout ça. Ca paraissait presque trop facile. On nous présentait le cas d'Archer comme perdu d'avance la semaine dernière et là, même si ce n'est pas fini, tout paraît plûtôt simple. Nul doute qu'un rebondissement viendra bousculer tout ça dans Private Practice.

   Derek est très occupé puisqu'il doit gérer un autre cas médical en parallèle, celui entamé dans l'épisode précédent avec cette femme enceinte atteinte d'anévrisme. Pourquoi les autres médecins ne font rien et regardent passifs ce qui se passe ? Bref, ce cas n'est pas des plus passionnants mais la protagoniste principale est attachante alors on s'accroche. Le troisième cas médical du jour est directement lié à Owen et à la femme qui l'a mis dans tous ses états précedemment. Son secret nous est enfin révélé : personne ni de sa famille, ni de ses amis, ne sait qu'il est revenu d'Irak. Pourquoi ? Difficile à dire. Son explication à Cristina est un peu floue et pas très convaincte. Toujours est-il que son ex-petite-amie -on va dire ça- tombe des nues en le voyant et doit en même temps gérer les soucis de santé de son père. Celui-ci lui a caché son cancer et Owen entre dans son jeu plutôt que de dire les choses clairement. Là encore, ce n'est pas follemement passionnant et puis la fille est interprétée par Laura Allen, une ex de Dirt que je trouve relativement mauvaise. Heureusement, le Bernard de Rose s'est échappé de l'île de Lost et interpréte son père.

   A part ça, Izzie organise un grand concours avec les internes pour vérifier leurs connaissances. C'est très amusant, d'autant qu'elle est surexcitée. A plusieurs reprises, Alex constate qu'elle a des absences et que dans l'ensemble, son comportement, cette euphorie, est vraiment très bizarre. Cela permet à George d'apparaître un peu plus que d'habitude puisqu'il arbitre le concours avec Izzie. De plus, il se rend compte que Sadie n'est pas au niveau du programme et qu'elle pourrait mettre des patients en danger. Même si Sadie a toujours été étrange et pas très assidue, je trouve ça beaucoup trop facile de nous dire tout à coup que c'est une merde afin de permettre à l'actrice, Melissa George, de se casser. Si c'était vraiment une merde, les autres médecins s'en seraient rendu compte avant. Enfin du coup, elle se barre à la fin de l'épisode, avouant avoir triché aux examens. Adieu rapide avec Meredith et on en parlera certainement plus ! Ah mais si ! On ne la reverra plus mais on devrait ré-entendre parler d'elle car je continue de penser qu'elle a inversé les résultats d'examen d'une patiente et d'Izzie la dernière fois et cela va forcément avoir des conséquences ... Arizona n'apparaît pas dans cet épisode donc le cas Callie n'avance pas. Et puis Mark ne veut toujours pas révéler publiquement sa liaison avec Lexie mais Addison va certainement le pousser à le faire. Car l'avantage quand elle vient, c'est qu'elle force tout ce petit monde a prendre des décisions et faire des choix ! On peut grandement l'en remercier. Le coté vieux amis qui se retrouvent était très sympa sinon.

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// Bilan // Du moins et du moins bon dans cet épisode crossover qui ne donne pas l'impression d'en être vraiment un au fond puisque malgré la qualité de Private Practice, on a constamment le sentiment que c'est à Grey's Anatomy qu'Addison appartient.

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08 février 2009

Grey's Anatomy [5x 14]

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Beat Your Heart Out // 15 27o ooo tlsp.

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   Bon Dieu, il y aura bientôt plus de médecins que de patients dans cet hôpital ! Pas que ça me dérange, d'autant qu'en général, ils réussissent à caser tout le monde. Sauf George qui fait toujours de la figuration mais plus ça va, moins ça me dérange. Le Dr Dixon est de retour et ma foi, je ne vois toujours pas à quoi elle sert. Cela n'a pas empêché ses scènes d'être intéressantes et touchantes. Elle a eu droit à une séance free hugs et ce n'est pas la seule ! Owen également. Grosse crise de panique pour lui lorsqu'il aperçoit au loin une femme qu'il semble bien connaître. Son ex ? Sa femme ? C'est moi où elle avait un bébé avec elle ? Le mystère Hunt commence à nous être dévoilé. Avant ça, Cristina et lui nous ont offert des scènes à la fois mignonnes et drôles où le monde s'arrête autour d'eux, où ils se regardent profondément, se frôlent, où le silence fait place à une mélodie de piano, où ils s'aiment quoi. Voilà un couple qui me plaît de plus en plus. Ils sont ensemble sans vraiment être ensemble mais quelque chose de très fort les entoure. Cristina est vraiment celle qui récupère les plus belles histoires d'amour du Seattle Grace !

   Denny n'est pas apparu dans cet épisode : champagne ! On s'était habitué à le voir apparaître dans un coin de l'écran mais on s'habitude très vite aussi à ne plus le voir. Ce serait bien que ça dure même s'il va forcément revenir à un moment donné. Izzie profite de ses internes pour se payer une batterie de tests gratos et sans éveiller le moindre soupçon. Résultat : elle est anémique ! Je ne sais pas grand chose de ce problème de santé mais il me semble que ce qu'elle a est bien plus grave. Et si cette andouille de Sadie avait interverti les dossiers de Izzie et de l'autre patiente ? M'étonnerait pas. Et comme on sait que Melissa George va bientôt quitter la série, ce serait un bon motif d'exclusion du programme, non ? Bref, ça veut dire que Izzie a un cancer. Pas très original mais ça promet de choses intéressantes pour les prochains épisodes. Hormis Sadie et Dixon, l'autre nouvelle, Arizona, commence à faire son trou. Je l'aime bien. Elle est sympathique, fraîche et ... lesbienne ! Je commençais à desespérer du cas Callie. On avait entamé quelque chose avec Sadie qui a disparu du jour au lendemain mais Arizona serait apparemment "la bonne" ! J'espère que cette fois ça ne va pas être baclé.

   Derek est décidé à demander Meredith en mariage et quand on y pense, ça fait drôlement plaisir de les voir enfin construire quelque chose de solide. Il attend le bon moment et il ne sait pas comment s'y prendre compte tenu de la personnalité de sa chère et tendre, pas vraiment portée vers le romantisme. Tout un épisode d'hésitation pour qu'il n'y ait finalement pas de demande en mariage : Addison appelle Derek et il y a un problème. Lequel ? Suite au prochain épisode de ... Private Practice ! Le crossover est en marche. Bien joué les gars ! Dans le reste de l'épisode, une grande partie est consacrée à Bailey et je me lasse de la voir se poser mille et une questions sur son métier. Avant, elle était à mourir de rire. Ca fait longtemps qu'elle ne nous fait plus rire mais pleurer. Le Chef lui offre une promotion ! Youki ! Enfin, Lexie et Mark ont bien du mal à gérer leur amour naissant. Mark n'est pas habitué à tomber amoureux et Lexie se complique la vie comme sa grande soeur. Les nouveaux Meredith et Derek ? Pitié non ! J'allais oublier de vous parler des cas médicaux mais en réalité, ils sont anecdotiques dans l'ensemble. Notons tout de même qu'après la fracture du pénis de la semaine dernière (qui a beaucoup inquiété les américains qui ont fait de multiples recherches sur le sujet après la diffusion de l'épisode), il était question d'un patient qui en voulant pimenter sa vie sexuel avec sa femme s'est introduit un petit quelque chose dans l'anus. Et c'est resté coincé bien sûr. Paraît que c'est plus commun que l'on ne l'imagine ce genre d'urgences. Y'aura-t-il beaucoup d'américains à tenter le coup ? C'est moins sûr ^^ 

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// Bilan // Un épisode dense où la plupart des personnages sont utilisés à bon escient. Pas de grand moment d'émotion ni de grand moment de rire mais pourtant, ça le fait. La suite dans Private Practice ...

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