23 décembre 2013

Halt & Catch Fire [Pilot Script]

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HALT & CATCH FIRE

Drama // 52 minutes

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"Breaking Big Blue" Pilote écrit par Christopher Cantwell & Christopher C. Rodgers. Produit par Mark Johnson (Breaking Bad, RectifyMelissa Bernstein (Breaking Bad, Rectify). Réalisé par Juan José Campanella (Dans ses yeux, Dr House). Pour AMC Studios & Gran Via Productions. 63 pages.

Au cœur des années 80, au Texas, un visionnaire, un ingénieur et une prodige spécialisés dans la micro-informatique confrontent leurs inventions et innovations aux géants de l'époque. Leurs relations sont alors mises à rude épreuve, entre convoitises, jalousies et crises d'égo...

Avec Lee Pace (Pushing Daisies, Twilight, Le Hobbit, The Fall, Lincoln), Scoot McNairy (Bones, Cogan, Argo, 12 Years A Slave), Mackenzie Rio Davis, Kerry Bishé (Scrubs, Argo, Sex & The City le film), Toby Huss (La caravane de l'étrange), David Wilson Barnes,  Maggie Elizabeth Jones (Ben & Kate)...

 

   Joe MacMillian. Retenez ce nom. Je suis prêt à parier que dans quelques années il sera presque aussi connu que celui de Don Draper. Je ne suis pas un grand adepte de Mad Men et je n'ai de son fameux héros qu'une image lointaine, basée sur quelques lectures, quelques analyses, quelques images, mais j'ai le sentiment que ce Joe MacMilian est une sorte d'alter ego de Don Draper, une vingtaine d'années plus tard. Ils n'évoluent pas dans le même monde, ni le même milieu, mais leurs failles semblent être les mêmes. Ce sont deux hommes dotés d'une grande intelligence, pourris par l'ambition, la soif d'argent et de pouvoir, rongés par un tempérament autodestructeur. Ils sont aussi admirables que détestables. Des personnages fascinants. Il ne fait aucun doute que la prestation de Lee Pace dans ce rôle sera à la hauteur de celle de Jon Hamm, laquelle lui a permis de remporter de nombreuses récompenses. Qui sait ? En 2015, le grand gagnant des Emmy Awards, ce sera peut-être lui. Je l'imagine très facilement nommé en tout cas. Peut-être même que Halt & Catch Fire sera en lice dans la catégorie "Meilleur drama", aux côtés de Mad Men justement et sa dernière saison très attendue. Une chose est sûre, AMC a mis la main sur une pépite, originale, ambitieuse et étonnante ! A lire le pitch pourtant, il n'y a rien d'extrêmement bandant là-dedans. Et pourtant...

   Ce qui m'a frappé d'abord à la lecture de ce script c'est sa fraîcheur. Il est écrit par deux petits mecs débutants, qui ont visiblement un talent fou et qui, grâce à ces 63 pages, sont sur le point de voir leur vie changer. La résonance avec le destin des héros de Halt & Catch Fire est amusante. J'espère toutefois que pour en arriver là, ils n'ont pas eu recours, eux, à des méthodes peu reluisantes à base de plagiat et d'espionnage industriel. Car le point de départ de la série, c'est ça. Du plagiat, justifié par Joe MacMillian par le fait que c'est ainsi que le monde de l'informatique à l'ére d'IBM fonctionne. Est-ce encore le cas aujourd'hui ? Cette série se déroule certes dans le passé, lequel n'est pas si lointain, mais son propos sonne très actuel. On parle d'une époque où internet n'existait pas encore. Ou le PC n'en était qu'à ses balbutiements. Ou tout était à créer, inventer, imaginer. Et c'est exactement ce que nos héros et leurs contemporains ont fait. Pour en arriver jusqu'aux iPhone, aux tablettes, à Facebook, Twitter... à ce monde ultra-connecté qui est le nôtre. Il y a quelque chose de tout à fait étourdissant dans ce pilote. A la fois dans ce qu'il décrit et dans tout ce qui en a découlé. Impossible d'ailleurs de ne pas penser à Masters Of Sex. Le parallèle peut paraître saugrenu mais il ne l'est pas tant que ça. Il n'y a pas véritablement d'étude des moeurs ici, mais il s'agit aussi d'un drama qui raconte les débuts d'une aventure extraordinaire qui a changé nos vies quotidiennes. L'objet du désir n'est juste pas le même. Notons au passage que Halt est une création pure. Elle n'est pas basée, en tout cas officiellement, sur des personnags existants. 

   La majeure partie de ce premier épisode consiste à dévoiler petit à petit le plan tout à fait brillant de MacMillian et de constituer son équipe. Si lui est expert dans la vente -un trentenaire audacieux, prêt à tout, notamment à se mettre constamment en danger ainsi que ceux pour qui il travaille ou qui travaillent pour lui- il s'adjoint les services d'un ingénieur désabusé, qui a fait de mauvais choix et qui se retrouve dans une situation précaire avec une femme et deux enfants à charge, et une étudiante surdouée, charmante de surcroit, au tempérament bien trempé, qui accepte de quitter l'université avant d'obtenir son diplôme pour se lancer dans l'aventure de sa vie. Trois cerveaux puissants. On sent déjà les conflits poindre, qu'ils soient d'ordre professionnels ou personnels. Tout est lié. Oserais-je ajouté les conflits d'ordre amoureux ? Il ne faudrait pas que la série nous fasse du mauvais Nip/Tuck avec un trio voire un quatuor amoureux compliqué et insoluble. Mais il y aura forcément un peu de cet ingrédient là aussi. Tout est construit de manière à créer des rivalités et des trahisons. Entre celui qui est incapable d'accepter un "non" et celui qui refuse qu'on lui donne un ordre quelconque... les problèmes ne font que commencer ! Et j'ajouterai que les deux personnages nous sont présentés dans leur première scène respective par 1/ une tentative de suicide 2/ une méga baston. Ca va chier.

    Halt & Catch Fire ne fera peut-être pas long feu -on se souvient de Rubicon sur AMC déjà, brillante, bien que très difficile d'accès, éteinte après une seule saison- mais elle marquera les esprits de ceux qui l'auront vue et elle sera forcément considérée par les experts de la profession comme une grande. Avec une telle histoire et de tels personnages, même la pire des réalisations ne pourrait altérer la qualité du scénario de ce pilote et toutes les belles perspectives qu'il laisse entrevoir. Qu'on ne connaisse rien à la micro-informatique n'est pas un problème : la série ne s'adresse pas particulièrement aux geeks, mais à tous les amateurs de télévision intelligente qui ne se contente pas de divertir. Elle est de celles qui ravivent l'étincelle.

 

A VENIR : TURN, LINE OF SIGHT, HAPPYLAND, THE BLACK BOX, HIEROGLYPH, HIGH MOON, FATRICK, TIN MAN...

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03 août 2010

[Saison 2010/2011 - Drama] 10- Luck (+ The Miraculous Year)

HBO

What About ?

Luck - Un regard provocateur sur le monde de la course hippique à travers les yeux de divers protagonistes qu'ils soient parieurs, coureurs, organisateurs... et arnaqueurs !

The Miraculous Year - L'histoire d'une famille new-yorkaise, vue à travers l'objectif d'un compositeur de Broadway, aussi charismatique qu'auto-destructeur, qui monte sa nouvelle comédie-musicale dans la douleur...

Why ?

Après quelques années de flottement, HBO est bien décidée à reprendre le leadership sur le câble avec tout un tas de nouvelles séries extrêmement prometteuses. Pour cela, elle a attiré les faveurs des plus grands noms du cinéma, à commencer par celui de Martin Scorsese. Boardwalk Empire, sa première série avec Michael Pitt et Steve Buscemi, débarquera le 19 Septembre sur la chaîne et vous ne la retrouverez pas dans le classement. Pour la simple et bonne raison que je ne suis pas fan de l'univers de Scorsese et je le dis sans honte. Je ne trouve pas que ses films soient mauvais, ils ne me parlent pas, c'est tout. Gangs of New York et Les Infiltrés m'ont ennuyés comme rarement je me suis ennuyé au cinéma. Je m'attends donc à ce qu'il en soit de même pour Boardwalk Empire. Je la testerais, bien évidemment. Mais j'ai peu d'espoir.

Je suis beaucoup plus optimiste au sujet de Luck, que l'on doit à David Milch pour l'écriture. Il a travaillé pour quelques séries cultes comme Hill Street Blues et New York Police Blues, et il a créé Deadwood et plus récémment le flop John From Cincinnati. Pour tomber dans le jeu de mots bas de gamme : espérons qu'il ait plus de chance cette fois ! Mais avec un réalisateur comme Michael Mann pour le pilote et un casting qui comprend rien de moins que Dustin Hoffman et Nick Nolte, on peut dire que c'est bien parti. C'est vrai que l'univers de la course hippique ne m'attire pas plus que ça a priori mais il n'a jamais été exploré en série, et assez peu au cinéma également. Tout est donc possible et c'est très exaltant !

Le cas de The Miraculous Year est un peu différent puisqu'il ne s'agit que d'un pilote pour le moment, actuellement en tournage. Tout porte à croire que la série sera commandée mais je préfère me méfier. Avec tous les projets qu'a HBO en ce moment, il y en a forcément qui ne verront pas le jour et pas forcément ceux que l'on croit... Toujours est-il qu'avec une réalisatrice comme Kathryn Bigelow aux commandes, tout juste oscarisée, et John Logan à l'écriture (scénariste de The Aviator et Gladiator), si The Miraculous Year ne devient pas une série, je ne réponds plus de rien ! Coté casting, c'est tout simplement du caviar : Hope Davis, Linus Roache, Franck Langella, l'excellente Patti LuPone, ce cher Lee Pace qui nous manque et une jeune première qui a de l'avenir : Susan Sarandon ! De plus, compte-tenu de l'univers (Broadway), on devrait avoir droit à de bons passages musicaux et à des personnages homosexuels à foison ! Mine de rien, si les gays ont envahi tout un tas de séries (et c'est bien normal), plus aucune ne leur est véritablement dédiée depuis Queer As Folk.    

Why Not ?

Il n'y a sincèrement rien qui puisse faire douter de la qualité des deux projets. Cela dit, HBO ne fait-elle pas une erreur en voulant recréer le cinéma à la télévision ? Le débat est ouvert...

16 juin 2009

Pushing Daisies [2x 13]

Pushing

Kerplunk (Series Finale) // 2 2oo ooo tlsp.

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   La malédiction Bryan Fuller continue. Après Dead Like Me et Wonderfalls, c'est au tour de Pushing Daisies de s'arrêter trop tôt. C'était certainement son oeuvre la plus poussée, il est allé au bout de sa folie et de son extravagance. Le voilà maintenant obligé de retravailler sur Heroes... Je crois que Pushing Daisies est une série que l'on regrettera longtemps. C'est de loin ce que la télévision américaine a offert de plus incroyable et de fantaisiste depuis qu'elle existe. Je suis persuadé que, malgré son parcours chaotique, on se souviendra d'elle pendant encore de nombreuses années. Pourquoi la série qui aurait dû être le succès de l'année 2008 n'a finalement jamais rencontré son public ? La faute à pas de chance ? Il est inutile de se torturer l'esprit à essayer de comprendre. On va dire que c'est un rendez-vous manqué et que la qualité n'attire pas toujours la quantité... Et on va essayer de ne pas haïr ABC, qui a fait ce qu'elle a pu et qui a eu le mérite de croire en ce projet. Pushing Daisies aurait certainement eu un parcours plus radieux sur une chaîne du câble mais aurait-elle eu autant de moyen ? On ne le saura jamais. Bryan Fuller envisage de conter la suite des aventures de Ned & co. à travers des comic books. Même si l'idée est bonne, ça ne remplacera jamais la série. On pourrait rêver à un téléfilm conclusif dans quelques années, comme ça vient d'être fait avec Dead Like Me (il faut que je le pense à le regarder d'ailleurs !), mais autant ne pas trop en attendre. On verra bien ce que l'avenir nous réserve dans le monde merveilleux de Pushing Daisies...      

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   J'appréhendai beaucoup le visionnage de ce dernier épisode, la peur que tout cela se termine sur une déception. Eh bien l'épisode est bon, même très bon, et ô surprise, il conclut la série dignemement. A la va-vite, certes, mais dignement quand même. Au moins, ça ne s'achève pas sur un terrible cliffhanger ou sur un épisode banal. Dans les dernières secondes, chaque personnage obtient son happy-end. Autant je ne suis pas tellement pour les happy-ends, autant dans le cas de Pushing Daisies, ça s'imposait. J'ai toujours pensé que la série se terminerait comme elle a commencé : sur la mort de Chuck. C'est peut-être ce qui serait arrivé si la série avait duré plus longtemps. Au lieu de ça, elle se termine sur une scène que l'on attendait tous et que l'on ne pensait jamais voir : Chuck en chair et en os face à ses tantes (enfin sa mère et sa tante), toute souriante, accompagnée de son éternel amour, Ned. C'est beau comme un champ de blé et un matin de printemps. C'est émouvant mais tout va trop vite pour que l'on ait le temps de verser une larme. La vue aérienne du village imaginaire de la série qui reprend un à un les lieux mythiques que le quatuor a visité est une belle idée, une jolie façon de boucler la boucle. Ca fait mal au coeur de voir toute cette magie et toutes ces couleurs s'envoler... Emerson Cod a lui aussi droit à so happy-end puisque sa fille vient cogner à sa porte. On n'assiste pas vraiment à leurs retrouvailles mais c'est beau quand même. Et puis Olive Snook tente d'oublier son Pie Maker avec le maladroit mais amusant Randy Mann. Ensemble, ils ouvrent "The Intrepid Cow", une restaurant spécialé dans le macaroni & cheese. So Pushing Daisies ! J'ai envie de glisser un mot, pour finir, sur les acteurs de la série, qui ont incarné leurs personnages à la perfection. A tel point qu'il est difficile de les imaginer dans d'autres rôles. Lee Pace sera éternellement Ned et Anna Friel sera Chuck advitam eternam. J'espère tout de même les revoir très vite. Ils sont excellents et uniques. Chi McBride sera présent la saison prochaine dans Human Target. Cet homme ne s'arrêtera donc jamais ! Et puis Kristin Chenoweth aurait dû rayonner dans le nouveau David E.Kelley, Legally Mad, mais le sort (enfin NBC) en a décidé autrement... J'ai hâte de la retrouver, plus encore que tous les autres. Son sourire va sacrément nous manquer !   

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// Bilan // Jamais facile de dire adieu à une série que l'on a profondément aimé, malgré ses défauts. Pushing Daisies fait partie de ces magnifiques accidents de parcours que l'on n'oubliera jamais. Tout là-bas au cimetière des séries, elle est l'arc-en-ciel qui surplombe les carcasses plus ou moins regrettées des séries décédées...

09 juin 2009

Pushing Daisies [2x 12]

Pushing

Water & Power // 2 3oo ooo tlsp.

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   Habituellement, c'est lorsqu'un des personnages principaux est directement lié à l'enquête du jour que Pushing Daisies excelle. C'était presque vrai dans cet épisode. Presque seulement car c'était franchement ennuyeux par moment. C'était pourtant une bonne idée que de faire revenir l'ex d'Emerson et lui faire miroiter une rencontre avec sa fille Penny. Ca fait un petit moment maintenant que l'on nous parle de cette histoire, c'est bien de la conclure avant que la série ne s'achève. La rencontre n'aura pas vraiment lieu mais Emerson verra quand même sa fille au loin, tout sourire. C'était mignon, légèrement émouvant. Ca m'a plu ! Ce qui était pas mal aussi, c'était de faire revenir Simone, la petite-amie officielle d'Emerson depuis la saison 2 mais que l'on a très peu vu. Ca doit faire la 2ème fois cette saison. Et c'est bien dommage car elle est excellente ! Elle tranche assez avec les autres personnages de la série et s'accorde parfaitement à Emerson ! J'ai bien aimé le bout d'enquête qu'ils ont réalisé ensemble, notamment ce passage dans les égoûts de la ville.

   Le problème, c'est que les autres personnages en sont presque réduits à faire de la figuration, surtout Ned et Chuck qui n'ont jamais été aussi peu utiles et présents. Il y a bien une conversation au fond d'un coffre mais elle se résume aux questionnements habituels sur la force et la complexité de leur relation amoureuse. C'est lassant... Olive s'en sort beaucoup mieux puisque le duo qu'elle forme avec le taxidermiste interprété par David Arquette est vraiment chou. La série fonctionne vraiment par duos et celui-ci est un des meilleurs assurément. Si la série ne s'était pas arrêtée, j'aurai bien vu et Simone et Randy rejoindre le casting à plein temps. Ils permettent de relancer un peu la machine. A part ça, Anna Friel semble se chercher capillairement parlant depuis quelques épisodes mais quelque soit sa coupe, elle est simplement sublissime. 

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// Bilan // Dommage que l'ennui soit si tenace parce que cet avant-dernier épisode possédait de nombreux atouts.

02 juin 2009

Pushing Daisies [2x 11]

Pushing

Window Dressed To Kill // 2 4oo ooo tlsp.

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   Rendez-vous compte : Pushing Daisies était absente de l'antenne d'ABC depuis Décembre dernier ! Elle est revenue, vivante mais morte. Même si cette saison 2 ne m'a pas pas passionné, je suis content de retrouver cet univers so special. Ca fait du bien, ça met du baume au coeur. Le point faible est encore et toujours l'enquête du jour. Cette fois, il s'agissait d'une mort suspecte dans un grand magasin. Comme d'habitude, il est question de faux-semblants, de jalousie et de personnages tous ou plus moins frappés. On s'en lasse même si ce n'est pas du tout ennuyeux. Depuis quelques temps, les scénaristes préférent miser sur le duo Emerson/Chuck et ils ont bien raison. Je les préfère ensemble, toujours en train de se bouffer le nez. Et c'est toujours bien de séparer un peu Ned et Chuck. Ils sont mignons, ça oui, mais on frôle vite l'overdose de grands sourires niais malgré les dialogues bien balancés.

   Non et puis y'a pas à dire, les meilleurs épisodes sont ceux où l'on voit beaucoup Olive. C'est le meilleur personnage de la série et le principal atout de cet épisode justement, c'est de lui être en bonne partie consacré. Le "kidnapping" de son enfance était encore une belle idée. J'adore ces scènes d'introduction toujours liées à l'enfance. Elles offrent beaucoup de profondeur aux personnages car nul n'ignore que c'est notre enfance qui régit notre vie d'adulte, en partie. Et puis Olive s'est mise à chanter ! Certes, toujours sur le même thème (son amour infini mais non partagé pour Ned), ça ne valait pas Hopelessly Devoted To You et c'était un peu court, mais c'est toujours un plaisir. Ca donne presque envie de réécouter ce bon vieux tube de Lionel Richie, Hello. Sauf que c'est mille fois mieux chanté par Kristin Chenoweth ! Peut-être que si la série avait eu du succès, on aurait eu un jour un bel album de reprises par Olive Snook... Arf. Bon, concernant son intrigue, c'était amusant, poignant et puis j'ai bien aimé le dénouement avec le retour des Soeurs !

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// Bilan // Eh bien c'est avec grand plaisir que je replonge dans la marmite de Pushing Daisies... C'est sucré, c'est calorique mais c'est trop bon !

28 décembre 2008

Pushing Daisies [2x 1o]

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The Norwegians // 4 67o ooo tlsp.

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   On avait enterré le fameux Dwight Dixon un peu trop vite ! Attention, il n'a pas ressuscité ! Mais sa mort a permis de nous offrir un bon épisode pour conclure temporairement la série. En effet, à l'heure qu'il est, on ignore quand les 3 derniers épisodes seront diffusés. USA Today parle de cet été. ABC n'a pas encore fait d'annonce officielle. Affaire à suivre donc. Tout l'épisode est donc consacré à l'enquête sur la disparition de Dixon, commandée par Vivian, plus touchante et désespérée que jamais. Mais ce n'est pas Emerson Cod et sa bande qui s'en occupe ! Et pour cause : ils en sont responsables. Ce sont ses rivaux : les norvégiens ! On joue, comme souvent dans la série, sur les clichés. Mais c'est toujours fait avec bienveillance. Les associations de nordiques ne devraient pas entamer une action en justice ! En plus, la délicieuse Olive se découvre des origines norvégiennes ! On peut maintenant le dire : elle est le meilleur personnage de la série. Celui qui ne déçoit jamais ! Une fois de plus, elle nous fait beaucoup rire. Elle va me manquer ...

   Comme on pouvait s'y attendre, le père de Ned est de retour ! On avait un peu oublié qu'il avait traîné dans les parages en début de saison. C'était pour mieux le retrouver. Il arrive à point nommé et il sauve la peau de tout le monde. De son fils, Ned, d'Olive (quand ils sont à deux doigts de tomber dans un ravin) et même de Chuck, du père de Chuck et des tantes, quelque part. J'ai hâte de découvrir cet homme dans le présent, après l'avoir souvent vu dans les flashbacks de l'enfance de Ned. D'ailleurs, depuis quelques temps, Ned est toujours accompagné de son ami d'enfance dont j'ai oublié le prénom. Ca serait sympa qu'il débarque un de ces jours ! C'était certainement prévu mais avec l'annulation de la série, peu de chance que ça arrive.

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// Bilan // Voilà un bon épisode qui sort de l'ordinaire et qui donne terriblement envie de voir la suite ... Oui mais quand ?

    

27 décembre 2008

Pushing Daisies [2x o9]

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The Legend of Merle McQuoddy // 4 86o ooo tlsp.

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   Ce que les épisodes de Pushing Daisies peuvent être inégaux, c'est fou ! Après un vrai bon épisode, en voici un beaucoup moins bon qui ne vaut que pour les excentricités de la série et le brio des acteurs. Ce qui est déjà pas mal, peu de séries peuvent prétendre faire aussi bien à ce niveau-là. Mais quand même, c'est rageant ! On a une bonne histoire depuis le début mais on a l'impression que les scénaristes ne savent pas trop quoi en faire. Ils ne savent pas où aller. Alors ils bifurquent et ils comblent. L'intrigue avec Charles Charles aurait pu être bonne et faire avancer les choses mais il n'en est rien ! Il se dispute avec Ned et Chuck, pas touchante du tout, nous joue la fille à son papa chéri. C'est un peu comme l'histoire avec Dwight. Elle était prometteuse et puis plus rien. Le fait que Charles se soit enfuit va-t-il changer quelque chose ? J'en doute. Soit ils vont le rattraper en deux secondes, soit ils vont passer tout l'épisode à le chercher. Dans les deux cas, on sait bien que Chuck va devoir prendre la décision tôt ou tard de "re-tuer" son père. Mieux vaut tôt ! Les tantes étaient sur le point de découvrir que Chuck était toujours vivante et puis finalement non. Dommage.

   L'intrigue policière du jour prenait beaucoup de place. En même temps, vu la pauvreté de l'intrigue d'à-coté, ça valait mieux ! Après un excellent duo Ned/Olive, on a eu droit à du grand Emerson/Olive. Les réflexions d'Olive toujours à coté de la plaque et ses délires sont toujours aussi drôles et frais. Ca rassure de se dire que dans quelques temps, si tout va bien, Kristin Chenoweth sera l'une des héroïnes du nouveau drama de David E.Kelley : Legally Mad. On n'en a pas fini avec la belle. J'ai une grande passion pour les phares, les "lighthouse" comme les anglo-saxons disent. Je vais même vous avouer que mon grand fantasme serait de faire l'amour dans l'un d'eux. Je trouve ça tellement romantique ... Je mourrai dans un phare. Voilà, c'est dit. L'intérêt de cette intrigue limitée dont on devinait les tenants et aboutissants très très vite, venait surtout des guests. Mary Kay Place a divinement interprété le rôle d' Annabelle Vandersloop (toujours ces noms improbables). J'ai d'ailleurs hâte de la retrouver en mormone dans la 3ème saison de Big Love. Et puis il y avait également Alexander Gould, plus connu sous le nom de Shane Botwin dans Weeds.

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// Bilan // Pas l'épisode le plus marquant de la série, loin s'en faut. Il montre assez bien que les scénaristes ne savent pas où ils vont depuis le début. D'où ces épisodes très inégaux en qualité.