18 août 2012

Americana [Pilot Script]

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Ecrit par Michael Seitzman pour ABC Studios et ABC. 63 pages.

 La vie familiale du célèbre couturier Robert Soulter est bouleversée lorsqu'une jeune styliste pleine d'ambition fait son entrée dans l'entreprise, laquelle n'est autre que la fille de son frère. A moins que ce ne soit la sienne...

Avec Anthony LaPaglia (FBI : portés disparus), Emilie de Ravin (Lost, Roswell), Ken Olin (Brothers & Sisters, Génération pub), Ashley Greene (Twilight, Pan Am), Annabeth Gish (X-Files), Christine Adams (Terra Nova), Tiffany Hines (Nikita)...

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Selon UglyFrenchBoy

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   On aura beau le décrire de quelque manière que ce soit, Americana est le croisement entre Jane by design et Dallas, lorgnant bien évidemment davantage sur cette dernière. Si l’environnement du mannequinat et du textile n’a rien de bien original, il en est de même pour les intrigues. Le pilote laisse aisément entrevoir un  bien trop lourd cahier des charges « soapien ». A lui tout seul cet épisode est un défilé de situations convenues:  l’identité du vrai père de l’héroïne cachée à celle-ci, une famille qui se déchire autour d’un empire, une entreprise sur la pente descente autant sur le plan créatif que financier et, forcément, des coups bas et de l'infidélité.

   La jeune et la plus vieille génération se côtoient ainsi avec son lot d’arrivistes et de corps dénudés, autant du côté de la gent féminine que masculine. La fameuse règle marketing de la scène shirtless avant la fin du deuxième acte est respectée, et plus encore. Les personnages, introduits brièvement, semblent tous servir de faire-valoir à Robert et Alice, respectivement interprétés par Anthony LaPaglia et Ashley Greene. On imagine cette dernière sans problème à l’aise dans son rôle, comme le laissent suggérer les deux extraits parus sur internet.

   Le récit s’aventure légèrement et de manière peu subtile du côté de la satire sociale. Ceux qui ont fait le choix de l’argent sont montrés sous un aspect négatif. Des archétypes, Americana en a donc tout un lot, même s’il est difficile de s’en dispenser lors d’un pilote d’un prime-time soap. Le reproche que l’on peut donc faire au projet est surtout d’avoir proposé quelque chose de très classique. Seule la dernière scène du pilote est surprenante et annonce un fort potentiel au personnage de Francesca, alias Émilie de Ravin.

    Dans l’ensemble, le résultat est commun, et les répliques n’élèvent pas Americana au-dessus de sa condition. Tout est très premier degré. Seule la tirade de Robert, façon Chief Webber dans le pilote de Grey’s Anatomy, se distingue du reste. C’est trop peu pour sortir ce pilote de sa fadeur.

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Selon Moi

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   Americana aurait pu être un super soap... dans les années 90.  Son scénariste, Michael Seitzman, en a visiblement été très friand à l'époque et, avec la résurgence du genre, il a certainement vu l'opportunité d'en créer un nouveau absolument semblable à ses aînés. C'en est même effarant à quel point ce script reprend tout ce qu'on a déjà vu 100 fois, au rebondissement près. Il aurait pu se rattraper sur l'ambiance ou sur le décor mais même pas : l'univers de la mode, parfait pour les coups bas et les coucheries, a déjà été maintes fois utilisé. Amour, gloire et beauté, ça ne vous dit rien ? 20 ans que ça dure quand même ! L'éphémère Models Inc. ? Ugly Betty (qui a eu l'intelligence de jouer à fond la carte du second degré) ? Et il y en a eu d'autres...

   Bref, Americana fait tout sauf dans l'originalité mais on sent une telle bonne volonté de la part de l'auteur qu'on ne peut décemment pas y rester insensible. Je n'ai pas été très surpris tout au long de la lecture, pas à un seul instant même, mais je n'ai pas décroché. Je suppose que le pilote une fois tourné était dans le même esprit : efficace mais déjà vu. Le casting était plutôt pas mal en plus, je suis à peu près sûr que si la série avait vu le jour, je l'aurais volontiers suivi. Mais, tout comme Revenge, je soupçonne Americana d'être trop gentillette au final, avec beaucoup trop de personnages avec un bon fond et trop peu de "vrais" vilains qu'on adore détester. Et puis elle ne faisait de toute façon pas le poids face à Nashville ou 666 Park Avenue. Sur ce coup-là, on peut affirmer qu'ABC a fait le bon choix !

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03 février 2010

Brothers & Sisters [4x 14]

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The Pasadena Primary // 7 65o ooo tlsp.

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   Après un légère zone de turbulences, Brothers & Sisters nous revient avec un très bon épisode dominé par le rire et la légéreté. Ca fait du bien de voir les Walker heureux et posés. L'intrigue de Kitty aurait pu être méga-lourde si les scénaristes avaient choisi de la traiter sous un angle plus dramatique. Elle aurait pu faire une crise pas possible en apprenant que Kevin ne la supportait pas (dans un premier temps) dans sa décision de prendre le siège de Robert au Sénat. Au lieu de ça, elle a eu une réaction intelligente, d'adulte et c'est ce que j'aime avec Kitty. La plupart du temps, elle réfléchit avant d'agir et de s'indigner. C'est peut-être la seule Walker à le faire d'ailleurs. Les hommes de la famille sont beaucoup plus sanguins et Sarah, eh bien Sarah ça dépend de son humeur et du sujet. Sur Ojaï, elle a vite tendance à s'exciter. Pour le reste, sa vie amoureuse notamment, elle est un peu comme Kitty. Nora vire en général dans l'hystérie assez rapidement et j'allais oublier Saul. C'est de lui que Kitty doit tenir. Il est la sagesse (et la discrétion) incarnée. Bref, je continuerai la psychanalyse des Walker plus tard. Le quiproquo sur l'idendité de celui-qui-a-voté-non était très amusant et il a permis : 1/ D'offrir à Scotty un semblant d'histoire à lui 2/ De faire bon usage du duo Nora/Robert, toujours excellent. Par ailleurs, c'était une bonne idée cette réunion d'école de Kevin. J'aime bien quand on revient sur son enfance et son adolescence, que ce soit à travers une vanne de ses frères et soeurs ou quelque chose de plus consistant. Peut-être qu'il me rappelle un peu moi. Sauf que je n'étais pas gros. Précision importante. Je préfère en tous cas ce Kevin-là à celui qui agace tout le monde avec son obsession de la perfection (très Walkerienne) et son égoïsme inébranlable. Et puis pour finir, c'était bien de mettre l'intrigue "mère-porteuse" un peu de coté.

   Dans le genre léger et réjouïssant, les petites aventures de Sarah au pays des adultes étaient brèves mais très amusantes ! Une chose se confirme : Roy n'est pas fait pour elle. Il n'est pas fun, je le répéte ! Et on peut être un adulte responsable tout en étant fun. Le comble du bonheur a évidemment été quand Sarah a reçu un texto de Luc. Il est officiellement de retour dans la course, comme je l'espérais, et je crois qu'on peut miser sur sa présence dans le prochain épisode ou le suivant. Cette intrigue file droit là où je le souhaitais donc me happy. Pendant ce temps-là, il y en a une qui ne s'amusait pas beaucoup, c'est l'amie Holly. Ses scènes étaient assez chiantes pour tout dire jusqu'aux deux dernières, bien soaps comme je les aime. Quand on en abuse pas, pourquoi bouder son plaisir ? Alors Holly a-t-elle couché avec ce vieux porc de Denny ? Les paris sont ouverts ! Tel qu' on la connait et vu son état en rentrant chez elle, je serai bien tenté de dire qu'elle a succombé. Puis c'est bien plus intéressant pour la suite. Denny va pouvoir éventuellement la faire chanter s'il apprend qu'elle va se marier avec David (au passage, encore un mariage ! Un peu relou quand même). En tous cas, je comprends mieux pourquoi les producteurs ont casté cet acteur-là. Il rend cette scène encore plus répugnante qu'elle ne l'est déjà sur le principe. J'aurai préféré qu'elle couche avec Ryan, ça aurait été plus marrant. Mais comme il s'est évanouï dans la nature...   

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// Bilan // Plein de petites scènes qui mettent en valeur l'alchimie entre les acteurs et leur don pour la comédie, une petite dose de soap moyennement maîtrisée mais qui relance l'intérêt et des intrigues qui ne se cherchent plus mais qui se trouvent : on peut dire que cet épisode est réussi ! Vous remarquerez que j'ai soigneusement évité le sujet Rob Lowe. Trop douloureux pour le moment.

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04 mars 2009

Brothers & Sisters [3x 16 - 3x 17]

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Troubled Waters (Part 1 & 2) // 11 98o ooo tlsp.

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   Je crois qu'avec ce double épisode événement, Brothers & Sisters a touché la perfection. D'aussi loin que je me souvienne, jamais un épisode de la série n'avait été aussi fort, et pourtant, d'émotion et d'intensité elle n'a jamais manqué. Déjà, lors de la saison 1, le double épisode Mistakes Were Made avait été une belle réussite mais là, vraiment, je manque de mots pour dire combien j'aime cette série et combien j'admire ceux qui la font, des scénaristes aux réalisateurs, en passant bien évidemment par ce casting constitué d'acteurs tous plus formidables les uns que les autres. Quand je pense que la série est boudée dans les grandes cérémonies de remise de prix ! Sally Field a tout de même gagné l'Emmy Award de la Meilleure Actrice en 2007, elle a régulièrement été nommée aux Golden Globes, ainsi que Rachel Griffiths. Mais pourquoi Calista Flochart est-elle ainsi ignorée ? J'espère que cet épisode aura ouvert les yeux aux professionnels car elle a livré une prestation exceptionnelle, tout en nuances. On attend toujours que TF1 diffuse la série à son tour. Garder un tel bijou dans ses cartons, c'est juste une honte. J'espère que le moment venu, elle ne gâchera pas tout par un mauvais choix de case et un manque de promotion ...

   Cela faisait une demi-douzaine d'épisodes que l'orage grondait, cette fois il a éclaté et dans tous les sens. L'intrigue majeur de l'épisode était celle qui unissait -et qui a bien faillir désunir à jamais - Kitty et Robert. Kitty a toujours du mal à digérer le fait que Robert veuille briguer le poste de gouverneur mais elle n'a pas le temps de disserter sur le sujet avec sa bavarde de mère : Trish a commencé le travail, elle va accoucher dans les heures qui viennent ! Evidemment, dans la plus pure tradition Walker, c'est la panique générale. Kitty parle encore et encore tandis que Nora court dans tous les sens, un coup à droite, un coup à gauche. C'est hilarant. Afin de compliquer les choses -et comment !- Robert est obligé d'annoncer le jour même sa candidature à cause d'une fuite. C'est peut-être le seul détail qui m'a vraiment dérangé dans cet épisode : était-ce à ce point urgent d'organiser une conférence de presse ? Ca ne pouvait pas attendre deux petites heures ? Qu'est-ce que ça aurait changé au fond ? Peu importe, tout se passe bien jusqu'à ce que Robert s'effondre dans un parking, sous les yeux d'un Kevin terrorisé et impuissant. Crise cardiaque. La scène est de toute beauté car 1/ On nous a sorti un des plus beaux titres de Coldplay pour l'occasion, Fix You, car 2/ Rob Lowe joue magnifiquement l'homme en train d'agonir, et car 3/ La réalisation est parfaitement maîtrisée, légérement moins académique que d'habitude. Inutile de dire que j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps et c'est beau de se dire qu'au même moment -bon, techniquement c'était pas possible hein- quelques centaine de milliers de personnes en faisait autant. Pendant ce temps-là, le petit Evan Walker McAllister était en train de naître, après avoir subi les gémissements de sa mère biologique, ainsi que ceux de sa mère adoptive et surtout ceux de sa grand-mère, jamais à court d'idée pour faciliter un accouchement douloureux. Là encore, c'était assez drôle et c'était nécessaire pour relâcher un peu la pression. C'est qu'on en sort épuisé de ce double épisode !

   La suite est plutôt heureuse puisqu'Evan est en bonne santé et que l'opération à coeur ouvert de son père s'est très bien passée. Reste tout de même une grosse ombre au tableau : malgré ce qui est arrivé et malgré de nouvelles promesses faites à Kitty, Robert a bien l'attention de poursuivre sa campagne dès que sa santé le lui permettra. En l'espace de trois épisodes, ce n'est que la troisième fois qu'il trahit sa femme ! Juste avant son accident, elle était déterminée à le quitter. En sera-t-il de même après cette énième trahison ? Va-t-elle devoir effacer tous les mots d'amour qu'elle a prononcé ? Va-t-elle s'accrocher ? Ce qui me paraît de plus en plus clair, c'est qu'ils ne finiront pas la saison ensemble. "Everything's gonna be fine" promet-elle à Evan ... Ces deux intrigues croisées, entre la vie et la mort, ont été parfaitement menées, avec juste ce qu'il fallait de drame et de rire. Une scène, parmi d'autres, qui m'a beaucoup touché est celle entre Kevin et Scotty, lorsque le premier parle au second de Robert comme d'un "ami". Il en est le premier étonné ! Robert et Kevin ont deux points de vue politiques radicalement opposés et malgré cela, ils ont pu contruire une belle relation d'amitié, basée sur la confiance. Cet idéalisme, presque utopie, est une belle trouvaille par les temps qui courent ...      

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   En marge des aventures de la famille Walker à l'hôpital, il y a le grand détournement de fonds signé Tommy qui fait des ravages. Après nous y avoir longuement préparé, les choses ont pris une tournure dramatique. La police débarque chez lui à la fin de l'épisode, un Walker en prison, voilà ce qui nous attend. J'ai hâte de savoir si, pour l'occasion, Sarah Jane Morris aura plus de deux lignes de dialogue. C'est le moment ou jamais ! Deux camps s'affrontent : celui de Tommy contre celui de Holly. Je me demande quelle va être la réaction de Nora et des autres membres de la famille, à la fois envers Holly mais aussi envers Rebecca. Même si Holly prend quelque part un certain plaisir malsain à détruire la vie de Tommy, il faut reconnaître qu'elle est dans son bon droit, elle ne fait qu'appliquer la loi et je ne vois pas pourquoi elle serait indulgente. Et puis Tommy s'est mis dans la merde tout seul. On pourrait juste reprocher à Saul de ne pas être intervenu plus vite. Sarah a fait tout ce qu'elle a pu mais il était déjà trop tard. En parlant de Sarah, elle annonce en début d'épisode que Greenatopia se porte extrêmement bien, ses problèmes financiers sont derrière elle maintenant. Ca, ca veut dire qu'elle ne va pas tarder à tomber amoureuse ...

   Quelque chose me turlupine concernant Rebecca. Je n'arrive pas à savoir si c'est moi qui divague, qui surrinterpréte, mais quand elle dit à Justin qu'elle a quelque chose d'important à lui dire, est-ce au sujet des magouilles de Tommy ou est-ce autre chose ? Non parce que sinon, à part lui annoncer qu'elle est enceinte, je ne vois pas trop ce que ça pourrait être d'autre. L'idée pourrait être intéressante en tous cas, à condition qu'elle ne garde pas le bébé (et ça ne fait pas de mal de parler un peu d'avortement sur ABC parce que c'est quelque chose que Desperate Housewives, Ugly Betty et évidemment Secret Life Of The American Teenager ne connaissent pas ...) Et puis ça expliquerait mieux pourquoi elle a eu cette soudaine envie de voir son père. Mais bon, je pars dans de grandes théories sur du vent. Patientons. Pour que le drama soit complet, après la naissance, la crise cardiaque et le détournement de fonds, l'arrivée du bâtard nommé Ryan paraît presque naturelle. Il ne pouvait pas choisir meilleur moment pour débarquer. La première personne qu'il rencontre est ... Rebecca ! Bien vu. J'ai hâte de connaître le sort que les vilains Walker vont lui réserver. Auront-ils appris de l'expérience Rebecca ? Et j'ai surtout hâte de savoir queles terribles secrets il cache. Il en a forcément. 

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// Bilan // La perfection faite Walker ! C'est avec ce genre d'épisode que l'on reconnaît les grandes séries. Brothers & Sisters fait définitivement partie de ce cercle très fermé.

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17 février 2009

Brothers & Sisters [3x 15]

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Lost and Found // 9 1oo ooo tlsp.

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   Cet épisode était très sobre et avec les événements actuels, ce n'est pas vraiment ce que l'on attendait. Mais c'est là la force de Brothers & Sisters. Plutôt que de tout nouer en une hystérie générale -ce que la série fait parfois- elle préfère se pencher sur les personnages, leur ressenti par rapport à ce qu'ils vivent, elle les fait parler. Je trouve ça plus intéressant au final même si les crises d'hystérie, ça fait du bien aussi de temps en temps. Les deux seuls qui élèvent la voix dans l'épisode, ce sont Justin et Holly lors d'une courte scène. Rebecca est partie et ils paniquent, normal. J'ai d'ailleurs trouvé Rebecca bien dégueulasse sur ce coup. Laisser son mec et sa mère sans nouvelles comme ça, ne pas répondre au téléphone, c'est immature. On comprend néanmoins son besoin de s'échapper et le fait d'aller voir son père est un choix intéressant. Ca peut paraître soudain, moi je crois que c'est au contraire très réfléchi. C'est certainement quelque chose qu'elle voulait faire depuis longtemps sans en avoir l'occasion. David était parti abruptement, sans qu'ils puissent vraiment s'expliquer, un goût d'inachevé en somme. Toutes les scènes entre Emily VanCamp et Ken Olin sonnaient très justes. Il y avait ce mélange logique de pudeur, de non-dits, d'envie de dire tout ce que l'on a sur le coeur sans trouver les mots ... Le fait que David parte avec Rebecca m'a paru un peu too much. J'imagine que ça n'est que pour quelques jours, histoire d'épauler sa fille, et Holly aussi, dans les moments difficiles qu'elles s'apprêtent à traverser. Toute la partie sur la découverte de la fraude de Tommy était bien menée et c'est une bonne idée d'avoir fait intervenir Saul.

   Une bonne partie de l'épisode est consacrée à la rencontre tant attendue de Ryan Lafferty avec Nora. Le parallèle avec les scènes de David et Rebecca m'a semblé bien trouvé. Là aussi, les scènes sonnaient très justes. J'avais un peu peur du choix de Luke Grimes pour interpréter Ryan mais je le trouve plutôt bon. Une certaine complicité s'installe déjà avec Nora, après quelques moments d'hésitation et d'incompréhension mutuelle. Dommage qu'il décommande à la dernière minute sa venue à L.A. Ca n'est que partie remise. J'ai ressenti un légère déception quand même du fait que l'on apprenne rien, ou presque, sur lui. Hormis qu'il est à l'université et qu'il travaille dans un bar pour se payer ses études, tout est encore très flou. J'imagine qu'il a plus de problèmes qu'il ne le dit. On le sent très paumé et vu sa tête, il se droguerait que ça ne m'étonnerais pas ! Bon, ça ferait un peu redite avec certaines intrigues de Justin quand même. Je me demande comment Ryan va être accueilli par les Walker et s'il va rester. Je ne le sens pas.

   La dernière partie de l'épisode consiste à séparer encore un peu plus le couple Kitty/Robert, on se dirige tout droit vers une séparation terrible. L'attitude de Robert est exaspérante mais elle colle parfaitement avec le personnage, il ne s'est pas réveillé égoïste un matin. Il l'a toujours été et on savait que tôt ou tard son ambition poserait problème. On y est. Là encore, les quelques scène que Calista Flockhart et Rob Lowe partagent sont empreintes de justesse. La présence de Kevin dans tout ça est importante aussi. Je m'attendais à ce que Kitty s'en prenne à lui, et elle dit elle-même qu'elle aurait certainement réagi comme ça dans un autre contexte, mais il n'en est rien. Elle se confie à lui et c'est bien plus précieux.

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// Bilan // Un épisode tout en douceur qui s'écoute plus qu'il ne se regarde. Tout réside dans les dialogues, touchants, et dans la performance toujours très juste de chacun des acteurs, même du petit nouveau ! Dans deux semaines, l'événement sur ABC c'est la diffusion exceptionnelle d'un double épisode entre 21h et 23h. En termes d'audience, c'est risqué. Mais deux heures de Brothers & Sisters, ça ne se refuse pas !

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