05 septembre 2012

Elementary [Pilot]

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Pilot // Diffusion le 27 septembre

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What About ?

 Après être tombé en disgrâce à Scotland Yard et passé par la case désintox, le détective Sherlock Holmes doit désormais, sur ordre de son père, être accompagné nuit et jour du Dr Joan Watson, afin qu'il ne commette aucun nouvel écart. Consultant pour la police de New York, il entraîne ainsi la jeune femme dans ses folles enquêtes. Lui, habitué à toujours être la personne la plus intelligente où qu'il se trouve, et elle, humaine et hantée par une erreur qu'elle ne parvient pas à se pardonner, forment un duo complémentaire. Elémentaire ?

Who's Who ?

Drama créé par Robert Doherty (Médium) et produit par Sarah Timberman et Carl Beverly (Unforgettable, A Gifted Man). Réalisé par Michael Cuesta (Homeland, Dexter, Six Feet Under). Avec Jonny Lee Miller (Eli Stone, Dexter, Dossier Smith, Trainspotting), Lucy Liu (Charlie et ses drôles de dames, Ally McBeal, Dirty Sexy Money, SouthLAnd), Aidan Quinn (Légendes d'automne, Prime Suspect, Weeds)...

What's More ?

 Steven Moffat, le créateur du Sherlock anglais, avait été approché par CBS dans un premier temps pour développer une adaptation américaine de la série à succès. Face à son refus, la chaîne n'a pas abandonné l'idée et s'est tournée vers d'autres scénaristes et producteurs pour travailler sur un projet dans la même veine.

Jonny Lee Miller, la star de cette version, et Benedict Cumberbatch, celle de Sherlock, se connaissent très bien et sont même amis. Ils ont tous les deux joué, en alternance, le mythique rôle du professeur Frankenstein sur les planches à Londres sur une mise en scène signée Danny Boyle. 

So What ?

   La polémique entourant Elementary me fatiguait avant même d'avoir commencé et cela fait six mois qu'elle dure, bien que les choses se soient calmées dernièrement, les fervents défenseurs de la série anglaise et admirateurs de Benedict "Bogdanoff" Cumberbatch se retrouvant à court de matière et d'argument. Ridicule, vous avez dit ridicule ? Oui, car le mythique détective n'appartient qu'à une seule personne, Sir Arthur Conan Doyle, et certainement pas à Steven Moffat et à la BBC. L'idée même de placer le personnage dans un contexte moderne n'est tout de même pas révolutionnaire. Il faut avoir l'honnêteté de le reconnaître. Ce qui n'enlève rien aux qualités de Sherlock, apparemment très nombreuses. C'est donc le moment de cette review où je vous avoue que je n'ai pas vu cette version. Je vous donne l'autorisation de m'insulter. Que CBS veuille s'engouffrer dans la brèche, ouverte rappelons par le film de Guy Ritchie et non le show de la BBC, est somme toute assez logique, inévitable même. L'occasion était trop belle. Mais pourquoi tant de haine ? En évitant le petit jeu des comparaisons stériles -que je serais bien incapable d'orchestrer vu mes connaissances sur le sujet- il faut reconnaître que la chaîne américaine a fait les choses bien, très bien même ! Elementary n'est peut-être pas à la hauteur de Sherlock, mais ce pilote est fichtrement réussi quand même !

   En théorie, pourtant, la série avait à peu près tout pour me déplaire, qu'elle soit policière étant son premier crime. Au bout du compte, ce n'est effectivement pas la première enquête de Sherlock que je retiens, même si je me suis facilement pris au jeu, amusé par les facéties et les déductions farfelues mais crédibles qui font tout le charme de ce héros atypique -bien que le dénouement soit un peu facile et certainement peu surprenant pour les habitués du genre- mais plutôt son alchimie d'ores et déjà très forte avec Watson, qui a pris les traits d'une femme pour la première fois. A mon avis, c'est la meilleure idée de cette version, même si elle l'inscrit automatiquement dans une mode actuelle initiée par Brennan et Booth dans Bones, Lisbon et Jane dans Mentalist ou encore Castle et Beckett dans Castle, la série la plus proche d'Elementary des trois citées d'ailleurs puisque l'écrivain partage de nombreux points communs avec Holmes, ce qui ne doit pas être innocent. Le scénariste du pilote s'amuse intelligemment dès la scène d'ouverture avec l'idée que les deux personnages puissent former un couple mais cela ne rassure pas nécessairement sur ses intentions sur le long terme. Quoiqu'en dise Robert Doherty, soit sous la pression des fans, soit sous celle de la chaîne, il sera bien obligé, surtout si la série dure longtemps, d'aborder franchement le sujet tôt ou tard. En attendant, ce n'est pas une tension sexuelle sous-jacente qui rend la fine équipe si agréable à suivre, mais la partie de ping-pong qu'ils entreprennent à coup de répliques assassines et inspirées, cherchant chacun de leur coté à percer le mystère de l'autre car, bien évidemment, ils cachent quelques secrets qui serviront à alimenter en fils rouges la suite de la saison et même de la série. Rien de très original à l'horizon toutefois, on reste dans du convenu. Et si Watson, comme dans toutes les autres versions, avait été un homme ? Eh bien les fans de Sherlock auraient encore davantage crié au scandale et cette énième réappropriation du mythe n'aurait rien apporté de nouveau. On peut regretter la dynamique masculine bien sûr, surtout qu'elle aurait pu s'accompagner d'une ambiguïté intéressante entre les deux enquêteurs, mais on est sur CBS, ça avait donc de toute façon très peu de chance d'arriver... Les prestations de Jonny Lee Miller et Lucy Liu sont en tous points irréprochables, lui ne tombant pas dans la caricature de l'extravagant légèrement hystérique et elle évitant la transparence et la féminité à outrance. Le chef de Sherlock n'apporte en revanche pas grand-chose à l'heure actuelle. De manière générale, il y a trop peu de personnages secondaires. Sur le long terme, pourtant, ils deviendront essentiels pour éviter une certaine monotonie.

   Les héros, déjà attachants et plus complexes que la moyenne, la réalisation, nerveuse et rythmée, et les compositions musicales, utilisant essentiellement des violons, apportent à Elementary un cachet inattendu, qui la font passer de cop-show traditionnel à procedural amusant et singulier. Une entrée en matière solide et prometteuse.

What Chance ?

 A moins d'une surprise incroyable, Elementary devrait être le prochain gros succès de CBS, dans la case où The Mentalist a excellemment perfomé pendant 4 saisons (le jeudi à 22h après Person Of Interest). Et ce n'est pas Scandal ou le magazine d'information de NBC qui vont lui faire peur...

How ? 



18 janvier 2011

Dexter [5x 11 & 5x 12]

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Hop A Freighter // The Big One (Season Finale)

2 26o ooo tlsp. // 2 5oo ooo tlsp.

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   On compare souvent les séries de HBO et de Showtime. On dit même parfois que Showtime a dépassé HBO en terme de qualité. Et je suis assez d'accord avec cela à vrai dire. Mais il reste une qualité primordiale à HBO, que n'a visiblement pas Showtime, c'est d'avoir l'audace d'arrêter ses séries à temps, en pleine gloire. Si Dexter continue, je crois que c'est parce que c'est le souhait de la chaîne, pas celui des auteurs, pas celui de Clyde Phillips, le précédent showrunner de la série qui n'a pas travaillé sur cette saison 5. Dexter aurait pu vivre encore de belles années mais on sent les scénaristes à bout de souffle. Ils se sont efforcés de renouveler la série mais il n'y a plus que l'évolution du héros qui est intéressante. Tout ce qui tourne autour n'est qu'accessoire et usé. Les ficelles sont prêtes à rompre. On pourrait résumer cette saison à la première et à la dernière scène. Tout ce qui a été construit a été raturé, effacé. Le final aurait pu être grand, ambitieux et ouvrir le dernier chapitre de la saga. Il n'en est rien. Il dilue à l'infini les grands enjeux. Le grand enjeu ? Depuis la mort de Rita, il n'y a guère plus que le secret de Dexter vis à vis de Debra qui nous tient en haleine. Quand va-t-elle découvrir le vrai visage de son frère ? On s'en approchait doucement la saison dernière, la piste de l'époque a d'ailleurs été complètement abandonnée sans explication. On s'en est encore plus rapproché dans ce final, il n'y avait qu'une vulgaire bâche qui la séparait de la vérité. C'était un peu ridicule quand on y pense, mais j'ai retenu mon souffle, j'ai vécu la scène intensément. J'y ai cru. J'imagine donc que ce n'était pas si raté que cela... La série doit-elle alors se terminer sur cette révélation ? Que le temps risque de nous paraître long d'ici là. Tiens, je m'ennuie déjà.

   Quand on réfléchit bien, la scène suscitée est la seule qui génère une véritable tension. On pourrait éventuellement citer celle du camion, lorsque Quinn est sur le point de surprendre Dexter avec le corps mort de Liddy, mais à ce moment précis, il ne fait aucun doute que notre ami va s'en sortir. Au mieux, c'était l'occasion de régler enfin son compte à Quinn. Moi qui croyais qu'il y passerait cette année. Encore raté ! On aurait au moins pu nous offrir cette petite satisfaction là. Après, je reconnais que par rapport à Debra, ça ne l'aurait pas fait. Elle a été asses maudite comme ça. Ce qui nous conduit donc à un happy-end quasi-général avec en special guest les deux stars des Feux de Dexter, Laguerta et Batista. Je ne comprends pas pourquoi les scénaristes tiennent tant à maintenir ce couple en vie, comme s'ils craignaient des représailles de la communauté latino ! Au moins Masuka reste droit dans ses bottes : loser un jour, loser toujours.

   Lumen. Je n'ai pas encore parlé de Lumen. Elle représente ce qui est arrivé de mieux à la série cette saison. On nous l'arrache en douceur pour la cloturer mais je suis intimement persuadé qu'elle reviendra la saison prochaine. Pas forcément dès le premier épisode, mais elle reviendra. Ce serait criminel de se séparer de ce personnage, surtout quand on a pris tant de temps à l'introduire. L'absence de son dark passenger risque en revanche de la rendre beaucoup moins intéressante. Elle saura toujours, mais sans ses pulsions meurtrières, ne sera-t-elle pas qu'une Rita-bis ? J'ai d'ailleurs beaucoup aimé la scène où elle se réveille baignée de lumière et que Dexter la contemple. On aurait cru Rita. De manière générale, toutes les scènes que partagent Dexter et Lumen dans les dernières minutes du final sont bouleversantes. Julia Stiles et Michael C. Hall ont trouvé l'alchimie parfaite. J'ai pris soin d'éviter de parler de Jordan Chase et de son exécution finale. Il n'y a tout simplement rien à dire. Tout se déroule de manière automatique, sans surprises, et vite, très vite.       

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// Bilan // A trop tirer sur la corde, elle finit inévitablement par casser. Dexter nous aura à l'usure, le travail a déjà bien commencé. Si seulement la saison 6 pouvait être la dernière, à condition que les scénaristes promettent de tout donner...

10 janvier 2011

Dexter [5x 09 & 5x 10]

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Teenage Wasteland // In The Beginning

2 11o ooo tlsp. // 2 54o ooo tlsp.

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   Les menaces se multiplient pour Dexter mais la tension a toujours beaucoup de mal à se faire sentir en cette saison 5 alors que la conclusion approche. Stan ? Ses intentions sont tellement floues qu'il est difficile de le prendre au sérieux. Mais ses preuves sont finalement plus importantes que lui. J'imagine déjà Debra les découvrir en guise de cliffhanger de fin de saison. Je le vois en tous cas mal remettre à Laguerta ses photos et ses enregistrements alors qu'il la déteste. Peut-être que Quinn reviendra vers lui, que Dexter apprendra la manigance et qu'il organisera un double massacre Stan+Quinn ? Ce serait plutôt plaisant, même si on s'inscrirait alors dans du déjà vu. Mais ce serait raccord avec le reste de la saison, non ? En ce qui concerne Jordan Chase, disons que la menace qu'il représente est beaucoup plus pesante et je suis heureux de constater que Jonny Lee Miller est capable de jouer les grands méchants sans paraître ridicule. Il me fait peur moi, Jordan. Cela dit, il serait temps qu'il passe à l'action et qu'il s'attaque directement à sa cible plutôt que de tourner autour du pot. J'espère que son piège sera à la hauteur des espérances. Puisque j'en suis à faire des prédictions, j'ai le sentiment que Lumen ne finira pas la saison vivante. Vu le raisonnement habile de Debra et sa phrase "ça aurait pu être moi", j'ai le sentiment que Dexter va être sur le point de se faire coincer mais s'en tirera avec une pirouette portant le nom de Lumen ! Elle portera le chapeau pour lui et l'affaire sera réglée ! J'espère sincérement me tromper : d'abord parce que ce serait sans surprise et Dexter ne nous avait pas habitué à cela, ensuite parce que je me suis attaché à Lumen et je souhaite qu'elle fasse toujours partie de la série la saison prochaine.

   Ceci étant dit, je me demande si les scénaristes ne sont pas allés trop loin en faisant passer aussi vite la relation entre Dexter et Lumen au stade supérieur. On se doutait bien que ça finirait par arriver mais pas maintenant et pas après le premier meurtre de Lumen. Disons que la succession des événements m'a paru grossière et peu inspirée. La scène en elle-même était super forte. Il y a une véritable alchimie entre Michael C. Hall et Julia Stiles. Je trouve d'ailleurs que cette dernière est de plus en plus bonne. Elle a réussi à me faire oublier Rita, mais pas Leila. Vous vous souvenez de Leila ? On peut déceler quelques points communs entre Leila et Lumen mais Lumen n'a pas son tempérament de feu (c'est le moins que l'on puisse dire) et sa sensualité quasi-bestiale. C'était une belle époque...

   Je ne m'attendais pas du tout à ce qu'Astor revienne. Je m'étais fait à l'idée que les scénaristes avaient choisi de se débarrasser des enfants de Rita par facilité et que, par conséquent, on n'était pas prêt de les revoir. La "nouvelle" Astor était agaçante au possible en début d'épisode, répondant à tous les clichés sur l'adolescente rebelle. Et puis le portrait a été creusé de manière plus subtile, en le croisant avec celui d'un Dexter prouvant qu'il peut être un bon père. Le furtif "I Love You" dans la voiture m'a beaucoup ému. J'ai moins aimé les scènes entre Dexter et Harry, tout simplement parce qu'on est en train de dépasser la ligne jaune. Harry se comporte de moins en moins comme un fantôme et de plus en plus comme un personnage à part entière et cela me dérange profondément. Attention à ne pas trahir l'esprit originel de la série ! Déjà qu'on s'en est pas mal éloigné ces derniers temps...      

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// Bilan // Si Dexter nétait pas aussi bien réalisée et interprétée, je ne sais pas si la critique l'adulerait encore. Cette saison est moins bonne, c'est une évidence, mais est-elle pour autant mauvaise ? L'évolution du show n'est-il pas logique et les redondances inévitables ? Après avoir dévoré ces deux épisodes, j'aurais tendance à être indulgent en regard de tout le travail accompli depuis la première saison. L'ensemble me paraît cohérent, l'évolution du personnage principal aussi. Il est forcément moins fun tel qu'il est aujourd'hui. Il entre toujours un peu plus dans le rang, mais j'ai toujours bon espoir que les prochaines saisons le replongent dans la noirceur des débuts afin de boucler la boucle dignement. Cette saison 5 n'est qu'un encas. 

22 juillet 2009

Eli Stone [2x 13]

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Flight Path (Series Finale) // 2 7oo ooo tlsp.

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   Eli Stone a commencé sur "Faith" de George Michael et se termine sur un grand halo de lumière, accompagné d'un happy-end. Comme pour nous dire que tant qu'on a la foi, quelle qu'elle soit, tout va bien. Je suis un peu triste que si peu de gens aient eu l'occasion de se plonger dans l'univers un peu fou de cet avocat rêveur et utopiste, car Eli Stone fait partie de ces rares séries qui vous mettent du baume au coeur et qui bousculent vos émotions à travers quelques scènes, en quelques mots et quelques notes de musique. On reconnaît bien là l'ami Greg Berlanti, créateur de la série aux cotés de Marc Guggenheim. On lui doit déjà la simple et charmante Everwood, mais aussi Brothers & Sisters, Jack & Bobby et Dirty Sexy Money. Toutes ces séries possèdent un point commun malgré toutes leurs différences : elles traitent de la relation père/fils, et même plus largement de la relation père/enfant, avec beaucoup de justesse et de pudeur. Voilà une thématique universelle qui parle à tous. L'épisode final d'Eli Stone réconcilie le père et le fils Stone dans une scène magnifique, amenée de manière peu subtile certes, mais qui touche profondément si l'on s'est investi émotionnellement dans les doutes et les pérégrinations du héros au cours de ces 26 épisodes. Une bien belle conclusion qui permet de ne pas terminer la série sur un goût amer comme c'est trop souvent le cas pour les séries stoppées en pleine course.

   Ce Series Finale n'est clairement pas à la hauteur de certains épisodes de la saison 1 mais il me réconcilie avec Eli Stone après quelques déceptions au cours des derniers épisodes. Sans doute par manque de moyen, en effets spéciaux et en droits d'auteur, il a fallu faire une croix sur les scènes chantées et dansées si sympathiques et sur les visions impressionnantes d'Eli. On a tout de même droit dans ce final à un crash d'avion un peu brouillon. Il a fallu aussi faire une croix sur les interventions hilarantes de Patti mais, pour le coup, je ne comprends pas pourquoi. Loretta Devine va me manquer et j'espère la retrouver très vite dans une autre série (puisque c'est foutu pour Legally Mad). En revanche, la série nous a toujours gâté en guest-stars et ce dernier épisode ne déroge pas à la règle avec la présence de Jaime Murray (Dexter, Les Arnaqueurs VIP) et la trop courte apparition de Gregory Smith (Everwood) sous forme de clin d'oeil. A noter qu'il se cherche toujours capillairement parlant et il n'arrive décidément pas à se trouver. C'est une catastrophe ! Le cas du jour, le dernier, est particulièrement émouvant et s'accorde parfaitement avec les intrigues d'Eli et des autres personnages. Taylor et Matt décident de se marier, Jordan voudrait reconquérir sa femme et Eli avoue, sans le vouloir, son amour pour Maggie à son père. Sans s'en rendre compte, il a également sauvé la vie de Grace, son âme-soeur, que l'on ne voit pas évidemment mais qui n'a jamais quitté notre esprit depuis son unique apparition dans l'épisode 2 de la saison 2. Y'a pas à dire, Eli va me manquer.

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// Bilan // C'est sur un bien belle note que s'achève pour nous la drôle de vie d'Eli Stone et de ses amis. On aurait aimé que cela continue, tant la mythologie de la série paraissait riche, mais le sort en a décidé autrement. Pour tous ceux qui n'ont jamais eu l'envie ou l'occasion de se pencher sur la série, pensez-y ! Elle vaut le coup. Bye Bye Eli !

    

14 juillet 2009

Eli Stone [2x 12]

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Tailspin // 2 7oo ooo tlsp.

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  Eli Stone a retrouvé un peu de sa folie et de son originalité à travers cet épisode. Notamment via les frasques, certes discrétes, de Patti : "I Don't Do TP (Toilet Paper) !". Mais aussi, et surtout, grâce aux visions d'Eli. Celle du début d'épisode avait un goût de déjà-vu (ce n'est pas la première fois qu'un avion passe au dessus de sa tête en manquant de l'écraser) mais la suite était pleine de surprises, et je retiens surtout l'apparition de Grace à 16-17 ans. D'ailleurs, l'actrice a été plutôt bien choisie avec sa mimique finale, si caractéristique du jeu de Katie Holmes. Je suis persuadé que si la série avait duré, l'actrice serait revenue, pourquoi pas pour le dernier épisode, histoire de clôturer dignement la saison... ou la série ! Là, ils n'ont pas eu le temps. La vision d'Eli, liée à celle de son père, n'avait pas grand grand intérêt en soi mais c'était une belle idée. Les apparitions de Mr Stone sont toujours très fortes en émotion, celle-ci n'a pas dérogé à la règle.

   Le cas de la semaine était intéressant, très lié à l'actualité encore une fois, puisque consacré aux fameux parachutes dorés dont on parle beaucoup en ces temps de crise. Et la série s'est permise de ressortir sa carte magique : l'utopie ! Bien-sûr que le procès mené par Eli et Jordan est totalement utopiste mais c'est justement tout l'intérêt de la chose. N'est-ce pas ce dont on a besoin par les temps qui courent ? A coté de ça, la rivalité entre Weathersby et Posner a été bien utilisée à l'occasion du remise de prix. L'occasion pour Tom Amandes de jouer le salaud imbu de lui-même à la perfection ! Dans mes souvenirs, Posner n'était pas aussi con. On se dirige vers une Maggie de retour au cabinet Weathersby, puisque les méthodes de Posner la dégoûte et à juste titre ! Sinon, pas mal de guests dans cet épisode, pas de grands noms mais des visages que les sériphiles connaissent bien : Kurt Fuller, Gina Torres, Todd Grinnell et toujours Kerr Smith bien-sûr.

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// Bilan // On a connu mieux mais cet avant-dernier épisode d'Eli Stone est correct, avec pas mal de bonnes idées. Il manque malheureusement toujours quelque chose. 

07 juillet 2009

Eli Stone [2x 11]

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Mortal Combat // 2 7oo ooo tlsp.

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   Vous voyez la tête que fait Eli sur l'image ci-dessus ? Eh bien j'ai fait la même après avoir regardé cet épisode ! "Whaaaat ?" J'ai l'impression que la série perd de toute sa richesse et de toute sa folie depuis quelques épisodes. Comme si les scénaristes, savant la série condamnée, avaient baissé les bras. C'est bien dommage. Il suffit de se pencher sur les personnages : que leur reste-t-il de leur esprit d'antan ? Matt commence à devenir quelqu'un de bien depuis qu'il sait qu'il va être père, Maggie est devenue une pro du barreau alors qu'il y a encore quelques temps elle ne savait même pas ce qu'était une jurisprudence, Eli, notre héros bien-aimé, n'entend plus de chansons dans sa tête et ses hallucinations sont de moins en moins folles et pertinentes... Et que dire de cette pauvre Patti qui n'apparaît plus que 15 secondes par épisode ? Ah et Keith a complêtement disparu ! Non, ça ne va plus du tout ! Il y a tout de même une évolution intéressante, concernant Maggie, c'est qu'elle devient vilaine ! Depuis qu'elle a couché avec Eli, elle est odieuse. Elle a vendu son âme au diable en décidant de travailler avec Posner (qu'on ne voit plus non plus d'ailleurs) et elle va même jusqu'à flirter avec l'ennemi, en la personne de Kerr Smith, qui dévoile ainsi enfin l'intérêt de son personnage qui errait depuis quelques temps dans les parages sans que l'on sache pourquoi.

   La totalité de l'épisode est consacrée à un procès, un procès pas super amusant, ce qui rend l'ambiance encore plus lourde qu'elle ne l'était déjà, mais heureusement intéressant. Il permet d'engager une réflexion sur la place du journalisme aujourd'hui aux Etats-Unis (et ça vaut pour le reste du monde) et le respect de plus en plus bafoué du 1er amendement de la Constitution Américaine qui, rappelons-le, correspond à la liberté de la presse et à la liberté d'expression (à la liberté de religion aussi mais on est hors-sujet là). Bien évidement, on est dans une série sur un grand network, le sujet n'est pas plus approfondi que ça mais c'est déjà pas mal de l'aborder. L'issu du procès n'est pas particulièrement optimiste par ailleurs.

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// Bilan // Où est passé le vrai Eli Stone, celui qui amuse et qui étonne ? Déjà mort ?

 

30 juin 2009

Eli Stone [2x 1o]

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Sonoma // 2 5oo ooo tlsp.

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   Eli Stone est de retour pour un dernier tour de piste, ABC l'ayant annulée, elle aussi. Difficile de faire autrement vu ses scores d'audience en même temps. Ca se confirme en tous cas avec cet épisode : la saison 2 est un peu moins bonne que la première dans l'ensemble. Cet épisode était assez prometteur et puis il était finalement juste sympathique. Depuis quelques temps, les scénaristes galéraient un peu pour réunir les personnages principaux puisqu'ils sont divisés dans deux firmes différentes. Plutôt que de s'affronter, cette fois ils collaborent lors de "vacances" à Sonoma. Les intéractions entre eux étaient bonnes. Matt et Taylor forment un couple attachant, tout le temps en train de se chamailler, on sent malgré tout qu'ils s'aiment très fort. Ils sont amusants. Les vannes entre Eli et Matt sont toujours les bienvenues et puis la romance entre Eli et Maggie n'a jamais vraiment été exploitée jusqu'ici, le moment semble venu. Ils couchent ensemble ! C'est un événement quand même ! Malheureusement, on n'insiste pas tellement là-dessus. Ils s'engueulent déjà et se font la tête. C'est pas énervant mais presque. Concernant le cas juridique de la semaine, il est plutôt ennuyeux en lui-même. Le seul intérêt, c'est que la juge soit l'ex-petite-amie de Matt, ce qui provoque forcément chez elle des réactions étranges. Matt puis Taylor se retrouvent en garde à vue !

   La partie qui m'a le plus ennuyé, c'est celle de Nathan et du Dr Chen à propos des pratiques du Dr Lee et du fameux journal de Aaron. On est en plein dans la mythologie de la série mais ce n'est pas aussi intéressant qu'en saison 1. En fait, je n'aime pas trop ces deux personnages. Ils ne sont pas drôles et ils se prennent la tête inutilement. Le coup du double anévrisme pour Eli est assez bien trouvé mais je ne vois pas trop où cela peut nous mener. A sa mort dans le dernier épisode ? Je ne sais pas si les scénaristes ont réussi à boucler les intrigues et puis cela irait à l'encontre de ses visions de la saison 1. J'aimerai le voir accomplir son destin mais peu de chance que ça arrive... Autrement, j'adore toujours autant Patti. Elle était mignonne avec Jordan. Mais ce n'est pas la peine de les mettre en couple, hein...

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// Bilan // Tout cela reste hautement sympathique mais il manque quelque chose. Et je ne parle pas de la traditionelle scène chorégraphiée du début qui était vraiment très courte. On se demande bien l'intérêt de dépenser du fric dans des décors et des costumes, ainsi que dans des droits musicaux, pour si peu ! 

 

06 janvier 2009

Eli Stone [2x o9]

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Two Ministers // 3 8oo ooo tlsp.

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   C'est ainsi qu'Eli Stone nous quitte provisoirement : sur un saignement de nez. C'est triste je trouve. Voilà une série qui méritait bien mieux que ses piètres performances depuis la rentrée. D'ailleurs, elle est la 14ème série préférée des critiques US pour le deuxième semestre de l'année 2008, devant Desperate Housewives, Fringe, Californication, The Mentalist ... et derrière House, Dexter, Pushing Daisies, 30 Rock ... Plutôt pas mal pour une série méconnue. Comme pour Dirty Sexy Money et Pushing Daisies, il va falloir (longuement) patienter pour découvrir les 3 derniers épisodes de la série. L'été prochain ? Sans doute. Plutôt rageant.

   L'épisode n'était pas parmi les meilleurs. Dans un sens, c'est pas plus mal. Ca permet de regretter un peu moins la série et de rendre l'attendre légèrement plus vivable. D'un autre coté, la quitter sur une belle note est appréciable aussi. Donc un peu déçu. Le problème, c'est que, pour une fois, tout était très prévisible. Je l'avais d'ailleurs dit dans ma précédente review : si Beth ne se marie finalement pas avec Nate, c'est à cause d'Eli et des sentiments qu'elle a toujours pour lui. C'était couru d'avance, l'idée perd donc de son charme. Elle était pourtant assez bonne ! L'engeulade finale entre Nate et Eli était très forte, aussi forte qu'injuste d'ailleurs. Nate s'en prend à son frère et on le comprend mais Eli n'y est pour rien. Au contraire même, Nate lui doit beaucoup. Le personnage de Beth est un peu trop lisse à mon goût et pas très intéressant. Mais la bonne surprise c'est que l'on ignorait qu'elle savait si bien chanter ! Joli moment musicale bien que la chanson en question soit dégoulinante de bons sentiments. Je pensais que le fils de Beth allait entrer dans l'intrigue à un moment donné mais non. Dommage, ça aurait pu être une piste intéressante.

    Le reste de l'épisode est partagé entre deux storylines mollassonnes : Taylor et Matt s'inquiétent pour leur bébé qui semble avoir quelques problèmes (on apprend à la fin que tout va bien) et le duo Eli/Keith qui reprend du service sur une nouvelle affaire finalement assez classique où une femme pasteur a fraîchement changé de sexe pour devenir un homme, chose que sa paroisse n'accepte pas, il s'est donc fait remercier. Quand je dis que cette histoire est classique, c'est dans le sens où toutes les séries judiciaires ont eu au moins une fois une affaire similaire. Ally McBeal en a eu, je m'en souviens, et d'autres également. C'est très bien d'en parler mais on tombe systématiquement dans les même discours. Keith a montré un point de vue très limite assez représentatif d'une partie de la population et c'est le seul truc "original" que je retiens de cette affaire. Il y a aussi les apparitions de Stéphanie Niznik (Everwood, Life Is Wild ...) en avocate qui ont retenu mon attention. Elle est vachement plus crédible les cheveux bruns n'empêche ^^

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// Bilan // Un épisode qui me semble avoir été un peu bâclé. Il était prometteur, vu le cliff' du précédent épisode, et il n'a finalement été que très prévisible. A dans quelques mois, Eli ...