17 février 2013

Looking [Pilot Script]

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LOOKING (aka LORIMER)

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Dramédie // 26 minutes

Ecrit par Michael Lannan David Marshall Grant (Brothers & Sisters, Smash). Produit par Sarah Condon (Bored To Death). Pour HBO. 35 pages.

Patrick, Dom et Agustin, trois homosexuels trentenaires, tentent de se faire une place au soleil à San Francisco. Le premier cherche désespérement l'homme de sa vie, alors que les propositions ne manquent pas,; le deuxième enchaîne les conquêtes, mais ne s'en satisfait plus; et le dernier s'apprête à emménager avec son copain, bien qu'il ne soit pas tout à fait sûr de lui...

Avec Jonathan Groff (Glee), Frankie Alvarez et Murray Bartlett.

 

   Je me suis lancé dans la lecture de Lorimer (titre provisoire) avec l'espoir -sans doute trop ambitieux- que ce soit GAYS, la version homo de GIRLS. Après tout, son créateur, un débutant remarqué grâce à un court-métrage dont la série est adaptée, aurait pu être le nouveau Lena Dunham ! A priori, il ne le sera pas, que la série voit le jour ou non. Il a sûrement beaucoup de talent, mais à en juger sur ce premier script, il n'a pas la même finesse que la nouvelle papesse de HBO, ni le même sens du réalisme. Cela dit, les deux séries iraient potentiellement très bien ensemble. Elles s'adressent plus ou moins à la même génération et s'intéressent à un petit groupe d'amis auquel on pourrait facilement s'attacher au bout de quelques épisodes.

   Mais les héros sont beaux. Trop beaux. Les personnages secondaires aussi. Normalement, aucun d'entre eux ne nous collera sa petite bite sous le nez pendant 26 minutes chaque semaine. Alors que les seins dégoûtants de Lena, on les connait déjà par coeur ! Et c'est curieusement... attirant ? Lorimer est osée parce que faire une série rien qu'avec des homos, même sur le câble, ça l'est par essence, encore aujourd'hui. Il y en aurait eu d'autres sinon. On n'en a plus eu depuis Queer As Folk, terminée il y a huit ans; et The L Word, achevée il y en a 4 ! Et si ces séries ont marqué, c'est plus par leur singularité que par leur excellence. Dans les deux cas, en caricaturant un peu, c'était des soaps, sauf que les gens qui couchaient ensemble étaient du même sexe. Cela ne les a pas empêché d'aborder des sujets graves, mais c'était rarement fait avec une grande subtilité. Lorimer est dans le même esprit, voire plus superficielle encore car son format de 26 minutes risque de l'empêcher d'aller au fond des choses. Si Patrick est un personnage qui parait d'emblée intéressant et profond, ses deux comparses ne semblent là que pour le divertir, et nous par la même occasion. L'ensemble manque d'émotion. On attend ce moment où l'on va sortir de la caricature, une fois les personnalités de chacun posées, mais il n'arrive pas. Les soirées branchées s'enchaînent, puis les réveils ensoleillés... nul doute que leur vie nous fera un peu rêver, mais sauront-ils nous toucher ? Et puis l'auteur veut absolument ancrer la série dans la modernité, ce qui n'est pas une mauvaise chose à la base, sauf que ça se voit trop. Facebook, Twitter, Grindr... et d'autres trucs que je ne connaissais même pas sont cités. C'est un peu lourd. 

   Malheureusement, Lorimer ne sera pas LA voix ni même UNE voix d'une génération de gays. Elle possède son charme et pourrait être tout à fait plaisante, mais elle n'a ni l'allure ni la finesse d'une série de HBO sur le papier. Je mise beaucoup sur la réalisation, qui pourrait beaucoup lui apporter. Sur les interprètes aussi, même si le choix de Jonathan Groff pour incarner Patrick me laisse circonspect. Mais rien que pour le symbole, elle mérite d'exister. 


29 mai 2011

Glee [2x 21]

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    Je ne comprendrais jamais comment les scénaristes de Glee fonctionnent. J'ai l'impression que c'est beaucoup d'improvisation et qu'ils n'ont pas de vision globale de ce qu'ils veulent faire un mois à l'avance. Cela fait deux ans que le Glee Club attend les Nationals comme le messie et on ne ressent aucune pression autour du concours alors qu'il a lieu dans le prochain épisode. Peut-être était-ce le but de ces auditions menées par un Jesse St James plus tête à claque que jamais ? Auquel cas, c'est vraiment raté. J'ai apprécié les solos de Santana (géniale sur Back To Black) et de Mercedes (quelle voix et quel charisme !), moins ceux de Kurt et de Rachel, qui étaient une fois de plus dans l'exagération, avec tout de même de l'émotion pour la diva des bacs à sable. Mais la pression est-elle montée pour autant ? Non, pas du tout. On se retrouve même avec une mauvaise nouvelle sur les bras : il y aura de la chanson originale dans l'air pour les Nationals ! J'ai rien contre, mais dans un épisode aussi important, ça me laisse perplexe. Le fait qu'il faille la jouer collectif cette fois-ci est a priori une bonne chose : pas de mise en avant outrancière d'un ou deux membres du groupe seulement. Je me demande quand même quand est-ce que les garçons du Glee Club vont être davantage sur le devant de la scène. Hormis Finn et Kurt, les autres n'ont vraiment pas eu grand chose à faire cette saison. Puck a plus fait de la figuration qu'autre chose...

   Tandis que St James jouait au grand méchant avec un Jonathan Groff peu convaincant et tout sauf charmant, Sue Sylvester dévoilait plus que jamais sa fragilité. La mort de Jean, sa soeur, a réveillé en elle le peu de compassion humaine qu'il lui restait et cela a même réactivé son coeur ! Honnêtement, Jane Lynch était bouleversante. J'ai pleuré à chaudes larmes pour la première fois devant Glee. Le discours, puis la prestation sur Pure Imagination, étaient deux grands moments qui resteront certainement parmi les plus forts de la série. Impressionné je suis. Sa promesse de changer à la fin de l'épisode me fait peur. Si Sue devient gentille, quel est l'intérêt du personnage ? D'un autre coté, sa méchanceté devient de plus en plus caricaturale et de moins en moins amusante. Je ne sais pas comment les scénaristes vont se sortir de cette situation, mais ça risque d'être compliqué ! Enfin, tout va dépendre de la réussite ou de l'échec du groupe aux Nationals je pense. S'ils deviennent des winners, leur statut au lycée va changer. Ce serait intéressant de changer un peu de discours mais Glee est-elle prête à changer ? La nouvelle rupture entre Finn et Quinn me fait dire que non. En tous cas, ces histoires de coeur mièvres et tièdes feront certainement toujours partie du package malheureusement... Quinn va peut-être devenir la vraie peste que l'on attend, et ça c'est plutôt enthousiasmant !

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// Bilan // Toute la partie consacrée au deuil de Sue était bien trop réussie pour que je me permette de faire la fine bouche. Mais... quand même... la série souffre toujours de sérieuses faiblesses. Direction New York maintenant !  

Posté par LullabyBoy à 14:12 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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