03 février 2013

Parenthood [Saison 4]

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Saison 4, 15 épisodes // 5 310 000 tlsp.

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   "'Parenthood' makes me happy and makes me sad at the same time. Everytime. #TeamBraverman". Voilà une phrase que j'avais tweetée en toute innocence en novembre dernier, sous le coup de l'émotion d'un épisode à nouveau magistral, et qui a été retweetée par le compte officiel de la série, en y ajoutant : "We call it the Braverman effect!". Et c'est exactement ça. Mon ressenti après cette très belle saison, aussi bonne que la précédente qui était déjà la meilleure à ce jour, pourrait se résumer à cela. Je dois dire que c'est un déchirement de n'avoir encore pu passer à leurs côtés que 15 semaines. Mais il me parait raisonnable de s'en satisfaire et s'en contenter. Jusqu'ici, la série est passée entre les gouttes de l'annulation grâce à la faiblesse globale de NBC, mais ça ne pourra pas durer éternellement. Cela dit, je crois en une saison 5. Le président de la chaîne l'a avoué récemment à demi-mots. Et ce ne sont pas les programmes de mi-saison qui peuvent prétendre prendre sa place (Deception, Do No Harm...). Et puis des saisons plus courtes, ça a l'avantage de forcer les scénaristes à ne pas perdre de temps, à ne pas tirer en longueur certaines intrigues. Mais ça a le désavantage de les forcer à faire l'impasse sur certains personnages. Je pense surtout à Camille, que l'on avait jamais aussi peu vu depuis la saison 1 ! Bonnie Bedelia en est vraiment réduite à faire de la figuration. Zeek a pris un tout petit peu plus de place grâce à l'introduction de son protégé, Ryan, mais c'est tout. Les intéractions entre les frères et les soeurs, qui n'ont jamais été énormes, en ont aussi fait les frais. J'ai très peu de souvenirs de scènes entre eux, à part dans l'épisode de Noël et une soirée entre filles. De par leur travail, Adam et Crosby sont souvent ensemble. Mais les autres ? J'essaye de me convaincre que c'est justement assez réaliste de ne pas les voir toujours fourrés ensemble. J'avoue que cela vient aussi de mon deuil de Brothers & Sisters qui n'a jamais été terminé. Mais j'aime vraiment bien quand Sarah vient demander conseil à Adam. Ou que Julia sort de sa belle maison pour parler à Crosby. C'est trop rare à mon goût. Mais fini les jérémiades. Passons aux nombreux compliments !

   On aurait pu imaginer que le départ d'Haddie pour l'université -premier grand moment d'émotion de la saison- permettrait d'offrir plus de place à Amber, puisque les auteurs ont toujours eu tendance à alterner leur présence, mais il a pourtant fallu attendre un bon moment avant que la jeune femme ne se distingue. Et ça valait le coup de patienter ! Sa romance avec Ryan m'a beaucoup plu. Elle a été présentée dès le départ comme une évidence. Et j'aime les évidences. Traiter du traumatisme de la guerre et de la reconstruction nécessaire au retour à travers le prisme de leur histoire était une jolie idée. Matt Lauria n'est pas le plus grand acteur de sa génération, mais elle a su faire passer correctement le trouble de son personnage. J'ai également apprécié ses scènes avec Joel et sa persévérance, encouragée par Zeek et Amber. Il a rapidement su trouver sa place dans l'ensemble, la rupture a donc été déchirante. La mise en scène de ce passage était d'ailleurs parfaite. Les dialogues, les prestations... tout sonnait parfaitement juste ! Lorsqu'Amber a évoqué le passé amoureux de sa mère pour montrer à quel point il était important pour elle de ne pas commettre certaines erreurs, Parenthood était alors en pleine possession de ses moyens, prouvant sa profondeur et son intelligence. Et des erreurs, Sarah en a encore commis des tas dans cette saison 4 ! Le moment de parler de Hank est arrivé. Je sais que beaucoup ont détesté ce personnage. Je ne fais pas partie de ceux-là. En tout cas plus maintenant. Il a ruiné tout ce que Sarah et l'adorable Mark avaient construit et pour cela, il ne mérite que du mépris, mais il a aussi ajouté la dose de drama nécessaire afin de rendre le couple encore plus fort. Je pensais que Ray Romano ne devait rester à l'origine que quelques épisodes, mais ils ont bien fait de le garder car Hank est vraiment un personnage qui s'apprivoise avec le temps et qui n'a dévoilé son potentiel qu'en bout de course. Je n'ai jamais ô grand jamais voulu qu'il remporte le coeur de l'héroïne, mais au fur et à mesure du temps, j'ai compris ce qu'elle pouvait lui trouver. Cette incartade m'a donc semblé crédible. Et puis ça fait du bien de pouvoir dire que là, Sarah, est allée trop loin et ne pas être capable de lui trouver d'excuse. Dans la "vraie vie", ce sont des choses qui arrivent et qui ne s'expliquent pas. J'ai adoré la résolution de l'intrigue dans le dernier épisode : Sarah n'a plus vraiment de choix à faire car il fuit. Littéralement. C'est tout à fait dans l'esprit du monsieur. Il avait trop peur de perdre. Alors maintenant, quel nouveau défi attend Sarah et Mark ? Le bébé... enfin ? Ces deux-là forment l'un des plus beaux couples de la télévision actuellement. Ils ne cessent de m'émouvoir.

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    Plus les saisons passent et plus Drew sort de l'ombre de sa mère et de sa soeur. Je l'aime vraiment bien ce petit. Sa fragilité transpire de chacune de ses répliques. Son histoire avec Amy n'a pas été un focus de la saison, vu que leur séparation est arrivée très tôt, mais ils nous ont offert quand même l'une des meilleures intrigues, de loin la plus osée en plus. On le sait, l'avortement est un sujet tabou aux Etats-Unis, tès controversé, et lorsque la télévision ose en montrer un, il y a polémique. Peut-être parce que les mentalités évoluent quand même un peu, peut-être aussi parce que Parenthood est très discrète, mais il n'y en a pas vraiment eu suite à la diffusion de cet épisode, hormis quelques articles sur internet. Et tant mieux ! Cela aurait été triste de détourner une si belle réussite. C'était si bien fichu que j'ai pleuré pendant tout l'épisode, et j'avais même sangloté devant la bande-annonce une semaine plus tôt ! Les larmes de Drew dans les bras de sa soeur puis de sa mère, je ne les oublierais pas. A noter que c'est la deuxième fois que Jason Katims parvient à imposer une telle histoire. Il l'avait déjà fait dans Friday Night Lights, sans qu'on ne lui tombe dessus là encore et sans que la chaîne y oppose son véto ! Bien joué. En même temps, dans une série comme celle-ci qui met en avant les valeurs du mariage et de la famille, un avortement est un accident bien malheureux, pas la traduction d'un état d'esprit, ni le résultat d'une débauche. C'est pour Amy le fruit d'une simple négligence,  comme pour la plupart des jeunes filles qui sont confrontées à cette expérience douloureuse. Pour une fois, elles ont pu s'identifier à un personnage. Vous l'aurez compris, cet épisode m'a marqué. Mais le grand arc de cette saison, on le doit à Kristina et son cancer. Beaucoup de séries ont traité du sujet. C'est même devenu un classique, quelque part. Brothers & Sisters l'avait fait avec brio il n'y a pas si longtemps que ça. Les différentes étapes de sa maladie n'ont donc plus de secrets pour nous, des séances de chimiothérapie à la scène du rasage de crâne. L'annonce faite à toute la famille, en présence de Haddie, est finalement le passage qui m'a le plus marqué. Je l'ai vu deux fois d'ailleurs, et j'ai pleuré deux fois. Couper le son en ne se concentrant que sur les visages heureux puis décomposés des Braverman était une brillante idée. Le pan de l'intrigue au cours duquel Adam fait preuve de goujaterie en offrant une perruque à sa femme était intéressant aussi. J'ai juste trouvé too much le message vidéo de Kristina à l'attention de sa famille, "au cas où". Ce qui ne m'a pas empêché de chouiner bien entendu. Monica Potter a été exceptionnelle tout du long et j'espère, sans trop me faire d'illusion, qu'elle sera au moins nommée aux Emmy Awards pour ça. Il serait temps que son talent soit reconnu et que Parenthood ne soit plus totalement snobée... Peut-être que ça viendra sur le tard, comme Friday Night Lights

   Max m'a bien éclaté avec son histoire de distributeur automatique. C'était un fil rouge amusant. J'ai absolument adoré l'épisode où il commence à se poser des questions sur la sexualité. Avant que les auteurs ne l'abordent, j'avoue ne pas avoir pensé qu'il allait forcément rencontrer des difficultés dans ce domaine. J'espère que la série durera suffisamment longtemps pour que l'on puisse assister à ses premiers émois. Cela promet d'être déchirant, et pas seulement pour lui, pour ses parents aussi... A côté de toutes ces storylines très fortes, on aurait pu s'attendre à ce que Julia et Joel, à nouveau, héritent des restes mais cela n'a pas été le cas. Ils ont été bien mis en avant à travers l'adoption complexe de Victor. On a l'habitude de voir dans les séries des greffes qui se font relativement facilement. Elles ne prennent en tout cas jamais vraiment le temps de développer le sujet. Parenthood s'est payée ce luxe. Cela a montré ses limites parfois, avec un sentiment de redite inévitable sur certains épisodes, mais ça valait la peine au bout du compte de s'ennuyer de temps en temps. Ce petit Victor était terriblement attachant, et la détresse de Julia m'a plus d'une fois bouleversé. A la limite, ce que je regrette, c'est que l'impact sur Sydney de cette arrivée dans la famille n'a pas été centrale. J'aurais aimé plus de scènes où Julia et Joel lui expliquent la situation. Hormis quelques vexations passagères, elle s'en sort plutôt bien la petite. Mais bon, après tout, tout n'a pas toujours besoin d'être super compliqué non plus. La déception de la saison, et encore, revient donc à Crosby, Jasmine et Jabbar. Disons qu'il ne leur est rien arrivé de passionnant et que, sur la fin de la saison, la guéguerre avec la belle-mère n'était vraiment pas très inspirée. Elle avait même tendance à rendre chacun d'entre eux agaçants : lui parce qu'il ne supportait rien; elle parce qu'elle était incapable de tenir tête à sa mère; et cette dernière parce qu'elle a abusé de leur hospitalité, agissant un peu comme une diva. Bof bof.

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// Bilan // Parenthood, ou le plaisir des choses simples. Le bonheur sans cesse renouvelé de se pencher sur les maux des Braverman. Avoir envie de leur dire que tout va bien se passer. Sentir qu'on fait un peu partie de la famille maintenant.  Ne plus vouloir jamais les quitter.


04 mars 2012

Parenthood [3x 09 > 3x 18]

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Saison 3, épisodes 9 à 18 // 4 910 000 tlsp.

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   Merveilleuse saison 3 de Parenthood. Indiscutablement. La meilleure de toutes, jusqu'ici. Je n'en reviens pas. Je ne pensais vraiment pas qu'un jour, les Braverman réussiraient à me faire autant pleurer que les Walker... Si la plupart des épisodes étaient de très bonne facture, trois plus particulièrement sont sortis du lot : le road-trip de Zeek, Camille et toute la famille, qui était drôle, déchirant -Zeke n'avait jamais été aussi émouvant- et dépaysant grâce à toutes ces belles vues de la ravissante Californie; et puis les deux derniers épisodes, extrêmement denses, et beaux, et vrais... et plein d'espoir, malgré les nouvelles batailles qui s'annoncent.

   Les scénaristes ont d'abord été très forts pour transformer certaines intrigues assez casse-gueule en de belles réussites. Je pense avant tout au baiser qu'Adam a échangé avec la jeune secrétaire de la luncheonette dont j'ai oublié le prénom (mais pas le visage, elle était vraiment superbe). Tout portait à croire qu'ils fonçaient droit dans le mur. Mais, en recentrant le problème sur Kristina, ils s'en sont sortis comme des chefs et ont fait preuve de sagesse. Une vertue que peu d'auteurs de séries télé possédent finalement. Savoir s'arrêter au bon moment, ça fait toute la différence dans une série comme Parenthood, qui se veut crédible et proche de la "vraie vie". Et puis même quand ils ont poussé le bouchon un peu trop loin, grâce à d'excellents dialogues et beaucoup de subtilité, ils sont parvenus à nous convaincre. Je pense surtout à la vitesse avec laquelle le couple Crosby/Jasmine s'est reformé, et les conditions qui allaient avec, jusqu'à leur mariage organisé avec une rapidité hallucinante. Ce n'était sans doute pas très crédible, pour le coup, mais vraiment trop mignon pour que l'on puisse permettre de se plaindre ! Le cas de leurs conjoints respectifs du moment a été balayé un peu trop facilement à mon goût, mais ce n'est pas comme s'ils avaient été si attachants que ça. C'est un peu le (seul) problème de la série en saison 3 : elle n'a pas su donner beaucoup d'envergure à certains personnages de passage. Même Amy, la petite amie de Drew, aussi mignonne soit-elle, aurait peut-être mérité que l'on se penche davantage sur son cas. On ne la connait pas vraiment. Le patron de Kristina et crush d'Amber, même sanction sauf que lui, on a même du mal à le trouver vraiment sympathique et séduisant. Il y a quelque chose qui sonne faux chez lui, mais je ne sais pas si ça vient de l'acteur ou du rôle... 

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    En même temps, je dis ça mais Mark et Zoe, deux personnages pourtant secondaires, ont totalement volé la vedette à certains qui sont pourtant principaux. Je ne vais pas vous dire à nouveau combien je trouve Jason Ritter craquant dans ce rôle, combien il est parfait et combien j'ai envie de frapper Sarah parfois pour ne serait-ce qu'émettre une embryon d'intention de s'en séparer ! Clairement, dans le final, cette histoire de bébé n'a servi que d'accessoire pour mettre le couple en péril, non pas pour des raisons créatives mais bien plus terre à terre : Jason Ritter sera le héros de County, la nouvelle production de Jason Katims, papa de Parenthood et Friday Night Lights, donc au cas où le pilote serait pris, il fallait une sortie de secours pour Mark. Pas sûr que ça puisse faire l'affaire. Je suis bien embêté en tous cas : j'aimerais bien que County voit le jour mais Parenthood sans Mark, ça me rend triste. Dur... A noter d'ailleurs que Michael B. Jordan (Alex) et Rosa Salazar (Zoe) font également partie de la distribution ! Et Zoe alors ? La série pourra bien sûr continuer sans elle mais elle a beaucoup apporté aux intrigues de Julia et Joel. Beaucoup apporté, et beaucoup repris aussi en décidant de garder son bébé. Au tout départ, je trouvais cette histoire convenue et je pensais vraiment que cela se terminerait par un happy-end pour le couple malgré les doutes, bien normaux, de la jeune fille. Mais, petit à petit, les événements sont devenus imprévisibles et j'ai vraiment adoré toutes les scènes sur le sujet. Elles étaient tellement bouleversantes à chaque fois... Erika Christensen a enfin pu prouver qu'elle avait autant de talent que ses comparses et Rosa Salazar s'est révélée. Elle a été géniale ! Bien sûr, Joel était formidable aussi et un peu moins en retrait que d'habitude.

   Haddie a été peu présente dans cette deuxième partie de saison. C'était une bonne idée de faire reposer le personnage. Je ne sais pas du tout comment son départ à l'université va être traité mais les scénaristes trouveront bien un moyen, j'en suis sûr, de faire de ses apparitions, même rares, de grands moments. Et puis c'est souvent soit le tour d'Haddie, soit celui d'Amber. Amber avait été discrète en début de saison, c'était à elle de prendre un peu plus la parole. J'ai préféré ses intrigues de la saison précédente mais dès que les scénaristes se penchent sur son cas, ils font de toute façon des merveilles. Mae Whitman n'est évidemment pas étrangère à cela. J'aurais adoré la voir lorgner du coté des femmes, pour changer, mais l'homosexualité -ou la bisexualité- n'est apparemment pas un thème que Parenthood souhaite aborder. Camille n'a pas eu son heure de gloire mais je suis maintenant en paix avec cette mère de famille dont j'ai longtemps regretté la passivité voire l'inexistance. J'ai compris qui elle était. J'ai compris ce que les auteurs voulaient faire d'elle. Une VRAIE mère. Pas une mère de télévision, qui gigote dans tous les sens, qui intervient dans toutes les affaires de ses enfants, qui étouffent... Attention, je ne renierai jamais Nora Walker, une mère formidable à sa manière. Mais je sais que ma propre mère ressemble beaucoup plus à Camille Braverman, et c'est une femme bien. 

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// Bilan // Les séries qui se bonnifient avec le temps sont très rares. Parenthood a prouvé, avec son excellente troisième saison, qu'elle faisait partie de celles-là. Elle coule des jours heureux sur NBC, sans faire  de vagues. Espérons qu'elle puisse continuer sur sa lancée. Les Braverman ont encore plein de choses à nous dire...

17 novembre 2011

Parenthood [3x01 > 3x 08]

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 Saison 3, épisodes 1 à 8 // 5 370 000 tlsp.

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   Maintenant que les Walker de Brothers & Sisters ont définitivement quitté l'antenne, il ne me reste plus que les Braverman pour pleurer. Je dois dire qu'ils se donnent du mal pour m'émouvoir et ils échouent rarement. Combien de fois ai-je eu les larmes aux yeux en ce début de saison ? Trois ou quatre. C'est une bonne moyenne sur seulement 8 épisodes ! Bravo donc en premier lieu à Michael B. Jordan alias Alex, qui, lors de sa scène d'adieux avec Kristina, m'a ému aux larmes. Cette séparation avec Haddie était absolument déchirante et surprenante, car rien ne le laissait présager à l'épisode précédent, mais plus vraie que nature. Oui, parfois, on cesse d'aimer sans que cela ne réponde à aucune logique. C'est aussi difficile à admettre pour la personne quittée que pour la personne qui s'en va. Parenthood a su raconter cela avec justesse. La petite "protégée" de Julia m'a touché elle aussi. L'actrice y est pour beaucoup. Je la trouve particulièrement naturelle et son sourire est incroyable. L'intrigue en elle-même est probablement la meilleure que Julia et Joel aient eu jusqu'ici (ce qui n'est pas très difficile). Dommage qu'elle soit à ce point sans surprises... C'est pile le problème que rencontrent Crosby et Jasmine dans leurs nouvelles vies l'un sans l'autre. On s'ennuie un peu car on a déjà vu mille fois ce qu'une séparation lorsque l'on a un enfant peut provoquer chez les différents protagonistes. Pour le coup, ça a même été fait mieux ailleurs. Mais l'émotion est là, alors...

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   Pour le moment, je trouve la saison 3 plus équilibrée dans l'utilisation des personnages. Personne n'est vraiment mis sur le bas coté, même pas le jeune Drew. Il n'est définitivement pas homosexuel, ce qui me chagrine toujours un peu, mais sa première histoire d'amour est toute mignonne à suivre, pas à pas. Les auteurs ont eu la bonne idée d'avancer doucement, sans brusquer les événements. C'est d'autant plus réaliste. Amber est plus en retrait mais son besoin d'indépendance et ses fêlures sont toujours traités avec autant de soin. J'ai beaucoup aimé son intervention auprès de son père pour "sauver" sa mère de la peine qu'elle était sur le point de s'infliger à nouveau. Si Seth est dépendant à l'alcool et à la drogue, Sarah est addict à son ex-mari et c'est tout aussi destructeur au final. Lauren Graham et John Corbett ont une belle alchimie qui a été très bien utilisée. Mais rien ne vaudra JAMAIS Mark. C'est fou l'effet que Jason Ritter me fait dans ce rôle ! Il est tellement parfait... Il ne faut plus toucher à leur couple, m'sieurs-dames les scénaristes. Faites-les construire ensemble mais ne les séparait plus. JAMAIS.

    De leur coté, Adam et Kristina goûtent à nouveau aux déboires et aux joies de l'arrivée d'un nouveau né dans la famille. Cela se traduit par de l'épuisement, du dégoût de son propre corps, de l'amertume... mais beaucoup d'amour aussi. Je ne voudrais pas abuser du terme "réaliste" mais c'est pourtant celui qui convient le mieux. Je suis nettement moins fan de l'intrigue professionnelle d'Adam et Crosby (notamment le passage ridicule où l'aîné se déguise en rappeur bling bling - Parenthood manie bien l'humour dans les dialogues mais pas tellement dans les situations). L'avantage, c'est qu'elle raccroche la série à cet esprit musical très seventies qui participe à son charme discret. C'est bien le seul que je vois. Combien de temps avant que Crosby ne couche avec sa hot standardiste ? Zeek et Camille font toujours partie des meubles. Leurs interventions sont donc rares mais pertinentes. C'est sans doute mieux ainsi.

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// Bilan // Pas d'évolutions majeures dans Parenthood en ce début de saison 3. La vie des Braverman suit son cours plus ou moins tranquillement et il fait toujours bon passer quelques instants à leurs cotés. 

11 avril 2011

The Event [1x 11 & 1x 12]

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And Then There Were More // Inostranka

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    Je poursuis mes critiques de The Event, toujours avec un retard considérable, et ces deux épisodes se doivent donc d'être replacés dans leur contexte : ils ont été diffusés sur NBC après trois mois de pause. Cela se ressent dans l'écriture car, clairement, les scénaristes ont choisi de passer à la vitesse supérieure en se débarrassant une bonne fois pour toutes du superflu et des intrigues qui ont trop duré. Je pense évidemment d'abord à la cavale de Sean et Leïla, dont la fin avait été amorcée à l'épisode précédent, et qui trouve ici un terme. Non seulement Leïla retrouve sa soeur Samantha, accompagnée de ses copines vieilles comme le monde, mais aussi son père ! En quelques scènes, il lui explique qui il est vraiment mais l'essentiel sera raconté hors-caméra. L'émotion n'est pas vraiment au rendez-vous, ce qui est bien dommage puisque les acteurs sont bons. C'était une de ses forces à la base, c'est ce qui lui permettait de se différencier de pas mal d'autres séries du genre (FlashForward ? V ?), mais les scénaristes ne s'attardent plus vraiment là-dessus. Ils préférent l'action, à moins qu'on leur ait demandé de changer de fusil d'épaule vu les résultats d'audience catastrophiques... Que va-t-il désormais advenir des Buchanan ? Je me le demande franchement. Si le père a clairement un rôle important à jouer dans le futur, cela semble moins évident pour les deux soeurs. Quant à Sean, il prend la tangente. Pour aller où ? Pour faire quoi ? Il ne doit pas encore le savoir lui-même, et ça, ça m'intrigue...

   Du coté du gouvernement, la tension grimpe d'un cran grâce à l'arrivée d'un nouveau personnage incarné par la (gonflée) Virginia Madsen en Sénatrice arriviste qui veut comprendre ce qui se trame dans son état d'Alaska. On ne peut pas dire que ses manipulations soient particulièrement captivantes pour le moment mais il y a du potentiel. Pendant ce temps-là, l'opposition entre Thomas et Sophia se dessine plus clairement. L'un souhaite faire venir les siens sur Terre, et leur envoie ainsi un message pour les prévenir, tandis que l'autre veut repartir avec les siens chez eux, comme il en a toujours été question avant la scission. Pour le moment, c'est le fils qui l'emporte sur sa mère. Cette dernière n'a d'ailleurs plus beaucoup d'alliés (connus) à part Simon. Thomas parvient à faire libérer les prisonniers d'Inostranka, non sans violence. Toutes les scènes qui se déroulaient là-bas étaient excellentes, tant du point de vue de la réalisation et des décors que du jeu des acteurs. C'est assez rare que l'action soit accompagnée de bons jeux d'acteurs et de bons dialogues quand on y pense. The Event nous offre ça. Le duo Zeljko Ivanek/Clea DuVall était particulièrement efficace. On les quitte blessés au milieu du désert blanc... Et le président Martinez dans tout ça ? Hum. Toujours aussi inutile.

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// Bilan // Lorsque The Event prend la décision de passer à la vitesse supérieure, elle ne le fait pas à moitié ! Cela s'explique sans doute à la fois par l'urgence de la situation (il fallait à tout prix redresser la barre pour reconquérir le public) et l'envie d'en raconter le plus possible avant que la sanction funeste ne tombe (car elle tombera forcément). Sa mort anticipée lui va si bien... 

24 mars 2011

The Event [1x 10]

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Everything Will Change //

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    Ayant un retard considérable sur The Event, je me dois de replacer cet épisode dans son contexte : il a été diffusé juste avant la longue pause dont a été victime la série. Une pause imposée à la production par la chaîne. Sa fin n’a donc pas été spécialement pensée pour tenir en haleine les téléspectateurs. Du moins, pas plus que d’habitude. Découvrir que le père de Leila est un extra-terrestre est une réelle surprise. Je ne l’avais en tous cas pas envisagé. Avec du recul, c’est assez logique. Sa présence dans l’avion s’explique plus clairement, ainsi que ce qu’on lui a demandé de faire (à moins qu’il ne mente depuis le début). Mais surtout, on comprend tout de suite mieux pourquoi nos chers visiteurs souhaitent mettre la main sur Leila et pourquoi ils gardent rageusement Samantha : elles sont a priori le fruit d’une union entre un extra-terrestre et une humaine. Des êtres hybrides donc. Elles ne sont pas uniques pour autant. L’homme qui ne veut pas parler à Leila et Sean malgré leur insistance est également le père d’une enfant hybride. Est-ce que ces enfants ont quelque chose de spécial ? Sans doute, sinon ils ne les étudieraient pas de la sorte. Leila a pourtant l’air tout à fait normale… A partir de maintenant, on peut officiellement dire que la cavale des jeunes amoureux et toutes les autres intrigues se rejoignent. Ca ne peut qu’être une bonne pour la cohérence des événements à venir.

 

   Dans sa mécanique, cet épisode était très classique. La série a définitivement perdu ce qui la rendait un peu différente de ce que l’on a déjà vu (mille fois). Je ne vais pas le répéter chaque semaine mais les aventures de Sean et Leila auraient très bien pu avoir lieu dans Prison Break, les aliens mis à part. On est exactement dans le même type de rythme et de rebondissements. Du coté des petits bonhommes pas verts, justement, on avance lentement mais sûrement. Ils ont réussi à transmettre un message via satellite aux leurs. Les effets-spéciaux étaient plutôt pas mauvais. Mais c’est sûr que voir ça quand on ressort d’une saison entière de V… c’est autre chose disons. La partie politique  m’a franchement ennuyé. Certainement parce que le président Martinez ne m’est toujours pas sympathique. Il me laisse plus indifférent qu’autre chose et il n’y a rien de pire. Ses conseillers énigmatiques sont bien plus intéressants que lui mais trop en retrait maintenant que leurs épisodes sont passés.

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// Bilan // Malgré quelques doutes il fut un temps, je ne compte pas abandonner The Event. Je me souviens qu’à cette même période, FlashForward m’ennuyait profondément la saison dernière (avant de remonter la pente). C’est plutôt bon signe…


21 mars 2011

The Event [1x 08 & 1x 09]

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For The Good Of Our Country // Your World To Take

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    Après Simon et Sterling, c'est au tour du vice-président Raymond Jarvis d'obtenir son épisode, émaillé de flashbacks plus ou moins intéressants. Je regrette toujours que la série ait perdu la (dés)tructure de ses premiers épisodes, qui rendait l'ensemble moins monotone. For The Good Of Our Country s'efforce à nous présenter à la fois comment Jarvis a obtenu son poste et quelle est la nature de sa relation avec le président Martinez, et comment il est devenu l'un des pions d'une conspiration encore très floue. Le véritable rôle du vieux Dempsey, interprété par l'excellent Hol Hollbrook, est cependant un peu plus clair : il n'est pas l'ennemi pervers que l'on imaginait. Il agit pour la bonne cause, si l'on peut dire. Celle de son pays, comme le titre de l'épisode l'indique. Et du monde peut-être aussi, mais on s'interdit de l'évoquer. Vous savez le problème dans tout ça, le truc qui risque vite de me faire décrocher ? C'est le syndrôme Prison Break (ou 24, comme vous préférez). Les retournements de situation interminables, les personnages qui ne sont pas ceux que l'on croit, et qui retourne leur veste à de multiples reprises selon le sens du vent. Ca me gonfle. Ca empêche de s'attacher aux personnages, à force de tous les soupçonner lorsqu'un climat de paranoïa s'installe. The Event n'a pas encore atteint le point de non-retour, et ne l'atteindra sans doute jamais vu que sa vie risque d'être courte. Mais je regrette son penchant pour ce type de rebondissements. 

   Sean et Leila retrouvent peu à peu leur place de héros après avoir été écartés quelques épisodes. Les scénaristes n'avaient visiblement pas grand chose à dire les concernant dans le premier épisode puisque l'on doit se contenter d'une blessure et de la recherche d'un médecin de toute urgence. La détermination et le courage de ces deux-là ne sont plus à prouver. Alors on s'ennuie un peu. Dans le deuxième épisode en revanche, le rythme s'accélère un peu puisqu'ils sont fin prêt pour partir à la recherche de la petite Samantha, toujours perdue quelque part avec des gamines qui ont des têtes de vieilles. Ils ne vont pas apprendre grand chose mais la course-poursuite dans les hautes-herbes était palpitante et particulièrement bien réalisée. C'est bien de savoir s'en contenter.

   Un peu comme dans V où il faut toujours se tourner vers les visiteurs pour passer les meilleurs moments, c'est avec les extra-terrestres que The Event fascine le plus. La lutte de pouvoir entre Sophia et son fils est évidemment infiniment plus passionnante et mieux écrite que les aventures d'Anna et ses sbires. Les portraits des deux protagonistes sont approfondis, autant que faire se peut. Ils ne sont pas unidimensionnels. Les interprétes sont excellents. Toutes les conditions sont réunies pour les rendre attachants. Je ne portais pas tellement d'intérêt à Thomas jusqu'ici mais je suis prêt à raviser mon jugement.

 

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// Bilan // The Event a réussi à confectionner en peu de temps de solides portraits d'hommes et de femmes. Le problème à l'heure actuelle est que les intrigues qui les accompagnent ne sont pas dignes d'intérêt, pas toujours à la hauteur. Je crois encore beaucoup en la série. Pas en son succès, qui n'arrivera plus, mais en sa qualité.  

08 février 2011

The Event [1x 06 & 1x 07]

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Loyalty // I Know Who You Are

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   Après une longue pause me concernant, je suis heureux de retrouver The Event, la seule série de cette saison à offrir du thriller haletant et des mystères. Ce qui m'hallucine toujours, c'est la vitesse à laquelle les réponses nous sont données, petites ou grandes. Ce qui me déçoit un peu en revanche, c'est que sa forme puzzlesque des débuts à laisser place à de simples flashbacks qui ne sont pas sans rappeller Lost. La manoeuvre est simple : expliquer pourquoi les personnages que l'on suit depuis quelques épisodes sont devenus ceux que l'on connait, quel a été leur parcours. Et de ce point de vue là, c'est bien exécuté, bien interprété, mais pas très inspiré. Ainsi, Simon a vécu une histoire d'amour contrariée, il a dû abandonner la femme qu'il aimait à cause de sa nature (extra-terrestre donc). Quant à Blake, il a été trahi par celle qu'il aimait puisqu'il s'agissait d'une taupe qui surveillait le moindre de ses faits et gestes, mais qui l'aimait certainement. Ces deux passés reflétent parfaitement la situation dans laquelle ils se trouvent aujourd'hui. On peut donc considérer que tout cela est plutôt bien pensé et écrit. Ca l'est ! Mais, encore une fois, c'est déjà vu et presque trop facile. Ces différents couples nous renvoient forcément au couple-star de la série, peu mis en avant dans ces deux épisodes, sans doute pour la bonne cause.

   Maintenant que Sean a retrouvé sa belle, la cavale perd un peu de son piquant. Bien sûr, il y a encore des tas de choses à découvrir et à comprendre, mais le coeur n'y est plus vraiment. On tente de nous intriguer intelligemment avec une scène pour le moins curieuse dévoilant que la jeune soeur de Leila n'est pas la seule petite fille à avoir été enlevé. Mais ces autres petites filles ont des visages... de vieilles ! On ne peut pas nier que The Event ose ! Les morts-vivants d'il y a quelques épisodes, c'était déjà pas mal dans son genre... Je ne sais absolument pas vers quoi on se dirige mais c'est étrangement excitant. J'ai la conviction que tout cela va mal se terminer, dans le sens où personne ne va être satisfait, mais j'ai très envie d'assister à tout ça ! Parmi les scènes marquantes de ces deux épisodes, celle de l'effrondrement de l'immeuble était particulièrement réussie, malgré quelques effets-spéciaux un peu limites à certains moments. C'est quand même pas mal du tout pour de la télévision. On sent que NBC a mis les moyens nécessaires (pour combien de temps encore ?). L'avantage de la série, par rapport à un Flashforward par exemple, c'est que les acteurs sont bons et la plupart des personnages fascinants. La série "s'assume" également davantage. Mais impossible de s'enlever de la tête que tout ça n'est pas très original, intrigue par intrigue. C'est l'idée de les réunir qui est brillante ! 

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// Bilan // The Event est définitivement une bonne série, portée par d'excellents acteurs. Mais, après un départ tonitruant, on sent que le soufflé retombe peu à peu. Comme si l'essentiel avait déjà eu lieu, comme si le meilleur était forcément derrière nous... 

12 novembre 2010

The Event [1x 04 & 1x 05]

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A Matter Of Life And Death // Casualties Of War

6 55o ooo tlsp. // 6 42o ooo tlsp.

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   The Event, au fil des épisodes, se tourne de plus en plus vers l'héritage de 24 que de Lost. Ce qui n'est pas une très bonne chose de mon point de vue mais je trouve toujours mon compte pour le moment. Ca manque un peu de mystère en fait, j'ai l'impression que l'on sait déjà l'essentiel. Et ce que l'on ne sait pas, on ne nous le met pas plus en avant que ça. On ne réussit pas à nous donner envie de comprendre. On ne cherche pas non plus à nous faire bâtir des théories. On n'a pas assez d'éléments pour ça. Bref, The Event n'est pas Lost et c'est ça qui me chagrine puisque je comptais sur elle pour combler ce grand vide. Ca ne l'empêche pas d'être très divertissante. En cela, l'épisode 4 m'a énormément fait penser à du Prison Break de bonne facture, sauf que Prison Break est passée par là et que les moyens de diversion, on les connaît par coeur. Je ne me suis pas fait avoir sur le premier twist. Je me doutais bien que Sean et Collier n'avaient pas déjà localisé la bonne maison. Et puis Vicky ressemble énormément physiquement et dans le caractère à Gretchen (Jodi Lyn O'Keefe) pour ceux qui s'en souviennent. Dans l'histoire personnelle aussi puisque Gretchen avait également un enfant et qu'il a servi à Scofield et sa bande pour lui mettre la pression (en vain si je ne dis pas de bêtise). Ces similitudes gâchent un peu la fête mais la tension était là et je suis content que Sean et Leila ne soient pas restés séparés trop longtemps. Faire tenir toute la saison sur le kidnapping aurait été lourd. Et puis il y a déjà eu Vanished et Kidnapped dans le genre. Reste à savoir maintenant dans quelle direction les scénaristes souhaitent nous emmener avec eux. Les possibilités sont multiples. Je tiens également à dire que je suis fan des flashbacks les concernant. Il s'en dégage toujours une très grande émotion. C'est un véritable tour de force pour des personnages que l'on connaît à peine. Je me sens déjà attaché à eux. J'ai particulièrement aimé le passage où Sean dévoile aux parents de Leila ses relations chaotiques avec ses parents. J'ai trouvé Jason Ritter excellent à ce moment-là ! Il n'est peut-être pas charismatique mais il a définitivement quelque chose. Je fond.

   Du coté des "non-humains", on cherche davantage à approfondir les relations entre les personnages tout en évitant soigneusement de trop en dire. On sait que Thomas a eu pour mission il y a 66 ans de trouver un moyen pour que les siens rentrent chez eux, sur ordre de Sophia. Ils sont clairement très proches (amoureux ? Frères et soeurs ?) mais ce n'est pas explicité. Et Sophia est donc bien devant lui dans la hiérarchie. Le doute était permis pendant un instant. 66 ans plus tard, Thomas n'est toujours pas capable de ramener les siens chez eux mais en ont-ils tous encore envie ? J'en doute déjà en ce qui concerne Simon, encore trop discret à mon goût d'ailleurs. La confrontation entre Thomas, Sophia et le président Martinez était intense, même si je regrette que les dialogues ne soient pas plus soignés mais ce n'est pas jamais le fort de ce type de séries. Zeljko Ivanek en impose toujours autant. Je m'impatiente de le voir vraiment sortir de l'ombre. J'imagine bien Martinez mourir en cours de saison et être remplacé d'urgences par Blake Sterling. Je divague un peu... J'avoue que Blair Underwood ne me convainc toujours pas beaucoup. La libération de Sophia, comme celle de Leila finalement, promet forcément du changement pour les prochains épisodes. J'ai hâte de les voir ! 

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// Bilan // The Event peut d'ores et déjà être considérée comme une série addictive mais elle cherche, outre le divertissement parfois facile, à creuser ses personnages et rendre leurs motivations plus fortes mais plus obscures aussi à chaque nouvel épisode. C'est un compromis qui me convient. 

12 octobre 2010

The Event [1x 02 et 1x 03]

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To Keep Us Safe // Protect Them From The Truth

9 06o ooo tlsp. // 7 56o ooo tlsp.

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  Il y a déjà beaucoup de choses que j'adore dans The Event mais je crois que ce qui me plaît le plus, c'est que pour une fois et c'est de plus en plus rare, la série ne cherche pas à copier ce qui a été fait précédemment ailleurs mais à s'en inspirer pour créer quelque chose de nouveau. On compare toujours une nouvelle série à une autre, c'est humain, on a besoin de points de repères. Mais The Event est une synthèse jusqu'ici digeste de 24, de Lost, je dirais même de Prison Break... C'est assez admirable même si elle ne peut pas encore arriver à la cheville des séries sus-citées. Dans ces deux nouveaux épisodes s'ajoute une nouvelle dimension qui, pour ma part, me met dans tous mes états parce que j'adore ça : les extra-terrestres ! Et on pense forcément à X-Files, son invasion et sa conspiration. Evidemment, ça fait peur à toute une partie du public qui a fuit peu à peu. C'était prévisible et c'est certainement pour ça que NBC a tenu à garder le secret le plus longtemps possible. La bande de Sophia est donc une espèce très proche des humains dont 1% seulement de l'ADN diffère. Ça permet d'éviter le kitsch habituel, à la V par exemple. Les similitudes avec cette dernière sont assez frappantes avec trois groupes distincts : les aliens, les êtres lambdas et la "résistance". Sauf que le résultat est plus crédible. Notons que beaucoup de questions posées dans le pilote trouvent une réponse dès le second épisode. On sent bien que Lost est passée par là. Il reste cependant un gros mystère : quelles sont les intentions cachées des visiteurs ? On a failli le savoir, mais c'eut été trop facile. Ravi à ce propos de l'arrivée de Clea Duvall au sein du casting !

   Le système d'allers-retours est toujours passionnant à suivre et surtout, il a un sens. Je dis ça avec d'autant plus de conviction que je déteste ça en général. Ça donne une dimension considérable à l'histoire et de multiples possibilités. On peut revenir deux heures en arrière comme retourner en 1944. La partie "au coeur du pouvoir" est nécessaire mais c'est celle qui sonne le moins juste, malgré le magistral Zeljko Ivanek qui complique la tâche à un Blair Underwood, déjà pas super convaincant en temps normal. Le reste est du pain béni, notamment la cavale de Sean qui est absolument passionnante. Le personnage est ni trop malin, ni pas assez, ce qui le différencie des héros habituels qui énervent vite. Il fait des erreurs, il se rattrape, il a un peu de chance... Il est, et ce sera le mot clé de la review : crédible ! En plus, il est super attachant. Preuve que les scènes comme celle de sa rencontre avec Leila sont primordiales. Elles ralentissent peut-être le rythme mais elles approfondissent le récit. Le cliffhanger de la fin de l'épisode 3 pousse un peu plus loin l'aspect fantastique du show, ce qui est génial en terme d'audace mais certainement risqué. On peut espérer que les 7,5 millions de téléspectateurs récents sont prêts à rester jusqu'au bout après avoir déjà avalé pas mal de choses !

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// Bilan // The Event est d'ores et déjà fascinante ! Je suis archi-fan.

26 septembre 2010

The Event [Pilot]

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I Haven't Told You Everything (Series Premiere) // 1o 88o ooo tlsp.

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What About ?

En enquêtant sur la disparition mystérieuse de sa fiancée, Sean Walker, un homme ordinaire, se retrouve au beau milieu d'une conspiration qui implique le nouveau Président des Etats-Unis, Elias Martinez, Sophia Maguire, à la tête d'un groupe de détenus, et le père de Leila, la bien-aimée disparue de Sean. Les destins de ces protagonistes vont être amenés à se télescoper, tous embarqués dans un complot de grande envergure qui pourrait bien bouleverser le sort de l'humanité.

Who's Who ?

Créée par Nick Wauters (scénariste d'épisodes de Medium, Eureka et les 4400). Avec Jason Ritter (Le Monde de Joan, The Class, Parenthood) dans le rôle de Sean Walker, Blair Underwood (Dirty Sexy Money, Sex & The City, In Treatment) dans le rôle du Président des Etats-Unis Elias Martinez, Laura Innes (Urgences) dans le rôle de Sophia Maguire, Zeljko Ivanek (Damages, Big Love, 24, True Blood) dans le rôle de Blake Sterling, Ian Anthony Dale (Day Break, Surface) dans le rôle de Simon Lee, Sarah Roemer dans le rôle de Leila Buchanan, Scott Patterson (Gilmore Girls) dans le rôle de Michael Buchanan et Bill Smitrovitch (Corky, The Practice) dans le rôle du vice-président Raymond Jarvis.

So What ?

Merci mon Dieu ! Je misais énormément sur The Event pour nous sortir de la torpeur ambiante cette saison et au regard du pilote, la mission est accomplie ! Voilà un départ tonitruant, solide et prometteur. L'expérience nous a appris qu'il fallait se méfier et que pour ce type de show, un bon pilote n'est pas synonyme d'une bonne série. Les exemples ne manquent pas : The Nine, Day Break... et plus récemment bien-sûr l'échec FlashForward. Je pensais d'ailleurs au départ bâtir ma critique sur une comparaison entre The Event et cette dernière mais ce ne serait pas très pertinent à vrai dire. Hormis le genre auquel elles appartiennent, elles n'ont pas beaucoup de points communs. Et tant mieux !

    Je sais que la déconstruction temporelle du pilote en a dérangé plus d'un et c'est curieusement ce qui m'a le plus plu. On peut arguer que c'est une technique facile pour diluer l'action tout au long de l'épisode et pas seulement dans les 20 dernières minutes, mais je ne vois pas où est le problème en fait. C'est un pilote, il faut absolument accrocher le public et le plus vite possible. Les chaînes scrutent les audiences quart d'heure par d'heure et dans le cas de The Event, chose assez rare, l'audience a augmenté entre le premier quart d'heure et le dernier en passant de 10,3 à 11,5 millions. Ils ont donc choisi la bonne technique. Imaginez ce même épisode avec les scènes dans l'ordre : il y aurait eu 20 bonnes minutes d'escapade romantique tout à fait charmantes mais pas très accrocheuses pour un début de série. Le public serait parti au fur et à mesure et aurait raté l'essentiel. Là, au contraire, on commence par un grop coup de pression intriguant, on poursuit avec des scènes tantôt légères tantôt prenantes (sachant que les scènes légères sont assez prenantes aussi mais d'une manière différente) et on termine en apothéose avec un beau cliffhanger qui donne très envie de revenir au second épisode. C'est toujours amusant de décortiquer la structure d'un bon pilote.

La force de ce pilote est également de nous présenter les personnages principaux avec beaucoup d'efficacité, tout en les entourant d'une grande part de mystère. Le héros, Sean Walker, est d'emblée attachant. Ca vient peut-être du fait que j'adore Jason Ritter depuis The Class. Je trouve que l'acteur s'en sort très bien dans le rôle de Mr. ToutLeMonde. Il en fait ni trop ni pas assez, il est dans la juste mesure. Les scènes de la croisière sont superbement filmées, les décors sont magnifiques et malgré tout, on sent la menace. Bon, Sarah Roemer est pas mal mais n'importe quelle autre actrice pas trop mauvaise aurait pu incarner ce rôle. Les passages centrés sur le président des Etats-Unis sont assez réussis et c'est ceux que je craignais le plus. On nage en général en plein cliché et ça a le don de m'énerver. Pas cette fois. J'ai été surpris par la prestation de Blair Underwood, plus sobre qu'à l'accoutumée, et emporté par la présence de Zeljko Ivanek, comme d'habitude. J'ai littéralement adoré les scènes de Laura Innes. D'abord parce que je suis amoureux de l'Alaska, même si on en voit pas grand chose. Mais la base militaire perdue, ensevelie sous les neiges, ça me rappelle un peu l'ambiance d'X-Files. Impossible de ne pas adhérer. Et puis la prestation de l'actrice est sans fausse note. On ignore qui elle est vraiment mais elle en impose. Je suis moins convaincu par Ian Anthony Dale mais je l'aime bien lui aussi. Il a sans doute hérité du personnage le moins bien défini. Il lui faudra sans doute du temps pour s'imposer. Pour reprendre ma comparaison initiale avec FlashForward, on sent tout de suite la différence : The Event possède des personnages intéressants, sans boulets apparents pour le moment.

Alors, qui sont-ils ? Qui sont "Them" ? Des aliens ? Je suis assez partagé sur la question. J'aimerais vraiment que ce soit le cas parce que j'adore ça et que ce n'est pas avec V que je vais être satisfait, mais j'ai très peur que ça fasse fuir une partie du public. Or, il faut que The Event marche. Pour le bien de l'humanité (je pèse mes mots). D'un autre coté, je ne demande qu'à être surpris car je ne vois pas du tout ce que ça pourrait être d'autre. Si vous avez une idée, n'hésitez pas à nous en faire part en commentaires.

Le pilote de The Event m'a littéralement soufflé. Voilà enfin une série ambitieuse et qui semble maîtrisée, avec un casting quatre étoiles et des personnages fascinants. J'ignore de quoi ses lendemains seront faits mais le départ est plus que convaincant !