26 décembre 2012

The Walking Dead [3x 01 > 3x 08]

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Seed // Sick // Walk With Me // Killer Within // Say The Word // Hounded // When The Dead Come Knocking // Made To Suffer

10 870 000 tlsp. // 9 550 000 tlsp. // 10 510 000 tlsp. // 9 270 000 tlsp. // 10 370 000 tlsp. // 9 210 000 tlsp. // 10 430 000 tlsp. // 10 480 000 tlsp.

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   L'époque où The Walking Dead était surrestimée et où son succès, insolent, était immérité, est révolue. Depuis le départ de Frank Darabont au milieu de la saison 2, ce n'est plus tout à fait la même série et ses audiences se sont envolées. Rarement un gros départ sur un show de cet envergure n'aura été si positif. Glen Mazzara, son remplaçant, a su trouver le ton juste et le rythme parfait pour raconter cette histoire de survivants et de zombies, où l'homme est un loup pour l'homme. La mauvaise nouvelle, c'est qu'il ne fera plus partie de l'équipe dès la saison 4, car AMC est un loup pour les showrunners. Les dialogues sont encore trop peu soignés à mon goût, mais ils sont en même temps moins nombreux. Une manière efficace de régler le problème. Et les séquences de massacre m'ennuient encore parfois car elles se ressemblent toutes, ce qui n'empêche pas la réalisation d'être inspirée, voire virtuose, et ultra-référencée. Mais si je n'y trouve pas mon compte, c'est parce que les zombies ne m'intéressent pas le moins du monde. Je ne suis pas venu pour ça. Les amateurs de "walkers" en ont pour leur argent, et c'est la moindre des choses puisque c'était la promesse de départ, et à peu près tout ce qu'elle réussissait au début d'ailleurs. Et c'est tout ce que je reprocherai à cette première partie de saison 3, passionnante et on ne peut plus divertissante ! Plus profonde aussi, à mesure que la douleur et le désespoir s'accentuent... 

   Ce qui a réussi en premier lieu à ces huit épisodes, c'est le changement de décor. La ferme où l'on étouffait, malgré les grands espaces qui l'entouraient, a été troquée contre une prison sale et abandonnée, qu'il a d'abord fallu désinfester avant de se l'approprier. Le symbole est fort : nos héros sont prisonniers du Monde, où qu'ils aillent, mais c'est dans cet endroit clos, entouré de barbelés, qu'ils sont les plus libres. A cet endroit, qui devient peu à peu familier et curieusement rassurant, s'ajoute quelques virées sur les routes et dans les villages alentours, toujours très (at)tendues, qui permettent à plusieurs protagonistes de se frôler, sans jamais se découvrir ou se retrouver. Puis on nous invite à explorer un deuxième univers parallèle, qui paraitrait presque paradisiaque à côté, celui du petit village colonial de Woodbury où l'ordre règne grâce à l'autorité suprême, l'intrigant Gouverneur, qui n'aura de cesse de fasciner. Le troisième épisode, qui lui est entièrement dévolu, est absolument parfait. La saison trouve ainsi son équilibre entre ces deux décors opposés, et ces deux groupes amenés, à terme, à violemment s'affronter. La pression monte d'épisode en épisode, au fur et à mesure que les enjeux se font plus précis, et Made To Suffer, le mid-season finale, est le point d'orgue qui annonce une suite encore plus terrifiante et impitoyable maintenant que la guerre froide entre les deux camps a laissé place à une bataille sans merci. 

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   De nouvelles pertes viennent endeuillées nos survivants, après celle de Shane, inévitable, et celle de Dale, regrettable. Mais l'on constate que le concept de la série est plus fort que les personnages -ce qui n'est pas très étonnant vu le temps qu'ils ont mis à devenir attachants- puisque personne ne manque vraiment une fois qu'ils disparaissent. Dans le cas de T.Dog, ce n'est pas du tout une surprise. On se demandait déjà comment il avait pu arriver jusque là ! Il a été inexistant pendant les deux premières saisons, et les auteurs n'ont même pas jugé bon de lui offrir une belle sortie. Il meurt, et personne ne semble s'en soucier. Il faut dire qu'il a mal choisi son moment... La presque perte de Hershel était troublante, car on ne s'attendait pas à tant vouloir qu'il reste en vie. La disparition momentanée de Carole m'a agréablement inquiété. Depuis qu'elle n'est plus une veuve éplorée ou une mère dépressive, elle a gagné toute ma sympathie. Et puis on lui doit indirectement le plus gros fou rire -enfin le seul- de ce début de saison : lorsqu'on lui dit qu'elle ressemble à une lesbienne, parce qu'elle a les cheveux courts ! Ah ah. Bien évidemment, la seule mort qui nous a véritablement importé, c'est celle de Lori. Elle était aussi inattendue que choquante ! Tout à coup, la série nous a enfin offert de vrais grands moments d'émotion. Beaucoup de téléspectateurs détestaient Lori -sentiment que je n'ai jamais vraiment partagé- mais tous ont été touchés par sa mort, preuve qu'elle n'était pas si dispensable. On ne regrettera pas le jeu approximatif de Sarah Wayne Callies en revanche. Ce décès est en tout cas la meilleure chose qui pouvait arriver à Rick et Carl d'un point de vue scénaristique. Ils ont beaucoup évolué depuis le début de la série, mais cet événement traumatique les changera à jamais. Et, pour l'heure, cela est synonyme de folie pour Rick, qui bascule à pieds joints dedans grâce à un Andrew Lincoln étonnamment bon; et de maturité pour Carl, qui n'a plus d'autre choix que de grandir en vitesse accélérée. Ses agissements dans le 8ème épisode sont d'ailleurs impressionnants et permettent d'introduire très efficacement un nouveau groupe de personnages emmené par un certain Tyreese, bien connu des lecteurs du comic-book, qui fait forte impression dès son arrivée. 

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   Outre ce dernier, que l'on apprendra à connaître dans la deuxième partie de la saison, le casting s'est élargi et bonnifié grâce à Michonne. Cette put*** de bad ass de Michonne ! Pour le coup, ses scènes de massacre à elle je les ai adorées. Les tronches qu'elle tire à longueur de temps sont merveilleuses. C'est quand elle est seule d'ailleurs qu'elle est la plus convaincante. Dès qu'Andrea est dans les parages, ça se gâte un peu. Pourtant, j'adore Andrea depuis le début et je continue de la soutenir malgré ses choix hasardeux mais néanmoins compréhensibles, mais elle aussi je la préfère seule, ou avec le Gouverneur, mais pas associée à Michonne. Je ne sais pas ce qui s'est passé les concernant, leur duo semblait prometteur, mais ça n'a pas fonctionné. Partie remise ? Et le Gouverneur, donc. Avant de le découvrir, j'avais lu un peu partout qu'il s'agissait d'un personnage plus détestable que détestable, absolument atroce, donc j'ai forcément été déçu de découvrir un homme charmeur, clairement malsain, certes, mais pas en surface. Je m'attendais à tout moment à ce qu'une séquence affreuse dévoile son vrai visage, mais les auteurs ont préféré une approche disons... progressive. Ca commence par des aquariums remplis de têtes vivantes, puis par son goût prononcé pour les combats humains Vs. zombies, afin d'amuser son peuple en délire et assouvrir ses plus bas instincts; il a même failli violer Maggie et j'ai presque été déçu qu'il ne passe pas à l'acte; mais ce n'est que lorsque que l'on découvre son secret que tout fait sens, et ce n'est que lorsque Michonne massacre sa petite fille, passée de l'autre côté du monde, que l'on comprend que c'est à partir de maintenant qu'il va devenir plus détestable que détestable, et absolument atroce. Et c'est diablement excitant ! J'ai trouvé ça très malin et très fin de la part des auteurs de nous le faire découvrir de cette manière. Et j'ai été sincèrement ému par sa dernière scène avec sa fille. Elle était bouleversante. Je la garderai toujours en tête, je pense, quoiqu'il fasse par la suite. Pas que cela doive l'excuser de quoi que ce soit, bien entendu... David Morrissey est un excellent acteur, et il a ici toute la largesse qu'il lui faut pour s'exprimer. On regrettera quand même son peu de ressemblance avec le véritable Gouverneur des Comics, mais maintenant qu'il a perdu un oeil, la transformation peut commencer. 

   Cette saison a aussi marqué le retour de Merle sur le devant de la scène, en bras droit du Gouverneur. Pour le coup, tout est à gerber chez lui, et c'est un personnage que l'on prend un pied fou à détester. Pour autant, je trouve presque dommage d'avoir achevé cette première partie sur son affrontement avec son frère. Certes, c'est quelque chose que l'on attendait depuis un moment et on était loin d'imaginer que ça se passerait de la sorte, devant la clameur de la foule et face à une Andrea horrifiée, mais je ne trouve pas cela assez fort. On n'avait de toute façon pas besoin d'un cliffhanger énorme pour revenir, mais ce n'est pas le climax que j'espérais. Qu va gagner ? Daryl ou Merle ? Dans The Walking Dead, tout est possible alors je préfère éviter de faire un pronostic. Mais il est certain que sur le long terme, Daryl sera plus intéressant que Merle. D'autant qu'une histoire semble se tramer entre Carole et lui. Ce serait dommage de ne pas l'exploiter. Il reste si peu d'amour dans cette série... Maggie et Glenn sont toujours trop mignons, mais un couple plus âgé serait le bienvenue aussi. Et oui, je ne suis pas venu pour les zombies, mais je suis venu pour la psychologie de personnages plongés dans un univers post-apocalyptique. L'amour est un sentiment qui a plus que jamais sa place dans la série. 

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// Bilan // En l'espace de deux demi-saisons, The Walking Dead s'est muée en une très grande série et ses audiences correspondent désormais à sa qualité. Je suis le premier à être surpris par le plaisir que j'ai pris à suivre ces huit premiers épisodes, qui sont toujours passés à une vitesse hallucinante. La suite s'annonce tout aussi excellente !


30 novembre 2010

The Walking Dead [1x 05]

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Wildfire // 5 6oo ooo tlsp.

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   Si la ressemblance entre The Walking Dead et Lost ne m’a pas frappé dès le départ, elle est pour moi de plus en plus évidente à chaque épisode qui passe. Ce dernier a enfoncé le clou à un point que je n’aurai même pas imaginé. Si l’on omet les scènes gores qui n’existaient pas dans Lost, pas plus que les zombies (encore que), tout le reste pourrait passer pour du copier-coller. Il suffit d’analyser un peu les personnages : le héros malgré lui (Jack/Rick), l’aguicheuse malgré elle (Kate/Lori), le bad guy au grand cœur (Sawyer/Shane), le vieux baroudeur sage (Locke/Dale), les quotas black et asiatiques, les personnages voués à mourir plus tôt que tard… L’effet miroir passe aussi par les plans dans la forêt/jungle, par les discours sur le leadership, les règles, le deuil… Tout ça on l’a déjà vu il y a six ans avec des paysages bien plus beaux, des personnages plus charismatiques et profonds et une fraîcheur que l’on ne retrouvera jamais. Bref, The Walking Dead ne tient pas la route à coté. Je trouve que toutes les scènes censées être émouvantes sont ratées, pour plein de raisons mais avant tout parce qu’il n’y a rien à faire : ces personnages ne sont pas attachants et ne sont pas prêts de le devenir à ce tarif-là. Ne nous manquerait-il pas des flashbacks pour apprendre à mieux les connaître ? Ah oui. Mais ça a déjà été fait !

   N’est pas Michael Giacchino (compositeur de Lost) qui veut. Les compositions de The Walking Dead sont plutôt bonnes mais ne correspondent pas à la série ou ne sont pas lâchées au bon moment. Ainsi, la scène d’évasion (censée être émouvante elle aussi) se déroule sur une musique épique digne d’Autant en emporte le vent. Mais qu’est-ce que ça vient faire là ? Et puisqu’on en est à la bande-son, c’est l’occasion de dire que le mixage est raté de chez raté. Les cigales qui chantent plus fort que les personnages ne parlent et les giclées de sang plus appuyées encore que dans Spartacus, c’est juste super lourd. On frôle régulièrement le ridicule et c’est bien dommage. La série avait-elle besoin de ce défaut supplémentaire ? Elle a bien assez de tares comme ça ! Rayon subtilité on en est toujours au niveau zéro. Je pense surtout « aux femmes  de » qui se comportent de manière bien étrange. Entre celle qui éclate la tête de son mari, qui, il est vrai, n’était ni sympathique ni commode, et celle qui abandonne son mari presque sans éprouver de douleur (la faute à l’actrice ?). Et puis Sarah Wayne Callies… Je la trouve plus inspirée que dans Prison Break (pas difficile) mais elle et Andrew Lincoln n’ont définitivement aucune alchimie.

    Desmond ? J’ai bien cru à son arrivée dans la série au moment où l’on nous présente un illustre inconnu se délivrant face caméra à des expériences chimiques obscures. Il y avait un peu de cette première immersion dans la station du Cygne. J’ai aussi vaguement pensé au Walter White de Breaking Bad. Malgré cet air de déjà-vu, j’ai beaucoup aimé ce passage qui m’a donné de l’espoir sur l’avenir de la série. Il y a quand même des gens quelque part qui cherchent à comprendre ce qui est arrivé et qui découvriront peut-être la vérité un jour. C’est la première fois qu’il y a une lueur d’espoir dans cette série.

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// Bilan // Devant The Walking Dead, je n’éprouve rien d’autre que de l’ennui. Ni peur, ni angoisse, ni émotion. J’ai beau reconnaître qu’elle est plastiquement irréprochable, ça ne suffit pas.

25 novembre 2010

The Walking Dead [1x 04]

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Vatos // 4 8oo ooo tlsp.

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   Si ma mémoire est bonne, je me suis rarement autant emmerdé devant un épisode de série depuis la rentrée (je ne prends pas en compte les pilotes de The Whole Truth et de Law & Order: Los Angeles) On se retrouve pour la 4ème fois devant autre chose. Cet épisode ne ressemble pas au pilote, pas au deuxième, pas au troisième non plus. C'est perturbant et c'est la preuve flagrante d'un manque de ligne directrice claire. A noter qu'il a été écrit par Robert Kirkman, l'auteur du comic-book, ce n'est pas très rassurant pour l'avenir je trouve. Mon principal problème vient toujours des personnages que je trouve pour la plupart insipides. Une grosse partie de l'épisode est consacrée à la vie du camp et ces gens, je ne les comprends pas. Il y a même des moments où j'ai juste l'impression que ce sont des amis en camping qui ne se supportent plus. L'angoisse est peu présente, sauf dans les dernières minutes mais j'y reviendrai. Les femmes étendent leur linge (Sarah Wayne Callies passe son temps à ça) et les hommes se comportent comme des cons, voire des brutes. Les hallucinations de Jim ne captivent que lui et de toute façon, on ne le connaît pas ce garçon. On ne nous l'a pas présenté auparavant. Et Shane... c'est déjà ma bête noire. L'aspect psychologique n'est absolument pas inspiré pour le moment et je ne vois pas comment tout ce petit monde va pouvoir prendre de l'épaisseur dans ce contexte. La seule scène qui sort du lot est celle qui ouvre l'épisode. En plus elle était jolie. Oui, quand on en arrive à ce genre d'arguments, c'est qu'on n'a pas mieux à dire.

   La partie "action" est beaucoup moins prenante que dans l'épisode 2, en partie à cause du fait que l'on ne comprend pas pourquoi Rick tient absolument à mettre sa vie et celle de ses co-équipiers en danger pour sauver une pourriture comme Merle, qui méritait bien de crever dévoré par les zombies. A la limite, la présence de Daryl, son frère, justifie un peu leurs actions mais comme il est imbuvable aussi dans son genre... Au final: tout ça pour ça. Pas de Merle, plus de voiture, juste un chapeau. Retour au camp. Et là, enfin, les huit dernières minutes sont excellentes et nous en mettent plein la vue. Un nombre impressionnant de zombies envahissent le camp et une des deux soeurs -qui commençait à peine à devenir attachante- est tuée (jusqu'à ce qu'elle se transforme ?). La scène était terrible, et j'ai ressenti pour la première fois une vraie émotion dans The Walking Dead. Tout n'est donc pas perdu.

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// Bilan // Quel ennui, bon sang... Les 5 dernières minutes ne sauvent pas l'épisode mais donnent simplement de l'espoir pour le prochain. Espérons que The Walking Dead termine mieux sa saison qu'elle ne l'a commencée...

04 novembre 2010

The Walking Dead [Pilot]

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Days Gone Bye (Series Premiere) // 5 3oo ooo tlsp.

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What About ?

Après une apocalypse ayant transformé la quasi-totalité de la population en zombies, un groupe de d'hommes et de femmes mené par l'officier Rick Grimes tente de survivre...

Who's Who ?

Créée par Frank Darabont et Robert Kirkman. Avec Andrew Lincoln (L'Arnacoeur, Afterlife, Love Actually) dans le rôle de Rick Grimes, Sarah Wayne Callies (Prison Break) dans le rôle de Lori Grimes, Jon Bernthal (The Class) dans le rôle de Shane, Laurie Holden dans le rôle d'Andrea, Emma Bell dans le rôle d'Amy, Robert Singleton dans le rôle de T-Dog, Jeffrey DeMunn dans le rôle de Dale...

So What ?

"Sleeping Dead". L'expression n'est pas de moi mais elle convient parfaitement à mon ressenti quant à ce pilote très attendu qui m'a l'effet d'un somnifère. D'un point de vue purement esthétique, il est superbe. On pense forcément à 28 jours plus tard et Je suis une légende. Je n'aime pas dire qu'on se croirait au cinéma, mais c'est pourtant ça. AMC a fait chauffer le chéquier et ça se voit. Les zombies ne sont pas ridicules. Je dirais même qu'ils ont rarement autant fait flipper visuellement. Un exploit que ça ne paraisse pas kitsch ! En revanche, dans le pilote en tous cas, ils ne font pas grand chose d'autre qu'effectuer une chorégraphie parfaite et dévorer un cheval. Je m'attendais à sursauter à tout moment et ça n'est pas arrivé une seule fois. C'est un peu dommage, ça fait partie du truc. L'ambition d'AMC est claire : renouveler le genre en insufflant son style, qui est synonyme de profondeur et de lenteur. Ca pourrait même parfois s'apparenter à de la prétention, mais je n'irai pas jusque là. J'aime trop Breaking Bad et l'ambiance de Rubicon pour ça. Toujours est-il qu'il ne se passe pas grand chose dans ce premier épisode, qui consiste en grande partie à suivre le héros, Rick Grimes, dans sa découverte du nouveau monde post-apocalyptique après avoir passé plusieurs jours dans le coma. C'est une introduction envoutante, fascinante parfois, mais pas si oppressante et pas si angoissante que je l'aurais souhaité. Peut-être est-ce dû à l'absence de musique, pas si efficace que ça. Certains passages sont soporifiques et c'est là que la série atteint ses limites. En même temps, un pilote d'1h10, c'est beaucoup trop. 

Mais, et c'est important : il y a du fond. Et ce n'est pas si souvent dans les récits de zombie. On ressent la détresse de Rick, ainsi que celle du père et du fils qui l'accueillent, terrifiés et hantés par le souvenir d'une femme et d'une mère devenue morte-vivante. Il y avait dans ces scènes beaucoup d'émotion. Les scénaristes ont clairement des choses à dire mais ils risquent de prendre leur temps. Au sujet des personnages secondaires, ils sont apparus trop peu pour émettre un jugement. Mais l'entrée en matière ne m'a pas paru très efficace. Je dois dire que j'ai quand même été surpris par la relation entre Lori et Shane. Je ne pensais pas que The Walking Dead verserait dans ce genre d'histoire. Je suis plutôt preneur. Une dernière chose : je ne suis vraiment pas fan de la scène d'ouverture, pas subtile pour deux sous, pas très AMC pour le coup. Le message est tellement évident : nous on est sur le câble et on n'hésitera pas à faire gicler la cervelle des petites filles ! Mouais... Le fait que ce soit un flashforward n'a a priori aucun intérêt en plus.      

The Walking Dead, c'est forcément bien parce que c'est unique en son genre à la télévision, parce que c'est impressionnant visuellement et parce que ça repousse certaines limites. Mais ce qui serait encore mieux, c'est qu'elle fasse tout ça sans prétention et avec un peu plus de rythme. Je serais au rendez-vous pour les épisodes suivants quoiqu'il arrive mais il en faudra plus pour me convaincre. Et ne parlez pas déjà de chef d'oeuvre par pitié !   

29 octobre 2010

The Walking Dead [Interview]

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J'ai rencontré l'équipe de The Walking Dead lors du MipCom à Cannes il y a quelques jours. Voici l'interview... Hormis le vent que j'ai involontairement mis à Sarah Wayne Callies (je n'avais pas vu qu'elle me tendait le bras à la fin), elle s'est très bien passée. Review du pilote sur le site dans quelques jours !

12 septembre 2010

[Saison 2010/2011 - Drama] 3- The Walking Dead

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What About ?

Après une apocalypse ayant transformé la quasi-totalité de la population en zombies, un groupe de d'hommes et de femmes mené par l'officier Rick Grimes tente de survivre...

Why Not ?

Ne comptez pas sur moi pour faire semblant d'avoir lu les comic-books The Walking Dead, de tout connaître de l'oeuvre de Frank Darabont... en matière de zombies, je suis complètement vierge ! Oh, j'ai dû voir un film ou deux. Je me souviens de 30 Jours de Nuit qui m'avait d'ailleurs bien plu. Mais c'est tout. Je suis plus films d'horreur si vous voulez tout savoir. Donc si The Walking Dead m'attire, ce n'est pas pour les mêmes raisons que d'autres. D'abord, une série de zombies, ça n'existe pas. C'est vrai ! Et on ne peut qu'accueillir à bras ouverts quelque chose qui sort de l'ordinaire. On se plaint tellement que toutes les séries se ressemblent. Cela dit, c'est risqué aussi. On peut se laisser emporter et surprendre par un tel univers pendant 1h30 mais pendant six fois une heure ? Que va-t-il vraiment se passer dans cette série ? Y'a-t-il une "mythologie" ? Parce que si ce n'est qu'une course-poursuites entre humains et zombies, ça risque de vite devenir lassant. Je suis confiant. AMC ne se serait pas laissée embarquer sur un projet trop limité, sans lendemain. Quoiqu'il y a eu The Prisoner mais passons. Et puis des rumeurs font état d'une commande d'une saison d'ores et déjà. Donc il doit bien y avoir de la matière. Et puis je ne sais plus combien de comics exactement sont sortis mais un bon paquet en tous cas...

Les premiers extraits prouvent que l'image est très léchée et qu'elle se distingue de celle de Mad Men ou de Breaking Bad. Les moyens ont l'air d'être là. Les zombies ne paraissent pas ridicules. Reste quand même les acteurs en gros point d'interrogation. J'ai beau avoir une certaine tendresse pour Sarah Wayne Callies, il faut bien avouer que c'est une actrice un peu limitée. Bon après tout, on ne l'a vu que dans un grand rôle et super mal écrit (Prison Break) donc à voir. Je connais mal Andrew Lincoln mais il ne semble pas avoir l'étoffe d'un héros. J'aurais préféré Jonny Lee Miller ou Mark Pellegrino. Des rumeurs les évoquaient. Là encore, je demande à être agréablement surpris ! Bon et puis Jon Bernthal, s'il a le rôle de l'idiot habituel, il sera certainement convainquant mais forcément agaçant... Tout ça pour dire que, contrairement aux apparences, j'ai hâte de découvrir The Walking Dead, ne serait-ce parce qu'elle sera différente de toutes les autres séries et c'est déjà énorme !

// Bande-Annonce //