26 avril 2013

Once Upon A Time [2x 19]

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Lacey // 7 280 000 tlsp.

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   A trois épisodes du final et après une longue pause, on pouvait légitimement espérer un épisode important de Once Upon A Time, du genre qui relance l'intérêt pour nous entraîner avec excitation dans la dernière ligne droite. Ce n'est pas ce que Lacey a été. Il s'est contenté de ressasser des choses déjà sues par coeur concernant certains personnages, tout en accordant peu de temps à d'autres qui le méritait pourtant, et en introduisant de nouveaux comme s'ils n'étaient déjà pas assez nombreux à Storybrooke. Le résultat ne pouvait donc qu'être décevant, mais pas totalement imbuvable non plus.

   J'ai aimé découvrir Belle sous les traits de Lacey, une fille de petite vertue qui boit de la bière, joue aux billards et se comporte à peu près complètement à l'inverse de ce que l'était avant que l'on efface sa mémoire. En plus, pour une fois, Emilie de Ravin était convaincante, dans son élément. Même de voir Mr Gold demandait des conseils sur le romantisme à Charming m'a amusé. On pourrait se plaindre des auteurs, en arguant qu'ils vont un peu trop loin dans le délire, mais c'est fun ! Et Once Upon A Time ne l'est pas souvent, alors profitons-en ! En revanche, les flashbacks à FairyTale Land paraissaient bien inutiles, à part remettre en perspective une situation que l'on connaissait déjà très bien. Je n'ai pas aimé non plus l'introduction de Robin des Bois et de Keith, le shérif de Nottingham. Ils n'ont été que des accessoires et, au fond, cela aurait pu être n'importe quel autre personnage. On dirait que les scénaristes ont pioché au hasard dans les nombreux qu'il restait. J'espère que les deux reviendront par la suite avec véritablement quelque chose à dire. Mais la production a pris un petit risque : Tom Ellis, qui incarne Robin des Bois, est l'un des héros du pilote Gothica (dans un autre rôle mythique d'ailleurs, celui de Frankenstein). Si la série est commandée, ça va être compliqué pour l'acteur de revenir. 

   J'aurais aimé que l'on creuse davantage le dilemme qui est en train de secouer la famille d'Emma : retourner dans le monde magique ou rester à Storybrooke ? Telle est la question. A n'en pas douter, elle sera au coeur du final, ce qui explique peut-être la timidité avec laquelle elle est traitée jusqu'ici. Le problème, c'est que c'est ça qui nous intéresse vraiment et ce n'est pas là-dessus que les auteurs misent. Il y a un vrai souci de timing. Plusieurs éléments sont mis en place bien trop mécaniquement par dessus le marché, comme le champ de haricots magiques, tenu par Anton, ou les manigances que l'on a du mal à prendre au sérieux de Tamara et Owen. Regina nage au milieu de tout ça avec sa classe habituelle et sa délicieuse perfidie. Mais on doit encore patienter avant qu'elle ne passe à l'action...

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// Bilan // Où sont passés les surprises, les retournements de situation, les personnages que l'on a aimé ou aimé détester ? Once Upon A Time a-t-elle perdu à jamais ce qui faisait d'elle un divertissement hautement recommandable ? Il faut qu'elle retrouve sa voie coûte que coûte. Au boulot, m'sieurs-dames les scénaristes, au boulot ! Hé ho-Hé ho.

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17 janvier 2013

Once Upon A Time [2x 11]

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The Outsider // 8 240 000 tlsp.

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   Il avait mal commencé cet épisode de Once Upon A Time. Je m'étais même préparé psychologiquement à m'ennuyer ferme pendant 42 minutes. La perspective de suivre Belle dans ses aventures ne m'excitait guère. Le personnage a peiné à convaincre depuis son arrivée, et on peut en dire autant d'Emilie de Ravin, qui n'est pas Ginnifer Goodwin ni Lana Parilla au niveau de la qualité du jeu. Pourtant, dans cet épisode, je l'ai trouvé plutôt bonne. Peut-être aussi parce qu'on lui a donné de quoi s'amuser un peu. J'aime assez le fait que Belle ne soit pas super bad ass. On en a bien assez de personnages féminins comme ça entre Emma, Snow et Mulan, auxquelles j'ajouterai également Red même si elle a encore beaucoup à prouver. Belle est douce et fragile, naïve, brave, mais pas complètement idiote non plus. Rumplestiltskin pourrait faire n'importe quoi, elle lui pardonnerait quand même. Elle seule a réussi à percer la carapace de l'homme et comprendre qui il était vraiment, alors rien ne semble pouvoir abîmer leur amour. Pas même Hook. C'est beau. Oh que c'est beau. Etonnamment, les scénaristes ont choisi de ne pas perdre de temps et de confronter directement Gold et Hook, après qu'il ait évidemment enquiquiné Belle, au cours de scènes relativement réussies. Et je dois dire que Crochet s'est enfin révélé comme une menace sérieuse. Il n'est pas que charmeur et beau parleur donc. La fin de l'épisode était choquante, car on ne s'attendait pas à ce que 1/ Il tire sur Belle 2/ Il efface sa mémoire 3/ Il se fasse renverser ! La douleur de Gold a été parfaitement retranscrite par Robert Carlyle pendant le court instant où on lui a demandé de pleurer bien fort. Tout ça m'a donné envie de voir la suite. Je suis particulièrement curieux de découvrir l'idendité du chauffard. Mais les possibilités ne sont pas énormes s'il s'agit d'un personnage que l'on connait déjà : ce sera soit August soit l'ex d'Emma. Obviously. Un truc m'a vraiment dérangé dans tout ça : l'absence totale de Cora ! 

   Côté flashbacks, l'objectif était surtout de creuser un peu plus le personnage de Belle et de boucher quelques trous. On découvre ainsi comment Mulan s'est associée au Prince Phillip pour retrouver Aurora. C'était surprenant, donc toujours bon à prendre. En prime, l'experte en arts martiaux a enfin esquissé un sourire, ravissant d'ailleurs. Il en faudra plus pour que je l'apprécie, mais c'est un début. Et puis on sait maintenant à quel moment Belle s'est faite capturée par l'Evil Queen. Pas que cette information nous taraudait l'esprit non plus... Et puis il y a toute la partie à Storybrooke aux côtés d'Emma, Henry et les autres, qui était assez mal écrite, très plate et pas émouvante du tout. La mort d'Archie ne nous affecte pas, étant donné qu'on l'a très peu vu et qu'en plus, on sait qu'il n'est pas vraiment mort. Les personnages eux-mêmes ont l'air désespérés de l'avoir perdu, mais quand il était vivant, tout le monde s'en cognait de ses étâts d'âme ! Bref, c'est le genre de détail qui ne passe pas bien. A part ça, il est surtout question d'amorcer le prochain objectif de la fine équipe : regagner Fairytale Land, tout en faisant du monde extérieur à Storybrooke une menace, ce thème n'ayant jamais été vraiment abordé depuis le pilote. Une progression logique en somme.

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// Bilan // Plus réussi que l'épisode précédent, ce The Outsider parvient à atteindre la plupart de ses objectifs : renforcer le personnage de Belle, enclencher la vengeance de Hook, amorcer la suite de la saison à Storybrooke et nous surprendre un maximum en cours de route. En revanche, la gestion des personnages qui ne sont pas dans le feu de l'action laisse toujours grandement à désirer...

27 octobre 2012

Once Upon A Time [2x 04]

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The Crocodile // 9 890 000 tlsp.

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   Même si Emma, Snow, Mulan et Aurora n'apparaissent pas dans cet épisode -What a shame!- les auteurs ont su compenser en misant sur Rumplestiltskin, LA valeur sûre de Once Upon A Time avec Regina, qui elle n'est en revanche pas du tout présente. Cette fois, il s'agit de revenir sur la disparition de la femme de la Bête -qui se trouve être un sosie de Courteney Cox (l'atrice Rachel Shelley)- et ajouter au changement radical de personnalité du pauvre homme encore plus de profondeur. On en revient toujours à la magie, au final, mais il n'est pas allé la chercher pour rien, définitivement. Là où l'épisode fait très très fort, c'est quand le Capitaine Crochet vient se mêler à l'affaire puisqu'il est l'amant de Milah et va la perdre sous ses yeux, le coeur écrasé en miettes. Les scénaristes ont même eu la bonne idée de faire de Rumple le crocodile qui lui a arraché la main, remplacée par un crochet luisant. Je désespérais d'avoir un nouveau personnage masculin fort. C'est chose faite ! Et, contrairement à Rumple et à l'Evil Queen, on sait dès son introduction pourquoi il est devenu si mauvais. Ca ne peut que nous aider à s'attacher très vite à lui. Colin O'Donoghue est plutôt convaincant dans le rôle. Bien entendu, c'est une version mannequin de Hook que l'on nous propose mais nos yeux ne s'en plaindront pas... Visiblement, la production a de grands projets pour Crochet puisque l'acteur a récemment été promu régulier pour le reste de la saison. Il est vrai que son alliance avec Cora est très alléchante, et il ouvre la porte vers tout l'univers de Neverland qu'il nous tarde d'explorer. Pensez simplement à Peter Pan et à la Fée Clochette... Alors pour les incarner, je voudrais... Seth Green et AnnaLynne McCord ! Quoi ? Ce sont les premiers noms qui me sont venus. Laissez-moi réfléchir encore un peu. Vous avez des idées ?

    Belle, elle qui est justement devenue régulière pour la saison 2, doit gagner en importance et en intérêt. Pour le moment, malgré les idées de rupture et d'indépendance développées dans cet épisode, elle est encore et toujours associée à la Bête et vit dans son ombre. Dans un monde merveilleux qui ne serait pas celui de Disney, elle se serait lancée dans une histoire coquine avec Ruby, qui ne demande visiblement que ça, mais ici, il faudra se contenter d'une amitié. J'ai d'ailleurs hâte que le Petit Chaperon Rouge sorte de son rôle de bonne copine toujours là pour donner des conseils et filer un coup de main mais qui n'existe pas vraiment par elle même. Le retour de ses instincts animals ne peut qu'être un signe encourageant pour la suite... Comme à peu près tous les autres héros de la série, Belle a une histoire familiale compliquée et un père particulièrement cruel, prêt à lui effacer la mémoire pour qu'elle ne s'accroche plus à Rumple. Bien sûr, il croit le faire pour son bien. Mais évidemment, elle ne peut que le détester après ça, et nous aussi. Le train de la mine, y'a pas à dire, ça fout les chocottes ! Le seul truc qui nous le rend sympathique ce vieux monsieur, c'est que sa boutique s'appelle quand même... "Game Of Thorns" ! La romance entre Belle et Mr. Gold va donc continuer, chose à laquelle on s'attendait dès le début de l'épisode, mais on peut espérer que les auteurs sauront ne pas trop insister là-dessus pour nous raconter d'autres choses concernant les deux personnages. Dans l'un des deux cas, je ne me fais pas de soucis... 

   Sinon, je ne voudrais pas passer sous silence deux choses : Charming qui travaille à la mine en marcel, c'es méga hot, et Charming qui donne des conseils de coeur à Gold, c'est très drôle pour plein de raisons; et... WTF cette histoire de haricot magique ? Je n'ai pas bien compris qui était vraiment le monsieur avec son bonnet rouge (si ce n'est qu'il ressemblait à Prof) et je ne suis même pas certain qu'il possède une identité importante, mais a priori ce n'est pas lui Jack. Si les scénaristes vont jusqu'au bout, c'est très malin d'avoir pensé à ça pour passer d'un monde à l'autre. Chapeau !

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// Bilan // Tout aussi riche que les trois précédents épisodes, The Crocodile démontre plus encore combien cette saison 2 a été mûrement réfléchie et intelligemment construite en amont afin d'utiliser au mieux toujours plus de nouveaux personnages de contes de fée (et pas que). Once Upon A Time n'a pas attendue cette fois la mi-saison ou la fin de saison pour devenir épique ! Elle l'est depuis le premier épisode et compte bien le rester jusqu'au bout.

18 août 2012

Americana [Pilot Script]

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Ecrit par Michael Seitzman pour ABC Studios et ABC. 63 pages.

 La vie familiale du célèbre couturier Robert Soulter est bouleversée lorsqu'une jeune styliste pleine d'ambition fait son entrée dans l'entreprise, laquelle n'est autre que la fille de son frère. A moins que ce ne soit la sienne...

Avec Anthony LaPaglia (FBI : portés disparus), Emilie de Ravin (Lost, Roswell), Ken Olin (Brothers & Sisters, Génération pub), Ashley Greene (Twilight, Pan Am), Annabeth Gish (X-Files), Christine Adams (Terra Nova), Tiffany Hines (Nikita)...

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Selon UglyFrenchBoy

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   On aura beau le décrire de quelque manière que ce soit, Americana est le croisement entre Jane by design et Dallas, lorgnant bien évidemment davantage sur cette dernière. Si l’environnement du mannequinat et du textile n’a rien de bien original, il en est de même pour les intrigues. Le pilote laisse aisément entrevoir un  bien trop lourd cahier des charges « soapien ». A lui tout seul cet épisode est un défilé de situations convenues:  l’identité du vrai père de l’héroïne cachée à celle-ci, une famille qui se déchire autour d’un empire, une entreprise sur la pente descente autant sur le plan créatif que financier et, forcément, des coups bas et de l'infidélité.

   La jeune et la plus vieille génération se côtoient ainsi avec son lot d’arrivistes et de corps dénudés, autant du côté de la gent féminine que masculine. La fameuse règle marketing de la scène shirtless avant la fin du deuxième acte est respectée, et plus encore. Les personnages, introduits brièvement, semblent tous servir de faire-valoir à Robert et Alice, respectivement interprétés par Anthony LaPaglia et Ashley Greene. On imagine cette dernière sans problème à l’aise dans son rôle, comme le laissent suggérer les deux extraits parus sur internet.

   Le récit s’aventure légèrement et de manière peu subtile du côté de la satire sociale. Ceux qui ont fait le choix de l’argent sont montrés sous un aspect négatif. Des archétypes, Americana en a donc tout un lot, même s’il est difficile de s’en dispenser lors d’un pilote d’un prime-time soap. Le reproche que l’on peut donc faire au projet est surtout d’avoir proposé quelque chose de très classique. Seule la dernière scène du pilote est surprenante et annonce un fort potentiel au personnage de Francesca, alias Émilie de Ravin.

    Dans l’ensemble, le résultat est commun, et les répliques n’élèvent pas Americana au-dessus de sa condition. Tout est très premier degré. Seule la tirade de Robert, façon Chief Webber dans le pilote de Grey’s Anatomy, se distingue du reste. C’est trop peu pour sortir ce pilote de sa fadeur.

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Selon Moi

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   Americana aurait pu être un super soap... dans les années 90.  Son scénariste, Michael Seitzman, en a visiblement été très friand à l'époque et, avec la résurgence du genre, il a certainement vu l'opportunité d'en créer un nouveau absolument semblable à ses aînés. C'en est même effarant à quel point ce script reprend tout ce qu'on a déjà vu 100 fois, au rebondissement près. Il aurait pu se rattraper sur l'ambiance ou sur le décor mais même pas : l'univers de la mode, parfait pour les coups bas et les coucheries, a déjà été maintes fois utilisé. Amour, gloire et beauté, ça ne vous dit rien ? 20 ans que ça dure quand même ! L'éphémère Models Inc. ? Ugly Betty (qui a eu l'intelligence de jouer à fond la carte du second degré) ? Et il y en a eu d'autres...

   Bref, Americana fait tout sauf dans l'originalité mais on sent une telle bonne volonté de la part de l'auteur qu'on ne peut décemment pas y rester insensible. Je n'ai pas été très surpris tout au long de la lecture, pas à un seul instant même, mais je n'ai pas décroché. Je suppose que le pilote une fois tourné était dans le même esprit : efficace mais déjà vu. Le casting était plutôt pas mal en plus, je suis à peu près sûr que si la série avait vu le jour, je l'aurais volontiers suivi. Mais, tout comme Revenge, je soupçonne Americana d'être trop gentillette au final, avec beaucoup trop de personnages avec un bon fond et trop peu de "vrais" vilains qu'on adore détester. Et puis elle ne faisait de toute façon pas le poids face à Nashville ou 666 Park Avenue. Sur ce coup-là, on peut affirmer qu'ABC a fait le bon choix !

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19 mai 2012

Once Upon A Time [1x 22]

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A Land Without Magic (Season Finale) // 9 660 000 tlsp.

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   Ce final de Once Upon A Time correspond, à peu de choses près, exactement à ce que j'attendais. Le souffle épique qui avait repris de plus belle la semaine dernière s'est littéralement embrasé au cours de cette dernière heure. Le combat entre le dragon aka Maléfique et Emma était impressionnant (bravo les effets-spéciaux), mais pas seulement : il était lourd de sens et extrêmement touchant aussi puisqu'il mettait en parallèle le courage et la force de Charming à celui de sa fille, face à la même bête et en utilisant la même arme. C'est en même temps un grand soulagement pour nous de découvrir une Emma qui croit enfin et qui se bat pour sauver son fils. Il en aura fallu du temps : une saison. Le parallèle de cet épisode, plus pertinent que jamais, se poursuit lorsque le baiser d'Emma sur le front d'Henry le réveille, tout comme celui de Charming avait réveillé Snow White lors de la scène inaugurale de la série. La boucle est bouclée, en quelque sorte. Mais tout ne fait que commencer ! La fin aurait été parfaite à mon sens avec une scène supplémentaire, repoussée à la saison prochaine du coup mais que j'attends de découvrir avec impatience : celle où Emma réalisera que ses parents sont bien "David" et "Mary Margaret". Je ne m'attends pas nécessairement à de grandes effusions de joie mais à quelque chose qui ne peut qu'être bouleversant, surtout avec une actrice comme Ginnifer Goodwin dans l'équation. A ce propos, Jennifer Morrison, comme dans l'épisode précédent, m'a impressionné ! Elle était enfin à la hauteur de Lana Parilla dans les scènes opposant Emma à Regina. Preuve qu'il lui fallait juste le bon matériau.

   Je ne peux m'empêcher, vous me connaissez, de faire des parallèles avec Lost, tant les créateurs fonctionnent ici de la même façon que lorsqu'ils la co-écrivaient. A ce titre, les sortes de "flash-sideways" qui secouent Emma lorsqu'elle comprend ne pouvaient que rappeler le grand final de la série culte. Le parcours de l'héroïne est d'ailleurs assez semblable à celui de Jack, sauf que Jack a mis 6 bonnes saisons avant d'accepter sa destinée. C'est justement ce qui est génial avec ce final, c'est qu'il ose faire avancer les choses. Il nous dirige vers une saison 2 qui sera forcément très différente maintenant que la magie a envahi Storybrooke. Et il semblerait, au vu du sourire final de Regina ou de l'inquiétude de Henry, que ce qui se prépare est bien pire que la malédiction initiale. Mr Gold va-t-il prendre la place du grand méchant de la série, après avoir été si ambigü ? Regina et Emma vont-elles marcher main dans la main pour le bien être d'Henry et de la communauté ? Regina ne peut pas ne devenir qu'une paria dans la ville. Tout le monde lui en voudra, bien entendu, mais elle a certainement encore des cartes à abattre, surtout avec la magie qu'elle va pouvoir de nouveau exploiter. La petite intervention de Jefferson était encore une fois très appréciable. On rêverait que le personnage devienne régulier la saison prochaine, mais je ne suis pas certain que les engagements de Sebastian Stan ailleurs puissent le lui permettre. D'un autre coté, il est peut-être préférable qu'il reste un personnage qui apparaît et disparait selon les besoins, tant que son histoire est approfondi un jour ou l'autre... Dans les spéculations, on peut sans mal imaginer que les premiers flashbacks à FairyTale Land de la saison seront consacrés à la reconquête du trône par Snow White et Charming. Ce n'est pas nécessairement ce qui m'excite le plus...

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   Pour en revenir à ce dernier épisode, je crois que je n'ai pas assez insisté sur son aspect émotionnel fort. Regina aussi, face à un Henry presque mort, a su se montrer poignante. On n'a jamais vraiment douté de son amour pour lui cela dit. Mais c'est toujours bien de le rappeler tant ses actions tendent parfois à prouver le contraire. Les retrouvailles de Belle et Rumplestiltskin étaient touchante aussi, et je me dis que maintenant que le pilote d'Emilie de Ravin n'a pas été pris par ABC (Americana) elle pourrait devenir régulière la saison prochaine. Une héroïne supplémentaire ne ferait pas de mal, même si ce dont la série a le plus besoin actuellement c'est d'hommes forts, capables de tenir tête à Gold et qui soient un peu moins gentils et mous que Charming et les quelques autres princes que l'on a rencontrés au cours de la saison. Ou que ce pauvre August qui, redevenu Pinocchio et dépourvu de mystère, risque de ne plus être une pièce maîtresse du récit. Quoique. Vous voyez, je ne peux pas m'empêcher de spéculer sur la saison prochaine plutôt que de commenter véritablement cet épisode. C'est sans doute la preuve qu'il a réussi sa mission de nous donner envie de revenir ! 

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// Bilan // La saison inagurale de Once Upon A Time a été un grand plaisir à suivre, malgré quelques épisodes trop faciles et quelques personnages de contes de fées qui méritaient mieux que ce que les auteurs leur ont offert (je pense notamment à Cendrillon). N'oublions pas que le pari initial de la série était très risqué. On peut dire sans mal que l'équipe s'en est très bien sortie, et avec un budget fort limité. Ce final, réussi, relance la machine avec encore plus de force que ce que j'avais imaginé. Sans être un chef d'oeuvre, Once Upon A Time s'est d'ores et déjà forgée une place importante à la télévision. Pourvu qu'elle la garde encore un moment. En cela, la saison 2 n'a pas intérêt à décevoir...


21 février 2012

Once Upon A Time [1x 12]

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Skin Deep // 8 650 000 tlsp.

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   Cette semaine, c'est la "La Belle et la Bête" qui passe sur le grill des auteurs de Once Upon A Time. Il ne s'agit pas de mon Disney préféré mais j'y suis quand même attaché car c'est le premier que j'ai vu en salles, quand j'avais quoi... 6 ans ? On savait depuis quelques temps déjà que c'était à Emilie de Ravin qu'incombait la lourde tâche d'incarner Belle. Etant donné que son jeu laissait souvent à désirer dans Lost, j'étais un peu inquiet. Sa prestation ne m'a pas particulièrement emballé mais j'en suis satisfait. Malheureusement, elle n'avait pas beaucoup d'alchimie avec la Bête... qui n'est autre que Rumplestiltskin ! Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est une idée de génie mais c'est une bonne manière de ne pas trop s'éparpiller en tous cas, chose que la série, de par son concept et malgré sa bonne volonté, a parfois trop tendance à faire. Certains pans de l'histoire ne sont pas aussi soignés qu'il le faudrait, sans doute parce qu'il faut aller vite dès le départ pour poser la situation, et la romance qui se noue entre les deux personnages n'a pas vraiment le temps d'être crédible qu'elle est déjà terminée. J'aurais aimé que l'on passe plus de temps à les voir s'approviser. Là, Belle est très rapidement charmée par Rumplestiltskin, chose qui n'était quand même pas évidente à la base. C'est évidemment un couple qui détonne à coté de Blanche Neige et son Prince Charmant et rien que pour ça, on est content de la proposition qui nous est faite, aussi imparfaite soit-elle. Leur rapport vire rapidement au Syndrôme de Stockholm et ça, aussi, c'est intéressant, même si peu exploité. Les explications de Belle sur son sacrifice sont assez satisfaisantes mais on se demande quand même comment elle a pu se dire que devenir la bonne à tout faire de Rumple allait lui permettre de vivre de grandes aventures ! Etait-ce vraiment une perspective plus attrayante que de rester auprès de son père et Gaston, homme qu'elle n'aime pas mais avec qui elle doit pourtant se marier ? A sa place, j'aurais pas mal hésité quand même...

   Ce que cette histoire amorce avec brio, c'est la guerre entre Mr Gold et Regina, et leurs équivalents de contes de fées, car il nous est annoncé, même si l'on s'en doutait fortement, que le mystérieux monsieur est au courant de la réelle identité de la mairesse de Storybrooke. Il ignore certainement qu'elle détient Belle captive mais il ne devrait pas tarder à l'apprendre. En attendant, il passe tout son épisode à chercher une tasse que la jeune femme avait ébréché, à laquelle il est attaché, mais cet objet est également convoité par le père de celle-ci, missionné par Regina, afin de le faire souffrir et surtout l'affaiblir. On ne dirait pas comme ça, mais c'était très agréable à suivre ! Il faut dire que Robert Carlyle et Lana Parilla étaient excellents, comme d'habitude, et ça aide indéniablement. Les clins d'oeil au conte original n'étaient pas très nombreux à ma connaissance, en dehors de cette tasse (inanimée) et Gaston transformé... en rose ! Ah et aussi la robe jaune de Belle, très proche de celle qu'elle porte dans le Disney. Oui bon, c'est déjà pas si mal.

   Pendant ce temps là à Storybrooke, Ashley est de retour et elle est désormais maman. On ne tenait pas particulièrement à la revoir, surtout dans ces conditions. Son épisode était assez faible si je me souviens bien. Cendrillon n'était pas à la hauteur et son prince à elle encore moins ! La demande en mariage en plein milieu du bar était sans intérêt, pas plus que les scènes entre Mary Margaret et David. Il serait temps que les scénaristes fassent quelque chose pour rendre leur liaison plus palpitante ! Cela dit, la gaffe de David était vraiment très embarrassante et ridicule. Et puis Ruby est là, elle attend toujours d'avoir quelque chose à faire. L'idée de sa soirée entre filles était plutôt bonne mais elle n'a pas du tout été exploitée... Navrant.

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// Bilan // Inspirés dans le monde des contes de fées, les scénaristes de Once Upon A Time ont toujours beaucoup de mal à maintenir l'équilibre avec les événements se déroulant à Storybrooke, souvent anecdotiques. C'est regrettable mais pas de quoi zapper pour le moment...

27 mai 2010

LOST [6x 17 & 18 - "The End"]

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THE END (Series Finale) // 13 57o ooo tlsp.

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   LOST vient d'entrer dans le cercle très fermé des séries qui auront marqué la télévision par leur audace, par l'engouement qu'elles ont suscité et par la polémique qui a suivi leur dénouement. N'en déplaise à ses nombreux détracteurs. A ses cotés : Le Prisonnier (dont la fin, à l'époque, avait fait scandale), The Sopranos (et ce fade-to-black qui a tant fait parler), X-Files et quelques autres. Jusqu'au bout, elle est restée elle-même dans ce qu'elle a de meilleur et ce qu'elle a de pire. Cela fait aujourd'hui 4 jours que son final a été diffusé et cela fait 4 jours que je lis un peu partout tout et son contraire. Il y a ceux qui ont adoré ce final et qui se moquent de ne pas avoir eu autant de réponses qu'ils espéraient. Il y a ceux, plus radicaux, qui estiment que l'on s'est foutu de leur gueule pendant 6 ans ! Il y a ceux, parfois les mêmes, qui tentent de trouver une explication à toute cette histoire complexe. Et puis ceux qui s'en foutent royalement et qui ne savent pas ce qu'ils ratent ! Où je me place dans tout ça ? Honnêtement, j'aimerais dire que ce Series Finale m'a soufflé, que je ne lui trouve aucun défaut et que J.J. Abrams, Carlton Cuse et Damon Lindelof sont des dieux. J'aimerais. Mais je ne peux pas. J'ai été ému aux larmes, plusieurs fois. J'ai trouvé les 10 dernières minutes absolument fascinantes, magistrales, bouleversantes, parfaitement dans l'esprit de la série, parfaitement là où je l'attendais. Mais j'ai aussi ressenti une déception inéluctable et une frustration abyssale. Comment pouvait-il en être autrement ? J'ai trop aimé LOST. Après la passion, que reste-t-il ?

   Des souvenirs d'abord. Tout au long de l'épisode, et c'était un peu prévisible, les naufragés se sont souvenus un à un, grâce à Desmond, dans le monde des flashsideways, des moments forts qu'ils ont vécu sur l'île. Ces moments qui ont marqué leur vie. Ces moments qui ont été les plus forts de leur existence. Charlie a reconnu Claire, qui l'a reconnu. C'est au moment de la (re)naissance d'Aaron que j'ai versé mes premières larmes. Le couple formé par Charlie et Claire ne m'a pourtant jamais vraiment passionné mais la scène était d'une beauté incroyable. La première d'une longue liste. A l'inverse, la scène qui m'a le moins touché est sans doute celle des retrouvailles de Sayid et Shannon. Quand on y pense, ils sont restés ensemble peu de temps. Quelques jours seulement puis elle est morte. Le vrai grand amour de Sayid a toujours été Nadia. Mais c'était un amour impossible que ce soit dans la réalité ou dans les flashsideways. Il y a toujours eu des tas d'obstacles entre eux. Peut-être n'étaient-ils pas faits pour être ensemble... Sun et Jin, par l'intermédiaire de Juliet, se sont souvenus de leurs multiples séparations, toutes ces fois où ils ont cru qu'ils n'allaient plus jamais se revoir, et de Ji Yeon, évidemment. Et Juliet justement, qui était bien la mère du fils de Jack, a retrouvé Sawyer/James. C'était le coup de grâce. Un moment très attendu qui ne m'a pas déçu. Josh Holloway a su faire un effort et être à peu près juste. Elizabeth Mitchell était époustouflante et de toute beauté. Les cris de Juliet qui s'acharne sur la bombe me hantent toujours. Parmi les grandes scènes de LOST que l'on n'oubliera jamais. Les derniers à se retrouver sont Jack et Kate, évidemment. Ce couple ne m'a pas toujours convaincu mais force est de constater qu'il est devenu mythique avec les années. Le "I Missed You So Much" de Kate était magnifique. Et il l'est encore plus avec du recul. LOST, ce n'était pas que des histoires d'amour mais elle nous en a conté de superbes. Desmond et Penny restent indétrônables. Leur épisode, The Constant, aussi. Je n'ose même pas le revoir. Je veux garder l'émotion qu'il m'avait procuré intacte. Ce Series Finale a su jouer de la "lostalgie" à merveille. C'était nécessaire pour nous rappeler combien ces personnages se sont aimés, combien on les a aimés (enfin pas tous) et combien ils vont nous manquer.   

   Je sais que beaucoup de téléspectateurs, que j'aurais tendance à désigner comme des "fans of science", ont reproché à ce final de ne finalement traiter que des personnages et de leur destinée, ainsi que de la signification des flashsideways qui y sont étroitement liés, en laissant de coté la mythologie de l'île et toutes ces questions qui nous ont fait nous torturer l'esprit pendant tant d'années et élaborer des tas de théories. Moi le premier. Je les comprends et, au fond, je partage leur déception. Pourtant, je me considère davantage comme un "fan of faith". Disons que j'ai toujours été tiraillé entre ces deux visions du monde et ces deux visions de la série et, comme les scénaristes dans ce final, j'ai fini par choisir mon camp : celui de la foi. De manière générale, je suis satisfait par les réponses qui nous ont été données, principalement dans l'épisode Across The Sea qui lui aussi avait divisé.  "There's A Why In The Wake Of Every Why". J'insiste. Et je vous renvoie vers ma critique de l'épisode en question (ICI). Je vais donc simplement vous dire, à nouveau, que, pour moi, les scénaristes ont répondu aux principales questions posées mais qu'aucune réponse ne pourra jamais être entièrement satisfaisante car LOST traite de sujets qui touchent à l'inexpliqué, l'inexplicable, l'inexplorable. Que cette île soit là où le monde a commencé, qu'elle soit ce qui sépare le monde des Enfers, ou que sais-je encore... ce qui importe, c'est qu'on la protége, qu'on l'éloigne du Mal. C'est pour cette raison que les naufragés sont arrivés sur l'île, et tous ceux qui les ont précédés. Fallait-il nous expliquer l'histoire de l'île de A à Z, alors qu'elle doit exister depuis la nuit des temps, du passage des égyptiens à l'arrivée de Mother ? Dans l'idéal, ça aurait été génial. Mais il aurait fallu pour ça 15 saisons et comme l'histoire se répéte et qu'elle n'a déraillé qu'à partir de la prise de pouvoir de Jacob, il était logique de se concentrer sur ça. Ce que je reproche aux scénaristes, à la limite, c'est de ne pas avoir été plus clair dans Across The Sea. Peut-être même qu'un double épisode aurait été plus satisfaisant. Maintenant, quand on réfléchit un peu, tout, ou presque, fait sens. Il reste des questions, bien entendu, il y a quelques approximations, et c'est bien dommage, mais c'est une histoire, pas la réalité. Tout ne peut pas toujours faire sens. Et si "la lumière" est bien la source de la vie sur Terre, comme je l'ai compris, alors qu'y a-t-il à ajouter ? Jusqu'à preuve du contraire, ni vous ni moi ne savons comment est né le tout premier être-humain... Demander ce qu'est "la lumière" revient à demander ce qu'est "la vie"... Il est des mystères qui resteront des mystères pour l'éternité. LOST n'a pas eu la prétention de vouloir les expliquer. Juste de s'en servir pour raconter une belle histoire.

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  Ce dont parle la série, au bout du compte, c'est d'un groupe de personnages, que l'on pourrait considérer comme des âmes-soeurs -même si le terme me semble trop réducteur- qui ont souffert dans leur vie, qui n'avaient plus leur place dans le Monde tel qu'était le leur et que Jacob a "sauvé" en les amenant sur l'île dans l'espoir que se trouve parmi eux son digne successeur. Il les à la fois réparés en donnant un sens à leur vie à travers les rencontres qu'ils ont faites, mais il les a aussi détruits parce qu'il a joué un jeu dangereux et que son frère, sous forme de fumée noire, les a tués, ou a tentés de se servir d'eux pour s'échapper de l'île et pour cela, tous les moyens étaient bons. Au bout du compte, rien ne s'est passé comme prévu et ils ont tous perdu ce que l'île leur avait offert. La brillante idée des flashsideways est de les réunir une dernière fois pour permettre à leurs âmes égarées de retrouver ce qu'ils avaient perdu. Cette "rédemption", qui est finalement bien plus que ça, permet d'apaiser leurs âmes afin qu'ils puissent partir en paix et "let go" comme Christian le confie à Jack. C'est très mystique, voire religieux, mais ça ne sort pas de nulle part puisque le thème de la foi a toujours fait parti de la série. Il ne faut pas y voir pour autant un quelconque message religieux voire une propagande à l'américaine dans le sens où l'église à l'intérieur de laquelle se déroule la dernière scène est truffée de signes religieux très différents : catholiques, protestants, boudhistes... Ce qui compte c'est "la foi" de manière générale, le fait de croire en quelque chose, une force supérieure, mais la nature même de cette foi n'a pas d'intérêt. Elle est multiple et variée et à l'appréciation de chacun. Je suis farouchement contre toutes les formes de religion et pourtant, j'ai adoré cette scène. Pour moi, elle est bien plus que ce à quoi on voudrait la réduire. "Live Together, Die Alone" n'a alors plus de sens : au contraire, les personnages ont vécu ensemble et sont morts ensemble. Ils ont traversé les épreuves de la vie ensemble, même après leur mort, jusqu'à ce qu'ils trouvent enfin la paix et disparaissent à jamais de l'univers. Le fait que Ben ne rentre pas dans l'église est d'ailleurs un élément extrêmement important. Même s'il a beaucoup cotoyé nos naufragés, il fait néanmoins partie avant tout d'un autre groupe dont les destins sont aussi liés entre eux. Alex, Rousseau, Widmore, Eloïse, Faraday, Goodspeed, son pére... en font partie. C'est avec eux qu'il doit "let go" quand ils seront prêts à leur tour.

   Comment pourrait-on reprocher à cette fin d'être hors-sujet alors que le combat entre la science et la foi a toujours été traité dans la série, à travers Jack et Locke bien-sûr, mais pas seulement. Et comment pourrait-on reprocher à la série de se concentrer davantage sur les personnages au final alors qu'ils ont toujours été au centre de tout à travers les flashbacks, les flashforwards puis les flashsideways. La série a toujours été une série de personnages, et l'île en est un parmi d'autres. Peut-être le personnage le plus important mais aussi le personnage le plus mystérieux. J'aurais détesté que l'on tente de tout nous expliquer point par point alors que la magie de Lost réside justement dans tous ces questionnements. En ne répondant pas à tout, quelque part, la série ne meurt pas. Elle restera matière à débats et à interprétations diverses et variées pendant de longues années. Les plus cyniques y voient forcément une façon facile pour les scénaristes de s'échapper sans s'expliquer mais, je le répéte, les principales réponses nous ont été données. Peut-être que quelques-unes trouveront des réponses dans l'Encyclopédie Lost à paraître cet été, écrite par les créateurs. Là encore, les cyniques diront que c'est pour faire du fric. Certainement, en partie. Mais les cyniques peuvent-ils être simplement contents de temps en temps de ce qu'on leur offre ? Dans le même genre, un bonus DVD, selon les dires de Michael Emerson, reviendra en une douzaine de minutes sur le régne de Ben et Hurley sur l'île. Peut-être découvrira-t-on à cette occasion comment l'île s'est retrouvée submergée par les eaux par exemple ?

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//Epilogue // La fin de LOST ne pouvait pas être satisfaisante, ma review non plus. J'ai tant de choses à dire... mais les mots ne viennent pas. Je suis heureux que la série se soit terminée ainsi, sur une scène d'une beauté et d'une force sidérantes. La boucle est détinitivement bouclée et LOST peut partir en paix à son tour. Ce n'est pas une série parfaite, loin de là, mais c'est une série "complète" qui a réussi à toucher à tous les genres (le drama, le fantastique, la science-fiction, la comédie aussi parfois...); qui a su créer des personnages mythiques, infiniment passionnants et touchants, et une mythologie touffue, sans doute un peu trop. Elle a marqué sa génération. On ne l'oubliera pas de sitôt. Je ne l'oublierai pas de sitôt. Je l'aime infiniment. Merci à vous de m'avoir lu semaine après semaine. Merci pour vos encouragements et vos compliments. Et tous ensemble, quelque soit votre avis sur le final, je vous propose de "let go" parce qu'au fond, ce n'est qu'une série et puis c'est le voyage qui importe, pas l'arrivée... Et ce voyage a été terriblement beau. C'est tout ce qui compte. 

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18 mars 2010

LOST [6x 08]

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Recon // 8 87o ooo tlsp.

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   Me voilà bien embêté. Après un épisode comme celui-là, non seulement je n'ai pas grand chose à dire mais en plus je n'ai même pas envie de les écrire. Si l'appétit vient en mangeant, l'inspiration vient peut-être en écrivant ? Je range cet épisode dans la catégorie des "ratés de la saison" aux cotés de Sundown. En réalité, il n'est pas si mauvais et il a su me captiver comme Lost l'a toujours fait mais j'ai beau tout retourner dans tous les sens, je lui trouve bien plus de défauts que de qualités. Son premier défaut est très simple : il est centré sur Sawyer et Sawyer n'est plus un personnage intéressant. Il n'a jamais fait parti de mes favoris mais je lui ai toujours reconnu un intérêt. La mort de ses parents, la recherche de l'assassin, son don pour le mensonge et les surnoms... tout ça j'ai aimé. Puis il y a eu l'épisode The Brig en saison 3 qui était excellent et qui a cloturé l'essentiel de ses intrigues. Il a ensuite fallu attendre son histoire d'amour avec Juliet pour qu'il retrouve grâce à mes yeux. Je précise au passage que je trouve Josh Holloway relativement mauvais dans l'ensemble, ce qui n'a jamais dû aider dans mon appréciation du personnage. Dans cet épisode, à nouveau, il se débrouille comme un manche. Il alterne ses deux expressions (séduction/colère) et montre évidemment son torse autant que possible car son seul atout finalement il est là et pas ailleurs. Encore que ses épaules en trapèze m'ont toujours beaucoup dérangé. Mais passons.

   Dans ses flash-sideways (divertissants à défaut d'être passionnants), Sawyer est tout l'inverse d'un arnaqueur : il est flic ! Ses parents sont morts dans les mêmes circonstances que dans l'autre réalité et il cherche depuis lors à se venger. Première surprise : il couche avec Jody Lyn O'Keefe ! Pour ceux qui ne connaîtraient pas la bête, elle fait partie des derniers ajouts de casting de Prison Break. Elle est donc synonyme malgré elle de médiocrité. On lui a filé un rôle dans la même lignée qui, heureusement, n'occupera qu'une scène. Deuxième surprise : le co-équipier de Sawyer n'est autre que... Miles ! Etant donné que le pauvre homme n'aura pas son centric (enfin j'imagine), il faut bien le caser quelque part. Dans un sens, on a tendance à l'oublier mais Sawyer a passé bien plus de temps avec lui (3 ans) qu'avec les naufragés de départ (3 mois). L'effet miroir n'est donc pas idiot. L'alchimie entre les personnages est assez bonne en plus. Ils m'ont fait penser au duo de flics de FlashForward d'ailleurs. Troisième surprise : Sawyer ne fait pas la cour à Juliet mais à... Charlotte ! Bon, j'étais ravi de retrouver Rebecca Mader la sous-exploitée d'autant qu'elle était particulièrement en beauté mais ça n'avait pas grand intérêt. Un croisement de plus. Elle n'a même pas évoqué l'île où elle est censée être née alors à quoi bon ? Quatrième et dernière surprise : les chemins de Sawyer et de Kate se croisent à nouveau. A croire que l'on ne nous lâchera jamais avec le triangle amoureux. Certes, Jack n'est pas apparu une seule seconde mais tout le monde a eu une petite pensée pour lui, non ? Non, bon d'accord. Et puis bon sang, Juliet n'est morte qu'il y a trois jours quoi... Cinquième surprise bonus : Sawyer s'émeut devant La Petite Maison dans la Prairie. Une private joke sans doute, je ne vois que ça.  Au final, contrairement aux flashs de Ben ou de Locke qui semblaient vraiment avoir un sens, qui étaient super bien ficelés avec plein de petits clins d'oeils et de beaux parallèles, celui de Sawyer est dépourvu de tout ça. Il est juste "sympa". Arrivés à la moitié de la saison, on a forcément envie de quelque chose de plus consistant.         

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   Sur l'île en 2007, Sayid est complètement déprimé, le regard perdu dans le vague, et Kate pleure à chaudes larmes parce que Claire est devenue cinglée. L'Ennemi profite de ce moment de faiblesse pour en faire encore un peu plus sa chose. Leur dialogue sur la plage, face à l'Hydra, était assez forte, d'autant que l'Ennemi a osé en dévoiler un peu plus sur qui il est, ou qui il était. Il évoque sa mère et la voit comme la source de tous ses problèmes. Est-il en train de bluffer car il connaît le passé de Kate ou dit-il la vérité ? Et cette mère, a-t-elle une importance quelconque ? J'aurais tendance à dire que oui. Surtout si Jacob et l'Ennemi sont frères. Puis il n'y a pas de raisons que seuls les pères soient importants après tout ! En attendant, on ne sait pas bien ce que l'Ennemi attend de Kate mais il a vraisemblablement un plan, encore un autre. Pour revenir quelques instants sur Kate et Claire, laissez-moi vous dire que j'ai été très déçu par leur scène de réconciliation. Je l'avais imaginée bien plus forte que ça. Elle est coincée en sandwichs entre deux scènes d'action et on passe complètement à coté de l'émotion. C'est con, Emilie de Ravin avait sorti le grand jeu. Elle était juste !

   Pendant ce temps, Sawyer s'est baladé d'île en île, séquences souvenirs à la clé. On a assisté à un nouveau jeu de dupes où les ennemis sont partout, où tout le monde ment. C'est lassant à la longue. Widmore a stationné son sous-marin sur l'Hydra, et a peut-être fait tuer tous les survivants de l'Ajira qui étaient restés là (ou alors est-ce l'Ennemi?), ce qui est quand même assez pratique du point de vue du scénario pour se débarrasser des personnages gênants bien qu'inexistants jusqu'ici. Sa rencontre avec Sawyer sème sacrément le trouble. J'avais rangé presque sans réfléchir Widmore du coté du clan de l'Ennemi. Je suis peut-être allé un peu vite en besogne. Si l'on en croit les dires du vieux monsieur et l'installation des systèmes de sécurité pour éviter que le monstre de fumée noire n'approche, il est contre l'Ennemi. Cela veut-il dire pour autant qu'il est du coté de Jacob ? Non. Il ne fait peut-être partie d'aucun camp, agissant seulement dans son propre intérêt, notamment pour prendre sa revanche sur Ben. Du coup, le soufflet sur son arrivée retombe déjà. Un point d'intérêt quand même : il a amené avec lui quelqu'un. Mais qui ? Desmond ? Ce ne serait pas particulièrement étonnant. Aaron ? Bien possible aussi. On verra... Sawyer aussi a décidé de ne pas choisir de camp. Tout ce qu'il veut c'est se barrer et de préfèrence avec Kate. On en revient toujours aux mêmes problématiques. Il faut partir de cette île. Mais mon Dieu que les dernières secondes étaient ridicules. Je ne parlerais pas de cliffhanger car ce n'en était vraiment pas un ! Sawyer, voix profonde, air concentré : "on ne partira pas de cette île en avion Kate ! On partira -tin tin tin tin- en sous-marin !". Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrr. Nul !      

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// Bilan // Certes, je n'étais pas dans mon assiette en regardant cet épisode, mais j'étais suffisamment lucide pour l'apprécier à sa juste-valeur. Il était divertissant, pas ennuyeux, mais pas très bien écrit, pas spécialement bien réalisé et médiocrement joué. Heureusement que c'est Lost...

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04 mars 2010

LOST [6x 06]

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Sundown // 9 2oo ooo tlsp.

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   L'Ennemi s'est-il emparé de mon corps cette semaine pour me faire subir un terrible flash-maybe où je donne trois étoiles à un épisode de Desperate Housewives et seulement deux étoiles à un épisode de Lost, un monde à l'envers quoi ? C'est en tous cas ma seule et unique théorie de la semaine car cet épisode, aussi bon soit-il sur la fin, m'a profondément ennuyé et n'a pas suffisamment offert à mon goût de matière pour théoriser et se triturer l'esprit. Il m'a en tous cas surpris dès la première scène ! Je m'attendais à ce que le parallèle saison 1/saison 6 soit respecté et que l'épisode soit donc consacré à Jin et Sun. En plus, le titre "Sundown" faisait clairement référence à "House Of The Rising Sun". Le miroir est brisé et ça me déplaît, d'autant plus que le centric était du coup sur Sayid et celui-là, je ne l'aime pas beaucoup. Pour la première fois depuis le début de la saison j'ai trouvé les scènes de flash-maybe longues et ennuyeuses. Comme quoi, notre attachement aux personnages joue beaucoup dans nos perceptions des épisodes. De plus, je ne sais pas si c'est Naveen Andrews qui en l'unique responsable mais je trouve que l'émotion n'était pas du tout au rendez-vous, contrairement aux flashs de Locke et de Jack par exemple. Je reconnais en revanche que les transitions entre le présent et ces flashs étaient moins abruptes et que la pertinence des parallèles était plus au rendez-vous que les semaines passées.

   Dans le flash-maybe, Nadia, la fameuse, n'est pas mariée à Sayid, comme on pouvait s'y attendre, mais à son frère, Omar. C'est d'ailleurs lui qui les a poussés dans les bras l'un de l'autre alors qu'il est pourtant amoureux d'elle. En cela, on peut dire que les flashs sont innovants puisque jusqu'ici, que ce soit Jack ou Locke, leurs vies semblaient plus belles. C'est tout le contraire pour Sayid. Sa vie est un peu moins moche parce qu'il est quand même près de Nadia, mais ils ne sont pas ensemble et surtout, il est toujours un tueur. C'est sa constante. Quoiqu'il fasse, il se retrouve toujours à tuer pour le compte de quelqu'un d'autre. Autre surprise, il croise sur sa route... Keamy ! Vous vous souvenez de la grosse brute arrivée par le cargo en saison 4 ? Eh bien c'est lui que Sayid tue pour protéger son cher frère. Je ne m'attendais pas à la revoir celui-là et ce n'est pas vraiment une bonne surprise car il est définitivement insupportable. Puis je trouve l'acteur, Kevin Durand, terriblement mauvais. Bref, j'étais assez content que Sayid le tue au final. Que faut-il retenir de tout ça ? Pas grand chose, si ce n'est que Sayid est définitivement un bad guy. On ne s'étonnera donc pas de le voir rejoindre le clan de l'Ennemi. Comme la photo promotionnelle de groupe représentant la cène le laissait entendre, il est à la place de Judas. Il trahit ses compagnons d'infortune pour embrasser définitivement son coté obscur. Je dis définitivement parce qu'il est quand même mort pendant deux heures le bougre... Dernier point important à soulever : Jin apparaît dans le flash ! La dernière fois qu'on l'avait vu, il était embarqué par les agents de sécurité de l'aéroport à cause d'une montre. Le voilà maintenant sans Sun ligoté dans un frigo. Ma petite théorie (bon finalement je me laisse aller) c'est que Keamy travaille pour Widmore -comme dans la réalité- et que le père de Sun, Mr Paik, étant lié à Widmore, cette montre n'a pas été placée là par hasard. Jin devait être embarqué. Reste à savoir pourquoi. C'est assez excitant finalement car c'est la première fois qu'il semble y avoir une ligne directrice dans les flashs. Ca me fait d'ailleurs me poser beaucoup de questions au sujet de Jin. Il n'était entouré que de bad guys dans ce flash et sur l'île, il a peut-être rallié le camp de l'Ennemi. So Jin is a bad guy finalement ? Ah et autre chose encore : vous n'avez pas eu l'impression que Sayid se souvenait de l'île ? Si c'est le cas, on touche quelque chose de très significatif !      

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   Sur l'île, c'est un festival de grand n'importe quoi pendant une bonne moitié de l'épisode. Dogen ordonne à Sayid de partir, puis change d'avis quelques minutes plus tard. Que s'est-il passé entre-temps ? A notre connaissance, Dogen a juste appris que Hurley et Jack avaient disparu. Qu'est-ce que ça change au cas Sayid ? Moi pas comprendre. Lorsque Sayid demande à Dogen pourquoi il ne le tue pas, l'expert en arts-martiaux donne une réponse pour le moins étrange qui ne répond absolument pas à la question et qui semble placée là juste pour nous faire comprendre un truc. Un truc important certes mais alors super mal amené ! Ainsi, c'est Jacob qui a profité d'un moment de faiblesse de Dogen (la mort de son fils) pour le faire venir sur l'île. Mais ce que l'on comprend à demi-mots, c'est que c'est Jacob qui est responsable de la mort du fils de Dogen, comme il était sans doute responsable de la mort de Nadia lorsqu'une voiture l'a renversée, et comme il était peut-être responsable aussi de la mort du mari de Juliet, écrasé par un bus. Ses méthodes ne sont pas très diversifiées d'ailleurs. Cela ne veut dire qu'une seule chose : Jacob n'est pas le Good Guy qu'il prétend. Si ses intentions sont éventuellement bonnes, pour atteindre son but il a recours à des méthodes qui sont dignes de celle de son Ennemi ! Le parallèle entre l'Ennemi qui promet à Sayid qu'il reverra Nadia s'il rejoint ses rangs et cette histoire de Jacob qui fait une promesse similaire à Dogen au sujet de son fils est on ne peut plus claire ! Du coup, j'ai encore envie de théoriser et de dire que les flashs-maybe sont en fait le résultat des promesses de l'Ennemi. Effectivement, Sayid retrouve Nadia mais pas comme il l'espérait. Bon, c'est très bancal car ça n'explique pas les vies heureuses de Locke et Jack.    

   Pour en revenir au grand n'importe quoi, j'ai moyennement apprécié la facilité avec laquelle Kate entre dans le Temple, tout comme Claire. On y entre vraiment comme dans un moulin et ça démystifie complètement le lieu. En plus de ça, je ne comprends pas du tout comment expliquer l'entrée de l'Ennemi dans le Temple. Cela correspond au moment où Dogen est tué par Sayid. Mais alors qu'est-ce que Dogen avait de si spécial qui empêchait l'Ennemi d'entrer ? Moi pas encore comprendre, deuxième édition. Bon d'ailleurs, Dogen est-il vraiment mort ? Pas sûr. Sayid s'est bien réveillé. Pourquoi pas lui ? Assez content que le binoclard ait péri avec lui. Il était agaçant. S'ils se réveillent, vont-ils changer de camp ? L'Ennemi aura alors fait deux pierres deux coups. Ilana débarque également au Temple accompagnée de Sun et Lapidus. D'un coté, c'est pas plus mal. Ca permet d'avancer plus vite et de faire se rejoindre enfin les personnages. Mais de l'autre, c'est tellement soudain que ça m'a paru forcé. Dans le même genre, j'aimerais savoir si Ilana a raconté des choses à ses acolytes parce qu'ils ont l'air de savoir exactement ce qu'ils font, ils foncent. Savent-il au moins pourquoi ? Quant à cette pauvre Sun, j'ai vraiment de la peine pour elle. Tout comme Michael avait été réduit à sa phrase culte "They Took My Son", Sun est devenue "Where's My Husband?". Je crains que cela dure encore un moment car ils se retrouvent maintenant dans deux camps différents. Vous allez voir que Jin va mourir pile au moment de leurs retrouvailles... Cruels scénaristes ! A noter pour finir en vrac que le face à face entre Claire et Kate était assez décevant alors qu'il s'annonçait prometteur la semaine dernière. J'aurais au moins voulu qu'elles se tirent les cheveux quoi ! Miles prend le relais de Hurley quand il n'est pas là. Il apporte la touche d'humour nécessaire (en parlant de Claire : "Acting Weird, Still Hot Though". Mais à part ça, on se demande pourquoi il a survécu contrairement à Faraday et Charlotte. Ca va pas tarder à mon avis. Sawyer n'est pas là mais Jack apparaît furtivement dans un flash lorsque Sayid est à l'hôpital. Et puis un mot sur le regard de dédain de Locke vis à vis de Kate : terrifiant !   

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// Bilan // J'ai horreur de ces épisodes de Lost super chiants tout du long mais géniaux les dix dernières minutes, qui font que l'on ne sait plus très bien quoi en penser. J'entends déjà les mauvaises langues dire que la série a toujours fonctionné comme ça. Mais je ne suis pas du tout d'accord. Les fins sont souvent plus intenses mais c'est normal. Ca n'empêche pas le reste d'être passionnant. Pas cette fois. Il y avait quand même de bonnes choses, des idées intéressantes, et puis cette scène finale au ralenti qui clôture le chapitre "Temple" était superbe avec cette chanson intitulée "Catch A Falling Star", très inhabituelle pour la série. J'ai l'impression que les choses sérieuses commencent vraiment maintenant. Les deux clans rivaux sont réunis, la guerre peut donc commencer !

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25 février 2010

LOST [6x 05]

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Lighthouse // 9 9oo ooo tlsp.

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Dans le flash-maybe de Jack...

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   Après l'épisode centré sur Kate, puis l'épisode centré sur Locke, voici maintenant l'épisode centré sur Jack. Voilà qui confirme bien que jusqu'ici les scénaristes reprennent scrupuleusement l'ordre des centrics de la saison 1. Le prochain serait donc logiquement sur Sun et Jin ! Si The Substitute répondait clairement à Walkabout, Lighthouse répondait encore plus clairement à White Rabbit. Rappellez-vous, à l'époque, Jack partait à la recherche du corps de son père et tombait accidentellement sur la grotte d'Adam & Eve. Dès lors, il est peu surprenant de le revoir faire le même trajet, cette fois accompagné de Hurley. Dans ses flashbacks, on évoquait pour la première fois un des thèmes centraux de la série : la figure du père, la recherche de sa reconnaissance, de son amour... Six ans plus tard, on explore à nouveau le sujet via les flashs-maybe. Ainsi, dans cet autre Monde, cette autre Réalité, Jack est lui-même père. Il a un fils d'environ 13-14 ans avec qui il entretient forcément des rapports conflictuels. Il a divorcé d'avec sa mère visiblement mais son identité ne nous est pas révélée. La logique voudrait qu'il s'agisse simplement de Sarah (Julie Bowen) que l'on a beaucoup vu au début de la sérire. Encore qu'il semble étonnant qu'ils aient pu avoir un fils de 14 ans vu le timing. Si c'est une autre femme, à part l'hypothèse Juliet, je ne vois pas. Toujours est-il qu'après une succession de scènes lentes mais émouvantes, Jack réussit à dire à son fils ce que son propre père n'a jamais réussi à lui dire : qu'il l'aime et qu'il restera fier de lui quoiqu'il fasse. C'est simplement beau, ça m'a touché. Il y a plein de petits clins d'oeil et un revisionnage de White Rabbit s'impose pour apprécier cet épisode à sa juste valeur à mon avis mais un détail parmi tant d'autres : on y apprenait que Christian avait appris à Jack à faire du piano. David, le fils de Jack, est un jeune pianiste de talent. On évoque ainsi aussi l'héritage du père, la transmission. Je trouve ça intéressant. On peut aussi suivre tout ça d'un oeil distant et trouver que c'est un peu chiant... Chacun son clan !

   Il y a une chose dont il faut absolument parler parce que c'est sûrement très important à propos de la signification des flashs-maybe mais je ne sais pas bien comment m'y prendre. J'ai longtemps eu de la rancoeur envers les scénaristes pour nous avoir pondu cette stupide crise d'appendicite de Jack dans le final de la saison 4. Ca semblait complètement hors-sujet ou alors une facilité pour pouvoir l'affaiblir à ce moment-là. Je suis en train de raviser mon jugement puisqu'elle semblait avoir un but. Ne me demandez pas exactement lequel, je n'ai pas su percer ce mystère. Mais le plan sur la cicatrice de Jack en début d'épisode n'était pas anodin, sa conversation au téléphone avec sa mère non plus. Elle lui apprend qu'il a été opéré de l'appendicite lorsqu'il avait 7 ans. Or, dans notre réalité, il l'a été en 2004 ou 2005. Et puis en plus il ne s'en souvient pas. Bon, on ne se souvient pas forcément des choses qui nous sont arrivées quand on avait 7 ans en même temps. Et puis c'est curieux qu'il se pose cette question maintenant, comme ça, alors qu'il est censé vivre avec cette cicatrice depuis 30 ans ! Il y a donc quelque chose de louche, un message que les scénaristes ont voulu nous faire passer mais je suis incapable de le déchiffrer. Frustrant ! Pour terminer sur les flashs-maybe, on a beau s'attendre maintenant à voir apparaître des visages familiers au détour d'une scène, je crois que personne ne s'attendait à ce que Jack croise Dogen ! C'est curieux, ça démystifie du coup complètement le personnage. S'il est un contemporain de Jack, alors il ne doit pas être sur l'île depuis si longtemps que ça. Moi qui le voyait déjà immortel comme Richard...


Sur l'île en 2007...

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   Si cet épisode répond par bien des aspects à un épisode de la saison 1 suscité, il répond également à un épisode beaucoup plus proche : le précédent ! Il en est même l'exacte réplique, c'est sans doute ce qui le rend moins bon avec le fait aussi que le Monstre de fumée noire est à ce stade de la série bien plus passionnant que ce bon vieux Jack ! L'idée du Miroir, très présente dans Lighthouse, est justement la parfaite illustration de mon propos : nous avions la semaine dernière l'Ennemi qui venait chercher Sawyer par l'intermédiaire de Locke pour en faire l'un des siens en l'emmenant dans un endroit que nous ne connaissions pas; nous avons cette semaine Jacob qui vient chercher Jack par l'intermédiaire de Hurley pour en faire l'un des siens en l'emmenant dans un endroit que nous ne connaissions pas. L'antre de l'Ennemi était une grotte sombre, l'antre de Jacob est un phare lumineux. Toujours ce jeu de miroir inversé. On retrouve des deux cotés les fameux chiffres et les noms de naufragés correspondants. Tout ça me fait penser que finalement, le combat final ne se fera peut-être pas, comme attendu, entre faux-Locke et Jack mais plutôt entre Sawyer et Jack. Ce serait moins symbolique à mon goût mais ça resterait cohérent. J'en viens à ma petite théorie de la semaine sur l'origine de la querelle entre Jacob et l'Ennemi. Disons que le rappel à notre mémoire de Adam & Eve n'était sans doute pas anodin, j'en ai donc tiré la conclusion qu'il y avait quelque chose à creuser de ce coté-là. Et si Adam était l'Ennemi et que Jacob lui avait volé sa dulcinée, Eve, et que leur guerre avait commencé à partir de ce moment-là ? Ca ferait alors écho au triangle amoureux Jack/Sawyer/Kate et nous aurions un jeu de miroir absolument parfait ! Mais qui serait Eve alors ? La connaîtrerions-nous déjà ? N'aurait-elle pas été enceinte lors de sa mort ? La statue n'aurait-elle pas été érigée à sa mémoire ? Reconnaissez que tout ça tient la route...

   Vous ne le savez sans doute pas mais j'ai une fascination pour les phares. Je trouve ça symboliquement magnifique. J'étais donc ravi d'apprendre que l'île en possédait un même si on s'étonne que les naufragés ne soient jamais tombés dessus auparavant. L'a pas l'air petit quoi. D'ailleurs, Jack fait des progrès : il se pose la même question que nous ! Les interventions de Hurley me font toujours beaucoup rire au passage, il est un peu le téléspectateur dans la série. Il pose les bonnes questions, les mêmes que l'on se pose. Pour en revenir au phare, que dire de cette roue (encore une !), de ces chiffres qui correspondent à des degrés, de tous ces noms... Il me semble plus clair maintenant que ce que l'Ennemi nous a présenté comme l'antre de Jacob la semaine dernière pour mieux amadouer Sawyer était son antre à lui tout simplement. Chaque personne qu'il tue ou qu'il fait tuer est rayée. C'est sa version bordélique et rupestre de la roue de Jacob. On remarquera un truc important : Kate est bien présente ! Elle a le numéro 51, qui n'est pas un nombre maudit. C'est sans doute pour cela qu'elle n'est pas candidate à la succession de Jacob. Allez savoir pourquoi... A noter également que le 108, chiffre ô combien important dans la série, revient à un certain Wallace. Nous n'en avons jamais rencontré depuis le début de la série a priori. Serait-ce lui la personne qui est sur le point d'arriver sur l'île selon Jacob ? Concernant les images qui apparaissent dans les miroirs du phare, on est typiquement dans un truc ultra kitsch façon Roue Gelée qui en séduira certains et que d'autres trouveront ridicule. J'ai choisi mon camp depuis longtemps. Du peu que l'on en voit, chaque cran correspond à un chiffre qui correspond à un personnage et qui correspond finalement à un lieu lié au personnage. Est-ce que cela amène à l'endroit où Jacob a touché les personnages ? Est-ce que Jacob se déplace à partir de là ? Est-ce qu'il se contente d'observer ? Mais surtout, pourquoi a-t-il cherché à ce que Jack brise les miroirs ? Parce que c'était le but de sa venue, non ? En plus de faire comprendre à Jack qu'il est "important". On ne peut pas dire que l'on n'avance pas en tous cas au niveau des réponses !

   Je vais être plus bref sur tous les événements qui ne concernent pas Jack puisqu'ils sont moins importants mais pas moins passionnants. Disons qu'il y a moins à en tirer. La Claire façon Rousseau nous est présentée plus longuement. Elle m'amuse cette Claire cinglée, même si le jeu de Emilie de Ravin n'est pas toujours à la hauteur. Je retire toutes mes théories autour de sa mort éventuelle. Elle n'est pas morte, elle a "juste" été contaminée par le virus de l'Ennemi. Comme doit l'être Sayid dans le Temple. Mine de rien, l'Ennemi réussit très bien à placer ses pions afin d'atteindre le Temple. Je me demande bien ce qu'il va y faire une fois arrivé. Pour Sawyer, ça semble dans la poche aussi. Le Temple pourrait bien être le théâtre de l'acte final... J'ai trouvé un peu dommage que l'on saute la scène où Jack et Hurley prennent le couloir indiqué par Jacob pour sortir du Temple. J'ignore si c'était simplement pour gagner du temps ou si c'est parce que ça cache quelque chose. C'est en tous cas assez hallucinant tous ces tunnels souterrains, tous ces labyrinthes. Il nous faudra un jour un plan officiel de l'île avec absolument tout ce qu'elle comporte à la surface et sous Terre ! Bref, j'avais prévenu que ce serait court, ça l'était !

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// Bilan // En reprenant un schéma quasi-identique à celui de l'épisode précédent, Lighthouse perd en intensité et même, disons-le, en intérêt. Pour autant, il n'est pas ennuyeux et le jeu de miroir par rapport à la saison 1 est fascinant. Je ne me lasse pas des nombreuses références à Alice au pays des merveilles d'ailleurs. Jack n'est pas énervant pour une fois, il est même très touchant. Entre autres qualités, cette saison 6 réussit à ré-habiliter les personnages mythiques de la série alors qu'ils nous lassaient pour certains, ou nous agaçaient gravement pour d'autres. C'était une entreprise compliquée qui aboutit pour le moment sur un sans-fautes !

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