07 mai 2013

Grey's Anatomy [9x 22]

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Do You Believe In Magic? // 8 870 000 tlsp.

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   Non, je ne crois pas en la magie. En revanche, je crois en Grey's Anatomy et chaque saison me prouve que j'ai raison de persévérer, même quand les tours de la magicienne -aka Shonda Rhimes- semblent épuisés. Il lui en reste toujours au fond de son chapeau. La preuve avec cet épisode qui augmente enfin la tension à l'approche du season finale. Bon, c'est léger hein. Mais c'est notable. J'ai deux exemples à l'appui, voire trois. Il y a d'abord l'arrivée inopinée d'une certaine Lauren, tout à fait hyptonisante. J'espère me faire pardonner auprès des fans des Frères Scott pour tout le mal que j'ai dit sur la série pendant toutes ces années en vous avouant que je suis complètement tombé sous le charme de Hilarie Burton. Limite le coup de foudre. Et c'est un peu ce qu'a ressenti Arizona visiblement. Et c'est intéressant. La femme mariée et heureuse va-t-elle se laisser tenter par une aventure ? J'adore le couple Arizona/Callie, vous le savez. Pour rien au monde je ne voudrais qu'elles se séparent... mais j'espère que cette tentation va bien la turlupiner et qu'elle saura rester forte. Et puis qui sait, c'est peut-être Callie qui va craquer après tout puisqu'elle aussi ne semble pas insensible à son charme ! La solution de facilité aurait d'ailleurs été que ce soit elle qui se frotte à Lauren. On lui a connu une vie dissolue par le passé. Presque une Mark au féminin. Ca collerait. Mais non, c'est Arizona. Ce qui me chagrine maintenant, c'est que Hilarie Burton ne soit probablement que de passage. J'ai envie qu'elle reste. Si j'avais cru dire ça un jour ! Je m'emballe un peu vite remarquez... En tout cas, c'est une intrigue intéressante pour nos goudoues préférées. 

   Autre perspective prometteuse : l'intrigue amoureuse de Jo et Alex vire au glauque ! Le petit ami de la jeune interne n'est pas qu'un simple con apparemment, c'est aussi un homme violent. Selon ce que les scénaristes décident d'en faire, cela peut donner quelque chose de poignant et de fort. A priori, la première réaction d'Alex va être de vouloir lui casser la gueule. Mais après ? Voilà de quoi imposer un peu plus encore Jo au sein de la distribution. On ne s'en plaindra pas, elle était passée au second plan ces derniers temps sans que l'on comprenne trop pourquoi après des débuts tonitruants au Seattle Grace. La troisième histoire qui me semble avoir du potentiel parce qu'elle se dirige exactement là où je voulais : l'imminente séparation de Cristina et Owen. Ce dernier est sur le point d'adopter le gosse soon-to-be orphelin. En mettant de côté toute la prévisibilité de la manoeuvre et une certaine invraisemblance dans l'enchaînement des événements (oui, ça fait beaucoup), c'est un bon moyen de mettre un terme à plusieurs années d'instabilité. Cristina ne veut pas de gosse et ce n'est pas qu'une question d'accouchement et de grossesse. C'est un problème plus profond que ça, qui est lié à l'engagement, à l'accomplissement professionnel et personnel. Bref, la rupture sera douloureuse et, j'espère, à la hauteur de l'attente !

   Dans ce qui marche moins au cours de cet épisode, on peut citer les cas médicaux, toujours trop peu soignés pour nous passionner ou nous émouvoir. Mais j'étais content de retrouver Michelle Ang d'Underemployed dans un petit rôle (où elle était encore lesbienne !). Mais ça ne m'étonne pas. Je suis sûr que c'est une série que Shonda Rhimes a apprécié, pour la simple et bonne raison qu'elle partageait un certain nombre de points communs avec ses créations. Il y a comme une filiation. Cela dit, peut-être que ce n'est qu'un pure hasard et qu'elle n'a jamais vu une seule seconde de la série de MTV ! J'aime bien me faire des films vous savez. Je suis mitigé sur le cas Bailey. Toujours un peu déçu par le déroulement des événements, je n'étais pas en condition pour apprécier ce que l'on nous offrait. Mais je ne crois pas être de mauvaise foi en disant que c'était un peu chiant et répétitif. On savait que ce silence -tout à fait compréhensible d'ailleurs- allait finir par être brisé dans les larmes. On n'avait pas forcément imaginé que ce serait son mari qui viendrait "sauver" Bailey, mais après tout pourquoi pas. On ne l'aime pas trop, mais c'est bien qu'il réponde présent quand elle a besoin de lui. C'est son rôle après tout, comme il le dit. Je ne sais pas bien vers quoi on se dirige, mais j'aimerais autant que l'on n'en fasse pas tout un plat pour une fois et qu'elle se remette vite de ses émotions. Il n'y a pas là le potentiel d'une histoire au long cours à mon avis. Au niveau du triangle amoureux April/Jackson/Stephanie, je ne suis pas du tout convaincu par les derniers rebondissements. On fait constamment un pas en avant et un pas en arrière de tous les côtés. La petite colère de Stephanie était quand même assez réussie. Et j'aimerais autant qu'on les laisse vivre tranquillement leur histoire et April la sienne avec son ambulancier, qu'elle se marie avec lui, qu'ils couchent et qu'on n'en parle plus ! Sinon, elle faisait chaud au coeur la séquence familiale hebdomadaire avec Zola et ses heureux parents. Elle était drôle même avec leurs déguisements. Et ce que Patrick Dempsey était à son avantage, même avec une couronne de princesse sur la tête ! Mais il a super bien fait diversion avec son petit haut (de pyjama ?) il faut dire.

   P.S.: Sandra Oh qui parle français, c'est divin !

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// Bilan // Il y a du mieux du côté de Grey's Anatomy. Les dix dernières minutes de l'épisode rattrapent très bien le reste, un peu fade et ennuyeux. Je reprend peu à peu confiance en l'équipe de la série pour nous offrir une fin de saison si ce n'est mémorable en tout cas correcte. Et à ce stade, c'est tout ce que l'on demande !


12 février 2013

Grey's Anatomy [9x 14]

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The Face Of Change // 8 910 000 tlsp.

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   "I'm Not Big Into Change". A qui le dis-tu, Alex, à qui le dis-tu ! (et pourquoi c'est toi qui dit ça d'ailleurs ? Pourquoi c'est toi qui assure la voix off de cet épisode ?). Il y a deux manières d'appréhender le changement, celui qui vous angoisse et vous oblige à vous remettre en question : s'apitoyer, le nier, le refuser, le détester jusqu'à l'intégrer, car il devient un jour ou l'autre la nouvelle norme; ou l'accepter, l'apprivoiser, le laisser vous porter jusqu'au prochain, car la vie est faite de changements successifs. En général, on passe toujours par la première phase avant d'embrasser la suivante. Les médecins du Seattle Grace se retrouvent cette semaine confrontés à différents changements, d'ordre professionnels et amoureux, et ils ne réagissent évidemment pas tous de la même manière quand il s'agit de les gérer. Callie et Richard refusent de voir la vérité en face. Pour eux, le Seattle Grace ne doit pas se laisser envahir par l'ennemi, l'acheteur de l'hôpital. Ils cherchent d'abord à voir la bête de plus près, et ils y trouvent exactement ce à quoi ils s'attendaient : du rendement, mais pas de passion. Pegasus est présenté de manière un peu trop caricaturale à mon goût, mais il n'en est pas moins fidèle à notre société et à ses maux. Le duo fonctionne en tout cas très bien et offre quelques moments sympathiques. Tout cela les amène, sans trop tarder, vers la solution que nous avions tous déjà imaginée : le rachat du Seattle Grace par ceux qui ont été touchés par le crash de plein fouet. Pour que cela arrive maintenant, je suppose que ça ne va pas marcher malgré toute la bonne volonté de Callie. Alors qu'est-ce qui va clocher ? Je les vois mal tous refuser l'idée... Voilà un changement qui a bien du mal à passer, mais qui ne semble pas irréversible. Et ça, c'est rare...

    La fermeture des urgences est encore dans tous les esprits et personne n'a envie de se résigner. Surtout pas April, qui s'ennuie terriblement de son propre aveu et qui trouve une aventure en ambulance... avec son ambulancier préféré bien sûr... pour se distraire un peu. Elle va finalement ramener un patient dans un état grave au Seattle Grace et demander la coopération de tous ses collègues pour le sauver. C'était très enthousiasmant de les voir travailler tous ensemble sur un même cas, mélangeant en plus les anciens et les petits nouveaux. J'étais même étonné que personne ne rechigne à participer, tout particulièrement Derek, dont ce n'est pas vraiment le genre. Bref, c'était tendu et prenant. L'autre cas médical du jour, plus métaphorique vu le thème de l'épisode puisqu'il était question de changement de sexe, m'a un peu moins séduit mais avant tout parce qu'il n'a pas été approfondi comme il aurait dû, faute de temps suffisant. Le rendu était donc factice. Le sujet était beau pourtant. L'ancien couple April/Jackson apprend à vivre les changements post-opération, et cela se déroule, naturellement, en se jetant dans d'autres bras. Jackson n'a pas attendu longtemps, et sa relation avec Stephanie semble très épanouissante de l'extérieur, tandis qu'April a mis un peu plus de temps mais se sent fin prête à tenter l'expérience avec son charmant prétendant. Je ne sais pas très bien pourquoi ce couple me plait, mais il me plait ! Du côté d'Alex et de Jo, l'évolution est plus lente alors que la finalité est évidente. C'est un choix risqué, puisque l'on risque de s'ennuyer s'ils mettent trop de temps à se décider, mais c'est en même temps courageux. Je n'avais pas du tout envie que Jo se retrouve avec Alex à la base, mais je commence doucement à me faire à l'idée. Ils étaient mignons, là, avec leurs donuts... Je sais, il m'en faut peu !

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// Bilan // Il ne se passe peut-être pas mille choses dans cet épisode, mais il en ressort quand même un sentiment de consistance grâce au thème du jour, exploré avec pertinence à travers les différentes intrigues. On regrettera surtout un manque de surprise évident et une subtilité qui semble de plus en plus souvent en option dans Grey's Anatomy.