27 avril 2014

Damaged Goods [Pilot Script]

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DAMAGED GOODS

Comédie (Single-Camera) // 22 minutes

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Ecrit et produit par Lauren Iungerich (Awkward.). Réalisé par Declan Lowney (Moone Boy, Father Ted, Little Britain). Pour ABC & Warner Bros. Television. 

Avocate brillante, Nicole est promue partenaire de son cabinet, au grand dam de son fiancé qui pensait que le poste était pour lui. Humilié, il la quitte, laissant la jeune femme estomaquée face à la réalité de cette ère post-féminisme pleine de possibilités mais terriblement cruelle. En compagnie de ses amis les plus proches, qui trimballent eux-mêmes leurs casseroles en amour, elle est bien décidée à "tout" avoir...

Avec Anna Camp (True Blood, The Hit Girls, La couleur des sentiments, The Good Wife), Justin Hartley (Smallville, Revenge), Ben Lawson (The Deep End, Neighbours), Steve Talley, Jennifer Aspen (GCB, Rodney, La Vie à Cinq), Kellee Stewart (My Boys, The Soul Man), Kyle Jones...

 

   Ceux qui connaissent et aiment Awkward., la petite comédie de MTV, savent qu'elle est unique en son genre, capable de mixer des éléments burlesques et loufoques à des réflexions plus profondes sur l'adolescence, le tout avec aisance, humour et légèreté. Même si la série a récemment montré ses limites, elle n'en reste pas moins rafraîchissante. Et tout cela, on le doit grandement à sa créatrice, Lauren Iungerich, qui est arrivée de nulle part et est devenue en l'espace de trois ans quelqu'un qui compte pour la télévision. Warner Bros. a signé avec un elle un contrat de développement exclusif et MTV a tenté à deux reprises de lancer une nouvelle série de son cru, sans y parvenir. Dumb Girls puis Hot Mess ne sont pas allées plus loin que le pilote. C'est finalement sur ABC que pourrait naître sa deuxième série, la plus adulte Damaged Goods

   La première particularité de Damaged Goods, c'est qu'elle est très très écrite. Ainsi, sa qualité première réside non pas dans ses situations, ses personnages ou ses éventuels gimmicks, mais dans ses dialogues. Il y a là quelques jolis trésors d'humour et d'inventivité qui compensent un certain manque d'originalité dans les bases posées. La toute première séquence est un flashback très court où Nicole ado sort déprimée de son bal de promo parce que les garçons ne s'intéressent pas à elle. Elle n'est pas assez jolie et trop intelligente pour eux. "They all find me annoying because I’m an intellectual. Sometimes, I just want to be objectified. Like Amy Olson (off his confusion). She has good bangs." A son père alors de la rassurer en lui disant qu'en vieillissant la roue tournera. Elle ne sera pas forcément plus jolie mais elle triomphera auprès des hommes grâce à son intelligence. 15 ans plus tard, les derniers événements de sa vie amoureuse prouvent tout le contraire... La scène suivante est celle où elle obtient la promotion "à la place de" Tim, son mec. Et les dialogues qui précédent et qui suivent ce moment fatidique sont excellents, très énergiques. Une énergie constante pendant tout le pilote, que j'imagine la réalisation ne fera qu'accentuer. C'est une des marques de fabrique d'Awkward d'ailleurs. Rapidement, les plaintes de l'héroïne deviennent cependant un peu lourdes. Pas parce qu'elles sont débiles ou injustifiées, mais parce qu'on les connaît par coeur. Damaged Goods a toutefois le mérite de soulever de vraies questions sur de vrais problèmes que notre génération rencontre, et d'offrir une véritable réflexion au-delà des délires. La conclusion du pilote est d'ailleurs très féministe et fait beaucoup penser à la fin de la saison 3 d'Awkward

   Comme dans Awkward, certains personnages sont "larger than life", ils ne sont pas réels donc difficilement attachants, ils en font des tonnes en ayant des réactions démesurées, frôlant parfois l'hystérie, mais c'est apparemment le prix à payer pour obtenir quelque chose de vraiment drôle. Les potes qui entourent Nicole sont donc très peu développés à ce stade, suffisamment pour que l'on cerne, en gros, leurs problèmes à eux, mais il a été clairement décidé que le focus dans ce pilote c'était elle et que les autres trouveraient leur place et leurs intrigues dans un deuxième temps, en cas de commande. Et ça me va. C'est toujours mieux que de vouloir caser une tonne d'informations sur 6 personnages différentes en 22 minutes. Concernant le ton même de la série, je dois dire que j'ai été surpris par certaines blagues. Par exemple, une copine de Nicole avoue qu'elle a dit à tout le monde que Tom et elle aimaient se mettre des petites fessées. Jusque là... Mais agacée par les réactions outrées de ses camarades, elle déclaire "Did I cross a line? Cuz I’m just trying to keep things light. I mean, it's not like you fisted her!" Oui, quand même. Et il y a aussi une histoire de capotes et de MST croquignolette plus attendue dans Girls sur HBO que dans n'importe quelle série d'ABC ! Je crains que ce ne soit un problème au moment où il faudra décider de la commander ou non...

   Damaged Goods est une comédie fraîche et énergique ultra-générationnelle, une sorte de grande soeur d'Awkward, qui aurait davantage sa place sur une chaîne du câble que sur ABC afin de s'exprimer avec le plus de liberté possible. Je vois mal comment elle pourrait séduire le public large que la chaîne recherche. A la manière d'un Happy Endings ou un Super Fun Night, dans des styles tout de même différents, elle est condamnée à l'échec car elle s'adresse à une cible limitée correspondant aux 18-34 ans...

Posté par LullabyBoy à 12:10 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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27 janvier 2010

The Deep End [Pilot]

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What About ?

Sterling Law est un des cabinets juridiques les plus prestigieux de Los Angeles. Chaque année, quatre jeunes diplômés des plus grandes écoles sont recrutés. Ils sont appelés à devenir les meilleurs juristes du monde... ou à exploser en vol. Cette année, les quatre chanceux se nomment Dylan, Addy, Beth et Liam. Ils vont découvrir le système impitoyable de Sterling Law et de son patron, Cliff Huddle, surnommé le "Prince des ténèbres". Le retour au sein de la firme de son partenaire historique Hart Sterling, qui vient de perdre sa femme, va changer la donne... (AlloCiné)

Who's Who ?

The Deep End a peut-être ses faiblesses mais elles ne viennent pas de son casting, solide, autant au niveau des premiers rôles que des rôles secondaires ! Après ses participations remarquées mais en second plan dans Veronica Mars et Big Love, Tina Majorino obtient enfin le rôle majeur qu'elle mérite. Elle est dès le départ le personnage le plus attachant. Ses trois partenaires principaux sont moins connus mais ils ne sont pas mauvais : Matt Long (Jack & Bobby), Leah Pipes (Life Is Wild) et Ben Lawson (Neighbours). Ils sont rejoints en fin d'épisode par un 5ème jeune diplômé incarné par Mehcad Brooks, qui restera à jamais le symbole de l'intrigue fil-rouge ratée de la saison 2 de Desperate Housewives malgré son rôle dans True Blood. Face à eux, des personnages plus adultes et des acteurs confirmés parmi lesquels Billy Zane (tout le monde se souvient de lui dans Titanic), Clancy Brown (une célèbre voix dans de nombreux dessins-animés) et Nicole Ari Parker, l'atout charme-maîtresse femme. A noter les participations au pilote de Kate Burton (Grey's Anatomy), Tom Amandes (Everwood) et Meredith Monroe (Dawson). Du beau monde donc !

So What ?

    Lorsque ABC commence la promo d'une de ses nouveautés par le slogan "From the newtork who brought you (...)", c'est souvent mauvais signe. En l'occurence, la chaîne a souhaité mettre en avant le lien de parenté entre The Deep End et Grey's Anatomy et effectivement, l'intention est là. L'intention seulement. Je me souviens très bien du pilote de Grey's Anatomy et il était très efficace. D'emblée, les personnages se sont imposés à nous et la dynamique était lancée. Dans le cas de The Deep End, c'est moins simple. Etant donné que je suis très client des dramédies judiciaires et qu'Eli Stone me manque, elle me permet de combler un vide décemment. Mais je l'aurai voulue plus rythmée, plus amusante. On sent que les scénaristes sont dans la retenue et qu'ils tiennent à garder un minimum de sérieux. C'est dommage, avec un peu plus de piquant, j'aurai passé un très bon moment. Et puis au niveau des cas juridiques, il faut s'attendre à ce qu'ils soient simplistes, tendant vers l'émotion facile, mais qui réussissent quand même parfois à vous toucher.

Ce qui m'a frappé, c'est que le potentiel de la série est énorme. Est-ce dû au fait qu'il y a beaucoup de personnages ? Sans doute en partie. Milles combinaisons sont possibles et je ne parle pas que des couples éventuels. C'est important ça de ne pas donner l'impression d'avoir dis l'essentiel dans le pilote. Les portraits de chacun des personnages sont esquissés, sans tomber dans la caricature, et on sait qu'on a encore beaucoup à apprendre d'eux. Liam est un tombeur mais pas que. Beth est une fille à papa mais pas que. Par contre, et le cliffhanger de l'épisode le confirme : Cliff est un salaud et rien que. Je reconnais évidemment que tous sans exception ne sont ni originaux ni hyper attachants pour le moment mais il y a matière à... Niveau ambiance, le soleil de Los Angeles qui se réflète dans les baies vitrées des grands immeubles doit assurer tout seul. Il s'en sort convenablement mais il n'en ressort pas une atmosphère particulièrement chaleureuse. C'est même un peu froid.      

En bref, The Deep End est morte avant même d'avoir commencé. Entre un titre prophétique, une diffusion à la mi-saison et une case horaire en perte de vitesse, je la voyais mal survivre et l'audience du pilote confirme mes craintes. Pour autant, ce n'est pas une mauvaise série. Ce n'est pas original, ce n'est pas passionnant mais c'est "sympa". Et parfois, ça suffit.


// Bonus // Pour les plus curieux, une bande-annonce...