22 avril 2014

Cuz-Bros [Pilot Script]

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 CUZ-BROS

Comédie (multi-camera) // 22 minutes 

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Ecrit et produit par Erik Sommers (Community, American Dad!) & David Caspe (Happy Endings, Marry Me). Réalisé par Pamela Fryman (How I Met Your Mother, Frasier). Pour CBS, CBS Television Studios, Sony Pictures Television & FanFare Productions. 49 pages.

Nick, la trentaine, animateur sportif populaire d'une chaîne locale de Los Angeles, collectionne les conquêtes et trouve sa vie parfaite comme elle est. Lorsque son cousin Barry, un simple d'esprit au coeur tendre, débarque de sa Floride natale, il n'a pas d'autre choix que de l'accueillir chez lui. La cohabitation devient très rapidement compliquée et tout porte à croire que Barry n'est pas près de partir...

Avec Geoff Stults (7 à la maison, October Road, The Finder, Enlisted), Parker Young (Suburgatory, Enlisted), Andrea Anders (Joey, The Class, Better Off Ted), Debra Jo Rupp (That '70s Show, Friends, Better With You), Ian Gomez (Cougar Town, Felicity)...

 

   Rien qu'en lisant le pitch de Cuz-Bros, on s'ennuie. Parce qu'on a l'impression d'avoir déjà vu ça un million de fois. Ce n'est d'ailleurs pas une impression. Clairement, les créateurs de cette sitcom ne se sont pas foulés pour trouver une idée. L'un d'entre eux n'est autre que David Caspe, le créateur d'Happy Endings, également à la tête du pilote Marry Me pour NBC (qui ne fait pas non plus preuve d'une grande originalité). Mais à bien y regarder, l'histoire de départ de Happy Endings n'était pas non plus très neuve. Cela a quand même donné une super série, partie trop vite. Et puis de toute façon, on le sait, les pitchs les plus originaux ne font pas forcément les meilleures séries, et c'est particulièrement vrai pour les sitcoms. On donne souvent l'exemple de Friends. C'est le meilleur qui puisse exister. Malgré tout, c'est le principal problème que j'ai rencontré à la lecture du pilote de Cuz-Bros. Ce sentiment que tout est extrêmement prévisible du début à la fin. Et c'est dommage, parce que c'est plutôt marrant.

   Nick, incarné par le beau gosse Geoff Stults, n'est pas le genre de personnage que j'aime en général. Les mecs super beaux et méga prétentieux, évidemment homme à femmes, ça me gonfle. Sauf quand c'est Barney Stinson, parce qu'avec son excentricité il a justement su réinventer ce stéréotype cher à la comédie. Ou Joey Tribiani, parce qu'il n'était pas si beau que ça mais il y croyait tellement fort que ça le rendait somewhat charmant. Et en plus il était stupide, donc amusant à ses dépens. Je grossis les traits, hein. Bref, Nick EST le stéréotype et rien ne parvient à le sauver, pas même sa prise de conscience en fin de pilote. Barry est disons... moins agaçant parce qu'il a de facto le bon rôle. Il fait n'importe quoi, mais ses actions, même les plus stupides, partent toujours d'un bon sentiment. Quand il fait une bêtise, on a envie de le cajoler. Et encore plus quand on sait qu'il est joué par Parker Young. Qui a vu Suburgatory ou Enlisted sait de quoi je parle. D'ailleurs, de reformer une partie du trio d'Enlisted (même pas encore officiellement morte) dans ce pilote est une excellente idée ! La FOX a bien merdé sur ce coup et CBS a bien raison d'en profiter ! Tout ça pour dire que le duo va marcher parce qu'il y aura suffisamment de complicité entre les acteurs pour que l'on y croit.

    Mais le pilote avance inexorablement comme on pouvait s'y attendre, avec quelques bonnes répliques, quelques situations amusantes, le tout dans un format multi-cam écrit comme si c'était une single-cam, ce qui est étrange. Les personnages secondaires ne brillent pas particulièrement : je m'attendais à ce que la maman de Nick soit hilarante, surtout quand on choisit Debra Jo Rupp pour l'interpréter, mais non, elle n'a rien de spécial. L'actrice saura la rendre spéciale, c'est ce qui est rassurant. Puis les collègues de Nick sont... oh ils ont un peu d'humour, ils sont cyniques, mais rien de formidable à se mettre sous la dent. Stacey, la co-animatrice de Nick, est aussi son intérêt amoureux. Celle qu'il va passer toute la saison à essayer d'avoir parce que c'est en fait la seule qui lui résiste. C'est aussi super classique ça. Boring. Alors il est vrai que la fin est plutôt sweet, lorsque les deux cousins se remémorent leurs souvenirs de jeunesse et se découvrent au moins un point commun : l'un a perdu son père, l'autre sa mère. C'est mignon. 

   Cuz-Bros est un pilote moyen, partiellement amusant mais vraiment trop simpliste et classique pour mériter une commande. De plus, son concurrent direct est le The Odd Couple de Matthew Perry puisque les deux thèmes sont similaires. Et ce dernier a l'avantage, en plus de sa star, d'être plus efficace et d'avoir des personnages féminins qui existent vraiment. 

Posté par LullabyBoy à 12:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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13 février 2011

Mr. Sunshine [Pilot]

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What About ?

Ben Donovan, le directeur d'un stade de San Diego particulièrement auto-centré, traverse la fameuse crise de la quarantaine aux cotés de ses collègues excentriques, parmi lesquels Crystal, sa patronne, très attirante mais capricieuse; Alice, la mignonne directrice du marketing avec qui Ben partage régulièrement quelques moments intimes; Alonzo, un ancien basketteur continuellement heureux; Heather, l'assistante de Ben qui semble douce mais qui cache en réalité un tempérament de feu; et le fils de Crystal, le nouvel employé un peu débile sur les bords...

Who's Who ?

Créée par Matthew Perry et Alex Barnow. Avec Matthew Perry (Friends), Allison Janney (The West Wing, Lost), Andrea Anders (The Class, Better Off Ted), James Lesure (Las Vegas), Nate Torrence, Portia Doubleday...

  So What ?

    Je crois que je n’aime pas tellement Matthew Perry. Voilà, je l’ai dit ! En fait, c’est celui, avec Matt LeBlanc, que j’appréciais le moins dans la bande des Friends. Je n’ai jamais été très fan des délires de Joey et Chandler ensemble. Disons que son personnage est devenu plus intéressant selon moi dès qu’on l’a systématiquement associé à Monica. Et de manière plus générale, cet acteur ne respire pas la sympathie. Ben m’a tout l’air de lui ressembler pas mal. Il est tout sauf le rayon de soleil annoncé par le titre. Sans parler de anti-héros pour autant, je n’ai rien trouvé d’attachant en lui. Et cette façon de souligner avec aussi peu de subtilité qu’il se sent seul m’a un peu dérangé. Il n’est pas sinistre, mais il n’est pas drôle. Son ironie constante ne m’a pas convaincu. Les personnages secondaires ont bien plus de potentiel.

    De ce point de vue-là, Allison Janney est imbattable ! On savait déjà qu’elle était géniale mais on n’avait pas tellement eu l’occasion de la découvrir dans un registre purement comique et il lui va à ravir ! Dès sa première apparition, on comprend que c’est elle qui apportera la plus grande touche de fantaisie et d’absurde. On pourrait aussi en avoir grâce au lieu même de l’action –l’arena sportive- comme le prouve le pilote avec la venue d’un cirque. Les possibilités sont multiples et c’est en plus original. Le fils de Crystal, Roman, a l’air d’en tenir lui aussi une bonne couche. J’aimerais en dire autant de l’assistante de Ben, mais on la voit trop peu pour se faire une réelle opinion. En tous cas, Portia Doubleday est rayonnante. Andrea Anders aussi, mais on a l’habitude. Elle illuminait déjà The Class à l’époque, puis plus récemment Better Off Ted. Et puisque j’en parle, je trouve qu’il y a pas mal de similitudes entre cette dernière et Mr. Sunshine. Sauf que Better Off Ted avait un héros bien plus charismatique et amusant, et tout un tas de personnages secondaires vraiment délirants. La petite nouvelle ne tient clairement pas la comparaison. Jorge Garcia, le Hurley de Lost, est la première guest-star de la série. Son apparition est loin d’être hilarante mais elle constitue quand même l’un des meilleurs passages de ce pilote. Dommage qu’il ne soit pas régulier, ou au moins récurrent. On risque de ne plus le revoir.

   Mr. Sunshine me fait un peu le même effet que Cougar Town lors de ses débuts chaotiques : c’est amusant de temps en temps, c’est agaçant parfois mais c’est souvent brouillon. Il va falloir moins miser sur Matthew Perry et plus sur le reste du casting et créer une cohésion de groupe, qui débouchera peut-être sur une complicité visible à l’écran… Le potentiel est là, mais il va lui falloir du temps avant d’exploser.

20 mars 2009

Better Off Ted [Pilot]

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Pilot // 5 51o ooo tlsp.

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What About ?

A la tête du département de recherche et développement d'une grande compagnie sans scrupules, Ted a du succès... et une conscience. Et cela ne fait pas toujours bon ménage ! Il adore son boulot, sa boss Veronica, et ses collègues, Lem, Phil et Linda, mais parfois il se demande si son boulot mérite de passer outre certaines valeurs. Surtout quand on lui demande de créer une dinde suicidaire, de concevoir un métal capable de rebondir ou de cryogéniser un collègue pour les besoins d'une expérience. Il ya des jours où Ted se pose des questions, vraiment... (AlloCiné)

Who's Who ?

Le héros, Ted, est interprété par le craquant Jay Harrington, que l'on a pu voir dans la saison 2 de Desperate Housewives, c'était le médecin amoureux de Susan, mais aussi récemment dans Private Practice, une façon pour ABC de le tester, ou encore dans Coupling, The Inside et Summerland (ce qui est déjà moins glorieux s'agissant de cette dernière). Il est parfait dans ce nouveau rôle, son jeu est fluide et sobre, et sa voix (off) n'est pas agaçante du tout. Veronica est incarnée par la toujours excellente Portia de Rossi, surtout connue pour ses rôles de Lindsay Bluthe dans Arrested Development et de Nelle Porter dans Ally McBeal. On passera sous silence son rôle vraiment pas intéressant dans la saison 5 de Nip/Tuck. Une fois encore, elle joue le rôle d'une beauté froide très bitchy. Ca lui va à ravir, pourquoi se priver ? Et puis on retrouve également Andrea Anders (The Class, Joey), Jonathan Slavin (Summerland encore) et Malcolm Barrett. On voit moins ces trois-là dans le pilote mais quand on les voit, ils sont bons. Linda est un personnage un peu fade cependant.   

So What ?

Voilà un pilote extrêmement convaincant, qui ne se perd pas en conjecture puisqu'il entre directement dans le vif du sujet, et qui nous plonge instantanément dans l'univers unique de la série grâce à un narrateur habité, drôle et concis ! Le pitch de la série pouvait laisser présager quelque chose d'un peu prise de tête mais il n'en est rien ! C'est léger, frais et intelligent. On sent bien que derrière toute cette fantaisie se cache en filigrane une critique acerbe de la société de consommation, du capitalisme et de ces grandes entreprises qui n'ont aucun respect pour leurs employés. C'est bien vu mais ça ne tombe pas forcément au bon moment avec la crise que nous vivons actuellement. Est-ce que les téléspectateurs auront envie de voir une version drôlatique du quotidien de leur vie professionnelle ? Pas sûr. Car Better Off Ted, c'est un peu la rencontre entre The Office, comédie de bureau multi-récompensée, et... Arrested Development pour l'esprit bien décalé. C'est typiquement le genre de sitcom qui sera adorée par certains téléspectateurs et critiques et incomprise par une grande partie du public, car dérouté par ce ton presque anglais, très loin de celui des sitcoms traditionnels. On retrouve cependant quelques éléments plus "classiques" comme les histoires de cul du bureau, la petite fille intello qui semble mieux connaître la vie que son père et puis dans l'ensemble, les personnages sont attachants à travers leurs petites failles. ABC a fait là un joli pari mais au vu des audiences, Ted ne fera pas long feu ! Dommage.


// Bonus // La Bande-Annonce