26 octobre 2011

American Horror Story [1x 02 & 1x 03]

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Home Invasion // Murder House

2 460 000 tlsp. // 2 580 000 tlsp.

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    Que vous fassiez partie de ceux qui ont aimé le pilote d'American Horror Story (On en parle ICI) ou de ceux qui ont détesté (on en parle ), vous n'êtes pas restés impassibles et indifférents face à cet objet téléphagique et je crois que le deuxième épisode, avec un peu de bonne foi, pourrait réconcilier tout le monde. Certains tiques de réalisation du premier épisode disparaissent tandis que d'autres se font plus discrets. La forme semble passer au second plan afin de laisser une place plus ample à l'histoire qui, ça se confirme, est bien plus complexe qu'on aurait pu l'imaginer. Alors que Ben Harmon est en déplacement professionnel à Boston officiellement -officieusement il est en compagnie de son ancienne étudiante et maîtresse qui lui annonce qu'elle est enceinte de lui- Vivien et Violet sont livrées à elles-mêmes dans la "Murder House", comme elle est surnommée. Sur fond de haine de la fille pour sa mère, essentiellement basée sur une incompréhension qui sera finalement levée puis digérée, un nouveau drame traumatisant et sanglant va survenir.

   Un groupe de cinglés, dont une patiente de Ben, souhaite reproduire l'un des nombreux meurtres qui a tâché les murs de la demeure, lequel nous a été exposé avec brio en ouverture de l'épisode. Nos deux héroïnes se retrouvent ainsi victimes des pervers qui les brutalisent, les déguisent, les attachent et comptent bien les tuer. La tension est palpable et n'a rien à voir avec celle du pilote dans le sens où elle ne se concentre que sur une peur, essentielle : celle de mourir. Pas de fantômes, de monstres ou de violeurs en combi latex. Moi qui suis très effrayé par l'idée même du cambriolage -pour l'avoir vécu mais de manière soft- je me suis vraiment senti angoissé face à leur détresse. La peur ne les a cependant pas empêchées de rester forte et de se battre jusqu'au bout. C'est finalement l'inquiétant petit ami de Violet qui les délivrera du Mal, mais aussi le gâteau empoisonné de leur bienveillante voisine, de plus en plus flippante. Jessica Lange signe une perfomance à nouveau incroyable, qu'elle se comporte en cougar vénéneuse ou en bourreau (elle enferme tout de même sa fille trisomique dans une salle remplie de miroirs qui la rendent folle). J'ai trouvé cet épisode plus "sobre", si tant est que la série puisse l'être, plus classique aussi mais diablement efficace sans perdre en fascination.

   Le troisième épisode laisse momentanément tomber l'horreur pour user davantage d'humour -avec l'agent immobilière notamment- et approfondir certains personnages en dévoilant des morceaux de leur tragique passé. Il s'ouvre ainsi sur l'assassinat du mari infidèle de Constance, lequel l'a trompée avec Moira, la gouvernante perverse. Celle que voit Ben est donc bien la version jeune de la vieille femme rousse. Ce n'est pas simplement une vue de son esprit, un fantasme. On constate d'ailleurs que les autres hommes semblent la voir comme lui la voit (le détective par exemple). Moira est bel et bien morte ce jour-là, tuée d'une balle dans la tête par Constance (qui explique son oeil de verre au passage), mais ni son corps ni son âme ne sont capables de quitter les lieux. Elle donne l'impression d'être prisonnière mais l'on ignore véritablement de qui, de quoi... De Constance ?

   L'ex de Ben débarque à Los Angeles mais ne fera pas long feu, tuée par Larry Harvey. Je suis moins fan des absences du héros, de ses réveils dans le jardin et de la compagnie de cet homme totalement ravagé, toujours là "au bon moment". Alors qu'en revanche, je trouve toujours Vivien absolument passionnante à suivre dans le moindre de ses faits et gestes. Peut-être parce que Connie Britton est bien meilleure que Dylan McDermott ? Peut-être parce qu'elle est la "sainte" de l'histoire jusqu'ici. N'a-t-elle pas elle aussi des choses à se reprocher, des démons qui la hantent autre que le traumatisme de sa fausse couche ? Le bébé qui grandit en elle la fait déjà souffrir et littéralement saigner. Va-t-elle enfanter le Diable ? Cet épisode explicite également l'histoire du manoir, de la date de sa construction (1922) à ses premiers propriétaires (un scientifique fou, sa femme dévouée mais tout aussi folle...), avec une valse de guest-stars à la clé parmi lesquelles Eric Close (FBI: Portés Disparus) et Matt Ross (Big Love). La prestation de Frances Conroy dans cet épisode était particulièrement impressionnante et son duo avec Jessica Lange est extraordinaire.

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// Bilan // Avec ses épisodes 2 et 3, American Horror Story calme le jeu, abandonne la fureur des premiers instants, accrocheurs ou répulsifs selon les téléspectateurs, pour raconter une véritable histoire, mystérieuse, complexe et passionnante, aux protagonistes tous plus fascinants les uns que les autres, sans mettre de coté pour autant son ambiance si singulière. Quelques premières réponses nous parviennent mais nous en font poser des milliers d'autres. L'addiction est en marche !


08 octobre 2011

American Horror Story [Pilot]

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Pilot // 3 200 000 tlsp.

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 What About ?

La famille Harmon, composée d'un psychiatre pervers, de sa femme meurtrie et de leur fille satanique, s'installe dans un manoir... hanté, après l'adultère du père et la fausse couche de la mère. Les esprits rôdent et sont bien décidés à les torturer, afin de les confronter à leurs plus grandes peurs...

Who's Who ?

Créée par Ryan Murphy (Popular, Nip/Tuck, Glee) et Brad Falchuck (Glee, Nip/Tuck). Avec Dylan McDermott (The Practice, Big Shots, Dark Blue), Connie Britton (Friday Night Lights), Jessica Lange (King Kong, Frances, Tootsie), Denis O'Hare (True Blood, The Good Wife), Frances Conroy (Six Feet Under), Alexandra Breckenridge (Dirt), Evan Peters (Kick-Ass), Taissa Farmiga...

So What ?

    Le sucre acidulé ne dégouline plus de la bouche de Ryan Murphy, le créateur de Glee. Quelle est donc cette substance sombre et rance mais familière qui suinte de son esprit malade ? American Horror Story vous pénétre par tous les pores, vous met tout les sens en éveil, vous fascine et ne vous lâche plus. La question n'est finalement pas de savoir s'il s'agit d'une bonne série, car c'est indéniablement le cas -elle est originale, dérangeante, marquante et bouleversante à sa manière, ce que la quasi-totalité des dramas d'aujourd'hui ne sont pas- mais plutôt pendant combien de temps et jusqu'à quel degré êtes-vous capable de résister à son ambiance foutraque et angoissante, coincé entre son manoir glauque et ses héros cafardeux, parfois sinistres. Il y a les téléspectateurs qui aiment se faire bousculer, pousser dans leurs retranchements, qui acceptent de faire sonder leur noirceur et leur part de perversion -je fais partie de ceux-là- et qui apprécieront donc la série à sa juste valeur, uniquement pour ce qu'elle est, jusque dans ses maladresses, et puis les autres, plus fragiles, plus cartésiens, plus prudes, qui ne verront dans cette tentative qu'un vain besoin d'effrayer et de choquer. 

   A moins d'être terrorisé à la vue de la moindre goutte de sang, du premier squelette venu ou du trisomique du coin, il ne me semble pas que l'on puisse être horrifié une seule seconde par cette Story qui suggère bien plus qu'elle ne montre. Décrite comme un thriller psychosexuel, une définition qui lui sied effectivement bien, la série privilégie toujours l'ambiance, quitte à user d'effets de style peu convaincants. Le style vieux film avec la bande qui saute, par exemple, n'est pas une grande réussite. La réalisation de Ryan Murphy est proche de celle de Nip/Tuck lors de ses heures les plus glorieuses (j'ai pensé inévitablement au Découpeur en voyant arriver cette silhouette toute de latex vêtue) et un excellent travail a été fait au niveau de la bande-son tant dans les morceaux choisis que dans les compositions originales. Les sons étranges et sourds, mettalliques, se confondent aux chuchottements et aux gémissements qui bruissent de toutes parts dans la maison des fantasmes et des phobies.

   La distribution est absolument impeccable, du plus petit au plus grand rôle. Dylan McDermott, après des années de perdition, retrouve enfin un personnage d'envergure, dont les consultations, proches de celles de Troy et McNamara, risquent de nous réserver parmi les scènes les plus profondes et introspectives de la série. Le patient du premier épisode, dangereux et amené à rester dans les parages, est ahurissant. Sa vision de la vie, qui consiste à la réduire à la mort, témoigne d'une réalité d'aujourd'hui qui rappelle la tuerie de Colombine, entre autres. Passera-t-il à l'acte ? C'est d'ailleurs dingue comme les passages se déroulant au lycée sont à l'opposé, au moins dans la forme, de Glee. On est dans un tout autre monde, alors que les problèmes rencontrés par ce garçon ou par la fille du héros, sont les mêmes que ceux de la chorale de McKinley. De toute façon, tous les personnages d'American Horror Story, sans exception, de la voisine psychotique (exceptionnelle Jessica Lange) à la gouvernante provocante (étonnantes Frances Conroy et Alexandra Breckenridge) en passant par le serial-killer brûlé vif (toujours parfait Denis O'Hare), sont d'une force incroyable. Vivien Harmon, la mère de famille, obtient probablement la palme du personnage le plus habité grâce à la performance sans fausse note de Connie Britton. La scène de dispute est un des moments les plus intenses à la télévision cette année.

   American Horror Story, comme Nip/Tuck en son temps, repousse les limites de ce qu'il est possible de faire à la télévision américaine en osant le malsain, en déjouant le Malin. Ultra-référencée, elle est une poupée vaudou désarticulée qu'il faudra apprendre à apprivoiser avec le temps, pour qui se sent d'attaque.

How ?

31 mars 2010

Life Unexpected [1x 11]

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Storm Weathered // 2 1oo ooo tlsp.

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   Tempête à Portland : rien de tel pour installer une atmosphère chaleureuse propice à la confidence. Désolé de comparer trop souvent Life Unexpected à Dawson mais la ressemblance m'a encore sauté aux yeux, la présence de Kerr Smith aidant. Les deux séries partagent la même vibe et c'est en partie ce qui me plaît chez la petite dernière même si le résultat n'est pas à la hauteur de son aînée. Au rayon des confidences donc, ce sont Lux et Ryan qui ont été les plus forts. La courte scène de flashback qui revenait sur la première rencontre entre Lux et Tasha n'était pas forcément nécessaire mais elle était mignonne et les deux petites filles ont été très bien castées. Il y avait une vraie ressemblance. Ryan est d'excellent conseil, ça se confirme. Il a trouvé sa place dans la série et je l'aime beaucoup ainsi. Le parallèle entre les sentiments confus de Lux à l'égard de Jones et ceux de Cate à l'égard de Baze était intéressant, surtout avec Bug et Ryan également dans l'équation. Le premier triangle amoureux n'ira visiblement pas plus loin. Pas sûr que l'on revoit Jones. Leur dernière scène, à laquelle on n'a bizarrement pas assisté, ressemblait de loin à une conclusion. Ca ne m'enchante pas vraiment car j'avais appris à aimer Jones mais tant pis ! Le deuxième triangle amoureux n'en est qu'à ses balbutiements, surtout si la série est renouvelée pour une saison 2. On n'a pas fini d'en entendre parler. Les scénaristes vont le torde dans tous les sens. Une chose est sûre : qu'ils veuillent bien se l'avouer ou non, Cate et Baze ont des sentiments pour l'un pour l'autre. Ce n'est peut-être pas de l'amour mais le fait d'avoir Lux en commun les lie à jamais.

   Pauvre Abby. Celle qui ressort la plus amochée de toute cette histoire, c'est bien à elle. Combien de temps avant qu'on lui colle un des lourds de Baze sur le dos ? Il faut bien trouver un moyen de la faire rester dans les parages et Cate ne suffira peut-être pas sur le long-terme. En tous cas, j'étais très content que l'on parle un peu de la relation entre les deux soeurs. Un de leurs dialogues était infiniment touchant. Ca sonnait très vrai. La grossesse de Cate et la naissance de Lux, puis son abandon, les ont longtemps séparées. Il est temps de retrouver la complicité d'antan. Abby est un personnage vraiment top, sa fantaisie illumine les épisodes. Au moins autant que la beauté de Britt Robertson ! L'objectif maintenant, c'est de revenir sur la relation conflictuelle entre Cate et sa mère. Can't wait to see Cynthia Stevenson back ! On peut au moins parier sur une apparition lors du fameux mariage qui va bien finir par avoir lieu... Concernant Baze et ses sentiments confus à lui aussi : Abby a bien raison, il ressent véritablement quelque chose pour Cate, et c'est bien plus évident que ce que peut ressentir Cate pour lui. Disons qu'il est célibataire, ça aide aussi. J'ai quand même le sentiment que l'on va vite tourner en rond. Il ne faudrait pas que la série dure plus de trois ans dans l'idéal. Et même trois ans, ce sera sans doute suffisant pour en faire le tour...  

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// Bilan // Ambiance pluvieuse et soignée pour épisode sympathique et mignonnet. Life Unexpected n'ira sans doute jamais plus loin mais ça me convient. Pour l'instant.

26 mars 2010

Life Unexpected [1x 10]

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Family Therapized // 1 88o ooo tlsp.

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   Le début de cet épisode m'a fait très peur. J'ai cru que la série allait retomber dans ses travers en nous rabachant encore la même histoire, partant d'une crise pour déboucher sur un happy-end. Si l'on caricature, c'est un peu ça, encore que la fin m'a semblé plus nuancée, mais c'est ce qui s'est passé entre ces deux événements qui était infinement touchant et brillamment écrit. Et je dis ça avec d'autant plus de plaisir que jusqu'ici, les dialogues étaient un peu légers à mon goût, plein de lieux communs et rarement émouvants. Là, il s'est vraiment passé quelque chose, la scène la plus forte pour moi étant celle sur le divan de l'assistance sociale lorsque Lux craque et dit tout ce qu'elle a sur le coeur. Je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'elle revienne sur son abandon et ça permet de remettre les choses en perspective, car comme Cate et Baze on a un peu eu tendance à occulter ce passé difficile alors que c'est ce qui l'a construit. Sa haine pour Cate l'a nourrie pendant toutes ces années. Ca ne peut pas s'effacer aussi facilement qu'on a voulu nous le faire croire au départ. Du coup, Lux ne passe plus pour la Cendrillon qui a pris la grosse tête comme dans certains épisodes récents. Elle est juste très fragile et affaiblie. Comment ne pas craquer face à cette détresse ? En parallèle, le personnage de Bug prend de l'épaisseur. Il n'est plus le simple bad boy pas fréquentable des débuts. J'ai encore un peu de mal avec lui parce que je sais très bien qu'il ne pourra pas s'empêcher de faire tout un tas de conneries par la suite et que ça va m'agacer à la longue mais en se concentrant juste sur cet épisode, je peux dire que je l'ai apprécié et qu'il ma ému par sa pudeur.

   Les scènes émouvantes se sont enchaînées dans cet épisode, si bien qu'il restait peu de place à la comédie, ingrédient qui me paraît essentiel à la série. Il y a bien en début d'épisode le passage classique du Morning Madness mais je n'y adhère toujours pas, désolé. Ca sonne toujours complètement faux. Et puis il y a la soeur de Cate qui me fait bien rire avec son léger grain de folie. Elle n'est absolument pas crédible en psy mais ce n'est pas bien grave. Elle n'est pas là pour ça. Un bon petit conseil a chopé au passage et ça suffira bien. L'intimité qui s'installe entre Baze et elle n'est pas déplaisante à regarder. J'attends néanmois que ça soit davantage creusé. Et je trouve dommage que l'on évite les apparitions de la mère de Cate. J'adore Cynthia Stevenson et ça m'aurait fait bien plaisir de la voir même quelques secondes ! Et puis il y a Cate évidemment, que j'aime de plus en plus. Elle est très attachante et elle a ce petit coté Ally McBeal/Addison Montgomery qui me plaît bien. Le genre de fille qui accumule les boulettes, qui va parfois un peu loin, mais qui retombe toujours sur ses pattes grâce à son charme et son bagou. Ses excuses face à Ryan étaient parfois un peu limites, même celles qu'il lui a trouvé lui (je ne vois pas bien en quoi ce chamboulement dans sa vie explique qu'elle couche avec son petit-ami de l'époque du lycée), mais in the end on tient à elle et on a envie de la voir heureuse. Shiri Appleby se débrouille d'ailleurs très bien, c'est assez étonnant. Sinon, je l'ai déjà dis mais je le répéte : j'aime beaucoup la relation qui s'est installée entre Lux et Ryan, et c'est d'ailleurs la plus adulte de toutes.    

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// Bilan // Malgré un nouveau va-et-vient lassant et une base peu inspirée, cet épisode de Life Unexpected a fait des petites merveilles ! Beaucoup d'émotion dans plusieurs scènes et des personnages qui prennent tous de l'épaisseur et auxquels on tient de plus en plus. Si jusqu'ici je ne ressentais pas tellement d'angoisse à l'idée que la série puisse être annulée, ça commence à venir...

20 mars 2010

Life Unexpected [1x 09]

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Formal Reformed // 2 o8o ooo tlsp.

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   Oui, oui, oui et re-oui ! Life Unexpected nous a offert cette semaine son meilleur épisode et ça fait vraiment plaisir de constater que les scénaristes sont capables de profiter de son potentiel au moins de temps en temps. C'est d'autant plus une jolie prouesse que le thème du bal de promo a été déjà vu un milliard de fois dans les séries pour ados ! Ils ne l'ont renouvelé en rien, c'était même assez classique dans l'ensemble, mais en jouant sur la nostalgie et en sortant la carte de l'humour, ils ont su enchaîner les chaînes sympas et/ou émouvantes avec brio. Résultat : la dynamique entre les personnages n'a jamais été aussi bonne ! Lux, qui était depuis quelques temps soit en retrait soit agaçante, redevient l'héroïne de la série et se retrouve au beau milieu d'un triangle amoureux qui ne fait que commencer j'imagine. On s'y attendait : Bug a choisi le moment où Lux et Jones allaient craquer pour faire son retour. A situation classique, déroulement un peu moins classique malgré tout. Les auteurs ont eu la bonne idée d'insérer un discours sur le sexe qui n'était pas moralisateur, bien au contraire. Et ça change, surtout sur la CW. On s'en doutait et on en a eu la confirmation : Lux n'est plus vierge depuis longtemps et n'a pas de leçon à recevoir sur le sujet. A partir de ce moment-là, c'était très drôle de voir Baze et la soeur de Cate (dont j'apprécie grandement le retour) aborder le sujet avec maladresse. D'ailleurs, le petit message sur la masturbation était très surprenant et amusant. Je détestais Bug jusqu'ici et pour la première fois je l'ai trouvé intéressant. Il est prêt à faire des efforts et c'était assez touchant de le voir à l'oeuvre même si c'est cliché l'arrivée au bal de promo les bras chargés de fleurs. Et puis Jones me plaît de plus en plus, ça se confirme. Ce n'est pas le trouduc' que je croyais. J'aimerais autant que Lux se tourne vers lui au final. On sait bien qu'avec Bug ça va être une sacrée galère... Enfin ce sera galère avec n'importe qui en même temps puisque c'est une série !

   Après s'être concentrés largement sur le personnage de Baze, les scénaristes approfondissent celui de Cate. Et je l'aime beaucoup, d'autant que Shiri Appleby est de plus en plus convaincante. La séquence nostalgie et les mots très durs mais très vrais qu'elle a proférés à l'encontre de Baze ont constitué les meilleurs dialogues de l'épisode. Une fois encore, on n'est pas au niveau d'un Gilmore Girls ou d'un Dawson mais il y a de la suite dans les idées et une vraie envie de bien faire. Normal que ce soit récompensé de temps en temps. Math aussi a eu son moment de gloire : une danse avec Cate dont il est vraisemblablement amoureux depuis le lycée. Je n'imaginais pas que c'était à ce point. Du coup, il m'a fait vachement de peine le pauvre garçon. Là encore, c'est du ultra-classique mais ça fonctionne. Et puis une pensée pour Ryan qui n'est quasiment pas apparu de l'épisode mais je ne vois pas forcément ça comme une mauvaise chose. C'était nécessaire pour faire avancer la relation entre Cate et Baze, et même faire avancer Cate tout court. 

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// Bilan // Je dois dire que cet épisode m'a vraiment emballé ! Ce qui est "bien" avec Life Unexpected, c'est qu'on est encore dans cette période très incertaine où l'on ne sait pas si l'on va tomber sur un bon ou sur un mauvais épisode et c'est bizarrement assez excitant. Elle grandit sous nos yeux, elle mûrit. J'espère qu'elle ne sera pas fauchée en pleine fleur de l'âge...

05 février 2010

Life Unexpected [1x 03]

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Rent Uncollected // 2 o9o ooo tlsp.

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   Des trois premiers épisodes de Life Unexpected, c'est celui-ci le meilleur ! Maintenant que la machine est lancée, que les bases sont bien posées, le moment est venu d'approfondir tous ces personnages et d'en introduire de nouveaux qui reviendront sans doute régulièrement. Parmi eux, et c'est une (très bonne) surprise puisque je n'était pas au courant : la mère de Cate est interprétée par l'excellente Cynthia Stevenson (Men In Trees, Dead Like Me) ! Elle s'annonce déjà gratinée. Le peu qu'on l'a vue m'a suffit : je suis conquis ! Quant à la soeur de Cate, plutôt sympathique également, elle est incarnée par Alexandra Breckenridge que ceux qui ont eu le courage de regarder Dirt connaissent un peu. J'en fais partie et elle figurait parmi les rares points positifs de la série. Content de la retrouver donc. Deux personnages que l'on prendra plaisir à revoir. Quant aux parents de Baze, ils ne sont pas joués par des acteurs particulièrement connus il me semble, ils sont moins fun c'est certain, mais ils apportent quand même leur pierre à l'édifice avec leur bonne morale et leur argent. La scène entre Lux et son grand-père (même si ça fait bizarre de dire ça) était intense. Life Unexpected a clairement toutes les clés en main pour réussir à émouvoir et offrir quelques dialogues pas cons. Ca me rassure. De plus, Baze gagne vraiment en profondeur et en capital sympathie. Ca aussi ça me rassure parce que j'avais un peu peur qu'il me gave rapidement. Ce ne sera peut-être pas le cas finalement.

   Un truc qui me dérange un peu : l'émission de radio présentée par Cate et Ryan. Je n'y avais pas tellement prêté attention jusqu'ici mais dans cet épisode ça m'a sauté aux yeux : quelle impudeur ! Cate raconte sa vie à ses auditeurs alors qu'elle est une petite star locale, Ryan la taquine voire lui fout la honte devant eux. Désolé mais je ne trouve pas ça normal et crédible. Et encore moins quand la soeur de Cate entame une conversation privée avec elle... à l'antenne ! Pour faire une comparaison, Marin Frist dans Men In Trees présentait aussi une émission de radio mais elle se contentait de se servir de sa propre expérience ou de celle de son entourage pour donner des conseils aux habitants d'Elmo. C'était peut-être moins drôle mais au moins c'était crédible. A part ça, j'aime assez l'idée d'avoir fait changer Lux d'école. J'avais peur qu'on la transfère dans un lycée huppé histoire de rentrer dans les critères de la CW mais non, c'est juste un lycée "normal", qui ne craint pas. J'adore son attitude d'ailleurs. Elle n'hésite pas à rentrer dans le lard des gens, à s'inscruster. Elle devrait vite trouver sa place et faire des rencontres intéressantes. J'avais peur que ses "anciens" amis soient des boulets mais tout le discours autour de la famille de coeur, bien qu'un peu cliché, m'a donné envie de faire plus ample connaissance avec eux. On va faire comme Cate et Baze et tenter de les accepter. On verra bien ce que ça donne !

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// Bilan // Un troisième épisode très sympa, qui dévoile un peu plus du potentiel de Life Unexpected. J'espère vraiment que la CW la renouvellera. Elle tient là enfin une série digne de ce nom. Faut pas laisser Lux filer.