25 février 2013

Resurrection [Pilot Script]

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RESURRECTION (aka FOREVER aka THE RETURNED)

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Drama // 42 minutes

Ecrit par Aaron Zelman (Damages, The Killing US). Adapté du roman éponyme à paraître de Jason Mott. Pour Brillstein Entertainment, Plan B & ABC Studios. 57 pages.

Le petit Jacob, un américain de 8 ans, est retrouvé au beau milieu d'un champ en Chine. Un agent du service de l'immigration est chargé de le ramener dans le village d'Aurora où il a grandi. Lorsqu'il frappe à la porte de la maison familiale, ses parents n'en croient pas leurs yeux : leur fils est mort bien des années plus tôt et celui qui se présente à eux lui ressemble pourtant comme deux gouttes d'eau, comme s'il n'avait jamais vieilli. Rapidement, les Garland et leur entourge découvrent que le phénomène est mondial. S'agit-il d'un miracle ou le signe annonciateur de l'apocalypse ?

Avec Omar Epps (Dr House), Kurtwood Smith (That 70s Show), Frances Fisher (Titanic), Matt Craven (NCIS, Justified), Samaire Arsmtrong (Newport Beach, Dirty Sexy Money), Nicholas Gonzales (Newport Beach, Melrose Place 2.0), Mark  HildrethDevin Kelley... 

 

   Alors, The Returned, plagiat éhonté de nos Revenants Français ? On s'est légitimement posé la question en découvrant le projet, dont le pitch de base n'est pas sans rappeler celui de la création de Fabrice Gobert pour Canal +. La réponse est... non ! J'ignore si l'auteur du livre dont ce scénario est adapté a vu ou non la série, mais une chose est sûre : il n'en a pas gardé le meilleur ! On est clairement plus proche des prometteurs 4400, devenus rapidement décevants, qu'autre chose... 

   Oubliez d'abord l'ambiance intimiste, confinée voire claustrophobique du petit village montagneux à la Twin Peaks. The Returned se déroule essentiellement dans une bourgade américaine de taille moyenne, entourée de grands espaces, mais qui est assez peu décrite par l'auteur. Elle ne semble donc pas être un personnage en soi. Le réalisateur, Charles McDougall (Sex & The City, Desperate Housewives, Big Love) a toute la liberté pour rendre cet endroit plus mystérieux et plus fascinant qu'il ne l'est sur le papier. Et j'aurai tendance à lui faire confiance. Pas de lac articiel ni de barrage impressionnant, mais des champs, une forêt, une rivière et un petit pont de bois. Un endroit qui respire la simplicité en somme, la joie de vivre. En apparence ? Sans doute. Il s'y est évidemment déroulé des événements tragiques, qui nous sont dévoilés par petits morceaux au fur et à mesure du pilote. Comment est mort le petit garçon ? Etait-il tout seul ? A-t-on cherché à l'aider ? Ce que je regrette, et je préfère en parler tout de suite, c'est que l'on ne s'intéresse dans ce premier épisode qu'à un seul revenant : Jacob Garland. Il n'en existe pas encore d'autres à notre connaissance. J'ai peur que l'on s'achemine vers une formule facile un épisode = un nouveau revenant. En attendant, le petit garçon fait évidemment énormément penser à Victor. Lui aussi est muet au départ, mais comme il ne faut pas perdre de temps, il retrouve rapidement l'usage de la parole jusqu'à se confesser en fin d'épisode. La grande scène de retrouvailles n'est pas aussi réussie et subtile (et drôle quelque part !) que celle de Camille et ses parents dans Les Revenants. Mais si les acteurs sont bons, elle pourrait être larmoyante à souhait. De manière générale, il se dégage de toute façon une grande mélancolie de ce script. C'est sans doute ce qui le rend spécial. La série sera-t-elle tout aussi spéciale ?

    On perd en authenticité et en caractère lorsque l'on se penche sur les autres personnages, plus caricaturaux. Martin Bellamy, l'agent du service de l'immigration, semble faire office de héros. Il est un peu l'homme ordinaire qui se retrouve confronté, bien malgré lui, à des phénomènes extraordinaires. On nous dit que c'est le hasard qui l'a amené jusqu'à Aurora -le nom de la ville va d'ailleurs changer puisqu'elle porte le même que la ville où une tuerie a eu lieu récemment- mais je suis à peu près sûr que l'on découvrira quelques temps plus tard que tout a été calculé, qu'il a été "choisi". D'ailleurs, sa patronne, Catherine Willis, ne semble pas nette. Fait intéressant et pas si anecdotique que ça : Bellamy est black. Après Scandal (et Deception plus pour très longtemps), cela fait du bien de voir que la télévision américaine fait quelques efforts pour ne pas rester majoritairement "blanche". D'ailleurs, The Returned frappe fort aussi du côté de la moyenne d'âge de ses personnages puisque la moitié d'entre eux ont plus de 50 ans ! Le shérif de la ville, on ne peut plus classique d'ailleurs, a la cinquantaine; les parents de Jacob, la soixantaine; et personne n'a moins de 30 ans ! Il y a aussi un prêtre, d'une quarantaine d'années, qui vient nous bourrer de sous-texte religieux bien peu subtiles dont on se serait volontiers passé. Mais il est louche, alors ça donne de l'espoir pour la suite. Le premier rôle féminin pourrait être attachant. Gail fait partie de la famille Garland, elle a perdu sa mère quand elle était plus jeune. Une mère qui reviendra sans doute la hanter... Elle se rapproche évidemment de Martin au cours de ce premier épisode. Ils finiront ensemble... Vous l'aurez compris, bon nombre de choses sont prévisibles dans les relations entre les personnages. C'est dommage, d'autant que l'aspect mystérieux n'est pas assez accentué à mon goût. Il y a toutefois un personnage étrange et chauve, qui fait furieusement penser à un Observer, pour ajouter un peu de piquant à tout ça ! 

   Le script du pilote de The Returned souffre évidemment grandement de la comparaison avec Les Revenants. Il n'est pas aussi délicat, aussi fascinant, aussi singulier. C'est d'ailleurs la première fois qu'une série française, sur un thème équivalent, fait mieux qu'une série américaine ! C'est historique. Mais en se débarrassant de ces comparaisons, il est évident qu'au même titre que S.H.I.EL.D. ou Gothica, ABC tient là un projet différent, prometteur, qui mérite bien plus de voir le jour qu'un énième cop-show classique ou qu'un soap sans ambition. 

 

Ah, au fait, si vous êtes passé à côté des Revenants (je ne vous félicite pas), ma review garantie 100% sans spoilers vous donnera peut-être envie de leur donner une chance. Ca se passe par ICI.

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23 février 2013

Venice / Westside [Pilot Script]

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VENICE / WESTSIDE

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Drama // 42 minutes

Ecrit par Byron Balasco (FBI: Portés Disparus, FlashForward). Produit par McG (Newport Beach, Fastlane, Chuck) et Ilene Chaiken (The L Word). Pour Warner Bros. Television. 61 pages.

A Venice Beach, en Californie, deux familles rivales, qui ont fait fortune ensemble, se sont livré une bataille sans merci pendant plus d'une décénnie pour prendre le contrôle du quartier. Lorsqu'en sortant de prison, Chris Carver retrouve les siens, il tombe nez à nez avec Sophie Nance, son amie d'enfance, qui n'est autre que la fille de celui qui les a ruinés. En entamant une relation amoureuse contre l'avis de tous, ils déterrent la hache de guerre. Dès lors, rien ne va plus sous le soleil...

Avec Jennifer Beals (The L Word, Lie To Me, The Chicago Code), Odette Annable (Dr House, Breaking In), Bruce Greenwood (The River)... (casting en cours)

 

   Si ABC cherchait la compagne idéale pour Revenge, elle l'a certainement trouvée en Venice. Le décor est à peu de choses près le même : de belles et grandes maisons qui longent l'océan, des plages à perte de vue, les bureaux design d'une  entreprise familiale, un restaurant un peu plus modeste... Au fond, que l'on soit dans les Hamptons ou à Venice Beach, sur la côte Est ou sur la côte Ouest, les problèmes des riches et des moins riches sont toujours les mêmes. Ils veulent de l'argent, toujours plus d'argent, soit parce qu'ils n'en ont jamais assez, soit parce qu'ils n'en ont plus, soit parce qu'ils n'en ont jamais vraiment eu. Venice commence comme un soap. Comme n'importe quel autre soap. On pense à Newport Beach, parce que le héros, Chris, a un petit côté Ryan Atwood; et que Sophie est certainement une Marissa en puissance, si toutefois Marissa avait su faire du surf comme une pro. Car oui, le surf prend une place importante dans la série avec quelques séquences clipées que l'on redoute d'avance pour leur potentiel aspect on ne peut plus cliché.

   La galerie de personnages est sans surprise : il y a le papa super méchant, accompagné du fils super méchant en plein apprentissage; le papa mort tué par les méchants, et sa veuve esseulée qui a deux-trois choses à se reprocher; la petite amie bitchy, le frère rebelle, la soeur innocente, l'oncle embarrassant qui ne passera pas la saison... et je pourrais continuer comme ça un petit moment. Tout comme Americana l'an passé (lire la review du script), il s'agit d'un pilote tout sauf original, qui se contente d'aligner les codes du genre et les rebondissements classiques, en prenant pour référence l'histoire de Roméo et Juliette, sans bien sûr en garder l'aspect le plus intéressant : le tragique. Même avec un casting quatre étoiles, en supposant que la chaîne parvienne à attirer de grands noms, la série ne pourra pas faire oublier sa bien maigre ambition de départ. Rien de ce qui est mis en place ne donne particulièrement envie de voir la suite. Mais si le pilote est bien réalisé et si les acteurs ne sont pas mauvais, on tient peut-être là un divertissement honorable. On penche toutefois a priori plus du côté de Deception que de Revenge, laquelle n'est pourtant pas exempte de défauts ! Et quand on voit les résultats réalisés par cette dernière récemment, on se dit qu'ABC a plutôt intérêt à miser sur un autre cheval...

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18 février 2013

Mixology [Pilot Script]

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MIXOLOGY

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Comédie // 22 minutes.

 Ecrit par Jon Lucas & Scott Moore (Very Bad Trip). Pour ABC Studios. 32 pages.

Dans un bar branché de Manhattan, le Mix, cinq filles et cinq garçons qui ne se connaissent pas encore tous, qu'ils soient clients ou employés, sont à la recherche de l'amour, pour un soir ou pour toujours...

Avec Mercedes Masöhn (666 Park Avenue), Kate Simses, Blake Lee, Andrew Santino...

 

   Encore une comédie sur un groupe d'amis dans la vingtaine/trentaine ? Oui ! Mais Mixology cherche dès le départ à se distinguer avec un concept fort puisque chaque épisode se déroule au cours d'une même soirée, dans le même bar (vive les économies budgétaires !). L'intérêt de ce premier épisode, et sans doute des suivants si elle est commandée, c'est que les héros ne se connaissent pas tous. On assiste, en direct, à la création de leur amitié et, pourquoi pas, à la formation de couples. Ils évoluent dans un premier temps par petits groupes, qui se croisent grâce à une narration à la How I Met Your Mother avec flashforwards de quelques minutes et flashbacks allant de quelques minutes à quelques années. De cette manière, le lecteur (futur téléspectateur) ne s'ennuie jamais. Le rythme est très soutenu et donne une impression d'effervescence constante. 

   D'un côté nous avons Jessica et Janey, deux soeurs, l'une étant une jeune célibataire un peu naïve et l'autre une mère de famille divorcée qui cherche le nouvel homme de sa vie sur internet. Ce soir-là, justement, elle s'apprête à rencontrer en vrai l'un d'entre eux, Ron, dont elle connait finalement peu de chose, si ce n'est qu'il lui a envoyé... une photo de sa bite (décrite comme "très veineuse" par Janey, un peu choquée) ! Le ton de la série est très décomplexé. J'ai parfois pensé à Don't Trust The B****, au moins pour cet aspect-là. Puis il y a Bruce, Cal et Tom, trois potes très différents "en chasse". Le premier est décrit comme laid et du genre embarrassant, le second comme mignon, doux, mais pas très fûté, et le troisième comme un beau garçon qui n'en a pas conscience et qui ne se met donc pas en valeur. Avec eux, on tombe dans le cliché inévitable du groupe de mecs un peu lourdingues, mais certaines de leurs répliques sont vraiment bonnes. Et puis... ils parlent de Sex & The City ! Ensuite il y a Kacey et Dominic, une serveuse et le barman en chef, surnommé le "Mixologist", dont, malgré leur 20 ans d'écart environ, émane une véritable tension sexuelle. Sauf que l'on assiste ici à leur rupture. Une rupture pas très classique : Kacey largue Dominic et Dominic prétend en être soulagé parce qu'il s'apprêtait à en faire autant... On assiste à une autre rupture en flashback, celle de Tom et d'une certaine Laura. Elle est plus classique pour le coup, mais étonnamment émouvante. A plusieurs reprises, ces morceaux de passé ajoutent très efficacement une douceur à la série bienvenue et apportent beaucoup aux personnages, tout de suite plus attendrissants. Nous avons également Maya et Liv, deux amies et colocataires qui deviennent les cibles des garçons. En particulier Maya, dont Tom s'entiche. Leurs scènes sont vraiment drôles et enlevées. Les Ross et Rachel de la série, ce sont eux ! Petit bémol sur les personnages : pas de gay ou de lesbienne (déclaré en tout cas). Je sais bien qu'il ne faut pas que ce soit une obligation, mais dans une série qui cherche à montrer le mécanisme des moeurs modernes, ça manque un peu.

    Je ne sais franchement pas ce que ABC peut faire de Mixology, si ce n'est l'associer à Happy Endings si celle-ci bénéficait miraculeusement d'une saison 4, mais il était clairement impossible de passer à côté de ce script intelligent, amusant et touchant. Il pourrait se transformer en une comédie d'amis réussie, très loin des échecs de ces dernières années en la matière (Perfect Couples, Friends With Benefits, Mixed Signals et j'en passe). Add it to your mix, ABC ! 

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10 février 2013

Zero Hour [Pilot]

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Pilot // Diffusé le 14 février

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What About ?

 En tant qu'éditeur du magazine "Modern Skeptic", Hank Foley consacre sa vie a débusquer des indices, élucider des mythes et même révéler au grand jour des complots. Mais lorsque sa jeune épouse est kidnappée pour d'obscure raisons, il s'embarque dans l'une des plus mystérieuses aventures de l'histoire de l'humanité. Une carte au trésor cachée dans une vieille montre qu'elle détenait pourrait mener à une découverte cataclysmique. Hank doit déchiffrer les énigmes, les symboles et autres secrets que renferment cette carte, avant que les réponses ne tombent entre de mauvaises mains. Avec l'aide de deux jeunes associés et d'un agent du FBI, il s'engage dans une véritable course contre la montre pour retrouver sa femme et sauver l'humanité d'une gigantesque conspiration.

Who's Who ?

 Créé par Paul Scheuring (Prison Break). Réalisé par Pierre Morel (Le Transporteur, Banlieue 13, Taken). Avec Anthony Edwards (Urgences, Top Gun, Zodiac), Scott Michael Foster (Greek, The River, Californication), Michael Nyqvist (Millénium, le film, Mission : Impossible - Protocole fantôme), Carmen Ejogo (Kidnapped, Chaos)Addison Timlin (Californication, Cashmere Mafia), Jacinda Barrett...

What's More ?

 Le pilote a été tourné au Canada, à Toronto.

So What ?

    Après avoir snobé le projet lorsqu'il était en développement, la lecture du script du pilote m'avait emballé, à tel point que j'attendais vraiment Zero Hour avec impatience (Lire la critique). Comme d'habitude dans ces cas-là, sa diffusion à la mi-saison a un peu émoussé mon excitation. Puis savoir exactement tout ce qui allait se passer dans l'épisode n'a pas aidé non plus. Ce qui est à la base un privilège peut devenir un handicap. Observer et analyser le passage de l'écrit à l'écran est toutefois extrêmement intéressant. C'est ce que je vais m'appliquer à faire ici. Le premier constat est simple : tout ce qui paraissait un peu facile sur le papier ou trop classique est encore plus flagrant que prévu. La partie kidnapping par exemple remplit le quota d'action nécessaire à l'épisode, mais elle n'est pas si prenante que ça. On a juste l'impression d'avoir vu ça dix mille fois et ce sont plutôt ses conséquences qui nous intriguent. Je suis même assez déçu par la prestation d'Anthony Edwards. Son inquiètude et son émotion face au drame qu'il est train de vivre a du mal à passer. Mais est-ce de sa faute ou celle du scénario, qui ne lui laisse pas le temps de souffler et de s'apitoyer quelques secondes sur son sort ? Toutefois, dans le rôle du citoyen lambda qui se retrouve plongé dans une aventure extraordinaire, il remplit sa mission correctement. Ce sont surtout ses compagnons qui laissent à désirer. Dans le script, je trouvais que ses deux jeunes recrues apportaient beaucoup d'humour à l'ensemble et permettaient de détendre l'atmosphère. En fin de compte, s'il s'agit bien de leur fonction première, ils ne se révélent pas si efficaces et vont difficilement plus loin. J'ai bien aimé la prestation de Scott Michael Foster, qui est tout à fait dans son élément. J'ai été moins convaincu par sa co-équipière, un peu fade. Et je n'ai carrément pas été safisfait de l'agent du FBI. Le problème ne vient pas de l'actrice mais du personnage. On sent qu'il fallait qu'elle soit là, c'était une obligation, mais elle ne trouve pas son utilité. Elle en aura sans doute plus tard, elle servira certainement d'accessoire scénaristique afin d'aider le héros à avancer plus facilement en lui ouvrant des portes, mais j'aurais aimé qu'elle soit plus caractérisée. Tous les personnages pêchent un peu par leur manque de charisme. Il n'y a que le grand méchant qui joue très bien le grand méchant, ou encore le vieux sage qui fait très bien le vieux sage. Ils sont trop stéréotypés pour totalement fonctionner, mais heureusement qu'ils sont là pour donner toute la grandiloquence nécessaire à une telle histoire !

    Côté réalisation, je trouve le travail du frenchie Pierre Morel pas tout à fait à la hauteur. J'ai le sentiment qu'il a fait le strict minimum, dans les scènes de flashbacks notamment. Je les aurais voulues plus soignées, plus mystiques encore. Mais peut-être que pour un network, c'était trop demandé. Et puis soyons francs, les moyens ne sont clairement pas énormes, pas à la hauteur de l'ambition de la série. On a beau voyagé, on n'a pas tellement l'impression de sortir des Etats-Unis. Le passage qui me paraissait cependant le plus crucial, à la fin dans les plaines enneigées, m'a semblé relativement réussi. C'est évidemment le moment où pas mal de téléspectateurs vont décrocher, parce que trop c'est trop, mais tous les autres s'y raccrocheront certainement pour donner une deuxième chance à la série, s'il leur fallait une raison. La curiosité ne peut qu'être piquée ! Après, sachant que c'est le créateur de Prison Break qui est aux commandes, on ne peut qu'avoir des réserves sur l'avenir de la série. A-t-elle plus d'une saison à offrir ? Je serai tenté de dire que oui. Le principe des 12 horloges fait qu'à moins d'en trouver une par épisode -ce qui est hautement improbable- il faudra plus d'une saison de 13 épisodes pour toutes les récupérer... 

   Zero Hour est une série atypique, ambitieuse et relativement prometteuse, qui offre une alternative intéressante à tout ce que l'on nous offre actuellement à la télévision. Si sa distribution était plus solide et si les moyens suivaient, elle parviendrait sans mal à se placer parmi les meilleures nouveautés de la saison 2012/2013. Elle fait en tout cas d'ores et déjà partie des plus divertissantes ! 

What Chance ?

 Reprendre la case horaire de Last Resort, et feu-tous les flops connus le jeudi à 20h par ABC depuis la fin d'Ugly Betty, semble condamner Zero Hour avant même d'avoir commencé. Avec son côté Da Vinci Code, il me semble qu'elle a le pouvoir de plaire tant aux ménagères, qu'à leurs maris, mais elle aura peut-être plus de mal à intéresser les plus jeunes, les lucratifs 18/49 ans. Une diffusion après Dancing With The Stars le mardi, par exemple, m'aurait paru plus approprié. 

How ?

10 janvier 2013

Once Upon A Time [2x 10]

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The Cricket Game // 9 100 000 tlsp.

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   Le Fall Finale de Once Upon A Time laissait présager un retour à la normale dans la construction des épisodes, avec l'habituelle alternance Fairytale Land (passé)/Storybrooke (présent), qui peut vite devenir lourde et facile. C'est basiquement ce que nous a offert cet épisode malheureusement, avec en supplément un air de déjà vu dont on se serait volontiers passé. Pour le moment, l'arrivée de Cora et de Hook dans la bourgarde enchantée n'entraîne que des situations téléphonées. Je n'ai pas de problème avec le fait que la mère souhaite faire souffrir sa fille sur la longueur, et lui faire perdre tout ce qui lui reste -donc pas grand chose- d'autant que ça permet de la faire traîner dans les parages un petit moment, mais si c'est pour faire accuser Regina de meurtre, quel manque d'inspiration pour une soi-disante very big bad de son espèce ! C'est peut-être voulu, sûrement même, puisque ça fait directement écho à "l'incarcération" de Snow la saison dernière, pourtant innocente, mais j'espère vraiment que cela nous ménera vers quelque chose de plus ambitieux par la suite. Et puis, aussi sceptique soit-elle de nature, Emma aurait quand même pu tout de suite se dire que tout ça n'était qu'une grotesque mise en scène. Elle aurait pu légitimement penser à Cora, aussi. Je sais pas, même en y croyant pas trop, c'est la première chose qui nous serait venue à l'esprit à sa place, non ? Bref. C'est assez décevant.

   Et ce n'est pas la fausse-mort de Jiminy qui va me calmer ! Qu'est-ce que ça coûtait de vraiment le tuer ? Ce n'est pas comme si le personnage était utile. Il était régulier en saison 1, pour rien. Il ne l'est plus depuis cette saison 2. Et si on s'en séparait définitivement puisque l'on ne sait pas quoi en faire de toute façon ? Il n'est pas assez beau pour intéresser qui que ce soit. C'est bête à écrire, mais le souci vient forcément un peu de là. J'imagine très bien ABC envoyer des notes à la production pour leur demander de s'en servir le moins possible parce qu'il ne fait pas rêver qui que ce soit... Et puis ça a eu l'effet inverse de celui escompté sur moi, ce kidnapping : on nous dit en gros que Cora est très méchante, oui, mais qu'elle préfére toujours manipuler les gens à sa guise plutôt que de les tuer. Cette méthode radicale-là, j'aimerais que l'on n'aie pas peur de nous la montrer, show familial ou pas. Ou au moins qu'elle lui écrase le coeur, ce sera toujours plus poétique !

   Ce que je préfère nettement retenir de cet épisode, c'est l'excellentissime prestation de Lana Parilla ! On l'a un peu moins vu depuis le début de la saison, alors ça fait toujours plaisir de la retrouver plus habitée que jamais par son personnage. La scène où elle était sur le point de passer de vie à trépas sous les yeux de la Cour tout entière, dont ceux de Snow et Charming, était très réussie, très émouvante, et ce malgré les horribles fonds verts habituels qui nous gâchent constamment le plaisir. Les événements qui la poussent à redevenir mauvaise aussi rapidement, après s'être assagie en gros 24 heures, m'ont beaucoup moins convaincu. Et puis les relations entre les personnages manquent toujours de subtilité... Enfin vous l'avez compris, j'ai décidé d'être en colère contre Once Upon A Time. Donc c'est comme ça, et puis c'est tout !

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// Bilan // Si cet épisode est à l'image de ce qui nous attend dans la suite de la saison 2, alors la situation est préoccupante. Mais je laisse encore le bénéfice du doute à la série. 


11 décembre 2012

Grey's Anatomy [9x 08]

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Love Turns You Upside Down // 9 100 000 tlsp.

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   Le pari de cet épisode de Grey's Anatomy est osé puisqu'il repose presque entièrement sur les nouveaux internes du Seattle Grace. On les côtoie depuis maintenant huit épisodes, on s'est habitué à les voir déambuler dans les couloirs derrière les stars du show, mais ils ont rarement eu l'occasion de briller par eux-mêmes. Leur tour est venu ! A travers leurs yeux neufs, c'est un retour aux sources qui s'opére et qui nous rappelle les premiers épisodes de la série, si légers et si efficaces. Cette époque où l'on s'est pris de sympathie pour Meredith, Cristina, Izzie, George, Karev et les autres, avant d'en tomber amoureux et de devenir accros à leurs histoires de corps, de cul et de coeur, c'était il y a bientôt dix ans ! 

   Il est toujours extrêmement difficile de réussir l'intégration de nouveaux personnages lorsqu'une série a plusieurs années au compteur. Urgences, puisque c'est la référence ultime, a su amener de nouveaux visages au fur et à mesure de ses premières saisons et certains d'entre eux sont devenus aussi emblématiques que ceux qui étaient là depuis le départ. Je pense à Abby Lockart, Elizabeth Corday, Luca Kovac et quelques autres, qui sont ici les équivalents d'Arizona, de Teddy ou d'Owen. Puis, aux alentours de la 9ème saison justement, une nouvelle vague de médecins a pris possession du Cook County. Vous savez : les Neela, Les Pratt, les Samantha, les Archie... Ces personnages n'avaient vraiment pas la même saveur que leurs prédécesseurs. Les acteurs n'étaient pas aussi bons. Urgences n'était plus tout à fait Urgences et j'ai fini par abandonner, comme beaucoup d'autres. Je n'ai rien vu des 13ème et 14ème saisons. J'ai fait l'effort de voir quelques épisodes de la 15ème, histoire de retrouver Benton, Carol Hathaway et bien sûr le Dr Ross, même si je savais bien que je serai déçu. A priori, Grey's Anatomy n'ira pas jusque là, c'est d'ailleurs à souhaiter. Elle tient encore la route aujourd'hui, mais combien de temps lui reste-t-il avant de n'être plus que l'ombre d'elle-même ? Aussi sympathiques soient les nouvelles recrues, je n'imagine pas la série reposait sur eux et quelques résistants. Mais suivre leur parcours pendant encore une ou deux saisons, je ne dis pas non. Cet épisode a prouvé qu'il avait des choses à dire et des choses à apporter, qu'ils existaient. 

   Si je puis me permettre d'abord une petite critique : pourquoi y'a-t-il si peu de nouveaux personnages masculins ? A la base déjà, ils étaient en infériorité numérique. Rectifier le tir à cette occasion n'aurait pas fait de mal. Cela dit, je n'ai rien contre le petit Shane, seul représentant tout neuf de la gent masculine. Une fois passé outre son air de demeuré, il est même plein de potentiel. Ce que l'on sait de lui pour le moment, c'est qu'il est sensible, pas très mature et que les femmes ne semblent pas être son centre d'intérêt principal. Attention, ne me faite pas dire ce que je n'ai pas dit ! Simplement, dans Grey's, on a l'habitude que les personnages soient rapidement liés les uns aux autres amoureusement ou sexuellement. Ce n'est pas (encore) le cas avec lui, bien que son duo avec Kepner ait été très efficace. En revanche, on a dès le départ destiné Jo à Alex et leur rapprochement, sous forme de cas médical et de confidences, s'est opéré dans cet épisode. J'ai trouvé très factice leur complicité parce que les remarques d'Alex étaient totalement gratuites et basées sur du vent. Vu comme il insistait, en gros lourd qu'il a toujours été, on se doutait que Jo avait vécu à peu près tout l'inverse de ce qu'il avait imaginé. Les scénaristes n'ont fait preuve d'aucune subtilité lorsque la jeune femme a réagi très violemment à un abandon. Elle aussi a été abandonnée plus jeune et a passé son enfance et son adolescence dans des foyers. On n'est pas allé jusqu'à nous sortir les violons, tout est resté relativement sobre, mais ce n'en est pas moins une situation vue et revue en télévision. Je lui espérais un passé plus surprenant. Mini-Heigl -car c'est comme ça que je vais la surnommer maintenant, en alternance avec Mini-Izzie- me reste en tout cas très sympathique. Et puis j'aime bien l'actrice. Je la trouve rayonnante et de plus en plus charismatique. Quant à Heather, disons qu'elle n'est pour le moment qu'un ressort comique : la semaine dernière avec le fauteuil roulant, cette fois-ci avec les coups de fils aux soeurs de Derek. Mais ça marche très bien ! Elle me fait vraiment rire et je suis heureux de retrouver l'actrice après ses passages remarqués dans Veronica Mars et Big Love. Stephanie est un peu plus en retrait depuis le début, mais elle n'en est pas moins intéressante. Je la trouve même attachante, mais je ne saurais pas dire pourquoi. Il n'y a objectivement aucune raison de s'attacher à elle maintenant. Qu'a-t-elle fait de si formidable ? Rien. Juste un bon feeling. Et puis la scène où elle doit annoncer au père de son patient qu'il est dans un état critique était très réussie. C'est peut-être la seule fois où le système du ralenti, adopté dans cet épisode, s'est montré réellement efficace. Enfin il y a aussi eu le dernier ralenti de l'épisode sur les mots de Meredith, très significatif. Bon, Leah, sinon, c'est la peste de la promotion. Je pense qu'elle ne va pas faire long feu, mais c'est toujours utile d'avoir un personnage comme celui-là dans les parages. Le seul grand arc qui a été exploité ici, c'est celui de l'opération imminente de Derek. L'occasion de faire la rencontre d'une autre de ses soeurs, incarnée par la culte Neve Campbell ! Mais pour en savoir plus sur elle, il faudra revenir au prochain épisode. On a hâte !

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// Bilan // Pari risqué... pari réussi ! Les nouveaux internes n'ont sûrement pas la carrure de nos héros phares, mais ils ont su mener à tambour battant cet épisode qui leur était consacré. Love Turns You Upside Down ne restera pas dans les annales, mais il était frais et amusant. 

24 novembre 2012

Red Widow [Pilot Script]

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Ecrit par Melissa Rosenberg (Twilight). Adapté de la série néérlandaise Penoza. Pour ABC Studios et Endemol USA. 64 pages.

Marta Walraven voit sa vie bouleversée lorsque son époux, un parrain de la drogue, est assassiné par un rival. Cette femme au foyer de la banlieue de San Francisco se découvre une ténacité qu'elle ne pensait pas avoir. Décidée à tout faire pour garder sa famille unie et venger la mort de son mari, elle rejoint les affaires familiales, aux côtés de son père et de son frère. Alors qu'elle s'immerge dans le sombre milieu du crime organisé, Marta va mettre à l'épreuve sa propre force, ses ressources et sa détermination comme jamais elle ne l'avait fait auparavant.

Avec Radha Mitchell (Neverland, Silent Hill, Phone Game...), Lee Tergesen (Code Lisa, Oz, Desperate Housewives), Luke Goss (Blade, Hellboy II), Jaime Ray Newman (Veronica Mars, Eastwick, Eureka), Goran Visnjic (Urgences, Pan Am), Suleka Mathew (Men In Trees, Hawthorne), Sterling Beaumon (Lost), Erin Moriarty (One Life To Live), Clifton Collins Jr. (The Event), Anson Mount (Hell On Wheels, Crossroads), Wil Traval (Underbelly)...

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Selon UglyFrenchBoy

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   Quels sont les clichés que l’on peut avoir sur la Russie ou la communauté russe ? La vodka, l’argent ou encore la mafia vous viennent rapidement à l’esprit ? Prenez ces éléments, agrémentez-les à une intrigue assez classique et vous obtiendrez Red widow. Le récit se situe dans la baie de San Francisco, un lieu ô combien original pour un drama. Cette situation géographique pourrait être justifiée pour des raisons, notamment, sociologiques, mais il n’en est rien : il semblerait (selon Wikipedia tout du moins) que la région n’a que très peu de personnes d’origine russe et encore moins de Colombiens, puisqu’il est question évidemment de méchants Colombiens... Je ne sais pas quelles communautés sont impliquées dans la fiction originale aux Pays-Bas, mais le travail d’adaptation par Melissa Rosenberg aurait pu nous dispenser de cet aspect.

   Passons ce détail. Nous avons donc d’un côté les « gentils mafieux », formant une « Bratva » aux yeux d’un flic un tantinet raciste, et les « méchants mafieux », des Colombiens. Non, Penoza n’a rien à voir avec un téléfilm avec Steven Seagal. Bien sûr, les membres de la famille russe ne sont pas tous des anges, l’un d’eux purge même une peine de prison, mais l’ensemble reste manichéen. Finalement, même si la fortune de la famille de l’héroïne vient de l’argent sale, ils veulent simplement vivre heureux et en sécurité sans faire de mal à autrui. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’héroïne souhaite que son mari (un Américain, donc aux intentions plus louables que sa belle-famille ?) quitte ce business pour commencer une nouvelle vie avec ses enfants. Mais il est trop tard...

   Inutile de crier au spoiler : le père meurt. Telle est la prémisse de la série. L’accident survient à la fin de deux actes assez denses qui présentent tant bien que mal les différents personnages et leur environnement. En dehors de Marta, aucun d’entre eux n’arrive à prendre vie, cantonné, dans le meilleur des cas, au statut de faire-valoir. En d’autres termes, si le téléspectateur n’est pas dans l’empathie pour l’héroïne incarnée par Radha Mitchell, je vois difficilement comment il peut suivre semaine après semaine la série. Je souhaite bonne chance à l’actrice pour arriver à tirer son épingle du jeu avec un script aux enjeux mal définis. Certes, le but est de mettre en scène une femme déterminée. Mais déterminée à quoi ? Sa naïveté lui vaut d’entrer dans un engrenage sans qu’elle n’en prenne vraiment conscience. Quête de vérité ? Vengeance ? Volonté de tourner la page ? Pas de réponse claire et précise à l’issue du pilote. Une chose est certaine, Marta est plus maternelle et terre-à-terre que Nancy Botwin et moins friquée et sociopathe qu’Amanda Clarke. Qui est-elle réellement ? Tel sera le seul et maigre enjeu des prochains épisodes.

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Selon Moi

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   Vous vous souvenez de Missing ? Non, vous l'avez déjà oubliée ? Ce ne serait pas étonnant. Red Widow, par bien des aspects (son format proche de la mini-série notamment), m'y fait penser... en pire. Une chose est sûre : après l'échec de la série avec Ashley Judd, qui était efficace à défaut d'être subtile, je ne comprends pas bien comment ABC a pu s'engager dans ce projet. Ca ne marchera pas. Je n'ai strictement aucun doute là-dessus, peu importe la case qui lui est reservée d'ailleurs, que ce soit le jeudi 20h comme Missing, le dimanche 22h après Revenge -même s'il y a là aussi une idée de vengeance- ou le mardi 22h. Comme de plus en plus de nouveautés qui débarquent sur les networks, son plus gros défaut est de partir d'une idée sombre, ambitieuse, qui sonne très "câble", pour accoucher d'un produit pas super éloigné des téléfilms Lifetime tant les bons sentiments viennent tout plomber constamment.

   Ainsi, la fameuse "Red Widow" ne se montre pas particulièrement attachante dans ce pilote car elle se contente de subir. Seule la prestation de Radha Mitchell pourra donner de l'envergure au personnage, mais elle a du boulot. En réalité, lorsque l'on connaît le pitch de la série, on sait déjà ce qui va se passer dans tout l'épisode. La mise en place est un peu trop longue à mon goût. Il aurait fallu commencer directement sur la mort du père, quitte à revenir en arrière plus tard (dans le pilote ou dans la saison). Du coup, impossible de savoir à quoi vont vraiment ressembler les autres épisodes. L'exposition se termine à la dernière minute. Et après ? Marta va devoir remplir une nouvelle mission pour la pègre locale à chaque épisode ? Le grand patron va à chaque fois lui assurer que c'est la dernière, et mentira en fait comme un arracheur de dents ? Je m'ennuie déjà rien que d'y penser... On ne peut pas dire que les personnages secondaires, les enfants notamment, soient particulièrement prometteurs. On s'inscrit dans un schéma familial tout ce qu'il y a de plus classique, bien que ce soit des criminels. Red Widow peut parfois faire penser à Scoundrels aussi, une série d'été d'ABC avec Virginia Madsen, mais la différence principale était ce que cette dernière s'axait principalement sur l'humour, même si ce n'était pas très drôle au final. Ici, on se prend vraiment trop au sérieux, et en même temps on n'y croit pas du tout tant tout est caricatural, jusqu'aux noms des "méchants". Le seul espoir que j'ai vient de San Francisco. Je ne suis pas sûr que la série soit tournée là-bas, mais l'atmosphère des docks, pas si courante dans les séries finalement, lui permettra peut-être de se démarquer visuellement.  Bref, ce n'est pas avec Red Widow qu'ABC va relever la tête à la mi-saison. On suppose que ce ne sera pas non plus avec Mistresses. En gros : on mise tout sur Zero Hour (voir la critique) !

 

La bande-annonce : 



16 novembre 2012

Malibu Country [Pilot & 1x 02]

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Pilot // 8 960 000 tlsp.

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 What About ?

Lorsque Reba Gallagher découvre que son mari, une légende de la musique country, la trompe, elle remet toute sa vie en question. Tout comme son époux, Reba était à deux doigts de devenir une star de la country mais avait finalement choisi de mettre ses aspirations de côté afin de fonder une famille. Le divorce prononcé, Reba décide de reprendre son rêve où elle l'avait laissé. Elle quitte Nashville pour s'installer en Californie, avec sa mère et ses deux enfants...

Who's Who ?

Créé par Kevin Abbott (Reba, Les Craquantes). Produit par Reba McEntire (Reba). Avec Reba McEntire (Reba), Lily Tomlin (Damages, Desperate Housewives), Sara Rue (Popular, Less Than Perfect), Jai Rodriguez (Queer Eye For The Straight Guy), Justin Prentice, Juliette AngeloJeffrey Nordling..

So What ?

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   Le fameux "TGIF" d'ABC dans les années 90 -le carré sitcoms du vendredi soir- on ne l'a connu chez nous qu'éparpillé sur toutes les chaînes. C'était Notre Belle Famille, La Vie De Famille, La Fête à la Maison, Sabrina, Clueless, L'Incorrigible Cory, Dinosaurs... du bon et du moins bon donc, mais du sympathique, du familial, de l'efficace dans la plupart des cas. Cependant, sur la fin, c'était Touche pas à mes fillesGeorge Lopez, Hope & Faith, Life With Bonie, Les Sauvages... et non, l'horrible According To Jim n'était pas diffusée là, mais elle aurait très bien pu ! De médiocres copies en somme. Il était temps que ça s'arrête. C'était en 2005. Le nouveau président d'ABC, Paul Lee, a fait du retour du "TGIF" l'une de ses priorités. Il a commencé par relancer la carrière de Tim Allen l'an dernier avec Last Man Standing, une sitcom à l'ancienne qui ne vaut vraiment pas Papa Bricole. Il enfonce le clou cette saison avec Malibu Country, qui semble ne valoir guère mieux. On est vraiment plus proches des dernières années de la soirée emblématique que des premières...

   Bon, d'abord, il y a Reba. Reba, pour nous Français, c'est rien du tout. On n'écoute pas sa musique et on n'a pas vu sa sitcom éponyme diffusée sur la WB puis la CW. Pour les Américains, c'est une star de la country, et même une star tout court. Les vieux, les jeunes, tout le monde l'adore. Pourquoi ? Parce qu'elle ressemble à madame tout le monde. Enfin ressemblait. Maintenant qu'elle est tirée de partout, elle ne ressemble à personne et surtout à rien. Mais c'est comme ça. C'est Hollywood. Et Nashville aussi apparemment. En tout cas, Reba n'est pas spécialement jolie. Reba aime bien porter des jeans et une chemise, même si elle a tout plein d'argent. Reba n'est pas hyper féminine, mais met une robe de soirée de temps en temps pour qu'on ne la confonde quand même pas avec une lesbienne. En effet, Reba se veut ouverte d'esprit et moderne, mais elle est bien évidemment Républicaine. Reba s'entend donc très bien avec Tim Allen. Reba a un accent du Sud à couper au couteau et, pour prouver constamment qu'elle n'a pas perdu ses racines, elle l'accentue le plus possible, quitte à ce qu'on ne comprenne pas ce qu'elle raconte. Les Américains trouvent ça charmant. De toute façon, quoiqu'elle fasse, Reba plaît. Même quand elle commet Malibu Country, très vaguement inspirée de sa vie -suffisamment pour que le public ait l'impression de bien être face à la chanteuse qu'ils aiment, mais pas assez pour qu'on la prenne pour une has-been cocue- ils sont 9 millions à se ruer devant le pilote ! Ils étaient moins la semaine suivante mais encore trop comparé à la qualité proposée.

   Cette sitcom aurait pu être une bonne surprise. Le personnage de Reba n'est pas très drôle, et l'actrice n'a pas la comédie dans le sang, mais elle est entourée d'une belle petite bande qui relève le niveau, ou qui essaye du moins. Sara Rue, dans le rôle de la voisine intrusive, s'en sort avec les honneurs. Elle est ce que la sitcom a de mieux à offrir apparemment en terme de timing comique. C'est d'ailleurs plus probant sur le deuxième épisode, mais tout est de toute façon légèrement plus réussi dans le deuxième épisode. Lily Tomlin, dans le rôle de la grand-mère, est ma plus grosse déception puisqu'aussi ma plus grande attente. Je l'aime beaucoup et je suis persuadé qu'elle avait mieux à offrir. Le problème ne vient pas du personnage, cliché ambulant de la vieille alcoolique, mais bien de ses répliques qui ne sont pas du tout à la hauteur. La fille de Reba est insipide, interchangeable. Toute l'intrigue sur son voisin/petit-ami gay qui ne l'est pas vraiment est super bizarre. Je n'arrive pas à y déceler de l'humour. Je me demande même si je ne dois pas me sentir offensé. Malibu Country se veut peut-être gay friendly, mais elle s'y prend bien maladroitement. Il se trouve qu'il y a un autre personnage homo, un vrai sans aucun doute cette fois, incarné par un ancien "Queer" de la version américaine de l'émission de relooking. ll est exactement comme on pouvait l'imaginer : outrancier. Et... ça marche ! Les seules fois où j'ai ri devant les deux premiers épisodes, c'était grâce à lui. Sinon, il y a le fils de la famille, un ado bêta pas aussi agaçant que prévu. 

   Contrairement à plein de nouvelles sitcoms qui tentent leur chance chaque année, Malibu Country ne fait pas du neuf avec du vieux, mais du vieux avec du vieux. Elle aurait l'efficacité de Hot In Cleveland, je ne cracherais pas dessus, mais c'est très loin d'être le cas ! Reba-rbatif en somme (sous vos applaudissements !).

What Chance ?

   Si la sitcom se maintient à ce niveau, elle décrochera sans mal une saison complète puis une saison 2. Si ABC souhaite étendre son duo à un carré comme à la grande époque, elle aura besoin d'elle, et de quelques autres vétérans de la télévision prêts à revenir à leurs premières amours. Cela ne devrait pas être trop compliqué ! Tony Danza, par exemple, est déjà dans les starting-blocks

How ? 


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11 novembre 2012

Revenge [2x 05 & 2x 06]

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Forgiveness // Illusion

8 180 000 tlsp. // 7 940 000 tlsp.

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    Ceux qui estiment qu'en ce début de saison 2, Revenge s'est un peu trop éparpillée en mettant légèrement de coté la fameuse "vengeance" du titre peuvent se réjouir : elle est plus que jamais de retour ! Ainsi, Emily se décide à sortir le cadavre de l'homme aux cheveux blancs du congélateur pour le faire découvrir par Mason Treadwell -le Elton John des Hamptons- le jour du remariage de Victoria et Conrad à l'aide d'une mise en scène parfaitement orchestrée  ! Je relis cette dernière phrase et je me dis que oui, cette série est devenue un bien beau soap comme on les a aimés. Le plan de génie de notre sociopathe préférée fait largement oublier les digressions sur l'Initiative et sur Grayson Globals, dont on ne comprend absolument rien depuis le début. Cela va malheureusement de mal en pis. Un gros éclaircissement, sous forme de flashbacks peut-être, s'impose ! En attendant, je ne me lasse pas de le redire critique après critique : les Grayson nous offrent des répliques d'anthologie sur un plateau en argent à chaque épisode. C'est absolument divin. Je pense aussi au cadeau très spécial de Conrad à sa chère et tendre, ainsi qu'à l'irrésistible sourire de la Reine des Hampton lorsqu'elle s'avance vers l'autel. Personne ne peut être dupe : ce mariage est une grosse mascarade et c'est cela qui est formidable !

   Cet événement est aussi l'occasion de retrouver une Emily VanCamp absolument sublime dans sa belle robe rouge. Ce commentaire peut paraître complètement futile mais ce n'est pas un détail : les soaps se doivent aussi de réjouir nos yeux. Dans le genre grandiloquent, le petit déjeuner organisé par Nolan pour Padma sur la plage se posait là. C'était le moment parfait pour lui apprendre qu'il fallait se méfier de la jeune femme. Ils ne seront pas restés sur un petit nuage bien longtemps et c'est mieux comme ça. Lors du mariage, Aiden, qui commence doucement mais sûrement à faire son trou dans les Hampton et dans la série, a commencé une petite enquête autour d'Ashley ! Les auteurs ont enfin décidé de se pencher sur son cas apparemment. Après nous l'avoir tant imposée sans jamais rien avoir à dire d'intéressant sur elle pour autant, ils n'ont pas intérêt à nous décevoir. J'aimerais notamment assister à sa rencontre avec Emily parce que je n'ai jamais vraiment compris le lien qui les unissait au départ. Simples copines ? Emily a-t-elle profité de sa position chez les Grayson pour se rapprocher d'elle ou a-t-elle carrément participé à son embauche d'une manière ou d'une autre ? 

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   Dans ma précédente review, je supposais -mal- qu'Amanda allait rendre l'âme après sa chute mais pas son enfant. Je me suis trompé : les deux ont survécu. J'étais assez perplexe sur ce choix, qui me semblait encore correspondre à un pur manque de couilles, mais j'ai finalement rapidement compris pourquoi : c'était l'occasion parfaite de rapprocher Emily de sa mère en passant par le biais d'Amanda. Cette scène où Amanda, touchée, pardonne Kara à la place d'Emily était très touchante. C'est assez rare depuis les premiers épisodes que Revenge joue sur ce terrain-là. La dernière fois, c'était avec la mort ridicule du chien. Ce n'est pas vraiment ce que l'on attend de la série, mais, de temps en temps, ça ne fait pas de mal, d'autant qu'il ne faut pas oublier que tout est né d'une douleur. Il ne serait pas malin d'évacuer l'aspect émotionnel de la quête de notre héroïne. Concernant le personnage de Kara en lui-même, je suis partagé pour le moment. Je suis convaincu que Jennifer Jason Leigh était un bon choix. Pas forcément le meilleur, vous noterez, mais un bon choix quand même. Maintenant, je m'attendais à rencontrer une femme très perturbée, voire cinglée, et cette facette-là de sa personnalité ne nous a pas encore été dévoilée. C'est frustrant et je commence à avoir peur que les auteurs s'arrêtent là. Non, allez, ce n'est pas possible ! En tout cas, ses face à face avec Victoria étaient délicieux. Une bonne mise en bouche... On veut du sang maintenant ! On veut que Victoria l'utilise son sécateur... 

   Bien entendu, Revenge ne serait pas Revenge si les pauvres ne venaient pas pourrir l'ambiance dès que l'occasion se présente. Même quand elle ne se présente pas d'ailleurs ! Declan et Charlotte se remettent donc ensemble, ce qui ne peut provoquer qu'une réaction de désintérêt total, au mieux. Et puis il y a cette histoire de bar, ce monsieur qui veut l'acheter comme si un trésor se cachait en dessous, cette impression que cette intrigue rejoindra forcément les autres à un moment donné... et un petit doute dans le fond que cela n'arrive jamais, que ce ne soit qu'une distraction pour faire passer le temps,  une bonne façon d'expliquer qu'un acteur comme Connor Paolo soit régulier, et une illusion pour faire croire à Madeleine Stowe qu'elle ne joue pas dans un soap mais dans une série qui traire des inégalités sociales ! Oui, elle l'a dit !!

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// Bilan // La saison 2 de Revenge est toujours aussi délectable, que ce soit lorsque les Grayson font leur show ou lorsqu'Emily diabolise. L'arrivée de Kara a aussi beaucoup apporté, liant les personnages plus naturellement les uns aux autres. Il va maintenant falloir garder cette qualité, ce rythme, jusqu'au bout, et ce ne sera pas une mince affaire. 

27 octobre 2012

Once Upon A Time [2x 04]

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The Crocodile // 9 890 000 tlsp.

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   Même si Emma, Snow, Mulan et Aurora n'apparaissent pas dans cet épisode -What a shame!- les auteurs ont su compenser en misant sur Rumplestiltskin, LA valeur sûre de Once Upon A Time avec Regina, qui elle n'est en revanche pas du tout présente. Cette fois, il s'agit de revenir sur la disparition de la femme de la Bête -qui se trouve être un sosie de Courteney Cox (l'atrice Rachel Shelley)- et ajouter au changement radical de personnalité du pauvre homme encore plus de profondeur. On en revient toujours à la magie, au final, mais il n'est pas allé la chercher pour rien, définitivement. Là où l'épisode fait très très fort, c'est quand le Capitaine Crochet vient se mêler à l'affaire puisqu'il est l'amant de Milah et va la perdre sous ses yeux, le coeur écrasé en miettes. Les scénaristes ont même eu la bonne idée de faire de Rumple le crocodile qui lui a arraché la main, remplacée par un crochet luisant. Je désespérais d'avoir un nouveau personnage masculin fort. C'est chose faite ! Et, contrairement à Rumple et à l'Evil Queen, on sait dès son introduction pourquoi il est devenu si mauvais. Ca ne peut que nous aider à s'attacher très vite à lui. Colin O'Donoghue est plutôt convaincant dans le rôle. Bien entendu, c'est une version mannequin de Hook que l'on nous propose mais nos yeux ne s'en plaindront pas... Visiblement, la production a de grands projets pour Crochet puisque l'acteur a récemment été promu régulier pour le reste de la saison. Il est vrai que son alliance avec Cora est très alléchante, et il ouvre la porte vers tout l'univers de Neverland qu'il nous tarde d'explorer. Pensez simplement à Peter Pan et à la Fée Clochette... Alors pour les incarner, je voudrais... Seth Green et AnnaLynne McCord ! Quoi ? Ce sont les premiers noms qui me sont venus. Laissez-moi réfléchir encore un peu. Vous avez des idées ?

    Belle, elle qui est justement devenue régulière pour la saison 2, doit gagner en importance et en intérêt. Pour le moment, malgré les idées de rupture et d'indépendance développées dans cet épisode, elle est encore et toujours associée à la Bête et vit dans son ombre. Dans un monde merveilleux qui ne serait pas celui de Disney, elle se serait lancée dans une histoire coquine avec Ruby, qui ne demande visiblement que ça, mais ici, il faudra se contenter d'une amitié. J'ai d'ailleurs hâte que le Petit Chaperon Rouge sorte de son rôle de bonne copine toujours là pour donner des conseils et filer un coup de main mais qui n'existe pas vraiment par elle même. Le retour de ses instincts animals ne peut qu'être un signe encourageant pour la suite... Comme à peu près tous les autres héros de la série, Belle a une histoire familiale compliquée et un père particulièrement cruel, prêt à lui effacer la mémoire pour qu'elle ne s'accroche plus à Rumple. Bien sûr, il croit le faire pour son bien. Mais évidemment, elle ne peut que le détester après ça, et nous aussi. Le train de la mine, y'a pas à dire, ça fout les chocottes ! Le seul truc qui nous le rend sympathique ce vieux monsieur, c'est que sa boutique s'appelle quand même... "Game Of Thorns" ! La romance entre Belle et Mr. Gold va donc continuer, chose à laquelle on s'attendait dès le début de l'épisode, mais on peut espérer que les auteurs sauront ne pas trop insister là-dessus pour nous raconter d'autres choses concernant les deux personnages. Dans l'un des deux cas, je ne me fais pas de soucis... 

   Sinon, je ne voudrais pas passer sous silence deux choses : Charming qui travaille à la mine en marcel, c'es méga hot, et Charming qui donne des conseils de coeur à Gold, c'est très drôle pour plein de raisons; et... WTF cette histoire de haricot magique ? Je n'ai pas bien compris qui était vraiment le monsieur avec son bonnet rouge (si ce n'est qu'il ressemblait à Prof) et je ne suis même pas certain qu'il possède une identité importante, mais a priori ce n'est pas lui Jack. Si les scénaristes vont jusqu'au bout, c'est très malin d'avoir pensé à ça pour passer d'un monde à l'autre. Chapeau !

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// Bilan // Tout aussi riche que les trois précédents épisodes, The Crocodile démontre plus encore combien cette saison 2 a été mûrement réfléchie et intelligemment construite en amont afin d'utiliser au mieux toujours plus de nouveaux personnages de contes de fée (et pas que). Once Upon A Time n'a pas attendue cette fois la mi-saison ou la fin de saison pour devenir épique ! Elle l'est depuis le premier épisode et compte bien le rester jusqu'au bout.