07 novembre 2012

Fringe [5x 04 & 5x 05]

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The Bullet That Saved The World // An Origin Story

2 550 000 tlsp. // 2 700 000 tlsp.

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   Je l'avoue avec un peu de honte mais je n'ai pas envie d'écrire sur ces épisodes de Fringe. Pourquoi ? Je ne sais pas, mais je vais m'y essayer quand même. Je ne les ai pas trouvés mauvais du tout pourtant, quoiqu'un cran en-dessous des précédents. Mais je me suis quand même un peu ennuyé par moment. Je les ai trouvés laborieux à se mettre en place, en fait. Cependant, une fois lancés, ils étaient aussi passionnants que d'habitude, aussi impressionnants visuellement. J'ai trouvé les cliffhangers très réussis et risqués. Je suis peut-être moins convaincu par leur charge émotionnelle. Par exemple, j'ai trouvé leu jeu de Joshua Jackson très limité, et Anna Torv et John Noble trop en retrait. Ces deux épisodes étaient surtout centrés sur les Observers et sur Peter, en pleine mutation. Ce n'est pas nécessairement ces éléments-là qui m'intéressent le plus à l'heure actuelle, et j'avoue que plus grand chose ne m'interroge ou ne m'interpelle dans la série. J'ai les sentiments que l'on a obtenu toutes les réponses que l'on attendait l'année dernière. Aujourd'hui, ce n'est que du bonus. Un bonus dans lequel j'ai un peu de mal à m'impliquer parfois. Et je m'en veux... Ce sont les derniers épisodes de Fringe, bon sang ! Après ça... plus jamais !

   The Bullet That Saved The World. Alors comme ça, l'amour n'est pas plus fort que la science ? C'est que nous apprend cet épisode aux dépens d'Olivia et Peter, qui perdent leur fille pour la deuxième fois. Je me réjouis de l'audace des scénaristes car, clairement, personne ne s'attendait à la mort d'Etta, quelque soit le moment dans la saison 5 d'ailleurs, mais encore moins au 4ème épisode ! En tout et pour tout, on aura donc côtoyé ce personnage pourtant central le temps de cinq petits épisodes seulement. Je trouve que c'est du gâchis. On commençait tout juste à s'attacher à elle... Le seul intérêt que j'y vois, c'est de rendre enfin les Observers dangereux ! Jusqu'ici, ils étaient trop inoffensifs pour être des méchants crédibles. Là, ils ont prouvé qu'ils étaient capables du pire. Toujours est-il que cette série, qui a toujours placé le concept de la famille et de la force de l'amour qui en découle au centre de toutes ses intrigues, nous ressert le coup du deuil impossible. Bien sûr que le parallèle avec l'histoire de Peter et Walter est touchante, bien sûr que Walter a beaucoup à apprendre à son fils sur le sujet, mais quoiqu'il arrive à toute la bande maintenant, qu'ils réussissent ou non à sauver le monde, ils auront perdu une vie précieuse en cours de route et aucune joie ne pourra jamais éteindre cette peine. D'ores et déjà, le dernier verre s'annonce donc à moitié vide... Par ailleurs, j'ai apprécié le retour de Broyles dans cet épisode mais je trouve quand même très dommage que le personnage soit devenu si secondaire. Enfin je veux dire... il l'a toujours été ! Mais devenir à ce point dispensable... Etre régulier dans la série mais n'apparaitre qu'au bout du 4ème épisode (et ne pas revenir dans le suivant d'ailleurs...). Tout ça me dérange un peu. Je suppose que ce sera pareil pour Nina Sharp, toujours pas apparue. 

   An Origin Story. Avant tout centré sur le deuil des parents, cet épisode ne trouve sa force et son équilibre qu'à mi-parcours. Il faut d'abord assister à des scènes lentes et dépourvues d'émotion malgré les circonstances, celles d'un Joshua Jackson qui n'en fait pas assez malgré ce qu'on lui demande et d'une Anna Torv qui ne fait pas grand chose parce qu'on ne lui demande pas grand chose. Ce script manque singulièrement de puissance dans ses premiers actes et passe à coté de son propos. Il faut attendre les interventions de tiers, comme celles de Walter et d'Astrid dans une moindre mesure, pour qu'il en ressorte enfin quelque chose de touchant, mais pas bouleversant... Et puis il y a la capture de cet observer, assez ennuyeuse au départ car elle n'engendre pas la tension espérée. Lorsque Peter s'énerve vraiment, là Fringe redevient le Fringe que l'on aime, prenant et surprenant, captivant même. L'attaque du sac en plastique qui se termine en meurtre ? SU-PER. L'idée de retirer le petit bout de technologie super avancée de son cou et de l'insérer dans le sien ? GE-NIALE ! L'épisode se termine ainsi sur une image forte, marquante, qui laisse entrevoir beaucoup de potentiel pour les prochains épisodes avec un Peter façon Terminator comme on ne l'a jamais vu. Joshua Jackson a intérêt à se montrer à la hauteur cette fois ! La dernière scène d'Olivia en parallèle, lorsqu'elle se permet enfin de craquer, était aussi un beau moment, celui que l'on attendait tous après la mort d'Etta. La réaction normale d'une mère  en somme. 

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// Bilan // Les scénaristes de Fringe ont l'air épuisé. Ces deux épisodes n'étaient pas aussi efficaces que les premiers de la saison 5 et que l'ensemble des épisodes de la série, quelques pièces ratées mises à part. Comme s'ils avaient perdu la recette magique utilisée jusqu'ici. Dans les deux cas, il se sont largement rattrapés dans la dernière ligne droite, nous faisant presque oublier l'ennui procuré par les premières minutes... On a quand même connu la série bien plus en forme. Ce serait dommage de lâcher l'affaire maintenant !


10 octobre 2012

Glee [4x 04]

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The Break-Up // 6 070 000 tlsp.

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   Les "teenageries" de Glee sont parfois d'une superficialité et d'une bêtise confondantes. Tout ce qui se déroule actuellement à McKinley est d'un ennui profond et ne semble avoir été imaginé que dans le but de justifier le titre de la série et d'éviter de prendre une décision trop radicale qui aurait pu faire fuir le public, lequel a de toute façon déserté quand même. Le triangle "amoureux" Marley/Jake/Kitty n'est qu'une pâle, très pâle copie de ce qui a été fait en saison 1 avec Rachel/Finn/Quinn. Les autres personnages, nouveaux ou anciens, se complaisent dans leur transparence et, parfois, dans leur médiocrité. Mais, une fois que l'on a retiré ces quelques scènes inutiles qui tirent Glee vers le bas et l'empêche de grandir, il reste le spin-off à New York, frais et touchant, qui nous a pemis d'obtenir avec ce Break-Up l'un des meilleurs épisodes de la série depuis... si ce n'est toujours, en tout cas depuis ses débuts. 

   Traiter du thème de la séparation dans une série pour ados n'est jamais chose aisée car, à cet âge-là, les amours vont et viennent et les douleurs sont de courte durée, effacées par de nouvelles joies puis de nouvelles peines. Mais Rachel et Kurt ont mûri, de même que leurs partenaires, et ce qu'ils ressentent, à un moment crucial de leur vie alors qu'ils ont leur destin entre les mains, n'est pas à prendre à la légère. Ryan Murphy, qui a écrit cet épisode, a mis toutes ses tripes dans les dialogues. Il n'a pas hésité à faire parler Rachel ou Santana comme des adultes et non plus comme des enfants. Et ça fait un bien fou de voir Glee se transformer en véritable drama -même si cela ne doit durer qu'un épisode- sans chercher à dégoupiller toute tentative de sérieux par une blague plus ou moins drôle. J'ai sincèrement ressenti de la peine pour chacun des couples en danger. Le discours de Blaine sur la distance était poignant, il m'a tout particulièrement parlé, et son interprétation revisitée de Teenage Dream, les sanglots dans la voix, était boulerversante. Je regrette toutefois que sa tromperie ait été traitée de la sorte, plus comme un prétexte qu'autre chose.

   Rachel aussi avait de belles choses à dire et à chanter, et Lea Michele a été largement à la hauteur de ce qu'on attendait d'elle. Il faudrait tout de même signaler à la direction musicale que couvrir tous les refrains par sa voix n'est pas obligatoire. Le discours de Finn était émouvant. La détresse du personnage était palpable malgré le jeu toujours très approximatif de Cory Monteith. Santana s'est également illustrée dans une jolie scène pendant laquelle, ô miracle, Brittany semblait comprendre ce qu'elle lui racontait, comme si elle était un véritable être humain. Même Mr Shue et Emma ont eu droit à leur séparation ! Pour le coup, ça manquait de poids, faute de temps à leur accorder, et je n'ai pas vraiment été touché. Sans doute aussi parce que le professeur m'indiffère. La mise en scène sur Don't Speak était un peu curieuse, mais la prestation dans son ensemble était assez réussie. Mine et Give Your Heart A Break était pas mal non plus. Et puis The Scientist... C'est une chanson très chère à mon coeur et j'aurais plutôt tendance à rejeter par principe toute réinterprétation, mais je n'ai pas détesté ce que Glee en a fait. C'était indéniablement fort, parce que le titre reste puissant quoiqu'on en fasse.

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// Bilan // Au fond, les séparations de chaque couple dans cet épisode de Glee se ressemblaient beaucoup et quelques variations n'ont pas réussi à cacher cet état de fait, mais on ne pourra pas reprocher à Ryan Murphy et son équipe de ne pas avoir été cohérents cett fois ! Ils nous ont offert l'un des meilleurs épisodes de la série et certainement le plus mature de tous.

03 octobre 2012

Fringe [5x 01]

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Transilience Thought Unifier Model-11 (Season Premiere) // 3 180 000 tlsp.

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   L'épopée Fringe est sur le point de s'achever. Cette 5ème et ultime saison s'annonce très différente des précédentes, et au moins aussi palpitante voire peut-être même plus. Le fait est que, désormais, tous les épisodes seront feuilletonnants. Fini les enquêtes du jour qui tournaient en rond et nous lassaient. Fini aussi la mythologie complexe qui nous a passionné pendant 4 ans mais qui n'avait plus rien à offrir de nouveau. Bienvenue en 2036 pour la suite de l'excellent épisode Letters Of Transit, dans un monde où les Observateurs ont pris le pouvoir et où la survie de la race humaine est menacée à court terme. Sauvés par Henrietta, la fille de Peter et Olivia, qui les a extirpés de l'ambre, les éléments restants de la Division Fringe sont prêts à se battre pour sauver l'humanité mais leur priorité est évidemment de retrouver Olivia, portée disparue. Et on sent qu'il ne reste plus que 12 épisodes derrière : les scénaristes ne perdent pas une seule seconde et au bout d'un quart d'heure, Olivia est saine et sauve, de retour parmi nous. Et on est très heureux. Même si tout va très vite, on prend le temps d'offrir quelques jolies scènes à Olivia et Peter, dont on comprend qu'ils se sont séparés il y a une vingtaine d'années après la naissance de leur fille; et bien sûr à Olivia et Henrietta, qui se revoient après de longues années d'absence. L'émotion est à son comble et c'est un vrai tour de force puisqu'après tout, on  a beau savoir qui est Henrietta et quelle est son importance, on ne la connait pas vraiment. On ne peut pas dire qu'on est attaché à elle, pas encore.  En tous cas, rétrospectivement, il n'y a pas de doute : jamais un couple fictif n'avait traversé autant d'épreuves et connu autant d'obstacles avant de se retrouver que Peter et Olivia ! Cela donne le tournis de repenser à tout ce qu'il ont dû surmonter... La scène d'ouverture, respirant la plénitude jusqu'à ce ce que l'orage gronde, était superbe et déchirante à la fois.

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   Mais le maître dans l'art de l'émotion, c'est bien entendu John Noble alias Walter. Encore et toujours. Il n'est pas épargné dans ce Season Premiere. Sa petite séance de torture est particulièrent cruelle et insoutenable pour nous qui l'aimons tant. L'état dans lequel il se trouve après ce lavage de cerveau intensif n'est pas sans rappeler le Walter du tout début, lorsque son fils est venu le chercher à l'hôpital psychiatrique. L'homme sensible et instable est définitivement de retour, et la fin de l'épisode, tout en musique (le morceau s'intitule Only You, par Yazoo, et date de 1984), montre que tout espoir n'est pas perdu puisqu'une fleur a pu pousser au milieu du bêton. J'ai trouvé ce passage vraiment très beau, très poétique. Et ce que notre vieux fou a dit sur la musique aussi. C'est tellement vrai : elle permet toujours de voir les choses sous un angle différent; elle aide même parfois à y voir plus clair. Que serait-on sans elle ? Au bout du compte, on ne sait pas vraiment ce qui nous attend dans les prochains épisodes, ce à quoi va ressembler cette bataille, quels rôles vont jouer certains personnages qui manquent pour le moment à l'appel comme Broyles ou Nina Sharp, mais je suis confiant. Les auteurs ont l'air de savoir où ils vont...

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// Bilan // La 5ème et dernière saison de Fringe s'ouvre sur un épisode qui remet efficacement les pendules à l'heure tout en nous touchant en plein coeur. Un cadeau du ciel !

Glee [4x 03]

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Makeover // 5 790 000 tlsp.

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   Makeover est-il le premier mauvais épisode de Glee d'une longue liste cette saison ? On peut raisonnablement le prédire. Après deux épisodes sympathiques, on ne peut que constater que du coté de McKinley, ça ne va pas le faire longtemps. Pour tromper l'ennui et donner l'impression que les personnages restants ne sont pas insIpides, les auteurs nous sortent une idée neuve et originale : les élections du représentant des élèves du lycée ! Wouahou. Cette année encore, Brittany se présente. Et elle est encore plus idiote qu'avant, au point où ça ne devient plus tellement drôle, d'autant qu'elle entraîne avec elle Sam, un blond qui n'avait jamais semblé être une flêche mais pas au point de ne pas savoir ce qu'est un débat ! Franchement... Face à elle, Blaine tente de trouver un sens à sa nouvelle vie sans Kurt et finit par obtenir l'adhésion de ses camarades. Il est aidé dans sa tâche par le suscité Sam et une nouvelle bromance naît à cette occasion. Je ne suis pas tellement convaincu par ce point, d'autant que ce sera sûrement oublié très vite. Par contre, j'aime assez le traitement de la relation longue distance Blaine/Kurt. C'est sans surprise, mais touchant et réaliste. Reste à savoir lequel va tromper l'autre en premier ! Pour le moment, c'est difficile à dire, sauf si Blaine se jette sur Sam (qui en pince apparemment pour Brittany) ou si Kurt pique Brody à  sa colocataire. Dans tous les cas, c'est mal barré. Le Celebrity Skin de Chord Overstreet était super... jusqu'à ce que Heather Morris et sa voix mal assurée ne vienne tout gâcher.

   Mr Shue existe encore et a quelques états d'âme dont on se fiche éperdument. Lui aussi s'ennuie beaucoup à McKinley maintenant que ses petits sont partis et qu'il a remporté au moins une fois les nationals avec sa chorale. Alors il pense à quitter les lieux. Nous, on en rêve. Mais on sait qu'il ne le fera pas. Les quelques interventions de Sue étaient les bienvenues. Elle a su apporter un peu d'humour là où il en manquait horriblement. Mais la coach Sylvester, ce n'est quand même plus ce que c'était... Beist est toujours portée disparue à mon grand désarroi.

   Et puis il y a le spin-off à New York qui continue. Comme prévu, les scénaristes ne s'embêtent plus tellement à essayer de lier ce qui se passe dans la Big Apple à ce qui se passe -ou ne se passe pas surtout- dans l'Ohio. Pas de thème global, rien qui puisse ressembler de près ou de loin à une écriture intelligente. Toutefois, c'est toujours à New York que l'on passe les meilleurs moments. Après Kate Hudson, c'est Sarah Jessica Parker qui fait le show ! Et comme Kate Hudson, elle tire vraiment la série vers le haut en apportant drôlerie et fraîcheur. En plus, elle chante bien ! Cela m'a vraiment fait plaisir de retrouver l'actrice, en dehors de ses films moisis. Son trio avec Chris Colfer et Lea Michele était ravissant, sur le mash-up tout doux et tout sucré The Way You Look Tonight/You're Never Fully Dressed. Ce dernier titre, extrait de la comédie musicale Annie, est un joli clin d'oeil puisque c'est dans le rôle titre qu'elle a débuté sa carrière à la fin des années 70. Et oui : on l'ignore complètement mais c'est Broadway qui l'a révélée avant qu'elle ne se tourne vers le cinéma et la télévision. Et puis pour remonter encore plus loin dans le temps : elle a grandi dans l'Ohio elle aussi ! Bref, Glee et SPJ, c'était du meant-to-be. Je voudrais pas casser l'ambiance, mais Kurt est entré vraiment trop facilement à Vogue.com. Je veux bien qu'on soit dans Glee et que peu de choses y soient vraisemblables mais là, quand même, ils auraient pu faire un effort pour au moins nous donner l'impression qu'il galère un peu plus ! C'est comme cet appartement, vide la semaine dernière et désormais complètement aménagé. Concernant la romance Rachel et Brody, tout se déroule exactement comme je l'avais prévu. L'arrivée "surprise" de Finn à la fin de l'épisode vient probablement conclure cet état de grâce de début de saison 4. C'est maintenant que les choses reloues commencent !

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// Bilan // Sans plus tarder, Glee reprend ses bonnes vieilles mauvaises habitudes et nous délivre un épisode de mauvaise facture, à la fois brouillon et ennuyeux, sauvé par la présence de Sarah Jessica Parker. Ce n'est certainement pas le retour de Cory Monteith qui va arranger les chose...

24 septembre 2012

Glee [4x 02]

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Britney 2.0 // 7 460 000 tlsp.

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   Glee, tu m'agaces. J'étais bien décidé à t'abandonner après ta saison 3 catastrophique mais force est de constater que tu reviens solide et presque plaisante. J'ai comme la désagréable impression que je ne parviendrais pas à te lâcher de sitôt. Diable que tu peux être agaçante parfois, pourtant ! Mais pas cette fois, enfin pas beaucoup. Mais un peu quand même...

   Je sais que ce deuxième "hommage" à Britney Spears n'a pas plu à tout le monde, en particulier à ses fans et à son entourage, mais je n'ai pas franchement été choqué pour ma part. Je trouve même assez intéressant de se pencher sur les moments les plus sombres de sa carrière plutôt que de se contenter d'en faire une éloge banale. D'autant que refaire deux fois la même chose n'aurait eu aucun intérêt. Le premier épisode, celui dans lequel elle apparaissait, évoquait surtout le phénomène qu'elle a engendré à l'époque de sa percée, l'influence qu'elle a eu sur toute une génération, l'exemple qu'elle a été au début de sa carrière, "la petite chérie de l'Amérique" comme on l'appelait (c'est Taylor Swift aujourd'hui). Sauf que son histoire ne s'est pas arrêtée là. Elle est plus riche, plus complexe et plus torturée que ça. Elle a eu de gros passages à vide. Les tabloïds n'ont pas raté une occasion de nous le montrer. Elle aurait pu totalement sombrer comme la plupart des enfants stars. Mais non : elle s'en est sortie, elle a remonté la pente petit à petit et elle offre désormais une image plus saine, plus épanouïe. On retrouve un peu la Britney que l'on a aimé dans X-Factor, du peu que j'en ai vu. Elle ne sera plus jamais la même, plus tout à fait, mais son parcours reste admirable. A la fin de cet épisode, on ne se dit pas "Mon Dieu mais quel déchet !", mais plutôt : "Mon Dieu mais quel parcours !". La légende n'est pas égratignée. Juste légèrement bousculée. Et c'est comme ça que l'on préfére Glee, non ? Piquante mais pas méchante.

   Le véritable reproche que je ferai volontiers, c'est qu'on insiste bien plus sur les dérapages de Britney Spears, enfin ici Brittany S. Pierce (y compris la désastreuse prestation de Gimme More aux MTV Video Music Awards et la séquence pétage de plombs/rasage de crâne, doublée de coups de parapluie), que sur la morale de l'histoire. Le personnage annonce que la star l'a inspirée. Oui, mais aucune prestation ne nous est proposée pour l'illustrer. Dommage. Un meilleur équilibre positif/négatif aurait certainement éviter une polémique. Mais une polémique, quand on en est à sa saison 4 et que le public se détourne peu à peu, ça ne fait jamais de mal... Du coté des performances, le résultat est mitigé. 3 m'a beaucoup plu dans cette version épurée, d'autant que je n'ai jamais accroché à l'originale. Hold It Against Me était sans intérêt, et totalement gratuite. Womanizer a été amenée avec une subtilité proche du néant et le passage était loin d'être inouabliable. Le mash-up Boys/Boyfriend était hautement sympathique et bien trouvé. Tout l'inverse de Crazy/You Drive Me Crazy, bien peu mélodieux. Everytime était un joli moment, même si cette "Marley McPhee" ne m'inspire toujours pas des masses. Enfin, le Oops... I Dit It Again de Rachel à New York était génial, surtout du point de vue de la mise en scène. 

   Je n'ai pas vraiment parler des storylines jusqu'ici. Je préfére garder les choses qui fâchent (vraiment) pour la fin. Deuxième épisode de la saison et on nous colle déjà un triangle amoureux inspide, composé de Marley, Jake et la cheerleader ridicule, Kitty. Les auteurs ont beau jouer à l'auto-référence avec une scène rappelant les premiers -et uniques- émois de Rachel et Puck, on ne peut décemment pas valider l'initiative. La venue de Mark Salling était un tout petit peu drôle mais, dans l'idée, d'une facilité déconcertante pour amener son frère au Glee Club. Bon, au moins, maintenant c'est fait ! A NYADA, on ne croit pas une seule seconde que Rachel et Kurt puissent se payer une telle surface à New York, même si celle-ci est délabrée. Enfin faussement délabrée, juste ce qu'il faut pour faire super cool en fait. Cassandra dévoile pendant ce temps-là ses failles, qui sont exactement celles que l'on imaginait évidemment. La séquence YouTube était très marrante cela dit. Les raisons de son comportement très dur vis à vis de Rachel sont elles aussi aussi évidentes que prévues : elle veut préparer ses élèves à la dure réalité de Broadway, celle qu'il l'a fait tant souffrir... bla bla bla. Par contre, j'ai bien aimé le rapprochement entre Rachel et Brody. C'est toujours aussi prévisible, bien entendu, mais mignon. Surtout l'histoire du mur en fait. Mais tout cela n'est que provisoire : Finn n'est plus très loin... 

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// Bilan // Pendant que Brad Falchuck, le scénariste de cet épisode, rendait un hommage original et mordant à Britney Spears -sans tomber dans la méchanceté et la moquerie gratuites- à travers une Brittany toujours amusante mais lassante, il en oubliait d'offrir quelque chose de consistant et d'inédit aux autres personnages. Glee est toujours très fragile mais en ce début de saison 4, mais elle tient debout pour le moment...

Posté par LullabyBoy à 22:01 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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18 septembre 2012

The Mob Doctor [Pilot]

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Pilot // 5 100 000 tlsp.

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What About ?

Une jeune chirurgienne est partagée entre deux mondes : la médecine, au sein de laquelle elle espère faire carrière, et la mafia de Chicago, à laquelle elle est liée à cause d'une grosse dette dont elle ne parvient pas à s'acquitter...

Who's Who ?

Drama créé et produit par Rob Wright (Drop Dead Diva, Charmed) et Josh Berman (Vanished, Drop Dead Diva). Réalisé Michael Dinner (Justified, Les années coup de coeur). Avec Jordana Spiro (My Boys, Harry's Law), William Forsythe (Boardwalk Empire), Zach Gilford (Friday Night Lights, Off The Map), Zeljko Ivanek (Damages, The Event, Heroes, Big Love), James Carpinello, Jesse Lee SofferJaime Lee Kirchner (Mercy)...

What's More ?

 Rien. C'est bien malheureux à dire mais rien. Ah si : la série se déroule à Chicago et est tournée à Chicago ! C'est assez rare pour le souligner. Par exemple, The Good Wife se déroule aussi à Chicago mais est tournée à New York.

So What ?

    Cela fait des années que producteurs, scénaristes et chaînes de télévision se creusent la tête pour trouver un moyen de renouveler le genre de la série médicale après les succès de St Elsewhere dans les années 80, Urgences dans les années 90 et Grey's Anatomy dans les années 2000. Mais trouver la formule magique n'est pas aisée, comme nous le prouve tous les ratés successifs portant les noms de Three Rivers, Miami Medical, A Gifted Man... et ce ne sont que celles qui ont vu le jour. Il y a chaque annnée des tas de projets développés en ce sens qui finissent à la poubelle. Parmi les plus intéressantes, il y avait Weekends At Bellevue, commandée justement par la FOX il y a deux ans. Elle mettait en scène Lauren Ambrose, l'inoubliable Claire de Six Feet Under, dans le rôle d'une jeune psychiatre recrutée à l'hôpital Bellevue de New York pour superviser l'unité psychiatrique tous les week-ends. Elle était elle-même victime de troubles et de pulsions suicidaires depuis la mort de sa mère un an plus tôt. J'ai eu l'occasion de lire le script cet été et il m'a franchement bluffé. Je ne doute pas que la FOX avait de bonnes raisons de ne pas lui donner sa chance mais là, au moins, on était dans une configuration inédite et prometteuse. Les prémices de The Mob Doctor sont originaux eux aussi, je peux bien lui reconnaitre ça. Mais prometteurs ? Pas le moins du monde ! Ce ne sera certainement pas LA série médicale des années 2010. Mais ça, on l'avait de toute façon compris dès la lecture du pitch...

   Faire original, c'est bien. Eviter le ridicule, c'est mieux ! Et The Mob Doctor est profondément ridicule, malgré ses tentatives grossières de se donner des grands airs. La réalisation est léchée. C'est certain. Mais l'utilisation grandiloquente de la voix-off de l'héroïne en préambule est d'une rare prétention. "I'm not your typical doctor" dit-elle. Ah bon ? Moi je crois bien que si. On te retire tes problèmes avec la mafia et tu es un médecin comme les autres, en tout cas un médecin de télévision comme les autres, avec ses doutes et ses idéaux habituels. Cela ne fait que creuser un écart encore plus grand entre ce que la série a à raconter et ce qu'elle prétend pouvoir raconter. La précédente création du duo, Drop Dead Diva, souffre un peu du même problème : elle voudrait être une bonne série judiciaire en plus d'être une comédie sympathique, louchant gravement du coté d'Ally McBeal. Elle ne parvient pas à atteindre tous ses objectifs, sans doute parce que ses scénaristes ne sont pas David E. Kelley et que trop d'ambition tue l'ambition. Mais, au moins, elle ne se prend pas trop au sérieux. The Mob Doctor voudrait être Les Soprano de la série médicale. Rien que ça. Bah forcément, ça coince. Parce que ce n'est pas possible. Parce que Josh Berman et Rob Wright, malgré tout le respect que je leur dois -par principe- ne sont pas David Chase et Terence Winter. Et parce qu'en plus, on est sur la FOX et pas sur le câble alors la morale doit triompher et l'héroïne ne doit surtout pas aller trop loin. C'est sans doute pour cela que lorsqu'on lui propose un deal pour s'extirper enfin de cette galère, elle le refuse. Et aussi parce que sinon, il n'y aurait tout simplement pas de série. Voyez comme tout ça est bancal ! Les créateurs doivent être de sacrés bons orateurs pour avoir convaincu les dirigeants de la chaîne qu'ils tenaient là un bon concept...

    En s'éloignant un peu de l'histoire principale tout à fait abracadabrantesque et parfois franchement incompréhensible en plus d'être bidon, un autre constat s'impose : tous les personnages secondaires, à peut-être une ou deux exceptions près, sont aussi peu attachants et originaux que Grace. On a la collègue dont les dents rayent le parquet qui n'est même pas une "bonne" bitch. On a le petit ami qui est craquant juste parce qu'il est incarné par Zach Gilford mais, objectivement, il est sans relief. On a son élève rebelle, profondément agaçant pour le plaisir de l'être. On a la mère, caricature de la mère, et le frère, caricature du frère. Et on a, attention, roulement de tambours, le redoutable mafieux Paul Moretti (peut-on faire un nom moins cliché ?), interprété par cet horrible acteur qu'est Michael Rapaport (peut-on faire moins charismatique ?). Au final, je sauverai la petite infirmière qui sauve la mise de Grace dès qu'elle peut, essentiellement parce qu'elle est toute jolie et toute gentille, autrement dit des raisons de haute importance; le vieux mafieux à la retraire, joué par William Forsythe, parce que lui il a du charisme et lui il est bon; et bien entendu le chef de l'héroine parce que sa connivence avec la jeune femme fait plaisir à voir et que l'on aime profondément Zeljko Ivanek même dans une mauvaise série, même avec un mauvais rôle ! Je n'ai pas vraiment parlé de Jordana Spiro. Je dois avouer que je ne comprends pas ce que tout le monde lui trouve (elle a été très demandée ces dernières années lors de la saison des pilotes)Mais en admettant qu'elle ne soit pas mauvaise, je ne pense pas qu'il faille de toute façon lui confier les rènes d'une série. Elle s'en sortirait mieux dans un ensemble show

   Si je résume : rien ni personne ne peut réellement sauver The Mob Doctor du naufrage. Elle n'aurait jamais dû voir la lumière du jour. A moins que le chef de la FOX ait une dette envers Berman et Wright ? Ah mais voilà, c'est ça ! Tout s'explique ! 

What Chance ?

Comment dire ? Elle n'en a strictement aucune ! C'était déjà très mal parti avant que ça commence, mais la première audience a confirmé ce que beaucoup pensait et ce dont j'étais moi-même persuadé : The Mob Doctor ne passera pas l'hiver. Et pour tout dire, probablement pas l'automne non plus ! Je lui laisse encore deux semaines grand maximum...

How ? 

17 septembre 2012

Glee [4x 01]

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The New Rachel (Season Premiere) // 7 410 000 tlsp.

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   Que les choses soient claires : Glee reste une série moyenne, moralisatrice et partiellement ridicule, mais que ce soit lors du précédent Season Finale ou lors de ce Season Premiere, il se dégage une certaine cohérence, une efficacité et une émotion qui font que l'on passe un bon moment malgré l'écriture on ne peut plus grossière. Assurément, le fait que ce retour se fasse avec moins de personnages, quelques anciens et quelques nouveaux, et dans deux lieux différents, permet de renouveler l'intérêt. Mais jusqu'à quand ? On passe du fin fond de l'Ohio au coeur de New York sans difficultés au cours de ce premier épisode, mais je ne pense pas que cela puisse tenir sur la longueur, même si Kurt rejoint finalement Rachel. D'ailleurs, je crois qu'au bout du compte ce sont les scènes au sein de l'école NYADA qui m'ont le plus plu. C'est agréable de retrouver Rachel dans un autre univers, où elle n'est plus la star et où elle va devoir en baver encore plus que d'habitude pour atteindre ses objectifs. Kate Hudson, en prof sadique, est d'ailleurs une très bonne surprise ! Je suis d'emblée moins fan du nouvel intérêt amoureux de madame, trop beau trop musclé et trop tout, pour être intéressant et les perspectives de leur future histoire d'amour hyper compliquée ne me rejouissent guère. On sait parfaitement ce qui va se passer : elle va d'abord refuser ses avances, puis elle finira par céder, et c'est le moment que choisira Finn pour se manifester, voire pour rendre une petite visite à sa dulcinée. Et ce sera très compliqué et très triste. Il ne serait pas étonnant qu'il arrive plus ou moins la même chose à Kurt et à Blaine en parallèle, sauf que je parie que sera Blaine qui fera des bêtises le premier ! Bref, ce spin-off à New York n'aurait certainement pas été fameux s'il avait existé en tant que tel mais à l'intérieur même de Glee, il a une véritable raison d'être... jusqu'à nouvel ordre.

   A McKinley, c'est une autre histoire. On ne s'ennuie pas mais on roule des yeux à de nombreuses reprises. Déjà à cause de l'intrigue principale du jour dans laquelle les petits chanteurs, vainqueurs aux précédents nationals, se montrent particulièrement agaçants : sous prétexte qu'ils ont enfin réussi quelque chose, ils traitent les autres comme de la merde et retournent donc la situation jusqu'ici établie. Cela passe par se moquer d'une femme de cantine obèse, qui se trouve être, évidemment, la mère de l'un des nouveaux personnage prénommé Marley Rose. C'est franchement pathétique quand on y pense mais tout rentre dans l'ordre dès la fin de l'épisode avec la petite morale à la con qui n'a pas changé depuis la première saison. Il y a une nouvelle chef des cheerleaders sinon, Kitty. On l'a trop vu pour le moment pour se forger une réelle opinion mais la qualifier de pâle copie de Quinn semble raisonnable. Le nouveau bad boy, et c'est là que l'on voit l'imagination débordante des scénaristes, n'est autre que... le frère de Puck ! Mais ce dernier ne connait pas son existence, ça permettra plus tard de le faire revenir au moins pour ça. Seule bonne idée : Unique/Wade fait maintenant partie des One Direction New Directions ! Il/Elle avec ses grands airs de Beyoncé me fait rire. Je suis preneur. A part ça, ils n'ont rien trouvé de mieux que de lancer une course à la nouvelle Rachel. Ben oui, ça aurait été trop beau d'avoir enfin des numéros musicaux équilibrés ! Donc c'est officiellement Darren Criss qui prend la relève, même si en saison 3 il avait déjà bien monopolisé l'attention. Une pensée pour cette pauvre Jenna Ushkowtiz (Tina) dont l'heure de gloire semblait enfin être arrivée et qui va pourtant encore devoir faire de la figuration la plupart du temps... C'est d'ailleurs à cela que Sue est réduite dans cet épisode, nous montrant un court instant sa progéniture et puis c'est tout. Comme d'hab', Will ne se montre pas plus utile tandis qu'Emma a disparu et Beist aussi. Et les adieux de Kurt et son père sont déchirants. On peut toujours compter sur eux.

   Là où l'épisode fonctionne particulièrement bien, c'est du coté des prestations. On n'échappe évidemment pas à Call Me Maybe, le tube de l'été. Il nous reste forcément en tête mais on ne peut pas dire que la reprise soit très réussie, surtout lorsque tout le monde chante en même temps. C'est la cacophonie et ce n'est pas très agréable à l'oreille. En revanche, Never Say Never, que je ne connaissais pas, fonctionne bien, de même que la superbe Chasing Pavements, même si son interprète, Melissa Benoist, se contente de faire du Katherine McPhee. Comprendre par là de l'inspide chou-mignon. Le mash-up Americano/Dance Again est très réussi. Encore une fois, Kate Hudson impressionne. Quant au New York State Of Mind, il était parfait du coté de Lea Michele et beaucoup moins intéressant quand le tour de Melissa Benoist est venu, pour les raisons suscitées. Et puis elle ne tient pas la comparaison. Ce n'est pas elle la nouvelle Rachel ! 

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// Bilan // En repartant presque à zéro et en ajoutant une sorte de show dans le show, Glee parvient pour le moment à faire diversion. Mais les promesses qui nous sont faites dans ce Season Premiere ne sont pas très excitantes. Visiblement, on nous racontera en saison 4 la même chose qu'en saison 1, 2 et 3, et sans grandes variations.  Reste à savoir combien de temps durera l'état de grâce et à quel point on peut se montrer indulgent. Pour le moment, Glee ça redevient presque hype !

03 septembre 2012

The Mindy Project [Pilot]

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Pilot // Diffusé le 25 septembre

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What About ?

 Mindy Lahiri, une femme médecin trentenaire, gaffeuse, impatiente et désespérément romantique, estime que le moment est venu pour elle de prendre de bonnes résolutions afin que la chance puisse enfin lui sourire en amour et dans tous les autres domaines. Elle a l'intention d'être plus ponctuelle et moins dépensière, de lire plus de livres et de perdre du poids ! En devenant parfaite, elle espère tout naturellement rencontrer enfin son homme parfait...

Who's Who ?

 Comédie single-camera créée et produite par Mindy Kaling (The Office)Avec Mindy KalingChris Messina (Damages, Six Feet Under), Anna Camp (True Blood, The Good Wife, La Couleur des Sentiments), Ed Weeks, Stephen Toblowsky, Bill HaderZoë JarmanDana DeLorenzo... Avec les participations de Ed Helms (The Office) et Richard Schiff.

What's More ?

La série a d'abord été développée pour NBC, qui n'en a pas voulu. On verra en fin de saison si la chaîne mal en point a fait (encore) une erreur ou non...

Après avoir annoncé lors des upfronts que le titre de la série était It's Messy, la Fox s'est ravisée quelques heures plus tard et l'a renommée The Mindy Project.

So What ?

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    Avant l'annonce de ce projet il y a quelques mois, Mindy Kaling était pour moi une illustre inconnue, n'ayant jamais mis un pied dans The Office (ce dont je ne suis pas nécessairement fier mais ce n'est pas le sujet). Apparemment scénariste de talent et actrice "scene stealer", elle m'intriguait donc forcément. Et puis après l'arrivée triomphante cette année à la télévision d'une autre femme aux talents multiples et au physique ingrat, j'ai nommé l'excellente Whitney Cummings Lena Dunham, j'espérais avoir affaire à une contemporaine capable d'autant d'humour et de dérision. Il est bien évidemment inutile de comparer The Mindy Project à Girls, même si l'on peut trouver quelques similitudes dans le propos en cherchant bien. La comédie de la Fox s'adresse à un public plus large et Mindy Kaling l'assume parfaitement, tout en se permettant quelques écarts bienvenus. Plutôt que de citer à titre d'exemple une réplique un peu limite -car il y en a quelques-unes et elles sont bonnes- je préfère évoquer cette scène où l'héroïne de la série se retrouve nez à nez au fond d'une piscine avec une Barbie qui parle. C'est étrange mais pas ridicule et ça définit bien ce pilote !

   Cette Mindy est tout à charmante, amusante et le fait qu'elle soit bien en chair et pas particulièrement jolie, sans parler de sa couleur de peau habituellement réservée aux seconds voire troisièmes rôles voire même figurants, ne la rend que plus rafraîchissante et crédible. Non parce que Zooey Deschanel qui jouait à la fille pas super mignonne dans le pilote de New Girl, c'était justement pas crédible. Là au moins, on sait que Mindy Kaling ne se transformera pas en canon de beauté en cours de route. C'est impossible -Extreme Makeover n'existe plus- et c'est rassurant car dans la vie, ça n'arrive jamais. Et la vie, souvent, c'est pas comme au cinéma ou à la télé. Et c'est ce qu'est en train de comprendre notre héroïne alors qu'elle a été élevée aux comédies romantiques et qu'elle s'est prise tour à tour pour Meg Ryan, Julia Roberts, Sandra Bullock ou Katherine Heigl. Elle est bien évidemment toujours à la recherche de son Hugh Grant mais, pour l'heure, il s'agit surtout de nous montrer ses échecs amoureux successifs et c'est plutôt une partie de plaisir pour nous. Le mariage de son ex qu'elle perturbe bien comme il faut, c'est fun. Son date avec un personnage joué par l'un des anciens partenaires de Kaling dans The Office, c'est fun aussi. Surtout le passage juste avant, dans le taxi, où elle nous délivre un monologue percutant que même les bandes-annonces n'ont pas réussi à dénaturer.

   Ce qui l'est un peu moins, c'est la partie "vie de bureau" avec ses deux collègues tout à fait repoussants. Il y a Jeremy, l'anglais imbu de sa personne avec qui elle couche occasionnellement mais qui ne lui apporte rien de plus, et Danny, l'américain imbu de sa personne lui aussi -puisque tous les médecins le sont apparemment- avec qui elle couchera forcément un jour même si, pour le moment, leur relation est basée sur la compétition et l'humiliation. Dans les deux cas, je ne vois rien de bien prometteur et je ne trouve pas les interprètes à la hauteur. On sait que Chris Messina a beaucoup de talent mais la comédie n'est clairement pas son terrain de jeu de prédilection. J'ai le sentiment de toute façon que l'auteur a passé tellement de temps à peaufiner son personnage à elle qu'elle en a oublié d'en faire autant pour ses acolytes. Même sanction pour sa meilleure amie jouée par Anna Camp, que j'aime beaucoup au demeurant : on la voit très peu et elle n'occasionne aucun rire, aucun sourire même, car elle n'existe pas vraiment. Dans les épisodes suivants, on s'attend à ce que son allure de femme au foyer parfaite soit troquée contre une vraie personnalité et pourquoi pas une bonne dose d'excentricité. Cela me semble primordial... 

   The Mindy Project, comme son héroïne, est un work-in-progress. La marge de progression est importante. En l'état, c'est une comédie sympathique et rythmée mais je suis sûr que Mindy Kaling peut mieux faire !

What Chance ?

 Tout porte à croire qu'étant donné la compatibilité avec New Girl, The Mindy Project fera des scores équivalents. Oui mais sur la fin de la saison 1, les audiences de New Girl devenaient embarrassantes. Des futures performances de New Girl dépendra donc celles de la série. Mais il n'y a pas trop de soucis à se faire, a priori...

How ?


02 septembre 2012

Ben And Kate [Pilot]

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Pilot // Diffusé le 25 septembre

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What About ?

Une mère célibataire accueille chez elle son frère un peu loser et célibataire lui aussi pour l'aider à élever, à sa manière, sa fille de cinq ans. Ils partagent tous les deux une grande complicité depuis qu'ils sont enfants mais dans leurs têtes, elle est devenue une adulte trop vite et lui n'a jamais grandi...

Who's Who ?

Comédie single-camera créée par Dana Fox (New Girl, Thérapie de Couples, Jackpot). Avec Dakota Johnson (The Social Network, 21 Jump Street, le film), Nat Faxon (Grosse Pointe, Reno 911, The Cleveland Show), Lucy Punch (Bad Teacher, The Class), Echo Kellum, Maggie Elizabeth Jones (Nouveau Départ)...

What's More ?

A l'origine, c'est la comédienne issue du Saturday Night Live Abby Elliott qui devait incarner Kate. Mais la production a estimé qu'elle n'était finalement pas faite pour le rôle. 

Le premier titre de la série était Ned Fox Is My Manny, qui s'est transformé en Ben Fox Is My Manny puis finalement en Ben & Kate.

La créatrice s'est librement inspirée de sa relation avec son frère pour écrire la série.

So What ?

    Après un avant-goût doux-amer de la saison 2012/2013 apporté au coeur de l'été par la sympathique et prometteuse Go On et la un peu moins sympathique et beaucoup moins prometteuse Animal Practice, toutes deux en provenance de NBC, c'est au tour de la FOX de lever le voile sur ses nouvelles comédies de la rentrée. Avant de parler de The Mindy Project, annoncée comme la copine parfaite de la New Girl, penchons nous sur Ben & Kate, qui sera associée à Raising Hope dans la nouvelle grille du mardi de la chaîne composée à 100% de comédies et dont le slogan légèrement mensonger est "Laugh Your Fox Off". Non parce que, franchement, Ben & Kate n'est vraiment pas à se taper le cul par terre, pour reprendre l'expression détournée par la Fox. Ce qui ne veut pas dire qu'elle est honteuse. Elle n'est juste pas si drôle que ça mais je suppose que son appréciation se joue sur un point crucial : Ben, le frère débile de Kate. Nous fait-il rire ? Sommes-nous prêts à le supporter toute une saison ? A cette question, pour ma part, je ne suis pas encore capable de donner une réponse claire et nette. Ce que je sais, c'est que pendant ces vingt premières minutes, il m'a laissé de marbre. Comme sa soeur.

   Je ne connaissais pas du tout Nat Faxon et Dakota Johnson. Je savais juste que la deuxième était la fille de Melanie Griffiths et Don Johnson, qui ne sont quand même pas les meilleurs acteurs de leur génération. On peut d'ores et déjà dire qu'elle non plus a priori. Sa performance, comme celle de son acolyte, est inoffensive. Elle ne provoque pas l'hilarité, c'est le moins que l'on puisse dire, puisque sa seule véritable scène "drôle" consiste à montrer par maladresse son soutien-gorge au garçon qu'elle convoite alors qu'elle enlève son pull. D'ailleurs, on ne voit même pas sa tête. Dans ces conditions, je vois mal comment elle aurait pu prouver un talent comique quelconque. En revanche, Kate est mignonne, vaguement touchante et son amour pour son frère est évident à l'écran. Si bien que dans l'émotion, la série atteint son but avec une certaine aisance. Concernant le jeune homme aux dents absolument affreuses, il ne m'a pas agacé et ne m'a pas amusé non plus. C'est plutôt la tête de sa nièce face à ses pitreries qui m'a fait sourire. Je ne m'imagine pas m'attacher à lui mais je ne demande qu'à ce qu'on me prouve le contraire par la suite. Que ce soit dans son cas ou celui de sa soeur, il se dégage en tout cas une simplicité et même un certain réalisme qu'il ne faut pas négliger. La part de folie, et donc de rythme -car ce premier épisode en manque cruellement- on le doit aux deux personnages secondaires, meilleurs amis respectifs des héros. BJ, incarnée par l'épatante Lucy Punch qu'il me tardait de retrouver à l'écran, est exactement comme je l'espérais : extravagante et un tantinet vulgaire. Tommy, joué par Echo Kallum, un petit nouveau à la télé, est un sidekick tout ce qu'il y a de plus classique mais efficace et nécessaire. C'est sur ces deux points forts, et sur la gamine aussi, que la comédie va devoir s'appuyer dans un premier temps si elle veut gagner en drôlerie. 

   Ben & Kate ne forment pas un duo désopilant mais ils sont touchants. Dans un drama, ils auraient été trop light. Dans une comédie, ils ne sont pas assez amusants. Mais la série n'est pas une dramédie à proprement parlé ni une comédie tout à fait aboutie. J'ai de la sympathie pour elle et je ne la laisserai pas tomber comme ça. Je la voulais juste plus drôle et plus barrée...

What Chance ?

   La saison 3 de Raising Hope servira de lead-in à Ben & Kate. Ce n'est pas vraiment un cadeau puisque la comédie de Greg Garcia n'est pas ce que l'on appelle un hit malgré sa qualité, mais de par un pitch de départ assez proche, il semblait logique de les associer. Leurs scores seront donc probablement dans la même lignée. La Fox doit bien avoir conscience qu'elle ne crévera pas les plafonds d'audiences avec ces deux-là. Le but est surtout d'habituer les téléspectateurs à un ton et à un genre qui est assez nouveau sur la chaîne.

How ? 


19 août 2012

The Following [Pilot Script]

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Ecrit par Kevin Williamson (Dawson, Vampire Diaries, Scream) pour Warner Bros. Television, Outerbanks Entertainment et FOX. 59 pages.

Joe Carroll, un serial killer diabolique, utilise la technologie pour créer une secte de tueurs en séries, tous reliés les uns aux autres alors qu'ils sont dispersés aux quatre coins des Etats-Unis. L'ancien agent du FBI Ryan Hardy, qui l'a traqué et capturé par le passé, qui a même écrit un livre sur lui et qui connait la moindre de ses ruses, se voit contraint de reprendre du service...

Avec Kevin Bacon (Mystic River, Footlose, Sexcrimes), James Purefoy (Rome), Natalie Zea (Dirty Sexy Money, Justified), Shawn Ashmore (Smallville), Nico Tortorella, Annie Parisse (Rubicon), Valorie Curry, Adan Canto. Et les participations de Maggie Grace (Lost) et Billy Brown (Dexter).

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Selon moi

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J'imagine très bien les dirigeants de la FOX en train de lire le script de The Following et se dire qu'ils ont entre les mains quelque chose de grand, d'inévitable. Un "no-brainer" comme on dit. Bien sûr qu'ils se devaient d'en commander un pilote et bien sûr que le pilote allait être génial et bien sûr qu'il se transformerait en commande de série ! Je ne vois pas comment les choses auraient pu se dérouler autrement. Je ne dirai pas que The Following est unique en son genre en revanche car, par bien des aspects, on est en terrain connu, battu et rebattu. L'agent du FBI à la retraite, abîmé et meurtri par une enquête difficile, on en a déjà croisé des tas au cinéma et à la télévision. A aucun moment les réactions de Ryan Hardy ne sont étonnantes. Ses failles, on les connait par coeur. On sait de toute façon dès le départ qu'il ne pourra pas s'empêcher de reprendre du service. Malgré tout, c'est un héros dont on a envie de suivre les aventures. On veut savoir jusqu'où il est prêt à aller, ce qu'il est encore capable d'endurer et ce que son serial killer de rival lui a préparé. Et Dieu sait que Kevin Williamson ne l'épargne pas dès le premier épisode. D'ailleurs, personne n'est épargné. Et c'est ça qui est le plus fascinant !

Il y a beaucoup de souffrance dans The Following, beaucoup de violence aussi, de sang... Les scènes de meurtre, qui sont de vrais carnages, sont décrites avec beaucoup de détails et paraissent spectaculaires sur le papier, terrifiantes même. Il est par exemple question de l'extraction d'un oeil. Comme ça, sur le vif ! Est-ce que la FOX s'est laissée aller à quelques censures ? Je suppose. Kevin Williamson a poussé le bouchon très loin quand même. Tout comme Vampire Diaries d'ailleurs qui a franchi, mine de rien, certaines limites dans le gore pour la CW, souvent trop sage. C'est d'ailleurs assez étonnant que l'auteur-producteur n'ait pas directement proposé son script à une chaîne du câble. Il a pris un risque, et il a été payant jusqu'ici. Le sera-t-il quand la série sera à l'antenne ? C'est moins sûr. Assurément, c'est un show qui a un potentiel de fou, un casting de malade et une certaine aura avant même d'avoir commencé. Mais ce ne serait pas la première série avec autant d'atouts qui se vautre quand même parce qu'elle n'est pas à sa place... Toutefois, si l'effet de curiosité fonctionne, je vois mal les téléspectateurs partir en cours d'épisode : il est vraiment trop prenant pour ça. Et je ne les vois pas ne pas revenir en masse pour le second : le cliffhanger est trop efficace pour ça. Il faut toutefois s'attendre à ce que les épisodes suivants soient un peu moins feuilletonnants. Williamson, ce génie, a tout prévu : The Following a la capacité d'offrir des "cas du jour" passionnants mais ils ne pourront jamais être sans conséquence sur "la grande histoire".

Et si The Following était le Se7en que la télévision n'a jamais eu, le thriller ultime ?

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Selon UglyFrenchBoy

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Si The Following devait être un thriller sur grand écran, il serait convenu, prévisible, même désuet tant le genre a été trop souvent visité, voire totalement piétiné. L’attrait est donc sans conteste le traitement feuilletonnant pour la télévision. Le résultat fait cependant indéniablement penser à de nombreuses oeuvres cinématographiques. J’y ai vu plusieurs analogies avec 88 minutes, un film plombé par la critique mené par un Al Pacino pas vraiment au meilleur de sa forme, ou encore Zodiac, mais uniquement parr certains aspects. À l’image, la présence de Kevin Bacon ne peut qu’appuyer ce sentiment, l’acteur réalisant son premier vrai détour dans une production télévisuelle. Mais que vaut réellement The Following sur le papier ?

En terme de suspense, je ne suis pas sûr que les amateurs de la franchise CSI et autre Esprits criminels (dont je ne fais pas partie) puissent être totalement surpris. Les aller-retour dans le passé sont attendus. Le traitement des personnages, lui, est assez simpliste. Ryan Hardy, le héros, est décrit par son ennemi juré, dont la voix semble pouvoir être confondue par moment avec celle de Kevin Williamson, comme un « strong protagonist. (...) A flawed, broken man searching for redemption ». Conventionnel ? Peut-être, mais le scénariste ne semble pas s’en cacher et ces caricatures évoluent autour d’une enquête chargée de références aux oeuvres d’Edgar Allan Poe. C’est ici que la série prend son envol. L’auteur du Corbeau, connu pour être l’inventeur du roman policier, joue un rôle essentiel.

Dans l’ensemble, la lecture du script est prenante, fluide. On se retrouve happé par cette enquête. À titre personnel, je place beaucoup d’espoir dans la promesse de la série qui est, comme chacun sait, axée autour de cette secte de serial killers. Le parallèle (évident) avec Charles Manson et les membres de sa (tristement) fameuse « Famille » est prononcé. « Manson, Jim Jones, David Koresh. They were leader. They knew how to connect to people. Inspire them. But they didn’t have internet access... » Autant dire que la série devrait aborder le thème de la dévotion et explorer davantage la fascination obscène exercée par Joe Carroll sur ses disciples. Une perspective dont on ne peut que se réjouir, surtout si celle-ci est développée par le papa de Scream...