19 janvier 2012

The L.A. Complex [Pilot]

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Down In L.A. (Series Premiere) // Audience inconnue

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What About  ?

 Originaire de Toronto, Abby tente de réaliser ses rêves de carrière à Hollywood, hébergée dans un hôtel dans lequel elle rencontre d'autres qui partagent les mêmes aspirations dans divers domaines artistiques. La réalité est cependant loin de ce qu'elle avait pu imaginer. Après une série de déconvenues, la jeune femme s'interroge sur son avenir : rentrer à la maison ou persévérer dans l'espoir que demain on lui laissera enfin SA chance ?

Who's Who ?

Créé par Martin Gero (Stargate Atlantis, Bored To Death). Avec Cassie Steele (Degrassi), Jonathan Patrick Moore (Neighbours, All Saints), Jewel Staite (Stargate Atlantis, Firefly, Coeurs Rebelles), Chelan Simmons (Kyle XY), Joe Dinicol, Benjamin Charles Watson...

So What ?

   Parmi mes bonnes résolutions de l'année 2012 souvenez-vous, je souhaitais m'intéresser davantage aux séries qui ne sont pas américaines. Alors certes avec The L.A. Complex, c'est presque de la triche puisqu'il s'agit d'une série canadienne mais qui se déroule aux Etats-Unis, à Los Angeles plus précisément, et qui, en plus, sera diffusée dans quelques mois également sur la CW qui vient d'en acheter les droits. On se demande d'ailleurs ce qui a bien pu leur passer par la tête car cette série va bien trop loin pour eux ! Cela veut-il dire que les déclarations du nouveau président ne sont pas de la poudre aux yeux et qu'il a véritablement l'intention de chambouler la grille et l'esprit de la petite chaîne qui descend au lieu de monter ? On aimerait en tous cas que leurs futures nouveautés aient l'efficacité et surtout la décontraction de The L.A. Complex

   La série commence un peu comme Melrose Place première génération (et la première version de la première génération pour être plus précis) sauf que les héros sont un peu plus jeunes à l'exception notable du personnage le plus intéressant à mon sens, une certaine Raquel, une actrice bitchy qui commence à veillir, toujours en quête du rôle de sa vie depuis que sa série a été annulée après quelques épisodes seulement. J'aime bien cette idée qu'elle tombe sous le charme du pilote écrit par ses voisins et qu'elle y croit suffisamment pour se sentir prête à le défendre avec eux. De grandes séries sont nées de cette manière. C'est rare, certainement, mais réaliste quand même. Et c'est ce qui transpire de The L.A. Complex dans sa globalité, sous ses airs légers voire superficiels. C'est le style canadien, c'est le Degrassi des artistes. Chaque personnage est donc intéressant à sa manière, explorant parfois des domaines moins exploités en télé comme le stand-up, dont l'un des personnages tente tant bien que mal d'en faire son métier. L'apparition de Mary Lynn Rajskub en guest est d'ailleurs un sympathique clin d'oeil, puisque elle est elle-même canadienne et qu'elle a commencé sa carrière en sillonnant les café-théâtres. La chanteuse, la vraie héroïne de la série, est attachante même si son parcours nous est forcément plus familier tant on en a vu des filles de ce type en fiction. Idem pour la danseuse, qui est pour le moment le personnage que j'aime le moins. Le cas du mannequin de la bande est différent parce qu'il n'y a finalement pas eu tant de séries que ça sur le milieu de la mode du coté des modèles et elles n'ont jamais duré bien longtemps en plus (The Beautiful Life et Models, Inc., justement spin-off de Melrose Place). Bref, on adhère aux personnages très rapidement, donc le plus gros du travail est fait !

   Sans dire non plus que The L.A. Complex fait preuve d'une audace incroyable, elle a le mérite de traiter de sujets délicats sans détour : l'héroïne se drogue lors d'une soirée, couche avec un bel inconnu sans se protéger et décide de se procurer au réveil la fameuse pilule du lendemain. Voilà comment en une seule intrigue, le scénariste traite de trois tabous des séries pour adolescents américaines : la fille "facile" qui couche par pur plaisir, sans trop se poser de questions et sans même prendre de précautions, et qui se drogue à l'occasion par dessus le marché ! La CW va-t-elle couper ces passages pour la diffusion sur son antenne ? Peu probable, ce serait quand même compliqué de proposer un épisode qui tient la route sans ces scènes ! Au-delà du contenu, avec sans doute peu de moyens (en tous cas moins que 90210 et Gossip Girl), la série tient carrément la route visuellement, tournée entre Los Angeles pour quelques passages et en studio à Toronto. Les plans de transition de la ville sont d'ailleurs très réussis. 

   En bref, The L.A. Complex n'est certainement pas la série du siècle mais elle a du mérite ! Sympathique, dynamique et amusante, elle traite avec sincérité et réalisme, sans abus de paillettes (pour le moment du moins) et de clichés, de thèmes qui n'ont rien d'original mais qui ont toujours fasciné la jeunesse et plus encore aujourd'hui : l'épanouissement personnel et l'accomplissement artistique, associés à la quête de la gloire. 

How ?

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[Grey's Anatomy] Interview Jesse Williams

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Jesse Williams, alias le Dr. Jackson Avery dans Grey's Anatomy se confie dans cette interview sur le final choquant de la saison 6, l'évolution de son personnage en saison 7, si ça ne le dérange pas de jouer souvent shirtless... Tout ça tout ça !

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18 janvier 2012

Desperate Housewives [8x 11]

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Who Can Say What's True? // 7 830 000 tlsp.

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    Plus qu'une douzaine d'épisodes de Desperate Housewives... et on ose nous servir cette soupe ? Je suis clément avec les scénaristes depuis le début de cette saison 8 parce qu'ils reviennent de loin et qu'ils ont fait plutôt du bon boulot jusqu'ici. Cela méritait bien quelques encouragements. L'épisode précédent était particulièrement réussi et il y en a quelques autres qui valaient vraiment le coup. Mais celui-ci... C'est bien simple : aucune intrigue ne se détache du lot. Elles sont toutes très moyennes voire mauvaises et ne renouent absolument pas avec l'esprit des débuts de la série, ce qu'on est légitimement en droit d'attendre dans la dernière ligne droite. Ne nous avait-on pas promis une Mary Alice plus présente avec des flashbacks revenant sur les événements de la saison 1 en les éclairant sous un jour nouveau ? Rien pour le moment et c'est franchement mal parti. A moins qu'il y ait un véritable lien entre les lettres que Bree reçoit aujourd'hui et celles que la suicidée recevait, je ne vois vraiment pas où ils veulent en venir avec toute cette histoire... Il va falloir passer à la vitesse supérieure très rapidement parce que ça devient BORING

   Je vais commencer par m'attarder sur la gourde en chef : Susan Mayer. On savait très bien que son petit voyage était une mauvaise idée tant de la part du personnage que de la part des auteurs. Elle était une fois de plus à claquer mais je crois qu'elle n'avait jamais accumulé autant de bêtises en si peu de temps ! Les pitreries d'un épisode, c'est gonflant à la longue mais on se surprend à sourire encore parfois. En revanche, quand elle implique malgré elle les autres et qu'elle fait absolument tout foirer d'une scène à la suivante, ça n'inspire qu'une profonde antipathie. Il est vrai que sa scène avec Marisa était assez touchante sur le moment mais elle est entourée de tellement d'âneries et de facilités... On le sentait venir gros comme une maison dès le début de l'épisode : Susan va bientôt recevoir une visite de sa nouvelle copine, la femme d'Alejandro ! C'est Gaby qui va être contente ! Remarque ça l'occupera ! Gaby avec Carlos, ce n'est plus toujours très amusant mais Gaby sans Carlos, c'est sinistre. Vraiment, son intrigue ne m'a pas fait rire dans l'ensemble parce que j'ai eu à un moment donné une profonde haine pour sa joie d'être idiote, de n'avoir aucune culture et de ne s'intéresser absolument à rien. Lynette avait tellement raison de le lui faire remarquer à sa manière. Le pire, je crois, c'est que la morale de l'histoire n'a rien à voir avec tout ça : on se mange les répliques les moins inspirées du monde à base de "L'amitié, c'est ce qu'il y a de plus beau. Tant qu'on est ensemble, il ne peut rien nous arriver parce qu'on est so-li-daire. C'est trop cool. Hi hi hi." BORING. Dans le genre intrigue qui ne sert strictement à rien, Lynette est particulièrement gâtée cette semaine avec son système electrique défaillant et son obstination à prouver qu'elle peut se débrouiller seule, qu'elle n'a pas besoin d'un homme à la maison. Elle finit par se rendre compte que si, un peu (beaucoup) quand même. Puis vient le blabla sur l'amitié dont je parlais à l'instant puisque les intrigues BORING de Lynette et Gaby se rejoignent. 

   Toujours abandonnée par ses chères voisines, Bree ne peut compter que sur Renee, laquelle ignore apparemment qu'elle a été alcoolique par le passé. Ou alors elle ne ne l'aime vraiment pas parce qu'elle la laisse se servir à tout heure de la journée et elle l'encourage même à y aller encore plus franchement ! Cela fait combien de fois au juste que Renee emmène une de ses potes dans un bar pour lui faire rencontrer des hommes ? Avant elle, c'était Edie Britt qui s'en chargeait de toute façon. Toujours la même histoire, qui se déroule toujours de la même façon. Quand elle a bu, Bree est une chienne incontrôlable et elle y prend goût. La descente aux enfers continue pour le personnage. Ce passage pas du tout inspiré -qui ressemblait plus à du Susan classique qu'à du Bree- n'était qu'une étape. Aussi mauvaise soit cette intrigue du jour, c'était quand même la meilleure de cet épisode ! Pendant ce temps-là, Ben complote et Mike voit clair dans son jeu jusqu'à ce qu'il dise le truc qu'il ne fallait pas dire. Susan n'aurait pas fait mieux ! Maintenant, le mystérieux Ben se transforme en monstre avec des dollars plein les yeux, bien décidé à se faire pardonner auprès de Renee pour mieux lui voler son fric. BORING AGAIN ! Et ridicule aussi. Entre ça et le retour -forcément- du Parrain de Wisteria Lane que l'on entre aperçoit au cours d'une scène et qui va vouloir tuer Mike pour ce qu'il a fait -c'est-à-dire pas grand chose- je sens que les prochains épisodes nous réservent encore de mauvaises surprises... 

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// Bilan // BORING !

17 janvier 2012

The Vampire Diaries [3x 11]

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Our Town // 2 860 000 tlsp.

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   Même lorsque Vampire Diaries semble faire du surplace, elle parvient à faire avancer ses intrigues d'une manière ou d'une autre. Par bien des aspects, cet épisode semblait répéter ce qui avait déjà été dit dans le précédent en clarifiant simplement les choses. Je pense par exemple à l'histoire des cercueils, qui n'auront vraiment d'intérêt que lorqu'ils seront ouverts et le plus tôt sera le mieux. On se demande évidemment qui peut être dans le 3ème. Je n'ai pas vraiment de théorie sur le sujet mais si l'on s'en tient strictement aux présentations qui nous ont été faites des membres de la famille de Klaus, il n'y a que sa mère -outre d'autres frères et soeurs- que l'on pourrait retrouver à l'intérieur... Les jeux de "qui a la plus grosse" entre Klaus et Stefan tournent néanmoins vite au ridicule car les deux acteurs peinent à être convaincants. Leur rivalité est franchement usante et, malheureusement, elle n'est pas prête de s'arrêter ! La position de spectateur de Damon n'est pas des plus confortables. On aimerait davantage le voir en action. En attendant, il prend des douches et s'invite à l'énième gala des "founders" de Mystic Falls qui n'amène à rien. Le rapprochement entre Klaus et la mère de Tyler n'a pas grand intérêt, de même que l'introduction plus précise du Dr. Fell. On se doutait bien qu'elle n'était pas une sainte et son ex-petite amie vient nous le confirmer avant d'être tué. Par qui ? Certainement pas par elle. Ce serait trop simple. Par Alaric ? Ce n'est pas son genre. Par Damon ? C'est ma théorie ! Mais à l'heure actuelle, difficile de savoir pourquoi... 

   Pendant ce temps-là, Jeremy est toujours là, un peu à la surprise générale. L'acteur avait encore un épisode à tourner pour honorer son contrat ? Ses adieux rallongés n'avaient pas vraiment de sens et j'ai eu très peur que Bonnie le convainc de rester. J'aurais préféré qu'il reste à la base mais je préfère encore plus que les scénaristes aillent au bout de leur idée. Ils auraient quand même pu faire un effort pour crédibiliser sa future nouvelle vie en précisant un peu chez qui il va. "Des amis de la famille', c'est tellement facile et bâteau... Là où l'épisode est vraiment bon, c'est lorsqu'il accorde à Caroline toute l'importance qu'elle mérite alors qu'elle doit fêter ses 18 ans, qu'elle aura, du fait de son statut de vampire, à tout jamais. Je comprends que l'on puisse s'en plaindre mais l'idée est séduisante aussi, non ? Ne jamais vieillir, rester une jolie jeune fille éternellement... Son énième rupture avec Tyler m'a gonflé en revanche, et le fait qu'elle puisse désormais se lier à Klaus n'est pas inintéressant même si j'aimerais bien qu'il ne s'incruste pas non plus dans toutes les intrigues si possible ! Le temps de quelques scènes, le groupe d'amis semblait -presque- normal et ça faisait du bien de les voir -presque- heureux ensemble. Même Matt, le personnage le moins utile de la série depuis que Tante Jenna a disparu, a trouvé une place intéressante dans l'équation à quatre inconnus. Mais c'est lors de sa scène avec Elena sur le pont où les parents de celle-ci ont péri dans un accident de voiture qu'il a été le plus touchant depuis bien longtemps. C'était mignon, et poétique. Le discours sur l'ancienne et la nouvelle vie fonctionnait à merveille.

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// Bilan // Vampire Diaries peut se réveler bien plus pertinente et émouvante lorsqu'elle s'intéresse quelques instants non pas aux circonstances folles dans lesquelles ses personnages se retrouvent, mais aux conséquences de celles-ci sur leur évolution, leur maturité et, pour certains, leur humanité. C'est ce que je préfère retenir de cet épisode en tous cas, un peu bancal et répétitif en dehors de ça. 

16 janvier 2012

Grey's Anatomy [8x 11]

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This Magic Moment // 10 710 000 tlsp.

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    Dans la forme, cet épisode de Grey's Anatomy était super. Le début ressembait à un pilote. Vous voyez ce que je veux dire ? C'était original, énergique, fun... Une excellente entrée en matière. Tout l'épisode dans son ensemble était d'ailleurs dans cet esprit. Beaucoup de situations prêtaient à sourire (le gros vent pris par Lexie -pour la énième fois malheureusement- les jolies scènes entre Meredith, Derek et Zola, la complicité de Callie et Arizona même quand elles ne sont pas du même avis au sujet d'un patient...) Bref, il y avait à boire et à manger pour tout le monde, à l'exception de Jackson peut-être qui était très en retrait cette semaine. Mais quand on examine d'un peu plus près certaines intrigues, on se rend compte que ce n'était pas très bien écrit et pas toujours cohérent. Je pense surtout à la soudaine rivalité entre Richard et Alex, qui était amusante sur le moment, qui nous a même offerte une très belle scène lorsque l'ancien chief parlait de ce qui l'attendait en tant que "vieux" chirurgien, mais la conclusion de tout ça n'avait pas de sens ! Depuis quand Karev est du genre à laisser sa place aux autres ? Depuis quand il aurait besoin d'une bonne leçon pour lui faire comprendre que l'on ne doit pas laisser passer sa chance ? Il est le premier à vouloir piquer les interventions des autres ! Richard essaye-t-il d'en faire définitivement un monstre d'égoïsme ? Curieux. Le cas médical était en tous cas moins tendu qu'on aurait pu l'imaginer. Il aurait peut-être mérité plus d'attention mais on ne peut pas tout avoir...

   Je crois que les scénaristes ne se rendent pas compte de ce qu'ils font avec Ben. Je doute en tous cas qu'ils cherchent à nous le rendre totalement antipathique. Pourtant, c'est ce qu'il devient. Pourquoi fallait-il qu'il soit si pressant vis à vis de Bailey et d'un emmènagement qui n'a absolument pas lieu d'être au bout de DEUX semaines seulement ! Alors certes, ils ont passé 9 mois ensemble par le passé -9 mois ? Vraiment ? J'ai eu l'impression que leur histoire avait duré 4 épisodes tout au plus- mais de là à se précipiter de la sorte, franchement... Et il n'a pas lâché l'affaire malgré les réticences de Miranda ! Je trouve ça moche en fait, peu respectueux. Il a insisté jusqu'à ce qu'elle finisse par céder. Enfin partiellement. Mieux vaut raison garder, Bailey. Chandra Wilson est suffisamment bonne pour nous faire fermer les yeux sur une idée moyenne. Les auteurs ont de la chance...

   Une fois encore, il fallait se tourner vers Cristina et Teddy pour obtenir le meilleur de l'épisode. Les scénaristes ont choisi une voie inattendue pour traiter du deuil, ou tout du moins pour commencer l'acceptation. Avec une histoire similaire à celle de Denny Duquette, ils proposent une réaction plus adulte, qui sied bien à la maturité de la série désormais. Ce sont deux époques différentes. Deux personnages différents aussi. Teddy n'a rien à avoir avec Izzie. Bref, je voulais juste dire que ce n'est pas un si grand problème de recycler une intrigue quand on le fait de manière aussi différente. Beaucoup d'émotion donc lorsque Teddy reconnaît que Cristina a fait tout ce qu'elle pouvait pour le sauver et que Henry est mort parce que... parce que le sort en a décidé ainsi. Pour le moment, Owen n'a toujours pas été inquiété. On n'a de toute façon pas vu Teddy interagir avec les autres personnages depuis. Ce qui est un peu dommage... Ah si, il y avait April quand même. J'ai bien aimé sa présence d'ailleurs. Elle était un peu à la place du spectateur dans cette histoire. Elle a explosé comme on explosait, nous, derrière notre écran. 

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// Bilan // Typiquement le genre d'épisode hyper divertissant que l'on prend beaucoup de plaisir à regarder mais qui, quand on gratte un peu, se révèle un peu faible scénaristiquement parlant. Je ne sais pas ce qui est le plus important au final : le ressenti pendant l'épisode ou à l'issu de l'épisode ? 


15 janvier 2012

The Firm [Pilot]

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Chapter One (Series Premiere) // Chapter Two

6 320 000 tlsp.

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What About ?

 Mitch McDeere et sa famille ont passé dix ans au sein d'un programme de protection des témoins. Désormais libres de leurs mouvements, déterminés à refaire leur vie et s'écrire un futur, ils se rendent rapidement compte que le danger est partout et que de nouvelles menaces les attendent... 

Who's Who ?

 Créé par Lukas Reiter (The Practice). Adapté de l'oeuvre de John Grisham. Avec Josh Lucas (American Psycho, Un homme d'exception, Hulk...), Molly Parker (Swingtown, Deadwood), Callum Keith Rennie (24, The Killing, Battlestar Galactica), Tricia Helfer (Battlestar Galactica), Juliette Lewis (Tueurs Nés, Une nuit en enfer, Gilbert Grape...), Natasha Calis...

So What ?

   Du haut de mes 26 ans, je dois bien avouer que le roman The Firm de John Grisham, sorti en 1991, puis le film adapté du roman par Sydney Pollack, sorti en 1993, ne font pas vraiment partie de mes références. J'avais entre 6 et 8 ans à l'époque. J'ai tout de même vu le film quelques années plus tard mais il ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. La question que je me pose, aujourd'hui, c'est pourquoi ne pas en avoir fait un remake en série, quitte à prendre quelques libertés pour que ça tienne la route sur la longueur, plutôt qu'une suite qui partait forcément avec de gros handicaps ?

   Le premier d'entre eux était de réussir à s'adresser à tous les publics : celui qui a aimé le film il y a 20 ans et qui avait vraiment envie de découvrir cette suite mais qui en attendait forcément beaucoup; celui qui avait vu le film il y a 20 ans ou plus récemment, qui ne s'en souvenait pas plus que ça mais qui avait le sentiment qu'une bonne série pouvait en découler; et celui qui n'avait pas vu le film mais qui était simplement curieux de découvrir cette nouvelle série en ne partant avec aucun a priori. Y'a-t-il un seul de ces publics qui a pu être conquis par ce pilote d'1h25 vraiment trop long ? Je ne pense pas. Sans être mauvais, il est franchement bancal pour les uns et terriblement banal pour les autres. On nous avait promis un thriller haletant et feuilletonnant pour les adeptes du genre avec des histoires fermés pour séduire également les téléspectateurs occasionnels. Hormis les 10 premières minutes, les 10 dernières et l'équivalent de 10 autres au cours de l'heure (et 5 minutes) restante, on est avant tout face à un drama judiciaire procédural comme on en a vu des tas, plus proche du réalisme de Boscho que de l'idéalisme et l'extravagance de E. Kelley. Peu importe le camp dans lequel on se trouve de toute façon. On trouve le temps long et on attend, en vain, que la machine s'emballe !

   Le deuxième handicap, et pas des moindres, était de constituer une distribution aussi solide que dans le film. Pour remplacer Tom Cruise dans le rôle de Mitch McDeere, le choix s'est porté sur Josh Lucas, un acteur que l'on a vu un peu partout mais dont la carrière au cinéma n'a jamais vraiment décollé. Il est bon, il est charismatique, il est convaincant. Molly Parker, je l'aime beaucoup. Elle est un peu trop en retrait malheureusement. Son personnage n'a pas un caractère très affirmé. A l'inverse, je n'ai jamais été très fan de Callum Keith Rennie mais il est à sa place, ici. Quant à Juliette Lewis, elle n'a pas non plus grand chose à faire dans ce premier épisode mais elle apporte la légère touche d'excentricité et d'humour dont la série a gravement besoin. C'est quand même super sérieux, cette histoire. On a rarement l'occasion de souffler ou même de sourire. L'aspect familial du show est attirant. Ce coté "petite firme artisanale" a du charme, mais là encore, ce n'est pas tellement exploité et le cas du jour, guère passionnant mais touchant par moment, prend beaucoup trop de place. On en vient au troisième handicap : comment nous faire avaler que Mitch est assez bête pour tomber deux fois dans le même piège et comment nous faire croire qu'il puisse s'imaginer que ceux qui lui ont pourri la vie il y a des années sont prêts à le laisser tranquille maintenant ? Le créateur n'y arrive tout simplement pas. Notre héros passe pour un mec super naïf alors qu'il est censé être en même temps un brillant avocat. La pilule ne passe tout simplement pas. 

   The Firm n'aurait jamais dû voir le jour sous la forme d'une suite. C'était le meilleur moyen de se rater. Le plantage n'est pas intégral et on sent que l'auteur y a vraiment mis de la bonne volonté, mais au bout du compte, on ne frissonne pas, on ne s'attache pas plus que ça aux personnages, on s'ennuie un peu et on se dit que The Good Wife et Harry's Law sont, dans deux styles très différents, deux séries judiciaires bien meilleures à qui l'on a bien plus envie d'accorder notre temps si précieux ! 

What Chance ?

   L'audience du pilote avait déjà clairement fait passer le message : le public ne voulait pas de cette nouvelle Firm et n'avait même pas de curiosité à son égard. L'audience du deuxième épisode, aux alentours des 4 millions, a enfoncé le clou. NBC se retrouve donc avec 19 autres épisodes sur les bras ! Oh, ça permettra de combler le vide... La série n'est pas une grande réussite mais elle méritait mieux que ça. 

How ?

14 janvier 2012

House Of Lies [Pilot]

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Gods Of Dangerous Financial Instruments (Series Premiere) // 1 030 000 tlsp.

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What About ?

Marty Kaan est un consultant en finance et management auprès de grandes entreprises, adepte des filles, de la fête et de la frime. Aidé par sa fine équipe d'experts, il sillonne les Etats-Unis à la recherche de nouvelles victimes tout en élevant son jeune fils du mieux qu'il peut alors que son ex-femme, qui est aussi sa concurrente principale, n'en a que faire...

Who's Who ?

Créé par Matt Carnahan (Dirt). Adapté du livre de Martin Khin.  

Avec Don Cheadle (Hors d'atteinte, Ocean's Eleven, Collision...), Kristen Bell (Veronica Mars), Ben Schwartz (Parks And Recreation), Josh Lawson (Romantically Challenged), Dawn Olivieri (Heroes, Vampire Diaries), Donis Leonard Jr...

So What ?

   Il y a quelques mois, lorsque Showtime a annoncé ses commandes en série de Homeland et de House Of Lies, je tirais un peu la tronche. La première ne me disait rien qui vaille, avec un pitch qui me repoussait totalement mais un casting alléchant qui permettait quand même de relativiser, et la seconde n'avait même pas ce dernier atout parce que Don Cheadle n'est pas du tout ma tasse de thé et que Kristen Bell méritait mieux à mon sens qu'un rôle secondaire dans une comédie elle-même secondaire. Je me suis lourdement trompé sur Homeland, qui est à ce jour la meilleure nouveauté de la saison toutes chaînes et tous genres confondus, mais je suis plus sceptique sur House Of Lies

   L'univers des grandes entreprises et de ses grands patrons, Wall Street, le consulting, le management... autant de thèmes et de termes repoussants, surtout en pleine crise financière, qui ont cependant le mérite d'être originaux pour une série, qui plus est une comédie. Déprimante cette "maison de mensonges" ? Non. Elle porte un regard très cynique, voire caricaturale dans le cynisme, sur ce milieu fait de requins et de pourris en grande majorité, mais elle le fait avec extravagance, humour et irrévérence. Clairement, il s'agit du show de Don Cheadle et détester l'acteur revient forcément à détester la série, mais qui n'a pas tellement d'avis sur la question (ou carrément qui l'adore) peut y trouver son compte. Je pense aussi aux fans de Californication qui devraient pouvoir faire le rapprochement entre Hank Moody et Marty Kaan. Ils partagent au moins une passion pour les histoires d'amour compliquées et la débauche. La scène du restaurant -je n'en dirais pas plus pour ne pas gâcher la surprise à ceux qui n'ont pas encore vu le pilote- est totalement dans l'esprit de la série californienne d'ailleurs. Pas étonnant que Showtime ait décidé de les associer le dimanche soir. Il semblerait quand même que House Of Lies possède un peu plus de fond malgré les scènes de sexe récurrentes et une forme plus intéressante aussi, notamment grâce aux interventions du héros face caméra afin de nous donner quelques leçons de communication franchement pas superflues dans ce contexte où le téléspectateur lambda peut vite se retrouver largué. Toutefois, il va falloir ne pas en abuser. Une ou deux scènes de ce type par épisode suffiront largement ! 

   Si la série surprend également à travers son aspect familial touchant -on peut remercier pour cela le fils de Marty ainsi que son père- elle rate la présentation du reste de ses personnages secondaires, tous très transparents dans ce pilote. Je suis pourtant certain qu'ils se révéleront tous un à un au fil de la saison -le contraire serait quand même très étonnant- mais il aurait été judicieux de nous les présenter dès le départ de manière plus claire. On ne sait finalement pas quel est le rôle de chacun au sein de l'équipe. On retient tout juste que Jeannie, le personnage incarné par Kristen Bell, n'est pas le plus effacé de tous et qu'une romance avec Marty aura lieu à un moment ou un autre de la série car il existe une légère tension sexuelle entre ces deux-là, clairement. C'est rassurant quelque part, l'actrice n'a pas accepté ce rôle par dépit visiblement. Elle aura vraiment quelque chose à jouer. L'ex-femme du héros pourrait aussi trouver un intérêt mais elle n'est pour le moment qu'une cold bitch même pas drôle. En revanche, les personnages de passage comme la strip-teaseuse ou le "patron du jour" et sa femme amusent davantage ! C'en est presque inquiétant. 

   Trève de speculations, cette House Of Lies un peu bordélique n'est pas à brûler et Don Cheadle, le propriétaire des lieux, a su trouver la bonne clé pour nous donner envie d'y séjourner un petit moment. Entre une narration originale, une réalisation rythmée, un propos intelligent avec une grosse pointe de cynisme et du potentiel à tous les étages, cette nouvelle comédie n'a pas le charme des autres productions de Showtime en la matière, c'est certain, et elle est encore loin d'être parfaite, mais elle se défend plutôt bien et surtout mieux que prévu !

How ?

13 janvier 2012

Alcatraz [Pilot - Avant-Première]

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Pilot // A venir, diffusion le 16 Janvier.

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What About ?

302 prisonniers et gardiens de la célèbre prison d'Alcatraz disparaissent dans d'étranges circonstances en 1963. Cinquante ans plus tard, ils réapparaissent un à un à San Francisco de manière inexpliquée, sans avoir vieilli. Un agent du FBI, Rebecca Madsen, est alors chargé de mener l'enquête, aidé d'un geek spécialiste de la prison, Diego Soto, et d'un homme mystérieux au passé trouble nommé Emerson Hauser...

Who's Who ?

 Créée par Elizabeth Sarnoff (Lost, Deadwood), Steven Lilien (Kyle XY) & Bryan Wynbrandt (Kyle XY). Produit par J.J. Abrams (Alias, Lost, Fringe). Avec Sarah Jones (Sons Of Anarchy, Big Love), Jorge Garcia (Lost), Sam Neill (Jurassic Park, La leçon de Piano, A la poursuite d'Octobre Rouge...), Robert Forster (Heroes, Mulholland Drive...), Santiago Cabrera (Heroes, Merlin), Parminder Nagra (Urgences), Jason Butler Harner (L'échange...)

So What ?

   "It's Alcatraz. Things can always get worse" prévient l'un des héros -les plus discrets- de cette nouvelle production J.J. Abrams, attendue sur la FOX la semaine prochaine, ainsi qu'en VOD sur MyTF1.fr. pour les plus argentés des impatients. Il a bien fait de le préciser, le monsieur. Car il faut bien avouer qu'une fois les premières minutes intrigantes passées -qui retranscrivent à la perfection l'ambiance de la célèbre prison lorsqu'elle était encore en service grâce à une réalisation sombre et efficace, qui a d'ailleurs pu bénéficier des décors authentiques de l'île mythique- on s'ennuie un peu face à ce qui ressemble plus à un cop show bien rôdé qu'à un thriller surprenant.

   Le télespectateur est continuellement pris par la main, tout lui est expliqué -du moins ce qui est explicable à ce stade- de façon plutôt simple (trop simple ?) comme si tout ce qui se passait était finalement normal. Notre héroïne, qui a pour mission de remplacer à terme dans nos coeurs Sydney Bristow, Kate Austen, Olivia Dunham et Samantha Bloom, ne semble pas tellement s'étonner ni s'émouvoir de tout ce qui lui arrive. Elle ne parvient jamais dans ce premier épisode à sortir de son rôle d'enquêtrice un peu bad ass sur les bords bien sûr mais terriblement banale. Je ne remets pas pour autant en cause le travail de Sarah Jones, bien qu'elle paraisse un peu trop jeune pour être vraiment crédible -ce qui n'est pas de son ressort en même temps- mais les auteurs n'ont pas su lui donner la place qu'elle méritait et ses répliques sont un peu faibles par moment. Avec un matériel de meilleure qualité, je suis sûr qu'elle peut faire des merveilles. En gros, elle se retrouve dans la même situation qu'Anna Torv au début de Fringe sauf qu'elle transpire naturellement la fragilité et qu'elle parait d'emblée moins froide. Le reste de la distribution est convaincant dans l'ensemble, notamment Sam Neill, qui fera sans surprise un bon méchant devenant peu à peu attachant, et Jorge Garcia, l'atout comique de la série, une sorte de Hurley-bis avec simplement quelques diplômes en plus. La plupart des autres personnages principaux ne nous sont présentés que brièvement -l'un deux n'apparait même qu'en photo- et certains auront probablement du mal à se faire une place alors que le véritable héros de chaque épisode sera le prisonnier "fantôme" du jour, avec tout ce que cela implique de routine typique des procedurals. Ce qui est intéressant néanmoins, mais qui ne fait que transparaitre au cours du pilote, c'est que ces hommes sont des criminels qui ne se sont pas retrouvés à Alcatraz par hasard et on nous demande ainsi, au moins le temps de 40 minutes, de nous intéresser à leur histoire et donc de prendre le risque de s'attacher à eux. On peut espérer que les flashbacks permettront par ailleurs de nous montrer ce qu'était vraiment le quotidien des prisonniers sur l'île, même si on se doute bien que l'on ne va pas nous faire du Oz à 21h sur la FOX ni même du History Channel ! A travers des connexions un peu faciles entre les personnages qui sont révélées petit à petit, on comprend qu'Alcatraz aura également une dimension familiale importante. L'occasion sans doute de renouer avec certaines obsessions de J.J. Abrams dont toutes ses oeuvres sont empreintes. La figure paternelle, notamment, toujours complexifiée à l'extrême. Coté clins d'oeil, hormis des chiffres forcément suspicieux, il m'a semblé qu'une affiche avec le visage de Josh Holloway se cachait en second plan au cours d'une scène, ainsi qu'une rangée de comics Alias. A confirmer toutefois... 

   Bien qu'Alcatraz possède l'odeur et l'essence des meilleures créations de Mr. J.J. Abrams., elle n'en a pas tout à fait le goût. Probablement parce qu'elle n'en est pas vraiment une. Le petit génie du ciné et de la télé est jusqu'ici meilleur créateur et réalisateur que producteur... Si la série soulève quelques questions -Où sont passés ces détenus pendant 50 ans ? Qui les a ramenés et surtout pourquoi ? Quelles sont les véritables intentions de Hauser et certains autres héros aux contours flous ?- elle semble malgré tout manquer d'ambition à ce stade, de mystère consistant, de personnages profonds. Elle n'impressionne pas comme Lost et dans une moindre mesure Fringe l'avait fait dès les premiers instants. Pourtant, notre curiosité est suffisamment piquée pour qu'on ait envie de laisser une chance à Alcatraz de montrer ce que cette île a dans le ventre... 

What Chance ?

    La FOX fait bien de proposer au cours de la même soirée le second épisode à la suite du premier. De cette manière, les téléspectateurs déçus et/ou perplexes seront plus enclin à lui laisser tout de suite une nouvelle chance. Mais si le deuxième épisode n'est pas à la hauteur, il ne faudra pas s'étonner d'une désertion massive la semaine suivante. J'espère qu'Alcatraz aura la chance de grandir et d'évoluer au-delà des 13 épisodes commandés car elle risque de suivre la même trajectoire que Lost et Fringe : un début le plus grand public possible afin de ratisser large avant de prendre des risques et de privilégier le feuilletonnant (et donc de moins marcher). Je ne suis pas très optimiste quant à sa durée de vie malheureusement...

How ?

 

12 janvier 2012

Once Upon A Time [1x 08]

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Desperate Souls // 10 350 000 tlsp.

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   Je dois dire que j'attendais avec une grande impatience un épisode consacré au mystérieux et flippant Rumplestiltskin, une des pièces maîtresses de Once Upon A Time. Même si j'ai trouvé le résultat plaisant, je ne peux m'empêcher d'être un peu déçu. On comprend assez vite comment l'épisode va se dérouler et l'ensemble est du coup sans surprise. Et puis très franchement, l'histoire du personnage n'est pas à la hauteur de son aura. Elle aurait mérité d'être un peu plus complexe, disons. Les auteurs cherchent probablement à éviter de trop embrouiller les téléspectateurs, qui n'ont pas nécessairement envie de se triturer l'esprit avec une série comme celle-ci, qui se doit avant tout d'être divertissante. Je crains qu'elle ne parvienne jamais à aller au-delà de ça, par manque d'ambition peut-être ? ou à la demande du network... Il y a pourtant matière à faire quelque chose de bien plus ambitieux que cela. Une fois que le public sera totalement acquis à sa cause, ils se le permettront peut-être ? Un peu à la manière de Lost finalement, dont la première saison était très accessible. J'aimerais bien comparer moins souvent les deux shows mais tout est toujours fait pour qu'on le fasse : cette fois encore, l'épisode est introduit par une scène qui fait furieusement penser à celle qui servait d'ouverture au flashback sur Jacob. La petite communauté dans laquelle Rumple vit au départ ressemble un peu à celle des Autres, d'ailleurs (enfin ceux qui faisaient semblant d'être pauvres et perdus). Tout cela n'a en tous cas pas empêché Robert Carlyle de briller. Il était à nouveau parfait. Des questions se posent évidemment quant au fils du personnage. Qu'est-il devenu ? Existe-t-il à Storybrooke ? L'épisode nous éclaire aussi pas mal sur certaines de ses obsessions (celle du contrat, celle des enfants, celle de la magie et de ses répercussions négatives...).

   A Storybrooke, l'heure est venue d'élire le nouveau shérif puisque, réduit en cendres, Graham n'est plus en mesure d'exercer ! On ne comprend pas bien pourquoi Regina désigne Sydney (outre le fait qu'elle a une emprise incomparable sur lui) mais ce détail passe, à la limite. Ce qui passe beaucoup beaucoup moins c'est que celui-ci n'est réduit qu'à un rôle minime malgré le poste d'importance qu'il pourvoit. Il ne se résume qu'à un grand sourire et son discours est absolument ridicule tant il est minimaliste ! Choisir Giancarlo Esposito et ne lui donner que ça à jouer, c'est criminel ! Forcément, à coté, Emma est plus qu'avantagée et on ne doute pas une seule seconde qu'elle sera élue, quels que soient les rebondissements. Le passage du feu n'était d'ailleurs pas une trouvaille formidable. L'implication de Mr Gold est le seul élément qui nous tient vraiment en haleine même si le fait qu'il ait systématiquement un plan peut énerver. En cela, il fait très Benjamin Linus !  En dehors de ça, une seule scène qui sort un peu de nulle part nous donne des nouvelles de Mary Margaret et son prince charmant. Elle fonctionne, parce qu'on est ravis de les voir, mais elle n'apporte rien à l'histoire.

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// Bilan // Once Upon A Time peut mieux faire. Ne réussir qu'à moitié l'épisode d'un des personnages les plus fascinants, c'est tout de même dommage. 

11 janvier 2012

Desperate Housewives [8x 10]

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What's To Discuss, Old Friend // 8 840 000 tlsp.

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   Oui, j'ai aimé cet épisode de Desperate Housewives ! "U're Welcome". Ce n'est "que" la troisième fois cette saison que j'accorde trois étoiles à un épisode de la série mais sur 10 diffusés pour le moment, c'est plutôt pas mal je trouve ! Je peux même aller encore plus loin en précisant que je n'ai donné qu'une unique fois une seule étoile à un épisode. La série nous avait habitué à bien pire bilan les années précédentes à ce même stade. Croyez-le ou non mais je m'en réjouis très sincèrement !

   Ce n'est en tous cas pas à Susan et Mike que l'on doit les temps forts de ce nouvel opus. C'est fou comme Miss Mayer se donne du mal pour tout gâcher dès que l'occasion se présente (donc une demi-douzaine de fois par épisode). Encore et toujours à la recherche d'un moyen de soulager sa conscience coupable, elle entreprend cette fois de partir en voyage, direction l'Oklahoma afin de rendre une petite visite à la famille d'Alejandro. Comme si ça pouvait arranger quoi que ce soit. Ses explications -donc celles des auteurs- étaient complètement bidons et tout ce qu'ils cherchent à faire, c'est lui donner l'occasion de se rendre compte par elle-même à quel point cet homme était un monstre et à quel point il a bien mérité le sort que Carlos lui a reservé. Après ça, elle arrêtera peut-être de nous faire chier... Enfin non. C'est Susan. Même le torse nu de ce bon vieux Mike Delfino n'a pas su pimenter l'intrigue. C'était gratuit et, surtout, l'acteur a pris 8 ans dans la tronche. Et pas que dans la tronche. Oh, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : il est encore tout à fait potable mais ce n'est plus ce que c'était quoi...

   Pas de respirateur artificiel et de menace soufflée au creux de l'oreille de l'une des héroïnes pour Chuck. Je pensais que les scénaristes feraient preuve de moins d'originalité en en faisant un danger un épisode supplémentaire, histoire de délayer la sauce. Au lieu de ça, ils ont décidé de tuer pour de bon le personnage qui était devenu absolument détestable et que personne ne regrettera, du coup. J'ai toujours en travers de la gorge qu'il ait péri dans un vulgaire accident de voiture mais on ne va pas reprendre le débat "Hommage ou manque d'inspiration ?". La réponse est évidente de toute façon, non ? Ma liste de suspect quant à la personne qui lui a copieusement roulé dessus compte un nouveau membre mais ne vous moquez pas de moi hein ! Outre mon hypothèse favorite (Orson) et la solution la plus évidente (le mystérieux Ben), j'ai pensé que... oh, je n'ose pas... J'ai pensé à Mrs McCluskey. Voilà ! Je sais que ça parait complètement fou dit comme ça. Mais elle sait toujours tout sur tout et je l'imagine très bien prendre le volant de son bolide, appuyer comme une malade sur le champignon et toucher sa cible en poussant un petit cri de joie ! Non mais plus sérieusement, si elle n'est certainement pas la responsable de l'accident, elle peut très bien être l'auteur des lettres anonymes. Rien ne dit qu'il s'agit d'une seule et même personne après tout. L'auteur peut très bien s'approprier le meurtre, y voyant une belle opportunité de rendre encore un peu plus tordue sa mascarade. On gardera le méga super retour de Felicia pour le téléfilm réunion dans 5 ou 10 ans !

   Bon et si je parlais un peu de ce qu'il y avait de plus réussi dans cet épisode ? Une fois encore, Lynette et Tom ont assuré avec brio la partie émotion. Dans l'adversité, comme on pouvait s'y attendre, ils se sont rapprochés mais juste le temps de retrouver leur complicité puis de s'engueuler à nouveau. A chaque épisode, Lynette se mange une claque encore un peu plus forte que la précédente. Au sens figuré bien entendu. Tom a vraiment l'air d'être bien avec Jane et, même si on sait tous que les Scavo finiront la série main dans la main, on sait aussi que l'on en est qu'au 10ème épisode et qu'une réconciliation définitive ne peut pas intervenir si tôt. J'ai quand même le sentiment que tout a été dit cette fois sur le couple et qu'il faudrait partir dans une autre direction en attendant de mieux y revenir. Il ne faut surtout pas que ces  scènes deviennent répétitives, aussi réussies ont-elles toutes été jusqu'à maintenant... Le duo formé par Bree et Renee était aussi du plus bel effet, dans les moments drôles -et certaines répliques de Wilhelmina Renee étaient vraiment hilarantes- ainsi que dans les passages émouvants. J'émettrai quand même une petite réserve : l'histoire sur le suicide de la mère de Renee était-elle franchement obligatoire ? Etait-ce vraiment nécessaire de chercher à justifier ses bonnes actions envers Bree ? Aussi individualiste soit-elle, même sans ce drame familial, elle aurait pu agir de la même façon sans que cela nous choque. Il faut arrêter d'humaniser le monstre ! Elle n'en a jamais été un, malgré tous les efforts des auteurs pour nous le faire croire. 

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// Bilan // Je crois que l'on peut dire avec certitude que cette saison, les scénaristes de Desperate Housewives savent très bien où ils vont.  Le contraire serait étonnant et navrant à vrai dire : avoir la chance de préparer autant en amont sa sortie -son dernier coup d'éclat ?- et ne même pas en profiter ? Tout n'est pas irréprochable au sujet du fil rouge, loin de là, mais la cohérence est de mise. Les rebondissements n'ont pas été pensés à la dernière minute, ça se sent. Les histoires secondaires n'existent pas vraiment, car tout est lié et c'est plus qu'appréciable. On aurait aimé que les saisons précédentes aient été aussi bien soignées...