23 octobre 2012

Grey's Anatomy [9x 03]

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Love The One You're With // 9 960 000 tlsp.

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   Après deux épisodes "spéciaux" pour ouvrir la saison et traiter dignement des conséquences du crash d'avion -ça sonne toujours très mal mais il faut bien se faire à l'idée...- Grey's Anatomy adopte une forme plus classique pour ce 3ème épisode mais le niveau reste élevé. L'humour parvient largement à se frayer un chemin malgré la gravité de certaines intrigues, à commencer par celle qui sert de fil rouge. Nos médecins impliqués dans l'accident vont-ils accepter une somme d'argent plus que conséquente pour les dédommager du traumatisme causé ou vont-ils décider de poursuivre l'action en justice contre la compagnie aérienne ? Etant donné que dès le départ, c'est la première solution qui semble la plus probable, on imagine aisément que c'est la seconde qui va être privilégiée au final. Les auteurs ne se sont pas donnés énormément de mal pour créer du suspense. Les regards dans le vide de Derek servaient d'indication : c'est lui qui allait faire basculer le vote. Etant donné le peur de sympathie que j'ai pour le personnage -je n'arrive plus à voir qu'un acteur qui fait des pubs l'Oréal (et c'est d'autant plus gênant quand il se balade au milieu de carcasses d'avion comme s'il posait pour un magazine d'aviation)- ça m'écorche un peu de le dire mais il me semble qu'il a pris la bonne décision. Pas nécessairement la plus raisonnable mais la plus juste et la plus en accord avec son métier? Il se bat chaque jour pour sauver des vies et, en acceptant l'arrangement à l'amiable, il allait à l'encontre de ses convictions. Et puis franchement, je ne me fais pas de soucis pour Sofia et Zola : avec deux parents chirurgiens pour l'une comme pour l'autre, elles ne sont pas prêtes d'être dans le besoin. Que Callie se soucie du financement des futures études de sa fille, c'est mignon mais ce n'est quand même pas très réaliste. Même pour Arizona d'ailleurs et sa future jambe bionique. On n'est pas là, c'est trop tôt pour en parler, mais c'est inévitable. Et même si ça coûte évidemment très cher, dans son cas, ce ne sera pas insurmontable pécuniairement... Toutes les scènes de Callie, avec ou sans Arizona, étaient bouleversantes. Elle s'est permis de craquer cette fois, et c'est ce dont elle avait besoin pour sortir sa femme de sa torpeur. Il fallait lui montrer qu'elle culpabilisait, à tort ou à raison, plutôt que de jouer à la femme forte, sûre d'elle. Et on dirait que ça a marché... Mais la route est longue avant de retrouver l'Arizona que l'on a toujours connu ! Du coté du cas médical qui servait de réflexion à Callie, on ne peut pas parler de grande subtilité. 

   En grande partie grâce à la technologie actuelle, Cristina a beau ne pas être physiquement présente au Seattle Grace, son cynisme fait toujours des ravages ! Les passages où elle apparait par écrans interposés sont toujours très réussis. Ses réactions face aux derniers cancans valent vraiment leur pesant de cacachuètes et Meredith se fait un malin plaisir de tout lui raconter. Lorsque la connexion est coupée, grâce à des personnages secondaires charismatiques, que ce soit le Chief ou le vieux chirurgien, les scènes de Cristina restent très réussies et très fraîches. Finalement, ce ne serait pas si dérangeant que cela qu'elle reste encore là-bas quelques temps, tant qu'elle reçoit des visites du moins. Cela dit, je paierai cher pour la voir intéragir avec les nouveaux internes, la grande ttraction du moment à l'hôpital. Comme dans le Season Premiere, l'accent est largement mis sur Jo, jouée par Camilla Luddington, tandis que les autres se contentent pour le moment de faire de la figuration, mais c'est sans doute la meilleure méthode pour les intégrer en douceur. Je n'ai absolument aucun reproche à faire à cette Jo à ce jour. Elle est amusante. Mais je vois d'un mauvais oeil son rapprochement avec Alex. Visiblement, c'est elle que les auteurs ont choisi pour prendre la place d'Izzie dans son coeur. Ma foi... On verra... Le retour d'April était un grand moment de l'épisode, en particulier tout son speech sur sa "revirginisation" tombé dans les oreilles d'une Bailey toujours plus effarée. Le coup de Justin Timberlake, c'était quelque chose ! Je suis assez content qu'April ait re-craqué aussi rapidement pour Jackson. Ce serait vite devenu lourd et redondant sinon. Il vaut mieux avancer, quelque soit le chemin choisi. C'est la même chose pour Bailey mais dans un domaine différent : elle doit trouver un nouveau sens à sa vie alors que son petit-ami est loin et que son fils grandit. Ce sera médical apparemment (et logiquement) et j'ai hâte de voir ce que ça va donner. Il est grand temps que le personnage abandonne un peu la comédie pour se consacrer à ce que Chandra Wilson maîtrise encore mieux : le drama.

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// Bilan // Retour à la normale pour Grey's Anatomy, tout en douceur et en humour. Les perspectives pour la saison 9 se dévoilent un peu plus et elles sont globalement alléchantes !


22 octobre 2012

The L.A. Complex [Saison 2]

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Saison 2 // 550 000 tlsp. en moyenne

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   "We made something". La phrase de fin de cette 2ème et peut-être dernière saison de The L.A. Complex ne pouvait pas être plus émouvante et sonner plus juste face au travail accompli, pas seulement par les personnages, qui reviennent de loin, mais aussi par les auteurs de la série qui, contre toutes attentes, ont réussi à proposer une suite convaincante à une saison 1 excellente. Je n'ai pas nécessairement ressenti une baisse de qualité globale au cours de ces 13 nouveaux épisodes mais disons que certaines intrigues étaient vraiment plus passionnantes que d'autres. Je n'ai pas non plus eu l'impression qu'une  censure ait été opérée par la CW, désormais co-productrice de la série, entre la partie de jambes en l'air à trois ou l'évocation furtive du thème de l'inceste. Mais je regrette quand même toujours que le monde du porno n'ait pas été exploré suite au départ bien pratique d'Alicia (dont le retour sous forme de clin d'oeil dans le final était sympathique). Cependant, elle ne m'a pas particulièrement manqué. S'il fallait désigner un maillon faible en saison 1, c'était bien elle. A nouveau, les scénaristes n'ont eu de cesse de nous surprendre en amenant leurs histoires dans des directions inattendues. Ils ont bien entendu poursuivi leur étude des travers d'Hollywood, de la Scientologie, aux fausses parapazzades en passant par l'hypocrisie de la télévision religieuse, sans oublier d'égratigner la télé réalité au passage. En revanche, j'ai une petite critique à formuler : les carrières des uns et des autres sont trop souvent passées au second plan et, même si des avancées ont été accomplies pour nombre d'entre eux, je n'ai pas  pris le même plaisir, par exemple, à découvrir les coulisses de la télévision ou de la musique. Cela a davantage servi de toile de fond pour explorer les rapports humains et les amourettes des uns et des autres. 

   Kaldrick. S'il ne fallait retenir qu'une intrigue dans cette saison 2 -ce qui n'aurait aucun intérêt j'en conviens- c'est bien celle de Kaldrick. Les auteurs ont énormément misé sur lui, comprenant peut-être qu'ils avaient créé sans même s'en rendre compte lors de la 1ère saison un personnage extrêmement complexe et inédit en télévision. Il méritait bien toute la place qui lui a été accordée. Il nous a offert scène bouleversante sur scène bouleversante, notamment lorsqu'il est allé retrouver Tariq au Canada, qui a refait sa vie et on est heureux pour lui, ou lorsque Rook lui a dit "I know you since you're 4. I didn't need to watch it" démontrant implicitement qu'il a toujours su que Kaldrick était gay mais que cela ne l'a jamais empêché de veiller sur lui, bien au contraire. Bien sûr, le retour de son père dans sa vie était aussi un moment fort et sa mort lui a permis de s'ouvrir enfin au monde sur qui il est vraiment. Il a désormais Christopher à ses cotés pour l'aider. Si l'on regarde les choses en prenant un peu de hauteur, on peut se dire que les choses sont quand même allées très vite et que ce n'est pas super crédible, mais je suppose que si saison 3 il y a, il en paiera le prix. Le monde du rap ne va plus l'accueillir à bras ouverts. Ce sera intéressant de voir le développement de cette intrigue. 

    Raquel. Comme on pouvait s'y attendre, le personnage de Raquel s'est adouci au cours de cette deuxième saison afin de le rendre encore plus attachant. Elle a appris l'humilité en voyant le peu de carrière qu'elle avait lui échapper encore un peu plus. Elle a appris à faire davantage confiance aux autres et elle s'est embarquée dans une affaire de fraude qui ne pouvait pas se terminer autrement. Va-t-elle laisser Mark croupir en prison sans rien faire ? Mark va-t-il faire le rapprochement et la dénoncer ? Les auteurs se sont mis une belle épine dans le pied et je compte sur eux pour s'en dégager intelligemment par la suite. Oui, je parle toujours de cette hypothétique saison 3. Comment faire autrement ? Le passage de Raquel en "rehab" télévisée était délicieusement piquant et pervers. A son image en somme. Quant à son histoire avec Connor, elle a volontairement été écartée en cours de saison afin de nous faire tous espérer de belles retrouvailles le moment venu. 

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    Connor. J'avoue que j'ai parfois eu du mal à apprécier toutes les intrigues de Connor. Avec sa fausse copine, c'était plutôt amusant. Surtout vu comment les choses ont tourné petit à petit. Avec sa soeur, dont on s'est demandé jusqu'au bout si c'était vraiment sa soeur (et honnêtement, je me pose toujours le question), il y a eu du bon et du moins bon mais c'était de manière générale un peu ennuyeux. Je salue vraiment l'idée, attaquer la Scientologie de manière aussi frontale étant courageux, mais ça sonnait souvent faux, c'était bancal. Les personnages appartenant à l'église étaient tellement caricaturaux... Ca manquait de nuance. Je dis bravo aussi pour avoir osé l'inceste, mais j'aurais préféré que Connor se pose des questions plutôt que de le voir tout de suite rejeter sa soeur. Sa réaction était tout à fait logique mais je m'attendais à ce qu'après coup, cela sème un minimum le trouble dans son esprit. Ce ne sera visiblement pas le cas. A moins que le futur retour de la jeune femme change la donne... En tout cas, grâce à elle et quelque part grâce à eux aussi, il a appris à ne plus se mutiler. C'est indéniablement une victoire.

   Abby. Celle qui était un peu la star des six premiers épisodes de la série s'est vue réduite son temps d'antenne afin de faire plus de place aux autres. C'était la meilleure chose à faire car elle commençait déjà à devenir agaçante. La première partie de la saison d'Abby a donc consisté à la placer dans une affaire de triolisme sur fond de show religieux. C'était très frais, très amusant, très original. A partir du moment où elle a été virée, les scénaristes sont partis sur une piste très faiblarde et pour le coup beaucoup moins original : elle s'est mariée au cours d'une nuit de folie à Las Vegas, elle a divorcé quelques heures plus tard, avant de finalement annuler le divorce et la voilà amoureuse d'un militaire qui passe le plus clair de son temps à l'autre bout du monde ! Si elle restait en Allemagne à ses cotés, j'avoue que ça ne me dérangerait pas trop. Malheureusement, ça n'arrivera pas. Elle va vite redescendre de son petit nuage et retourner à L.A. pour accomplir son rêve. Vraiment pas formidable cette fin de saison pour Abby...

   Nick. J'aimais beaucoup Nick en saison 1, le considérant comme un nouveau Seth Cohen -on laissera définitivement ce rôle à Stiles dans Teen Wolf- mais en saison 2, il m'a juste saoulé. C'est de sa faute, parce qu'il est particulièrement irritant de voir un personnage prendre constamment les mauvaises décisions à cause de sa morale à la con, mais aussi celle des auteurs qui n'ont jamais réussi à nous faire croire qu'il avait vraiment du talent dans le domaine de l'humour. A chaque fois qu'il est monté sur scène ou qu'il a fallu qu'il pitche des idées marrantes au sein de son pool d'auteurs, soit on le montrait à l'oeuvre et c'était tout sauf drôle, juste pathétique, soit on le coupait en plein élan de façon à ne pas avoir à écrire quelque chose de drôle, ce dont ils n'étaient clairement pas capables. Crédibilité : O. Le petit jeu du chat et de la souris entre Nick et Sabrina était divertissant au début, mais il est vite devenu répétitif et ennuyeux. Le personnage de Sabrina ne m'a de toute façon jamais plu. J'espère qu'on ne la reverra plus. Elle a fait son temps. 

   Beth. Je termine cette revue des effectifs par ce nouveau personnage qui nous a été imposé dès le Season Premiere et qui aura mis énormément de temps avant de véritablement trouver sa place au sein du "complex". Au départ, ses histoires avec son frère étaient complètement déconnectées du reste de la série, en plus d'être peu engageantes. Petit à petit, grâce à Cam surtout -un personnage qui méritera une plus grande place en saison 3 tant il a de potentiel- elle s'est plus ou moins intégrée à la bande. Parfois je l'ai trouvée touchante. Parfois elle m'a franchement mis hors de moi. Son attitude ultra-protectrice envers son frère, bien que totalement compréhensible, était douloureuse à regarder. Et puis on n'a jamais vraiment compris pourquoi elle était venue à Hollywood. Son petit frère n'a jamais montré une envie dingue de faire carrière. Mais je trouve que la conclusion pour Beth était parfaite : elle est venue, elle a vu, elle est repartie dans son Canada natal, la paix familiale retrouvée. Beth aura quand même fait plus de mal que de bien à cette saison 2. On ne la regrettera pas.

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// Bilan // The L.A. Complex n'a pas tellement changé en saison 2 : elle est toujours aussi sympathique, sincère, piquante et surprenante. Assurément, elle mérite d'obtenir une saison 3 pour que les personnages puissent continuer à exister, évoluer et, peut-être, réaliser leurs rêves. Le final, bien que parfaitement exécuté, ne peut que nous frustrer...

21 octobre 2012

Dexter [7x 02 & 7x 03]

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Sunshine And Frosty Swirl // Buck The System

2 110 000 tlsp. // 1 980 000 tlsp.

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   J'aime bien ce début de saison 7 de Dexter. Je le trouve à la fois surprenant et crédible. Surprenant parce que les choses avancent beaucoup plus vite que je ne l'avais imaginé, Debra étant désormais au courant de tout (ou presque) sur son frère. Je ne pense pas que choisir de résoudre de cette manière le cliffhanger de la saison 6 était une évidence pour tout le monde dans la writers' room. Et crédible parce que les réactions de la jeune femme sont celles que chacun d'entre nous pourrions avoir, plongé dans une situation similaire. Elle se pose les bonnes questions, et elle lui pose les bonnes questions. Ses remarques et ses objections sont pertinentes. Comme lorsqu'elle évoque la petite collection très spéciale de son frère, qui prouve bien qu'il y a plus qu'un désir de justice dans sa démarche (ce que nous savons depuis longtemps évidemment, mais pas elle). Preuve qu'elle est bien meilleure détective qu'elle ne le dit ! Jennifer Carpenter retranscrit parfaitement la confusion et la détresse du personnage. Son "I am never going to be OK" était particulièrement déchirant. Face à elle, Michael C. Hall est égal à lui même, excellent donc, ni plus ni moins. Les scénaristes n'hésitent pas à remettre sur le tapis des thèmes qui ont déjà été abordés dans les premières saisons mais qui ressortent logiquement maintenant que Debra est impliquée. On a tendance à l'oublier, mais Dexter avait créé la polémique à son lancement. Peut-on justifier les actes d'un serial killer même s'ils suivent un certain code de conduite ? Peut-on se permettre d'avoir de la compassion pour lui ? A-t-on le droit de s'attacher à lui malgré tout ? Tous ces débats donnent le sentiment de revenir aux fondamentaux de la série, à l'essentiel. C'est passionnant et bien géré jusqu'ici. La "captivité" de Dex m'a paru censée, surtout venant de la part d'une femme aussi droite et cartésienne que Deb. Bien sûr, vouloir le soigner est illusoire et elle s'en rendra compte bien assez vite mais il lui fallait passer par cette étape et, heureusement pour nous, elle n'aura duré que le temps de deux épisodes. On commençait déjà à étouffer avec lui...  Sur le long terme, toutefois, il faudra que Deb choisisse son camp. La solution de facilité serait de la convaincre si ce n'est du bien-fondé de son oeuvre, au moins de la nécessité de le laisser la poursuivre sans le trahir et le dénoncer. Je crains que l'on se dirige vers cela au bout du compte... Il y a quand même un gros truc qui me chagrine dans tout ça : à quel moment de sa vie Dexter s'occupe-t-il de son fils ? La soeur de Batista doit être sacrément bien payée pour accepter de l'avoir avec elle tout le temps ! 

   L'affaire Louis m'a déçu. Sachez-le. Dans Sunshine And Frosty Swirl, c'était le pied de le voir tenir tête à Dexter de cette façon. Le personnage s'est totalement révélé à ce moment-là, le potentiel que l'on avait entrevu le concernant a enfin été exploité. J'aurais préféré que le petit jeu du chat et de la souris dure plus longtemps, mais j'aurais encore plus préféré qu'elle ne se termine pas ainsi ! En soi, relier cette intrigue à celle du fil rouge de la saison n'était pas bête. Tout s'est très bien goupillé d'ailleurs, c'était cohérent. Mais on se débarrasse du personnage sans expliquer réellement le pourquoi du comment de sa fascination. Il devait avoir une backstory intéressante. J'aurais voulu la connaitre. Bon et puis le nouveau big bad de la saison ne me satisfait pas tellement pour le moment. Malgré son fétichisme des yeux, je ne le trouve pas spécialement inquiètant ou effrayant. A la limite, le cinglé metalleux auquel Dex et Debra ont eu affaire était bien plus impressionnant ! La mise en scène était particulièrement réussie pour ces passages-là. Pour revenir deux secondes sur le club de strip-tease appartenant à la mafia russe : Quinn ? Sérieusement ? On ne s'étonne pas qu'il se soit attaché à une pute. Dès qu'il a mis les pieds dans l'endroit, on savait que ça allait arriver. Encore et toujours, les scénaristes ne savent pas du tout quoi faire de leurs personnages secondaires alors ils leur écrivent des histoires médiocres en espérant que ça se noiera dans ce qui est plus réussi. Pas de chance : ça ralentit systématiquement le rythme. Sinon, Yvonne Strahovski est arrivée. Personnellement, elle ne me fait pas ni chaud ni froid cette actrice. Donc je ne pouvais pas capitaliser sur le plaisir de la retrouver pour juger sa première apparition. J'attends de voir avant de me prononcer sur l'intérêt du personnage mais on sait de toute façon où cela va nous méner. Dex ne devrait pas tarder à partager à nouveau son lit avec une blonde. Que peut-elle bien cacher ?

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// Bilan // Tout ce qui touche à la relation Dexter/Debra est parfaitement maîtrisé en ce début de saison. Dexter réussit ainsi là où elle avait le plus de chances d'échouer lamentablement. Sur le reste par contre, c'est encore un peu fragile et brouillon. 

20 octobre 2012

Once Upon A Time [2x 03]

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Lady Of The Lake // 9 450 000 tlsp.

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   Après avoir délaissé Fairytale Land pendant quasiment tout un épisode, les scénaristes de Once Upon A Time rétablissent l'équilibre en s'aventurant avant tout dans le pays magique tant au présent qu'en flashbacks dans cette 3ème pièce de la saison, à nouveau très solide. C'est l'occasion pour Snow et sa petite bande de femmes baroudeuses d'affronter un ogre gigantesque pendant qu'Emma, plus cynique que jamais, essaye maladroitement de tisser un lien avec sa mère à coup de remarques acerbes (très drôles, mais gare à ne pas en abuser non plus !). On ne sait pas qui est la plus badass des deux, mais chacune leur tour, elles montrent qu'elles en ont dans le pantalon ! Once est une série féministe, elle le prouve ici encore un peu plus. A quand une princesse lesbienne, tiens ? Bon par contre, Aurora n'est pas très sympathique pour le moment, même si j'aime bien Sarah Bolger. Il va falloir que Snow et Mulan la matent une bonne fois pour toutes, qu'elle se calme.

   Les relations parents/enfants sont plus que jamais au centre des intrigues puisque le King George fait son apparition à Storybrooke et que l'affrontement Cora/Regina s'annonce comme l'un des événements de la saison. On a aussi les retrouvailles entre Jefferson et sa fille, légèrement expédiées malheureusement. Les adieux de Charming à sa mère étaient très émouvants, mais le twist final était en revanche assez prévisible. On commence à bien connaître les tours de passe-passe scénaristiques des auteurs. Je me pose quand même une question : pourquoi Lancelot a-t-il décrété qu'il ne restait plus qu'un coquillage avec un peu d'eau magique ? En cherchant un peu plus, peut-être que... Mais ce n'est qu'un détail (comme le fait que l'épisode s'intitule Lady Of The Lake sans que l'on sache vraiment pourquoi étant donné qu'elle n'apparait pas) Il y a eu plusieurs facilités de ce type qui m'ont gâché le plaisir. Je pense aussi à Charming qui ne cherche pas à fouiller un peu le tombeau de Regina. Ou même à Regina qui ne vient pas prendre Henry la main dans le sac elle-même. C'est expliqué au détour d'une phrase par Charming, mais ce n'est pas convaincant du tout ! Je crois qu'ils ont voulu caser trop de choses dans cet épisode, la cohérence d'ensemble en a donc pâti. 

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// Bilan // Messieurs et mesdames les scénaristes de Once Upon A Time, c'est super de vouloir bourrer à fond les épisodes de ce début de saison 2 parce que du coup on ne s'ennuie pas une seule seconde et on a l'impression que vraiment beaucoup de choses se passent et que les intrigues avancent à pas de géants (d'ogres ?) à chaque fois mais ce serait pas un peu too much par hasard ?

Tueurs En Séries [David Simon, Mockingbird Lane...]

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Au sommaire : "Suits" renouvelée, "Shameless UK" s'arrête... - Neve Campbell rejoint "Grey's Anatomy" - "The Walking Dead" revient en grande forme - Les dates de retour de "Girls" et "Enlightened" - Les dernières images de la série SF "Defiance" - "The Following" fait sa promo - La BA de l'évènement français de l'année "Les Revenants" - On répond à vos questions : "Justified", "Gossip Girl", "Arrow" - On a rencontré David Simon, le créateur de "The Wire" et "Treme" - La bande-annonce de "Mockingbird Lane" !

 


19 octobre 2012

Fringe [5x 02 & 5x 03]

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In Abstentia // The Recordist

2 990 000 tlsp. // 2 710 000 tlsp.

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   In Absentia. Après un Season Premiere très porté sur l'action mais tendre aussi, le deuxième épisode de la dernière saison de Fringe nous ramène dans le lieu le plus mythique de la série, qu'il nous tardait justement de retrouver : le laboratoire de Walter à Harvard ! Grâce à une trappe totalement Lostienne -l'hommage est appuyé avec un plan identique à celui de la fin de la saison 1 de la série culte- et quelques couloirs souterrains dont je suis personnellement toujours très friand -c'est l'aventure quoi !- nous y sommes. Le lieu n'a pas tellement changé. La poussière s'est simplement amassée, la vache a disparu et l'ambre a bloqué l'essentiel de ce que la Division Fringe est venue chercher. Le fil rouge de la saison apparait alors clairement : Olivia, Peter et ses compères vont se lancer dans une sorte de chasse aux trésors organisée par Walter lui-même avant de s'auto-figer dans le temps. Les précieuses cassettes du monsieur vont sans doute nous réserver quelques surprises. En attendant, l'opération est stoppée avant d'avoir commencé à cause d'un garde loyaliste qui débarque dans le labo pour... nourrir des pigeons ! Ils n'ont pas d'autres choix que de le faire prisonnier et c'est à partir de ce moment-là que l'épisode se transforme en un état des lieux psychologique d'Etta, qui représente tout le pessimisme, la méfiance et finalement le désespoir qui règne dans ce nouveau Monde régi par les Observers

   A travers le personnage de Manfretti, joué par Eric Lange, croisé dans Lost justement, c'est le thème de la collaboration qui est traité. Rien de très original donc mais Fringe le fait avec le coeur en décuplant toujours les émotions grâce à ses héros complexes. Le pessimisme d'Etta, ainsi que sa froideur et sa dureté, est confrontée à l'optimisme et à l'humanité d'Olivia qui est là pour lui apporter ce dont elle a toujours manqué au-delà bien sûr de l'amour d'une mère. Ce qui est également très intéressant, c'est que l'on ne sait jamais quelle vision de la situation va l'emporter : celle d'Etta ou celle d'Olivia ? L'épisode va y répondre avec noirceur, mais avec aussi cette lueur d'espoir qui la caractérise. Certes, le garde a menti et Etta avait raison de se méfier de lui mais au contact d'Olivia, elle et lui ont évolué.

   Walter est évidemment là pour assurer la partie comique de l'épisode, mais on s'étonne un peu de le voir retrouver si rapidement ses esprits après la torture qu'il a subi. Le parallèle avec la torture qu'Etta fait subir au prisonnier est d'ailleurs intéressant, même s'il n'est pas que suggéré faute de temps. Le duo Walter/Astrid fonctionne toujours auss bien. Peter et Etta quittent le labo quelques instants, et leur intrusion dans l'univers très clinique et inquiétant des Observers permet de rendre le danger plus évident alors qu'il était jusqu'ici plutôt théorique. On constate quand même que le père et la fille ne se heurtent pas à de grandes difficultés pour y accéder, un peu étonnant de la part de nos voyageurs du temps chauves que l'on sait si puissants mais dont les systèmes de sécurité ne sont apparemment pas infaillibles. 

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   The Recordist. Maintenant que la chasse aux trésors peut véritabement commencer, la Division Fringe se retrouve coincée dans un camp au milieu des bois où un petit groupe de résistants est atteint d'une maladie de peau particulièrement affreuse, décrite par Walter comme un "psoriasis extrême". Effectivement, pour être extrême c'est extrême ! J'ai eu la nausée pendant tout l'épisode. Je supporte mal la vision de peaux déformées ou abîmées. Comme à l'épisode précédent, les scénaristes ont eu la bonne idée d'incarner ce Monde qui a changé à travers des protagonistes secondaires qui nous éclairent sur la difficulté de vivre et de survivre maintenant que les Observers ont pris le pouvoir. Ici, le thème de la famille et plus précisément de l'héritage familial est exploré à travers eux, en résonnance directe avec nos héros. C'est probablement l'une des préoccupations premières de la série depuis qu'elle existe. Il est bien normal que la dernière saison poursuive sur cette lancée. Toutefois, on se rend compte aussi dans ces moments-là qu'il n'y a plus rien de nouveau à dire sur le sujet et que Fringe s'arrêtera à temps. C'est sur un sacrifice que l'épisode se termine, pour le bien de l'humanité, et cela rejoint évidemment tous les sacrifices qu'Olivia, Peter et Walter ont dû faire tout au long de leur quête. C'était poignant. 

   En parallèle, les auteurs mettent un point d'honneur -et ils ont bien raison- à nous expliquer ce qui s'est vraiment passé pour le couple phare après la disparition d'Etta. Le talent d'Anna Torv est utilisé à son maximum, et Joshua Jackson se débrouille pas mal non plus. A coté de tout ça, même si l'épisode est un peu lent parfois, on a droit à des effets-spéciaux très réussis, qui ne nous permettent pas d'imaginer une seule seconde que le budget de la série est en fait assez mince. Les productions ABC Studios devraient en prendre de la graine et débaucher des gens de Bad Robot et Warner Bros. Television... Concernant l'avancement de l'intrigue principale en lui-même, il est timide il faut bien l'avouer mais Astrid a réussi à sauver les cassettes -on ne sait pas bien comment- et Walter a pu mettre la main sur les fameuses pierres dont il avait besoin. On remarquera que les Observers ont mis un temps infini avant d'arriver sur place. Encore une fois, ils perdent de leur aura en les présentant comme des gens incompétents. C'est vraiment dommage et ça pourrait causer beaucoup de tort lors de la dernière ligne droite. J'espère que le problème sera réparé à temps...

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// Bilan // Pour le moment, l'ultime saison de Fringe offre des épisodes tous aussi bons les uns que les autres, dans lesquels l'émotion domine au détriment peut-être d'intrigues vraiment bien ficelées. 

Votez (encore) ! [Golden Blog Awards]

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C'est avec fierté (et surprise !) que vous annonce que le blog fait partie des 20 finalistes dans la catégorie Cinéma des Golden Blog Awards ! Et c'est déjà super. Je compte sur vous pour voter encore une fois ou deux d'ici à la clôture des votes le 14 novembre. Merci !

 

Posté par LullabyBoy à 00:58 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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18 octobre 2012

Arrow [Pilot]

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Pilot // 4 140 000 tlsp.

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What About ?

 Les nouvelles aventures de Green Arrow/Oliver Queen, combattant ultra efficace issu de l'univers de DC Comics et surtout archer au talent fou, qui appartient notamment à la Justice League. Disparu en mer avec son père et sa petite amie, il est retrouvé vivant 5 ans plus tard sur une île près des côtes Chinoises. Mais il a changé : il est fort, courageux et déterminé à débarrasser Starling City de ses malfrats... (AlloCiné)

Who's Who ?

Créé par Greg Berlanti (Everwood, Brothers & Sisters, No Ordinary Family) et Marc Guggenheim (Eli Stone, Flash Forward). Réalisé par David Nutter (Mentalist, X-Files, Urgences, Entourage). Avec Stephen Amell (Hung, Private Practice), Katie Cassidy (Supernatural, Melrose Place), Willa Holland (Newport Beach), Susanna Thompson (Deuxième Chance), David Ramsey (Dexter), Paul Blackthorne (The RiverLipstick Jungle), Colin Donnell (Pan Am), Colin Salmon...

What's More ?

 Le réalisateur du pilote d'Arrow, David Nutter, est un habitué de l'exercice puisqu'il a aussi mis en scène ceux de Smallville, Roswell, Supernatural, Terminator: les chroniques de Sarah Connor, Mentalist et bien d'autres ! 

So What ?

 >> Lire la critique du script du pilote <<

    Avant The Dark Knight, les films et les séries de super-héros, c'était souvent beaucoup d'effets spéciaux, de testostérone et de dialogues creux, mis au service de scénarios peu originaux, pour ne pas dire inexistants. C'était fun et c'était familial. C'était du pop corn sucré. Le monde aimait s'en goinfrer. Après The Dark Knight, les choses ont changé. C'est encore du pop corn et le monde aime toujours s'en goinfrer, mais c'est salé. Les effets spéciaux sont de plus en plus réussis, la testostérone a laissé place aux neurones, les dialogues se sont musclés et ils sont désormais mis au service de scénarios plus originaux, plus malins, pour ne pas dire plus intelligents. Bref, il y a eu un avant et après The Dark Knight, et je le reconnais alors même que je n'ai pas du tout aimé le film. Pas parce que j'ai trouvé ça mauvais mais parce que ce n'est pas mon truc. Les super-héros ne m'ont jamais branché. A part peut-être Lois & Clark, à l'époque, mais c'est parce que j'étais facilement impressionnable à 8 ans et que j'étais amoureux de Teri Hatcher (quand je vous dis que j'étais facilement impressionnable !). Smallville, c'était Lois & Clark. Arrow, c'est un peu le Dark Knight de la CW, toutes proportions gardées. C'est beau, impressionnant même (pour un produit télé) -alors qu'est-ce que ce serait si j'avais 8 ans !- sombre, bien burné, bien écrit, bien réalisé, bien joué. Et ça n'oublie pas d'être fun. En gros : c'est bête que ce ne soit pas mon truc !

   Pourtant, le pilote d'Arrow m'a donné très envie de voir la suite de la saison, alors que je suis à peu près sûr de décrocher au bout d'une dizaine d'épisodes, que ce que je vois me plaise ou non. Tout est clairement construit dans cette optique, en particulier les quelques flashbacks qui émaillent le récit d'Oliver Queen au présent, avec une voix-off qui n'était peut-être pas nécessaire, mais ça se discute. Il ne nous donne que des bribes de son aventure sur les mers et sur son île, probablement pas déserte, et c'est précisément ça qui m'intéresse, ça qui me fera rester encore un peu. Que lui est-il vraiment arrivé pendant ces 5 ans ? Pourquoi a-t-il tant changé ? On touche là à quelque chose de psychologique et d'introspectif qui n'est pas du tout la marque de fabrique de la CW. Je ne m'attends pas à du In Treatment, bien entendu, mais je me réjouis de cette finesse inattendue. Le retour d'Oliver à Starling City n'est pas déplaisant à suivre non plus. Les scénaristes ont su imposer une phase d'introduction pour nous présenter chacun des personnages principaux qui se fait de plus en plus rare dans les pilotes, tant il faut aller vite, proposer de l'action tout de suite pour que le téléspectateur ne zappe pas, quitte à le laisser froid car des bagarres et des courses-poursuites, ça n'a pas grand intérêt quand les protagonistes nous sont étrangers. On a donc une galerie intéressante de protagonistes, avec une mention spéciale pour la maman de notre archer vert, à qui l'on doit un cliffhanger efficace, très soapien, ainsi que son ex-petite amie, très attachante et touchante. La distribution est plutôt solide pour ne rien gâcher: Katie Cassidy va enfin pouvoir construire un personnage sur la longueur; Colin Donnell est un sidekick amusant, Susanna Thompson en impose; et Stephen Amell, dans le rôle-titre, est une star en puissance dont les abdos sont déjà entrés dans la légende. En plus, il a du charisme le bougre. Il est loin d'être mauvais. La CW a misé sur le bon étalon ! A part cette pluie de compliments, bien sûr que des choses m'ont gêné, comme l'irréalisme totale de la plupart des situations, l'idée même que le justicier réussisse à cacher sa véritable identité rien qu'en portant une cagoule... Mais ça fait partie du genre, ça fait partie du jeu. Il suffit de se laisser porter et d'apprécier.

   La CW cherchait désespérément son nouveau Smallville, mais à condition qu'il soit plus adulte, plus sombre, plus crédible, et qu'il lui permette d'élargir son coeur de cible. En choisissant Arrow, la chaîne ne s'est clairement pas trompée (pour une fois). Elle a touché sa cible en plein coeur ! 

What Chance ?

 A moins que la CW ne s'arrête brutalement, Arrow est bien partie pour durer quelques années. A vrai dire, la série pourrait même tout à fait lui survivre !

How ?


17 octobre 2012

Emily Owens, M.D. [Pilot]

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Pilot // 1 700 000 tlsp.

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What About ?

Diplômée de la Fac de médecine, Emily Owens est heureuse d'entrer enfin dans l'âge adulte. Finis les doutes et l'insécurité, elle est persuadéE qu'en devenant interne au Denver Memorial Hospital, elle passera à la prochaine étape de sa vie. Sans compter qu'elle aura enfin la chance de côtoyer la célèbre cardiologue Gina Beckett, mais aussi de revoir l'inoubliable et charmant Will Rider, croisé lors de ses études. Mais, les années lycée qu'elle a si souvent tenté d'oublier reviennent la hanter comme jamais lorsqu'elle découvre que l'hôpital est la version adulte du lycée où toutes les castes se regroupent à nouveau : les sportifs sont devenus des chirurgiens orthopédistes, les pestes sont en chirurgie plastique, les rebelles sont aux Urgences et cauchemar parmi tous les cauchemars, Cassandra Kopelson, qui lui a mené la vie dure au lycée, est elle aussi interne et semble plus que séduite par Will. Emily est peut-être toujours la geek qu'elle a été mais il se pourrait aussi qu'elle devienne un grand docteur... (AlloCiné)

Who's Who ?

Créé par Jennie Snyder (90210, Lipstick Jungle). Avec Mamie Gummer (Off The Map, The Good Wife), Justin Hartley (Smallville), Michael Rady (Greek, Melrose Place Nouvelle Génération, Mentalist), Necar ZadeganKelly McCreary...

What's More ?

 Jack Coleman (Dynastie, Heroes, Vampire Diaries) faisait partie du casting à l'origine mais a discrétement été remercié pendant l'été et n'apparait plus dans la version finale du pilote. 

Le titre de travail était First Cut

So What ?

   Emily Owens, M.D., c'est un peu comme si Grey's Anatomy avait été centrée sur le personnage d'April et avait été mal écrite. A l'origine, la série médicale à succès avait aussi un petit coté "l'hôpital, c'est comme le lycée" sauf qu'elle déclinait l'idée de manière plus subtile, sans le dire et surtout sans le répéter toutes les 5 minutes ! Et elle a évolué depuis, mais ça c'est une autre histoire. Je n'ai pas détesté ce pilote honnêtement. Il n'est pas irregardable. Mais je ne m'imagine pas suivre la série de manière hebdomadaire. J'aurais l'impression de régresser. Jusqu'ici, la CW assumait ses séries et ne cachait pas vouloir séduire l'adolescente voire la prè-adolescente, voire la jeune femme pas très mûre et pas très regardante sur la qualité. Là, elle essaye de nous faire croire qu'elle se tourne vers un public plus adulte en s'intéressant à des personnages plus âgés dans un milieu plus sérieux. Or, les héros de 90210 ou de Gossip Girl paraissent plus matures que ces caricatures de jeunes médecins. C'est dire... 

    Au fond, je n'ai pas trouvé cette Emily détestable ou insupportable. Je l'ai juste trouvé très embarrassante. Vous savez, c'est la bonne copine avec qui on a un peu honte d'être vu en public. Mais dans l'intimité, elle nous amuse beaucoup et pas parce qu'on se moque d'elle dès qu'elle a le dos tourné. Emily réfléchit trop tout le temps et la "bonne" idée de la créatrice est de nous faire part de chacune des remarques qu'elle se fait dans sa tête. Honnêtement, à sa place, on aurait tous l'air aussi bêtes ! Par chance, nous ne sommes pas des héros de séries et nos pensées les plus stupides, on les garde pour nous. Plus l'épisode avance, plus on a envie de faire taire Emily. Pour son bien et pour le nôtre. D'un autre coté, j'avoue que quelques réflexions m'ont fait sourire et que, parfois, je l'ai trouvée choupinette. Mais à son âge, quand même, d'en être encore à ce stade, c'est grave ! J'imagine bien que c'est un point de départ et qu'elle grandira tout au long de la série -si on lui en laisse le temps- mais en l'état, tout ça est très gênant. Encore, si elle était tombée amoureuse d'un mec super beau et super charismatique, on aurait pu comprendre qu'elle perde ses moyens. Mais face à Justin Harltey quoi ! Il est transparent au possible. Dans le rôle titre, Mamie Gummer se débrouille bien, parce que Mamie Gummer est une excellente actrice, parce qu'elle a un physique atypique -et je ne suis pas en train de dire qu'elle est laide- parce qu'elle a joué dans The Good Wife et The Big C et parce que quelque part, c'est presque un miracle que les dirigeants de la CW n'aient pas mis leur véto pour que la production choisisse une autre actrice, plus jolie, plus vulgaire, plus CW quoi. Sinon, j'ai toujours bien aimé Michael Rady mais en regardant le pilote, je me suis demandé pourquoi. Globalement, les personnages secondaires ne sont vraiment pas enthousiasmants, mais tout tourne tellement autour de la petite personne d'Emily qu'ils n'ont de toute façon pas beaucoup de place pour exister. La bonne copine black et lesbienne, j'approuve par principe. La nemesis ultra peste mais en fait pas tant que ça, c'est déjà ennuyeux. Les cas médicaux ne sont pas engageants du tout. 

   Dans un monde où Grey's Anatomy n'aurait jamais existé, Emily Owens, M.D. aurait peut-être pu s'installer confortablement dans le coeur des sériephiles à la recherche de douceur, de tendresse, d'une série médicale qui n'en est pas vraiment une et d'un teen show qui ne s'assume pas. Malheureusement pour elle, Grey's Anatomy existe depuis 9 ans et tient toujours la route. Je ne suis pas du genre à espérer qu'une série se plante, même quand je la déteste, mais dans ce cas précis, il est urgent de libérer Mamie Gummer avant que les dommages à sa carrière ne deviennent irréversibles ! 

What Chance ?

Je ne donne pas cher de la peau d'Emily Owens, d'abord parce qu'elle est dans une case meurtrière (remember Melrose Place 2012, Ringer, Life Unexpected...), ensuite parce que c'est sans doute la nouveauté la plus faible de la chaine avec Beauty And The Beast mais elle n'a pas Vampire Diaries en lead-in, elle. Enfin parce qu'il y a déjà une série "médicale" sur la CW (Hart Of Dixie) et qu'elle a beaucoup plus de charme, sans être un chef d'oeuvre non plus. 

How ?

Posté par LullabyBoy à 12:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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16 octobre 2012

The Vampire Diaries [4x 01]

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Growing Pains (Season Premiere) // 3 480 000 tlsp.

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   Dire que ce Season Premiere de Vampire Diaries m'a déçu serait un euphémisme. Après le cliffhanger somme toute assez osé de la fin de la saison 3, qui permettait de relancer la série alors qu'elle devenait routinière et de moins en moins inspirée, Julie Plec, la scénariste en chef, a choisi de tout miser pour cette première heure sur le triangle amoureux infernal Stefan/Elena/Damon et sur un faux suspense quant au destin funeste de l'héroïne. On savait très bien que l'équipe créative ne pouvait pas faire machine arrière et finalement décider que non, Elena ne deviendrait pas un vampire. C'était donc une perte de temps et d'énergie pour les auteurs que d'imaginer tout un stratagème pour la faire revenir à la vie, lequel échouerait bien évidemment. J'aurais nettement préféré que la saison s'ouvre sur une Elena déjà transformée, quitte à ce qu'il y ait un saut dans le temps de quelques jours, et que l'on revienne sur les principales phases de sa transition à travers des flashbacks. Rien de très original dans la construction, j'en conviens, mais on se serait peut-être un peu moins ennuyé. Comment pouvait-on se sentir impliqué dans cette opération sauvetage alors que l'on en connaissait parfaitement la fin ? On aurait au moins pu nous épargner les longues scènes entre Elena et Stefan, terriblement fastidieuses; et même celles avec Damon, d'habitude plus amusantes et touchantes, étaient monotones. C'était clairement à son tour cette année de croquer un morceau de la fille Gilbert. Et je ne dis vraiment pas ça en position de "shipper" -car je n'en suis clairement pas un- mais juste pour le bien de la série. Elle a de toute façon bien plus à offrir que des romances impossibles...

    Tiens par exemple, on a failli avoir un développement intéressant autour du Conseil de Mystic Falls suite aux révélations d'Alaric auprès de ses membres éminents. On nous a même introduit un personnage de Pasteur assez prometteur, qui aurait permis d'évoquer la religion dans la série, chose qui n'a encore jamais été faite, mais les auteurs ont préféré s'en débarrasser tout de suite ! Certes, la scène finale du suicide collectif était surprenante et ne restera certainement pas sans conséquence. Mais on se demande quand même à quoi a bien pu servir ce premier épisode à part tuer dans l'oeuf toutes les nouvelles possibilités ! Il en va de même pour Klaus dans le corps de Tyler. Clairement, ce n'était pas l'intrigue la plus prometteuse. C'était même super casse-gueule car demander à Michael Trevino de jouer au grand méchant, c'est comme demander au personnage de Matt de faire autre chose que de la figuration ou à Kat Graham d'être crédible quand elle récite ses sorts en latin. Mais il y avait quand même moyen de jouer avec cette configuration un peu plus longtemps. Par exemple, j'aurais aimé que Caroline couche vraiment avec Klaus, sans le savoir, plutôt que de s'en rendre compte au moment crucial. C'était trop demandé ? Au final, on ne comprend absolument rien de ce qu'a fabriqué Bonnie avec ses esprits et sa grand-mère, on ne sait pas comment Klaus a récupéré son corps, on ne sait même pas comment Elena, Stefan et Rebekah se sont enfuis de leurs cages -comme si plusieurs scènes avaient été coupées au montage- et les compteurs sont remis à zéro avec pour seule différence une Elena vampire. Ce n'est pas rien, mais à quoi a servi l'épisode au juste puisque ça, on le savait déjà ?

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// Bilan // The Vampire Diaries aurait-elle fait son temps ? C'est l'impression que donne ce premier épisode de la saison 4, prévisible, ennuyeux, niais. Mais rien n'est perdu ! La série a déjà su rebondir par le passé...