13 mars 2013

Reign [Pilot Script]

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REIGN

Drama // 42 minutes

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Ecrit par Stephanie Sengupta (New York Section Criminelle) & Laurie McCarthy (Ghost Whisperer). Pour CBS Television Studios & The CW. 61 pages.

1557. Après avoir passé plusieurs années dans un couvent sur le Mont St Michel, Mary Stuart, 15 ans, Reine d'Ecosse depuis la mort de son père alors qu'elle n'avait que six jours, fait son entrée à la Cour de France où son futur mari, le Prince Francis, l'attend. Accompagnée de ses meilleures amies, Kenna, Greer, Aillie et Lola, qui sont aussi ses sujets, elle est bien décidée à embrasser sa destinée. Cependant, elle découvre que sa vie est constamment en danger : on essaye d'abord de l'empoisonner, puis de la violer. Des forces obscures et mystérieuses semblent même l'entourer...

Avec Adelaide Kane, Toby Regbo, Celina Sinden, Jenessa Grant, Cailtin Stasey, Megan Follows, Anna Popplewell...

 

   The Selection ou Reign ? Reign ou The Selection ? Les années 1500 ou les années 2300 ? Lorsque les pilotes auront été tournés, le premier en Irlande, le second en Hongrie, la CW devra faire son choix car je doute qu'elle décide de commander les deux en série, à la fois parce qu'ils se ressemblent beaucoup, mais aussi parce qu'ils nécessitent deux gros budgets. C'est un peu comme Oxygen et The Hundred. Mais on y reviendra. A vrai dire, j'imagine assez mal Reign prendre l'ascendant sur The Selection. Pas parce que le script est mauvais, au contraire, il est plutôt bon. Mais il n'est pas aussi bon. Pas aussi efficace surtout. Là où le Hunger Games-like offre une scène de cul dès l'ouverture, ce The Tudors-like fait patienter le public jusqu'au troisième acte, certes orgiesque. Là où l'une mise sur une rebellion visible, l'autre joue sur des forces mystiques invisibles.  Reign est très certainement plus difficile à vendre, en particulier auprès du public jeune qu'est celui de la CW en premier lieu. C'est ce qui la perdra à la fin.

   Mais c'est bien tenté. Vraiment bien tenté. Je déteste les séries "historiques" au plus point et je n'ai pourtant pas détesté ce que l'ai lu ici. Sans doute parce qu'il n'est pas question de rentrer trop précisément dans les détails de l'Histoire. Les conflits entre les différents pays sont évoqués, les stratégies sont même au coeur du futur mariage de notre héroïne, mais tout cela n'est que contexte et digression. Ce qui importe les auteures, ce sont les "petites" histoires, les amourettes. Mary et sa bande, c'est Gossip Girl par moment, mais avec des fringues et des coupes ringardes. Francis est amoureux de Mary, Mary est amoureuse de Francis, mais Francis se refuse à elle pour des raisons que l'on a dû mal à comprendre et lui aussi visiblement. On sent déjà que leur petit jeu va vite nous gonfler. Surtout que le frère de Francis, Bash, est également intéressé par Mary. Bah oui, le triangle amoureux avec deux frères, c'est la spécialité de la CW. On ne pouvait pas y échapper. On a bien du mal à distinguer les différentes copines de Mary, et encore moins en savoir plus sur leurs personnalités respectives, mais elles ne servent pas d'accessoires. Elles ont leurs intrigues -amoureuses bien entendu- à elles : l'une se tape un cuisinier, l'autre un espion et la dernière... le Roi Henry ! Oui, une trentaine d'années au minimum doivent les séparer. Elle n'a que 15 ans... Intéressant. D'ailleurs, cette même jeune fille se masturbe à un moment donné. Non, vous n'êtes pas sur Showtime mais bien sur la CW. Les cinq héroïnes assistent quand même en cachette au début de la nuit de noce du Prince Phillip et d'Elizabeth, ce qui les excite. Le porno de l'époque quoi. Autant vous dire que cette sexualité hyper présente dans le pilote risque de finalement jouer contre Reign, même si la chaîne ne semble pas s'en inquiéter pour le moment.

   L'aspect soap est accentué lorsqu'entre en scène la Reine Catherine de Médicis, un personnage forcément passionnant, qui tire toutes les ficelles à la Cour, faisant croire à son mari que c'est lui qui décide de tout. Elle affronte d'ailleurs vaillamment ses infidélités avec Diane de Poitiers. Elle n'apprécie guère Mary, mais elle sait son importance stratégique et elle veut à tout prix le bonheur de son fils... et qu'il reste en vie ! Nostradamus -oui, il fait aussi partie de la série- lui a en effet prédit un destin funeste... Et puis il y a un fantôme. L'aspect le moins intéressant du pilote. On sait très bien que les histoires de fantômes n'apportent jamais rien de bien, surtout sur le long terme. Et puis il y a la forêt qui entoure le château, sombre, dangereuse. Mary s'y aventure déjà et n'est pas déçue du voyage. Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher la surprise en cas de commande. Ne vous attendez pas non plus à un truc énorme. Mais disons que Reign place là un élément mystérieux, qui pourrait potentiellement se révéler intéressant par la suite s'il est bien exploité. 

   Reign est assurément un projet ambitieux, tant par son aspect historique que par son goût pour les moeurs légères. Mais il n'est probablement pas adapté à la CW, qui ne peut pas non plus repousser ses limites au-delà d'un certain point, que cette série semble franchir à plusieurs reprises dès le pilote. Et si c'est pour qu'elle s'assagisse par la suite, je n'en vois pas l'intérêt ! Si ce script manque cruellement d'humour, il ne manque en tout cas pas d'intérêt. 


12 mars 2013

Once Upon A Time [2x 16]

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The Miller's Daughter // 7 740 000 tlsp.

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   Cet épisode de Once Upon A Time, c'est ce qu'on appelle dans le jargon sériephilique un "game-changer". Il avait pour mission d'emmener les personnages dans une autre direction, qui est plus ou moins un retour aux sources d'ailleurs, et il les force juste avant à se dévoiler encore plus, montrer d'autres visages, gagner en profondeur. The Miller's Daughter accomplit cela impeccablement, grâce à des acteurs talentueux qui habitent à tel point leurs personnages qu'il nous est impossible d'imaginer qui que ce soit d'autre à leur place. Peut-être à tort d'ailleurs : la preuve avec Rose McGowan, qui a endossé brillamment le rôle de Cora jeune. Physiquement, choisir une actrice qui devient un peu plus année après année la réincarnation de Michael Jackson -oui, elle a eu un accident de voiture... bla bla bla- n'est pas idiot compte tenu du fait que Barbara Hershey a elle-même un petit côté "King Of The Pop" dans le nez, les pommettes et l'expression globale. La bonne nouvelle, c'est que ça ne les a pas empêchées d'être aussi bonnes l'une que l'autre, que ce soit dans la sensualité -Cora et Rumple ont été amants bon sang !- dans la joie -lorsque le visage de Cora s'illumine au moment où elle retrouve son corps et qu'elle revoit sa fille avec les yeux d'une mère aimante- ou dans la colère -à peu près tout le reste du temps- et toute cette palette d'émotion en seulement 42 minutes, Once Upon A Time est l'une des rares séries à l'offrir. Découvrir que Cora mène sa vie sans son coeur depuis tant d'années, c'est comprendre bien des choses. C'est malin. C'est émouvant. C'est d'autant plus déchirant quand elle nous quitte définitivement. Le personne nous manquera assurément. 

   On a l'habitude maintenant deux saisons plus tard, mais c'est toujours un plaisir de constater qu'il y a beaucoup d'amour enfoui au fin fond du fond du corps et du coeur de Rumplestiltkin. Un instant, on a de la tristesse pour lui et on se surprend à avoir envie de verser une larme face à la déclaration qu'il délivre à sa chère et tendre Belle, sans pour autant le faire parce qu'on n'a pas le temps non plus de s'apitoyer dix minutes. La minute d'après, il nous rappelle à l'ordre en se comportant comme la dernière des ordures avec Mary Margaret, qu'il pousse à commettre l'irréparable. C'est fantastique tout ça, non ? Je ne suis pas déçu que les auteurs aient osé pousser Snow dans ses derniers retranchements, mais je regrette un peu que sa prise de conscience soit aussi rapide. J'aurais aimé qu'elle devienne vraiment mauvaise un peu plus longtemps. Mais je suppose que ça n'aurait pas été très crédible. Ou alors il aurait fallu faire monter la sauce plus longtemps et prendre le risque de nous ennuyer. Honnêtement, on a eu notre dose d'ennui au cours de quelques épisodes précédents. C'est mieux ainsi. Comment Regina peut-elle se remettre de ça ? Elle ne pourra jamais ! A moins qu'on ne lui efface la mémoire à  un moment donné. Quand on y pense, ça fait peur. Au bout de 3, 4 saisons, que restera-t-il à dire et à faire sur ce personnage, et sur les autres aussi d'ailleurs ? Je suis un peu inquiet. Les héros de Once Upon A Time, de par leur statut féérique, semblent condamner à ne jamais véritablement évoluer. Et on ne peut décemment pas tout miser sur Emma ! D'ailleurs, dans cet épisode, elle m'a fait penser à Olivia Dunham de Fringe. Cette découverte progressive de ce dont elle est capable, cet émerveillement mêlé d'inquiétude... Pendant ce temps à Storybrooke, le temps s'est arrêté, rien d'autre n'existait. 

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// Bilan // Cet épisode de Once Upon A Time, en dehors d'une certaine prévisibilité, est une petite merveille qui relance admirablement la saison 2. Mais les nouveaux horizons ne ressembleraient-ils pas un peu trop à ceux de départ ? On verra. On est prêts à continuer le voyage. 

11 mars 2013

Brenda Forever [Pilot Script]

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BRENDA FOREVER

Comédie (Single-Camera) / 22 minutes

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Ecrit par Andrew Leeds (Rex is not your lawyer) & David Lampson. Pour Sony Pictures Television, Fedora & NBC. 36 pages.

1995. Brenda, 13 ans, est une jeune fille en surpoids qui n'a pas froid aux yeux, dont les hormones sont en ébullition. Avec sa meilleure amie, Pearl, plus réservée, elle ne rêve que d'une chose : être enfin une adulte et mener la grande vie. En attendant, un garçon de l'école lui plait et elle a bien l'attention de l'attirer dans ses filets... 2013. Brenda, 31 ans, est devenue une jolie femme, elle a maigri, elle est devenue une musicienne accomplie, mais dans sa tête, elle a toujours 13 ans. Alors qu'elle est en couple, elle n'a d'yeux que pour l'un de ses collègues. Contre l'avis de Pearl, qu'elle traîne toujours comme un boulet depuis toutes ces années, et de Neil, son meilleur ami qui est sur le point de se marier, elle décide de proposer à son officiel et à son obsession une partie à trois, à leurs risques et périls...

Avec Ellie Kemper (The Office), Da'Vine Joy Randolph, Stephanie Weir... (casting en cours)

 

   COUP DE COEUR, les amis. COUP DE COEUR. Je suis sûr que ça vous ait déjà arrivé de vous dire, en lisant un livre ou en regardant un film ou une série, que vous auriez aimé en être l'auteur parce que l'histoire vous parle plus que n'importe quelle autre, que vous aviez ça au fond de vous sans avoir la force, le courage ou tout simplement le talent de l'exprimer. Le script du pilote de Brenda Forever m'a fait cet effet. Le premier acte m'a vraiment accroché et j'ai dévoré la suite avec excitation et un début de passion pour cette héroïne amusante, touchante et terriblement humaine, loin, très loin d'être parfaite. Je ne sais pas ce que vaut Ellie Kemper, n'étant pas un téléspectateur de The Office, mais j'espère vraiment qu'elle sera à la hauteur du personnage. J'aurais bien vu Rose Byrne dans ce rôle, ou ma sweet love Katie Holmes. Mais je suppose que Kemper est plus efficace dans la comédie. A voir si elle parvient à être aussi drôle qu'attachante. Avec un tel matériel, si elle échoue, c'est qu'elle n'est vraiment pas douée ou alors qu'on l'a super mal dirigée...

    Je ne sais pas ce que NBC va pouvoir faire de Brenda Forever, sachant que ce n'est ni une comédie familiale (The New Normal, la future série de Michael J. Fox), ni une comédie de bureau (même s'il ne restera plus que Parks And Recreation sans doute après la fin de The Office et 30 Rock), ni tout à fait une comédie sur une bande de potes (à la Go On ou Community). Elle aurait sans doute plus eu sa place sur ABC ou sur la FOX, laquelle aurait pu l'associer à New Girl et The Mindy Project sans difficulté. D'ailleurs, les points communs avec la série de Mindy Kaling sont assez nombreux. L'humour n'est pas tout à fait le même, mais c'est en quelque sorte une version améliorée. Il est déjà arrivé à The Mindy Project de proposer de temps à autres quelques courts flashbacks sur l'enfance ou l'adolescence de l'héroïne, et c'était souvent très réussi. Brenda Forever mise tout sur l'alternance entre ce passé et ce présent, en accentuant l'idée qu'on a beau grandir, viellir, évoluer, on reste toujours l'enfant ou l'adolescent que nous étions, au fond. Et ça me parle. Je trouve ça infiniment touchant. Grâce à une voix-off relativement présente, qui lit en fait quelques morceaux choisis de son journal intime, la jeune Brenda raconte la moindre de ses pensées, des plus débiles aux plus salaces, occasionnant de nombreux rires. Extrait : "I have this craving to touch his lips, to feel his skin against mine. To join our bodies, like in ancient times". C'est souvent naïf et en même temps osé. "Both of us drip sweat. Because it's hot. Because of the fire that's burning inside me. To conserv oxygen, we exhale into each other's mouths..." Bref, spoiler alert : Brenda se prend un avertissement de son école lorsqu'une prof la soupçonne de s'être masturbée en classe. Ce qui provoque évidemment quelques remous cocasses et hilarants avec ses parents. Et dans le présent, la scène du threesome est absolument géniale ! On y a déjà eu droit dans quelques films, mais celle-là a quelque chose en plus, de très direct, de très franc, ça sent le vécu ! Les personnages secondaires fonctionnent bien dans l'ensemble. Et l'esprit des années 90 finit d'achever ce petit chef d'oeuvre, avec plein de références et de la "bonne" musique ("Waterfalls" de TLC)... 

   Je crois que l'unique reproche que je suis en mesure de faire à Brenda Forever, c'est qu'elle n'est PAS une dramédie de 42 minutes. Avec un format de comédie, elle risque de ne pas pouvoir prendre toute l'ampleur qu'elle mérite. Je sens déjà la frustration poindre. Mais avant cela, il faut déjà qu'elle soit commandée et, malheureusement, ce n'est pas gagné. Si NBC n'en veut pas, j'espère qu'une chaîne concurrente aura la présence d'esprit de ne pas abandonner ce petit bijou d'humour, ultra-générationnel. 

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10 mars 2013

Glee [4x 15]

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Girls (And Boys) On Film // 6 720 000 tlsp.

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   81ème épisode de Glee et 500ème performance (Rachel et Blaine ayant probablement assuré totalement ou partiellement 300 d'entre elles) sur l'excellent Shout. Oui, quatre saisons plus tard, les comptes sont impressionnants. De quoi relativiser un peu sur le manque d'originalité de certaines prestations parfois. Dans Girls (And Boys) On Film, la série rend hommage à quelques chansons mythiques du cinéma, en reprenant les mises en scène emblématiques qui les accompagnaient. C'est clairement l'aspect musical de l'épisode qui le rend si sympathique et divertissant car les intrigues ne suivent pas vraiment.

   "You're All The World To Me" ouvre très mollement l'épisode -c'est vraiment le genre de morceau qui m'ennuie profondément- mais la prouesse technique est impressionnante. En plus, c'est toujours un plaisir d'entendre Jayma Mays pousser la chansonnette. Je n'étais vraiment pas excité à l'idée de regarder un épisode en grande partie consacré au couple Schue/Emma, mais leurs scènes se sont avérées moins chiantes que prévu. Je reste cependant toujours persuadé que les auteurs brassent du vent les concernant et auraient mieux fait de les marier une bonne fois pour toutes. Quel intétêt pour nous de partir sur un reboot de la saison 1, au début de leur relation ? Vont-ils au moins chercher à faire différent ou va-t-on se coltiner la même chose, avec des clins d'oeil aux premiers épisodes histoire de donner l'impression d'une boucle qui se forme, d'une pertinence factice ? Et, surtout, Emma va-t-elle nous refaire le coup du dépucelage impossible ? A moins que l'aveu de Finn ne vienne tout bouleverser... mais j'en doute. Il l'a d'ailleurs fait de manière totalement typique chez lui : sans réfléchir, sans penser aux répercussions, juste pour se libérer d'un poids. La tête de Matthew Morrison à ce moment-là m'a fait marrer. Il en fait vraiment des caisses, il est mauvais comme un cochon. Le mot "SOAP" est inscrit sur son front. Du coup, le passage n'a pas eu la force qu'il méritait. Sinon, "In Your Eyes" devant la demeure enneigée de Princess Emma, était correcte. 

   "Come What May", extraite de Moulin Rouge!, est une chanson que j'adore. Voilà, c'est dit. Darren Criss et Chris Colfer n'ont eu aucun mal à lui faire honneur. C'était une prestation un peu gratuite, mais j'ai plutôt aimé que cela aboutisse à la fin de l'épisode sur une prise de conscience de Kurt : qu'Adam soit son "rebound guy" ou non -chose qu'il ne peut pas savoir à l'avance- il n'a plus d'autre choix que d'avancer, s'engager sur une autre voie... Ils se retrouveront sans doute Kurt et Blaine, mais pas tout de suite, pas maintenant, pas comme ça. On verra... Et puis cet Adam a l'air d'être un chic type, non ? Son accent anglais hyper prononcé m'énerve déjà, mais à part ça, je lui laisse le bénéfice du doute. Comme prévu, Santana apporte beaucoup pour le moment aux intrigues à New York. Elle fait office de catalyseur, avec tout l'humour et la bitcherie qu'on lui connaît. J'ai adoré ses répliques ("Doctor Who" comme surnom ppur Adam, "Plastic Man" pour Brody), son goût pour l'inspection générale des placards et des poubelles de ses nouveaux colocataires... Bref, Santana quoi. Toutefois, elle se trompe sur un truc : Brody ne vend pas de la drogue, il est trop propre sur lui pour ça ! Il est gigolo. Ca parait évident ! Pas très maligne cette tentative de rebondissement pour le prochain épisode, les gars ! Concernant la grossesse de Rachel, on est toujours dans l'expectative. Que va-t-elle faire ? Je ne vais pas pour redire tout ce que je pense de la meilleure solution mais la plus improbable aussi dans Glee : l'a-vor-te-ment ! 

   "Unchained Melody". Ghost. Souvenirs émus. On était avec Marley et Jake dans le gros gros cliché de la comédie romantique, mais c'était volontaire et c'était bien fichu et bien chanté. Marley qui sort de son corps, en quelque sorte, et qui prend du recul sur ce moment, et qui l'imagine différemment, dans les bras d'un autre, c'était une belle idée de mise en scène. Le rendu était du coup un peu moins niais. Contrairement à la scène Finn/Will, le moment de l'aveu était plus fort, plus déchirant. Mais bon, rien de très original non plus et surtout rien d'inattendu. Heureusement, ce n'est pas Kitty qui a craché le morceau, on le sentait venir ce coup-là quand Marley -quelle conne quand même !- lui a avoué. A part ça, à McKinley, les mash-up de la semaine étaient plutôt sympas, même si j'en ai franchement ras le bol de la division garçons/filles à laquelle on a le droit constamment ! J'ai une nette préférence pour le "Old Time Rock'n'Roll / Danger Zone", très entrainant et fun; là où j'avais l'impression d'avoir déjà entendu mille fois le "Diamonds Are A Girl's Best Friend / Material Girl". 

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// Bilan // Un épisode de Glee appréciable, pauvre en originalité et en finesse du côté des intrigues, mais mené parfaitement du côté de la mise en scène et des prestations scéniques et vocales. 

09 mars 2013

How The Hell Am I Normal? [Script Review]

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HOW THE HELL AM I NORMAL?

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Comédie (Single-Camera) // 22 minutes

Ecrit par Adam F. Goldberg (Breaking In, Une famille presque parfaite).  Pour Happy Madison Productions, Sony Pictures Television & ABC. 34 pages.

Grandir dans les années 80 au sein d'une famille complétement barrée mais aimante, c'était le quotidien d'Adam, aujourd'hui trentenaire, qui se demande comment il a pu devenir si "normal" dans de telles conditions. A partir des vidéos qu'il a tournées pendant toute son enfance, il en retrace les événéments les plus marquants...

Avec Wendi McLendon-Covey (Mes meilleures amies, Modern Family), George Segal (Retired at 35, Voilà!), Jeff Garlin (Arrested Development, Curb Your Enthusiasm), Darien Provost, Troy GentileHayley Orrantia..

 

   Je ne sais pas si je suis simplement bien tombé jusqu'ici ou si cette saison des pilotes, les scripts des comédies sont particulièrement réussis, mais après Mixology et Super Clyde, je dois dire que How The Hell Am I Normal? m'a beaucoup plu ! Et peut-être encore plus que les autres. Autant dire que ça me déchirera le coeur si ABC ne commande pas le pilote en série, d'autant que le casting semble solide. Ce projet a plusieurs atouts indéniables.

   D'abord, il fonctionne sur la nostalgie à plein régime en utilisant les années 80 bien plus habilement que comme un simple gimmick. Quitte à ce que l'on ait justement l'impression de regarder une série de l'époque (sauf que ce n'est pas une multicamera ici) ! Si la voix-off de départ, qui explique à travers les mots du héros -et en réalité, du créateur- pourquoi il a décidé de nous raconter les aventures de sa famille, est au présent, tout le reste se déroule au coeur des fameux 80s. Ainsi, les différents actes sont introduits par des images VHS, les références culturelles populaires sont constantes et sont habilement insérées pour ne pas donner l'impression d'être forcées, et la musique vient définitivement poser l'ambiance en fin de pilote avec le titre Kyrie de Mr. Mister. Je soupçonne d'ailleurs la conclusion d'avoir un rendu très cheesy à l'image, mais on en vient justement à mon deuxième point : ce pilote possède un certain pouvoir émotionnel ! Cela a sûrement beaucoup à voir avec la nostalgie, mais pas seulement celle d'une époque perdue, que l'on a toujours tendance à glorifier, tout simplement celle d'une famille où les parents ont vieilli et les enfants ont grandi et dont le fils cadet se remémore ses souvenirs en se disant que rien ne sera plus jamais comme avant. C'est quelque chose qui peut résonner chez tout le monde. Et puis l'auteur précise bien qu'il y a une grande part d'autobiographie dans tout ce qu'il raconte. Lorsqu'il décrit sa mère, son père, son frère, sa soeur et son grand-père, les protagonistes principaux, c'est autant de déclarations d'amour, qui sont aussi amusantes que touchantes. Par exemple, Murray, le patriarche, un homme bourru mais aimant, a le droit de temps en temps aux traductions de ses propos en bas de l'écran. Comme dans la plupart des comédies familiales du moment qui marchent (à peu près) -Modern Family, The Middle, The Neighbors- les enfants prennent autant de place que leurs parents dans le récit. Ils existent vraiment. Et ça n'a pas toujours été le cas.

   J'ai assez peu de réserves au final, si ce n'est que ce premier épisode est épuisant tant il fourmille d'idées, de scènes d'hystérie, de mise en abîme (la série est en fait le résultat de ce que le petit Adam a filmé tout au long de sa jeunesse)... On ne s'ennuie jamais, mais il faudra peut-être se poser un peu dans les épisodes suivants afin de ne pas nous abrutir. How The Hell Am I Normal?, avec son ton survolté, déjanté et émouvant, a toutes les chances de séduire un large public intelligemment !


Tueurs En Séries [Dana Delany défend "Body Of Proof et balance sur "Desperate"]

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Au sommaire : - C'est la fête des renouvellements ! - "Drop Dead Diva" ressuscite - "Zero Hour" et "90210" tirent leur révérence, bientôt la fin de "Dexter" - Un teaser de la saison 6 de "Mad Men" - Duchovny appelle les fans de "X-Files" à se mobiliser - Steven Spielberg veut son "Napoléon" - On répond à vos questions : "Sons of Anarchy", "Doctor Who", "Castle" - Zoom sur "Body of Proof" avec Dana Delany - "Homeland" : les autres vidéos tournées par Brody... 

 

08 mars 2013

Golden Boy [Pilot]

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Pilot // 10 560 000 tlsp.

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What About ?

La trajectoire fulgurante d'un "simple flic" qui devient en quelques années seulement, de l'âge de 26 ans à celui de 34, officier, puis détective et enfin commissaire, le plus jeune de l'histoire de New York...

Who's Who ?

 Créé et produit par Greg Berlanti (Everwood, Brothers & Sisters, Arrow) et Nicholas Wootton (Chuck, New York Police Blues). Avec Theo James (Downton Abbey, Bedlam), Chi McBride (Pushing Daisies, Boston Public), Kevin Alejandro (True Blood, Southland), Holt McCallany (Lights Out), Bonnie Somerville (Cashmere Mafia)...

What's More ?

Le héros de la série a bien failli être incarné par Ryan Phillippe ! Mais à quelques jours du tournage du pilote, en accord avec la production, il s'est désengagé, estimant qu'il n'était pas prêt à se plier à la rigueur qu'une série de network requiert. 

So What ? 

   Cette année, sans que je me consulte avec moi-même, presque comme un oubli conscient, je suis passé à côté des pilotes de Vegas et de Made In Jersey -ouais, ça fait un choc d'en reparler, on l'avait déjà complètement oubliée celle-là- mais je me suis dit qu'il fallait que je fasse un effort avec Golden Boy. Au moins pour Greg Berlanti. Certainement pas pour CBS. Je ne peux pas dire que je le regrette. Elle a tout de la série de mi-saison typique de la chaîne, que l'on pourrait même considérer comme sa bonne action annuelle. Elle dérive du standard Les Experts/NCIS juste assez pour nous donner de l'espoir. NYC 22 ou Chaos les saisons précédentes ont payé leur "originalité" -même si c'est un bien grand mot- en étant proposées dans des cases horaires moins exposées voire mortes -de préférence le vendredi- avec bien peu de promotion à la clé. Golden Boy a l'avantage d'arriver après un automne et un hiver peu concluants pour les nouveautés. Ni Vegas ni Elementary n'ont été de grand succès -ce n'est pas faute d'avoir essayé- et je ne parle même pas de Made In Jersey ! L'ambitieux Walter Clark avait donc un coup à jouer...

   ... Et il s'en sort pas si mal le bougre ! Je n'ai pas eu un coup de coeur pour Golden Boy, soyons clairs. Mais je l'ai trouvé intéressant ce pilote, de par sa structure narrative d'abord, même si elle s'annonce redondante -le héros ne va quand même pas raconter pendant six ans, dans le meilleur des cas, une nouvelle histoire/enquête de son passé à un journaliste ?!- et de par la dualité qui l'habite. On ne peut pas dire qu'il soit attachant : on apprécie guère les froids, distants et ambitieux monsieurs en général. Mais il est atypique et un peu plus nuancé que cela comme le prouvent les flashforwards. Mais ne nous propose-t-on pas l'inverse de ce que l'on aurait eu envie de voir, c'est à dire un héros qui commence sa carrière plein d'optimisme, d'altruisme et de bienveillance et qui la poursuit -et pas nécessairement la finit- transformé en un monstre d'égoïsme et de prétention ? C'est toute la différence entre CBS et disons... Showtime ! Il faut un happy ending, et on nous le sert ici carrément dès le pilote ! Bref, c'est la bonne idée qui n'en est pas vraiment une. Elle produit l'effet inverse de celui recherché. A-t-on vraiment envie de voir un homme pas cool devenir cool ? Non ! Dans un sens, ce n'est pas plus mal que la série se concentre avant tout sur la période où il n'était pas cool. Il est sans doute plus passionnant au présent que dans le futur. Ses premières altercations avec ses collègues sont réussies. On se plait à le voir se frotter à un Chi McBride bien en forme, pas commode du tout et avec une dose d'humour bienvenue pour détendre l'atmosphère de temps en temps. Parce qu'elle est quand même super tendue. On sent au comissariat comme un gros flottement, beaucoup de non-dits et sur la longueur, ce sera sûrement un élément intéressant à voir se développer. Sauf si ça doit être évoqué trois fois seulement par saison, à la Mentalist. Les personnages secondaires manquent tout de même un peu de charisme pour le moment et tout ça est un peu trop masculin à mon goût. La seule femme de l'équipe se retrouve du coup coincée dans cette représentation. En 2013, ça ne me parait pas très moderne. Façon Prime Suspect. Mais tout ça est amené à évoluer. Tout comme la relation de Walter avec sa soeur, intrigante et touchante du peu qu'on en voit. En revanche, le problème de Golden Boy est sans surprise l'aspect procedural inévitable sur CBS, qui prend beaucoup de place dans ce premier épisode et sans doute dans les suivants. Ce sont les moments où je m'ennuie. Donc souvent. Petite satisfaction néanmoins : la réalisation est dynamique et un peu plus recherchée que la moyenne sur CBS. 

   Ce Golden Boy ne fait pas rêver, mais il a suffisamment de charisme, de charme et même de magnétisme pour nous donner envie de revenir auprès de lui régulièrement...

What Chance ?

 CBS vient d'annoncer que le show resterait diffusé jusqu'a à la fin de la saison après NCIS: Los Angeles, contrairement à ce qui était prévu et ce malgré un départ décevant. C'est un signe de confiance. De là à imaginer que la série dépassera la première saison... je n'y crois pas du tout.

How ? 



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07 mars 2013

Once Upon A Time [2x 15]

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The Queen Is Dead // 7 390 000 tlsp.

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    Et si Snow devenait méchante ? C'est vers cette perspective réjouïssante que nous amène cet épisode solide -enfin- de la saison 2 de Once Upon A Time. Pile au moment où l'on pensait les Charming perdus à tout jamais dans leur monde de niaiserie, une lueur d'espoir vient raviver la flamme. Il y a encore du boulot pour rendre le Prince Charmant moins charmant, mais notre héroïne, elle, n'est plus blanche comme neige. De vilaines pensées l'ont envahie et, on l'espère, ne la lâcheront pas de sitôt. Encore une fois, l'excellente Bailee Madison a rayonné dans tous ses flashbacks, son jeu étant toujours plus proche de celui de Ginnifer Goodwin, comme si elle était sa fille ou sa soeur jumelle qui n'aurait pas vieilli. A chaque fois, je n'y peux rien, elle me fascine et me bouleverse. Pour jouer la mère de Blanche Neige, c'était une très bonne idée de faire appel à Rena Sofer. Physiquement, il y a là aussi un vrai lien de parenté. C'est bluffant. Je suis moins fan de son jeu à elle dans cet épisode. Elle n'a pas su trouver le ton juste, versant presque dans la caricature, mais en même temps elle a été payée pour pleurer, tousser et mourir. Alors... Tous ces passages dans le passé, en plus d'être émouvants, nous ont grandement éclairé sur Snow. J'étais ravi de constater qu'elle a eu sa période capricieuse, où elle ne traitait pas forcément les domestiques avec respect -pauvre Mrs Patmore !- mais sa chère maman a su la remettre dans le droit chemin et elle a gardé ses conseils au plus près de son coeur. C'est ce qui l'a amené jusqu'ici et elle constate avec effroi qu'être bonne et aimante ne réussit pas toujours. Les manigances de Cora et Regina sont assez classiques dans le fond, et on a tendance à s'en lasser, mais elles savent encore surpendre de temps à autres, comme lorsque Cora jette littéralement Johanna par la fenêtre ! Et tous les crimes que Cora a commis pour donner le pouvoir à sa fille... Cela explique bien des choses ! Les auteurs ont fait du très bon boulot pour lier intelligemment les destins de chaque personne les uns aux autres. 

   A New York, on prépare malicieusement la suite des événements en ajoutant l'arrivée de Hook aux ingrédients déjà mis en place, très familiaux et familiers. Cela devrait amener "naturellement" Baelfire à rejoindre Storybrooke, chose qui n'était pas gagnée au départ. Le Capitaine Crochet est un vrai bon personnage qui a une capacité rare chez les hommes de la série en dehors de Rumplestiltskin -qui n'est pas son rival par hasard- il ré-flé-chit ! Et il est très doué. Il aurait pu sauvagement assassiner son ennemi. Non ! Il l'empoisonne. C'est plus classe et l'agonie est assurément plus lente et douloureuse. Concernant le comportement de Henry dans cet épisode, j'émet quelques réserves. J'aime bien ce gosse et je me plais à le répéter mais son attitude envers sa mère est un peu too much. Une ligne de dialogue ridicule comme "New York pizza is cheesy, delicious, and doesn’t lie", on s'en passerait volontiers ! Et puis Emma subit encore et toujours tout ce qui se passe autour d'elle. Elle agit deux fois par saison à peu près. De préférence dans le Season Premiere et dans le Season Finale. C'est trop peu. 

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// Bilan // Parce qu'il est émouvant et vraiment bien écrit, ce 15ème épisode de la saison 2 de Once Upon A Time est l'un des meilleurs cette année, si ce n'est le meilleur, et l'un des plus réussis depuis que la série est née. On se dirige peut-être vers une suite et fin de saison à la hauteur de celles de la première...

06 mars 2013

Red Widow [Pilot & 1x 02]

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Pilot // The Contact

7 130 000 tlsp.

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What About ?

Marta Walraven voit sa vie bouleversée lorsque son époux, un parrain de la drogue, est assassiné par un rival. Cette femme au foyer de la banlieue californienne se découvre une ténacité qu'elle ne pensait pas avoir. Décidée à tout faire pour garder sa famille unie et venger la mort de son mari, elle rejoint les affaires familiales, aux côtés de son père et de son frère. Alors qu'elle s'immerge dans le sombre milieu du crime organisé, Marta va mettre à l'épreuve sa propre force, ses ressources et sa détermination comme jamais elle ne l'avait fait auparavant.

Who's Who ?

 Drama créé par Melissa Rosenberg (Dexter, Twilight). Adapté de la série nnéerlandaise Penoza. Avec Radha Mitchell (Silent Hill), Luke Goss (Hellboy II), Goran Visnjic (Urgences), Lee Tergesen (Oz), Jaime Ray Newman (Eastwick, Eureka), Suleka Mathew (HawthoRne, Men In Trees), Sterling Beaumon (Lost), Clifton Collins Jr. (The Event) et la participation de Anson Mount (Hell On Wheels).

What's More ?

 Pendant un temps, le projet était nommé The Life. Finalement, ABC, peu sûre d'elle, a demandé aux internautes de choisir via Facebook leur titre favori. C'est Red Widow qui l'a emporté. 

So What ?

   Les sombres trafics de son mari et de sa famille ont pourri la vie de Marta Walraven ? Eh bien je n'ai aucune pitié pour elle : elle a pourri ma soirée ! Je savais que je n'allais pas aimé le pilote de Red Widow puisque la lecture du script m'avait déjà laissé de marbre il y a quelques mois (ICI), mais j'avais l'espoir fou que les prestations des acteurs amélioreraient le produit final. Il n'en a rien été. Ils se débrouillent comme ils peuvent, mais le matériau d"origine est vraiment trop faible. Et comme le premier épisode est plus une mise en place qu'autre chose, le deuxième diffusé dans la foulée avait pour mission de nous donner une idée plus générale de ce vers quoi les auteurs souhaitaient aller au cours de cette courte première saison de huit épisodes. Je m'attendais éventuellement à un format : un épisode = une mission, mais  il faudra encore attendre le troisième morceau pour le savoir puisque l'annonce de la première mission sert de cliffhanger au deuxième épisode ! En clair, ils essayent en vain de crédibiliser et d'approfondir pendant 42 minutes une histoire qui ne pouvait de toute façon que laisser indifférent. Une manière aussi de nous faire croire que nous ne sommes pas devant un formula show, alors qu'en réalité, un petit peu quand même ! Et ce serait préférable de l'assumer à vrai dire. Peut-être qu'on trouverait plus de plaisir à suivre des missions plutôt que des lamentations, des hésitations et des faux mystères. 

   Avec Red Widow, on est à mi-chemin entre le thriller et le soap. Mais un mauvais thriller, ni prenant ni bien ficelé, et un soap médiocre, paresseux et ennuyeux. Tout est très sérieux, sauf peut-être quand le "Parrain" interprété par Goran Visnjic entre en scène, comme s'il était le seul à avoir compris que tout ça est quand même du grand n'importe quoi et qu'il vaut mieux en rire. Il parvient aussi à être menaçant, voire flippant, et il y a une certaine alchimie entre Radha Mitchell et lui. C'est, je crois, les moments qu'ils partagent qui m'ont permis de ne pas m'emdormir devant tant d'ennui. Il faut dire que tous les personnages sont extrêmement antipathiques (le frère, le père, le fils), quand ils ne sont tout simplement pas inexistants (la mère, la soeur, la meilleure-amie). Oui, bizarrement, ce sont les personnages féminins qui sont les moins bien servis. Même l'héroïne ne parvient pas à être attachante. On ne comprend d'ailleurs jamais vraiment ce qu'elle pense, ce qu'elle veut... On nous promettait pourtant des restes de girl power, non ? Rajoutez par dessus tout ça des clichés à n'en plus finir sur les mafieux, sur les Russes, sur les Colombiens, et par extension, sur les sacro-saints Américains, et vous obtenez une série sacrément indigeste. 

   La Red Widow rejoindra bientôt, et sans surprise, son défunt mari aux pays des personnages partis trop tôt, ou peut-être pas assez vite. Elle est morte de l'intérieur et nous morts d'ennui quand on la regarde. Cela fait beaucoup de cadavres pour une si petite série.

What Chance ?

Je n'ai jamais cru en ce projet, et ce n'est certainement pas avec son premier score (surtout sur les 18/49 ans) que l'espoir est permis. ABC a déniché son nouveau flop de la saison 2012/2013, le cinquième après 666 Park Avenue, Last Resort, Nashville (bah oui...) et Zero Hour. Prochaine victime probable : Mistresses cet été ! 

How ? 



05 mars 2013

Oxygen [Pilot]

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STARCROSSED (aka OXYGEN)

Drama // 42 minutes

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Créé par Meredith Averill (The Good Wife). Produit par Josh Appelbaum et Andre Nemec (Life On Mars US). Pour CBS Television Studios et CW. 60 pages.

Lorsqu'au beau milieu de la nuit, une invasion extraterrestre transforme une ville de l'Illinois en champ de bataille, Emery, 6 ans, tombe nez à nez sur un alien de son âge, qu'elle décide d'héberger à l'insu de ses parents. Les autorités ne tardent pas à le retrouver et lui tirent dessus, laissant la petite fille traumatisée par cette rencontre du troisième type. Dix ans plus tard, alors que les intrus, nommés les Orions, sont restés coupés du monde dans un camp à l'écart de la ville, neuf d'entre eux sont selectionnés pour intégrer un lycée afin de tester leurs capacités d'adaption à la vie humaine. Parmi eux : Roman, le petit alien qui a bien grandi et qui ne va pas tarder à croiser le regard d'Emery...

Avec Aimee Teegarden (Friday Night Lights), Matt Lanter (90210), Grey Damon (Friday Night Lights, Secret Circle), Malese Jow (Vampire Diaries), Titus Makin Jr. (Glee)... (casting en cours)

 

   Des extraterrestres... dans un lycée... on pense tout de suite à Roswell, évidemment. Mais ce serait injuste et malhonnête de taxer d'emblée Oxygen de copieuse alors que la série de Jason Katims -oui, ne l'oublions pas !- s'est arrêtée il y a plus de dix ans. On a quand même le droit de refaire un teen soap avec des aliens à un moment donné, non ? Je ne dirais pas qu'elles n'ont rien à voir l'une avec l'autre, ce serait mentir, mais des tas d'éléments suffisent à les différencier, ne serait-ce que : 1/ Tout le monde sait qui ils sont, ils cachent bien des choses mais certainement pas leur vraie nature 2/ Ils n'ont pas grandi au milieu des humains. Et dans ce pilote, cela amène naturellement de nombreux questionnements. Tout comme Emery et sa meilleure amie Julia -en phase terminale de ce qui semble être une leucémie- ces étrangers suscitent à la fois fascination et dégoût. Les deux jeunes filles parviennent à pénétrer sur leur camp et découvrent ainsi leur mode de vie, leur environnement et effleurent certains de leurs secrets les mieux gardés. C'est un passage fort et en même temps un peu décevant. On s'attend à autre chose, de moins caricatural peut-être, de plus dépaysant (des joueurs de tarots inquiétants, des vendeuses de babioles insistantes et gueulardes... on est ni plus ni moins comme dans un pays oriental... et cette caricature est presque dérangeante quand on y réfléchit bien...). Mais cette partie est néanmoins prenante et offre de quoi alimenter un début de mythologie. On comprend dans les non-dits que l'auteur a d'ores et déjà quelques idées derrière la tête. On ne va pas non plus l'en féliciter en même temps, c'est un peu normal quand on s'attaque à un tel thème !

   Là où Oxygen devient moins palpitante, c'est lorsqu'elle met en place sa structure typiquement CWienne liée aux personnages d'ados et tous les clichés habituels qu'ils véhiculent avec les populaires d'un côté et les aliens de l'autre, lesquels sont ni plus ni moins traités comme un certain... Glee Club ! La série musicale de la FOX est d'ailleurs moquée au détour d'une réplique. Leur avantage, c'est qu'ils sont moins niais. Leur désavantage, c'est qu'ils ne donnent pas tellement envie de faire ami-ami avec eux. Je suis curieux de voir ce que ça va donner à l'écran. Là, comme ça, hormis Roman et sa petite soeur, aucun ne m'a paru attachant, ni même intéressant. Et c'est un peu la même chose chez les Terriens. Emery est l'héroïne typique à qui l'on a envie de faire des câlins et des bisous -et, pour sûr, Aimee Teegarden saura transmettre ce désir chez le téléspectateur- mais tous les autres sont caricaturaux et sans surprise. Dès le premier épisode, elle a trois prétendants, même s'ils ne sont pas tous déclarés : le meilleur ami geek sans doute secrètement amoureux d'elle, à moins qu'il ne se tourne vers Sophia; Grayson, le mec populaire qui les fait toutes craquer mais qui n'a d'yeux que pour Emery; et bien sûr, Roman, l'extraterrestre. On se retrouve en clair avec un rectangle amoureux déjà indigeste ! Les adultes n'ont a priori rien de spécial, ils semblent peu charismatiques et accessoires, à part peut-être celle qui sert de guide aux "Orions Nine". Elle n'est pas nette...

  De la même manière que The Carrie Diaries, Oxygen pourrait se révéler fraîche et sympathique, à défaut d'être originale. Mais je crois qu'elle arrive avec un peu de retard. Lorsque Vampire Diaries était à son apogée, elles auraient formé un super duo. Aujourd'hui, alors que la série de Kevin Williamson est devenue plus sombre et plus adulte, j'ai dû mal à l'imaginer trouver sa place. Je n'ai pas encore lu tous les autres scripts de la CW, mais je suis à peu près sûr que ce sera l'un des plus faibles et des moins ambitieux. Et en même temps, l'un des moins chers aussi ! Et ça, ça devrait peser dans la balance lorsqu'il faudra trancher...