04 décembre 2010

Fringe [3x 04 & 3x 05]

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Do Shapeshifters Dream Of Electric Sheep ? // Amber 31422

5 22o ooo tlsp. // 4 8oo ooo tlsp.

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   Y'a-t-il actuellement une série plus passionnante et addictive que Fringe ? Je me pose sérieusement la question et je crois bien que la réponse est non. Je me demande du coup comment j'ai pu faire sans elle pendant toutes ces semaines... Si Peter était au centre de la saison dernière, Olivia est revenue plus que jamais en force cette saison en partie grâce à son double maléfique qui est finalement de plus en plus attachant. Impossible de la détester, malgré ses airs de prostituée parfois. On notera d'ailleurs qu'Anna Torv est divine à chaque plan, qu'elle soit blonde, brune, châtain, les cheveux lâchés, attachés, mouillés... Elle est même devenue hyper sexy et elle a réussi plus d'une fois à m'émoustiller, bizarrement. Je suis fan des scènes qu'Olivianate partage avec Peter même si, à la longue, les tentatives de nous faire croire que Peter sait qui elle est vraiment sont lassantes. Mais ça finira bien par arriver... Il est le mieux placé actuellement pour le découvrir en tous cas ! J'essaye de me persuader à ce stade qu'ils n'ont toujours pas couché ensemble mais je sais que je me mens. Et si ce n'est pas encore arrivé, ce n'est plus qu'une question de minutes. L'enquête de l'épisode 4 est mythologique et nous dévoile un peu plus d'informations sur les mystérieux shapeshifters que les scénaristes semblaient avoir abandonné. Le parallèle avec l'état d'Olivianate est flagrant mais relativement subtile malgré tout grâce au jeu d'Anna Torv et de ses multiples nuances. J'aime assez le personnage de Newton, puisqu'il manquait un grand méchant à cette saison si l'on fait abstraction de Walternate, qui n'est pas si mauvais dans le fond. Son dilemme et celui des shapeshifters sont suffisamment bien retranscrits pour que l'on s'y intéresse vraiment. La partie la plus faible de l'épisode est l'arrivée de Walter chez Massive Dynamics. C'était plutôt amusant dans l'ensemble, mais pas très émouvant. Et puis ça m'embête de quitter le laboratoire d'Harvard. C'était plus cosy. Là, tout cet acier est tellement froid !

   Dans l'épisode 6, on met un peu de coté la mythologie de la série pour revisiter vu de l'other side un des premiers épisodes datant de la saison 1 et qui mettait en scène des voleurs de banque capables de traverser les murs (et qui y restaient occasionnellement coincés). J'apprécie le geste, d'autant que l'ajout de la matière Amber à l'intrigue a permis quelques jolis plans. Oui, souvent, Fringe est un plaisir visuel aussi. J'adore ce genre d'effet. L'histoire des deux frères se révéle étonnamment émouvante au fur et à mesure de l'épisode, et elle résonne parfaitement avec la nouvelle condition d'Olivia, prisonnière elle aussi mais d'un monde qui ne lui appartient pas. Ses deux incursions dans son monde et tout le rituel qui a précédé étaient géniales. Là encore, c'était un plaisir visuel en plus d'être intrigant et rythmé. Les parties enquête pures et dures étaient moins réussies, sans doute parce que j'ai toujours du mal à saisir l'intérêt de ces versions alternatives de Broyles, Francis et ce Lee. Olivia est tellement mise en avant que tout le reste semble ne pas avoir d'importance, même Walternate finalement que l'on voit peu, et c'est dommage, vraiment dommage. Je ne suis pas hyper fan des apparitions de Peter dans l'inconscient d'Olivia. Elles sont trop nombreuses, trop faciles... Mais on ne peut pas nier que l'on nous épargne le surplace en ce début de saison 3 et c'est hautement appréciable quand les enjeux sont si nombreux.   

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// Bilan // Au jeu du "j'aime/j'aime pas", ma liste de plaintes quant à ces deux épisodes de Fringe est courte, très courte. Olivia n'a jamais été aussi passionnante, mais au détriment des autres personnages malheureusement. La série fait toujours preuve d'une belle ambition, qu'elle étreint désormais à la perfection après quelques balbutiements compréhensibles. 

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12 octobre 2010

Fringe [3x 02 & 3x 03]

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The Box // The Plateau

5 24o ooo tlsp. // 5 19o ooo tlsp.

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    Je dois avouer que, malgré une absence totale d'ennui, j'ai trouvé cet épisode -The Box- de Fringe un peu mal écrit. Juste un peu. Un exemple tout bête : le métro qui manque de faucher Olivia et Peter. C'était un rebondissement totalement inutile et pas crédible du tout. La ligne est censée être coupée. On ne cherche même pas à nous expliquer ce qui s'est passé et je comprends bien pourquoi : on s'en fout. Oui alors dans ce cas-là il ne fallait même pas le faire !  Mais je vous accorde que ça relève du détail. Le truc qui me dérange aussi, c'est la relation entre Olivianate et Peter. J'ai bien cru qu'ils allaient "le" faire. Là, comme ça, sur le canapé, à deux pas d'un cadavre. Je veux dire : on ne fait pas l'amour dans Fringe ! On ne le dit pas et on ne le montre surtout pas. Je veux bien que les deux se rapprochent mais point trop n'en faut ! Autant j'accepte avec grand bonheur le coté badass de Olivianate, autant je ne peux pas supporter son coté chaudasse. En plus, ça fait passer Olivia, la vraie, pour une grosse frigide et, même si je reconnais qu'elle n'est pas hyper fun, ce n'est pas non plus une nonne ! Rappelez-vous du pilote et de ses scènes in bed with John Scott. Ensuite, et désolé de rester dans le négatif : l'intrigue du jour n'était quand même pas terrible. Elle a l'avantage d'être mythologique mais j'ai quand même l'impression d'un développement hyper compliqué pour en arriver à quelque chose d'assez simple et qui n'est en plus pas particulièrement excitant. Un peu marre des scènes avec la machine à écrire venue d'ailleurs. Ca a fait son effet une fois voire deux, pas dix ! Petite déception aussi sur la lecture du testament de William Bell. Ca manquait un peu d'émotion à mon goût. Avec tout ça, j'ai oublié de vous dire ce que j'ai aimé... Ben rien de précis en fait. C'est juste que c'est Fringe et que c'est quand même vachement bien !

   Pas de chance: le second épisode qui se passe dans le monde alternatif ne m'a pas plus convaincu. Là encore, j'ai passé un bon moment, sans m'ennuyer une seconde, et je n'ai pas relevé d'éléments particulièrement dérangeants dans l'enquête du jour, mais c'était quand même un peu plan plan. Olivia qui se souvient petit à petit, ce n'est pas particulièrement fascinant. On est juste rassuré que ça arrive bien que ce soit un peu tôt. Les petits détails d'Over There sont bien trouvés, j'adore ça. Et l'affaire nous a offert quelques scènes impressionnantes et super bien réalisées. Quel millimétrage ! Mais les versions alternatives de nos chers personnages -Olivia mise à part- se révélent un peu décevantes. Ou en tous cas on ne les a pas assez soignés. La plupart ne sont pas si différents, je pense à Charlie Francis surtout. Broyles reste Broyles. Astrid est devenue un robot. Dommage, je pensais qu'elle prendrait enfin un rôle plus important. Enfin il n'est pas encore trop tard... Et puis Lee, le petit nouveau, ne me fait pas beaucoup d'effet. A la limite, celui que je préfère c'est le copain d'Olivianate mais juste parce qu'il est nice et good-looking. Ce qui n'est donc pas une raison suffisante. Il a un air de Nathan Fillion qui me perturbe soit dit en passant. Enfin voilà, c'était pas mal mais pas du grand Fringe. C'est d'autant plus regrettable qu'il y a matière à faire du grand Fringe !

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// Bilan // Peut-être que j'attendais plus de renouveau de la part de Fringe en ce début de saison. Elle est un peu différente mais pas passez à mon goût et pas forcément dans le bon sens...

29 septembre 2010

Fringe [3x 01]

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Olivia (Season Premiere) // 5 8oo ooo tlsp.

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   C'est sur la promesse d'une ambition folle que Fringe nous avait quitté la saison passée. C'est tout l'univers de la série qui a été bouleversé en l'espace d'un double épisode magistral. Elle revient en forme, embrassant enfin sa destinée et sa mythologie à bras le corps. Après être restée dans l'ombre une bonne partie de la saison 2, pour la bonne cause, celle des Bishop, Olivia réalise un retour fracassant sous forme d'une fuite en avant qui la renvoit inéluctablement en arrière. L'idée d'une course-poursuite de 40 minutes ne m'aurait pas séduit sur le papier. Pourtant, c'était à couper le souffle, tant visuellement que scénaristiquement. Outre les divers clins d'oeil et autres réfèrences, qu'un second visionnage permettrait d'identifier avec précision, c'est tout un nouveau monde inexploré qui s'ouvre à nous. L'immensité de cette prison et le besoin de l'explorer sont autant d'éléments exaltants qui nous tiennent en haleine. Olivia a peur, Olivia se cache pour pleurer (comme les oiseaux ?) mais, inéxorablement, Olivia se perd. Elle devient son Autre, tandis que l'ursupatrice goûte aux lèvres de Peter comme si de rien n'était.

   J'ai toujours fait parti de ceux qui ont défendu Anna Torv, surtout au début de la saison 1 lorsque tout le monde lui tombait dessus. Elle est brillante dans cet épisode mais tout simplement parce qu'elle a la matière parfaite pour. Pas parce qu'elle est soudainement devenue bonne. Elle l'a toujours été. LA scène de l'épisode reste celle de ses retrouvailles avec sa mère, incarnée par l'excellente Amy Madigan, à qui la teinture blonde ne va pas du tout. A ce moment-là, elle n'était déjà plus elle-même, ce qui renforce l'émotion car on est tout aussi désorienté qu'elle. Son duo avec le chauffeur de taxi a fonctionné à merveille. J'en ai profité pour découvrir Andre Royo n'ayant pas été un fidèle de The Wire. Je suppose qu'on le reverra, il veille sur elle. J'ai beaucoup aimé la profondeur (toute relative) apportée avec soin à un personnage qui aurait pu n'être qu'anecdotique si les scénaristes l'avaient voulu. Ils ne sont pas tombés dans cette facilité-là. Les Broyles-nate et autres Charlie-nate manquent eux si ce n'est de profondeur en tous cas de temps de parole. C'est à la fois regrettable et parfaitement pardonnable : on n'en est qu'au Season Premiere et, si j'ai bien compris, un épisode sur deux désormais se situera dans l'autre Monde. Cela signifie moins de loners, voire pas du tout si l'on considère qu'étant donné les circonstances, aucun épisode ne pourra l'être vraiment; mais aussi moins de Peter, ce qui peut servir au personnage dont on sait désormais l'essentiel. Il fait partie de la formule Fringe mais je suis nul en maths, j'ai la conviction qu'il n'est pas indispensable sur une période donnée...

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// Bilan // Suspense, action, émotion. Moteur : Fringe est de retour !

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03 juin 2010

Fringe [2x 22 & 23]

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Over There - Part 1 & 2 (Season Finale) // 5 79o ooo tlsp.

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   Part 1. Qui aurait cru qu'un jour les perruques de Sydney Bristow seraient portées par une autre ? Certainement pas moi. Et vous ? Elles vont aussi bien à Anna Torv qu'à Jennifer Garner, et promis, ce sera ma seule réflexion superficielle de cette critique. Enfin je vais essayer. La première partie de ce deuxième Season Finale de Fringe n'est qu'une introduction à la deuxième partie mais quelle introduction bon sang ! Moi qui déteste les allers-retours en cours d'épisode, cette fois j'ai été conquis car c'était tout simplement pertinent : pourquoi nous faire découvrir d'abord qu'Olivia et Walter sont passés "de l'autre coté" ? Pour nous faire crever d'envie de savoir comment ! Et puis depuis l'épisode précédent, on se doutait bien que c'est ce qui allait arriver de toute façon. Autant entrer tout de suite dans le vif du sujet ! Alrors bien-sûr, on est dans une série aux frontières du réel et il y a des choses qui sont parfois difficiles à accepter. Comme le fait qu'il suffit à Walter de se transformer en magicien-prestidigitateur pour envoyer Olivia et ses compagnons cortexéphaniens dans le monde parallèle. Ou comme le fait que ces compagnons en question sont des Heroes en puissance. Heureusement, les scénaristes ont eu l'heureuse idée de les faire mourir un à un, évitant ainsi de les montrer en train d'utiliser leurs capacités, comparables à des pouvoirs. Il y a bien une boule de feu sortie tout droit d'une main mais ça passe étonnament bien. Leurs morts ne sont malheureusement pas très émouvantes puisqu'on les connaît à peine. Il semblerait bien en tous les cas que l'affaire Jacksonville soit classée. Elle n'aura pas délivré énormément de surprises tout compte fait mais elle a l'avantage de ne pas amener de questions inutiles.

   C'est avec délection que l'on fait la rencontre des versions alternées de nos personnages et c'est clairement la Olivia Dunham d'"Over There" qui fait la meilleure impression ! Elle est, en gros, tout ce que notre Olivia n'est pas. Elle est très souriante, espiègle. Et joueuse aussi. Parfois même, elle minaude. Elle a un petit-ami, elle semble heureuse. Elle est légère et pour cause : elle n'a jamais fait l'objet d'expériences douteuses. Et ça change tout. Voilà une belle occasion pour Anna Torv de prouver que son jeu n'est pas aussi limité que certains le prétendent. Elle est douée pour le bonheur aussi, ouf ! Charlie Francis est de retour mais il n'est pas très différent. Il a toujours la même voix profonde et l'envie irrépressible de gueuler dès qu'il peut. Broyles est là aussi et lui aussi semble plus ouvert, moins sombre. Il n'a pas l'air si terrible cet autre monde, si ce n'est que la nature est morte et que les avancées technologiques ont conduit à des drames humains. Ah et Astrid est vraiment bizarre. Quand je vous dis qu'elle va avoir une sacrée importance à un moment ou un autre... Les scénaristes déposent quelques pierres au passage afin d'aiguiser notre curiosité, en espérant qu'ils les ramassent un jour. Mais le truc le plus génial de cet autre monde, c'est quand même que The West Wing en est à sa... 11ème saison ! J'adore ce genre de clins d'oeils inutiles. Maintenant que la situation est posée et les enjeux dévoilés, Fringe peut se transcender comme il se doit...      

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   Part 2. William Bell est une des pièces maîtresses de ce Season Finale et son association avec Olivia et Walter est à la hauteur des espérances. Leonard Nimoy en impose toujours autant. Les quelques scènes où Walter et William ont l'occasion de se parler trouvent plus leur intérêt dans leurs regards que dans leurs mots. Leur amitié existe toujours malgré tout ce qui s'est passé. William n'est pas aussi méchant qu'on a voulu nous faire croire. Il a peut-être agi égoïstement parfois mais il a toujours été fidèle à son ami et a tenté comme il a pu de réparer ses erreurs. Son sacrifice finira de sceller leur réconciliation. Tout va très vite mais il était inutile de s'appesantir pendant des heures. L'essentiel est dit. L'acteur peut désormais prendre sa retraite tranquillement. John Noble par contre ne peut pas l'envisager pour le moment. Il est même parti pour travailler encore plus puisqu'il n'est plus seulement Walter mais aussi Walternate. Un être froid, distant, rongé par des années de peine et bien décidé à se venger en exterminant la race humaine de l'autre monde. C'est un peu poussif mais ça se tient. Sa scène avec Peter est hyper intense. On sent la confusion du jeune homme, encore plus quand il se rend compte des vrais plans de son vrai père. Mais la scène qui m'a le plus touché est sans aucun doute ses retrouvailles avec sa vraie mère. C'était très émouvant, et quand on y pense, très cruel : car Peter est reparti sans lui dire au-revoir. Elle l'a perdu une deuxième fois. M'étonnerait pas qu'elle se suicide aussi, ce qui ne manquera pas de redoubler la haine de Walternate !

   Entre autres grands moments de l'épisode, le face à face Olivia/Alter-Olivia était génial ! Je ne suis pas friand des scènes de combat en général mais là c'était un beau spectacle. Au-delà de ça, les dialogues étaient empreints d'émotion et la situation absolument improbable dans laquelle ces deux personnages se retrouvent n'en est ressortie que plus crédible. L'échange final des deux corps se voyait venir de loin mais ça n'a pas empêché les dernières scènes d'être prenantes, et surtout, ça ouvre des possibilités très intéressantes pour la saison prochaine, surtout si la fausse Olivia n'est pas découverte tout de suite. Je terminerai en évoquant le premier baiser échangé entre Olivia et Peter, qui, contre toutes attentes, m'a beaucoup plu. Il est arrivé au bon moment et il a été bien préparé. Je retire donc tout ce que j'ai pu dire précédemment lorsqu'ils avaient failli s'embrasser et que j'avais trouvé ça hors-sujet, soudain, décevant... Maintenant qu'ils sont séparés dans deux univers différents, leur histoire apparaît comme une évidence. Fringe a sa Penny et son Desmond. J'ai un peu peur que le schéma de la saison prochaine soit le suivant : Season Premiere mythologique / Succession de stand-alone plus ou moins bons et originaux / Succession d'épisodes mythologiques / Season Finale dans lequel Peter ira chercher Olivia dans l'autre univers. (Et fin de la série ?) Ce ne serait pas forcément mauvais mais j'aimerais être surpris. Et puis il faudra éclaircir les choses à la fois sur les shape-shifters et sur les Observers. J'ai très hâte !       

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// Bilan // Lost nous a quittés, c'est vrai, mais il reste encore quelques excellentes séries prêtes à prendre la relève au mieux, à atténuer la douleur au pire. Fringe en fait partie, de par son créateur bien-sûr, mais aussi et surtout de par son audace. Elle n'a pas toujours été aussi ambitieuse qu'on l'aurait souhaitée, notamment en début de saison 2, mais depuis l'épisode 15 intitulé Peter elle embrasse sa destinée à la perfection. J'espère de tout coeur que la saison 3 suivra cette voie. Et je suis assez confiant puisque les scénaristes ne peuvent plus revenir en arrière. Ils ont enclenché quelque chose d'irréversible à travers ce double Season Finale grandiose et prometteur.

14 mai 2010

Fringe [2x 21]

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Northwest Passage // 5 82o ooo tlsp.

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   Dieu que cet épisode de Fringe était bon ! Tout comme le 12ème épisode de la saison 2, Johari Window, il nous plonge au coeur d'une petite communauté de l'Amérique profonde, cette fois bouleversée par le meurtre d'une jeune fille, puis de deux. Mais là où ça se complique, sinon on serait dans une simple et vulgaire série policière, c'est qu'une partie de leur cervelle a été retirée. Que contient-elle ? Des informations sur Peter car Peter est tout l'objet de cet épisode. Il est à la fois recherché par Walter et Olivia, mais de manière modérée disons, mais surtout par Newton. Enfin... Par son propre père. Le vrai. Mr Secretary. Walternate comme on dit désormais ! Ce twist n'est pas une si énorme surprise que cela puisque l'on s'en doutait depuis deux épisodes mais il fait tout de même son petit effet, notamment grâce à la mise en scène et un John Noble toujours excellent dans la moindre seconde de son jeu. Mais, l'intérêt de l'épisode, et ce qu'il fait qu'il est si bon, ne réside pas tant dans la révélation finale mais dans tout son déroulement. Rien que le fait de ne voir quasiment que Peter parmi les personnages réguliers est une grande idée. Comment mieux traiter sa fuite qu'en nous la faisant partiellement partager ?

   Je crois que Peter ne nous a jamais été présenté de manière aussi directe. Il a toujours été un personnage très secret, qui cache ses émotions autant qu'il peut. Un peu comme Olivia au début d'ailleurs. Cet épisode et la révélation sur sa vraie nature font basculer tout ça. Il reste pudique mais il se confie davantage, et en l'occurence à Mathis, la shérif qu'il accompagne dans son enquête. Le duo fonctionne super bien et donne un très bon rythme à l'enquête. Un bon mélange d'action et d'émotion puisque Mathis a évidemment un background intéressant qui sert de caisse de résonance aux maux de Peter. L'atmosphère de la ville m'a fait inéluctablement penser à celle de X-Files dans certains épisodes, et à celle de Twin Peaks aussi toutes proportions gardées. La réalisation était brillante, comme d'habitude. Les quelques passages consacrés à Walter étaient forts en émotion, notamment quand il péte un plomb dans le supermarché. Et j'ai beaucoup aimé le rôle d'Astrid. Elle prend la relève de Peter en attendant son retour. Rien d'étonnant ni rien mais c'était juste émouvant.   

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// Bilan // Un pré-final sans la moindre fausse note.

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05 mai 2010

Fringe [2x 19 & 20]

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The Man From The Other Side // Brown Betty

5 84o ooo tlsp. // 5 55o ooo tlsp.

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  "The Man From The Other Side", c'est un épisode mythologique de Fringe qui se distingue par une structure inhabituelle où il n'y a pas vraiment "d'enquête du jour" mais qui se concentre sur un thème un peu oublié et qui avait pourtant ouvert la saison avec la mort choquante de Charlie Francis : les shape-shifters. L'action est au rendez-vous avec le retour de Newton dont les agissements et les motivations, malgré les explications de Walter, restent relativement flous. Il veut transporter quelque chose d'un univers au nôtre mais quoi ? On ne le saura pas vraiment. On saura comment par contre et c'est assez fascinant de le voir à l'oeuvre. La scène sur le pont vers la fin de l'épisode était assez géniale en termes de tension et de réalisation. Cela dit, on s'est bien moqué de nous en ne nous montrant quasiment rien. Le mystère reste entier. Ca fait partie du jeu. Et si c'est énervant, c'est aussi ce qui nous donne envie de revenir semaines après semaines alors... L'événement le plus important de l'épisode reste la révélation tant attendue à Peter de sa vraie nature. Sauf que ça ne se passe pas du tout comme prévu ! Walter était sur le point de lui dire la vérité mais Peter a tout compris avant. Et maintenant il lui en veut, il a même fuit. Réaction relativement logique mais pénible. On savait bien qu'il faudrait passer par là. La peine de Walter est immense et on ne peut que compatir. Impossible de choisir un clan. Inutile d'ailleurs. Combien de temps va durer cette brouille ? Pas trop longtemps j'espère...

   Brown Betty est un épisode encore plus inhabituel que le précédent. Il est une parenthèse poétique que j'ai trouvé sublime mais qui manquait malheureusement de rythme. Il y avait des passages ennuyeux même si j'adhère totalement à l'entreprise. Ca m'a fait penser à cette poignée d'épisodes d'X-Files absolument géniaux qui mettaient en scène Mulder et Scully dans des lieux et des situations improbables. Je n'ai plus tous les titres en tête mais le plus réussi est évidemment "Prométhée Most-Moderne". Un chef d'oeuvre parmi les chefs d'oeuvres. Si vous ne l'avez jamais vu, même sans avoir suivi l'ensemble de la série : jetez-vous dessus ! Pour en revenir à nos moutons, l'idée d'un épisode façon film noir était géniale, bien que pas si originale que ça, mais la cerise sur le gâteau était les passages chantés. Je les ai trouvés très réussis car ils étaient discrets, souvent même sans musique. Inutile de sortir l'artillerie lourde avec grosses caisses et chorégraphies. Fringe a fait sa comédie musicale à sa façon. Le plus joli moment était les quelques paroles sussurées par Anna Torv à Joshua Jackson. Très tendre. Au final, l'histoire racontée par Walter à la petite nièce d'Olivia n'était qu'un prétexte pour revenir sur sa culpabilité et sa douleur, une façon d'exorciser. La conclusion est optimiste mais pas niaise du tout. Juste enfantine. Bon et puis il y a The Observer de retour en guise de cliffhanger. Ca c'est cool !    

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// Bilan // La fin de la saison de Fringe approche et c'est vers des directions inattendues que les scénaristes de la série nous ont amenés. Ils s'en sont sortis avec brio en prenant quelques risques. La grande histoire n'a pas beaucoup avancé mais ces digressions valaient le détour !

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21 avril 2010

Fringe [2x 18]

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White Tulipe // 6 62o ooo tlsp.

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  C’est fou le nombre de points communs que Lost et Fringe partagent quand on y pense. C’était particulièrement flagrant dans cet épisode à travers le thème du voyage dans le temps motivé par la perte de l’être-aimé. Dans des univers éloignés et avec des circonstances très différentes, les deux séries traitent du même sujet, à chaque fois avec beaucoup de subtilité et un regard nouveau. J’aime à penser que J.J. Abrams et son équipe ont eu l’idée de créer Fringe lorsqu’ils travaillaient sur Lost, en comprenant qu’ils tenaient là quelque chose de fort et de déclinable. Le clin d’œil, s’il n’est pas que dans ma tête, se poursuit lors de la conversation passionnante entre Walter et Peck où les termes « man of science, man of faith » sont prononcés. J’arrêterais là de parler de Lost mais il faut reconnaître que l’œuvre de J.J. Abrams est tout de même absolument incroyable et riche qu’on l’observe de près ou dans son ensemble. J’espère que la prometteuse Undercovers s’inscrira aussi dans cet élan.

   J’ai beaucoup aimé cet épisode je dois dire et pourtant, il n’apportait rien à la mythologie de la série malgré les apparences et il n’a pas tellement fait avancer le problème. Peter sera-t-il mis au courant de ses origines avant la fin de la saison ? Je commence vraiment à en douter tant elle est proche. Le surplace émotionnel que vit Walter reste néanmoins infiniment émouvant. Le voir écrire sa lettre, à plusieurs reprises, avec autant de conviction que de doutes, était touchant. Chaque regard entre John Noble et Joshua Jackson est intense et nous voilà comme suspendus dans une émotion qui ne cesse plus d’exister. Et je me prends tout à coup pour un poète… La vérité, c’est que je ne sais pas comment combler cette review sans la bourrer de lieux communs et sans faire un inventaire de tout ce qu’il y avait de fort dans cet épisode. C’est étrange mais la série a pris un drôle de virage qui me plaît et qui m’angoisse à la fois : elle est passée de complexe et fascinante à émotionnellement éprouvante. Le complexe et le fascinant me manquent un peu, et les efforts sont pourtant faits pour qu’ils ne soient jamais trop loin, mais je ne peux plus me passer de cette émotion et je me demande comment les scénaristes vont pouvoir gérer l’après révélation… Eux-mêmes ne le savent peut-être encore, c’est pour ça qu’ils retardent l’échéance !

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// Bilan // A nouveau un très bel épisode, parfaitement écrit et parfaitement joué. Il serait irréprochable s’il ne nous éloignait pas un peu plus de ce que l’on attend depuis une vingtaine d’épisodes maintenant… 

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13 avril 2010

Fringe [2x 17]

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Olivia. In The Lab. With The Revolver. // 6 33o ooo tlsp.

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   "When You Open Your Mind To The Impossible, Sometimes You Find The Truth" dixit Walter. Alors j'ai ouvert mon esprit à l'impossible mais, moi, je n'y ai pas encore trouvé la vérité. Un jour peut-être. Le titre de cet épisode me donnait très envie de le regarder. J'attendais forcément la scène où Olivia serait au labo de Walter un flingue à la main. Ce moment n'est jamais arrivé car ce titre fait simplement réfèrence à une petite partie de Cluedo entre Olivia et son guide spirituel, Sam, l'étrange monsieur qui fait du bowling. Il se dit être plus vieux et plus grand qu'il n'y paraît. Ok. Pas compris ce qu'il entendait par là. Je serais bien tenté de dire qu'il vient lui aussi de l'univers alternatif. Le problème c'est que si c'était le cas, Olivia aurait déjà dû le repérer. Et puis il ne faut pas oublier que c'est Nina Sharp qui a recommandé à Olivia d'aller le voir. Et comme tout ce qui vient de Nina Sharp doit être entendu avec toutes les précautions nécessaires, je me méfie. Sam, sous ses airs bienveillants, n'est peut-être pas si bon que ça... De toute façon, on ne sait pas non plus quoi penser de Nina et même de Broyles. Leur petite conversation en fin d'épisode était suspicieuse. Ils cachent des choses à Olivia mais on ignore si c'est pour son bien. En tous cas, l'idée qu'ils puissent réunir les enfants sur lesquels Walter et Bell ont fait des expériences me plaît. Encore qu'il ne doit plus en rester tant que ça après l'hécatombe de cet épisode !

   L'affaire du jour semblait totalement déconnectée des récents événements au départ mais en réalité, elle y était étroitement lié. C'est ce qui lui a donné tout son intérêt car il faut bien avouer que ce n'était pas particulièrement passionnant à la base. Les producteurs, sans aucun doute avec l'aide de Joshua Jackson, ont pu s'offrir l'actrice Diane Kruger pour incarner le cas de l'épisode pendant quelques minutes. Elle était très bonne (et je dis ça avec d'autant plus de conviction que je la trouve souvent limite mauvaise dans ses films). Le déroulement de l'enquête a été parsemée de moments amusants signés Walter, of course. Je pense à l'empreinte qu'il cuit dans son four comme une pizza ou sa comparaison entre ce qui est arrivé aux victimes et le sexe tantrique. Bref, je ne vais pas revenir sur le reste de l'affaire et me perdre en détails insignifiants. Non, ce qu'il faut garder en tête c'est qu'un nouvel ennemi entre en jeu. On ne sait rien de lui mais il en veut particulièrement aux ex-enfants de Jacksonville... A suivre. Sinon, Walter va-t-il réellement révéler à Peter la vérité sur ses origines ? Si oui, un grand moment nous attend. J'espère que Peter ne va pas partir dans une colère noire et nous faire sa drama queen. Et j'espère surtout que cela aura des répercussions immédiates sur la suite des événements ! Non parce que même si la série est renouvelée pour une saison 3, et c'est tant mieux, il ne lui reste sans doute pas plus d'une année à vivre. Alors autant déballer tout son jeu dès maintenant !

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// Bilan // Solide épisode de Fringe, avec ce qu'il faut de mythologie pour ne pas avoir l'impression d'assister à une simple intrigue vite oubliée.

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06 avril 2010

Fringe [2x 16]

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Peter // 5 84o ooo tlsp.

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   Le retour de Fringe après plusieurs semaines d'absence ne pouvait être plus réussi. Je dirais même qu'il s'agit du meilleur épisode de la série depuis le pilote. Il met en images ce que nous savions déjà ou ce que nous supposions sur les origines de Peter, tout en répondant à quelques questions secondaires et en en posant d'autres, à la Abrams-style. Je tiens d'abord à saluer la prise de risques des scénaristes qui ont fait le choix de consacrer l'intégralité de l'épisode à un flashback. Ils auraient pu l'entrecouper de scènes dans le présent, ils auraient pu diluer les informations sur plusieurs épisodes comme ils l'ont toujours fait jusqu'ici... Et puis la deuxième personne à saluer, c'est évidemment John Noble qui délivre une fois de plus une prestation tout en nuances en tous points admirable. Il passe d'un Walter à un autre avec dextérité, gardant les spécificités de chacun intactes. Il fait passer une émotion incroyable dans chacune de ses scènes et dans la moindre ligne de ses dialogues. Comme dans toutes les oeuvres de la team Abrams, l'histoire sert les personnages et non pas l'inverse. Comme les naufragés de Lost se retrouvent confrontés à des phénomènes fantastiques pour mieux faire ressortir leurs qualités, leurs défauts et mettre en avant leur destinée, la science et le paranormal sont des accessoires inhabituels pour tracer les portraits des héros hors-du-commun de Fringe.

   Ce que va d'abord nous apprendre cet épisode, c'est que Walter n'est pas aussi mauvais dans le passé qu'on aurait pu l'imaginer. Du moins, sur cette partie-là de l'histoire, il agit uniquement comme un père désespéré prêt à tout pour sauver son fils puis le faire revenir à la vie. Il n'y a pas là d'ambition scientifique. Et pendant ce temps-là, c'est William Bell qui parcoure le monde pour profiter de sa notoriété naissante... Dans l'Autre Monde, Peter est aussi malade mais c'est l'alliance des deux Walter qui va permettre de le sauver. L'un scrutant l'autre. L'Observer a son rôle à jouer puisque c'est à cause de lui (on parle ici de September) que Walternate (nom que les fans donnent à l'Autre Walter) passe à coté du remède qui sauvera Peter. Et c'est également lui, mais ça on le savait déjà, qui sauve Peter et Walter de la noyade. Sauf que s'il le fait, c'est pour "réparer" son erreur, ré-équilibrer les choses. On découvre au passage que les Observers peuvent visiblement passer d'une réalité à une autre sans problème. On en apprend également plus sur Nina Sharp. On assiste à la perte de son bras et on comprend mieux ses liens avec Walter. Toutefois, sa relation avec Bell reste très mystérieuse. Au final, si Walter a gardé Peternate dans son Monde, c'est parce qu'il ne pouvait se résoudre à le perdre une deuxième fois et que la douleur de sa femme était insurmontable à ses yeux. Après ce récit, Olivia ne peut plus en vouloir à Walter, du moins plus pour ça... Toutefois, de nouvelles questions se posent, notamment sur ce que sont devenus les Walternate et Elizabethnate après l'enlèvement de leur fils. L'objet probable, entre autres choses, d'un futur flashback...

   Et puis parce que les scénaristes sont facétieux et que Fringe c'est aussi tout un tas de clins d'oeil, on nous offre un générique spécial 80s assez génial, on fait référence à l'invention du téléphone portable tactile et on nous rappelle que ce n'est pas Michael J. Fox à la base qui devait interpréter McFly dans Retour vers le futur mais Eric Stoltz ! 

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// Bilan // Dans cet épisode, Fringe lève le voile sur une partie de sa mythologie et n'occasionne pas la moindre déception, bien au contraire. L'ironie du sort, c'est que Joshua Jackson n'apparaît même pas alors que l'épisode est consacré à son personnage...

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// Bonus // Le générique 80's !

09 février 2010

Fringe [2x 15]

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Jacksonville // 7 4oo ooo tlsp.

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   Enfin un vrai épisode mythologique, enfin ! Et pas des moindres : Olivia retourne dans son passé, sort of, et découvre la réelle nature de Peter. Ca aurait pu être excellentissime, c'était juste très bien. Pourquoi ? Parce qu'on sait depuis 15 épisodes que Peter vient de l'Autre Monde. On nous l'a rabâché depuis à quasiment chaque épisode à travers une petite allusion ou un regard désemparé de Walter. On est très content qu'Olivia l'apprenne, surtout dans ces circonstances, mais il aurait fallu un petit quelque chose en plus pour totalement nous contenter. Qu'a-t-on appris de nouveau quand on regarde bien ? Strictement rien.

   La scène d'ouverture renoue avec celles de la saison 1. C'était impressionnant, parce que explosions & co, et très effrayant, parce qu'on ne voit pas tous les jours deux hommes qui fusionnent pour n'en faire plus qu'un. Je comprends la réticence d'Astrid d'examiner ce corps. C'était à vomir. Ca me fait un peu penser à cette oreille qui pousse sur une souris dans Nip/Tuck. J'ai déjà dû vous en parler, ça m'a traumatisé et quand j'y repense j'en ai encore des frissons. Passons. La visite du dispensaire de Jacksonville n'a pas été particulièrement instructive, j'en attendais plus, mais l'ambiance était parfaitement étrange. Le meilleur moment était évidemment le "cauchemar" d'Olivia lorsqu'elle se retrouve dans les bois face à la petite fille effrayée qu'elle était, et qu'elle se rend compte qu'aujourd'hui, elle n'a plus peur de rien. Je trouve ça d'ailleurs assez intéressant quant au jeu d'Anna Torv que l'on qualifie souvent de "froid". Peut-être que c'est involontaire mais on peut y trouver une réponse satisfaisante. Je persiste à penser que l'on est loin de tout savoir sur les expériences dont Olivia et ses jeunes compagnons ont fait l'objet pendant leur enfance. J'aurai justement voulu en savoir plus, je reste sur une frustration. Je ne suis pas du genre impatient d'habitude mais la série n'étant pas au top de sa forme audimatiquement, j'ai toujours peur qu'elle s'arrête avant que l'on ait pu nous dévoiler quoi que ce soit.

   C'est peut-être pour ça d'ailleurs que les scénaristes ont osé prendre un virage surprenant : celui du presque-baiser entre Peter et Olivia ! Jamais je n'aurai pensé que ça arriverait si tôt dans la série. Je croisais les doigts très très fort pour que ça n'arrive pas et heureusement, ça n'est pas arrivé. C'est bizarre, les deux personnages sont très complices maintenant et j'ai pourtant eu l'impression que ça sortait de nulle part. On ne nous avait pas assez bien préparé. De toute façon, avec la révélation à la fin de l'épisode, Olivia va sans doute calmer ses ardeurs. Va-t-elle dire la vérité à Peter ? Ce serait bien qu'elle le fasse vite, ou qu'il le découvre par lui-même rapidement. Je ne veux pas que la saison se résume à cela et c'est malheureusement ce qui est en train d'arriver, surtout s'il faut attendre le Season Finale ! Au final, l'Autre Monde a beau être au coeur du sujet de l'épisode, c'est la chose dont on parle le moins. Nina Sharp montre sa tête quelques minutes mais rien de marquant ne se passe, pas de William Bell à l'horizon... Non, je suis désolé mais c'était décevant.       

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// Bilan // Un épisode à la fois génial et décevant. Il donne l'impression de donner beaucoup sur la mythologie de Fringe alors qu'il ne donne rien que l'on ne sache pas déjà. Toujours est-il qu'il est passionnant, fascinant même et que l'attente jusqu'au prochain (diffusion prévue le 1er Avril) va sembler interminable. Il s'intitulera Peter. Espérons cette fois que les révélations pleuveront...

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