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Crawl Space // End Times // Face Off (Season Finale)

1 550 000 tlsp. // 1 730 000 tlsp. // 1 900 000 tlsp.

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    "La lente et violente métamorphose d'un homme ordinaire, désespéré et frappé par la maladie, en criminel de grande envergure, prêt à tout pour protéger son secret et étendre son pouvoir". Voilà comment l'on pourrait résumer Breaking Bad au terme de ses quatre premières saisons, incroyablement riches en émotion, en tension et en virtuosité. Le final est l'aboutissement simple d'une machination extrêmement complexe, brillamment menée par Vince Gilligan et son équipe de scénaristes. Je fais partie de ceux qui, comme Jesse, se sont faits berner par Walt. Je ne le pensais pas capable de toucher à un enfant pour arriver à ses fins. Je me rassure en me disant que tous les risques qu'il a pris étaient calculés et qu'il n'a jamais été question de tuer le jeune Brock. Comment réagira Jesse lorsqu'il apprendra que l'homme qu'il a admiré, détesté aussi mais toujours protégé a laissé mourir l'une de ses petites-amies et failli tuer le fils d'une autre ? Ce jour-là, il n'hésitera certainement plus à appuyer sur la détente. A moins qu'on l'assassine le premier.

   Gus n'avait pas hésité à tuer un gosse en saison 3 pour parvenir à ses fins. Walter prouve aujourd'hui qu'il est capable d'en faire (presque) autant. Il a donc atteint son objectif et peut prendre la place du maître. Lorsque l'on comprend ça, on comprend aussi que Gus n'a plus aucune raison d'exister. Sa mort dans le final ne faisait aucun doute depuis bien longtemps, mais personne n'avait imaginé que la dernière image que l'on aurait de lui serait celle d'un Terminator qui s'effondre définitivement. Un sentiment de malaise et une impression de ridicule m'ont traversé l'esprit à ce moment-là mais, avec du recul, je me dis qu'il ne pouvait pas juste exploser en mille morceaux. Il lui fallait une mort à sa hauteur et celle-là m'a semblé suffisamment marquante pour être valable. Dans le même ordre d'idée, les scénaristes ont bien fait de tuer Ted de façon aussi peu digne. Il était grotesque sur la fin et méritait de mourir bêtement. Avec lui devrait s'effacer une intrigue quelque peu embarrassante sur le long terme. Skyler méritait mieux cette saison, et je m'attendais vraiment à mieux.

   J'avais également fondé beaucoup d'espoir en Hank et j'ai été souvent déçu mais la saison 6 -la dernière- devrait lui offrir enfin le rôle qu'il a tant mérité. Il se pourrait bien que le plus grand ennemi de Walt dans les derniers souffles de la série soit Hank. A moins que son plus grand ennemi soit lui-même. Son égo démesuré pourrait le mener à sa perte. Je m'atttends tout de même à ce qu'il y ait quelqu'un encore au-dessus de Gus, parce que ça marche toujours comme ça et Walt ne peut pas s'en tirer aussi facilement. Et puis on ne sait toujours pas qui est Gus au Chili, si ce n'est quelqu'un d'important. Il a beau être mort, on devrait encore entendre parler de lui un bon moment. Sa disparition va en plus forcément prouver la théorie de Hank et cela devrait lui permettre de mener son enquête pour trouver Heisenberg avec toutes les chances de son coté et de plus grands moyens à l'avenir. Au péril de sa vie ? Arrivera un moment où Walt n'aura pas d'autres choix que de l'éliminer... Evidemment, Saul aura un rôle important à jouer car il est au courant d'absolument tout; et, dans une moindre mesure, Mike, totalement absent des derniers épisodes, devrait venir s'ajouter aux alliés de Walt et Jesse et je m'en réjouis !

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// Bilan // La saison 4 de Breaking Bad, plus encore que la précédente, n'aura cessé de souffler le chaud et le froid, entre de longues scènes interminables pas toujours indispensables et d'incroyables passages d'une intensité rare qui vous nouent le ventre et vous ruinent les ongles des mains. La première partie était laborieuse, souvent ennuyeuse, tandis que la seconde était bien plus forte et passionnante, atteingnant son paroxysme avec l'épisode flashback sur Gus, le suivant et le parfait Salud. Le final, bien que brillant, n'a pas atteint ce niveau de perfection, peut-être parce qu'il n'a pas véritablement su nous prendre par surprise. Les scénaristes ont désormais toutes les cartes en main pour faire de la sixième et dernière saison un chef d'oeuvre. Après être tombé extrêmement bas, Walt est fin prêt à monter au plus haut, avant de retomber, probablement, encore plus bas.