25 septembre 2011

How I Met Your Mother [7x 01 & 7x 02]

dnes_season4_himym_ted_mini

The Best Man (Season Premiere) // The Naked Truth

11 000 0000 tlsp. // 12 220 000 tlsp.

44030376_bis // 44030376


 vlcsnap_2011_09_24_10h55m52s12 vlcsnap_2011_09_24_10h59m22s63

    Après une saison 6 médiocre, gâchée par Jennifer Morrison et des scénaristes à court de bonnes idées mais pas d'idées, How I Met Your Mother débute sa saison 7 sans véritable pression étant donné qu'elle a déjà été renouvelée l'an passé pour deux saisons supplémentaires. A moins d'une catastrophe audimatique, on devrait donc avoir une saison 8. La voix-off de Ted s'en amuse d'ailleurs en insistant par deux fois sur le fait que ses enfants, et donc nous aussi, ne sommes pas prêts de connaître le fin mot de l'histoire. Le second degré, tout ça, c'est bien, mais moi, là, ça ne m'a pas fait rire. Cela m'a surtout donné envie de pleurer... C'est pourtant un véritable atout pour l'équipe ce double renouvellement car ils peuvent ainsi écrire les arcs scénaristiques non pas sur une mais deux saisons. J'ai le sentiment que c'est bien ce qu'ils sont en train de faire mais tout semble malheureusement cousu de fil blanc. 

   Dans le Season Premiere intitulé The Best Man, après un court flashforward qui ne nous a rien apporté par rapport à ce que l'on savait déjà (mais c'est désormais une habitude), retour sur le mariage de Punchy, un des événements annoncés depuis la saison dernière. Comme prévu, il ne s'y est rien passé d'extraordinaire. Les bases de la saison sont néanmoins posées : on parlera beaucoup de la grossesse de Lily et Marshall, mais c'était une évidence; et le triangle amoureux Robin/Barney/Nora va tenter de nous passionner jusqu'à ce que monsieur choisisse l'une de ses deux prétendantes pour se marier, vraisemblablement dans le final. Il ne faut pas rêver, ça n'arrivera pas avant. Il ressort ici de ces deux intrigues, une scène chorégraphiquée parfaitement exécutée par Neil Patrick Harris et Cobie Smulders -qui n'avaient plus rien à prouver dans ce domaine- qui était un peu gratuite mais plaisante; et un gag récurrent amusant quant à savoir comment Marshall allait ruiner le mariage de Punchy. La réponse était surprenante ! Les blagues sur les discours de Ted étaient en revanche ratées et lourdingues. Un épisode correct en somme.

   Dans le second épisode, The Naked Truth, Marshall reprend ses mauvaises habitudes avec des gags un peu ratés qui consistent à faire jouer à Jason Segel le mec bourré et exhibitionniste, soit, en gros, ce qu'il fait dans tous ses films au cinéma. Mais même au-delà de ça, ça n'apporte pas grand chose, à part gagner du temps en attendant de rentrer dans le vif du sujet : il va devenir papa et cela lui fait peur, il ne se sent pas prêt. Je suppose que ce sera bientôt à Lily de se poser ce genre de questions, de manière plus inspirée cette fois j'espère. En attendant, Alyson Hannigan fait de la figuration, tout comme Cobie Smulders, reléguée au second plan le temps que Barney réussisse à reconquérir sa Nora. Evidemment, lorsque la boîte à blagues se transforme en amoureux éperdu, on rit nettement moins. Surtout quand il a en face de lui cette Nora qui n'a vraiment rien à offrir à la série. Elle n'est ni drôle, ni attachante, ni agréable. Bref, encore raté ! C'est sans doute en se rendant compte qu'ils étaient incapables d'écrire de nouveaux personnages féminins intéressants que les scénaristes ont décidé de recycler de vieux protagonistes à commencer par Victoria, la seule vraie surprise de cet épisode (qui a bien grossi on dirait). Elle nous ramène à une époque où la série était vraiment bonne et inventive. Espérons que dans le prochain épisode, la magie opère à nouveau grâce à son retour. Je ne déteste pas l'idée et il fallait bien que ça arrive de toute façon. On n'était jamais revenu sur son cas... L'apparition de l'excellent Martin Short sur un fond vert hideux (assumé ?) m'a un peu déçu mais on est amené à le revoir. 

vlcsnap_2011_09_24_11h10m25s31 vlcsnap_2011_09_24_11h27m48s227


// Bilan // "Les enfants, on y est presque... enfin non, on en est encore en loin !" Cela fait bien longtemps que How I Met Your Mother ne me fait plus beaucoup rire et c'est pour cela que j'ai décidé cette année de regarder les épisodes non pas un par un mais par blocs, en espérant ainsi apprécier davantage la saison 7. Je vous donne donc rendez-vous dans quelques semaines pour l'épisode d'Halloween avec Katie Holmes et je reviendrai à ce moment-là aussi sur les épisodes précédents. D'ici là, enjoy


Breaking Bad [4x 09 & 4x 10]

dnes_season4_bb_walter_mini

Bug // Salud

1 890 000 tlsp. // 1 800 000 tlsp.

44030377 // 44030378


 vlcsnap_2011_09_24_00h30m07s76 vlcsnap_2011_09_24_00h30m09s97

    C'est sur une goutte de sang que s'ouvre l'épisode Bug, sous la forme d'un bref flashforward à mon sens bien inutile, comme dans 90% des cas (la bagarre n'aurait pas été moins intense si elle avait été surprenante, au contraire même). Mais cela a le mérite de rappeler les premières saisons, lorsque ce système était quasi-systématiquement utilisé par les scénaristes de Breaking Bad. On pouvait très bien imaginer qu'il s'agissait non pas de l'annonce d'un combat pour Walt mais du retour en force de son cancer. Jusqu'au bout, je m'étais fait à cette idée pour m'éviter d'être déçu. Il n'était finalement pas du tout question de sa maladie (ce que l'on pourrait d'ailleurs déploré dans d'autres circonstances mais on a trop attendu que la saison décolle pour se plaindre !). Bien qu'il soit au centre de l'attention dans les premières secondes de l'épisode, Walt se fait à nouveau voler la vedette par Hank ! Il est toujours obsédé -à juste titre- par Gus, il est même sur la piste de l'entrepôt désormais. Mais il est tout seul à y croire, et Walt tente comme il peut de lui mettre des bâtons dans les roues. Etonnamment, lorsque son beau-frère lui demande de se calmer, il ne bronche pas et s'exécute. Il semble en fait évident que les auteurs attendent d'être plus proches de la fin de la saison pour le faire entrer en scène. Une question de timing. Ils auraient pu trouver meilleure excuse, mais notre attente sera certainement récompensée. Pendant ce temps-là, Gus teste la confiance de Jesse en l'invitant chez lui, comme il l'avait fait avec Walt la saison dernière. La scène est longue et intense. De l'art... Puis de son coté, la vie de Skyler qui redevenait presque paisible est bouleversée par le retour de Ted. Il n'est jamais loin celui-là. Ce personnage n'a rien de particulièrement enthousiasmant mais les réactions qu'il provoque chez Skyler sont toujours intéressantes. Ici, elle assure surtout le quota comédie de l'épisode et cela lui va très bien. Les scénaristes devraient se servir d'elle à cet effet plus souvent...

   Dans Salud, ce n'est pas que la tension est montée d'un cran : elle a carrément explosé ! Pas dans les scènes avec Skyler et Ted, prenantes, certes, mais les plus faibles de l'épisode quand même. Bonne idée toutefois de se servir de Saul. Pas non plus dans celle entre Walt et son fils, qui est magnifiquement interprétée, qui m'a fait frissonner et qui explique beaucoup, mine de rien, sur ce qui a poussé notre héros à agir comme il le fait depuis le premier épisode. Non, c'est bien entendu à Jesse, Gus et Mike qu'il faut faire confiance en la matière. Si le plan de l'empoisonnement s'avère au bout du compte assez prévisible, la mise en scène suffit à faire douter et à faire trembler en même temps que les protagonistes. On a beau savoir comment les choses risquent de tourner, rien ne dit qu'ils vont tous sortir vivants de ce stratagème ô combien risqué. J'ai bien cru que Gus allait y rester, et en même temps, j'ai beaucoup de mal maintenant à imaginer la série sans lui. Alors j'ai pensé à Mike, qui n'est pas indispensable même si je l'aime beaucoup. Mais je pense qu'il y a encore des choses à dire sur lui, peut-être moins sur Gus dont on connaît un peu le passé maintenant. A mon avis, Gus et/ou Hank mourront en fin de saison. Des fois je me dis que Marie ferait un bon dommage collatéral mais aucun élément ne semble être mis en place actuellement pour en arriver à cette conclusion. Et puis j'imagine davantage Marie veuve... 

vlcsnap_2011_09_24_00h49m10s246 vlcsnap_2011_09_17_21h55m33s113

 


// Bilan // Que de satisfactions au cours de ces deux épisodes : un Hank brillant, un Gus impressionnant par son sang froid, sa maîtrise et son obstination, un Walt au bord de la dépression mais bavard, un Walt Jr. qui n'aura jamais eu meilleure scène (quoique la fois où son père l'a copieusement insulté...), une Skyler inventive et plus borderline que jamais, un Jesse de plus en plus charismatique et doué... et du suspense, de la tension, de l'émotion... Tout y est. Breaking Bad a son plus haut niveau retrouve ainsi toutes ses lettres de noblesse.