02 février 2010

Desperate Housewives [6x 14]

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The Glamorous Life // 11 44o ooo tlsp.

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   Pour reprendre les mots de cette chère Mary-Alice, de moins en moins inspirée, "In This Never-Ending Drama We Call... Desperate Housewives (...)" on doit se contenter de peu et les blagues salaces qui ont rempli cette épisode m'ont curieusement suffits. Qu'il s'agisse du jeu de mot sur "Moby Dick", un livre qui ne parle pas forcément de ce que vous croyez, ou celle sur le toujours très ambigü "I'm Coming !", j'ai bien ri. Je soupçonne l'espiègle et coquin Marc Cherry d'avoir abusé de viagra cette semaine. Paraît même qu'il en revend sous le manteau à des prix défiants toute concurrence ! Mais trèves de plaisanteries, il y a toute une rangée de connasses et de salopes qui attendent que je leur mette la fessée (je deviens terriblement vulgaire).

   Au rayon connasse, je demande Lynette ! J'ai toujours eu de la tendresse pour elle mais trop c'est trop ! Sa thérapie de couples avec Tom est un désastre d'un point de vue scénaristique. C'était à prévoir. Et elle devient tout bonnement insupportable car elle n'accepte pas la moindre critique et use systématiquement de la tactique du "c'est pas moi, c'est lui !". Le pire, c'est que plutôt que de lui mettre une bonne claque dans la gueule pour qu'elle comprenne, les scénaristes la conforte dans ses idées. Le grand méchant, c'est donc Tom. Parce que comme tous les hommes il est lâche... Et ça brode pendant dix minutes sur les pires clichés hommes/femmes. Y'a un fond de vérité, c'est certain, mais au bout de six saisons, s'ils ne trouvent plus rien d'autres à dire qu'ils se taisent ! Je reconnais toutefois que certains passages étaient amusants. Mais n'y avait-il pas mieux que d'impliquer cette pauvre psy de la sorte ? C'était tellement ridicule...

   La connasse en chef, c'est Bree. C'est pour ça qu'on l'aime mais il fut un temps où ses histoires avaient de l'intérêt et l'ensemble était juste parfait. Ce temps-là est bien révolu et les scénaristes n'ont de cesse de nous le rappeler. Lorsque Mary-Alice a annoncé qu'Orson avait l'intention de mettre fin à ses jours, j'étais aux anges. J'ai été naïf de croire qu'il y arriverait. Pas à se tuer hein, juste à tenter de le faire. Même cette petite satisfaction-là on n'a pas voulu nous la donner. Ca aurait été génial qu'il tombe dans la piscine avec son fauteuil et que Bree, telle Pamela Anderson, se jette à l'eau pour le secourir. Non, ça aurait été nul aussi. Au lieu de ça, on nous ressert un discours censé être émouvant qui sonne faux de bout en bout. Marcia Cross et Kyle McLachlan ne prennent même plus la peine de bien jouer. Ils sont en mode automatique et ils n'y croient pas plus que nous. Ca se voit tellement... Alors comme ça Bree veut finir ses jours avec Orson même si elle ne l'aime plus. Elle est persuadée que ça reviendra. On l'a connue intelligente. Elle est devenue bête à manger du foin !

   L'association de deux connasses aux faux-airs de putes, ça donne l'intrigue croisée de Gaby et Angie. En toile de fond, la relation amoureuse entre Ana et Danny est toujours d'un ennui considérable mais elle n'est qu'un prétexte à mettre le feu aux poudres entre les deux voisines et accessoirement à mettre (enfin) Beau Mirchoff torse nu. Gaby qui fait des remontrances à sa nièce, ça me fait toujours rire. Venant de sa part, franchement... Les réactions sanguines de Carlos sont risibles, au contraire de celles de Angie déjà un peu plus flippantes. Mais ça vient surtout du fait que l'on connaît mal le personnage. On ne sait pas bien de ce dont elle est capable. On nous fait miroiter un beau potentiel mais sera-t-il vraiment exploité un jour ? Je préfère ne pas évoquer le passage "écolo" de l'intrigue, d'une subtilité incroyable et j'ose espérer que la mort qu'a causé Angie n'est pas liée à un passé militant. Ce serait quand même sacrément décevant ! Patrick ? Mais qui est Patrick ? On ne devrait pas tarder à le savoir...

   On termine par l'intrigue la plus nulle de la semaine : lorsque Susan Mayer rencontre une strip-teaseuse au grand coeur, que fait-elle ? Elle lui propose de devenir son assistante en classe-maternelle pardi ! Très honnêtement, si la jeune femme en question n'était pas interprétée par Julie Benz (Buffy, Dexter), il n'y aurait rien mais vraiment rien à en retirer ! Ah si quand même l'humour précoce du petit MJ bientôt plus intelligent que ses deux parents réunis ! Enfin n'oublions pas qu'à l'épisode précédent, il était bête comme ses pieds. La prestation de l'actrice n'est pas honteuse, c'est plutôt son rôle qui l'est. Elle me fait penser à tous ces personnages de la série qui restent deux-trois épisodes pour combler le vide avant de repartir à tout-jamais. Le dernier exemple qui me vient à l'esprit c'est la voleuse qui essayait d'escroquer les Solis en saison 4. Ah mais il y a eu aussi la vieille dame incarnée par Frances Conroy qui se servait des Solis (encore eux) pour combler son ennui en saison 5. Bref, vous voyez ce que je veux dire. O intérêt contre quelques bonnes répliques.    

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// Bilan // C'est dingue ça : même quand je n'ai pas détesté un épisode, mes commentaires donnent l'impression que si ! Malgré tout le fiel que je viens de verser, celui-ci n'était pas si mauvais. Merci aux répliques piquantes qui m'avaient drôlement manqué.

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Ciné Mix [Janvier 2010]

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Coup De Coeur  44030377


19211058_jpg_r_160_214_b_1_CFD7E1_f_jpg_q_x_20091211_034011COMPLICES

   Dès le premier regard, Vincent et Rebecca se sont aimés. Insouciants, du haut de leurs 18 ans, ils brûlent la vie par les deux bouts. Lorsque Vincent lui annonce qu'il se prostitue pour gagner sa vie, Rebecca demande à assister à ses passes. Quelques semaines plus tard, le corps mort du jeune homme est repêché dans le Rhône. Rebecca a disparu. Que s'est-il passé ? Les inspecteurs Cagan et Mangin mènent l'enquête et découvrent une réalité sordide... // Complices n'est pas le film le plus fun de ce début d'année, c'est certain. Il est glauque, à l'image de la prostitution; il est cru, mais fait preuve d'un grand réalisme; et il est bon, car les acteurs ont beaucoup de talent, que ce soit le duo de jeunes acteurs (Cyril Descours et Nina Meurisse) ou le duo d'adultes (Emmanuelle Devos et Gilbert Melki), qui nous font entrer dans l'intimité de leurs personnages avec naturel. L'alternance présent/passé est la bonne idée (pas révolutionnaire) qui permet de faire d'un meurtre sordide mais tristement banal quelque chose de plus complexe et de plus en plus inquiétant. L'enquête en elle-même, bien qu'un peu bâclée parfois, vaut avant tout pour ses deux protagonistes loin des flics clichés habituels. Ils sont plus humains donc plus émouvants. Je ne regrette qu'une seule chose : que les motivations de Vincent pour se lancer dans la prostitution ne soient pas explicitées. Même si on s'en doute, ça aurait permis de rendre ses faits et gestes plus compréhensibles. A part ça, chapeau bas.   

Les Autres Films  44030377


19210070_jpg_r_160_214_b_1_CFD7E1_f_jpg_q_x_20091209_010412UNE PETITE ZONE DE TURBULENCES

   Jean-Pierre, récemment retraité, est hypocondriaque. Anne, sa femme, le trompe avec un ancien collègue de bureau. Sa fille Cathie, divorcée et mère d'un petit garçon de cinq ans, vie avec Philippe, un "brave" garçon, que Mathieu, le frère homo de Cathie, appelle "Bac moins six". Alors lorsqu'il se découvre une tâche au niveau de sa hanche droite, Jean-Pierre imagine le pire et traverse ce qu'il appelle "une petite zone de turbulences" en embarquant toute sa famille avec lui... // Quand une comédie française est bonne et sans prétention, il faut le dire ! C'est le cas de ce film hautement sympathique qui ne révolutionne rien mais qui ose quand même aborder des sujets délicats (la peur de la mort, la crise de la cinquantaine, l'homosexualité) sur un ton léger et jamais vulgaire. Tous les acteurs sont bons. Michel Blanc fait du Michel Blanc. Son personnage n'est jamais loin du pathétique mais c'est ce qui le rend si drôle et si attachant. Miou-Miou brille encore et toujours pas son naturel. Mélanie Doutey est fraîche et ravissante même au bord de l'hystérie et Cyril Descours est une jolie révélation. L'ensemble est grinçant et séduisant mais aurait mérité une réalisation un peu plus inspirée, histoire de ne pas passer aux yeux de certains pour un  simple "téléfilm". 

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19195038_jpg_r_160_214_b_1_CFD7E1_f_jpg_q_x_20091106_024541PLEIN SUD

  C'est l'été, Sam part à la rencontre de sa mère qu'il n'a pas vu depuis des années et qui habite désormais en Espagne. En chemin, il prend en stop un frère et une soeur un peu perdus qui fuient sans but précis leur quotidien... // La promesse d'un road-movie sensuel n'est pas tenue : au lieu de ça, on nous emmène dans un voyage au bout de l'ennui, que même le soleil n'arrive pas à éclairer. La peau dorée des acteurs jeunes et beaux ne suffisent pas à rendre leurs dialogues intéressants. Ils sont pourtant talentueux mais tout sonne creux. On ne nous épargne aucun cliché, les personnages en représentent tous un, à l'extrême. Rapidement, l'histoire ne se centre plus que sur l'un d'entre eux, au point d'effacer les autres, devenus inutiles. On se demande alors pourquoi avoir entamé des intrigues les concernant. De l'émotion, il n'y a presque pas. Quand elle commence à poindre, elle est balayée par une ligne de dialogue inspide ou une scène d'une lenteur inexplicable. Le réalisateur, Sébastien Lifshitz, raconte en plus une histoire semblable à celle de son premier film, Presque Rien, mais en beaucoup moins inspiré. Plein Sud est complètement à l'Ouest.

Avant-Première  44030375_p


19226374_jpg_r_160_214_b_1_CFD7E1_f_jpg_q_x_20100115_033648I LOVE YOU PHILLIP MORRIS

   L'histoire vraie d'un ex-flic, ex-mari, ex-arnaqueur aux assurances, ex-prisonnier modèle et éternel amant du codétenu Phillip Morris. Steven Russell est prêt à tout pour ne jamais être séparé de l'homme de sa vie. Ce qui implique notamment de ne pas moisir en prison. Jusqu'où peut-on aller par amour? Très loin si l'on en croit l'histoire incroyable de Steven Russell, un génie de l'évasion rattrapé par son romantisme. // Jim Carrey était sans doute plein de bonnes intentions en voulant faire ce film mais comme souvent, sa maladresse a pris le dessus. Du coup, c'est raté et le message de tolérance souhaitant être véhiculé, entre autres, ne passe pas. On assiste au départ à une liste de clichés qui n'honorent personne puis à une tentative d'émouvoir qui restera vaine jusqu'au bout car Jim Carrey n'est pas un acteur multi-facette. Il sait faire rire, parfois, mais il ne sait pas faire pleurer. Il entraîne Ewan McGregor dans sa chute et c'est ça le plus terrible. J'ignore à quel point cette histoire vraie a été romancée pour le cinéma mais rien ne paraît jamais crédible, c'est une suite de coups de chance et d'heureux hasards et c'est juste super irritant de les voir s'aligner pendant 1h30. Au final, on ne sait pas bien si l'on vient d'assister à une comédie à peine amusante ou à un drame complètement raté. C'est surprenant dans un sens mais des surprises comme celle-là, on s'en passerait bien !