L’installation conjointe de Windows et Ubuntu demande une préparation méthodique pour éviter la perte de données. Il faut vérifier le mode d’amorçage, libérer de l’espace, et créer des supports de secours avant toute manipulation. Ces vérifications initiales dirigent directement vers une liste synthétique des enjeux pratiques.
La possibilité de choisir le système au démarrage repose sur un multiboot correctement paramétré et un bootloader fiable. L’usage d’un double amorçage conserve l’accès aux deux environnements, tout en imposant des précautions sur le partitionnement et la compatibilité matérielle. Les points clés suivants clarifient les bénéfices et risques.
A retenir :
- Préparer une sauvegarde complète des données
- Uniformiser le mode d’amorçage EFI ou Legacy
- Allouer au moins 50 Go pour Ubuntu recommandé
- Vérifier le support des disques NVMe et RAID
Après les points clés, vérification du mode d’amorçage et compatibilité matériel
Avant toute installation, il convient de confirmer le mode d’amorçage utilisé par Windows sur la machine ciblée. Cette étape réduit fortement les erreurs liées au bootloader lors du passage au dual boot. La suite expliquera le partitionnement adapté pour installer Ubuntu en parallèle.
Comment déterminer UEFI ou Legacy pour Windows
Cette sous-partie explique le diagnostic simple à exécuter depuis une session live Ubuntu ou Windows. Pour Ubuntu, la commande [ -d /sys/firmware/efi ] permet d’identifier une session EFI active ou non, selon la sortie affichée. Selon la documentation Ubuntu, la concordance de mode reste impérative pour un démarrage sans conflit.
Selon Microsoft, les machines modernes utilisent majoritairement UEFI avec Secure Boot activé, ce qui influe sur l’installation de Grub. Si Windows est en EFI, il faut configurer le BIOS en mode EFI sans CSM. En cas d’incohérence, basculer le BIOS pour faire correspondre les deux systèmes.
| Vérification | Commande ou méthode | Interprétation | Action recommandée |
|---|---|---|---|
| Session EFI | [ -d /sys/firmware/efi ] | Présence d’EFI indiquée | Conserver le mode EFI pour Ubuntu |
| Fichier boot | bootctl | grep EFI | Présence de BOOTMGFW.EFI | Confirmer installation Windows en EFI |
| BIOS/Setup | Entrée Setup au démarrage | Choix du mode disponible | Désactiver CSM si EFI requis |
| Documentation | Wiki Ubuntu et guides | Références aux bonnes pratiques | Suivre les recommandations officielles |
« J’ai perdu moins de temps en vérifiant l’EFI avant l’installation, cela évite des redémarrages manqués »
Alice M.
Pour les ordinateurs anciens, le mode Legacy persiste et nécessite une attention sur la table de partition. Si Windows est installé en legacy, il faudra installer Ubuntu dans le même mode pour garantir la compatibilité du chargeur. Cette cohérence simplifie ensuite le partitionnement et l’installation du Grub.
Intégrer ces vérifications avant de toucher aux partitions réduit les risques irréversibles pour le système. Le paragraphe suivant détaille précisément les étapes pour créer de l’espace disque et préparer une installation sûre d’Ubuntu. Ces opérations préparent la phase d’installation proprement dite.
Ensuite, partitionnement pratique et préparation sous Windows pour dual boot
Après avoir validé le mode d’amorçage, il faut libérer de l’espace et préparer Windows pour cohabiter avec Ubuntu. La sauvegarde externe et la création d’une clé USB bootable restent des étapes indispensables. Le paragraphe suivant aborde le partitionnement depuis Windows et l’installateur Ubuntu.
Préparer l’espace disque et créer la clé d’installation
Cette section décrit comment réduire la partition Windows sans effacer le système existant, avec des outils natifs. Sous Windows, l’outil de gestion des disques permet de réduire la partition principale et réserver au moins cinquante gigaoctets pour Ubuntu. Selon IONOS, prévoir 50 Go apporte une marge utile pour les mises à jour et applications.
Avant de modifier les partitions, nettoyer le disque et exécuter chkdsk pour prévenir les erreurs de système de fichiers. Si le disque est un SSD récent, éviter la défragmentation et vérifier l’activation d’AHCI. Ces préparations facilitent l’installation et réduisent le risque d’inaccessibilité des données après l’opération.
Liste des vérifications disque :
- Créer sauvegarde externe ou sur cloud
- Exécuter chkdsk et outils de diagnostic
- Libérer au moins 50 Go pour Ubuntu
- Vérifier mode AHCI pour SSD
Arrêt complet de Windows et options d’hibernation
Cette partie explique pourquoi éteindre totalement Windows avant d’amorcer la clé d’installation d’Ubuntu. L’utilisation de la veille prolongée empêche la modification des partitions et crée des conflits pour Grub. Il est recommandé d’exécuter la commande powercfg /hibernate off pour supprimer l’hibernation si nécessaire.
« J’ai oublié d’annuler l’hibernation et l’installateur a refusé d’écrire sur la partition, solution trouvée après désactivation »
Marc L.
Si vous réinstallez depuis une clé USB, privilégiez l’option « Essayer Ubuntu sans l’installer » pour vérifier la reconnaissance des périphériques. En cas de disque non détecté, reportez-vous aux sections traitant des contrôleurs RAID et Optane. Les manipulations BIOS pour AHCI sont décrites plus loin pour les cas complexes.
Ces opérations rendent l’installation d’Ubuntu plus fiable et évitent les pannes de démarrage fréquentes. Le chapitre suivant présente l’installation du chargeur Grub et les solutions aux erreurs courantes de démarrage. Comprendre Grub aide à maîtriser le multiboot sur la plupart des machines.
Enfin, installer et dépanner le bootloader Grub pour un multiboot stable
Après le partitionnement et l’installation d’Ubuntu, l’étape critique porte sur l’installation de Grub comme bootloader. Une installation mal configurée peut laisser le système démarrer exclusivement sur Windows. La section suivante présente les erreurs fréquentes et les procédures de réparation accessibles.
Résoudre l’échec de grub-install et problèmes UEFI
Ce passage détaille les causes possibles d’un échec lors de l’exécution de grub-install sur des machines UEFI. Parfois, le chargeur Windows bloque l’enregistrement de Grub dans l’EFI, empêchant l’ajout d’une entrée de démarrage. Selon divers retours de forums, l’ajout manuel d’Ubuntu comme OS autorisé dans l’EFI permet souvent une résolution.
Liste d’actions de dépannage :
- Vérifier les entrées UEFI et autoriser Ubuntu
- Utiliser Boot-Repair pour restaurer Grub
- Recréer l’entrée EFI si nécessaire
- Consulter les forums spécialisés pour cas rarissimes
« Après une réparation avec Boot-Repair, mon PC a retrouvé l’écran de sélection entre Windows et Ubuntu »
Sophie N.
Cas complexes : RAID, Optane et disques NVMe non reconnus
Cette section clarifie pourquoi certains SSD ou configurations RAID empêchent l’installateur Ubuntu de voir le disque correctement. Les technologies Intel RST, Optane ou certains modes RAID peuvent requérir le passage en AHCI ou l’ajout de pilotes spécifiques. Selon des témoignages techniques, basculer temporairement en AHCI permet souvent la poursuite de l’installation.
Problème
Cause probable
Solution fréquente
Risque
SSD NVMe non détecté
Contrôleur RAID ou driver manquant
Basculer en AHCI ou ajouter pilotes
Perte temporaire de perf si mal rétabli
Optane activé
Accès disque géré par Optane
Désactiver Optane puis installer
Complexité de réactivation après install
Intel RST
Mode RAID logiciel activé
Passage en AHCI puis réparation Windows
Réinstallation Windows possible
Grub non installé
Blocage de l’EFI par Windows
Utiliser Boot-Repair ou modifier l’EFI
Windows seul démarrable sans Grub
« J’ai dû basculer en AHCI puis réactiver Windows, opération qui a fonctionné mais qui demande prudence »
Thomas P.
En cas de doute, garder une copie disque et un support de récupération Windows évite des impasses. Si la manipulation paraît délicate, solliciter un technicien ou un forum spécialisé apporte souvent une solution rapide. Une planification prudente du multiboot réduit durablement le risque de perte d’accès aux systèmes.
Les conseils proposés ici combinent bonnes pratiques et retours d’expérience pour un multiboot fiable sur des machines actuelles. En respectant ces étapes vous augmentez vos chances d’obtenir un système dual boot fonctionnel et maintenable. Ce passage clôt le parcours opérationnel et oriente vers des aides spécialisées si nécessaire.