06 mai 2014

Weird Loners [Pilot Script]

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WEIRD LONERS

Comédie (Single-Camera) // 22 minutes

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Ecrit par Michael J. Weithorn (Sacrée famille, Un Gars du Queen, The Goldbergs). Produit par Jake Kasdan (Bad Teacher, Freaks & Geeks, New Girl, Ben & Kate). 6 épisodes commandés. Pour FOX & 20th Century FOX Television. 37 pages.

Caryn, Sotch, Zara et Eric ne le savent pas encore, mais ils vont devenir les meilleurs amis du monde. Un lien improbable mais très fort va se créer entre eux lorsque le destin, par d'heureux hasards, va décider de les réunir. Ces phobiques de l'engagement, incapables de mener une vie sociale équilibrée, vont alors découvrir qu'ils sont bien plus épanouis quand ils sont ensemble. Le moment est venu de se serrer les coudes et de vivre enfin vraiment...

Avec Becki Newton (Ugly Betty, How I Met Your Mother), Zachary Knighton (FlashForward, Happy Endings, Parenthood), Nate Torrence (Studio 60, Mr Sunshine, Hello Ladies, Super Fun Night), Meera Rohit Kumbhani...

 

   J'ai ri, mais vraiment ri, au moins trois fois en lisant ce script. C'est rare (particulièrement cette saison). J'ai lu une première fois les lignes en question, qui m'ont fait sourire, et en y repensant deux lignes plus loin, j'ai ri. J'espère que devant le véritable pilote je ne rirais pas en décalé. Ce serait dommage. Pourtant, je n'irai pas jusqu'à dire que Weird Loners est un gros coup de coeur. Je blâme pour cela le fait que c'est l'énième comédie sur une bande de potes plus ou moins losers, qui risque d'avoir du mal à se distinguer des autres passé le premier épisode. La structure de celui-ci fait qu'on se laisse prendre au jeu avec beaucoup de plaisir. Ce qui m'inquiète, c'est l'après. Ce sera quoi un épisode "classique" de Weird Loners ? Je n'en sais rien, donc je suis méfiant. Et c'est peut-être aussi ce qu'ont ressenti les dirigeants de la FOX, emballés par le script mais soucieux pour la suite. Ce qui donne une commande bâtarde de six épisodes. Si par hasard les autres n'étaient pas réussis, elle aura vite fait d'en faire son nouveau Goodwin Games (décalée à l'été malgré un très bon pilote) ou son Us And Them (un pilote suffisamment bon pour commander la série, mais des épisodes suivants apparemment trop mauvais pour ne serait-ce que tenter le coup... du coup les 7 tournés ne seront jamais diffusés !). Et ce serait moche pour Becki Newton, maudite depuis Love Bites

   Je note d'abord deux choses importantes : 1/ les personnages du script sont un peu plus âgés que les acteurs et actrices qui ont été choisis, ce qui change mine de rien un tout petit peu le concept de départ : s'intéresser à des personnages ayant tout juste atteint la quarantaine qui se retrouvent seuls du jour au lendemain et qui se réunissent pour vaincre l'adversité ! FOX n'a pas pu s'empêcher de rajeunir les héros afin de coller davantage au public recherché. 2/ Weird Loners a clairement été écrit dans l'idée de le vendre à une chaîne câblée (FX ?) : les "fuck" et les grossieretés sont nombreuses et impossibles à garder pour FOX -et parfois, elles sont essentielles à la drôlerie de la chose- et certaines situations à caractère sexuelle très explicites ne passeront pas non plus. Bref, la version édulcorée par le network sera sans doute un peu moins bonne que ce qui était prévu à l'origine. Et c'est un mal qui vaut très souvent pour les autres chaînes. On s'étonne souvent de la nullité de certaines séries, on se demande comment elles ont pu être commandées... une partie de la réponse est là : elles ont été nazifiées par le network

   Le post-générique du pilote nous présente chacun des 4 héros un à un, dans leurs environnement naturel. Caryn d'abord, le personnage central, le ciment de la future bande, qui largue un homme qu'elle a rencontré quelques jours plus tôt sur une croisière pour célibataires car, une fois de plus, elle a le sentiment que ce n'est pas le bon. Dans sa tête, le bon, c'est Ryan Gosling. C'est son idéal et elle ne veut personne qui ne s'en approche pas au moins un peu. Et comme elle n'est elle-même pas Scarlet Johansonn, c'est compliqué... Les dialogues au téléphone avec sa mère juive, désemparée de n'avoir toujours pas marié sa fille, sont très drôles. Puis il y a Sotch, qui se fait virer du resto où il travaille parce qu'il a... couché avec la femme du patron ! Il ne peut pas s'en empêcher. Il les fait toutes craquer avec son charme ravageur mais il commence à en avoir un peu marre de ne pas réussir à se poser... plus de deux jours avec la même fille ! Ensuite, nous avons Zara, une artiste torturée mais très libre d'esprit, qui n'a aucune intention de se ranger. Elle est un peu bitch et jette les hommes comme des kleenex. Bisexuelle, elle a en plus l'embarras du choix. Et comme elle est absolument magnifique... bah Ryan Gosling elle l'a eu dans son lit... et elle l'a trompé avec un autre ! Caryn est ahurie d'apprendre une telle chose. Enfin, voici Eric, censé être le plus jeune du groupe, qui n'a pas de vie sociale depuis que sa mère est morte et qu'il s'occupe H-24 de son vieux père. Mais ce dernier meurt alors qu'ils regardent un match de foot. Une nouvelle vie s'ouvre tout à coup à lui.

   Eric est le cousin de Sotch. Et Caryn est la voisine d'Eric. Et Eric rencontre au hasard de ses déambulations dans New York Zara. Et il la présente à Caryn, qui vient tout juste de virer sa junkie de coloc'. Donc Zara prend sa place. Et voilà, notre bande est réunie à la fin du pilote. Si tout cet enchaînement se déroule sous nos yeux avec une certaine prévisibilité, tous les rebondissements sont vraiment amusants et nous permettent de ne jamais décrocher, bien au contraire. Ils nous font rire et on s'attache à eux sans même s'en rendre compte. A la fin, on a vraiment très envie de les retrouver au plus vite. Et ça, c'est magique ! Quand un pilote a réussi ça, alors c'est l'essentiel. 

   Weird Loners a le potentiel de devenir une comédie de potes très drôle et attachante, et elle déjà très en phase avec son temps. Mais quand on voit ce qu'était et ce qu'est devenu New Girl sur FOX, on ne peut que calmer ses ardeurs... et attendre de voir ! 

   

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07 août 2012

Happy Endings [Saison 2]

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Saison 2 // 6 180 000 tlsp.

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   J'ai toujours un peu de mal à écrire mes critiques de comédies et c'est précisément pour cette raison, au cas où vous vous poseriez la question, que je n'ai plus rien dit sur Modern Family, par exemple, depuis belle lurette, et que l'analyse qui suit sera relativement courte. J'apprécie vraiment la série et je suis toujours content de voir un épisode mais elle ne me manque pas particulièrement quand elle est en pause, ou que je prends du retard sur la diffusion. Les personnages n'évoluant que très peu voire pas du tout dans certains cas, il n'y a pas tellement de nouveaux commentaires à faire d'une saison à l'autre. Souvent, les épisodes se suivent et se ressemblent, mais certains sont plus marquants que d'autres. C'est un peu la même chose avec Happy Endings, que j'ai dévoré en marathon tout récemment. 

   Après une première saison courte mais prometteuse et un sauvetage in extremis, Happy Endings est revenue avec une deuxième salve d'épisodes tout aussi convaincante, si ce n'est plus. On sent toutefois qu'une vraie réflexion a été menée au sujet des personnages et de l'importance qui leur était accordée en terme de temps d'antenne. Clairement, Penny et Max avaient tendance à voler la vedette aux autres, un peu à la manière d'un Jack et d'une Karen dans Will & Grace, un degré de folie en moins. De la même façon que Cougar Town et de plus en plus de comédies modernes, Happy Endings repose presque essentiellement sur l'alchimie entre les membres principaux de son casting, et sur leur talent respectif aussi bien évidemment. S'ils n'étaient pas à ce point au diapason, alors qu'en plus le rythme des répliques est soutenu, la plupart des blagues tomberaient à l'eau et la série serait déjà morte depuis longtemps, comme tant d'autres du genre. Elle a depuis le départ ce truc en plus que les autres n'avaient pas et elle a su le faire fructifier en saison 2.

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   Bizarrement, ce ne sont plus Max et Penny qui me font le plus rire. Les rôles se sont inversés. Je n'étais pas fan du couple Jane/Brad à la base, surtout à cause de monsieur, mais j'ai trouvé leurs intrigues cette année beaucoup plus réussies bien que redondantes, avec la gentille réconciliation à chaque fin d'épisode qui devient lourdingue. Le jeu de Damon Wayans Jr. est toujours aussi atypique, et je suis sûr que s'il était resté dans New Girl, il aurait vraiment apporté quelque chose et l'aurait rendue meilleure, tout comme il a donné beaucoup de sa personne dans Happy Endings et ça a payé au final. Les mimiques d'Eliza Coupe sont toujours aussi irrésistibles et, malgré les points communs de son personnage avec la Monica de Friends, elle arrive largement à exister sans donner l'impression qu'on la connait déjà par coeur et qu'elle ne saura jamais nous surprendre. Mais la vraie surprise, c'est... Alex ! Plutôt transparente en saison 1, elle s'est révélée en saison 2, sa stupidité devenant un ressort comique tout ce qu'il y a de plus classique mais néanmoins terriblement efficace. Elle en est même devenue attachante, la petite ! Finalement, Elisha Cuthbert se débrouille bien en comédie et ça, c'est une grande nouvelle ! Parce que coté drama, c'est vraiment pas ça... Entre les très amusants et inspirés Jane, Brad et Alex et le duo Max/Penny de la mort qui tue mais qui gonfle un peu quand il y a surenchère et hystérie, on retrouve ce bon vieux Dave, le "Ted Mosby" de Happy Endings, maladroit, bonne poire et drôle uniquement par intermittence. On aime son obsession pour les t-shirts en col en V, on adore ses super sandwichs personnalisés, mais on aime un peu moins ses aventures amoureuses rocambolesques et cette tentative de le caser avec Penny, assez peu séduisante.

   Happy Endings n'avait pas besoin d'invités prestigieux pour plaire mais elle s'est quand même octroyée les services de Megan Mullally dans le rôle de la mère de Penny - je l'adore mais à force de faire le tour de toutes les comédies existantes, ses apparitions perdent de leur saveur- ainsi que de Brian Austin Green dans le final, voué à revenir pour notre plus grand plaisir en saison 3; puis Colin Hanks aussi, dans l'improbable rôle... de son propre rôle; ou encore James Wolk, transformé en Grant, le parfait petit ami de Max que l'on aurait presque aimé voir intégrer la distribution définitivement tant il était devenu attachant en l'espace de seulement deux petits épisodes. Il a pourtant fallu s'en séparer et c'était presque aussi douloureux pour nous que pour Max et ses amis ! C'est davantage à travers différents contextes que la série a réussi à créer l'événement : je pense aux épisodes dédiés à Halloween (ces costumes... mon Dieu !), à Nöel ou encore à la St Valentin, qui étaient particulièrement bien écrits. De temps en temps, Happy Endings  tente de lorgner vers des structures originales "à la How I Met Your Mother" mais en général avec moins de succès que sa grande soeur. Sinon, on retiendra l'épisode où Brad ressort déboussolé de chez son dentiste et se met à comparer ses compagnons aux héros de Friends, un clin d'oeil très appréciable. D'ailleurs, la série joue plus que jamais la carte des réfèrences à la culture populaire, et quand on n'est pas américain, on est parfois un peu largué malheureusement (je n'ose imaginer la tronche de la future VF). Le quiproquo entre Jane et Brad autour des etrennes de leur femme de ménage était particulièrement croustillant et cruel. La fête d'anniversaire catastrophe de Penny était assez géniale aussi. Bref, je ne me souviens pas de tout mais je peux dire qu'ils m'ont fait beaucoup rire les héros de Happy Endings

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// Bilan // Ce serait une grossière erreur que de sous-estimer Happy Endings : si vous ne la regardez pas encore, il serait temps de lui laisser une chance. Vous pourriez en tomber amoureux ! On n'a rien fait de mieux en "comédies d'amies" depuis Friends et les premières saisons d'How I Met Your Mother.

31 juillet 2011

Happy Endings [1x 04 > 1x 12]

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 Saison 1 // 4 330 000 tlsp.

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    Si mes comptes sont exactes, nous avons eu cette année pas moins de cinq tentatives de sitcoms "de potes" : Mad Love sur CBS, classique mais correcte; Traffic Light sur la FOX, moyenne mais avec un certain potentiel jamais exploité; Perfect Couples sur NBC, la Modern Family du couple franchement ratée; Friends With Benefits sur NBC toujours, mais elle est jugée tellement mauvaise par sa propre chaîne qu'elle n'a pas encore été lancée (ce sera pour le mois d'Août); et enfin Happy Endings sur ABC, la plus prometteuse sur le papier qui a réussi l'exploit de ne pas décevoir, bien au contraire ! Et c'est aussi la seule qui a obtenu, par miracle avouons-le, une saison 2. La preuve que même dans le monde impitoyable des séries, il y a (parfois) une justice. Pour être très honnête, j'ai hésité à faire une review de cette première saison pour la simple et bonne raison que mon ressenti est équivalent à celui que j'avais publié au sujet des deux premiers épisodes (A lire ou à relire ICI). Mais elle le mérite bien alors... 

    Happy Endings est ce qu'on appelle dans le jargon un "grower". On commence à la regarder en se disant que c'est sympa mais qu'il n'y a pas non plus de quoi crier au génie et puis au fur et à mesure que l'on s'attache aux personnages, l'envie de les retrouver se fait de plus en plus pressante. Avec une saison de seulement 12 épisodes (enfin un 13ème jugé médiocre sera programmé à la fin du mois d'Août au milieu de rediffusions), c'est un petit exploit d'avoir réussi à rendre cette petite bande si incontournable. Certains héros bénéficient toutefois de plus d'attentions que d'autres. On sent rapidement qui sont les chouchous des scnénaristes. Peut-être est-ce pour cela que ce sont aussi les miens ? Adam Pally alias Max, le gay qui ressemble à un hétéro, est la plus sympathique trouvaille de ce casting solide. Il n'a jamais besoin d'en faire des tonnes, contrairement à certains de ses comparses, pour nous faire rire. Ses répliques pleines de sacarsme se suffisent à elles-même. Un des épisodes qui m'a le plus marqué est celui de son coming-out auprès de ses parents. C'était une façon fort réussie de traiter du sujet, avec une pointe de nazisme en prime. Car oui, c'est une spécificité de la série : elle adore faire preuve de "gentil" racisme et d'évoquer l'actualité avec humour. Il a d'ailleurs fallu couper une scène faisant réfèrence à Ben Laden dans un épisode diffusé peu de temps après sa mort. L'autre catégorie d'humour qui fait mouche dans Happy Endings, c'est l'hystérie. Penny en est la meilleure représentante même si elle se calme petit à petit de façon à ne pas devenir agaçante. Sa quête du "right guy" est classique mais elle réussit à y apporter une touche personnelle bienvenue. Casey Wilson est juste excellente. Pas étonnant : elle vient de l'école Saturday Night Live. Dans le genre hystérique, son ami Derrick, le gay overzetop, m'a fait littéralement mourir de rire lors de ses deux apparitions. J'espère qu'il reviendra de temps en temps. Si Max et Penny sont mes personnages préférés, c'est aussi parce qu'ils sont très drôles ensemble. 

    Le groupe dans son ensemble fonctionne comme celui de Cougar Town : ils sont tout le temps fourrés les uns chez les autres, ils donnent l'impression de ne quasiment jamais travailler, ils boivent un peu beaucoup (mais pas tellement du vin) et ils pétent régulièrement des plombs en partant des délires absurdes mais tout à fait tordants. Dave, qui est un peu le héros à la base, me plaît bien aussi. Zachary Knighton est vraiment plus dans son élément en comédie qu'en drama. Vers la fin de la saison, lorsque les auteurs reviennent un peu plus sur le mariage raté et ses conséquences pour l'ancien couple, il se passe vraiment quelque chose de touchant. Cela dit, on aurait pu le ressentir dès le départ si ABC n'avait pas fait modifier l'ordre des épisodes. Les numéros 2 et 3 passent en effet en 10 et 11ème position et ils ne sont pas mauvais du tout. La véritable raison du déplacement est que la chaîne voulait que les épisodes suivants le pilote soient les moins feuilletonnants possibles pour accrocher le public le plus large possible. Ca n'a pas marché, mais c'est bien tenté. Parmi les personnages les moins amusants, Alex (Elisha Cuthbert) figure en pôle position. C'est celle qui est la moins définie depuis le départ. On ne sait pas vraiment qui elle est, ce qu'elle veut et elle est toujours un peu détachée des autres, pas aussi présente (surtout au départ à cause des circonstances de l'annulation de son mariage). Mais elle ne m'est pas désagréable et dans le final, toute seule dans son couloir de l'hôtel, elle m'a même ému. Enfin, le couple formé par Jane et Brad a connu de très bons moments mais je suis moins conquis. Disons que Brad se fait quand même pas mal écraser par Jane, beaucoup plus drôle. Lui, c'est le loser de la blague et on se lasse vite de ses bides à répétition. Mais je n'ai pas de repcoches à faire à l'acteur, Damon Wayans Jr. Je le trouve bon et beaucoup plus fréquentable que son père, qui apparaît d'ailleurs dans un épisode. Un des plus ratés de la saison à mon sens ! Leur intrigue commune n'arrivait pas à être drôle et l'émotion forcée sur la fin n'était pas plus convaincante. 

    Happy Endings est avec Raising Hope la meilleure nouvelle comédie de l'année. Elle est évidemment moins colorée, osée et surprenante mais une comparaison entre les deux ne serait de toute façon pas pertinente. Je suis ravi de pouvoir retrouver la petite bande pour une 2ème saison, qui, à moins d'un miracle, sera aussi la dernière. Sa trajectoire me fait un peu penser à celle de Better Off Ted. Deux sitcoms sosu-estimées qui valent vraiment le coup d'oeil et qui donnent indéniablement le sourire. 

17 mai 2011

Happy Endings [Pilot & 1x 02]

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Pilot // The Quicksand Girlfriend

7 3oo ooo tlsp. // 5 7oo ooo tlsp.

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What About ?

Comment un groupe d'amis peut-il résister à la séparation de deux d'entre eux le jour de leur mariage au pied de l'autel ? Alex et Dave avaient tout du couple parfait, et pourtant...

Who's Who ?

 Comédie créée par David Caspe. Avec Zachary Knighton (FlashForward), Elisha Cuthbert (24), Eliza Coupe (Scrubs), Damon Wayans Jr. (Ma Famille d'abord), Adam Pally, Casey Wilson...

So What ?

 Chaque année, je m'insurge lorsque de nombreux internautes critiquent les pilotes de comédies commandés par les chaînes, râlant que les pitchs ne sont pas originaux. Bah oui, ça m'énerve, parce que quand on regarde bien, les sitcoms les plus drôles et les plus connues à travers le monde n'avaient pas forcément des pitchs originaux non plus. Le meilleur exemple, c'est quand même Friends ! "Six amis célibataires cherchent l'amour à New York en se serrant les coudes". Wouahou. Certains rétorqueront que Friends était la première à le faire. Faux ! Cheers, 10 ans plus tôt, c'était exactement la même chose. Et plus tard, How I Met Your Mother a également prouvé qu'on pouvait partir d'une base classique pour offrir du neuf. Tout ça pour dire que pour qu'une sitcom soit réussie, il ne lui faut pas nécessairement une idée de départ originale mais des personnages bien écrits et drôles et surtout, que le directeur du casting fasse du bon boulot ! Reste ensuite l'inconnue déterminante : y'aura-t-il une alchimie de groupe ?

Le pitch d'Happy Endings est relativement commun, malgré le prétexte du mariage raté qui n'aura plus de conséquences d'ici à la fin de la première saison, mais la sitcom réussit, à mon sens, là où ses consoeurs Perfect Couples et Traffic Light ont échoué cette saison : provoquer... l'hilarité ? Non, je n'ai pas ri comme un fou jusqu'à l'étouffement devant les premiers épisodes mais j'ai beaucoup souri, un peu ri, et je suis surtout resté admiratif devant les dialogues qui n'étaient pas faciles. Les blagues ne se sentaient pas venir à des kilomètres à la ronde, globalement, et c'est déjà une grande réussite en soi. Et puis il y a ces individualités amusantes qui forment un groupe cohérent et attachant. Mon petit coup de coeur va à Penny, de loin celle qui m'a fait le plus rire. Elle est un peu la caricature de la célibataire loseuse pas très jolie mais qui ne se laisse pas abattre (longtemps). Le duo qu'elle forme avec Max, le "gay" de la bande fonctionne à merveille, surtout quand elle cherche à le remplacer, en vain. Max justement, est tout sauf une caricature. Il est l'inverse de la caricature de l'homosexuel habituel dans les comédies. A vrai dire, sans ses remarques sur les hommes, il pourrait très bien passer pour un hétéro. Il est limite pas crédible en homo mais c'est ce qui fait toute son orginalité. Fallait y penser ! En plus, dans les grandes "comédies d'amis" jusqu'ici, il n'y avait pas d'homo (Will & Grace exceptée évidemment). Sans doute parce que ça réduisait les possibilités de romances entre les personnages. Dave, qui est un peu le héros, dans le pilote en tous cas, me plait bien. Je suis ravi de découvrir Zachary Knighton dans un autre registre après FlashForward, et je crois que la comédie lui sied mieux. On le sent plus dans son élément. Brad est le dumbass du groupe, pas le personnage que je préfère d'office mais qui peut être amusant à l'occasion. Les deux blondes ? Pas encore réussi à cerner leurs personnalités respectives mais Alex, je ne l'aime pas beaucoup. Elle n'a pas le rôle le plus facile il faut dire puisque c'est elle qui a abandonné Dave...

Je comprends pourquoi ABC a choisi de renouveler Happy Endings pour une saison 2 alors que ses scores d'audience ne sont pas fameux. Elle a du potentiel et elle mérite bien une deuxième chance, qu'elle aura certainement beaucoup de mal à saisir, certes. De toutes les nouvelles comédies lancées cette année, elle est à mon sens la meilleure après Raising Hope, dans un style très différent. On se demande pourquoi elle a débuté en dernier d'ailleurs...

05 août 2010

[Saison 2010/2011 - Comédie] 4- Better With You/Happy Endings

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What About ?

Better With You - Deux sœurs sont chacune à un stade différent de leur vie sentimentale. La première est heureuse, épanouie grâce à une relation de longue durée. L'autre vient de tomber enceinte, précipitant son mariage avec son petit-ami...

Happy Endings - Comment un groupe d'amis peut-il résister à la séparation de deux d'entre eux le jour de leur mariage au pied de l'autel ?

Why ?

Cette année, les comédies de couples et de potes (et parfois les deux en même temps) reviennent en force. Bien-sûr, toutes les chaînes espérent secrétement avoir trouvé le nouveau Friends. Faut pas le dire trop fort, ça porte la poisse ! Mais l'envie est clairement là. Alors j'aurais pu vous parler de Friends With Benefits (NBC), Perfect Couples (NBC) et Mixed Signals (FOX), qui entrent toutes dans cette catégorie, mais leurs chances de survie sont tellement minces qu'il vaut mieux passer sous silence leur existence dès maintenant. En plus, elles ne seront diffusées qu'à la mi-saison. On a bien le temps de voir venir !

Celles d'ABC ont l'avantage certain d'avoir pour compagnons Modern Family, le succès d'estime de la saison dernière, et The Middle, qui n'a pas à rougir ni de sa qualité ni de ses performances. Better With You aura la chance d'être coincée en sandwich entre les deux sitcoms. Si elle ne marche pas là, elle ne marchera nulle part ! J'avoue que je suis irrémédiablement attiré par cette série depuis que le projet a été annoncé il y a plusieurs mois maintenant. Y'a des trucs qu'on sent bien, comme ça, sans trop pouvoir l'expliqué. Le casting m'a conforté dans mon idée dans le sens où Jennifer Finnigan et Joanna Garcia ne sont certainement pas de grandes actrices mais elles sont pétillantes et jolies, soit les qualités principales requises quand on joue dans une sitcom. J'allais oublier l'adjectif "drôles" mais à vrai dire, ça tient plus aux scénaristes qu'à elles. Au casting, on retrouve également Josh Cooke, qui est un sacré poissard avec pas mal de séries annulées à son actif, mais qui formait un très bon duo avec Jennifer Finnigan en 2005 dans la courte mais bonne Committed. L'alchimie ne devrait pas avoir disparu. Et puis Debra Jo Rupp (Kitty dans 70's Show) en duo avec Kurt Fuller : je crois que c'est une évidence. Ils ne peuvent qu'être drôles ensemble puisqu'ils le sont séparément systématiquement. A mi chemin entre la comédie de couples et la comédie familiale, la série a ses chances de convaincre le public. Ce qui risque peut-être de la desservir, c'est son format classique multi-caméras avec tournage en public et rires en boîte.

Quant à Happy Endings, difficile de parier sur son destin puisqu'elle ne sera diffusée qu'à partir de la mi-saison dans une case encore inconnue (mais en remplacement de Cougar Town, ce serait vachement bien). Du coté du casting, rien de flamboyant, il faut bien l'admettre. Un des frères Wayans, le pauvre Zachary Knighton qui n'était pas très bon dans FlashForward, les deux blondes Elisha Cuthbert, fille de Jack Bauer dans 24 quand même, et Eliza Coupe, vue l'année dernière dans l'ultime saison de Scrubs... Au niveau de l'histoire, rien qui soit d'une grande originalité non plus. Vous allez me dire, qu'est-ce que fout la série dans le classement alors ? Eh bien le trailer m'a fait rire, même si on doit y voir tous les meilleurs gags du pilote. Il y a donc à mon avis un certain potentiel. A voir si ça peut tenir sur la longueur et si la bande-annonce n'est pas trompeuse...

// Bonus // Les trailers :


04 juin 2010

FlashForward [1x 21 & 22]

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Countdown // Future Shock (Series Finale)

4 75o ooo tlsp. // 5 22o ooo tlsp.

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   FlashForward, c'est fini. Je me revois il y a plus d'un an, tout excité à l'idée que ce projet de série puisse voir le jour. Je me souviens de la promotion orchestrée par ABC qui avait commencé très tôt. Je me souviens du casting de Sonya Walger puis de Dominic Monaghan plus tardivement. Je me souviens de la projection du pilote à l'auditorium de TF1 le lendemain de sa diffusion aux Etats-Unis. Je l'avais beaucoup aimé et j'avais trouvé le cliffhanger -sur le suspect zéro- très excitant. Je me rappelle avoir cru possible que FlashForward soit le digne successeur de Lost. Je me souviens de tout ça. Un an plus tard, la série-événement de l'année, pour laquelle ABC a déboursé beaucoup d'argent, se termine dans l'indifférence la plus totale. Des 12,5 millions de téléspectateurs de départ, il n'en reste même pas la moitié. Certainement l'un des échecs les plus retentissants de ces dernières années. Dans un an, on l'aura tous oublié. Une drôle d'histoire un peu triste en somme. Cette désertion du public était-elle méritée ? Oui et non. Après un excellent pilote, la série n'a fait que décevoir avec des épisodes passablement ennuyeux, très bancals. Le public a fuit petit à petit et n'est jamais revenu. ABC a poussé la série dans la tombe en interrompant sa diffusion pendant plusieurs mois. Evidemment, FlashForward était dès lors condamnée. Pourtant, depuis son retour, les épisodes étaient bien meilleurs, certains étaient même très bons. Du gâchis donc mais il aurait fallu se réveiller plus tôt...

   La plus grande faiblesse de FlashForward a toujours été et jusqu'au bout ses personnages. Les scénaristes ont échoué précisément là où ceux de Lost ont excellé. Si Jack Shephard m'agaçait un peu en saison 1, ce n'est rien à coté de Mark Benford ! Je ne crois pas que Joseph Fiennes soit le plus à blâmer dans cette catastrophe. Son jeu mono-expressif n'a certes pas aidé mais il n'est pas responsable de la bêtise de son personnage ! Il aura été con et borné jusqu'à la dernière minute. Ca en devenait impressionnant ! Ce ralenti sur sa course folle dans les bureaux du FBI était particulièrement ridicule. Tout ce que j'ai passablement apprécié le concernant dernièrement, c'est sa conversation avec sa fille Charlie. Mon désintérêt pour le personnage m'a empêché d'être ému mais on était pas loin d'obtenir une scène touchante. Voilà encore un domaine dans lequel la série a échoué, et c'est évidemment lié à ses personnages. Combien de passages vous ont ému franchement depuis le pilote ? Si peu. Les histoires d'amour étaient mièvres ou inutiles. Elles ont commencé comme ça et elles se sont terminées comme ça. Bryce a trouvé sa Keiko et, pour ne pas faire de malheureux, Nicole a aussi trouvé son promis qu'elle ne cherchait même pas, escroquerie à la clé. Parce que le coup du mec qui la noyait dans son flashforward et qui la sauve ici, c'est juste une honte ! Qu'on n'essaye pas de nous faire croire que l'on avait mal interprété le passage : les choses étaient claires à ce moment-là. Je ne dis pas qu'ils ne savaient alors pas ce qu'ils allaient faire de cette intrigue. Juste qu'ils ont sciemment menti pour nous berner. Le tableau des personnages inutiles ne serait pas complet sans Aaron, qui aura été discret dans ce final avec toujours de très courtes scènes vides de toute émotion malgré la supposée mort de sa fille. Une sorte d'aveu de la part des scènaristes qu'ils avaient bien merdé avec cette histoire mais qu'ils étaient bien obligés de la conclure.

   Olivia n'a pas non plus été un personnage attachant même si elle s'est un peu rattrapée sur la fin. Sonya Walger méritait clairement mieux en tous cas. Dans la première partie du final, j'étais content de voir qu'elle était la seule à chercher à échapper à son flash. Au moins une quoi ! Malheureusement, Simcoe a tout gâché dans la deuxième partie en allant la chercher et en réussissant à la convaincre qu'ils étaient faits l'un pour l'autre et que le flash devait se réaliser absolument. Seule satisfaction : Olivia ne finit pas avec Mark. C'est ce que je craignais dans un dernier rebondissement. On en vient donc au trio gagnant, celui qui m'a fait tenir jusqu'au final et qui ne m'a pas déçu dans l'ensemble : Demetri/Janis/Simon. Le premier était vraiment attachant pour le coup. La deuxième, malgré un retournement de situation improbable, a su me convaincre aussi. Quant au dernier, disons que Dominic Monaghan a fait une bonne partie du boulot. Il n'était pas excellent mais il a su apporter son truc en plus à un personnage qui aurait peut-être été fade interprété par un autre. Tout cela reste de l'ordre de la supposition. Et puis ce rôle de méchant pas vraiment méchant est mille fois plus intéressants que tous les autres personnages réunis de toute façon. Le final s'est s'efforcé de rassembler les pièces du puzzle avec plus ou moins d'efficacité. Tout s'est plus ou moins passé comme dans les flashs, aucune surprise n'a donc été au programme. C'est ce que je craignais, ça n'a pas raté. La série se termine sur un cliffhanger avec un deuxième flashforward. Hyper prévisible là encore. Je crois que j'aurai pu la parier dès le pilote ! Ce nouveau flash aurait pu au moins nous donner des regrets quant à la fin de la série mais même pas ! Tout ce qu'on nous montre est très brouillon et pas accrocheur pour un sou. Même pas l'image d'une Charlie vieillie qui annonce qu'ils ont retrouvé son père. Cela dit, imaginer une saison 2 sans Mark Benford est une belle façon de clôturer cette demi-masquarade.       

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// Bilan // Clairement, je ne regretterai pas FlashForward, surtout pas après ce final prévisible de bout en bout. Mais je n'aime pas tirer sur les ambulances, encore moins quand elles ne sont pas si défaillantes que ça. La série a échoué à plusieurs niveaux mais elle avait un bon potentiel en terme de trame générale et elle était impeccablement réalisée, utilisant à merveille le budget alloué. Il lui manquait "juste" de bons personnages et peut-être aussi un plan plus précis sur le long-terme qui lui aurait permis d'avoir un rythme plus régulier. Ce qu'il faut déduire de tout ça, c'est que le successeur de Lost n'est pas prêt d'arriver, s'il arrive un jour. Et il ne faut surtout pas le chercher. Il viendra tout seul, sans crier gare. 

11 mai 2010

FlashForward [1x 19]

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Course Correction // 4 77o ooo tlsp.

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   Plutôt solide depuis son retour, FlashForward, contrairement à V par exemple, a encore des choses à dire et le fait assez bien. Cela dit, comme on pouvait le craindre, l'approche de la date fatidique du 29 Avril dans les intrigues et la fin de la série plus généralement font que l'on est en désormais en terrain connu. Certes, tout ne se passe pas exactement comme prévu mais les différences ne sont pas si nombreuses. Prenez le bien inutile Bryce. Son cancer est en rémission, il est en bonne voie de guérison. On est content pour lui, encore qu'on s'en fout un peu en fait. Ce grand soulagement le pousse dans les bras de Nicole, laquelle est bien embarrassée puisqu'elle a retrouvé la trace de Keiko. Jusqu'ici, je n'avais pas imaginé que les choses se passeraient comme ça. Mais maintenant, il semble évident que Nicole va se faire kidnapper (reste à savoir par qui) puis possiblement noyer, comme dans son flash. Ce qui serait génial, c'est que ce soit Bryce le responsable. Mais c'est impossible ! Il y a l'hypothèse Gabriel, mais juste parce qu'il faut bien lui trouver quelque chose à faire et qu'il rôde justement dans les couloirs de l'hôpital (la scène où il part en quenouille sur son lit était assez géniale). Quant à Bryce, il va rencontrer Keiko et aura son happy-ending. Peut-être que les scénaristes espéraient recréer une relation à la Desmond/Penny qui passent des années à se chercher avant d'enfin se trouver. Ben c'est bien raté. Bref, j'émet des hypothèses mais c'est bien pour remplir la review parce que ça ne me tracasse pas le moins du monde tout ça ! Tout comme le triangle amoureux Mark/Olivia/Simcoe qui est vide de toute émotion.

   La partie intéressante de l'épisode concerne Simon Campos, qui se dévoile enfin un peu plus. Tout le monde découvre que c'était lui le Suspect Zero. Un peu honteux de nous servir cela en guise de cliffhanger étant donné qu'on le savait nous téléspectateurs depuis 5-6 épisodes. Mais pour être tout à fait honnête, la vraie révélation c'est que c'est lui qui va déclencher le prochain blackout, que l'on imagine désormais fixé au 29 Avril. Tout est encore très nébuleux mais l'interprétation assez fascinante de Dominic Monaghan (oui, j'ose le dire) permet de rester scotché et l'action est suffisante pour ne pas ennuyer, notamment tout ce qui tourne autour de l'enlèvement de sa soeur. Par ailleurs, j'ai beaucoup aimé la première scène de l'épisode qui revient sur le moment où Simon et Simcoe ont lancé, presque malgré eux, le blackout. D'une part c'était très bien réalisé, et c'est une des grandes qualités de la série, et d'autres parts les effets-spéciaux étaient réussis, ce qui la différencie une fois de plus de V et de ses effets hyper-cheaps ! La quatrième et dernière intrigue de l'épisode est presque un loner puisqu'elle est bouclée dans l'épisode. Demetri fait ainsi équipe avec Fiona Banks (un grand plaisir que de revoir Alex Kingston et dans la série, et tout court), comme le flash de cette dernière le révélait, sur une affaire assez bien fichue où un homme décide de "course correcter" les événements en tuant tous ceux qui auraient dû mourir selon les flashfowards (ou plutôt leur absence d'ailleurs) et qui sont pourtant toujours en vie. Ses motivations ne sont pas vraiment justifiées mais c'est un illuminé et c'est finalement l'explication la plus raisonnable. Pas mal du tout ! Le duo fonctionne bien. Si seulement Mark Benford n'avait jamais existé et que c'est Fiona Banks qui avait été à sa place... la série aurait eu une toute autre saveur je crois.       

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// Bilan // Un épisode qui a ses faiblesses mais qui réussit malgré tout à captiver selon les personnages.

12 avril 2010

FlashForward [1x 15]

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Queen Sacrifice // 5 42o ooo tlsp.

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   Ca y est : les scénaristes de FlashForward ont craqué ! La série vire au grand n'importe quoi. Cet épisode m'a fait penser à du -mauvais- Prison Break. Pas mal d'action donc, plus ou moins prenante, et des retournements de situation invraisemblables, amenés de manière tordue. Je pense avant tout à l'enquête sur la taupe au sein du FBI. C'était plutôt bien mené, c'était même la partie la plus sympa de l'épisode. J'ai bien aimé les remarques de Simon, très second degré, qui permettent de détendre un peu l'atmosphère. Quand il s'en prend à Mark, c'est d'ailleurs excellent. On a presque envie de le remercier. C'était plaisant aussi de revoir Seth McFarlane dans son petit rôle. Il finira d'ailleurs pas se faire tirer dessus. Nul ne sait s'il est mort ou pas mais à vrai dire, tout le monde s'en fout. Demetri et Wedeck font pratiquement de la figuration. Et puis il y a Vogel qui est devenu insupportable avec son air suffisant mais qui a le mérite de changer des autres personnages. Là où ça devient n'importe quoi, c'est quand on apprend que la taupe est un personnage que l'on connaît à peine, que l'on a croisé vite fait une ou deux fois par le passé. Ce n'est évidemment pas à la hauteur de l'attente. Et puis les scénaristes essayent de se rattraper en nous révélant qu'il n'y avait pas une mais deux taupes ! Et la deuxième nous est bien connue pour le coup, c'est même un des meilleurs personnages de la série, celui que le public aime le plus sans doute : Janis ! Et vlan ! On ne peut pas nier que c'est surprenant, ça procure même pendant une demi-seconde une sensation de satisfaction. On se dit qu'on nous a bien eu, que c'était bien joué ! Oui mais en y réfléchissant bien, ça n'a aucun sens. Ca n'a ni queue ni tête. Il va falloir que l'on nous fournisse une explication en bêton car je ne vois pas comment Janis peut être passée du personnage que nous connaissions à celui-ci. Quelles sont ses motivations ? Au moins, ça donne envie de voir la suite rien que pour ça...

   L'épisode contient son lot de scènes inutiles et/ou ennuyeuses. Keiko est de retour et elle part bosser dans un garage clandestin. Du coup, elle se fait arrêter par la police. Voilà qui réduit ses chances de croiser un jour Bryce. C'est bête, juste une vitre les séparait à un moment donné. Ce genre de scène où l'on nous montre avec des gros warning partout que le destin est parfois bien mal foutu m'agace au plus haut point. Ca n'apporte rien à une intrigue qui n'a déjà pas grand chose pour elle. Heureusement que Keiko et Bryce ne sont pas antipathétiques. Le baiser furtif entre Bryce et Nicole était sans intérêt bien qu'inéluctable. Sinon, la séparation entre Mark et Olivia a bien lieu. Il déménage. Le rapprochement entre Olivia et Simcoe s'opére. Tout cela ne procure pas tellement d'émotion malheureusement. Et puis le cas D Gibbons avance un peu, encore une fois de manière bien tordue avec cette histoire de codes qui se cachent dans une partie d'échecs. Les scénaristes cherchent des trucs alambiqués pour faire "style" mais c'est plus ridicule qu'autre chose au final. Un peu comme la taupe qui fait on ne sait quoi avec le sucre de son café ! Plus de simplicité les gars... 

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// Bilan // FlashForward multiplie les erreurs dans cet épisode mais il faut avouer que la curiosité reste intacte au final. On a envie de savoir ce qui se passera d'ici à la fin de la série, même si Brannon Braga a annoncé que la saison (donc la série) se terminerait sur un cliffhanger. Histoire d'enfoncer le clou...

07 avril 2010

FlashForward [1x 14]

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Better Angels // 5 o4o ooo tlsp.

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   FlashForward traîne désormais comme un boulet tous ces personnages principaux qui n'en sont pas et qui ralentissent considérablement le rythme des épisodes. Je pense bien-sûr à Aaron, encore que son intrigue secondaire semble rejoindre petit à petit la grande intrigue de la série, mais surtout à Nicole et Bryce qui ne servent vraiment à rien. Ils n'ont que trois petites scènes dans cet épisode, toutes relativement courtes, mais elles ne suscitent ni amusement, ni émotion, ni exaspération en fait. Juste une grande indifférence et il n'y a rien de pire. Sans eux, on aurait passé vraiment un bon moment, je crois. Bon, il y aussi malheureusement nos deux héros, Mark et Olivia, qui en sont toujours au même point au bout de quatorze épisodes. Que faire de ce qu'ils ont vu en flashforward ? Et nous de nous demander ce que l'on peut bien en avoir à faire... On se dirige doucement vers LA séparation tant attendue. Grosse déception du coté de la petite Charlie ! J'espérais que le secret de son flashforward serait plus étonnant que cela. Je ne vais pas dire que je l'avais deviné, ce serait faux, mais disons que ce n'est pas surprenant, ça ne suscite, là encore, pas grand chose. Si ce n'est que Vogel paraît tout à coup bien louche. Serait-il du coté de D Gibbons ?

   On attendait cela avec une certaine impatience en début de saison, avant de finalement s'en foutre, et l'on y revient enfin pour notre plus grand plaisir : la tour en Somalie est visitée par notre fine équipe, composée des membres les plus intéressants pour l'occasion à savoir Janis, Demetri, Simon et Vogel. Ce qui m'a plu à vrai dire, au-delà du contexte de ce pays en guerre qui nous change un peu de ce que l'on a l'habitude de voir, c'est le coté Lostien de l'affaire ! Voir Dominic Monaghan courir dans les couloirs sombres de la tour, c'était un peu comme revoir Charlie courir dans les couloirs des bunkers Dharma. La salle des squelettes faisait forcément penser à la fosse commune Dharma. Et les messages vidéos de D Gibbons ressemblaient à ceux de la Dharma avec Pierre Chang. Bref, ça ne pouvait que me plaire ! Le cliffhanger est d'ailleurs très efficace même s'il va être compliqué à expliquer. Que D Gibbons s'adresse en 1991 à Demetri passe (il a pu voir le futur), mais que ce message vidéo passe comme de par hasard lorsque Demetri est dans le coin, c'est louche. Et ce sera certainement une simple facilité scénaristique pour faire avancer les choses. On a envie de pardonner les scénaristes, c'est pas comme s'ils leur restaient quatre saisons pour dérouler le fil de leur histoire maintenant ! Il y a d'autres facilités dans l'épisode mais il est inutile de les relever une par une. Sinon, j'ai bien aimé les moments de complicité entre Janis et Demetri, et individuellement ce sont les seuls personnages attachants de la série. En prime, on revient sur une des premières théories que j'avais évoqué dans les premières critiques : Demetri serait-il le père de l'enfant de Janis (si toutefois il voit le jour) ? On s'en rapproche...   

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// Bilan // Assurément un bon épisode qui donne son petit lot de réponses et qui attise la curiosité, ce qui devenait urgent ! On a vraiment le sentiment d'avancer dans l'intrigue. Il y a évidemment des passages ennuyeux et à jeter mais ils sont moins nombreux que dans l'épisode précédent par exemple.

24 novembre 2009

FlashForward [1x 09]

dnes_season4_flash_benford2

Believe // 7 98o ooo tlsp.

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   Euh... Les scénaristes de FlasForward auraient-ils eux aussi été victimes d'un blackout lors de l'écriture de cet épisode ? C'est à se demander parce que franchement, dans le genre remplissage chiant comme la mort, on peut difficilement faire pire ! C'est bien simple : on aurait dit un épisode de Heroes. Donc un épisode mal écrit, pas palpitant une seule seconde et qui met en scène des personnages dont on n'a que faire... Il est quasi-entièrement consacré à Bryce, resté très discret jusqu'ici, et sa quête pour retrouver la jeune femme asiatique de son flashforward, celle qui lui a redonné de l'espoir et qui l'a empêché, sans même le savoir, de se tuer. Mettre en avant cette belle histoire était une intention louable mais les scénaristes n'ont pas su nous intéresser. On tient absolument à nous présenter en profondeur cette Keiko, finalement plus encore que Bryce qui se contente d'être un cancéreux courageux, et c'est à peu près tout. Ses scènes avec Olivia ou la baby-sitter (qui n'en est plus une) étaient attendrissantes. Keiko est un personnage intéressant, même si sa vie au Japon est un peu trop clichée à mon goût. Et puis, à moins que cela devienne un personnage central de la série, ce dont je doute fort, je ne vois pas pourquoi tant se pencher sur son cas alors qu'il y a mille choses plus importantes à développer. Oui, j'ai aimé son arrivée à L.A., pleine d'espoir, mais le chassé-croisé avec Bryce m'a laissé un goût amer. Tout ça pour ça ?

   Peu d'autres intrigues sont développées dans cet épisode malheureusement, et rien n'avance véritablement. On pourrait parler de Demetri qui découvre que la femme qui l'a appelé pour lui indiquer le jour de sa mort il y a quelques temps le faisait depuis Honk Kong mais ce n'est qu'une mise en bouche pour le prochain épisode sans doute et un voyage en Chine à la clé. On reste grandement sur sa faim. Quant à l'ami Mark Benford, il fait son gros boulet. Il découvre le texto qu'Olivia a reçu lui disant que Mark buvait dans son flash et rentre dans une phase de parano bien compréhensible mais irritante pour tout le monde. Je reste curieux de savoir qui en est l'auteur s'il ne s'agit ni d'Aaron ni de Stanford. Ce dernier ne m'a d'ailleurs pas paru très convaincant. Cacherait-il quelque chose ? Cela ne m'étonnerait qu'à moitié. Concernant Aaron, j'ai trouvé ça totalement stupide de le confronter à l'alcoolisme de sa fille ! Ce n'est pas du tout subtil, ça n'apporte strictement rien à aucun point de vue et ce n'est même pas émouvant. Cette Tracy ne m'est d'ailleurs pas du tout sympathique.

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// Bilan // Toutes les saisons de toutes les séries ont leur épisode médiocre (ou plus médiocre encore que les autres dans certains cas) et c'est à cela que ressemble l'épisode 9 de la saison de FlashForward. Seul l'avenir nous le confirmera...