08 septembre 2011

Hot In Cleveland [Saison 2]

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Saison 2 // 2 080 000 tlsp. en moyenne

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    Parmi les qualités impérativement requises pour devenir le parfait petit sériphile, il faut assumer tous ses plaisirs, même les plus inavouables, et oublier même le sens du terme "Guilty Pleasure", désormais utilisé à tort et à travers et qui ne signifie donc plus grand chose. Je confesse ainsi sans la moindre once de honte que je prends beaucoup de plaisir non-coupable à suivre les tribulations des colocataires plus du tout has-been de Cleveland. La saison 2 de la sitcom "Numéro 1" du câble, dixit la chaîne TV Land, n'est pas meilleure ou moins bonne que la première. La proposition est la même : on y adhère ou on y adhère pas. En revanche, le succès aidant, on sent que quelques moyens supplémentaires ont été apportés. Concrétement, de nouveaux décors ont été construits (quitte à ne les utiliser qu'une fois) et le budget costumes, botox et maquillage a explosé ! Cela n'empêche pas Hot In Cleveland de rester cheap et ringarde dans l'âme, cela fait partie de son ADN et c'est aussi tout pour cela qu'on l'aime. Tout comme les répliques que l'on sent venir à dix kilomètres...

   A coté des épisodes lambdas, les scénaristes se sont amusés à concocter des épisodes spéciaux mettant en scène les héroïnes dans une ferme amish par exemple, et cela a donné l'un des meilleurs épisodes de la saison, ou en musiciennes et chanteuses pour une "battle of the bands" beaucoup moins réussie. Je me souviens aussi du début de la saison avec Betty White au tribunal puis en prison, avec quelques moments mémorables à la clé. Victoria Chase s'est grimée en "Grand-Mère Elka/Yeta", Melanie a pris quelques cuites tandis que Joy a cherché par tous les moyens à ne pas se faire expulser des Etats-Unis. Les invités se sont à nouveau succédés, parmi lesquels Joe Jonas, dont la confrontation avec Betty White était tout à fait savoureuse, mais aussi Jennifer Love Hewitt, qui formait un sacré duo avec Wendie Malick, une apparition très brève de Mary Tyler Moore pour le clin d'oeil, et quelques autres encore. Le pasteur incarné par Cedric The Entertainer aura peut-être droit à son spin-off. Même si le personnage était effectivement très marrant, je le vois mal faire tenir une sitcom sur ses épaules. Par contre, qu'il revienne régulièrement dans Hot In Cleveland, pourquoi pas ? 

   C'est autour du remariage d'Elka que tournent les derniers épisodes de la saison, une bonne idée qui permet à nouveau d'utiliser un maximum les talents de Betty White, sans qui la série n'aurait certainement pas la même saveur. On a d'ailleurs pu le constater lors de deux épisodes auxquels elle n'a pas ou peu participé. Je me suis inquiété pour sa santé. Mais peut-être était-elle seulement occupée sur un film ? On s'est même retrouvé avec un épisode best-of au beau milieu des inédits, qui était d'ailleurs assez sympathique, mais cela sous-entend qu'il y a bien eu un problème. Simple retard dans la production ? La saison 3 est attendue dès le 30 Novembre prochain (un beau cadeau pour mon anniversaire en somme) et j'ai vraiment hâte de retrouver la petite bande ! Il y a des séries que l'on regarde simplement pour la bonne humeur qu'elles dégagent. C'est exactement cela que me procure Hot In Cleveland, avec un brin de nostalgie aussi. Les Big Bang Theory et autres Oncle Charlie valent ce qu'elles valent (pas grand chose pour moi mais beaucoup pour d'autres), mais elles n'auront jamais ce "petit truc" en plus qui fait toute la différence : Betty White ! 


08 octobre 2010

Tueurs En Séries [Episode du 8 Octobre 2010]

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Au programme cette semaine : Petite virée du coté de Cannes et du MipCom d'où j'ai rapporté des interviews de The Walking Dead (Sarah Wayne Callies, Andrew Lincoln, Robert Kirkman), de Hot In Cleveland (Wendie Malick, Jane Leeves et Valerie Bertinelli) et de Luke Perry. Première bande-annonce de Sanctuary Saison 3, Teaser de l'ultime saison de Friday Night Lights et notre hommage à Stephen J. Canell.

23 juin 2010

Hot In Cleveland [Pilot]

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Pilot // 4 75o ooo tlsp.

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What About ?

Trois amies d'une quarantaine d'années - originaires de Los Angeles - se retrouvent coincées à Cleveland. Tombées sous le charme de cette ville qui les fait paraître brillantes, elles décident de s'y installer...

So What ?

C'est là où on les attend le moins que se cachent les meilleures surprises de l'été ! Jamais je n'aurai misé sur Hot In Cleveland avant de voir le pilote et le score d'audience qui va avec. Pour sa toute première sitcom originale (elle en rediffuse des cultes à longueur de journée), la petite chaîne américaine TV Land a frappé fort ! Avec zéro moyen -et ça se voit que tout l'argent passe dans le salaire des actrices- ils ont réussi à créer une comédie tout sauf originale mais hyper drôle ! On la doit à une ancienne scénariste de Frasier, Suzanne Martin, qui s'est adjoint les services de trois copines actrices aussi has-been qu'elle, qui avaient sans doute besoin d'argent mais qui n'ont pas à avoir honte de le gagner ainsi. Elles ne sont pas connues chez nous, puisqu'on n'aime pas les sitcoms en France sauf quand ça s'appelle Friends. Il faut dire que les versions françaises sont tellement décourageantes... Mais pour faire rapidement les présentations : Valerie Bertinelli, qui joue ici la chic fille à la recherche du grand amour, a fait ses armes dans l'ultra-conservatrice et dégoulinante de bons sentiments Les Anges du Bonheur, sa prestation ici n'est pas transcendante, d'autant qu'elle vire un peu à l'hystérie; Jane Leeves alias Joy, la nunuche mais pas trop de la troupe, s'est fait connaître dans Frasier, 11 ans de sa vie tout de même; et Wendie Malick était l'une des stars de Voilà! (Just Shoot Me!), elle incarne ici Victoria, une vieille actrice botoxée et capricieuse qui refuse d'admettre son âge et qui rumine sa gloire éphémère passée : la plus drôle des trois même si on connaît son rôle par coeur pour en avoir vu des comme ça des dizaine de fois ! Le clou du spectacle, celle qui nous fait hurler de rire à la moindre de ses répliques, c'est évidemment l'excellentissime Betty White, redevenue à la mode suite au succès de La Proposition, qui campe une vieille pot-de-colle attachante. Sans elle, la série ne serait sans doute pas aussi bonne. Mais elle apparaît peu au cours des 24 minutes du pilote et le reste tient pourtant la route.

En bref, Hot In Cleveland n'invente rien, pire : elle recycle ce que l'on a déjà vu mille fois, mais elle le fait avec tellement de conviction et de panache qu'on se laisse prendre au jeu. Délicieusement ringarde et cheap, cette sitcom pourrait devenir le digne successeur des Craquantes (The Golden Girls) avec des personnages un peu plus jeunes. Je blasphème un peu et le regretterai sûrement mais j'ai passé 25 minutes impeccables. Puis c'est touchant de voir ces has-been refaire surface.