01 avril 2014

Battle Creek [Pilot Script]

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BATTLE

BATTLE CREEK

Drama // 42 minutes 

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Ecrit et produit par Vince Gilligan (Breaking Bad, X-Files) & David Shore (Dr House). Réalisé par Bryan Singer (Usual Suspects, X-Men, Dr House). 13 épisodes commandés. Pour CBS, Sony Pictures Television, CBS Television Studios, Shore Z Productions, Bad Hat Harry Productions, Gran Via Productions. 61 pages.

Dans le commissariat sous-équipé de Battle Creek dans le Michigan, le détective Russ Agnew n'a pas bonne réputation. On dit qu'il est méchant, insensible. Personne ne veut faire équipe avec lui. Personne jusqu'à ce que Milton Chamberlain, un agent du FBI qui vient tout juste de débarquer pour prêter main forte à l'équipe de bras cassés, le choisisse, lui, comme partenaire. Leurs visions très différentes de la vie ne vont pas faciliter leur entente, mais leur complémentarité ne peut qu'être un atout pour nettoyer efficacement les rues de la petite ville...

Avec Josh Duhamel (Las Vegas, Transformers), Dean Winters (Oz, Rescue Me, 30 Rock), Kal Penn (Dr House, How I Met Your Mother, 24), Janet McTeer (Damages, The White Queen), Aubrey Dollar (Dawson, Point Pleasant, 666 Park Avenue), Damon Herriman (Justified), Edward Fordham Jr....

 

    Cet automne -normalement- CBS va créer l'événement avec une de ses nouvelles séries policières, Battle Creek. Pas parce qu'elle s'annonce hyper originale, jamais vu, avec une distribution de fou, mais parce qu'il s'agit de la première création post-Breaking Bad de Vince Gilligan. Et accessoirement la première série post-Dr House de David Shore. La plupart du temps, à moins de s'appeler J.J. Abrams, un nom ne suffit pas à rameuter les foules à la télévision. Ni même deux. Mais là, un an après la fin de Breaking Bad, devenue quasiment un phénomène de société au cours de sa dernière saison, et quelques semaines avant le lancement du spin-off Better Call Saul sur AMC, le monsieur est celui que toutes les chaînes s'arrachent. Il est bien évidemment attendu au tournant. Mais il va falloir d'ores et déjà remettre les pendules à l'heure...

   Vince Gilligan est bien le créateur de ce show. En vérité, il l'a écrit il y a 10 ans, déjà pour CBS. Un pilote avait été commandé mais la distribution parfaite n'avait pas été trouvée à temps donc la commande avait été annulée et la série abandonnée. Mais Nina Tassler, alors directrice du département drama de la chaîne et aujourd'hui directrice de la chaîne tout court, s'en est souvenue lorsque Sony Pictures, qui a un contrat exclusif avec Gilligan, l'a démarchée pour développer d'éventuels nouveaux projets avec lui. Elle a donc proposé qu'il remette au goût du jour son script de Battle Creek qui lui avait fait forte impression à l'époque et que David Shore vienne lui prêter main forte et joue le rôle de showrunner en cas de commande en série. Entre temps, Sony s'est dit qu'elle avait de quoi faire monter les enchères puisque AMC, Netflix et d'autres pouvaient être potentiellement intéressés. D'où la commande par CBS de 13 épisodes sans passer par la case pilote ! Tout ça pour vous dire que si l'histoire du projet est compliquée et passionnante, elle est surtout importante quand vient le moment de juger ce que le script de ce pilote vaut.

   Même si des modifications ont été apportées, Battle Creek n'en reste pas moins une série de Vince Gilligan pré-Breaking Bad, qui ne bénéficie donc pas vraiment de sa plus récente expérience, extrêmement riche. Certes, quand il bossait sur X-Files, c'était déjà loin d'être un manche... J'ai trouvé ce premier épisode réussi, efficace, promettant une série policière à la fois classique et différente. Classique car elle est clairement pensée pour CBS. Le CBS des Experts, de FBI: Portés Disparus ou d'Esprits Criminels. Et il est vrai que si elle avait aboutie à ce moment-là, elle aurait été différente. Mais dans un paysage en cours de renouvellement, peuplé de The Good Wife ou de Person Of Interest, elle dénote par son manque d'ambition apparent. Rien ne laisse présager que le feuilletonnant prendra le pas sur le procédural en cours de route. Les héros et le probable développement de leur amitié nourrie de jalousie peut constituer un fil rouge, de même que des pans de leurs vies personnelles peuvent tout à fait être dévoilés au fur et à mesure, mais en l'état, c'est une série policière dont la seule véritable originalité pour CBS est le fait qu'elle se déroule dans une petite ville et non à Los Angeles ou New York, qui plus est pauvre, remplie de dealers et de drogués, donc pas charmante du tout. En revanche, si le commissariat est délabré à la base, l'agent du FBI vient très vite apporter grâce à son équipe des touches de high-tech chères aux Experts et ses consoeurs. Le téléspectateur moyen de CBS n'est au final que très peu bousculé. Le seul truc qui peut éventuellement le déstabiliser c'est l'humour. Battle Creek se veut sombre dans ses décors et les cas qu'elle traite, mais légère dans ses dialogues et son jeu d'opposition good cop/bad cop, qui mériterait d'ailleurs d'être nuancé mais un indice en début d'épisode laisse penser que ce sera le cas. Comprendre par là que Milton Chamberlain n'est peut-être pas si "good" que ça...

   Vince Gilligan est quand même malin, y'a pas à dire. Il sait très à qui il s'adresse et a donc écrit en conséquence, rien que pour les ménagères, un personnage de héros très loin de Walter White et son air de monsieur tout le monde. Jugez plutôt. Milton est présenté de la sorte : "Milt is Brad Pitt, only taller. He's George Clooney, only more aw-shucks charming." Josh Duhamel a clairement le physique de l'emploi ! A-t-il en revanche un jeu suffisamment solide pour nuancer, un jour peut-être ? Pas certain. Mais on ne le lui demande pas pour l'heure. Le détective Russ Agnew est donc évidemment beaucoup plus rugueux, rustre même. On imagine parfaitement Dean Winters l'incarner. C'est un peu sa spécialité ! Et que les fanas de triangles amoureux soient rassurés : il y en a bien un qui se dessine ! Une certaine Holly, que Russ aime beaucoup depuis longtemps, est toute bouleversée par l'arrivée de Milton -les premiers mots qu'elle lui adresse d'ailleurs en bafouillant étant "Hello. You... you're very handsome"- et réciproquement. Sinon, le chef du commissariat est une femme, ce qui n'était visiblement pas le cas dans la première version, et ça c'est plutôt cool. Surtout qu'elle est jouée par la géniale Janet McTeer. Le rôle de Kal Penn est plus anecdotique. Un sidekick plus ou moins amusant, qui fait surtout pitié. Ca devrait bien lui aller. Je ne dis pas qu'il fait pitié, hein ! Juste qu'il a l'habitude d'être plus ou moins amusant. Et souvent plus que moins. Bref. En dehors de ces considérations, sachez simplement que l'enquête de ce premier épisode est rythmée mais un peu facile et qu'elle n'inaugure rien de très excitant de ce coté-là... En même temps, je me dis qu'après avoir attrapé sept ou huit bad guys, si cette ville est si petite qu'on le dit, il va bien falloir feuilletonner avec ceux qu'il restera...

    Il ne faut surtout pas attendre de Battle Creek qu'elle soit du niveau de Breaking Bad. Sur ce front-là, autant être clair tout de suite : même en faisant tous les efforts possibles, elle ne le sera jamais ! Ce qu'elle peut devenir en revanche, en faisant preuve d'un peu plus d'ambition par la suite que sur ce pilote, c'est une série policière énergique avec des héros attachants, façon buddy movie, des enquêtes bouclées efficaces et des éléments feuilletonnants intéressants. Battle Creek pourrait réconcilier les allergiques aux séries policières avec le genre. Elle aura 13 épisodes pour convaincre et elle n'a pas intérêt à se rater !

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13 août 2012

Breaking Bad [5x 02, 5x 03 & 5x 04]

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Madrigal // Hazard Pay // Fifty-One

2 290 000 tlsp. // 2 200 000 tslp. // 2 290 000 tlsp.

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   Madrigal. Après un Season Premiere de qualité mais peu surprenant, Breaking Bad passe à la vitesse supérieure avec un second épisode absolument brillant, en majeure partie centré sur Mike, ce bon vieux Mike, un personnage arrivé en cours de route mais qui s'est parfaitement intégré à la série, au point de devenir presque aussi attachant qu'un Jesse ou qu'un Hank. Tout l'objet de l'épisode est de savoir s'il va accepter, oui ou non, de rejoindre le business d'Heisenberg. On se doute fortement de la réponse, mais cela n'empêche pas de suivre avec grand intérêt ce qui va le motiver à prendre sa décision. Et là, le parallèle avec Walt est on ne peut plus intéressant : lui aussi a besoin d'argent, lui aussi est prêt à tout pour protéger sa famille -ce que l'on nous dévoile de manière furtive, avec pudeur- mais la différence, c'est que lui ne s'en sert pas comme d'une excuse pour justifier sa soif de pouvoir. Mike est un meurtrier, Mike n'est pas quelqu'un de bien, mais Mike n'est pas et ne sera jamais Walt. Mike est plutôt génial, en fait. Du coup, on adore Mike. Et on adore encore plus sa confrontation avec Hank, assez jouissive.

   Après la mort de Fring, il fallait s'attendre à ce que de nouveaux joueurs entrent en scène et les scénaristes ont trouvé un excellent moyen d'en introduire. Nom de code : Madrigal. Activité : société allemande à qui la franchise de restaurants "Los Pollos Hermanos" appartient. Deux visages en faisant partie nous sont présentés : d'abord Mr Schuler, un exécutif, qui, dans l'énorme teaser, mange du poulet goulûment en testant des sauces avant de se suicider avec un défibrilateur dans les toilettes -du grand Breaking Bad- puis une certaine Lydia, dont on ne connait pas bien la position au sein de la compagnie mais qui a fourni à Fring un ingrédient crucial pour la préparation de la meth. En clair : Walt va avoir besoin d'elle et c'est Mike qui va faire la connexion. Je suis déjà fan de cette femme, assez proche de Fring d'ailleurs dans l'esprit : froide, méticuleuse et profondément mauvaise. On sent toutefois qu'il est facile de la destabiliser. Elle aussi a une famille... Walt et Jesse sont un peu plus en retrait dans cet épisode mais leur recherche commune de LA cigarette dans l'appartement du plus jeune était très fun. Quand on commence à comprendre la dernière manipulation en date de Walt, c'est le moment que Jesse choisit pour littéralement s'effrondrer. Un grand moment. Walt n'en a que faire... Walt a tout prévu. Walt est une putain d'ordure !

   Hazard Pay. Je serai plus bref sur cet épisode, qui m'a néanmoins bien emballé lui aussi. En fait, je suis absolument fou amoureux de cette idée de couverture pour les activités de Walt et Jesse : une société spécialisée dans la fumigation qui recouvre les maisons d'une toile colorée. J'adore parce que, quand même, il fallait y penser et ça reste dans l'esprit de la série, mais aussi parce que c'est propice à offrir de superbes images -le réalisateur s'est donc fait plaisir- et enfin parce que c'est -je suppose en tout cas- une référence au meilleur épisode toutes saisons confondues de X-Files : Prometheus Post-Moderne (saison 5, épisode 5), écrit et réalisé par Chris Carter. Je rappelle au passage pour ceux qui l'igorent peut-être que Vince Gilligan, le créateur de Breaking Bad, a fait ses armes sur la série culte. Ceci explique cela. Au-delà de ça, les auteurs ne perdent pas de temps pour mettre en place la réorganisation de la petite entreprise de Walter White, explictant les postes et les missions de chacun. Mike est extrêmement important pour son bon fonctionnement, son speech aux employés de l'entreprise de fumigation étant d'ailleurs assez éloquent. Jesse Plemmons (Friday Night Lights, Battleship) incarne l'un d'entre eux : je suppose qu'il aura son importance par la suite. On nous montre déjà qu'il n'est pas bête du tout et pourrait être d'une grande utilité en cas de besoin. Et du besoin, il y en aura forcément ! En parallèle, Jesse quitte Andrea, ce qui est indéniablement un pas en avant vers sa rédemption. C'était la bonne décision à prendre. Il pourra toujours la retrouver le moment venu, à condition que ce moment existe un jour. Et puis sinon, ça ne va vraiment pas fort pour Skyler....

   Fifty-One. ... et c'est tout l'objet de ce quatrième épisode, qui marque aussi le milieu de cette cinquième saison. Oui, déjà ! J'ai toujours été un fervent défenseur du personnage de Skyler pendant que bon nombre d'entre vous lui crachiez franchement à la gueule, la jugeant hyper "casse-couilles" et psycho-rigide. Ce qui n'était pas faux en soi, mais un peu réducteur, surtout vu sa situation. Mais ça, c'était avant. C'était à une époque où Walt pouvait encore été considéré comme un héros et qu'on l'aimait beaucoup malgré ses agissements plus que douteux. Aujourd'hui, la tendance s'est inversée. On adore le détester et on prend pitié pour Skyler, qui n'a vraiment pas mérité tout ça. On est à la limite de la violence domestique, Walt est à deux doigts de lui en mettre une. Et, à vrai dire, son attitude insinueuse est encore plus ravageuse. Le mal n'est pas -encore- physique, il est intérieur et il la ronge. Il ne s'agit plus seulement de culpabilité vis à vis de Ted. C'est toute sa vie qu'elle remet en question. A-t-elle envie de mourir ? Non. A-t-elle envie que Walt meurt ? Oui ! Et elle le dit très clairement. Elle espère que son cancer va revenir et l'emporter. En attendant, elle est seule au monde. Elle ne peut parler à personne, même pas à sa soeur qui ne comprendrait pas et qui a de toute façon la langue bien trop pendue, comme elle nous le prouve à nouveau (j'adore de plus en plus Marie au passage, elle est un excellent élément comique). Anna Gunn délivre une performance incroyable, sa meilleure en date. Je souhaite vivement qu'elle soit récompensée pour ça dans les futures cérémonies. Ce ne serait que justice. La scène de la piscine était extraordinairement brillante. La réalisation y est aussi pour beaucoup. Elle était d'ailleurs au top dès le teaser, avec Walt et Walt Jr. qui prennent du bon temps au volant de bolides. Le drame familial, le jour des 51 ans de Walt, était au coeur de ce Fifty-One, et c'est clairement ce qu'il avait de mieux à offrir, mais le trio Jesse/Lydia/Mike n'était pas en reste. J'aime de plus en plus cette femme. J'espère qu'elle ne va pas mourir tout de suite...

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// Bilan // La saison 5 de Breaking Bad est peut-être courte mais elle est aussi intense, très intense. Deux de ces trois épisodes étaient vraiment exceptionnels, et l'autre était très bon. Autant dire qu'à mi-chemin, le bilan est plus que positif ! Il est inespéré.

24 octobre 2011

Breaking Bad [4x 11, 4x 12 & 4x 13]

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Crawl Space // End Times // Face Off (Season Finale)

1 550 000 tlsp. // 1 730 000 tlsp. // 1 900 000 tlsp.

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    "La lente et violente métamorphose d'un homme ordinaire, désespéré et frappé par la maladie, en criminel de grande envergure, prêt à tout pour protéger son secret et étendre son pouvoir". Voilà comment l'on pourrait résumer Breaking Bad au terme de ses quatre premières saisons, incroyablement riches en émotion, en tension et en virtuosité. Le final est l'aboutissement simple d'une machination extrêmement complexe, brillamment menée par Vince Gilligan et son équipe de scénaristes. Je fais partie de ceux qui, comme Jesse, se sont faits berner par Walt. Je ne le pensais pas capable de toucher à un enfant pour arriver à ses fins. Je me rassure en me disant que tous les risques qu'il a pris étaient calculés et qu'il n'a jamais été question de tuer le jeune Brock. Comment réagira Jesse lorsqu'il apprendra que l'homme qu'il a admiré, détesté aussi mais toujours protégé a laissé mourir l'une de ses petites-amies et failli tuer le fils d'une autre ? Ce jour-là, il n'hésitera certainement plus à appuyer sur la détente. A moins qu'on l'assassine le premier.

   Gus n'avait pas hésité à tuer un gosse en saison 3 pour parvenir à ses fins. Walter prouve aujourd'hui qu'il est capable d'en faire (presque) autant. Il a donc atteint son objectif et peut prendre la place du maître. Lorsque l'on comprend ça, on comprend aussi que Gus n'a plus aucune raison d'exister. Sa mort dans le final ne faisait aucun doute depuis bien longtemps, mais personne n'avait imaginé que la dernière image que l'on aurait de lui serait celle d'un Terminator qui s'effondre définitivement. Un sentiment de malaise et une impression de ridicule m'ont traversé l'esprit à ce moment-là mais, avec du recul, je me dis qu'il ne pouvait pas juste exploser en mille morceaux. Il lui fallait une mort à sa hauteur et celle-là m'a semblé suffisamment marquante pour être valable. Dans le même ordre d'idée, les scénaristes ont bien fait de tuer Ted de façon aussi peu digne. Il était grotesque sur la fin et méritait de mourir bêtement. Avec lui devrait s'effacer une intrigue quelque peu embarrassante sur le long terme. Skyler méritait mieux cette saison, et je m'attendais vraiment à mieux.

   J'avais également fondé beaucoup d'espoir en Hank et j'ai été souvent déçu mais la saison 6 -la dernière- devrait lui offrir enfin le rôle qu'il a tant mérité. Il se pourrait bien que le plus grand ennemi de Walt dans les derniers souffles de la série soit Hank. A moins que son plus grand ennemi soit lui-même. Son égo démesuré pourrait le mener à sa perte. Je m'atttends tout de même à ce qu'il y ait quelqu'un encore au-dessus de Gus, parce que ça marche toujours comme ça et Walt ne peut pas s'en tirer aussi facilement. Et puis on ne sait toujours pas qui est Gus au Chili, si ce n'est quelqu'un d'important. Il a beau être mort, on devrait encore entendre parler de lui un bon moment. Sa disparition va en plus forcément prouver la théorie de Hank et cela devrait lui permettre de mener son enquête pour trouver Heisenberg avec toutes les chances de son coté et de plus grands moyens à l'avenir. Au péril de sa vie ? Arrivera un moment où Walt n'aura pas d'autres choix que de l'éliminer... Evidemment, Saul aura un rôle important à jouer car il est au courant d'absolument tout; et, dans une moindre mesure, Mike, totalement absent des derniers épisodes, devrait venir s'ajouter aux alliés de Walt et Jesse et je m'en réjouis !

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// Bilan // La saison 4 de Breaking Bad, plus encore que la précédente, n'aura cessé de souffler le chaud et le froid, entre de longues scènes interminables pas toujours indispensables et d'incroyables passages d'une intensité rare qui vous nouent le ventre et vous ruinent les ongles des mains. La première partie était laborieuse, souvent ennuyeuse, tandis que la seconde était bien plus forte et passionnante, atteingnant son paroxysme avec l'épisode flashback sur Gus, le suivant et le parfait Salud. Le final, bien que brillant, n'a pas atteint ce niveau de perfection, peut-être parce qu'il n'a pas véritablement su nous prendre par surprise. Les scénaristes ont désormais toutes les cartes en main pour faire de la sixième et dernière saison un chef d'oeuvre. Après être tombé extrêmement bas, Walt est fin prêt à monter au plus haut, avant de retomber, probablement, encore plus bas.

11 juin 2010

Breaking Bad [3x 06]

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Sunset //

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   Coucher de soleil sur les plaines du Nouveau-Mexique. C'est sans doute cette image, cette ambiance, dont on se souviendra quand la série sera terminée. D'une beauté inouïe. Breaking Bad filme ses paysages comme aucune autre série n'a su le faire. Les dernières scènes de l'épisode font inévitablement penser à "4 Days Out", la meilleure pièce de la série à ce jour selon moi. La destruction du van-laboratoire de nos compères, c'est la fin d'une histoire, assurément. La série aurait pu se terminer symboliquement là-dessus. Mais, heureusement, il reste encore des tas de choses à dire et à faire. Walt et Jesse les feront-ils ensemble ? Il semblerait que l'idée d'une nouvelle collaboration s'éloigne de plus en plus. Autant Walt semble bien parti pour s'en sortir, grâce à son nouveau labo et son nouvel assistant fou de chimie (qui ne m'a pas fait particulièrement bonne impression), autant c'est très mal partie pour Jesse qui n'a rien trouvé de mieux à faire que d'appeller ses potes débilos Badger et Skinny Pete pour lancer un nouveau business. Comment peut-il encore leur faire confiance ? Il doit être vraiment désespéré. Sa bêtise devient presque embarrassante. Il n'a jamais été une flêche mais j'aurai aimé qu'il apprenne de certaines de ses erreurs. Ca n'a pas l'air d'être le cas.

   LA scène de l'épisode est évidemment celle remplie de tension à bord du van en compagnie de Walt et Jesse qui cherchent à échapper à Hank. On n'a jamais été aussi proche d'une explosion de la vérité. Je ne m'attendais pas à ce que Hank retrouve Jesse aussi vite, mais c'est logique, on en revient toujours à la connerie de Jesse qui n'a pas cherché à se cacher en habitant carrément dans l'ancienne maison de ses parents ! En revanche, je m'attendais à ce que Walt, beaucoup plus rusé, les fasse sortir de cette situation grâce à une entourloupe de ce genre. A vrai dire, j'avais même deviné que ce serait exactement ça. Il n'y a sans doute que ça qui aurait pu faire bouger Hank. Dean Norris était encore génial au passage... Peu d'intrigues secondaires, si ce n'est un coup de téléphone de Skyler presque anodin et une scène entre Walt et son fils qui aurait mérité d'être plus forte. Ce qu'il faut retenir surtout c'est le changement de cible des deux frères mexicains : ils ne vont plus s'attaquer à Walt mais à Hank ! Dès lors, je ne donne pas cher de la peau de ce dernier. Je ne crois pas qu'il finira la saison vivant. Mais tout est possible dans Breaking Bad et c'est ça qu'on aime aussi !      

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// Bilan // Si l'épisode n'avait pas mis autant de temps à démarrer (la moitié en gros), je l'aurai sans doute placé dans mon top 3 des meilleurs épisodes de Breaking Bad. Tant pis, la prochaine fois peut-être...

11 septembre 2009

Breaking Bad [2x 13]

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ABQ (Season Finale) //

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   Je suis sous le choc. Breaking Bad a joué avec nos nerfs pendant toute la saison. Elle est allée très loin dans le glauque, la crasse, la tristesse, l'horreur. Elle nous a captivé comme rarement une série a réussi à nous captiver. Elle a transformé ses faiblesses en forces et fait de sa lenteur son plus bel atout. Elle a creusé ses personnages jusqu'à l'os. Elle nous a fait vibrer au rythme des pulsations du coeur de Walt. Elle nous a rendu coupable de complicité pour mythomanie maladive. Et elle finit de nous achever sur un cliffhanger plus surprenant que haletant. Dieu que cette série est belle.

   Je serai incapable de faire le moindre reproche à ce Season Finale tant il est bien pensé, tant il est étonnant et tant il est superbe visuellement. Les scénaristes ont pourtant pris des risques mais ils s'en sortent avec brio. Mais avant de parler du cliffhanger, celui par qui le scandale arrive, j'aimerais parler de tous les événements qui rythment l'épisode. La mort de Jane est traitée dans les premières minutes avec une sobriété extrême. Son père, Don, reste stoïque, même lorsqu'il croise le regard coupable et désespéré de Jesse. Il faudra attendre les dernières minutes pour qu'il flanche. Fatalement. La réaction de Jesse est beaucoup plus vive, passionnée et forcément bouleversante. Lorsque Walter vient le chercher dans son repère de drogués, qu'il l'appelle "Son" puis que Jesse éclate en sanglots, c'est terriblement douloureux, même pour les téléspectateurs que nous sommes. Je pense que de découvrir le corps mort de Jane a été un électrochoc pour Jesse et qu'il ne retouchera pas à la drogue, du moins pas dans l'immédiat. La saison 3 risque de nous présenter un Jesse plus fort, plus adulte mais pas forcément plus raisonnable. Ses excès seront sans doute d'un autre ordre... Aaron Paul a été parfait de bout en bout. Je ne lui aurais pas imaginé autant de talent lors de nos brèves rencontres dans Big Love.

   Mais qui aurait pu imaginer que le père barjo de Malcolm serait capable d'interpréter un dealer mythomane et cancéreux avec autant de prestance, de précision et de profondeur ? Bryan Cranston est en fait un grand acteur et le prochain Emmy Award du meilleur acteur doit lui être décerné. C'est définitif. Il y a tant à dire sur sa prestation lors de ce dernier épisode... Son face à face final avec Skyler est d'une incroyable maîtrise, de son coté comme de celui d'Anna Gunn. On ressent la terrible tension qui règne comme si nous étions dans la pièce. Ce moment de vérité, on l'a attendu avec impatience et il est arrivé, et il ne nous a pas déçu. Je ne m'attendais pas à le retrouver là, déjà. Le fait que Walter ait évoqué ses deux portables alors qu'il était sur la table d'opération dans un état second bouleverse tout le chemin parcouru depuis quelques semaines par le couple. Skyler a mené sa petite enquête et elle a découvert tous les mensonges : pas d'argent de la part de Gretchen et Elliott, pas de voyage de 4 jours chez la mère de Walt... Elle ne sait toujours pas le principal et pourtant, il était sur le point de le lui révéler. Je pense que pour la reconquérir, ce qu'il essayera forcément, il lui faudra tout raconter dans le moindre détail. S'il lui avait dit à ce moment-là, elle serait partie quand même. S'il le fait plus tard, selon les circonstances, il y a moyen qu'elle l'accepte. Surtout si elle entre dans les magouilles de son patron. Ce n'est pas aussi grave que le trafic de Walt mais c'est suffisant pour ne pas avoir de leçon à donner. Le cancer semble de plus en plus lointain mais on n'est pas à l'abri d'une rechute.

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   J'ai aimé toute l'ironie contenue dans certaines scènes, comme celle où Walter Jr, enfin Flynn, évoque son père en termes plus qu'élogieux, ou encore celle où Hank pense qu'Heisenberg n'est pas mort tout en collectant des fonds pour sauver Walt, enfin Heisenberg. En revanche, je n'ai pas complètement saisi quel but Gus souhaite atteindre en approchant le département de la DEA et Hank. D'ailleurs, savait-il que Walt était le beau-frère de Hank ou l'a-t-il découvert en venant là, par hasard ? Je pense qu'il savait. Je pense... Le personnage de Gus sera sans doute très important en saison 3, au même titre que Saul et son "nettoyeur" qui ne peuvent qu'aider notre équipe de bras cassés.

   Venons-en donc au cliffhanger, que certains qualifient d'"escroquerie" et j'avoue d'ailleurs que ça a été ma toute première pensée. Puis j'y ai réfléchi et j'ai trouvé ça brillantissime. Les scénaristes ont choisi de mettre en scène le fameux principe de l'effet papillon où chaque battement d'aile compte. Ici, il s'agit des ailes de deux avions qui se percutent en plein ciel, juste au-dessus d'Albuquerque et plus précisément juste au-dessus de la maison de Walt. Il faut bien évidemment voir là une allégorie de tout le mal qu'a pu faire notre héros depuis qu'il a décidé de se lancer dans le trafic de drogue. Sa vie explose, comme ces avions. Si ça n'avait été que cela, j'aurai trouvé ça légèrement tiré par les cheveux et un peu hors-sujet pour une fin de saison. Mais là où les scénaristes sont très forts, c'est que le premier responsable de ce crash n'est autre que Don, le père de Jane ! Il est apparemment aguilleur du ciel et il a repris le travail trop tôt. Mais cela ne serait pas arrivé si Walt avait sauvé Jane lorsqu'il le pouvait. L'effet papillon donc. Je trouve ça splendide. En plus, après quelques recherches et la lecture d'une interview passionnante de Vince Gilligan, le créateur de la série, j'ai appris qu'en assemblant tous les titres des épisodes qui contenaient des élements de flashforwards, on obtenait la phrase très significative : "Seven Thirty-Seven Down Over ABQ". It all makes sense ! Tout était donc pensé depuis le début de la saison. Alors bien évidemment, ces éléments de flashforwards nous ont fait élaborer dans nos têtes mille théories, forcément très éloignées de la vérité, et cela pourrait passer pour un foutage de gueule au final. Je ne le ressens pas du tout comme ça. Je ne trouve pas cette fin frustrante, bien au contraire, et je ne trouve pas non plus qu'elle soit décevante. J'imagine que les deux corps retrouvés dans le jardin de Walt ne sont que des inconnus, passagers des avions. Je tire mon chapeau à l'équipe de la série, tant pour cette surprise finale que pour l'ensemble de la saison.

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// Bilan // S'il y a tant de choses à dire sur ce final, ce n'est pas un hasard. Il est d'une richesse incroyable, tant scénaristiquement que visuellement. Les acteurs sont une fois de plus au top et les scénaristes se sont surpassés pour offrir tension, suspense, surprise et émotion. Un grand moment de télévision que ce final, au même titre que trois autes épisodes extrêmements marquants de cette deuxième saison : "Grilled", "Down" et "4 Days Out". Breaking Bad est magistrale.


16 août 2009

Breaking Bad [2x 1o]

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   J'allais dire "un épisode brillant comme d'habitude" mais on aurait tort de considérer l'excellence de Breaking Bad comme une chose acquise et définitive. Bien des séries brillantes ont soudainement déçu. Alors tant que Breaking Bad sera aussi bonne, je le crierai haut et fort ! Il faut déjà à tous prix parler de la scène d'introduction. On reprend certaines images diffusées en préambule en début de saison et on en ajoute d'autres complètement effrayantes : deux corps sont emballés dans des sacs mortuaires. A qui appartiennent-ils ? On pense bien-sûr tout de suite à Walter et Jesse, nos deux héros. Mais c'est impossible. Ou alors ces images proviennent du tout dernière épisode de la série qui n'est vraisemblablement pas pour tout de suite. Je ne sais pas pourquoi, mon intuition me dit qu'un de ces deux corps appartient à Jane, la petite-amie de Jesse. Je lui vois bien une fin tragique. Pour l'autre corps, je sèche. Quelqu'un proche de Walt pour équilibrer j'imagine. Son fils ? Non, ils n'oseraient pas ! Quoique... Ca fait en tous cas son petit effet !

   Il est difficile de parler de cet épisode car il est très introspectif pour les personnages, particulièrement pour Walt, et donc pas forcément rempli d'action. Il faut même bien avouer qu'on baille parfois un petit peu, tant le rythme est lent. C'est une des marques de fabrique de la série en même temps cette lenteur et ça lui réussit 90% du temps. La petite fête organisée par Skyler en l'honneur de Walt à l'occasion de sa rémission aurait dû être un moment de joie mais elle se transforme rapidement en un moment extrêmement pénible et éprouvant pour tout le monde. Si Jesse a la drogue pour noyer son chagrin, Walt a l'alcool. Et nul n'ignore que l'alcool fait souvent bien des ravages. Son attitude envers Hank et surtout envers son fils est à gerber, ce dernier ne s'est d'ailleurs pas privé de le faire -gerber- et le moment où Skyler parle de de la généreuse prétendue donation de Gretchen et Elliott fait tout basculer dans la tête de Walt. C'est là qu'il se rend compte qu'il ne mérite pas le cadeau que la vie vient de lui offrir : il ne mérite plus de vivre. Il va quand même essayer de reprendre sa vie en main se rendant compte de son énième bêtise mais il est déjà trop tard. Il a changé et les choses ne redeviendront jamais comme avant. D'ailleurs, au fond, il n'en a pas envie. Ses divers travaux manuels pour s'occuper n'y pourront rien : il est devenu Heisenberg. "Stay Out Of My Territory". Je ne le dis plus assez : Bryan Cranston est un acteur formidable et à de nombreuses reprises dans cet épisode, il m'a vraiment fait flipper. Ce regard si profond, si haineux et si malsain, c'est quelque chose !

   L'introspection se fait plus légère pour Jesse. Il continue de passer du bon temps avec sa belle et se découvre même un certain talent culinaire. Il s'ouvre à elle comme jamais il ne s'est ouvert avec qui que ce soit et lui montre ses dessins, très représentatifs de l'enfant qu'il est resté malgré les années et malgré la drogue. C'est extrêmement touchant. Il se sent même prêt à affronter le père de Jane mais elle, en revanche, n'est pas prête du tout et Jesse le prend mal. Un conflit somme toute assez classique mais porté par une excellente interprétation d'Aaron Paul et de Krysten Ritter. Jane reste un personnage très énigmatique et j'espère que les prochains épisodes vont nous permettre de percer son mystère. L'intrigue sans doute la moins intéressante mais qui prend aussi le moins de temps d'antenne est consacrée à Skyler et à son ex-nouveau patron. L'attirance entre les deux protagonistes n'est plus fainte. On ne sait toujours pas bien de quelle façon ils ont été liés par le passé mais il reste clairement quelque chose et Skyler va sans doute aller trop loin... Qui peut la blâmer ? Walt est devenu un autre homme. Elle est perdue.

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// Bilan // Un épisode introspectif très maîtrisé et lourd de sens, qui relance la série vers des intrigues toujours plus noires et désespèrées. Breaking Bad brille encore et toujours.

   

27 juillet 2009

Breaking Bad [2x o8]

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Better Call Saul //

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   Après un épisode un peu trop léger à mon goût et chiant comme la mort, Breaking Bad retrouve de sa superbe, et ce dès l'intro de l'épisode. Il s'agit d'un plan-séquence (donc tourné sans interruption) d'environ 4 minutes 30 secondes à la fois drôle et captivant, qui met en scène une planque des flics pour faire tomber un dealer. Il s'agit évidemment de l'un des disciples de Jesse. Je me demande où il les a trouvé ses dealers quand même. Aucun ne brille par son intelligence, et certainement pas Badger. Après le générique que nous connaissons bien -et qui, vu la qualité de la série, aurait pu être plus intéressant visuellement- on a droit à une pub signée Saul, l'avocat le plus marrant et véreux d'Alburquerque, qui fait ainsi son entrée dans la série. Il m'a plu tout de suite je dois dire. Au-delà du fait qu'il apporte beaucoup d'humour à Breaking Bad, il semble central pour la suite des affaires de Walt et Jesse. Et quand je dis "central", je devrais peut-être plutôt utiliser le mot "indispensable". Il a tout de suite compris que nos deux compères étaient de sacrés amateurs qui n'allaient pas survivre longtemps dans ce monde de gangsters sans un coup de pouce de sa part. Moyennant finance bien entendu. Pendant tout l'épisode, on accentue bien l'amateurisme du duo, peut-être même un peu trop. Pendant ce temps-là, Walt est moins agaçant et ça fait du bien. Il commençait à gravement me stresser.

   Après son escapade avec les DEA, Hank a du mal à se remettre mais en tout bon macho qui se respecte, il ne veut pas montrer ses émotions à sa femme, ni même à Walt. Je ne parle même pas de ses collègues de boulot. Nulle doute que tout ça finira par exploser. En attendant, il se lance dans une filature tout à fait captivante, à l'image de la série donc. Skyler est quasi-abstende l'épisode. Comme à chaque fois qu'un des personnages principaux de la série disparaît pour une raison ou pour une autre, il se passe suffisamment de choses à coté pour que son absence ne se fasse pas ressentir. J'aurai tout de même aimé voir son intrigue avec son boss avancer. Et puis entre deux coups de tension, Jesse roucoule avec sa belle voisine, toujours très énigmatique. J'aime vraiment voir Jesse dans une relation amoureuse. Ca lui permet de nous offrir autre chose que sa colère habituelle. Je suppose que les choses vont vite se compliquer entre eux...

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// Bilan // Pas de répit pour les héros de Breaking Bad ! Encore un épisode haletant et très intéressant du point de vue de la réalisation, avec une dose d'humour plus prononcée qu'à l'accoutumée.   

      

20 juillet 2009

Breaking Bad [2x o7]

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Negro Y Azul //

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   Je vais être un peu dur avec cet épisode mais, honnêtement, malgré toutes ses qualités, il était franchement ennuyeux sur la longueur. A vrai dire, il faut attendre le dernier quart d'heure pour retrouver le vrai Breaking Bad captivant que l'on aime. L'introduction façon Latin MTV était on ne peut plus originale; peut-être un peu trop longue, mais bien vue. Le texte de la chanson refléte parfaitement l'épisode et le changement d'attitude de Walt, devenu de plus en plus détestable. Son business marche, donc il prend la grosse tête. Il ne s'en prend pas simplement à ses copains dealers de tous poils mais aussi à ses élèves ! Un en particulier. En soit, ce face à face en professeur et élève n'avait pas grand intérêt mais il révèle bien à quel point il a changé. Fini le prof timide des débuts ! C'est son attitude avec Jesse qui est la plus irritante. Le pauvre mec vient de vivre un traumatisme et il ne pense qu'à l'argent et encore à l'argent. D'ailleurs, ce qui l'a poussé initialement à se lancer dans le trafic de drogue semble bien loin... C'est bien vu de la part des scénaristes de le rendre si sûr de lui, l'évolution est impressionnante. Mais en même temps, il est beaucoup moins attachant et ça pourrait être préjudiciable pour la suite !

   Hank, en revanche, devient de plus en plus attachant. Le connard beauf des débuts évolue vitesse grand V depuis qu'il a subit ce fameux traumatisme il y a quelques épisodes lors de la fusillade. Pour le coup, il vit quelque chose de pire et d'innatendu lors de son premier jour en tant que "DEA Agent". Autant la tête de mort sur le dos d'une tortue, bon, c'est effrayant mais on peut s'en remettre (bravo au passage pour avoir fait en sorte que ce ne soit pas ridicule, c'était pas gagné !). Autant la bombe qu'elle contenait et l'explosion, c'est autre chose ! Hank se voit tout à coup transporté sur un champ de bataille, avec des corps mutilés, des bouts de jambes et de bras de-ci de-là... Impressionnant ! Pendant ce temps, Skyler vit des choses plus terre à terre, pas forcément inintéressantes mais forcément plus chiantes. Elle décide de reprendre un boulot (à 6 mois de grossesse ??) et choisit l'entreprise où elle a travaillé il y a quelques années. Elle était partie, entre autres, à cause de son patron qui l'avait tripotée. Son patron est maintenant devenu le grand patron et il semble avoir toujours des vues sur elle. Elle en joue pour récupérer son ancien poste mais elle risque de s'en mordre les doigts dans quelques temps. Ceci dit, une femme à ce stade de sa grossesse est en général très très chaude et comme ça ne va plus du tout avec Walt, c'est peut-être ce qu'elle cherche au fond... Bien aimé sinon l'instant tendresse entre Jesse et Jane à la fin de l'épisode. Une belle leçon de drague ! Ca ouvre de nouvelles perspectives à notre dealer... 

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// Bilan // Plein d'éléments intéressants se mettent en place pour la suite de la saison mais le rythme est trop lent pour captiver. Le plus faible épisode de ce début de saison, bien que le niveau reste très haut !

 

12 juillet 2009

Breaking Bad [2x o6]

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Peekaboo //

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   Cet épisode est une sorte de loner, avec Walt et sa famille d'un coté, et Jesse et une famille de l'autre. J'aime moins ces épisodes où ils sont séparés en général mais celui-là était très fort. Vraiment. Surtout du coté de Jesse en fait. Pour la première fois je crois, la série nous a véritablement montré les ravages de la drogue. Elle fout la vie de Walt en l'air, certes, mais pas parce qu'il la consomme, parce qu'il l'a produit. Et puis elle le sauve aussi quelque part. Mais dans cette maison comparable à une décharge, Jesse se retrouve véritablement face à l'atrocité de l'addiction. Le couple de junkies qui avait volé un de ses dealers lui doit de l'argent, alors il va chez eux et y découvre un enfant, seul et sale. Le contraste entre la vie en dehors de ce taudis et la vie, si l'on peut appeler ça ainsi, à l'intérieur est saisissant et parfaitement rentranscris à travers la réalisation toujours très inspirée de la série. Cet halo de lumière jaune flamboyant représente pour moi l'espoir d'une vie meilleure, tout comme cette factrice guillerette que Jesse croise au pas de la porte. Tout cela est très poétique. La première scène de l'épisode aussi, lorsque Jesse n'arrive pas à se résoudre à tuer un insecte. C'est tout à fait lui. Il ne tue pas, il le prouve encore une fois que le couple est de retour. La femme finit par tuer son mari, c'était couru d'avance mais ça n'en est pas moins choquant. Tout comme Jesse, on pense surtout à l'enfant. Le dernier geste de Jesse à son égard est plein d'humanité, et l'on reconnaît bien là ce personnage très ambivalent et passionnant. Du grand art donc !

   La partie de l'épisode consacrée à Walt était sans doute un peu moins intense mais ça m'a quand même beaucoup plu. Déjà, après avoir "assisté" à l'un de ses cours, je crois qu'on peut dire que c'est un excellent professeur ! Il était vraiment passionnant. Jamais écouté un cours aussi religieusement ! Ses élèves étaient malheureusement moins réceptifs. Je ne sais pas ce qui se traficote avec la jolie principale du lycée mais elle est bizarre. Attirée par Walt ? C'est assez étonnant, vu son état et son délabrement physique, mais pourquoi pas. Le retour de Gretchen, je ne m'y attendais pas et pour cause : je ne me souvenais même plus de son existence ! La saison 1 est loin. Mais ça m'a permis du coup de comprendre certaines choses, comme le fait que Skyler ne soit pas plus préoccupée que ça par les paiements pour le traitement de Walt. Ce dernier devient quand même un sacré salaud ! Au-delà du fait qu'il continue à mentir de façon honteuse à sa femme, son comportement vis à vis de Gretchen, son agressivité notamment, est incroyable. Les ravages de la drogue, les dommages collatéraux disons, sont là aussi.

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// Bilan // Les associations de lutte contre la drogue devraient se servir de cet épisode pour faire passer leur message ! On peut difficilement faire plus dissuasif...

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05 juillet 2009

Breaking Bad [2x o5]

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Breakage //

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   Cet épisode est la preuve que Breaking Bad n'est pas parfaite. J'ai même failli ne lui accorder que trois étoiles mais en repassant dans ma tête tous ses points positifs, je me suis rendu compte qu'il valait mieux. Disons simplement que contrairement à d'habitude, je me suis parfois un peu ennuyé. Petit manque de rythme sur cet épisode donc. Parmi mes scènes favorites, je citerai d'abord le nouvel affrontement Skyler/Walt, dans lequel il est impossible de prendre parti pour l'un ou pour l'autre tant ils ont tort tous les deux pour des raisons différentes. Skyler parce que l'on ne fume pas quand on est enceinte, sa grossesse est déjà mise à rude épreuve, ce n'est pas la peine d'en rajouter. Et Walt parce qu'on ne peut décemment pas parler comme ça à sa femme, surtout quand on en a tant de choses à se reprocher. Il veut la vérité mais lui est incapable de la donner quand sa femme la lui demande... L'autre scène qui m'a particulièrement marqué est celle de la réconciliation entre Skyler et sa soeur, tout en finesse et en pudeur. Les choses sont dites, même si c'est un peu trop tard, même si c'est fait avec maladresse, même si cela manque d'un bon gros hug. Il est certain que Skyler en avait énormément besoin pour reprendre le dessus. Elle commençait à sombrer.

   Absent du précédent épisode, Hank est de retour, et pas qu'un peu ! De façon très étonnante, le personnage montre des signes de faiblesse. Malaise, angoisse... Le roc se ramollit et ça pourrait devenir particulièrement intéressant par la suite. Le danger s'éloigne-t-il pour Walt ? C'est un peu l'impression que ça donne. Après avoir touché le fond, Jesse reprend du poil de la bête. Il est bien décidé à remettre de l'ordre dans sa vie, enfin à sa façon ! C'est peut-être de ce coté-là de l'épisode que j'ai eu un problème. Je trouve un peu facile qu'il puisse louer une maison si rapidement. Ok, il a plus ou moins tapé dans l'oeil de la fille du propriétaire (interprétée par Krysten Ritter) et une histoire d'amour se profile, mais bon, je ne suis pas convaincu. Idem pour sa grosse voiture rouge hyper discréte. Etait-ce bien nécessaire ? La reprise des affaires entre Walt et Jesse nous ramène au début de la série et ça donne presque un sentiment de régression. Les conditions sont un peu différentes et Jesse va devoir faire ses preuves en tant que nouveau Tuco mais un Tuco qui ne tue pas peut-il vraiment être un bon Tuco ? J'en doute. Il va certainement devoir forcer sa nature pour obtenir ce qu'il veut. Walter n'a pas tort. En revanche, lorsque celui-ci chipote pour 1ooo dollars, on a juste envie de lui dire qu'il faudrait la fermer deux secondes. Il devient plus qu'agaçant.

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// Bilan // Un épisode légèrement moins bon que d'habitude mais Breaking Bad reste Breaking Bad