04 novembre 2011

Tueurs En Séries [Episode du 4 Novembre 2011]

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Au programme cette semaine : Homeland et American Horror Story renouvelées, Jonah Hill nous parle de Allen Gregory, une réunion Scrubs dans Cougar Town, focus sur le programme court Vestiaires, la bande-annonce de Treasure Island, Le Flic de Beverly Hills bientôt sur le petit écran, The Good Wife invite la soeur de Dexter, un nouveau projet de série pour Simon Astier, on répond à vos questions :Game Of Thrones, The Lying Game, Smash...


10 octobre 2011

Ringer [1x 04]

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Par UglyFrenchBoy

It's Gonna Kill Me But I'll Do It // 1 500 000 tlsp.

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   Lancées avec seulement un mois d’intervalle, les séries Ringer et Lying game ont fait l’objet de comparaisons inévitables, a fortiori quand les deux fictions sont diffusées sur des chaînes ciblant des jeunes téléspectateurs. Très vite, la première s’est élevée au-dessus de sa non-concurrente, ainsi que des autres séries mettant en scène des jumeaux. Ces dernières sont souvent caractérisées par l’opposition  dans la personnalité des personnages centraux, dont les intentions sont souvent soit bonnes, soit mauvaises, sans juste milieu.

   Le point fort qui se dégage de Ringer est donc son absence de manichéisme surprenante. Bridget, qui n’a pas les moyens, ni l’allure ou la perversité  de sa sœur, du moins en apparence, n’en est pas pour autant un parangon de vertu. En plus d’un passé de junkie, strip-teaseuse et même prostituée, la jeune femme a beau suivre son traitement à la lettre dans le cadre de sa cure de désintoxication, elle attaque un agent chargé de sa protection, lui vole son arme, et, un peu plus tard, usurpe avec une certaine aisance l’identité de Siobhan (pilote). Sa culpabilité sera de courte durée  (épisode suivant) et elle tombe même amoureuse du mari de sa sœur qu’elle croit décédée, sans en toucher mot au principal concerné (troisième épisode). Et ce, sans compter sa probable implication dans la disparition du fils de Siobhan. Quant à celle-ci, aussi machiavélique soit-elle, on comprend, via un flashback, que sa relation avec Henry était sincère. Le coup de téléphone lors du test de grossesse (géant) était déjà une première indication. Reste que l’amoureuse de Paris a un plan en tête et son pion n’est autre qu’un employé d’une sous-division de l’empire bâti par son mari, à qui elle dérobe d’ailleurs un dossier intitulé « account transfers »…

  Siobhan a beau avoir un temps d’antenne plus important que lors des deux précédents épisodes, que ce soit via les flashbacks ou son escapade dans la Ville Lumière, c’est Bridget qui capte tout particulièrement notre attention. Nous sommes donc le 30 septembre (date de naissance indiquée sur la carte d’identité de sa sœur lors du pilote) et l’héroïne fête son anniversaire. Un événement qu’elle n’avait pas vraiment en tête et qui vient contrecarrer ses plans pour se rendre dans les Hamptons et se débarrasser des preuves pouvant l’incriminer. C’est en compagnie d’Andrew qu’elle se retrouve à souffler ses 32 bougies (la pièce d’identité indiquait également 1979). Mais pas seulement, puisque Henry et Gemma sont également du voyage. À partir de la dixième minute, une fois le quatuor réuni, les choses sérieuses peuvent commencer. Pas de chassés-croisés, au grand dam du personnage incarné par Kristoffer Polaha qui devient subitement supportable, mais des informations  sur la véritable nature des sentiments de chacun. Si Gemma découvre déjà le pot aux roses, sa réaction est à la hauteur de la trahison. Entre incompréhension face à une Bridget visiblement amoureuse d’Andrew et colère, elle assiste avec détachement au spectacle livré devant elle lors du repas, jusqu’à son départ impromptu, écœurée. L’envoutant morceau électro-pop Until we bleed du groupe Kleerup, bénéficiant du timbre de Lykke Li, confère à cette scène une dimension particulière.

   De son côté, après avoir fait preuve d’une étonnante force de caractère, Bridget se retrouve déjà sur la corde raide. On pourrait être agacé par ces effets et une héroïne en danger permanent, mais il en ressort une curiosité amplifiée, notamment suite à cette révélation finale. Un cliffangher à la hauteur des espérances, ou du moins de celles que l’on avait plus. Difficile d’anticiper la réaction de Gemma, doublement trompée. Bridget trouvera-t-elle enfin une alliée ? Pour la première fois, Ringer parvient à susciter de la frustration chez le téléspectateur, non pas pour son écriture ou sa mise en scène, mais celle de devoir attendre une semaine avant l’épisode suivant.

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// Bilan //  Si la trame narrative de Ringer semblait jusqu’ici confuse, cet épisode a de quoi réconcilier ceux (déjà) fâchés avec la série. On note une absence de manichéisme, particulièrement bienvenue : quand l’absence de morale de l’une surgit, le téléspectateur devient témoin d’une faille de l’autre. Néanmoins, le cas de Bridget reste pour le moment le plus intéressant et la petite avance que le téléspectateur a sur elle la rend encore un peu plus attachante. Loin du tumulte, Siobhan ne procure pas la même émulsion. 

18 août 2011

The Lying Game [Pilot]

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Pilot // 1 390 000 tlsp.

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 What About ?

 Deux jumelles séparées à la naissance, qui viennent d'apprendre l'existence l'une de l'autre, vivent dans deux milieux opposés et dans deux villes différentes. Lorsque la plus aisée disparaît, l'autre prend sa place et part à sa recherche. Elle découvre alors les nombreux secrets de sa soeur...

Who's Who ?

Créée par Charles Pratt Jr. (Santa Barbara, Melrose Place, All My Children, Desperate Housewives) et adapté des romans de Sara Shepard. Avec Alexandra Chando (As The World Turns), Kirsten Prout (Kyle XY), Blair Redford (Les feux de l'amour, Passions, Switched At Birth, 90210), Allie Gonino (10 Things I hate About You), Andy Buckley (The Office)...

So What ?

Je ne voudrais pas tomber dans le préjugé facile (et faux) sur les soaps qui seraient "bas de gamme" avec de mauvais acteurs, de mauvais scénaristes et de mauvais réalisateurs mais, quand on scrute un peu le parcours de l'équipe créative de The Lying Game et de sa (jeune) distribution, on se rend compte que nombre d'entre eux viennent de là et ça peut expliquer, en partie, pourquoi la série est aussi ratée ! Alors que Pretty Little Liars est considérée, à juste titre, comme un guilty-pleasure, avec tout ce que cela peut impliquer de négatif ET surtout de positif, sa soeur spirituelle n'est rien que guilty. Pour le plaisir, on repassera donc... ou pas ! 

Dire que les acteurs ne sont pas convaincants serait presque trop gentil. Ils ne sont pas bons, vraiment pas bons. Alexandra Chando, qui incarne les deux héroïnes, est peut-être la plus douée du lot. Elle ressemble pas mal à Nina Dobrev... de dos, mais elle ne lui arrive pas à la cheville ! Elle interpréte les deux soeurs jumelles de la même manière, en mettant très rapidement de coté les nuances qu'il était possible et fortement conseillé d'appliquer à son jeu. Ou alors elle a voulu effacer les traits si grossiers de leurs portraits tracés par l'auteur. Le reste de la troupe propose des prestations soit insipides, soit affligeantes, mais les répliques sont tellement pauvres qu'il n'y avait de toute façon pas grand chose à en tirer. Les personnages secondaires sont des caricatures mais pas des caricatures second degré que l'on prend plaisir à voir évoluer. Juste des caricatures, sans relief, sans humour, sans émotion. Le boyfriend good looking et donc prétentieux; le bad boy(friend), la rivale au regard noir, la meilleure amie écervélée (x2), les parents dépassés... Tout y passe: un festival. Que reste-t-il au milieu de toute cette médiocrité ? Des décors plaisants (enfin les passages où l'on entrevoit la ville de Phoenix, rarement utilisée en fiction et d'autant plus dans une série pour ados), de la musique pop (mais choisir Teenage Dream de Katy Perry est d'une facilité déconcertante), et un mystère fil-rouge (un peu brouillon et laborieux à se mettre en place) qui donnerait presque envie, à lui tout seul, de voir la suite. Oui je l'avoue, j'ai eu envie de savoir qui était vraiment Sutton au bout du compte. Malgré ma curiosité -qui me perdra un jour définitivement- je n'irai pourtant pas plus loin. ABC Family, qui commençait à trouver une vraie crédibilité à mes yeux après Greek, Huge et la bonne surprise Switched At Birth, a fait une erreur cette fois-ci. The Lying Game ne méritait pas une commande en série et la sentence du public est d'ailleurs tout de suite tombée : 1,3 millions pour un lancement, même en plein mois d'août, c'est médiocre.

 En fait, The Lying Game, c'est ce que la CW aurait fait de Ringer (la nouvelle série avec Sarah Michelle Gellar qui débute à la rentrée et dont le pitch est très très proche) si CBS n'avait pas été à l'origine du projet en cherchant donc à s'adresser à un public plus large que celui, très restreint, des 15/24 ans. Résultat des courses : ça ne ressemblera ni à ce que fait CBS, ni à ce que fait la CW -mais vraiment tant mieux- pendant que ABC Family s'amuse à faire du CW tout craché à travers The Lying Game. Tous les rôles sont inversés, tout le monde se ment et le thème des séries en question est donc, quelque part, drôlement bien respecté ! Et si chacun reprenait tranquillement sa place ? 

Posté par LullabyBoy à 12:25 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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