07 mai 2013

Gang Related [Pilot Script]

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GANG RELATED

Drama // 42 minutes

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Créé par Chris Morgan (Fast and Furious 4, 5, 6). Pour 20th Century FOX & Imagine Television. 60 pages.

Le membre d'un gang est chargé d'infiltrer la police de San Francisco. Il monte peu à peu en grades, jusqu'à rejoindre les forces spéciales anti-gang. Il est alors partagé entre ses deux "familles"...

Avec Ramon Rodríguez (The Wire, Day Break, Charlie's Angels), Cliff Curtis (Die Hard 4, Missing, Training Day), Terry O'Quinn (Lost, 666 Park Avenue, Le Beau Père), Jay Hernandez (Nashville, Last Resort), RZA (Californication), Sung Kang (Fast & Furious 5 & 6), Inbar Lavi (Underemployed), Shantel VanSanten (Les Frères Scott)...

 

   Autant le dire de but en blanc : je ne suis pas très client de Gang Related. Si la série voit le jour, je suis à peu près sûr que je ne la regarderais pas. Pas mon style. Ce qui ne veut pas dire que ce n'est pas bien. On est clairement dans un univers plus proche de Sons Of Anarchy que de... disons Once Upon A Time ! Mais pas besoin d'avoir lu le script pour l'imaginer. En fait, c'est tellement pas mon truc que je suis un peu embarrassé. Je ne sais pas bien par quel bout le prendre, ce projet. Ce que je peux dire déjà, c'est que ça commence fort avec une scène de course-poursuite impliquant un paquet de bagnoles -qui sont décrites à la marque près, mais je n'y connais absolument rien- et un gros camion. Ca se termine en tonneaux. C'est une bonne manière de nous introduire le personnage principal qui est l'un des conducteurs impliqués. Et des scènes de ce type, il y en a plusieurs. Venant de la part d'un mec qui a bossé sur Fast & Furious, ce n'est pas très étonnant en même temps. Le pilote ne manque pas d'action et il est très rythmé. On passe d'une scène à l'autre souvent de manière brutale, et c'est tout à fait dans l'esprit de ce qui se passe. C'est violent, sombre et... un peu compliqué ! Moi qui n'y connais rien en matière de gangs -et qui ne s'y intéresse pas le moins du monde- j'ai quand même réussi à comprendre les tenants et les aboutissants, qui était qui et qui voulait quoi et pourquoi. J'ai même appris des choses, si toutefois la guerre qui nous est relatée est basée sur des faits réels. Soit j'ai fait preuve de génie soudainement, soit c'est suffisamment bien fichu pour que l'histoire soit à la portée de n'importe quel public. Et c'est ce qu'il faut sur un network. C'est d'ailleurs peut-être ce qui fait qu'elle a sa place sur la FOX, alors que l'on aurait pu imaginer une telle histoire plus adéquate à FX.

   J'ai trouvé qu'il y avait un petit côté Dexter chez le personnage principal. Il est obligé de cacher sa véritable activité à ses collègues. Il doit souvent les devancer afin de ne pas se faire découvrir. Il suit un code d'honneur inculqué par son père adoptif, le plus puissant chef de gang du coin. Celui-ci est vivant mais il se comporte comme Harry, à l'encourager sans arrêt à embrasser sa part d'ombre. Il a une cachette dans son appartement réservé à ses armes. Il a un de ses collègues -qui fait penser à Masuka en moins drôle !- qui se méfie de lui et qui commence -déjà- à comprendre certaines choses. Il est très apprécié de tout le monde. Il passe vraiment pour un mec bien alors qu'il est à peu près tout sauf ça. Son patron, incarné par Terry O'Quinn, le porte aux nues et lui imagine un très grand avenir dans la police. Pour le coup, ça fait davantage penser à Debra. Puis il est évidemment très charmant et attire donc un certain nombre de minettes. Je n'ai pas ressenti de sympathie pour lui mais j'ai quand même eu envie de suivre son parcours et de voir jusqu'où il était prêt à aller. Son dilemme est intéressant, mais j'ai peur qu'il ne tienne pas sur la longueur. Ca pourrait vite devenir rébarbatif. Et si l'on doit se coltiner en attendant des enquêtes fermées dans le monde quand même pas très accueillant des gangs... Il y a un peu d'humour pour alléger le script et rendre certains personnages plus agréables, mais c'est timide. Ca se prend grave au sérieux dans Gang Related. C'est marrant parce que ça m'a parfois fait penser à une version super noire du petit soap de ABC Westside/Venice où il est aussi question de gangs (mais pas autant qu'ici). Ce qui m'aurait plu, c'est un entre deux. Que Westside soit un peu plus sombre et Gang Related un peu moins. 

   Que la FOX préfère donner sa chance à Gang Related plutôt qu'à Boomerang -par exemple- me dépasserait un peu. Ce serait un risque mérité si Gang Related était un chef d'oeuvre, mais ce n'est pas le cas. C'est plutôt pas mal fichu sur le papier et ça explore un univers peu exploité jusqu'ici à la télévision, mais ça n'a ni le goût ni l'odeur d'un hit. Et la FOX a besoin d'un hit. Si j'étais méchant, je dirais que cette série, c'est un peu le The Wire du pauvre. 

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08 octobre 2012

666 Park Avenue [Pilot]

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Pilot // 6 900 000 tlsp.

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What About ?

Un jeune couple tout juste débarqué du Midwest emménage dans une résidence new-yorkaise très chic de l'Upper East Side, dont ils deviennent les gérants. Ce qu'ils ignorent, c'est que tous les habitants ont signé un pacte avec le Diable afin que leurs plus profonds désirs soient assouvis et que leur plus grandes ambitions se réalisent. Peu à peu, ils découvrent que des forces obscures se jouent dans cet édifice... (AlloCiné)

Who's Who ?

 Créé par David Wilcox (Fringe, Life On Mars). Réalisé par Alex Graves (Terra Nova, Journeyman, The Nine). Avec Terry O'Quinn (Lost), Vanessa Williams (Ugly Betty, Desperate Housewives), Dave Annable (Brothers & Sisters), Rachael Taylor (Grey's Anatomy, Charlie's Angels), Mercedes Masöhn (The Finder), Robert Buckley (Les Frères Scott, Lipstick Jungle), Erik Palladino (Urgences, Over There)...

What's More ?

L'immeuble qui sert de décor à la série n'est pas celui du 999 Park Avenue à New York mais l'Ansonia, situé dans l'Upper West Side, au 2109 de Broadway. Il a déjà été utilisé au cinéma pour JF patagerait appartement ou Hannah et ses soeurs par exemple.

La série est (très) librement basée sur le roman éponyme de Gabriella Pierce.

So What ?

    Certains d'entre vous l'auront peut-être remarqué mais une nouvelle rubrique est apparue au cours de l'été sur le blog, celle des critiques des scripts de pilotes (ICI). Je l'avais inaugurée justement avec celle de 666 Park Avenue (à (re) lire ICI). J'ai donc découvert ce premier épisode en sachant tout ce qui allait s'y passer. Pour cette raison, tous les effets de surprises n'ont pas franchement fonctionné sur moi. J'ai beau avoir une mauvaise mémoire, je me souvenais à peu près de tout. Il faut dire que je l'avais aimé ce script, dévoré même, et j'avais vraiment hâte de voir s'il allait être respecté et si le passage à l'écran, en terme d'effets spéciaux notamment, allait être à la hauteur de son ambition. J'ai désormais toutes les réponses à mes questions. Enfin presque toutes. Et je tenais à vous en faire part...

   666 Park Avenue n'est pas une série d'épouvante, ni vraiment une série fantastique, pas tout à fait un soap non plus, elle est... on ne sait pas très bien ce qu'elle est et c'est ce qui en fait une véritable curiosité. Mais disons que le terme "Thriller surnaturel" semble approprié. Les influences sont évidentes, L'avocat du Diable étant clairement une réfèrence. Mais le but ici n'est pas nécessairement de faire peur -ou alors si ça l'était, c'est complètement raté- mais plutôt d'installer une ambiance à la fois mystérieuse, inquiétante et mystique, classieuse aussi, qui nous hypnotisera suffisamment pour que l'on souhaite traverser les couloirs sombres du Drake semaine après semaine. Ce ne sont pas les lampes capricieuses, les ascenseurs tueurs ou les murs dévoreurs qui me donnent particulièrement envie de rester, bien qu'ils aient leur charme, mais plutôt les quelques pistes mythologiques lancées, notamment autour d'une possible "secte du dragon". Cela tend d'ailleurs à prouver que la série peut tenir sur la longueur qu'elle adopte ou non un format procedural dans les premiers temps avec un nouvel habitant en proie aux facéties du Diable à chaque nouvel épisode. Il y en a plus de 300 nous dit-on dans ce grand et luxueux immeuble...

   L'ouverture de l'épisode pilote est à mon sens une belle réussite car elle parvient, en quelques secondes seulement, à créer une atmosphère tout à fait singulière tout en mettant en avant le personnage le plus envoûtant de la série, le fameux Gavin Doran, et sa femme, l'énigmatique Olivia. Terry O'Quinn est évidemment parfait dans ce rôle qui semble avoir été écrit pour lui. Le phrase "You disappoint me John" qu'il prononce ne peut d'ailleurs qu'être un clin d'oeil au Locke de Lost, que l'acteur a brillamment incarné pendant 6 ans. Il n'a pas besoin d'en faire trois tonnes ici pour faire flipper. Il n'abuse pas des sourires pervers et des voix d'outre-tombe. Plutôt que de menacer à longueur de temps, Gavin agit. Vanessa Williams est plus en retrait, mais elle est tout aussi convaincante. On lui demande à peu près la même chose que d'habitude, en ajoutant peut-être à son jeu quelques nuances de noir plus prononcées. Par contre, dans le script, il se dégageait quelque chose de beaucoup plus touchant de son personnage, notamment quand elle évoque sa fille morte il y a quelques années. Elle était censée avoir les larmes aux yeux. Ce n'est pas le cas ici. Le botox empêche sans doute l'actrice d'exprimer ce type d'émotion, à moins qu'elle n'en soit tout simplement pas capable, chirurgie ou pas... La vraie bonne surprise de ce pilote pour moi, c'est Rachael Taylor ! Je redoutais le pire après ses performances dans Grey's Anatomy et Charlie's Angels et je l'ai trouvé bizarrement bonne ici. Pas extraordinaire, pas incroyable, mais crédible et attachante. Dave Annable m'a en revanche presque déçu. Il était un peu trop mou, pas assez charismatique. C'est sûr que face à Terry O'Quinn, il avait peu de chance d'impressionner mais on sait grâce à Brothers & Sisters qu'il est capable de beaucoup mieux. On va lui laisser le bénéfice du doute pour le moment et se contenter de blâmer son personnage, pas très énergique et un peu trop ravi de la crêche. Le troisième couple de la série, le moins solide, ralentit un peu le rythme de ce premier épisode avec des scènes répétitives et creuses. Dans le script, elles trouvaient leur intérêt dans la sensualité qui s'en dégageait, à la fois par l'aspect voyeuriste mais aussi par le coté exhibitionniste. Visiblement, c'était too much pour ABC qui voulait du sexy, mais du sexy super soft. On s'étonne d'ailleurs de voir les personnages si habillés, les garçons notamment. A l'origine, les passages shirtless étaient au nombre de 3 (oui, je les ai comptés ! Sue me !). Au final, il n'y en a pas un seul. Annable ouvre sa chemise, mais se glisse dans le bain avant qu'on ait le temps de voir quoi que ce soit, et Robert Buckley a toujours un tee-shirt sur lui. A quoi bon prendre des acteurs au physique avantageux si c'est pour ne pas s'en servir ? 

   D'autres modifications ont eu lieu entre la dernière version du script et le pilote : par exemple, lors de la scène où le fantôme se jette du haut de l'immeuble, sa chute est censée être accompagnée d'images en arrière-plan sur l'intérieur des appartements avec les personnages qui vaquent à leurs occupations. C'était sans doute trop ambitieux, pas évident à retranscrire à l'écran et possiblement trop onéreux. Cela dit, on sent que la série n'est pas produite par ABC Studios, comme Once Upon A Time ou Revenge qui la précédent, mais par Warner Bros. Les moyens ont été mis et l'utilisation de fonds verts dégueu limitée. Ce n'est pas cheap, c'est même plutôt très soigné. La toute fin de l'épisode, le cliffhanger en fait, était plus impressionnante sur le papier et, pour le coup, je ne vois vraiment pas ce qui peut expliquer ce changement de dernière minute. La jeune voisine n'avait pas une vision de Jane en train de courir, apeurée, mais de Jane en larmes et en sang, attachée et baîllonnée à une chaise. L'effet était autrement plus réussi, même si dans le fond, l'idée est la même. 

   Le pilote de 666 Park Avenue manque certainement de finesse et n'annonce pas la meilleure nouveauté de la rentrée, mais il parvient à installer une ambiance singulière et des personnages prometteurs dans un contexte fantastique auquel les networks accordent en général peu de place. Divertissant, efficace et visuellement maîtrisé, il augure au pire un guilty-pleasure tout à fait recommandable, au mieux une bonne série de genre. Alors, sans vouloir me faire l'avocat du Diable, je vous conseille vivement de jeter un oeil dans le judas... à vos risques et périls !

What Chance ?

 Je ne comprends pas pourquoi les américains n'ont pas été plus nombreux à découvrir le pilote. 6,9 millions, c'est un score vraiment très faible, et il y a fort à parier que la série avoisinera rapidement les 5 millions. Un mystère de plus en cette rentrée...

How ? 


29 juillet 2012

666 Park Avenue [Pilot Script]

Vous aviez élu 666 Park Avenue votre "nouveau drama le plus attendu de la saison 2012/2013" lors de la dernière session du Coming Next, c'est donc tout naturellement avec elle que j'ai choisi de lancer une nouvelle rubrique sur le blog qui, je l'espère, vous plaira. Il ne s'agit pas ici de faire une critique du pilote de la série -que je n'ai pas plus vu que vous- mais une critique du script du pilote de la série ! En gros, l'étape qui précéde le tournage du pilote. Ces cinquantaine de pages -en moyenne- décisives qui décident de l'avenir d'un projet. Je m'attacherai à traiter à la fois des scripts des nouveautés mais aussi de ceux des pilotes qui n'ont pas été retenus. Histoire de juger de ce qu'on a vraiment raté, au-delà d'un pitch et d'un casting. Dans les prochains jours/prochaines semaines, je vous parlerai donc notamment de Devious Maids, d'Elementary, de Gotham ou encore de The Smart One. En espérant que cela vous intéresse et vous plaise...

 

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Ecrit par David Wilcox (Fringe) pour ABC et Warner Bros. Television. 63 pages.

Un jeune couple tout juste débarqué du Midwest emménage dans une résidence new-yorkaise très chic de l'Upper East Side, dont ils deviennent les gérants. Ce qu'ils ignorent, c'est que tous les habitants ont signé un pacte avec le Diable afin que leurs plus profonds désirs soient assouvis et que leur plus grandes ambitions se réalisent. Peu à peu, ils découvrent que des forces obscures se jouent dans cet édifice...

Avec Terry O'Quinn (Lost), Vanessa Williams (Ugly Betty, Desperate Housewives), Dave Annable (Brothers & Sisters), Rachael Taylor (Grey's Anatomy, Charlie's Angels), Mercedes Masöhn (The Finder), Robert Buckley (Les Frères Scott, Lipstick Jungle)...

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Selon moi

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   La chance du débutant ? Le script de 666 Park Avenue est le tout premier que je lis religieusement (après avoir feuilleté celui de Teen Wolf pour passer le temps pendant un long trajet en avion) et j'ai le sentiment d'être très bien tombé ! Mais je n'avais à ce moment-là aucun point de comparaison alors ce qui suit est à lire en prenant quelques pincettes. Je ne pouvais en tout cas pas espérer plus sympathique et passionnante lecture. Je n'ai pas décroché une seule seconde, j'ai même dévoré ces soixantes pages en moins d'une heure. Ce script a quelque chose d'envoûtant d'une certaine manière, et c'est très à propos vu le thème de la série. Dès la scène d'ouverture, l'ambiance à la fois chic, sombre, inquiétante et violente est posée. L'auteur a su rendre palpable la tension qui existe entre les différents protagonistes, lesquels sont nombreux mais pas trop. On parle quand même d'une résidence de 13 étages, il y a donc matière à sortir de l'ombre de nouveaux voisins régulièrement. Le potentiel est énorme pour nous tenir en haleine bien au-delà de 13 épisodes. 

   Contrairement à certains pilotes qui donnent le sentiment, une fois qu'ils sont terminés, de ne pas du tout savoir où la suite va nous amener, celui de 666 Park Avenue ressemble davantage à une mise en bouche particulièrement savoureuse, qui donne très envie de connaître la suite des événements et l'avenir de certains personnages. Honnêtement, ils n'ont pas tous à ce stade un potentiel de fou mais les quatre protagonistes principaux s'en sortent à merveille, surtout celui de Gavin, qui sera incarné par le charismatique Terry O'Quinn. C'est lui qui assure les passages les plus forts et les plus creepy de l'épisode. Le rôle qu'a obtenu Vanessa Williams, celui de son énigmatique femme, semble avoir été écrit pour elle et devrait permettre à l'actrice, une fois n'est pas coutume, de proposer un peu plus que ses poses et ses moues habituelles. A plusieurs reprises, elle doit avoir les yeux très humides. Wilhelmina Slater et Renee Perry sont rarement tombées si bas, ou alors ce n'était que des larmes de crocodile. Je suppose que lire un script en sachant quels seront les acteurs est un avantage certain. C'est pour ça que je sais d'ores et déjà que Rachael Taylor et, dans une moindre mesure, Dave Annable vont avoir du mal à être convaincants dans leurs rôles respectifs. Mais une bonne surprise n'est pas à exclure. 

   Ma plus grosse inquiétude pour tout dire ne vient pas de la distribution, mais des effets spéciaux. Lorsqu'il était scénariste sur Fringe, David Wilcox savait que ce qu'il écrivait serait retranscrit à l'écran avec talent, sans nécessairement faire péter le budget. Est-ce que l'équipe de 666 sera à la hauteur ? Rien n'est moins sûr. Et c'est un élément crucial car si les scènes "chocs" sont ratées, et il y en a pas mal dans ce pilote, alors c'est toute la réussite de la série qui est compromise... A la vue des premières images, le résultat ne parait pas honteux mais pas hyper impressionnant non plus. Ce qui est sûr, c'est que la série est tout à fait à sa place après Once Upon A Time et Revenge : elle est plus adulte, plus sexy mais elle semble tout aussi efficace et pourrait même devenir encore plus addictive si les effets de suspense sont aussi nombreux par la suite et ne versent pas dans la surenchère et le ridicule. En terme de guilty-pleasure, 666 Park Avenue devrait nous gâter ! Une alternative plus mainstream et plus soap à l'American Horror Story de Ryan Murphy en somme.

 

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Selon UglyFrenchBoy

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À en juger ce script, il semble désormais officiel que la série 666 Park Avenue n’a guère de lien avec le livre homonyme dont elle est pourtant l’adaptation, en dehors des noms des personnages. Il est surtout question ici de reprendre les conventions des films de « maison hantée », sans forcément les détourner. Le portier est là, le propriétaire énigmatique aussi, sans oublier le sous-sol. On n’évite pas non plus le désormais fameux « What happened to the previous manager? ».

Les amateurs du genre n’y verront donc aucune révolution, mais l’écriture est maîtrisée. Comme tout bon premier épisode test qui se respecte, on n’oublie pas des règles marketing essentielles, dont un membre du casting shirtless avant la fin du deuxième acte. L’aspect fantastique ne devrait pas rebuter la fameuse ménagère tant celui-ci affiche, sur le papier, une certaine facilité d’accès. En d’autres termes : c’est efficace. Quant à la distribution, si on a du mal à imaginer Rachael Taylor en architecte, Terry O'Quinn et Vanessa Williams ont des rôles sur mesure.

L’enjeu principal reste cependant l’aspect visuel, notamment au niveau des effets spéciaux puisque ces derniers devraient être souvent sollicités. Alex Graves assure ici du service en tant que réalisateur. Celui à qui l’on doit l’efficace pilote de Fringe s’entoure à cette occasion d’un « special effects supervisor » ayant récemment travaillé sur The Dark Knight Rises. Un gage de qualité ? Sans spoiler sur l’intrigue, la scène de la « chute » est attendue au tournant...

 

13 mai 2012

Coming Next [And The Winners Are...]

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Le drama la plus attendu de la saison par les lecteurs de Des News En Séries est :


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666 PARK AVENUE (ABC)

(48%)

 Créé par David Wilcox (Fringe).
Réalisé par Alex Graves (Terra Nova).


Un jeune couple tout juste débarqué du Midwest emmènage dans une résidence new yorkaise très chic de l'Upper East Side dont ils deviennent les gérants. Ce qu'ils ignorent, c'est que tous les habitants ont signé un pacte avec le Diable afin que leurs plus profonds désirs soient assouvis et que leur plus grandes ambitions se réalisent...


Avec Terry O'Quinn (Lost), Vanessa Williams (Ugly Betty, Desperate Housewives),Dave Annable (Brothers & Sisters), Rachael Taylor (Grey's Anatomy, Charlie's Angels), Mercedes Masöhn (The Finder), Robert Buckley (Les Frères Scott, Lipstick Jungle)...

NB: Vous avez eu le nez creux (et c'est un plébiscite en plus), le pilote a été commandé en série vendredi dernier. La série figurera donc dans la grille de la chaîne à l'automne ou à la mi-saison.

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THE SELECTION - CW (16%)

REVOLUTION - NBC (13%)

THE FOLLOWING (aka MASTERMIND) - FOX (11%)

THE AMERICANS - FX (10%)

ELEMENTARY - CBS (0,5%)

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La comédie la plus attendue de la saison par les lecteurs de Des News En Séries est :


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PARTNERS (CBS)

(39%)

Créé par David Kohan et Max Mutchnick (Will & Grace).


Partenaires en affaires et amis de longue date, Charlie et Louis - l'un est gay et l'autre hétéro - sont engagés chacun de leur côté dans une relation de couple sérieuse. Soit quatre personnes impliquées dans trois relations...

Avec David Krumholtz (Numb3rs), Michael Urie (Ugly Betty), Sophia Bush (Les Frères Scott), Brandon Routh (Chuck, Superman Returns), Elizabeth RegenLucy Davis (The Office), Molly Shannon...

NB: Elle aussi a été commandée, par chance.

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FRIDAY NIGHT DINNER - NBC (29%)

THE GOODWIN GAMES - FOX (19%)

PRAIRIE DOGS - ABC (13%)

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Merci à tous de votre participation et je vous félicite pour vos choix ! Je n'aurais pas forcément fait les mêmes mais ceux-ci ne me font pas honte pour autant. Rendez-vous l'année prochaine, peut-être, pour une nouvelle édition du Coming Next. Et rendez-vous assurément à la rentrée pour découvrir ensemble ces deux nouveautés, et toutes les autres !

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11 février 2012

Tueurs En Séries [Episode du 10 Février 2012]

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Au sommaire : - "Sons of Anarchy", "Luck" et "Secret Life" renouvelées - "The Firm" déprogrammée et remplacée par "Awake" - La tragédie de Columbine racontée dans une mini série - Castings : Bobby Cannavale dans "Boardwalk Empire", deux nouveaux dans "Boss", Terry O'Quinn rejoint "Falling Skies" - On répond à vos questions : "Teen Wolf", "Merlin" - La bande-annonce de la saison 2 de "Fairly Legal" - Coup de projecteur sur l'oeuvre de Ricky Gervais - L'incrust des séries lors du Super Bowl 2012


04 juillet 2011

Tueurs En Séries [Episode du 1er Juillet 2011]

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Au programme après quelques semaines d'absence : notre hommage à Columbo (Peter Falk) en compagnie de Sidney Bristow, passage en revue des séries de l'été, entre retours et nouveautés (Breaking Bad, Weeds, The Big C, Falling Skies, Web Therapy...), Lisa Edelstein dans The Good Wife, Terry O'Quinn de retour à Hawaii, encore de nouveaux camarades pour Dexter, How To Make It In America n'est pas morte...

 

01 mai 2011

Coming Next [5ème Round: ABC]

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 Telle une prière pour qu'ABC ne meurt pas: je t'implore, Paul Lee, cher nouveau président, de prendre les bonnes décisions et surtout les bons pilotes pour la saison prochaine. La chaîne de l'alphabet est en effet sur la pente descendante depuis deux-trois ans à la fois parce qu'aucune nouveauté ne devient un hit et parce que les succès vieillisent à vue d'oeil, aussi vite que leurs actrices principales. Desperate Housewives et Grey's Anatomy sont passées régulièrement sous les 10 millions de téléspectateurs cette saison et la moyenne ne sera certainement pas bien plus haute, ce qui font d'elles des lead-in peu efficaces pour lancer la chair fraîche. Modern Family coté comédies, et Castle et Body Of Proof coté séries policières se débrouillent d'ailleurs mieux mais ces deux dernières dépendent beaucoup de Dancing With The Stars, dont le succès reste incontestable. The Middle a vu ses audiences exploser en début de saison, avant de repartir à la baisse face à American Idol. Brothers & Sisters et Private Practice sont de plus en plus faibles, à tel point que la première est sérieusement en danger de mort (ce qui n'est peut-être pas plus mal...) La dernière née de la team Shonda Rhimes en laquelle je croyais beaucoup, Off The Map, a été un flop considérable, de même qu'à peu près toutes les autres nouveautés : My Generation, Detroit 1-8-7, The Whole Truth, Better With You, Mr. Sunshine, Happy Endings et No Ordinary Family, gagnante du Coming Next l'année dernière, qui a été, à mon avis, très mal programmée (face à NCIS, Glee et le Biggest Loser, ses chances étaient nulles). V ? J'espère que Paul Lee aura la présence d'esprit de l'annuler car rien ne peut vraiment la sauver qu'il s'agisse de sa qualité ou de ses audiences. C'est un putain de boulet ! Et il faut libérer Elizabeth Mitchell !!! L'objectif de la saison prochaine n'est donc pas des moindres : recréer la magie de 2004 où avaient été lancées Desperate Housewives, Grey's Anatomy, Lost et Boston Legal, et éviter par la même occasion de devenir la nouvelle NBC ! Bonne chance...

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1. DAMAGE CONTROL

La vie professionnelle et personnelle d'une experte en relations publiques, Olivia Price, particulièrement réputée pour sa gestion des crises, et de son staff, composé d'avocats débutants et confirmés, d'un expert en litige, d'un hacker et d'une détective. Fitzgerald Grant, le président des Etats-Unis, est un vieil ami d'Olivia qui demande son aide lorsqu'une de ses assistantes fait courir le bruit qu'ils couchent ensemble...

Drama créé par Shonda Rhimes (Grey's Anatomy, Private Practice). Avec Kerry Washington (Boston Legal, Les 4 Fantastiques, Le dernier roi d'Ecosse), Columbus Short (Studio 60), Henry Ian Cusick (Lost), Katie Lowes (Easy Money), Guillermo Diaz (Weeds, Mercy), Jeff Perry (Grey's Anatomy), Tony Goldwin, Darby Stanchfield, Liza Weil, Leslie Grossman...

 

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2. THE RIVER

Un aventurier célèbre, star de la télévision, est porté disparu lors d'un voyage au fin fond de l'Amazonie. Son équipe et ses amis partent alors à sa recherche à bord d'un bateau qui remonte l'Amazone et qui va bientôt faire des rencontres pour le moins effrayantes...

Drama créé par Oren Peli (Paranormal Activity 1 & 2). Avec Bruce Greenwood (John From Cincinnati), Eloise Mumford (Lone Star), Joe Anderson (Across The Universe), Paul Blackthorne (Lipstick Jungle), Leslie Hope (Mentalist, Runaway), Thomas Kretschmann...

 

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3. ONCE UPON A TIME

De nos jours, dans une petite ville du Maine, les contes de fées existent encore. C'est ce que va découvrir une femme au passé trouble qui y emmènage avec son petit garçon. L'attirante mère de famille et maire de la ville est aussi "Evil Queen". Soeur Mary Margaret Blanchard, une institutrice religieuse, n'est autre que Blanche-Neige, sur qui l'"Evil Queen" a jeté un sort. Alors elle attend son prince charmant et fait appel à Rumplestiltskin, un expert en magie noire, pour l'aider. Archie, un gentleman excentrique, qui se ballade toujours dans la rue avec une ombrelle et un Dalmatien en laisse, est l'équivalent de Jiminy Cricket. Il sait tout ce qui se passe dans la ville...

Drama créé par Adam Horowitz et Edward Kitsis (Lost, Tron l'héritage). Co-produit par Damon Lindelof (Lost). Avec Jennifer Morrison (Dr. House, How I Met Your Mother), Robert Carlyle (Stargate Universe), Ginnifer Goodwin (Big Love), Lana Parilla (Swingtown, Lost), Josh Dallas, Jamie Dornan, Raphael Sbarge...

 

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4. APARTMENT 23

June, une jeune fille honnête et optimiste venant de la campagne doit, contre son gré, emménager avec Chloé, qui se trouve son parfait opposé: une fêtarde invétérée, sans morale et diablement sexy. Son meilleur-ami n'est autre que... James Van Der Beek, l'acteur ancienne star de "Dawson", particulièrement imbu de sa personne. Pour couronner le tout, le voisin est un ado prépubère pervers !

Comédie créée par David Hemingson (How I Met Your Mother). Avec Krysten Ritter (Breaking Bad, Gravity, Veronica Mars), Dreama Walker (The Good Wife), James Van Der Beek (Dawson, Mercy), Michael Blaiklock...

 

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5. GOOD CHRISTIAN BITCHES

Amanda Vaughn, une femme récemment divorcée et mère de deux enfants, décide de retourner dans son Dallas natal dans un quartier huppé, entourée de ses anciennes ennemies botoxées bien décidées à détruire sa réputation. Il y a Sharon, l'ancienne reine de beauté devenue mangeuse compulsive; Darlene Cockburn, la chef de bande qui va à l'église chaque Dimanche, qui connaît par coeur les versets de la Bible mais qui n'hésite jamais à outrepasser certains commandements pour arriver à ses fins, et son mari, un métrosexuel aux allures de cowboy; ou encore Gigi, sa propre mère, envahissante et insupportable.

Drama créé par Darren Star (Beverly Hills, Melrose Place, Sex & The City, Cashmere Mafia). Avec Leslie Bibb (Popular, Preuve à l'appui), Kristin Chenoweth (Pushing Daisies, Glee, A la Maison Blanche), Annie Potts (Any Day Now, Designing Women), Miriam Shor (Swingtown, Damages), Jennifer Aspen (Rodney), Marisol Nichols (The Gates), David James Elliott (JAG, Scoundrels), Mark Deklin...

 

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6. HALLELUJAH

Dans la petite ville d'Hallelujah dans le Tennessee, le combat entre le bien et le mal fait rage jusqu'à l'arrivée d'un étranger, bien décidé à apporter justice et paix à ses habitants. Il est accueilli par la famille Turner, dont le père, Rye, le gérant d'un restaurant, a toujours fait preuve d'une grande malchance. Il ne supporte plus les pressions que Del Roman, un mafieux local, exercent sur lui. Tout se complique lorsque le frère de Rye, Caleb, s'intéresse de trop près à la femme étourdissante de Del, Veda. Des scènes chantées par une chorale gospel entrecouperont le récit.

Drama créé par Marc Cherry (Desperate Housewives) et Sabrina Wind. Avec Jesse L. Martin (Ally McBeal, New York Police Judiciaire), Terry O'Quinn (Lost), Donal Logue (Terriers, Parents à tout prix), Frances O'Connor (Cashmere Mafia), Arielle Kebel (Life Unexpected), Della Reese (Les Anges du Bonheur), Jonathan Scarfe, Brett Cullen...

 

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7. PAN AM

Embarquement immédiat dans les vols de la compagnie aérienne la plus glamour des années 60 : la Pan American World Airways. A bord : un espion sous couverture, une nouvelle hôtesse qui se retrouve en une de "Life Magazine", un pilote prétentieux qui ne quitte jamais ses lunettes d'aviateur... Destination : New York, Paris, et bien d'autres villes du Monde...

Drama créé par Nancy Ganis et Jack Orman (Urgences). Pilote réalisé par Thomas Schlamme (A la maison Blanche, Studio 60). Avec Christina Ricci (La Famille Adams, Casper, Grey's Anatomy), Margot Robbie (Neighbours), Michael Mosley (Scrubs), Kelli Garner (My Generation), Jonah Lotan (Generation Kill)...

 

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8. BAD MOM

Julia, une mère célibataire avec deux enfants, se voit dans l'obligation de les élever le jour où sa mère, Marian, qui s'en occupait jusqu'ici, décide de reprendre sa vie en main. Linda, également mère de famille, lui vient régulièrement en aide, tandis qu'elle ne peut pas compter sur son mari, sans cesse retenu par son patron...

Comédie créée par Sharon Horgan. Avec Jenna Elfman (Dharma & Greg, Accidentally On Purpose, Alex Rose), Frances Conroy (Six Feet Under), Tom Everett Scott, Sharon Horgan...

 

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9. CHARLIE'S ANGELS

Trois filles superbes sont recrutées par l'agence Townsend pour remplir des missions qui ne sont pas sans danger...

Drama créé par Alfred Cough et Miles Milar (Smallville). Remake de la série des années 70. Avec Minka Kelly (Friday Night Lights, Parenthood), Rachael Taylor (Transformers, Grey's Anatomy), Annie Ilonzeh, Ramon Rodriguez, Robert Wagner...

 

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10. GEORGETOWN

La vie personnelle et professionnelle d'un groupe de colocataires et amis dans la ville de Washington D.C. Nikki, une vive et intelligente débutante au sein du service de communication de la Maison Blanche, qui a des liens avec la Première Dame des Etats-Unis, est mannequin à ses heures perdues. Elle est très amie avec Andrew, un charmant et brillant ancien étudiant à Yale, qui peut se vanter d'avoir été le plus jeune homme à avoir écrit un discours du président. Leur troisième colocataire se nomme Samantha, une jeune femme idéaliste qui travaille pour le président du Parti Démocrate et qui fait partie d'une dynastie de politiciens. Elle a vécu par le passé une histoire avec Andrew. Le 4ème colocataire, Peter, passe encore pour un ado prépubère malgré ses 28 ans...

Drama créé et produit par Josh Schwartz (Newport Beach, Gossip Girl, Chuck...) et Stephanie Savage. Avec Katie Cassidy (Melrose Place 2009, Harper's Island, Supernatural), James Wolk (Lone Star), Daisy Betts (Persons Unknown), Joe Mazello (The Pacific), Boris Kodjoe (Undercovers), Kevin Zegers (Transamerica, Gossip Girl), Tiya Sicar (Vampire Diaries)...

 

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11. REVENGE

Une jeune femme, Emily Thorn, retourne dans les Hamptons où elle a grandi dans le but de détruire ceux qui ont fait du mal à sa famille. Elle s'apprête à se marier avec le fils de celle qui a gâché la vie de son père, une femme superbe et très riche dans la quarantaine...

Drama créé par Mike Kelley (Swingtown). Adapté librement du Comte de Monte Cristo d'Alexandre Dumas. Avec Emily Vancamp (Everwood, Brothers & Sisters), Madeleine Stowe, Connor Paolo (Gossip Girl), Ashley Madekwe (Secret Diary Of A Call Girl), Gabriel Mann (Mad Men), Joshua Bowman...

 

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12. SUBURGATORY

Les péripéties d'une adolescente rebelle, Tessa, qui déménage, à son grand malheur, avec son père d'une grande ville à une banlieue paumée qui représente tout ce qu'elle déteste. Elle se fait rapidement une amie dans son lycée, bien qu'elle soit un peu étrange, mais aussi une ennemie, dont la mère, Dallas Royce, est une femme avec des lèvres géantes et des seins énormes et faux...

 Comédie créée par Emily Kapnek (Parks And Recreation, Aliens In America). Pilote réalisé par Michael Fresco (Better Off Ted). Avec Jane Levy (Shameless US), Jeremy Sisto (Six Feet Under, Kidnapped), Allie Grant (Weeds), Cheryl Hines (Larry et son nombril), Alan Tudyk (Dollhouse, Firefly)...

 

01 septembre 2010

[DNES Awards 2009/2010] Le Palmarès - Partie 1

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Votre Meilleure Nouveauté de la saison est... MODERN FAMILY (25%)

Vampire Diaries (24%) - Glee (20%) - The Good Wife (15%) - Parenthood (10%) - Life Unexpected (6%).

Mon Choix : The Good Wife.

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Votre Révélation Masculine de la saison est... ALEXANDER SKARSGARD (46%)

Chris Colfer (20%) - Matt Czuchry (12%) - Matthew Bomer (9%) - Matthew Morrison (8%) - Dax Shephard (5%)

Mon choix : Matt Czuchry.

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Votre Révélation Féminine de la saison est... KATIE CASSIDY (29%)

Deborah Ann Woll (21%) - Lea Michele (20%) - Archie Panjabi (16%) - Britanny Robertson (10%) - Christine Woods (4%)

Mon choix : Katie Cassidy

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Votre Série Francophone de la saison est... KAAMELOTT (32%)

Les Bleus (27%) - Pigalle, La Nuit (13%) - Engrenages (12%) - Braquo (9%) - Les Invincibles (7%)

Mon choix : Pigalle, La Nuit.

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Votre Série Britannique de la saison est... SKINS (47%)

Misfits (20%) - Doctor Who (15%) - Torchwood (9%) - Survivors (7%) - Being Human (2%)

Mon choix : Skins.

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Votre Second Rôle Masculin dans un Drama est... TERRY O'QUINN (36%)

John Lithgow (30%) - Dean Norris (14%) - Alan Cumming (10%) - Zeljko Ivanek (6%) - Martin Short (4%)

Mon choix : Terry O'Quinn.

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Votre Second Rôle Féminin dans un Drama est... ELIZABETH MITCHELL (40%)

Anna Gunn (16%) - Rose Byrne (14%) - Christina Hendricks (12%) - Mae Whitman (10%) - Christine Baranski (8%)

Mon choix : Elizabeth Mitchell.

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Votre Second Rôle Masculin dans une Comédie est... TY BURRELL (32%)

Danny Pudi (24%) - Eric Stonestreet (23%) - Jack McBrayer (11%) - Rainn Wilson (8%) - Aziz Ansari (2%)

Mon choix : Ty Burrell.

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Votre Second Rôle Féminin dans une Comédie est... SOFIA VERGARA (30%)

Rosemarie DeWitt (25%) - Portia De Rossi (15%) - Busy Phillips (13%) - Jane Krakowski (10%) - Merritt Wever (7%)

Mon choix : Rosemarie DeWitt.

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Si l'on résume : 3 prix pour MODERN FAMILY, 2 prix pour LOST et 1 prix pour TRUE BLOOD.

Rendez-vous Dimanche pour la suite et la fin du palmarès.

04 août 2010

[DNES Awards 2009/2010] Meilleur Second Rôle Masculin dans un Drama

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   Le point commun entre tous ces acteurs ? Ils ne sont pas très beaux ! De là à dire que les second rôles sont réservés aux moches, il n'y a qu'un pas ! Ils ont en tous cas un putain de charisme et l'ont prouvé dans leurs séries respectives. Si vous vous demandez pourquoi un Terry O'Quinn n'est nommé qu'en second rôle, disons qu'il y a une logique à cela et qu'il n'y a pas de la place pour tout le monde dans chaque catégorie, notamment dans celle du "Meilleur Acteur de Drama"...

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Dans la catégorie "Meilleur Second Rôle Masculin dans un Drama" de la saison 2009/2010, les nommés sont : Alan Cumming (The Good Wife), Zeljko Ivanek (Big Love), John Lithgow (Dexter), Dean Norris (Breaking Bad), Terry O'Quinn (Lost) et Martin Short (Damages). 

Ils ont failli être nommés mais j'ai dû trancher : Tate Donovan (Damages), Michael Emerson (Lost), Josh Charles (The Good Wife), Chris Noth (The Good Wife), Giancarlo Esposito (Breaking Bad), Ron Perlman (Sons Of Anarchy)...

Ils ne méritaient pas de figurer parmi les nommés, mais alors vraiment pas : Josh Holloway (Lost), Joel Gretsch (V)...

27 mai 2010

LOST [6x 17 & 18 - "The End"]

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THE END (Series Finale) // 13 57o ooo tlsp.

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   LOST vient d'entrer dans le cercle très fermé des séries qui auront marqué la télévision par leur audace, par l'engouement qu'elles ont suscité et par la polémique qui a suivi leur dénouement. N'en déplaise à ses nombreux détracteurs. A ses cotés : Le Prisonnier (dont la fin, à l'époque, avait fait scandale), The Sopranos (et ce fade-to-black qui a tant fait parler), X-Files et quelques autres. Jusqu'au bout, elle est restée elle-même dans ce qu'elle a de meilleur et ce qu'elle a de pire. Cela fait aujourd'hui 4 jours que son final a été diffusé et cela fait 4 jours que je lis un peu partout tout et son contraire. Il y a ceux qui ont adoré ce final et qui se moquent de ne pas avoir eu autant de réponses qu'ils espéraient. Il y a ceux, plus radicaux, qui estiment que l'on s'est foutu de leur gueule pendant 6 ans ! Il y a ceux, parfois les mêmes, qui tentent de trouver une explication à toute cette histoire complexe. Et puis ceux qui s'en foutent royalement et qui ne savent pas ce qu'ils ratent ! Où je me place dans tout ça ? Honnêtement, j'aimerais dire que ce Series Finale m'a soufflé, que je ne lui trouve aucun défaut et que J.J. Abrams, Carlton Cuse et Damon Lindelof sont des dieux. J'aimerais. Mais je ne peux pas. J'ai été ému aux larmes, plusieurs fois. J'ai trouvé les 10 dernières minutes absolument fascinantes, magistrales, bouleversantes, parfaitement dans l'esprit de la série, parfaitement là où je l'attendais. Mais j'ai aussi ressenti une déception inéluctable et une frustration abyssale. Comment pouvait-il en être autrement ? J'ai trop aimé LOST. Après la passion, que reste-t-il ?

   Des souvenirs d'abord. Tout au long de l'épisode, et c'était un peu prévisible, les naufragés se sont souvenus un à un, grâce à Desmond, dans le monde des flashsideways, des moments forts qu'ils ont vécu sur l'île. Ces moments qui ont marqué leur vie. Ces moments qui ont été les plus forts de leur existence. Charlie a reconnu Claire, qui l'a reconnu. C'est au moment de la (re)naissance d'Aaron que j'ai versé mes premières larmes. Le couple formé par Charlie et Claire ne m'a pourtant jamais vraiment passionné mais la scène était d'une beauté incroyable. La première d'une longue liste. A l'inverse, la scène qui m'a le moins touché est sans doute celle des retrouvailles de Sayid et Shannon. Quand on y pense, ils sont restés ensemble peu de temps. Quelques jours seulement puis elle est morte. Le vrai grand amour de Sayid a toujours été Nadia. Mais c'était un amour impossible que ce soit dans la réalité ou dans les flashsideways. Il y a toujours eu des tas d'obstacles entre eux. Peut-être n'étaient-ils pas faits pour être ensemble... Sun et Jin, par l'intermédiaire de Juliet, se sont souvenus de leurs multiples séparations, toutes ces fois où ils ont cru qu'ils n'allaient plus jamais se revoir, et de Ji Yeon, évidemment. Et Juliet justement, qui était bien la mère du fils de Jack, a retrouvé Sawyer/James. C'était le coup de grâce. Un moment très attendu qui ne m'a pas déçu. Josh Holloway a su faire un effort et être à peu près juste. Elizabeth Mitchell était époustouflante et de toute beauté. Les cris de Juliet qui s'acharne sur la bombe me hantent toujours. Parmi les grandes scènes de LOST que l'on n'oubliera jamais. Les derniers à se retrouver sont Jack et Kate, évidemment. Ce couple ne m'a pas toujours convaincu mais force est de constater qu'il est devenu mythique avec les années. Le "I Missed You So Much" de Kate était magnifique. Et il l'est encore plus avec du recul. LOST, ce n'était pas que des histoires d'amour mais elle nous en a conté de superbes. Desmond et Penny restent indétrônables. Leur épisode, The Constant, aussi. Je n'ose même pas le revoir. Je veux garder l'émotion qu'il m'avait procuré intacte. Ce Series Finale a su jouer de la "lostalgie" à merveille. C'était nécessaire pour nous rappeler combien ces personnages se sont aimés, combien on les a aimés (enfin pas tous) et combien ils vont nous manquer.   

   Je sais que beaucoup de téléspectateurs, que j'aurais tendance à désigner comme des "fans of science", ont reproché à ce final de ne finalement traiter que des personnages et de leur destinée, ainsi que de la signification des flashsideways qui y sont étroitement liés, en laissant de coté la mythologie de l'île et toutes ces questions qui nous ont fait nous torturer l'esprit pendant tant d'années et élaborer des tas de théories. Moi le premier. Je les comprends et, au fond, je partage leur déception. Pourtant, je me considère davantage comme un "fan of faith". Disons que j'ai toujours été tiraillé entre ces deux visions du monde et ces deux visions de la série et, comme les scénaristes dans ce final, j'ai fini par choisir mon camp : celui de la foi. De manière générale, je suis satisfait par les réponses qui nous ont été données, principalement dans l'épisode Across The Sea qui lui aussi avait divisé.  "There's A Why In The Wake Of Every Why". J'insiste. Et je vous renvoie vers ma critique de l'épisode en question (ICI). Je vais donc simplement vous dire, à nouveau, que, pour moi, les scénaristes ont répondu aux principales questions posées mais qu'aucune réponse ne pourra jamais être entièrement satisfaisante car LOST traite de sujets qui touchent à l'inexpliqué, l'inexplicable, l'inexplorable. Que cette île soit là où le monde a commencé, qu'elle soit ce qui sépare le monde des Enfers, ou que sais-je encore... ce qui importe, c'est qu'on la protége, qu'on l'éloigne du Mal. C'est pour cette raison que les naufragés sont arrivés sur l'île, et tous ceux qui les ont précédés. Fallait-il nous expliquer l'histoire de l'île de A à Z, alors qu'elle doit exister depuis la nuit des temps, du passage des égyptiens à l'arrivée de Mother ? Dans l'idéal, ça aurait été génial. Mais il aurait fallu pour ça 15 saisons et comme l'histoire se répéte et qu'elle n'a déraillé qu'à partir de la prise de pouvoir de Jacob, il était logique de se concentrer sur ça. Ce que je reproche aux scénaristes, à la limite, c'est de ne pas avoir été plus clair dans Across The Sea. Peut-être même qu'un double épisode aurait été plus satisfaisant. Maintenant, quand on réfléchit un peu, tout, ou presque, fait sens. Il reste des questions, bien entendu, il y a quelques approximations, et c'est bien dommage, mais c'est une histoire, pas la réalité. Tout ne peut pas toujours faire sens. Et si "la lumière" est bien la source de la vie sur Terre, comme je l'ai compris, alors qu'y a-t-il à ajouter ? Jusqu'à preuve du contraire, ni vous ni moi ne savons comment est né le tout premier être-humain... Demander ce qu'est "la lumière" revient à demander ce qu'est "la vie"... Il est des mystères qui resteront des mystères pour l'éternité. LOST n'a pas eu la prétention de vouloir les expliquer. Juste de s'en servir pour raconter une belle histoire.

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  Ce dont parle la série, au bout du compte, c'est d'un groupe de personnages, que l'on pourrait considérer comme des âmes-soeurs -même si le terme me semble trop réducteur- qui ont souffert dans leur vie, qui n'avaient plus leur place dans le Monde tel qu'était le leur et que Jacob a "sauvé" en les amenant sur l'île dans l'espoir que se trouve parmi eux son digne successeur. Il les à la fois réparés en donnant un sens à leur vie à travers les rencontres qu'ils ont faites, mais il les a aussi détruits parce qu'il a joué un jeu dangereux et que son frère, sous forme de fumée noire, les a tués, ou a tentés de se servir d'eux pour s'échapper de l'île et pour cela, tous les moyens étaient bons. Au bout du compte, rien ne s'est passé comme prévu et ils ont tous perdu ce que l'île leur avait offert. La brillante idée des flashsideways est de les réunir une dernière fois pour permettre à leurs âmes égarées de retrouver ce qu'ils avaient perdu. Cette "rédemption", qui est finalement bien plus que ça, permet d'apaiser leurs âmes afin qu'ils puissent partir en paix et "let go" comme Christian le confie à Jack. C'est très mystique, voire religieux, mais ça ne sort pas de nulle part puisque le thème de la foi a toujours fait parti de la série. Il ne faut pas y voir pour autant un quelconque message religieux voire une propagande à l'américaine dans le sens où l'église à l'intérieur de laquelle se déroule la dernière scène est truffée de signes religieux très différents : catholiques, protestants, boudhistes... Ce qui compte c'est "la foi" de manière générale, le fait de croire en quelque chose, une force supérieure, mais la nature même de cette foi n'a pas d'intérêt. Elle est multiple et variée et à l'appréciation de chacun. Je suis farouchement contre toutes les formes de religion et pourtant, j'ai adoré cette scène. Pour moi, elle est bien plus que ce à quoi on voudrait la réduire. "Live Together, Die Alone" n'a alors plus de sens : au contraire, les personnages ont vécu ensemble et sont morts ensemble. Ils ont traversé les épreuves de la vie ensemble, même après leur mort, jusqu'à ce qu'ils trouvent enfin la paix et disparaissent à jamais de l'univers. Le fait que Ben ne rentre pas dans l'église est d'ailleurs un élément extrêmement important. Même s'il a beaucoup cotoyé nos naufragés, il fait néanmoins partie avant tout d'un autre groupe dont les destins sont aussi liés entre eux. Alex, Rousseau, Widmore, Eloïse, Faraday, Goodspeed, son pére... en font partie. C'est avec eux qu'il doit "let go" quand ils seront prêts à leur tour.

   Comment pourrait-on reprocher à cette fin d'être hors-sujet alors que le combat entre la science et la foi a toujours été traité dans la série, à travers Jack et Locke bien-sûr, mais pas seulement. Et comment pourrait-on reprocher à la série de se concentrer davantage sur les personnages au final alors qu'ils ont toujours été au centre de tout à travers les flashbacks, les flashforwards puis les flashsideways. La série a toujours été une série de personnages, et l'île en est un parmi d'autres. Peut-être le personnage le plus important mais aussi le personnage le plus mystérieux. J'aurais détesté que l'on tente de tout nous expliquer point par point alors que la magie de Lost réside justement dans tous ces questionnements. En ne répondant pas à tout, quelque part, la série ne meurt pas. Elle restera matière à débats et à interprétations diverses et variées pendant de longues années. Les plus cyniques y voient forcément une façon facile pour les scénaristes de s'échapper sans s'expliquer mais, je le répéte, les principales réponses nous ont été données. Peut-être que quelques-unes trouveront des réponses dans l'Encyclopédie Lost à paraître cet été, écrite par les créateurs. Là encore, les cyniques diront que c'est pour faire du fric. Certainement, en partie. Mais les cyniques peuvent-ils être simplement contents de temps en temps de ce qu'on leur offre ? Dans le même genre, un bonus DVD, selon les dires de Michael Emerson, reviendra en une douzaine de minutes sur le régne de Ben et Hurley sur l'île. Peut-être découvrira-t-on à cette occasion comment l'île s'est retrouvée submergée par les eaux par exemple ?

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//Epilogue // La fin de LOST ne pouvait pas être satisfaisante, ma review non plus. J'ai tant de choses à dire... mais les mots ne viennent pas. Je suis heureux que la série se soit terminée ainsi, sur une scène d'une beauté et d'une force sidérantes. La boucle est détinitivement bouclée et LOST peut partir en paix à son tour. Ce n'est pas une série parfaite, loin de là, mais c'est une série "complète" qui a réussi à toucher à tous les genres (le drama, le fantastique, la science-fiction, la comédie aussi parfois...); qui a su créer des personnages mythiques, infiniment passionnants et touchants, et une mythologie touffue, sans doute un peu trop. Elle a marqué sa génération. On ne l'oubliera pas de sitôt. Je ne l'oublierai pas de sitôt. Je l'aime infiniment. Merci à vous de m'avoir lu semaine après semaine. Merci pour vos encouragements et vos compliments. Et tous ensemble, quelque soit votre avis sur le final, je vous propose de "let go" parce qu'au fond, ce n'est qu'une série et puis c'est le voyage qui importe, pas l'arrivée... Et ce voyage a été terriblement beau. C'est tout ce qui compte. 

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