24 juin 2013

Tueurs En Séries [Spéciale Monte Carlo / Partie 1]

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Retour sur la 53ème édition du Festival TV de Monte-Carlo avec notre première émission spéciale ! Au programme : un focus sur les séries fantastiques en compagnie de Stephen Amell (Arrow), Colin O'Donoghue alias Hook dans Once Upon A Time et le casting de Revolution...

 


18 octobre 2012

Arrow [Pilot]

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Pilot // 4 140 000 tlsp.

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What About ?

 Les nouvelles aventures de Green Arrow/Oliver Queen, combattant ultra efficace issu de l'univers de DC Comics et surtout archer au talent fou, qui appartient notamment à la Justice League. Disparu en mer avec son père et sa petite amie, il est retrouvé vivant 5 ans plus tard sur une île près des côtes Chinoises. Mais il a changé : il est fort, courageux et déterminé à débarrasser Starling City de ses malfrats... (AlloCiné)

Who's Who ?

Créé par Greg Berlanti (Everwood, Brothers & Sisters, No Ordinary Family) et Marc Guggenheim (Eli Stone, Flash Forward). Réalisé par David Nutter (Mentalist, X-Files, Urgences, Entourage). Avec Stephen Amell (Hung, Private Practice), Katie Cassidy (Supernatural, Melrose Place), Willa Holland (Newport Beach), Susanna Thompson (Deuxième Chance), David Ramsey (Dexter), Paul Blackthorne (The RiverLipstick Jungle), Colin Donnell (Pan Am), Colin Salmon...

What's More ?

 Le réalisateur du pilote d'Arrow, David Nutter, est un habitué de l'exercice puisqu'il a aussi mis en scène ceux de Smallville, Roswell, Supernatural, Terminator: les chroniques de Sarah Connor, Mentalist et bien d'autres ! 

So What ?

 >> Lire la critique du script du pilote <<

    Avant The Dark Knight, les films et les séries de super-héros, c'était souvent beaucoup d'effets spéciaux, de testostérone et de dialogues creux, mis au service de scénarios peu originaux, pour ne pas dire inexistants. C'était fun et c'était familial. C'était du pop corn sucré. Le monde aimait s'en goinfrer. Après The Dark Knight, les choses ont changé. C'est encore du pop corn et le monde aime toujours s'en goinfrer, mais c'est salé. Les effets spéciaux sont de plus en plus réussis, la testostérone a laissé place aux neurones, les dialogues se sont musclés et ils sont désormais mis au service de scénarios plus originaux, plus malins, pour ne pas dire plus intelligents. Bref, il y a eu un avant et après The Dark Knight, et je le reconnais alors même que je n'ai pas du tout aimé le film. Pas parce que j'ai trouvé ça mauvais mais parce que ce n'est pas mon truc. Les super-héros ne m'ont jamais branché. A part peut-être Lois & Clark, à l'époque, mais c'est parce que j'étais facilement impressionnable à 8 ans et que j'étais amoureux de Teri Hatcher (quand je vous dis que j'étais facilement impressionnable !). Smallville, c'était Lois & Clark. Arrow, c'est un peu le Dark Knight de la CW, toutes proportions gardées. C'est beau, impressionnant même (pour un produit télé) -alors qu'est-ce que ce serait si j'avais 8 ans !- sombre, bien burné, bien écrit, bien réalisé, bien joué. Et ça n'oublie pas d'être fun. En gros : c'est bête que ce ne soit pas mon truc !

   Pourtant, le pilote d'Arrow m'a donné très envie de voir la suite de la saison, alors que je suis à peu près sûr de décrocher au bout d'une dizaine d'épisodes, que ce que je vois me plaise ou non. Tout est clairement construit dans cette optique, en particulier les quelques flashbacks qui émaillent le récit d'Oliver Queen au présent, avec une voix-off qui n'était peut-être pas nécessaire, mais ça se discute. Il ne nous donne que des bribes de son aventure sur les mers et sur son île, probablement pas déserte, et c'est précisément ça qui m'intéresse, ça qui me fera rester encore un peu. Que lui est-il vraiment arrivé pendant ces 5 ans ? Pourquoi a-t-il tant changé ? On touche là à quelque chose de psychologique et d'introspectif qui n'est pas du tout la marque de fabrique de la CW. Je ne m'attends pas à du In Treatment, bien entendu, mais je me réjouis de cette finesse inattendue. Le retour d'Oliver à Starling City n'est pas déplaisant à suivre non plus. Les scénaristes ont su imposer une phase d'introduction pour nous présenter chacun des personnages principaux qui se fait de plus en plus rare dans les pilotes, tant il faut aller vite, proposer de l'action tout de suite pour que le téléspectateur ne zappe pas, quitte à le laisser froid car des bagarres et des courses-poursuites, ça n'a pas grand intérêt quand les protagonistes nous sont étrangers. On a donc une galerie intéressante de protagonistes, avec une mention spéciale pour la maman de notre archer vert, à qui l'on doit un cliffhanger efficace, très soapien, ainsi que son ex-petite amie, très attachante et touchante. La distribution est plutôt solide pour ne rien gâcher: Katie Cassidy va enfin pouvoir construire un personnage sur la longueur; Colin Donnell est un sidekick amusant, Susanna Thompson en impose; et Stephen Amell, dans le rôle-titre, est une star en puissance dont les abdos sont déjà entrés dans la légende. En plus, il a du charisme le bougre. Il est loin d'être mauvais. La CW a misé sur le bon étalon ! A part cette pluie de compliments, bien sûr que des choses m'ont gêné, comme l'irréalisme totale de la plupart des situations, l'idée même que le justicier réussisse à cacher sa véritable identité rien qu'en portant une cagoule... Mais ça fait partie du genre, ça fait partie du jeu. Il suffit de se laisser porter et d'apprécier.

   La CW cherchait désespérément son nouveau Smallville, mais à condition qu'il soit plus adulte, plus sombre, plus crédible, et qu'il lui permette d'élargir son coeur de cible. En choisissant Arrow, la chaîne ne s'est clairement pas trompée (pour une fois). Elle a touché sa cible en plein coeur ! 

What Chance ?

 A moins que la CW ne s'arrête brutalement, Arrow est bien partie pour durer quelques années. A vrai dire, la série pourrait même tout à fait lui survivre !

How ?


26 août 2012

Arrow [Pilot Script]

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Imaginé par Greg Berlanti (Everwood, Brothers & Sisters, Green Lantern) et Marc Guggenheim (Eli Stone, FlashForward), d'après les personnages des comic books 'Green Arrow'. Ecrit par Marc Guggenheim et Andrew Kreisberg (Eli Stone, Fringe, Vampire Diaries) pour Warner Bros. Television, Berlanti Television et The CW. 60 pages. 

Les nouvelles aventures de Green Arrow/Oliver Queen, combattant ultra efficace et surtout archer au talent fou, qui appartient notamment à la Justice League. Disparu en mer avec son père et sa petite amie, il est retrouvé vivant 5 ans plus tard sur une île près des côtes Chinoises mais il a changé : il est fort, courageux et déterminé à débarrasser Starling City de ses malfrats...

Avec Stephen Amell (Private Practice, Hung), Katie Cassidy (Supernatural, Harper's Island Melrose Place Nouvelle Génération), Willa Holland (Newport Beach), Susanna Thompson (Deuxième Chance), David Ramsey (Dexter), Paul Blackthorne (The River, Lipstick Jungle), Colin Donnell (Pan Am), Colin Salmon...

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Selon UglyFrenchBoy 

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   À l'instar de Bruce Wayne ou Tony Stark, Oliver Queen est richissime. Comme pour ses parents éloignés, un événement inattendu va bouleverser son quotidien, en l'occurrence un accident en mer. Événement dont les causes seront bien évidemment développées au fil de la saison et dont la conséquence n'est autre que la naissance d'un super-héros. Sur grand écran, la trilogie de Christopher Nolan abordait le sujet avec une certaine noirceur et un premier degré affirmé, tandis que les aventures de Iron Man, elles, faisaient clairement le choix de la dérision. Lors de son pilote, Arrow semble vouloir lorgner du côté de l'un, sans vraiment aller jusqu'au bout de sa démarche, tout en évitant de ressembler à l'autre. Résultat, le script va droit au but sans vraiment laisser entrevoir les intentions. Sur quel tableau va jouer le nouveau héros de la CW ? Difficile de se prononcer à l'issue de ce pilote très introductif.

   Les récentes images et les bonus disponibles sur internet laissent entrevoir une volonté des producteurs de s'appliquer sur la forme. Qu'en est-il du fond ? Ces dernières années, les adaptations de comic-books ont offert des relectures promptes à la réflexion, que ce soit sur le pouvoir (The Dark Knight), la responsabilité (Spider-Man) ou encore la solitude (Superman Returns), tout en bénéficiant d'une dimension allégorique. Sur le papier, Arrow semble loin de ces ambitions, même si, pour une introduction, il est difficile d'insuffler de tels éléments. La faute est-elle à incomber au duo Greg Berlanti et Marc Guggenheim ? On ne peut qu'être déçu du résultat compte tenu de ces deux noms attachés au projet. Les deux hommes remplissent leur cahier des charges, ne manquant pas plusieurs scènes shirtless du héros, une première scène d'action dès la fin du deuxième acte ou encore des références culturelles utilisées parcimonieusement, entre Lost et Twilight.

   Sans pour autant être une excuse, il ne fait nul doute que Berlanti et Guggenheim devaient bénéficier de peu de liberté pour cette adaptation de la mythologie dont tous les aspects doivent être validés par DC Entertainment et Warner Bros. Television. C'est l'inconvénient de s'attaquer à une marque existante. Malgré l'absence du « supplément d'âme », Arrow est à surveiller de près, le véritable test de ce genre de fiction se réalisant sur la longueur...

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Selon moi

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   Le script d'Arrow est le premier que je lis à destination de la CW. Et je suppose que la chaîne n'en reçoit pas d'aussi bons tous les jours, ou alors ses dirigeants n'ont vraiment aucun goût et font des choix étranges quand on voit ce qui se retrouve à l'antenne. Okay, cette théorie est tout à fait probable. Toujours est-il que cette fois, ils n'ont pas eu à se poser beaucoup de questions : l'archer vert a tout d'une star, c'eut été de la folie que de ne pas lui donner sa chance ! Plus sombre que ses séries habituelles, plus ambitieuse aussi, Arrow est prometteuse par bien des aspects. 

   On parle beaucoup d'elle comme du "nouveau Smallville", ce qui est une comparaison logique mais extrêmement réductrice. Je n'ai suivi que de très loin l'évolution de la série pendant ses dix années d'existence et je suppose qu'elle était beaucoup plus adulte sur la fin qu'au début (mais est-elle devenue bonne ?) mais Arrow, elle, est adulte dès le départ. Tous les personnages ont dépassé la vingtaine, à l'exception de la petite soeur d'Oliver Queen, et approchent doucement de la trentaine quand ils ne l'ont pas encore dépassé. Clairement, les auteurs ne souhaitent pas uniquement s'adresser aux ados mais à un public plus large et plus exigeant, qui n'a pas ses habitudes sur la chaîne et qui peut tout aussi bien être féminin que masculin. C'est ainsi que de manière plutôt surprenante, ce n'est pas l'action qui prime dans ce script, puisque la première scène de ce type arrive tard, mais la description de ce héros, qui n'en est d'ailleurs pas un à proprement parler, ce qui le rend encore plus intéressant et attachant -ça et ses scènes en tenue d'Adam- et l'éloigne du trop gentil Clark Kent. Le pilote prend donc le temps d'installer le personnage dans son nouvel environnement et de lui offrir quelques scènes, parfois touchantes, avec les femmes de sa vie (sa mère, sa soeur, son ex). De temps à autre, des pointes d'humour viennent égayer une histoire qui n'a vraiment rien de drôle. On peut notamment compter sur le meilleur ami d'Olivier, Tommy, qui sera sans doute la caution comique du show.

    A coté de tout ça, l'aspect mythologique tente de se frayer un chemin tant bien que mal. A mon avis, les scénaristes auraient dû insister un tout petit peu plus dessus. On sent qu'ils ne sont pas tellement à l'aise avec les notions de mystère et de suspense et laissent donc assez peu d'éléments sur lesquels cogiter. Les opposants de Green Arrow, ceux qui lui veulent du mal, ne sont pas présentés avec une grande finesse, ils manquent d'envergure. Les quelques flashbacks sur la vie d'Oliver sur son île après l'accident sont assez déceptifs mais c'est apparemment là-dessus que les premiers épisodes vont se concentrer. A titre personnel, c'est quelque chose qui m'intéresse plus que tout ce qui peut bien lui arriver dans le présent. Sans doute des réminiscences de Lost (qui est d'ailleurs citée à un moment). On nous montre brièvement le fameux accident également. J'espère qu'à l'image, le rendu ne sera pas trop cheap. C'est un moment fort du pilote et décisif dans le destin du héros. Ce serait dommage de le gâcher avec un fond vert trop voyant. La fin de l'épisode comprend un petit cliffhanger tout à fait sympathique, qui donne envie de voir au moins le deuxième épisode, histoire de comprendre (parce qu'une explication s'impose). 

   Arrow n'est habituellement pas du tout mon genre de série mais le script, comme le casting (Katie Cassidy !!!) et les premières bandes-annonces, m'ont convaincu d'y jeter un oeil attentif. Il se pourrait bien qu'il s'agisse de l'une des meilleures nouveautés de la saison 2012/2013 ! Et, à coup sûr, la CW a enfin trouver un hit ! Elle n'en a plus connu depuis Vampire Diaries, il était temps...

24 mars 2012

Private Practice [5x 10 > 5x 17]

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6 690 000 tlsp. en moyenne.

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   L'heure est grave. Private Practice a toujours su m'émouvoir bien comme il fallait, même plus que Grey's Anatomy parfois alors que, paradoxalement, je suis moins attaché aux personnages, mais en cette saison 5, rien ne va plus : je pleure systématiquement à TOUS les épisodes ! Et c'est franchement épuisant. Oui, c'est probablement la série la plus tire-larmes de la télévision actuellement. Je sais combien certains d'entre vous exécrez ce procédé. Moi, quand c'est bien écrit -et c'est le cas ici- je m'en fiche un peu et me laisse emporter. C'est bien évidemment l'intrigue de la maladie d'Erica et des conséquences qu'elle a sur Mason, Cooper et Charlotte qui fait exploser les compteurs lacrymales. Voir un enfant perdre sa maman, c'est forcément pénible mais quand cela s'étale sur une huitaine d'épisodes avec des périodes de chute, de rémission et de rechute, c'est vraiment très dur. Le petit garçon qui interpréte Mason est probablement l'un des meilleurs jeunes acteurs que j'ai pu voir jouer. Ses rires comme ses larmes semblent si sincères ! Les scénaristes sont vraiment cruels envers Erica mais il ne faisait aucun doute, à partir du moment où cette histoire a commencé, qu'elle s'achèverait dans la douleur. Le 17ème épisode nous rapproche encore un peu plus de la conclusion et je la redoute. Chaque réaction de chaque personnage procure une émotion forte, d'autant que les dialogues sont écrits avec brio, mais, en dehors de Mason, c'est Charlotte qui brille le plus. C'est beau de la voir petit à petit prendre le relais dans le rôle de mère (de substitution) du petit homme, s'attacher à lui comme s'il venait de son propre sang, épauler Erica coûte que coûte dans son combat, soutenir Cooper quand il s'effrondre... Elle finira par devenir le personnage le plus marquant de la série si ça continue. C'est en tout cas celui qui a le plus évolué depuis le début, pendant que d'autres tournent un peu en rond. 

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   Quand je dis "d'autres", je pense surtout à Violet et Pete, dont l'histoire tend parfois à m'indifférer. J'ai trouvé la parenthèse de Violet avec son jeune et bel ambulancier divertissante. Ses doutes étaient légitimes. Mais on a trop vu d'histoires de ce genre pour vraiment y adhérer pleinement, surtout quand c'est traité avec aussi peu d'originalité. J'aurais voulu un peu plus de folie peut-être. Mais j'ai parfois tendance à oublier que tous ces héros ne sont plus des adolescents ni même de jeunes adultes. Pete, en tout cas, est un personnage qui reste en retrait quoi qu'il arrive, même quand il est sur le devant de la scène. Sa trop grande pudeur peut-être l'empêche de trouver sa place dans une série où les personnages sont très impudiques finalement. Sam a eu le même problème pendant longtemps mais c'est aussi parce que les scénaristes ne s'efforçaient pas de le mettre en lumière correctement. Il était un peu dans l'ombre de tout le monde, y compris d'Addison dernièrement. C'est tout de même avec elle qu'il était le plus attachant, et c'est aujourdh'ui avec sa première vraie intrigue à lui en cinq ans qu'il offre une autre facette de sa personnalité. Il n'est pas un mari, un amant ou un père ici, il est un frère. Et un excellent frère même ! L'arrivée de Corinne, sa soeur, était forcément surprenante puisque l'on ignorait son existence tandis que lui-même ignorait qu'elle était toujours de ce monde. La production a fait un très bon choix en confiant le rôle à Anika Noni Rose qui prouve à chaque nouvelle prestation que son talent est multiple. Elle était extravagante et drôle dans The N°1 Ladies' Detective Agency, surprenante en Wendy Scott-Carr dans The Good Wife... elle est dans Private encore différente, dans la violence, la dureté, la souffrance... Son mal de vivre est plus que palpable. C'est à nouveau beaucoup d'émotion pour le téléspectateurs. On regrettera juste une impression de répétition un peu trop forte, tant Sam met du temps avant d'admettre que sa soeur a besoin d'être aidée par d'autres personnes que lui. 

   Il y a peu de choses à dire sur Addison dans cette deuxième partie de saison, à mon grand regret. J'étais persuadé à la fin du 9ème épisode que ça y est, elle était enceinte. Je croyais que les scénaristes étaient enfin prêts à embrasser cette idée. Et puis non. Encore raté. Je commence à croire qu'elle ne le sera jamais. Et si la série ne se finissait pas avec Addison dans la salle d'accouchement un bébé -le sien- dans ses bras ? C'est le but que j'avais imaginé que Shonda Rhimes et son équipe s'étaient fixés. Peut-être pas tout compte fait. Peut-être qu'ils ne s'en sont même jamais fixés de précis. Le bébé d'une autre semble en revanche plus probable. Elle finira bien par devenir mère. Est-ce qu'il s'agira de celui d'Amelia, puisqu'elle est enceinte ? Visiblement non. La jeune femme paraît déterminée à le garder et faire d'Addison la marraine de l'enfant, pas la mère d'adoption. Les choses peuvent encore changer mais bon... Amelia a le temps de mourir aussi ! Je pense qu'à ce stade, les auteurs n'ont plus peur de rien et surtout pas du drame de trop ! Au sujet du rapprochement entre Addison et Jake, je ne sais pas quoi penser. Mais je ne suis pas super fan de lui, ça c'est sûr. Il a été très bien introduit et a trouvé sa place au sein de la distribution mais il ne m'inspire pas plus que ça. Je n'ai pas envie que notre héroïne termine avec lui. Il est arrivé trop tard. Pour moi, ce sera Sam ou personne. Je n'ai pas évoqué la venue de Patrick Dempsey dans Private à l'occasion de l'intrigue médicale d'Erica mais le problème c'est qu'elle s'est justement cantonnée à cela. Bien sûr, il y avait tout un propos autour de sa relation avec sa soeur Amelia mais c'était très léger. Il aurait vraiment dû venir lors des épisodes où elle était complètement au fond du trou. D'ailleurs, techniquement, il n'est pas venu. C'est les personnages de la série qui sont venus à lui. Résultat, il n'a même pas pu croiser Addison. Ce n'était pas satisfaisant, pas suffisant. Mais je crains que le problème vienne plus de l'acteur qu'autre chose. Déjà que ça l'emmerde de jouer dans Grey's, alors se rajouter des heures de travail pour aller dans le spin-off !

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// Bilan // Plus on s'approche de la fin possible de Private Practice, plus il est difficile de s'imaginer la voir partir. Elle n'a jamais été aussi bonne qu'aujourd'hui. Je pense quand même toujours qu'il serait préférable de s'arrêter là, sur une bonne note. Mais vu comme les choses sont parties, la fin de la saison 5 ne sera pas écrite comme la fin de la série. J'ai peur du goût d'inachevé, même s'il sera toujours possible, au pire, d'une manière ou d'une autre, de la conclure plus dignement dans Grey's

10 décembre 2011

Hung [Saison 3]

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Saison 3 // 1 030 000 tlsp.

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    J'ai encore du mal à comprendre comment une série avec un pitch comme celui de Hung -pour les incultes, je le rappelle : les péripéties d'un quarantenaire bien monté qui se prostitue pour arrondir ses fins de mois- puisse ne pas connaître un plus grand succès. Alors que les deux premières saisons pouvaient bénéficier du soutien de HBO grâce au puissant lead-in de True Blood, la troisième a dû se contenter des scores plus modestes de Boardwalk Empire comme rampe de lancement. On comprend pourquoi la série est passée cette année à plusieurs reprises sous la barre du million. Autant dire qu'elle a bien peu de chances de survie mais, au fond, ce ne serait pas dramatique. Hung avait tous les atouts nécessaires pour devenir culte, un peu à la manière d'un Weeds par exemple, mais son potentiel n'a jamais été exploité à fond par les auteurs. La première saison était brouillonne, mais authentique voire poétique. On ne l'attendait pas du tout sur ce terrain-là, en évitant soigneusement le racoleur et le vulgaire. Cela n'a pas dû jouer en sa faveur malheureusement. La saison 2 était moins mignonne et encore plus brouillonne. Là, je dois dire que j'ai moi même failli laisser tomber. Mon seul attachement aux personnages m'a fait rester jusqu'au bout, et c'est celui-là même qui m'a motivé à regarder la troisième saison. Et j'ai bien fait...

   ... car c'est sans aucun doute la meilleure, en tous cas la moins foutraque -une impression pour la première fois que les scénaristes savaient où ils allaient- mais peut-être aussi la moins "jolie". Exit les enfants de Ray, qui se contentent juste d'apparaître mais qui n'ont plus la moindre intrigue à eux, et bienvenue à Jason, un nouveau mâle aux mensurations très avantageuses de partout qui va pousser notre héros à prendre enfin son destin en main (et pas que). Eh oui, la solution était finalement simple et évidente : pour le stimuler, il lui fallait un concurrent... de taille. Qui est d'ailleurs devenu au cours de la saison un collègue mais cette relation n'a pas vraiment eu le temps d'être exploitée compte tenu des événements. C'était en tous cas un soulagement de voir enfin la petite entreprise de Tanya et Ray fonctionner, réussissant même à fermer son clapet à cette chère Lenore (finalement trop peu présente). J'ai aimé voir Tanya en action, prodiguant ses conseils devant un auditoire pénétré. C'était bon de la voir enfin confiante, heureuse et un peu moins maladroite (parce que sa gaucherie devenait franchement lourde en saison 2). Sa poisse légendaire l'a bien vite rattrapée et il faut dire qu'elle est entrée dans la gueule du loup toute seule comme une grande en accordant sa confiance à Charlie, qui ne semblait pourtant rien avoir d'un honnête homme. C'est un peu à lui que l'on doit le mauvais Season Finale, qui ferait même un médiocre Series Finale...

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    Jessica, bien plus que Ray, a souvent obtenu les scènes les plus touchantes de la série et cette saison, ils les ont même partagées. Je pensais naïvement qu'il finirait ensemble au bout du compte. Il me semblait que c'était l'un des buts principaux de la série. La révélation sur les activités de Ray n'ont fait que les éloigner encore un peu plus et je trouve dommage qu'en cas de non-renouvellement de la série -fort probable- on s'arrête là-dessus. On va dire que "C'est le jeu ma pauvre Lucette". La "surprise" de Sandee à l'attention de Lenore -un coup de feu- est surprenante mais tout à fait dans l'esprit du personnage. Elle est folle et on peut d'ailleurs l'en remercier car elle a contribué à rendre la saison plus fun (ainsi que l'intrigue mettant en scène Ana Ortiz (Ugly Betty) dans la peau d'une flic nympho). En cas de saison 4, je ne m'inquiète pas une seule seconde pour la rousse flamboyante : elle n'est certainement pas morte. On a l'impression que Sandee lui tire dans les jambes. Peu de chance donc qu'elle se retrouve avec une balle entre les deux yeux ! Quand bien même, cela reste un cliffhanger bien décevant. Il n'implique aucun des personnages principaux. Ray et Tanya filent dans la nuit, heureux d'avoir sauvé de justesse Happiness Consultants après une drôle de négociation avec Charlie. Et moi, j'ai un peu l'impression d'avoir perdu mon temps ! Enfin pas tout à fait, on a quand même vu cette saison l'objet du désir : le sexe -enfin une bonne moitié pour être précis- de Ray ! Oh, c'était furtif et c'était sans aucun doute une prothèse voire une retouche numérique, mais c'était effectivement aussi impressionnant que promis ! On a donc pas tout perdu... 

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// Bilan // Plus piquante, plus fun, mieux maîtrisée mais moins poétique et moins subtile, la saison 3 de Hung n'a pas à rougir de ses performances. La série ne correspond toujours pas ce que l'on appelle "un bon coup" mais elle a de l'amour et de la passion à revendre ! Si HBO la renouvelle, j'en serais ! Si elle ne lui fait pas cet honneur, je m'en remettrais très vite. Hung n'a jamais atteint l'orgasme alors ce serait quand même dommage de ne pas lui en laisser la chance...

Posté par LullabyBoy à 13:58 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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