09 janvier 2012

Camelot [Interview]

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Eva Green alias Morgane, Joseph Fiennes alias Merlin et Jamie Campbell Bower alias Arthur se confient "Camelot", qui a débuté sur Canal + (et qui a été annulée par Starz depuis mon interview !)

 

 

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09 novembre 2011

Boss [Pilot]

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Listen (Series Premiere)  // 660 000 tlsp.

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What About ?

Dans les coulisses du pouvoir de la ville de Chicago, le maire, Tom Kane, atteint de dégénérescence mentale, tente de cacher son état à son entourage, lequel est bien trop occupé pour se rendre compte du moindre signe inhabituel. Sa femme et lui ne partagent plus rien, ses collaborateurs ont trop de respect  pour lui et le craignent trop pour poser la moindre question, et Ben Zajac, qui s'imagine en futur gouverneur de l'Illinois, est rongé par l'ambition. Sa fille, Emma, est la seule à soupçonner que quelque chose ne tourne pas rond mais elle est encore loin de la vérité...

Who's Who ?

Créée par Farhad Safinia (Apocalypto). Produit par Gus Van Sant (Harvey Milk, Elephant, Will Hunting) et Kelsey Grammer. Avec Kelsey Grammer (Frasier, Back To You, Hank), Connie Nielsen (Gladiator, L'associé du diable), Kathleen Robertson (Beverly Hills, Girls Club), Hannah Ware, Martin Donovan (Dead Zone, Weeds, Pasadena), Jeff Hephner (Hellcats, Newport Beach)...

 So What ?

    Comme Les Soprano en leurs temps ont fait de HBO la grande chaîne que l'on connaît, comme Dexter, lui aussi, a permis à Showtime de monter en gamme, sans oublier Mad Men qui a changé le visage d'AMC, aujourd'hui Boss offre à Starz l'occasion de gagner en maturité. Oubliez Spartacus, Camelot et même la récente extension US de Torchwood : Starz vient officiellement d'entrer dans la cour des grands grâce à ce pilote réalisé par... Gus Van Sant, qui devrait donner le ton à l'ensemble de la série, déjà renouvelée, avant même sa diffusion, pour une deuxième saison.

   Le réalisateur, qui n'avait encore jamais mis un pied à la télévision, sublime une histoire sombre et puissante en dirigeant tous nos regards vers ses protagonistes, dirigeants ou accessoires du pouvoir, aux failles innombrables. Ils sont à peu près tous détestables, ce qui est fascinant d'une certaine manière mais qui moi me dérange profondément. J'ai besoin de m'attacher, j'ai besoin de tenir à eux et, après ce pilote, je ne crois pas cela possible. Je ne suis même pas certain d'avoir envie de voir la suite, à vrai dire. La politique vue par Aaron Sorkin m'intéresse, avec tout ce que cela peut impliquer d'utopique et de surréaliste. Mais la politique profondément cynique et donc réaliste comme celle de Boss aurait plutôt tendance à me faire fuir... C'est bien là mon seul (gros) problème avec la série car il faut bien le dire : absolument tout le reste est parfait. Les acteurs sont brillants et cela fait un bien fou de (re)décrouvrir Kelsey Grammer dans un rôle dramatique. Dans une moindre mesure, j'adorais Claire dans Beverly Hills donc je suis content de retrouver enfin Kathleen Robertson dans un rôle important. C'est peut-être d'ailleurs pour ça (à moins que ce ne soit son prénom, Kitty ?) qu'il s'agit pour le moment du seul personnage qui provoque en moi un semblant de sympathie et d'empathie. La scène de sexe dont elle est l'une des deux concernés est d'ailleurs très très belle, délicatement violente... la meilleure trouvaille de Gus Van Sant dans ce pilote (même s'il y en a plein d'autres). Je ne vais pas revenir sur les performances des uns et des autres, il n'y en a de toute façon pas de plus faibles, mais c'est là que réside pour moi le besoin de continuer à suivre Boss. Je veux voir de quoi ils sont encore capables. 

   Boss possède l'envergure qu'aucune autre série de Starz n'a eu jusqu'ici. Elle aurait très bien pu naître sur HBO d'ailleurs, personne ne s'en serait étonné. Prétentieuse ? Peut-être un peu dans le fond. Mais ambitieuse surtout. Et prometteuse. Douloureuse ? 

How ?

12 avril 2011

Camelot [Pilot]

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Homecoming (Series Premiere) // 1 13o ooo tlsp.

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What About ?

A la mort soudaine du Roi Uther, le chaos menace de s'abattre sur le royaume. Le magicien Merlin, dit "l'enchanteur", alerté par les visions d'un sombre futur, installe sur le trône le jeune et impétueux Arthur, fils caché du roi, élevé depuis sa naissance comme un simple paysan. Mais la froide et ambitieuse Morgane, fille rejeté d'Uther, entend bien empêcher ce demi-frère de régner, n'hésitant pas à user de forces surnaturelles pour parvenir à ses fins et se réapproprier ce qu'elle estime lui revenir de droit. En ces temps obscurs, le jeune souverain va devoir prendre des décisions difficiles et relever le défi d'unifier un royaume brisé.

Who's Who ?

 Créée par Michael Hirst (The Tudors) et Chris Chibnall (Doctor Who). Avec Jamie Campbell Bower (The Prisoner 2009, Twilight, Harry Potter) dans le rôle d'Arthur, Eva Green (Casino Royale, Innocents, Kingdom Of Heaven) dans le rôle de Morgan, Joseph Fiennes (Shakespeare In Love, FlashForward) dans le rôle de Merlin, Claire Forlani (Rencontre avec Joe Black) dans le rôle de la Reine Igraine, Tamsin Eggerton dans le rôle de Guenièvre, James Purefoy (Rome) dans le rôle du Roi Lot...

So What ?

 Vous savez, il y a deux types de séries que j'exécre : les policières et les historiques. Mais quand je dois écrire une critique, c'est la seconde catégorie qui m'effraie le plus. Les procédurals m'ennuient mais j'arrive à peu près à tenir éveillé devant, surtout si les personnages font preuve d'un peu d'humour, tandis que les séries d'époque me plongent systématiquement dans un profond sommeil. Sans doute parce que j'étais en forme (ou que j'avais beaucoup dormi avant), Camelot ne m'a pas vraiment fait cet effet somnifère. Mais elle ne m'a pas plu pour autant malheureusement. A sa décharge, il n'y a rien qui m'intéresse moins que la légende Arthurienne. Qu'elle soit vue par Disney ou par Alexandre Astier. Alors revue et corrigée et par la chaîne Starz, tout de même responsable de la daube apocalyptique Spartacus, et Michael Hirst, Mr. Les Tudor, c'est, en gros, ma vision de l'enfer télévisuel. Avec tant d'a priori, je n'ai pu qu'être agréablement surpris : ce Camelot est divertissant et possède quelques atouts. Les créateurs ont tellement voulu se démarquer des précédentes (et nombreuses) oeuvres qui ont traité le mythe qu'ils ont presque inventé une autre histoire avec d'autres personnages dont seuls les noms nous rappellent leur origine historique.

Arthur n'est pas impressionnant, ce n'est pas une montagne de muscles. C'est un paysan, presque chétif. Jamie Campbell Bower le campe avec conviction mais sans charisme. J'ai envie d'être indulgent sur ce dernier point car je crois que c'est tout simplement voulu afin de montrer l'évolution du personnage au fil des combats, des épisodes et des saisons. La légendaire opposition entre la sorcière Morgan et l'enchanteur Merlin est revisitée à travers le prisme de la magie noire. Les deux ennemis sont sombres, très sombres, et Eva Green et Joseph Fiennes se ménent une bataille sans merci afin d'être celui qui lancera le regard le plus noir. Au bout de 45 minutes, leur petit manège est déjà fatiguant. On a connu Eva Green plus inspirée, même si elle incarne son personnage avec la classe qu'on lui connait. Morgan devrait suivre le chemin inverse de son rival Merlin en commençant très méchante pour s'adoucir petit à petit. L'actrice aura donc certainement l'occasion d'exercer ses talents de façon plus diversifiée et sans forcément tomber la robe (même si c'est une règle chez elle visiblement : elle n'accepte que les rôles qui exigent qu'elle apparaisse nue, l'inverse des autres actrices, une façon comme une autre de se démarquer). On en vient au cas Joseph Fiennes/Merlin, qui est le plus difficile à avaler. Je vous ai déjà dit que je n'étais pas du tout attaché à la légende originelle mais ça me choque quand même de voir le magicien relativement jeune et sans sa longue barbe. Cela aurait pu passer si l'acteur ne nous avait pas refait le coup de la mono-expression, qu'il a savemment exercée toute une année dans FlashForward. Bon et puis la boule à zéro, ça ne lui va vraiment pas. Je ne suis pas non plus fan de l'actrice choisie pour incarner Guenièvre. Trop bimbo et juste pas bonne.

Camelot n'est certainement pas le ratage que j'avais imaginé, et je suis heureux de constater qu'il ne s'agit pas là d'une alternance violence/sexe comme dans l'autre série de Starz. Les décors et les costumes sont sublimes, qui plus est. Le rythme est soutenu. Mais où se cache l'émotion ? Où se sont perdus les bons dialogues ? Pourquoi s'attache-t-on plus aisément aux méchants qu'aux gentils ? Et les scènes de combats, que je déteste en général, pourquoi sont-elles si rares ? Et la magie ? Où est passée la magie ? La série part de loin mais elle a toutes les cartes en mains pour se transformer en un divertissement de bonne facture.