23 décembre 2012
Dexter [7x 11 & 7x 12]

Do You See What I See? // Surprise, Motherfucker! (Season Finale)
2 600 000 tlsp. // 2 750 000 tlsp.
![]()

Et voilà. La saison 7 de Dexter est finie et je lui trouve bien plus de défauts que de qualités. Est-elle meilleure que la précédente ? Oui. Et que celle d'avant, la 5ème ? Oui ! Elle n'atteint en revanche pas le niveau des quatre premières, même la 3ème, qui était ratée à bien des niveaux, était globalement plus soignée. Mais ce qui m'a frappé, c'est que cette saison a énormément fait écho à la 2ème, comme si la plupart des événements qui s'étaient déroulés des saisons 3 à 7 n'avaient pas existé, à l'exception bien sûr du cliffhanger de la 6ème. C'est dire à quel point la série s'est éloignée de sa trajectoire avec le temps, perdant peu à peu ce qui était fascinant chez elle et son héros, mais il fallait bien qu'elle évolue, que Dexter évolue... De toute façon, le meilleur de cette dernière année vient de tout ce qui a découlé de la découverte de Debra. Les premiers épisodes étaient réussis parce que la confrontation entre le frère et la soeur, et les réactions de cette dernière, était crédible, logique, parfaitement menée. Tout ce qui a été admirablement bâti a ensuite été détruit par l'arrivée de Hannah, qui était une fausse bonne idée, surtout quand on voit comment elle s'est terminée. Les fans de Chuck étaient contents de retrouver Yvonne Strahovski. Et ça s'arrête là. Youhou. La mafia Russe, elle aussi, nous a pas mal gâché le plaisir, tout en nous donnant de temps en temps des espoirs de mieux, systématiquement déçus. C'était du remplissage, au même titre que l'intrigue de Quinn qui a été purement et simplement inutile de bout en bout et qui s'est achevée dans la même indifférence qu'elle avait commencé. Les scénaristes ont visiblement décidé d'unir deux des personnages les plus inutiles du moment dans la saison 8 : Quinn et Jamie. Cela ne plaira pas du tout à Batista et l'on se coltinera des scènes ennuyeuses à souhait pour nous punir d'avoir eu la patience d'attendre tout ce temps le dénouement de la série... Motherfuckers!
Dans Do You See What I See?, je retiens pas mal de choses positives avec du recul, à commencer par l'affrontement entre Debra et Hannah. Il n'était pas d'une grande intensité, mais les enjeux étaient suffisants pour que l'on retienne notre souffle. Hannah a-t-elle empoisonné Debra afin de se débarrasser de sa principale rivale, celle qui l'empêche d'atteindre la plénitude, ou Debra s'est-elle elle-même empoisonnée pour éloigner Hannah de Dexter une bonne fois pour toutes en semant chez lui un doute inévitable et invivable ? Qui croire ? La petite nouvelle s'est montrée très convaincante face à Dexter lorsqu'il a fallu qu'elle se défende. En assurant que si ça avait été elle, elle n'aurait pas raté son coup, elle marquait assurément un point ! Si bien que j'étais parti dans l'idée que Deb s'était bel et bien infligée cela à elle-même et je trouvais ça très malin de sa part, très fort. Ca l'était sans doute trop pour les auteurs, qui ont préféré en faire une belle poire une fois de plus. Hannah était la coupable et Debra, encore une fois, la victime. Les cliffhangers de l'épisode étaient très bons, eux aussi, donnant l'impression que, peut-être, le final serait à la hauteur... à la hauteur de quoi d'ailleurs ? A la hauteur de nos désormais faibles attentes je suppose. Et c'était effectivement une vraie surprise que Dexter livre Hannah à la police. A la fois parce que le personnage ne nous a plus tellement habitué à faire preuve d'intelligence, mais aussi parce que l'on sentait depuis un moment que les scénaristes avaient visiblement l'intention de garder la nouvelle femme de sa vie plus longtemps dans le tableau, au-delà de cette saison. Ce qui sera peut-être le cas quand même, d'ailleurs... Bien joué sur ce coup-là en tout cas ! Malgré tout, quelque chose me chagrine : était-ce une si bonne stratégie que cela de trahir Hannah alors que, aussi amoureuse soit-elle, elle pouvait dénoncer son bien-aimé en prison pour se venger ? J'ai l'impression d'un gros décalage entre l'image de grand amour que l'équipe de la série veut renvoyer de ce couple et celle que l'on en a vraiment. Comme si les auteurs avaient en fait une trop haute opinion de Hannah. Pour moi, elle serait parfaitement du genre à dénoncer celui qui l'a trahi parce qu'elle est profondément mauvaise...

L'autre "surprise" de l'épisode 11, c'est la découverte du plan de LaGuerta, qui a intentionnellement fait sortir de prison Estrada afin de tendre un piège à Dexter, piège dans lequel il est tombé à pieds joints puisqu'il a perdu son cerveau quelque part, il y a quelques années... En fait, je m'y attendais totalement, la coincidence du retour de ce personnage à ce moment précis étant trop grosse, même pour les auteurs de la série. Cela n'en reste pas moins une excellente idée, qui redonne en plus à LaGuerta une certaine aura. Dans le final, le bien mal nommé Surprise, Motherfucker!, disons que les facilités se sont accumulées, rendant la latina un peu moins fine que prévu. Elle est tombée à son tour dans le piège de Dexter, elle n'a pas pris la peine d'amener du renfort avec elle alors qu'elle savait maintenant de quoi son opposant était capable... bref, elle a eu la fin qu'elle méritait ! J'ai trouvé le jeu de Lauren Vèlez très exagéré dans cet épisode, rarement inspiré, mais le personnage a quand même marqué pas mal de points et j'ai eu un pincement au coeur lorsqu'elle a été abattue de sang froid... par Debra ! D'ailleurs, un peu plus tôt dans l'épisode, la confrontation entre Deb et LaGuerta était très intense, peut-être même le moment le plus fort de ce final avant même la fin. Jennifer Carpenter a encore assuré, comme tout le reste de la saison. On ne le dira jamais assez ! Les flashbacks perruqués avec Doakes se sont révélés très inutiles, aussi ennuyeux que peu significatifs. Cela m'a quand même permis de me souvenir qu'il y avait quelque chose de profondément ridicule chez Doakes qui ne m'a vraiment pas manqué les saisons suivantes.
L'implication de Matthews dans toute cette affaire est encore un peu floue. Je n'ai pas bien compris s'il avait agi dans l'intérêt de LaGuerta ou non, mais je suppose qu'il n'a pas dit son dernier mot maintenant qu'elle a disparu. Lui sait, et il est bien le seul au Miami Metro, même s'il n'y travaille plus techniquement. Non parce que la grosse déception de ce final, elle est là : on revient à la case départ, enfin celle sur laquelle la saison 6 nous avait laissé. Debra sait, et puis c'est tout. Les dangers sont peu nombreux, hormis Matthews, à qui Dex peut très bien régler son compte très vite, et la mort forcément suspecte de LaGuerta, qui va tarauder Batista. Ce qui va être intéressant, c'est évidemment la réaction de Debra face à ce qu'elle a fait. Elle va se sentir très mal au départ, bien entendu, mais ne va-t-elle pas finir par accepter cette nouvelle partie d'elle-même, ce nouveau... dark passenger ? A ce stade, voilà comment j'imagine la fin de la série : Dexter va mourir et elle va prendre le relais de ses meurtres, tout en bossant tranquillement au Miami Metro. Et ce ne sera pas Harry qui viendra infester son esprit, mais ce très cher Dexter bien entendu. C'est une fin qui pourrait me satisfaire... Je continue quand même de penser que la saison 7 aurait dû se terminer par un Dexter tuant Debra !

// Bilan // Au milieu du chaos qu'est devenu Dexter ces dernières années, cette saison 7, moins mauvaise que les précédentes, fait office de lueur d'espoir : et si la 8ème et ultime saison était du niveau de la première ? Il suffirait pour ça de pas nous sortir un nouveau "serial killer de l'année", qui ne ferait que nous détourner de l'essentiel, et pas forcément avec originalité, de tout oser, de soigner les détails autant que les dialogues, et de donner enfin un rôle crucial à jouer aux personnages secondaires... Utopique ?
09 décembre 2012
Dexter [7x 08, 7x 09 & 7x 10]

Argentina // Helter Skelter // The Dark... Whatever
2 250 000 tlsp. // 2 120 000 tlsp. // 2 080 000 tlsp.
//
// ![]()

Que le temps devient long devant un épisode de Dexter... Et voyez-vous, comme je traîne des pieds à voir les épisodes, j'ai accumulé du retard. J'ai voulu le rattraper en une soirée. La fausse bonne idée. Trois épisodes d'affilée : imaginez le calvaire. On ne m'y reprendra plus. En plus, je suis incapable de faire une critique cohérente, qui puisse faire état de la progression des intrigues, car je mélange un peu tout ce que j'ai vu. Dans le fond, ce n'est pas bien grave : les scénaristes aussi ont perdu le fil de leur histoire et multiplient les incohérences et les facilités. Ce dont je me souviens vivement, c'est qu'il se dégageait quelque chose d'intéressant du premier des trois épisodes. Il était beaucoup trop bavard, c'est certain, il ne s'y est même pas passé grand chose, mais les dialogues étaient soignés, remplis d'humour et de double sens. C'était l'un des points forts de la série à ses débuts, mais la tradition s'est perdue au fil du temps. Cela faisait longtemps que l'on n'avait pas eu un épisode aussi satisfaisant de ce point de vue-là. J'ai tout particulièrement apprécié la rencontre entre Dex et Isaak (dans un bar gay, confirmant au passage une théorie). Mais LA scène d'Argentina est celle où Debra avoue à son frère qu'elle a eu des sentiments amoureux pour lui. Ce n'était pas nécessairement la meilleure scène de Jennifer Carpenter depuis le début de la saison, car elle en a eu pas mal de fameuses, mais l'une des plus réussies sans aucun doute. Et puis je tenais à ce que cet aspect controversé de la saison précédente soit revisité d'une manière ou d'une autre cette année. C'était impossible de fermer les yeux dessus. Les auteurs s'en sont bien sortis. Du moins jusqu'à l'épisode suivant, dans lequel notre héros conclut que c'était une réaction logique et qu'il n'y a pas lieu d'en parler plus longuement. Un peu trop facile. J'aurais voulu le voir plus troublé. J'aurais voulu qu'il se pose lui-même des questions sur la nature de son amour pour elle... Tant pis. Il est de toute façon trop aveuglé par son Hananh, qui le rend vraiment très con. Plus encore que Lila et Lumen en leur temps. Sinon, le retour d'Astor et de Cody n'était pas une mauvaise idée. Malheureusement, ça n'a rien donné. On a dû se contenter d'un parallèle bancal entre les petites séances de fumette de la jeune fille et les activités criminelles de son beau-père, et de chamailleries agaçantes entre le cadet et son aînée.
Helter Skelter est un épisode pivot dans la saison qui, à quatre encablures du dénouement, bouleverse l'ordre établi dans le but évident de surprendre et d'éviter les remarques du style "la structure narrative est toujours la même, elle est sans surprise". Etant donné que c'est un refrain que j'entonne depuis trois ans, je me sens un peu responsable du bordel qui en a découlé. Oui, personne ne s'attendait à ce que Dexter et Isaak collaborent et encore moins que ce dernier rende l'âme aussi vite. A vrai dire, on ne pouvait pas s'y attendre pour la simple et bonne raison qu'il était inconcevable qu'Isaak puisse approcher Dexter de manière aussi répétée alors que la police et la mafia locale étaient à ses trousses. Ils auraient dû se retrouver dans une merde noire tous les deux. Mais non. Du coup, doit-on considérer que cette intrigue s'arrête là ? On ne retiendra que la prestaton impeccable de Ray Stevenson et le potentiel jamais vraiment exploité de son personnage. C'est toujours mieux que les "méchants" précédents, en même temps. Il ne faisait pas peur, mais il avait une prestance et des choses toujours très fines à dire. Debra et lui ont permis d'éviter un nouveau naufrage. Pendant ce temps, Quinn a continué à tirer les épisodes par le bas, accompagné d'un Batista toujours plus mou, toujours plus dispensable. Afin de garder un enjeu policier à la suite et à la fin de la saison, on a mis au Miami Metro un nouveau serial killer sur le dos, avec cette fois la variante de la pyromanie pour faire diversion. Dex ne nous a pas déçu : il a réussi à trouver son identité très rapidement et a ainsi pu mettre fin à ses activités tout aussi vite. C'était du remplissage pure et simple.

Et puis il y a Hannah. Ah Hannah... Je ne suis toujours pas sensible aux charmes d'Yvonne Strahovski. Je sais que c'est précisément ce qui en rend plus d'un indulgent quant à la qualité des derniers épisodes. Désolé, pas moi. Dans The Dark... Wathever, j'ai enfin ressenti un peu d'empathie pour elle. Et puis du mépris aussi. Son père était un connard fini, mais du genre de ceux qui ne sont même pas crédibles parce qu'on se dit que ça n'existe pas en vrai, des pourritures pareilles. N'empêche que la voir anéantie m'a touché. J'ai compris la réaction de Dexter, j'ai compris qu'à ce moment-là, il ait ressenti le besoin d'outrepasser le code d'Harry pour venger celle qu'il l'aime. Mais j'ai beau comprendre, ça me dérange quand même qu'il soit passé à l'acte. Je n'aime pas quand Dexter est amoureux. Je le disais plus haut : ça le rend bête. Il fait n'importe quoi. Il suffit de voir comment il a tué ce monsieur. Et que l'on n'essaye pas de nous faire douter de l'intelligence d'Hannah : bien sûr qu'elle a compris ce qu'il a fait ! Mais, plus grave encore : tout ce qui a été bâti autour de la relation Dex/Debra, le coeur de la saison, est balayé au fur et à mesure que la blonde prend de l'importance dans sa vie. L'une veut ajouter des règles au code, l'autre veut l'encourager à céder à toutes ses pulsions. Et qui pourrait franchement être #TeamHannah ? Personne, on est d'accord ? On la connait depuis trois épisodes, elle a encore tout à prouver, et on voudrait que l'on choisisse son camp ? NO WAY. La perspective, peu crédible il est vrai, d'un duo au sein duquel Debra commanderait les meurtres et Dexter les exécuterait s'envole peu à peu. Les auteurs veulent les opposer à nouveau, mais pour quoi faire au juste ? Je continue de croire que la seule chose qui pourrait sauver la série, c'est que Dex tue Debra dans le final, sentant qu'elle est sur le point de le trahir et de le livrer à la police. Sauf qu'il ne reste plus que deux épisodes après celui-ci, et je vois mal comment il pourrait en arriver là en si peu de temps, à moins d'un coup de folie. Si l'affrontement entre le frère et la soeur doit être tiède, je n'en veux pas. Et si Hannah s'en chargeait elle-même ?
Pendant ce temps-là, Dexter est loin de s'imaginer que Laguerta est à ses trousses et qu'elle est désormais persuadée qu'il est le Harbor Bay Butcher. Normal : elle agit seule, ou presque, et on ne sait pas bien où tout cela va la mener. La mort est l'option la plus probable, pusqu'on imagine mal qu'elle se taise ou que Dexter finisse en prison à la fin de la saison, mais c'est une issue tellement facile et si souvent empruntée dans la série... Matthews va sûrement jouer un rôle important dans tout ça. On le connait assez mal, mais suffisamment pour savoir qu'il n'est pas fiable. D'ailleurs, on se demande un peu pourquoi Laguerta est allée se confier à lui. C'était bien pratique pour faire le lien et ainsi amener plus rapidement l'enquêtrice vers la vérité, mais ce n'est pas très logique et ça ne lui ressemble pas vraiment. Malgré leur passé amoureux tumultueux, je l'aurais davantage vu se confier à Batista, qui aurait eu l'esprit assez ouvert pour ne pas la prendre pour une cinglée et qui l'aurait vraiment aidée. Mais comme il n'existe plus aux yeux des auteurs... Heureusement pour lui, Dexter peut désormais compter sur le soutien de deux femmes. Laquelle des deux lui sera la plus utile pour le sortir des griffes de Laguerta ?

// Bilan // C'est avec bien peu d'enthousiasme que je poursuis la saison 7 de Dexter. Elle avait pourtant si bien commencé... Les scénaristes ont enfin osé déstructurer la série, il ont réussi à nous surprendre, mais la surprise n'a pas toujours que du bon et, ici, elle se révèle plus décevante qu'autre chose. Plus que deux épisodes. Le dénouement est proche, le soulagement aussi.
18 novembre 2012
Dexter [7x 06 & 7x 07]

Do The Wrong Thing // Chemistry
1 990 000 tlsp. // 2 070 000 tlsp.
![]()

Je sais que certains vont me reprocher de n'être jamais content, mais je le dis quand même : lorsque Dexter suit sa formule habituelle, sans surprise, on s'ennuie; lorsque Dexter prend une forme moins linénaire mais trop brouillonne en contrepartie, on s'ennuie aussi ! Je reconnais volontiers que ces deux épisodes, malgré leurs nombreux défauts, permettent de dévier de la trajectoire toute tracée de la saison 7, mais j'ai le sentiment que trop d'intrigues tue les intrigues; comme si les auteurs voulaient se prouver et nous prouver qu'ils ont encore plein d'idées et plein de choses à raconter, alors qu'ils ne font en réalité que ressucer d'anciennes histoires pendant que les nouvelles stagnent. Ainsi, Isaak sort de prison, tourne autour de notre héros mais ne passe pas à l'action. Il menace. On attend. Quinn est dans les parages avec sa poupée blonde, lui aussi est menacé, mais personne ne pense à, enfin, le supprimer. On attend. Batista veut prendre sa retraite et acheter un restaurant. On s'en fout. Et on a envie de lui dire que s'il croit qu'en se lançant dans un tel business il va trouver le temps d'avoir une vie, il se trompe lourdement. Mais comme on s'en fout... Et puis, il est de mieux en mieux partie pour prendre la place du prochain mort du Miami Metro, non ? Pile quand il veut arrêter, le destin lui plante un couteau mortel dans le dos. Imaginez comme ça aurait de la tronche. Voyez comme les scénaristes maîtrisent l'ironie. Plus sérieusement, si c'est bien vers cela qu'ils se dirigent, bonjour la subtilité. Si ce n'est pas ça, alors je suis juste parano et j'assume. Et je ne manquerai pas de faire amende honorable ! Tiens, par contre, je suis ravi des dernières trouvailles de Laguerta. Pour la première fois, le nom de Dexter apparait dans son enquête. Reste à savoir si tout cela va la mener vers la vérité, mais on peut être sûr qu'elle ne va plus aussi facilement confier ses découvertes à Deb maintenant... Et si elle mettait Batista au parfum ? Quand je pense que le seul truc qui m'a vraiment excité au cours de ces deux épisodes, c'est les 15 secondes consacrées à Laguerta...
Après avoir installé la situation pendant quelques épisodes, les auteurs de Dexter se lancent corps et âme dans une nouvelle intrigue amoureuse pour notre serial killer. Parce qu'ils sont conscients d'être déjà passé par là plusieurs fois, ils cherchent encore une fois à se convaincre de quelque chose, en l'occurence que cette histoire avec Hannah est différente des précédentes. Ils écrivent même des dialogues en ce sens. Ils remettent Lumen sur le tapis. Deb ajoute ainsi une nouvelle pièce du puzzle, mais ça n'a plus vraiment d'importance maintenant. Poblème : Hannah est peut-être différente de Rita, de Lila et de Lumen, elle provoque en Dexter des réactions identiques. Encore une fois, il se demande si ce qu'il ressent pour elle n'est que du désir ou s'il y a de l'amour. Encore une fois, il se demande s'il est capable d'aimer. Mais, bon sang, après 7 ans, il serait temps qu'il comprenne que oui, il en est capable, tout comme il peut détester. Il est humain ! Même plus humain que plein d'autres humains ! Il ressent. Ce que ça peut être agaçant de ne pas l'accepter une bonne fois pour toutes. Est-ce là la seule finalité de la série ? Que Dexter accepte son humanité. Je pensais qu'il y avait plus à dire, que les auteurs avaient davantage d'ambition. Et puis je dois dire qu'hormis lors des scènes dans la fête foraine abandonnée et sous le chapiteau du cirque, j'ai du mal à me passionner pour ce couple Dexter/Hannah. Je ne ressens pas tant d'alchimie que ça entre les acteurs. Je trouve le rendu trop factice. Yvonne Strahovski ne m'inspire pas. Non vraiment, pour moi, ça ne le fait pas. Et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Je n'ai que moyennement apprécié l'intervention de ce Sal Price au beau milieu de tout ça. Il sortait de nulle part. Il a clairement servi de catalyseur, mais les auteurs n'ont pris aucun soin pour le rendre crédible et attachant. Il n'aura pas du tout marqué les esprits. Pourtant, entre Jennifer Carpenter et Santiago Cabrera, il se passait quelque chose d'intéressant, qui semblait plus naturel.

// Bilan // Ces deux épisodes de Dexter ne m'ont inspiré que de l'ennui. Je pensais pourtant que cette saison 7 était sur la bonne voie, qu'on allait enfin avoir quelque chose de consistant à se mettre sous la dent. Un leurre ? Il reste 5 épisodes pour repartir dans le bon sens. C'est encore faisable. J'aimerais vraiment pouvoir dire à la fin du 12ème que cette nouvelle salve était meilleure que les deux précédentes...
04 novembre 2012
Dexter [7x 04 & 7x 05]

Run // Swim Deep
2 180 000 tlsp. // 2 280 000 tlsp.
![]()

Si la formule éculée de Dexter n'était pas si flagrante -une fois de plus- cette saison 7 serait certainement bien plus prenante. Là, ce qui se passe a beau être intéressant et aller dans le bon sens, on sent les rebondissements venir les uns après les autres et le seul suspense concerne Quinn : les auteurs vont-ils enfin se décider à lui régler son compte avec deux balles dans la tête ? C'est ce à quoi, j'espère, cette histoire de corruption va mener. Je ne lui vois aucun autre intérêt. On remarquera que Laguerta et Batista, chacun de leur coté, sortent de l'ombre et reprennent du poil de la bête, afin essentiellement de faire monter la pression chez Deb et de la pousser à prendre une décision là où elle préférerait simplement attendre. Mais attendre quoi ? Dans l'épisode Run, de manière sans doute un peu trop mécanique mais néanmoins émouvante, elle arrive à la conclusion que ce que fait son frère a un sens, que c'est peut-être lui qui a raison et que, peut-être, elle peut vivre avec cela sans pour autant prendre part à ses activités. Elle se dit qu'elle peut fermer les yeux, le laisser faire et occassionnellement lui sauver la mise si le besoin s'en fait ressentir. Une vision totalement naïve de la situation mais compréhensible après le bourrage de crâne très finement mené par Dex. Dans Swim Deep, déjà, Debra ne voit plus tout à fait les choses de la même façon et se rend bien compte qu'elle devra tout le temps lui venir en aide, tout le temps trahir les siens au sein de la police pour ce faire, trahir des amis parfois donc, trahir la confiance de Laguerta... Vivre dans le mensonge continuellement en somme. Harry savait que sa fille était trop bonne, trop juste, pour mener une telle vie sereinement. Il avait prévenu Dexter.
De manière toujours aussi appréciable pour nous téléspectateurs, Debra se pose des tas de questions et c'est cette fois le sujet de Trinity qui a été abordé sans détour. Elle a même eu l'intelligence de poser LA question : "Did you love her?". Et d'ajouter, avec toute la franchise et la dureté qui la caractérise : "She died because of you. Because you were selfish." Au milieu de tout ça, on ne sait pas très bien où en sont les sentiments confus de Deb à l'égard de son frère. Je parle des sentiments incestueux, bien entendu. Ceux qui nous ont hérissé les poils en fin de saison dernière et qui n'ont plus été évoqués depuis. Les auteurs semblent jouer de temps en temps sur le double sens dans certains dialogues. Ils prennent même un plaisir à réunir le frère et la soeur dans la même chambre d'un motel, sans toutefois pousser le vice jusqu'à les mettre dans le même lit. Mais Dexter se déshabille devant elle et le trouble s'installe inéxorablement... Qu'on le veuille ou non, il faudra que le sujet soit de nouveau abordé tôt ou tard, par souci de cohérence.
Pendant ce temps-là, Isaak se transforme peu à peu en un adversaire de taille pour Dexter, bien plus inquiétant qu'il n'y paraissait au début. Son potentiel a été parfaitement exploité dans ces deux épisodes. Je pense notamment à cette scène magistralement réalisée où l'on assiste, à travers les déductions de Dexter, au carnage qu'il a perpétué dans le bar. Ray Stevenson ne manque pas de charisme. En plus, on nous explique enfin pourquoi le meurtre de Viktor l'a à ce point touché : ils étaient amants. Enfin c'est en tout cas ce que j'ai compris. Les scénaristes ont préféré laisser planer le doute sans dire les choses clairement, mais je ne vois pas bien quelle pourrait être la nature de leur relation si elle n'est pas d'ordre amoureux. On pourrait éventuellement imaginer que Viktor était le fils caché d'Isaak mais ça colle beaucoup moins. Ce qui semble se profiler autour du personnage est enthousiasmant : et s'il s'acharnait sur les collègues de Dex ? Mike Anderson n'était à mon avis que le premier. Quinn serait une deuxième victime parfaite, mais est-ce qu'il s'arrêtera là ? Bon, okay, je m'emballe un peu. Il ne faut pas trop rêver non plus... Mais la fin de la série approchant, c'est quelque chose que l'on peut définitivement se permettre d'espérer plus fort qu'avant. Allez, je mise sur Batista ! Ou sur sa soeur... Sinon, Yvonne Strahovski a droit à sa scène à chaque épisode, qui n'apporte à chaque fois pas grand chose, si ce n'est un peu de fun. Un tout petit jeu du chat et de la souris commence entre eux deux et passera certainement pas la case bedroom à un moment donné. Sera-t-elle une ennemie ou une alliée au bout du compte ? C'est toute la question...

// Bilan // Grâce à une Jennifer Carpenter éblouissante, des "fuck" à n'en plus finir et la relation toujours aussi passionnante entre Debra et Dexter, rondement menée jusqu'ici avec logique, justesse et émotion, la série peut se permettre d'avoir encore quelques faiblesses dans ses intrigues secondaires. L'enquête fil rouge de la saison, quant à elle, monte en puissance et pourrait aboutir sur une réussite si les scénaristes osent perdre leurs réflexes habituelles pour vraiment se lancer...
21 octobre 2012
Dexter [7x 02 & 7x 03]

Sunshine And Frosty Swirl // Buck The System
2 110 000 tlsp. // 1 980 000 tlsp.
![]()

J'aime bien ce début de saison 7 de Dexter. Je le trouve à la fois surprenant et crédible. Surprenant parce que les choses avancent beaucoup plus vite que je ne l'avais imaginé, Debra étant désormais au courant de tout (ou presque) sur son frère. Je ne pense pas que choisir de résoudre de cette manière le cliffhanger de la saison 6 était une évidence pour tout le monde dans la writers' room. Et crédible parce que les réactions de la jeune femme sont celles que chacun d'entre nous pourrions avoir, plongé dans une situation similaire. Elle se pose les bonnes questions, et elle lui pose les bonnes questions. Ses remarques et ses objections sont pertinentes. Comme lorsqu'elle évoque la petite collection très spéciale de son frère, qui prouve bien qu'il y a plus qu'un désir de justice dans sa démarche (ce que nous savons depuis longtemps évidemment, mais pas elle). Preuve qu'elle est bien meilleure détective qu'elle ne le dit ! Jennifer Carpenter retranscrit parfaitement la confusion et la détresse du personnage. Son "I am never going to be OK" était particulièrement déchirant. Face à elle, Michael C. Hall est égal à lui même, excellent donc, ni plus ni moins. Les scénaristes n'hésitent pas à remettre sur le tapis des thèmes qui ont déjà été abordés dans les premières saisons mais qui ressortent logiquement maintenant que Debra est impliquée. On a tendance à l'oublier, mais Dexter avait créé la polémique à son lancement. Peut-on justifier les actes d'un serial killer même s'ils suivent un certain code de conduite ? Peut-on se permettre d'avoir de la compassion pour lui ? A-t-on le droit de s'attacher à lui malgré tout ? Tous ces débats donnent le sentiment de revenir aux fondamentaux de la série, à l'essentiel. C'est passionnant et bien géré jusqu'ici. La "captivité" de Dex m'a paru censée, surtout venant de la part d'une femme aussi droite et cartésienne que Deb. Bien sûr, vouloir le soigner est illusoire et elle s'en rendra compte bien assez vite mais il lui fallait passer par cette étape et, heureusement pour nous, elle n'aura duré que le temps de deux épisodes. On commençait déjà à étouffer avec lui... Sur le long terme, toutefois, il faudra que Deb choisisse son camp. La solution de facilité serait de la convaincre si ce n'est du bien-fondé de son oeuvre, au moins de la nécessité de le laisser la poursuivre sans le trahir et le dénoncer. Je crains que l'on se dirige vers cela au bout du compte... Il y a quand même un gros truc qui me chagrine dans tout ça : à quel moment de sa vie Dexter s'occupe-t-il de son fils ? La soeur de Batista doit être sacrément bien payée pour accepter de l'avoir avec elle tout le temps !
L'affaire Louis m'a déçu. Sachez-le. Dans Sunshine And Frosty Swirl, c'était le pied de le voir tenir tête à Dexter de cette façon. Le personnage s'est totalement révélé à ce moment-là, le potentiel que l'on avait entrevu le concernant a enfin été exploité. J'aurais préféré que le petit jeu du chat et de la souris dure plus longtemps, mais j'aurais encore plus préféré qu'elle ne se termine pas ainsi ! En soi, relier cette intrigue à celle du fil rouge de la saison n'était pas bête. Tout s'est très bien goupillé d'ailleurs, c'était cohérent. Mais on se débarrasse du personnage sans expliquer réellement le pourquoi du comment de sa fascination. Il devait avoir une backstory intéressante. J'aurais voulu la connaitre. Bon et puis le nouveau big bad de la saison ne me satisfait pas tellement pour le moment. Malgré son fétichisme des yeux, je ne le trouve pas spécialement inquiètant ou effrayant. A la limite, le cinglé metalleux auquel Dex et Debra ont eu affaire était bien plus impressionnant ! La mise en scène était particulièrement réussie pour ces passages-là. Pour revenir deux secondes sur le club de strip-tease appartenant à la mafia russe : Quinn ? Sérieusement ? On ne s'étonne pas qu'il se soit attaché à une pute. Dès qu'il a mis les pieds dans l'endroit, on savait que ça allait arriver. Encore et toujours, les scénaristes ne savent pas du tout quoi faire de leurs personnages secondaires alors ils leur écrivent des histoires médiocres en espérant que ça se noiera dans ce qui est plus réussi. Pas de chance : ça ralentit systématiquement le rythme. Sinon, Yvonne Strahovski est arrivée. Personnellement, elle ne me fait pas ni chaud ni froid cette actrice. Donc je ne pouvais pas capitaliser sur le plaisir de la retrouver pour juger sa première apparition. J'attends de voir avant de me prononcer sur l'intérêt du personnage mais on sait de toute façon où cela va nous méner. Dex ne devrait pas tarder à partager à nouveau son lit avec une blonde. Que peut-elle bien cacher ?

// Bilan // Tout ce qui touche à la relation Dexter/Debra est parfaitement maîtrisé en ce début de saison. Dexter réussit ainsi là où elle avait le plus de chances d'échouer lamentablement. Sur le reste par contre, c'est encore un peu fragile et brouillon.
07 octobre 2012
Dexter [7x 01]

Are You...? (Season Premiere) // 2 400 000 tlsp.
![]()

"Are you... a serial killer?" "Yes, I Am". On avait fantasmé cet échange entre Dexter et Debra depuis la première saison. On savait à l'époque qu'il faudrait être patient avant de l'entendre. On n'imaginait pas nécessairement que notre souhait serait exaucé 6 ans plus tard. Il faut dire que l'on ne pensait pas non plus que Dexter durerait si longtemps. Si mes souvenirs sont bons, le showrunner de l'époque assurait que 5 saisons seraient largement suffisantes pour raconter cette histoire, à l'époque, particulièrement ambitieuse, originale et fascinante. Mais il a été remplacé, la série a battu chaque année ses propres records d'audiences... La preuve que même sur le câble, on n'est pas à l'abri de renouvellements abusifs. Si Showtime ne change pas d'avis, la 8ème saison diffusée l'an prochain sera cependant, enfin, la dernière. Et ils ont tout intérêt à s'y tenir car l'on ne regarde plus Dexter par pure plaisir mais parce qu'on se dit que ce serait trop bête de s'arrêter maintenant alors qu'elle est plus proche de sa mort que de sa naissance.
Avant d'entamer le visionnage de cet épisode, mes craintes étaient nombreuses, la première étant que le cliffhanger de la saison dernière, tant attendu, soit rapidement réglé en deux ou trois ruses à la Dexter. On connait son talent sans pareil pour se sortir de n'importe quelle situation, à se demander parfois s'il n'a pas pris des cours à l'Actors Studio dans sa jeunesse. Et on connait les habitudes des scénaristes qui bâclent de plus en plus souvent ce genre de scènes, faute d'imagination. Il a essayé de se défendre notre Dex', il a tenté de dissimuler son "dark passenger" derrière un mensonge, un de plus, mais pas de chance pour lui : Debra est intelligente et a su assembler les pièces du puzzle au fur et à mesure de l'épisode jusqu'à découvrir la vérité, toute la vérité et le confronter sans détour à son horrible découverte. Ce cliffhanger-là est bien plus puissant que le précédent puisqu'il change, lui, à jamais la série, sans rétropédalage possible. Je suis vraiment content que les auteurs soient allés jusqu'au bout de la démarche qu'ils avaient entrepris. Cela aurait dû arriver il y a deux saisons, certes, mais ils l'ont fait ! Après tout, ils avaient une autre option : laisser Debra mener son enquête tout au long de la saison et aboutir à la révélation seulement dans le Season Finale. C'eut été horrible ! Cela dit, je pense que la saison 7 se serait alors terminée par la mort de Debra, assassinée par son propre frère. Et... je crois que c'est ce qui arrivera quoiqu'il arrive. Je le souhaite très fort en tout cas. C'est, il me semble, la suite logique. On peut alors imaginer une saison 8 où l'enquête serait centrée sur son meurtre...
Au-delà de Debra, qui ne représente finalement pas un si grand danger que cela dans le sens où elle aime profondément son frère -et on ne va pas revenir sur le "jump the shark" de l'année dernière...- et qu'elle ne le livrerait donc jamais à la police, notre héros est entouré de menaces. Il y a Laguerta d'abord, que l'on pourrait surnommer "l'oeil de lynx" ! Elle a réussi, on ne sait comment, à tomber sur la lamelle de verre que Dexter a l'habitude de garder avec le sang de ses victimes et qu'il a malencontreusement fait tomber dans la panique sur la scène du crime, à l'intérieur de l'église. Voilà qui devrait l'occuper un petit moment. Cela fait tellement longtemps qu'elle n'a pas eu une bonne intrigue... Mais il y a aussi Louis, le stagiaire et petit ami de la soeur de Batista, qui a décelé depuis longtemps que quelque chose clochait chez Dexter, et qui semble être fasciné à l'idée qu'il soit bel et bien celui qu'il croit. Alors il fouille et il ne devrait pas tarder à trouver des preuves tangibles. On ne sait toujours pas avec lui si l'on se dirige vers une intrigue copycat ou vers tout autre chose mais je fonde beaucoup d'espoir sur ce personnage depuis qu'il a été introduit. Il serait peut-être temps de passer à la vitesse supérieure et d'être un peu plus clair sur ses intentions. Mais, au final, le plus grand danger que rencontre Dexter, c'est lui-même. Il vient de se faire choper par sa soeur, rien que ça, mais il se lance déjà dans un nouveau meurtre ! Il explique d'ailleurs très bien que c'est paradoxalement la seule chose qui puisse le calmer. Problème : ça fait bien longtemps que le méticuleux serial killer accumule les erreurs. Cette fois, il n'en fait pas particulièrement mais il joue avec le feu en s'adonnant à son activité préférée... dans un aéroport ! Sans doute l'un des endroits les plus sécurisés qui puissent exister, a fortiori dans une grande ville comme Miami ! Certes, tout se déroule dans une pièce fermée mais c'est quand même vraiment trop invraisemblable de la part des scénaristes et carrément pas sérieux de la part du personnage !
Parce que c'était sans doute trop beau, il faudra cette année encore se taper une intrigue fil rouge. Après le relatif désastre des deux précédentes, le pire est à craindre, d'autant que le peu qui nous est dévoilé ici est tout sauf intriguant ou réjouissant ! La mafia Russe à Miami ? Voilà ce que l'on nous propose. Ah c'est sûr que c'est inédit... Le choix des acteurs pour incarner cette intrigue permettra peut-être de sauver la mise : Ray Stevenson, Jason Gedrick ou encore Yvonne Strahovski de Chuck ont d'ores et déjà la pression ! A part ça, je n'ai pas parlé d'Angel, Masuka et Quinn mais est-ce bien nécessaire ?

// Bilan // A défaut d'être excellent, ce Season Premiere de Dexter est libérateur : la série va désormais pouvoir avancer doucement vers sa conclusion sans ménager ses personnages principaux. On l'espère en tout cas. Pour autant, les scénaristes ne semblent pas prêts à se détacher de la sacro-sainte formule du serial killer de la saison, qui a fait ses preuves lors des premières années mais qui a fini par grandement lasser. Rien n'assure donc que cette 7ème saison sera bonne, mais elle débute au moins sur une note réussie et surprenante !
19 septembre 2012
Weeds [8x 12 & 8x 13 - Series Finale]


It's Time, part 1 & 2 (Series Finale) // 1 280 000 tlsp.

"Little Boxes On The Hillside..." Cette rengaine, comme les Botwin, me manquera. J'avais pris l'habitude qu'ils rythment mes étés avec leurs aventures complétement folles aux quatres coins des Etats-Unis, jusqu'au Mexique et même Copenhague ! Quant on prend du recul sur tout ce qui s'est passé en huit ans, ce que nous invite à faire le générique de la dernière saison, on se rend compte à quel point la dramédie satirique sur les banlieues américaines, née quelques mois seulement après Desperate Housewives, a évolué au fil des années sans perdre trop d'adicité, en même temps que ses personnages ont grandi; combien elle a su se réinventer saison après saison, sans avoir peur de changer totalement de décor; combien rien ne laissait finalement présager qu'elle dure si longtemps (c'est beaucoup huit ans pour une série du câble) ! L'oeuvre de Jenji Kohan a forcément essuyé quelques échecs, certaines salves ayant été moins bonnes que d'autres, certains délires n'ayant pas eu l'effet escompté et certains personnages secondaires n'ayant pas été à la hauteur de la bande principale. Mais Weeds forme au bout du compte un ensemble cohérent et ce dernier épisode permet de conclure dignement mais pas brillamment cette improbable série familiale, car c'est ce qu'elle est avant tout.
Je sais que ce double épisode final n'a pas fait l'unanimité et je dois avouer que j'ai moi-même beaucoup de réserve à son égard. J'ai mis un peu de temps avant de rentrer dedans, déstabilisé par ce saut dans le temps inattendu qui ne semblait pas nécessaire. Sur le coup, j'en ai un peu voulu à l'équipe créative. Puis en y réfléchissant bien, j'estime qu'ils ont été fidèles à eux-même : ils ont réinventé l'univers de la série une dernière fois en la transportant dans un futur pas si lointain du nôtre où l'iPhone en est à sa 20ème version et est plus fin que fin. Le problème ne vient pas tant de l'idée mais de l'exécution. On a beau nous dire que nos héros ont vieilli, il ne suffit pas de coller une barbe à Silas et une moustache -ridicule- à Shane pour nous le faire croire. Retrouver un Stevie devenu presque un homme n'est pas évident non plus étant donné qu'on l'a très peu vu petit et que l'on n'a pas pu s'attacher à lui comme à ses frères. Mais réunir tout le monde pour sa bar mitzvah est assez malin. Et puis on a notre Nancy sur qui le temps ne semble pas avoir d'emprise. Elle est toujours aussi fraîche, même si maintenant elle porte une fourrure à l'occasion, comme les vieilles dames riches. Tout cela est assez superficiel en somme et renvoit une impression bizarre de futurisme bien peu crédible. Pour compenser, la nostalgie marche à plein régime avec des apparitions de tout plein de personnages cultes de la série, provenant de périodes différentes, et des mentions de la plupart des absents, comme Isabelle par exemple, apparemment devenue un homme selon son père. J'ai trouvé ça un peu naze pour tout dire, et j'ai encore en travers de la gorge l'absence totale de Celia dont on aura espéré le retour jusqu'au bout. Elizabeth Perkins doit être sacrément fâchée avec les producteurs... A moins que ce soit eux qui lui en veulent et qui ne lui ont même pas proposé de revenir... Je ne sais pas si l'on saura la vérité un jour. Mais, pour sûr, un final avec Celia aurait eu une autre gueule !

Un des retours les plus étonnants est celui du fils de Doug, joué par Justin Chatwin, étant donné qu'il n'était présent que dans le pilote, mais il y avait une certaine importance dans mes lointains souvenirs. Il vient boucler la boucle et occupe un temps d'antenne conséquent avec son père, que l'on aurait certainement préféré dévolu à quelqu'un d'autre, certes, mais pour une fois que Doug peut profiter d'une intrigue plus sérieuse, on ne va pas cracher dessus. C'était un peu maladroit mais drôle (les kidnappings à répétition). On retiendra surtout la scène entre Nancy et le jeune homme, qui éclaire intelligemment la situation de notre héroïne, forcée à faire un bilan de son parcours à ce moment charnière dans la vie d'une mère où son dernier enfant quitte le nid et qu'elle se retrouve alors seule, face à ses démons. Du moment où on l'a quittée à l'épisode précédent, à Regrestic, en pleurs, abandonnée par Andy, jusqu'à ce jour, elle a vécu le tumulte habituel avec, entre autres, la mort de son nouveau mari, le rabbin Bloom, une tradition respectée; elle a eu du succès dans ses affaires en contrepartie en ayant gagné le pari de la légalisation et a pu élever Stevie dans de bonnes conditions en lui apportant tout ce dont il avait besoin, toute l'attention qu'il méritait quitte à le surprotéger, une manière pour elle de se racheter après avoir été une mauvaise mère avec ses deux autres progénitures. En clair, Nancy n'a pas refait les mêmes erreurs et a enfin retenu sa leçon ! Mais Meghan est là pour lui rappeler aussi qui elle a été, et le mal qu'elle a pu faire à son Silas.
Ce dernier m'a touché lorsqu'il a déclaré que sa petite vie avec sa sa femme, son enfant, ses plantes et sa planche de surf lui suffisait. Il semble avoir atteint le bonheur et s'il y en a bien un qui le méritait dans la série, c'est lui. Ce n'est pas du tout la même histoire pour Shane, qui est resté collé à Ouelette tout ce temps et a sombré dans l'alcool. J'ai toujours un peu de mal à voir Alexander Gould comme un adulte car ce n'est pas encore l'image qu'il renvoit, même avec un postiche de moustache. Et je ne suis pas certain qu'il soit devenu un bon acteur au fil des années. Il est passable. Shane a lui aussi eu droit à son passage émouvant avec Nancy, mais il était bref et pas vraiment rassurant pour son avenir. On sent bien qu'il ne tiendra pas ses promesses et, quelque part, je préfère cette perspective. Un happy-end général ne serait vraiment pas dans l'esprit de Weeds, d'autant qu'Andy aussi semble heureux ! On ne le voit pas dans son nouveau contexte familial, lui aussi a fondé une famille, mais il renvoit l'image de quelqu'un d'enfin apaisé. La meilleure décision qu'il pouvait prendre, comme on s'en doutait tous, était de s'éloigner de Nancy. Il a osé et il ne peut pas le regretter. Le constat est terrible pour Nancy. Mary-Louise Parker était formidable lors de cette scène. On avait rarement vu l'héroïne à ce point effondrée. Elle a toujours été vaillante, même dans les pires moments. Ce qu'on peut regretter dans ce final, c'est certainement l'absence d'Andy, qui n'arrive que vers la fin et qui ne nous offre pas un dernier monologue de taré. Mais il fallait le préserver pour cette dernière scène, rendre sa venue aussi événementielle pour nous que pour Nancy. Le dernier plan-séquence m'a beaucoup plu. Il n'était pas d'une originalité folle mais la chanson "With Arms Outstretched" était un bon choix pour conclure de manière douce-amère. Pendant quelques instants, l'émotion qui se dégageait à l'écran était palpable et n'était pas seulement celle des personnages mais aussi celle des acteurs, très clairement, entre rires et larmes au coin de l'oeil.

// Bilan // Weeds aura drôlement bien vécu, toutes ces années. En se réinventant sans cesse, en ne se donnant aucune limite tant dans la narration que dans l'humour et parfois dans la vulgarité, elle aura marqué les esprits. On retiendra d'elle qu'elle était libre et qu'elle était unique. Elle n'était certainement pas parfaite et a essuyé quelques échecs, vécu quelques périodes difficiles et offert une conclusion en demi-teinte mais elle a toujours su se relever, jusqu'au bout. Il y a en tout cas une chose qu'elle n'a vraiment pas réussi : me donner envie de fumer de l'herbe ! Adieu les Botwin.
15 septembre 2012
Weeds [8x 10 & 8x 11]

Threshold // God Willing And The Creek Don't Rise (100th Episode)
610 000 tlsp. // 690 000 tlsp.
// ![]()

L'épisode Threshold n'était pas nécessairement formidable mais il était important pour remettre les Botwin, et surtout Nancy, dans le "droit" chemin. Enfin leur droit chemin, c'est-à-dire celui de l'illégalité. Il était temps d'ailleurs, tant on s'ennuyait à Old Sandwich depuis... le début ? Cette rédemption avait un certain charme mais ne collait pas à l'esprit de la série. Il fallait tôt ou tard revenir aux fondamentaux. Avant cela, on se débarrasse donc des toutes récentes aventures amoureuses de Nancy et d'Andy, qui peinaient à convaincre tant elles n'apportaient aucune forme d'enthousiasme et d'originalité. Le rabbin de Nancy et sa petite bande d'amis auront permis à notre héroïne de se rendre compte que ce n'était pas de cette vie-là qu'elle voulait vraiment. Mais en contemplant son fils Silas, elle a aussi compris qu'au fond, son business ne lui avait pas fait que du mal. Il a fini par s'y épanouir, devenir un homme. Peut-être même est-il finalement devenu heureux grâce à cela. N'est-ce pas tout ce que souhaite une mère ? A sa façon bien personnelle, Shane aussi s'en sort bien. Il a une petite amie, un job qui semble lui plaire quand toutefois on ne lui file pas une mission ridicule. Bref, les Botwin sont actuellement plus heureux qu'ils ne l'ont jamais été, même si tout n'est évidemment pas parfait. C'est plus compliqué pour Andy, puisqu'une seule chose pourrait vraiment le combler... et que cette chose porte un prénom : Nancy. Son mariage express avec Joanna était distrayant le temps d'un épisode ma foi. Mais ça s'arrête là. Quant à Doug, il est toujours dans son monde parallèle, accompagné de pouilleux en tous genres. Il a eu tellement d'intrigues nulles, que celle-ci parait presque convaincante...
Le 100ème épisode de Weeds, avant le final en deux parties, a l'excellente idée de nous ramener à Agrestic, devenu Regrestic. On est trop heureux d'y être pour véritablement se plaindre de l'absence d'explication quant à ce voyage mais, en y réfléchissant bien, il a une logique : Nancy a décidé de recommencer à dealer donc elle revient là où tout a commencé. Elle ne veut plus mener sa barque à l'ancienne, elle veut parier sur l'avenir, ce qui prouve que dans son esprit hyper fucked-up, elle a mûri. Elle démarche donc Conrad et Guillermo, deux anciens amis/alliés de poids selon les périodes, pour l'aider à monter sa petite affaire et pourquoi pas les aider en retour par la même occasion même s'ils ont l'air de s'en être bien sortis sans elle. Les scènes avec Conrad sont un peu légères, pas vraiment intéressantes; mais celles avec Guillermo sont exceptionnelles. Ces deux-là ensemble ont toujours fait des merveilles ! Silas est aussi de la partie et croise sa première petite amie, Megan, qu'il avoue être la seule fille qu'il ait vraiment aimée. Rétrospectivement, cela parait juste. Il a eu plein d'aventures mais jamais rien de bien sérieux. Ces retrouvailles, certes faciles, tiennent la route et touchent franchement. Peut-être qu'au moins un Bowtin finira la série heureux... A Regrestic, on croise aussi l'excellente Lupita et Pam, que j'avais honnêtement oubliée mais qui m'a bien fait marrer avec son unique réplique. En revanche, pas de trace de Celia et sa fille. Je suppose qu'on ne les reverra plus et ça me fait vraiment de la peine. Doug, quant à lui, est resté avec ses clodos et le ton est plus dramatique qu'à l'accoutumée. C'est presque convaincant. Shane et ses aventures avec Ouelette continuent et c'est assez amusant de le voir se faire avoir de la sorte. On ne tient pas là un épisode parfait car ces deux intrigues restent quand même bien en dessous du reste, mais on s'en approche. Je termine évidemment sur la fin de l'épisode, absolument déchirante, qui accomplit ce que les auteurs n'avaient encore jamais osé faire ou sciemment garder pour plus tard : l'accouplement Nancy/Andy. Comme on pouvait s'y attendre de leur part, cela se fait sans cérémonial, sans une once de romantisme et à un endroit parfaitement incongru mais ô combien symbolique : là où Judas est mort. L'émotion est à son comble et on reste scotché.

// Bilan // Le 100ème épisode de Weeds, qui est aussi l'antépénultième, revient intelligemment aux origines de la comédie noire et ne se contente pas de jouer sur la nostalgie, il fait aussi avancer les personnages en les mettant face à leurs contradictions, face à leurs erreurs et surtout face à leur destin. On se retrouve dans un univers familier, qui nous a manqué, mais qui a gagné en complexité au fil des années. Weeds a superbement poussé.
29 août 2012
Weeds [8x 08 & 8x 09]

Five Miles From Yetzer Hara // Saplings
770 000 tlsp. // 680 000 tlsp.
![]()

Nancy Botwin poursuit son chemin ennuyeux vers la rédemption alors que la fin de Weeds est de plus en plus proche au cours de ces deux épisodes à nouveau moyens, sauvés par quelques répliques, quelques passages tendres, quelques souvenirs d'un passé glorieux. Je continue à penser, à tort peut-être, que les scénaristes naviguent à vue et ont commencé la saison en sachant comment ils voulaient terminer la série mais en ignorant comment y arriver. Après tout, c'est comme ça que la plupart des séries sont écrites mais, dans le cas d'une dernière saison pour une série d'une câble, on s'attend forcément à ce qu'un soin plus grand soit apporté. Jenji Kohan a peut-être la tête ailleurs, dans son nouveau projet. Ou alors elle s'est rendue compte qu'elle n'avait vraiment plus rien à dire. En cela, l'intrigue de Shane est une illustration parfaite. L'idée d'un Botwin au sein de la police, ou d'un policier chez les Botwin, avait de la gueule... quand Nancy avait encore le nez dans ses affaires louches. Mais maintenant qu'elle est en dehors de tout cela malgré les tentations, où est l'intérêt ? Je crois tout simplement que les auteurs n'avaient pas encore décidé d'emprunter cette voie pour l'héroïne au moment où ils ont pensé à la ré-orientation de son fils. Du coup, ils se retrouvent à devoir meubler avec une romance mignonnette qui n'a pas tellement sa place dans Weeds. Pas en l'état du moins. Le travail effectué sur Silas est beaucoup plus probant, même si on commence maintenant à tourner en rond. Le road-trip en Caroline du Sud avec sa mère ressemblait un peu à celui qu'ils avaient effectué la saison précédente pour aller chez Heylia (oui, la disparue). Nancy est longue à la détente mais elle commence à comprendre qu'il faut qu'elle laisse son fils faire ses propres choix, même quand ils sont mauvais, et voler de ses propres ailes, quitte à tomber. La petite incursion dans le monde du tabac a permis de traiter un sujet que la série avait omis d'aborder jusqu'ici. Elle le fait malheureusement sans punch et avec un peu trop de naïveté. Ce n'est pourtant pas son genre...
Du coté d'Andy, les auteurs ne cessent de faire des pas en avant puis des pas en arrière, si bien que l'on ne sait vraiment plus sur quel pied danser. Jill n'est finalement plus sa promise. La pauvre femme a confondu grossesse et ménopause. Elle n'a ainsi jamais attendu d'enfant Botwin. On s'était pourtant fait à l'idée. Eux aussi. Ce rebondissement ne m'a pas plu du tout, alors même que l'idée de base ne m'avait guère convaincu elle-même pourtant. La séparation n'en était pas moins émouvante en tout cas. On ne sait pas bien quel est l'avenir de Jill au sein de la série, enfin dans les quelques épisodes restants mais si ce que l'on a vu d'elle dans le 8ème épisode doit servir de conclusion à son arc alors c'est une belle conclusion. Il n'y avait pas mieux que de terminer sur une comparaison entre sa vie à elle et celle de sa soeur. Constater à quel point elles sont différentes mais en même temps si proches. Ce n'est pas d'une originalité folle mais ça fonctionne, d'autant que Mary-Louise Parker et Jennifer Jason Leigh sont parfaites. Depuis la scène de fin, j'ai en tête jour après jour le guilleret "Ne me quitte pas" de Regina Spektor (qui n'a rien à voir avec le grand classique de Jacques Brel). Jill partie, Andy ne tarde pas à se trouver une nouvelle prétendante. C'est pire que dans How I Met Your Mother... Il jette cette fois son dévolu sur une serveuse tout à fait ravissante et souriante. Elle nous est présentée comme une évidence pour lui. D'où le mariage en guise de cliffhanger. Nouvelle erreur ou début du bonheur ?
Pendant ce temps-là, Nancy continue de prendre du bon temps avec son rabbin de voisin. Leur histoire ne soulève pas un enthousiasme fou. Après tous les hommes que notre héroïne a connu, qu'est-ce qui rend celui-ci plus intéressant ? Rien, a priori. Mais sa quasi-normalité correspond bien à la nouvelle Nancy. Si le but des scénaristes est de finir la série en casant tout le monde, ils ne pouvaient pas s'y prendre moins subtilement. Mais j'ose espérer qu'ils ont des projets plus ambitieux. Sauf pour Doug bien entendu. A moins qu'il ne termine avec une clocharde. Il ne mérite pas tellement mieux de toute façon. Cette énième intrigue ridicule du personnage fait autant rouler les yeux que rire. C'est donc une semi-victoire.

// Bilan // Dans la banlieue d'Old Sandwich, on s'ennuie grave. On en vient naturellement à regretter Agrestic et les débuts tonitruants de Weeds. C'était forcément mieux avant, surtout plus drôle et plus piquant. Mais les personnages ont aujourd'hui plus de bouteille et ont évolué -à l'exception de Doug- de manière tout à fait satisfaisante. On ne peut que le constater épisode après épisode en cette 8ème et dernière saison. Elle n'offre pas grand chose de plus à mon grand dam...
17 août 2012
Weeds [8x 05, 8x 06 & 8x 07]

Red In Tooth And Claw // Allosaurus Crush Castle // Unfreeze
480 000 tlsp. // 640 000 tlsp. // 560 000 tlsp.
![]()

Je déclarais lors de ma review précédente que j'en voulais pas à Weeds de calmer un peu le jeu dans la dernière ligne droite, quitte à ennuyer, mais, après ces trois épisodes, nous en sommes à la mi-saison et le flou le plus total continue de régner quant aux intentions des scènaristes. Alors je leur en veux quand même un peu. On a vraiment l'impression qu'ils ne savent pas où ils veulent aller, et surtout sur quoi ils veulent terminer, alors ils nous entrainent d'intrigue en intrigue avec bien peu d'aisance et de moins en moins d'efficacité. Le divertissement reste convenable mais on rit moins, beaucoup moins. Il y a toujours des passages qui sauvent le tout, comme les facéties d'Andy avec la fille en roller toute nue dont on retiendra surtout le monologue brillant, très très Weeds, avec un Justin Kirk au meilleur de sa forme (surtout quand on a vu peu de temps avant le pilote d'Animal Practice où il tient le rôle principal...). Son cours face à des enfants turbulents et pas très réceptifs était moins réussi. Il faut dire que toutes les réfèrences religieuses m'ont vite perdu. Il devait y avoir des trucs drôles là-dedans, mais je n'ai pas tout compris. Cela dit, son coup de bluff était amusant. En cette saison 8, Andy évolue vraiment bien. La grossesse de Jill, bien pratique et pas très inspirée, a en tout cas le mérite de le motiver à rentrer pour de bon dans le droit chemin. Ce n'est certainement pas la femme la plus stable qui soit mais ils se sont bien trouvés. Nancy bout intérieurement mais garde ce qu'elle pense pour elle. Pendant combien de temps va-t-elle se retenir ? Brièvement, on évoque le lien compliqué qui unissait Andy à son père. J'aurais aimé que ce sujet pas encore exploré le soit enfin.
Nancy poursuit sa quête de la "bonne vie", même si les tentations sont nombreuses sur son chemin. C'est un grand pas en avant pour le personnage, c'est indéniable, mais cette rédemption devient légèrement barbante pour nous. Terminer chaque épisode sur la même expression de Mary-Louise Parker, satisfaite et énigmatique à la fois, devient lassant. Je sens que l'on se dirige vers une fin très ironique : Nancy sera devenue une bonne mère, une femme bien sous tout rapport, mais la petite balle encore logée dans sa tête se déplacera et la tuera violemment d'un coup d'un seul. En attendant, elle sait rester elle-même malgré les nouvelles cirsconstances légales qui l'entourent. La scène avec les muffins était parfaite. C'était bien elle, dans toute sa splendeur. Lorsque Stevie est dans les parages, que ce soit à cause du foot ou de l'ami qu'on lui impose, on s'amuse un peu moins. Les autres enfants Botwin sont de toute façon en général synonymes d'ennui maintenant : Shane et Ouelette, c'est loudingue; Shane et sa copine, c'est un peu niais (et en plus, je n'arrive pas à accepter que le garçon ait grandi et qu'il soit en âge d'avoir une amoureuse, de boire, de faire l'amour... j'ai le même sentiment avec mon propre frère !); et Silas, c'est des promesses jamais tenues. On évoque la possibilité qu'il puisse avoir une relation homosexuelle. Okay, c'était assez mal amené et "juste pour rire" mais je commençais à trouver l'idée intéressante. Mais non, tuée dans l'oeuf. Puis voilà qu'on le prend pour un strip-teaser à l'épisode suivant mais on ne le voit pas en action ! Damn it ! Du coté de Doug... on nage toujours en plein délire qui n'a ni queue ni tête. C'est fatiguant de le répéter systématiquement mais c'est vrai et c'est bien tout ce que l'on peut en dire malheureusement.

// Bilan // Mouais. Weeds mérite mieux que ce foutoir pour son ultime saison. Je n'ai pas envie de rester sur un goût amère alors je continue sincèrement d'espérer que la suite sera meilleure et la fin à la hauteur de cette grande comédie !





