19 février 2010

How To Make It In America [Pilot]

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Pilot // 64o ooo tlsp.

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   What About ?

Ben et Cam, la vingtaine, vivent de magouilles en tous genres en attendant d'accomplir leur rêve américain à New York...

Who's Who ?

Dans les deux rôles principaux de cette "comédie" made in HBO, on retrouve Bryan Greenberg, vu dans la médiocre October Road et dans la plus encore honteuse Les Frères Scott; et Victor Rasuk, un des Seigneurs de Dogtown apparu aussi dans la dernière saison d'Urgences. Ce casting ne vous fait pas rêver ? Pas étonnant ! Les rôles secondaires ont pour interprétes Eddie Kaye Thomas (American Pie, Off Centre), Lake Bell (Surface, Boston Legal), Shannyn Sossamon (Dirt, Moonlight) ainsi que Martha Plimpton mais elle n'apparaît pas dans le pilote. Toujours pas convaincus, hein ?

So What ?

    Autant HBO commence à retrouver de sa splendeur à travers ses nouveaux dramas (Boardwalk Empire, Treme), et Big Love et True Blood, autant elle a un gros problème avec ses séries au format 26 minutes, bien moins convaincantes que celles de Showtime. Je ne suis pas un grand fan de Curb Your Enthousiasm mais de ce que j'en ai vu, ça tient la route et ça a le mérite d'être unique en son genre. Bored To Death est bourrée de charme mais se cherche encore et Hung m'a bien plu mais elle a une grande marge de progression. Puis vient le cas Entourage, une série que la critique adore adorer mais avec laquelle j'ai beaucoup de mal personnellement. Il se trouve que How To Make It In America est dans la même veine, elles ont d'ailleurs des producteurs en commun dont Mark Wahlberg, mais avec une petite différence non négligeable : les branleurs-frimeurs sont ici remplacés par des branleurs-chômeurs et c'est autrement plus intéressant. En revanche, ce pilote laisse entrevoir une dimension critique moins grande que chez sa soeur aînée. Le sujet s'y prête moins sans doute.

      Les 26 minutes de ce pilote passent vite et c'est presque un exploit vu qu'il ne se passe quasiment rien. On nous présente les personnages en nous immergeant dans leur quotidien au milieu d'un New York moins bling-bling qu'à l'accoutumée, plus réaliste, même si on n'échappe pas aux soirées branchées et aux jolies filles aux moeurs bien légères. On se prend presque d'amitié pour ces deux potes sympas, pas idiots mais qui ont peut-être des ambitions un peu trop élevées. Mieux vaut ça que de ne pas avoir d'ambition du tout. En revanche, il ne s'agit pas du tout d'une comédie pour moi. Je n'ai pas ri une seule fois, j'ai trouvé les répliques plates (à l'exception de "He who hesitates masturbates"), et les personnages secondaires ne font pas leur boulot. Ils passent, repassent, mais ne suscitent aucun intérêt. J'ai quand même bien apprécié l'apparition de Samaire Armstrong (The OC, Dirty Sexy Money) mais elle ne reviendra apparemment pas. Dommage. A part ça, le générique est très sympa et l'idée de faire apparaître des images "subliminales" régulièrement est originale et permet de réveiller le téléspectateur quand l'ennui commence à se faire ressentir. Ca ne marchera pas éternellement cela dit.

En bref, How To Make It In America intégre le département comédie low-cost de HBO avec aplomb. On se demande un peu comment elle a pu arriver à l'antenne quand d'autres projets plus alléchants sur le papier ont été abandonnés mais elle a une ambiance et un capital sympathie qui donnent envie de revenir à l'occasion. Ca aurait été encore mieux sans Bryan Greenberg mais bon.


// Bonus // Le générique de la série sur le titre I Need A Dollar de Aloe Blacc.


08 août 2009

Dirty Sexy Money [2x 11]

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The Facts (Thanksgiving Special) // 1 8oo ooo tlsp.

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   Dirty Sexy Money est de retour sur ABC et donc également sur le blog ! Non, la série ne renaît pas de ses cendres, la chaîne diffuse simplement les derniers épisodes, ce qui est plutôt sympa de leur part d'ailleurs. Vu les audiences, pas sûr qu'elle réitère l'expérience avec de futures séries annulées mais bon. Ce 10ème épisode de la saison 2 de la série n'est pas un épisode comme les autres. En réalité, c'est le 7ème épisode de la saison mais il avait été déprogrammé au dernier moment pour cause de discours de Barack Obama et plutôt que de le reprogrammer la semaine suivante, ABC l'avait simplement ignoré à l'époque. Aucun souci de cohérence puisqu'il s'agit d'un loner spécial Thanksgiving. Le problème de ce type d'épisode, c'est qu'il est, par essence, inutile. Alors quand c'est bien fait, c'est un bonus sympathique, quand c'est raté, c'est juste méga chiant. On ne peut pas dire que tout soit médiocre ici mais il n'en ressort pas grand chose, et c'était parfois franchement ennuyeux.

   Le principe de l'épisode est simple : le chauffeur des Darling reçoit la visite d'une journaliste prête à tout pour décrocher des scoops sur la riche famille tandis qu'ils sont partis fêter thanksgiving dans une de leurs nombreuses résidences. On fonctionne donc par flashbacks, tous très inégaux. Le premier sur les Fantini Brothers est chiant au possible, celui sur Letitia en revanche ne manque pas d'humour, avec une apparition rapide de Donna Mills (Côte Ouest). Celui de Karen n'a strictement aucun intérêt, et pourtant, je l'adore. Celui de Juliet est très décevant. On apprend enfin la vérité sur son absence depuis le début de la saison mais ce n'est pas à la hauteur des espérances. Ca reste bien agréable de revoir Samaire Armstrong. Et puis toutes les scènes entre le chauffeur et la journaliste sont sympas, même si le chauffeur se livre un peu trop facilement (on comprend vite pourquoi) et la journaliste ne va pas assez loin à mon goût pour convaincre. Rena Sofer était parfaite dans ce rôle ! Elle ajoute ainsi une guest de plus à sa looongue liste. Méfie-toi Jessalyn Gilsig, tu as une concurrente de choix ! Le twist final, qui révèle que le chauffeur a menti du début à la fin en s'inspirant de ce qui l'entourait, était très bien trouvé et je ne m'y attendais pas du tout.

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// Bilan // Un épisode sans enjeu et sans intérêt, qui se laisse regarder, certes, mais qui ennuie plus qu'il n'amuse.