30 novembre 2010

The Walking Dead [1x 05]

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Wildfire // 5 6oo ooo tlsp.

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   Si la ressemblance entre The Walking Dead et Lost ne m’a pas frappé dès le départ, elle est pour moi de plus en plus évidente à chaque épisode qui passe. Ce dernier a enfoncé le clou à un point que je n’aurai même pas imaginé. Si l’on omet les scènes gores qui n’existaient pas dans Lost, pas plus que les zombies (encore que), tout le reste pourrait passer pour du copier-coller. Il suffit d’analyser un peu les personnages : le héros malgré lui (Jack/Rick), l’aguicheuse malgré elle (Kate/Lori), le bad guy au grand cœur (Sawyer/Shane), le vieux baroudeur sage (Locke/Dale), les quotas black et asiatiques, les personnages voués à mourir plus tôt que tard… L’effet miroir passe aussi par les plans dans la forêt/jungle, par les discours sur le leadership, les règles, le deuil… Tout ça on l’a déjà vu il y a six ans avec des paysages bien plus beaux, des personnages plus charismatiques et profonds et une fraîcheur que l’on ne retrouvera jamais. Bref, The Walking Dead ne tient pas la route à coté. Je trouve que toutes les scènes censées être émouvantes sont ratées, pour plein de raisons mais avant tout parce qu’il n’y a rien à faire : ces personnages ne sont pas attachants et ne sont pas prêts de le devenir à ce tarif-là. Ne nous manquerait-il pas des flashbacks pour apprendre à mieux les connaître ? Ah oui. Mais ça a déjà été fait !

   N’est pas Michael Giacchino (compositeur de Lost) qui veut. Les compositions de The Walking Dead sont plutôt bonnes mais ne correspondent pas à la série ou ne sont pas lâchées au bon moment. Ainsi, la scène d’évasion (censée être émouvante elle aussi) se déroule sur une musique épique digne d’Autant en emporte le vent. Mais qu’est-ce que ça vient faire là ? Et puisqu’on en est à la bande-son, c’est l’occasion de dire que le mixage est raté de chez raté. Les cigales qui chantent plus fort que les personnages ne parlent et les giclées de sang plus appuyées encore que dans Spartacus, c’est juste super lourd. On frôle régulièrement le ridicule et c’est bien dommage. La série avait-elle besoin de ce défaut supplémentaire ? Elle a bien assez de tares comme ça ! Rayon subtilité on en est toujours au niveau zéro. Je pense surtout « aux femmes  de » qui se comportent de manière bien étrange. Entre celle qui éclate la tête de son mari, qui, il est vrai, n’était ni sympathique ni commode, et celle qui abandonne son mari presque sans éprouver de douleur (la faute à l’actrice ?). Et puis Sarah Wayne Callies… Je la trouve plus inspirée que dans Prison Break (pas difficile) mais elle et Andrew Lincoln n’ont définitivement aucune alchimie.

    Desmond ? J’ai bien cru à son arrivée dans la série au moment où l’on nous présente un illustre inconnu se délivrant face caméra à des expériences chimiques obscures. Il y avait un peu de cette première immersion dans la station du Cygne. J’ai aussi vaguement pensé au Walter White de Breaking Bad. Malgré cet air de déjà-vu, j’ai beaucoup aimé ce passage qui m’a donné de l’espoir sur l’avenir de la série. Il y a quand même des gens quelque part qui cherchent à comprendre ce qui est arrivé et qui découvriront peut-être la vérité un jour. C’est la première fois qu’il y a une lueur d’espoir dans cette série.

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// Bilan // Devant The Walking Dead, je n’éprouve rien d’autre que de l’ennui. Ni peur, ni angoisse, ni émotion. J’ai beau reconnaître qu’elle est plastiquement irréprochable, ça ne suffit pas.


25 novembre 2010

The Walking Dead [1x 04]

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Vatos // 4 8oo ooo tlsp.

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   Si ma mémoire est bonne, je me suis rarement autant emmerdé devant un épisode de série depuis la rentrée (je ne prends pas en compte les pilotes de The Whole Truth et de Law & Order: Los Angeles) On se retrouve pour la 4ème fois devant autre chose. Cet épisode ne ressemble pas au pilote, pas au deuxième, pas au troisième non plus. C'est perturbant et c'est la preuve flagrante d'un manque de ligne directrice claire. A noter qu'il a été écrit par Robert Kirkman, l'auteur du comic-book, ce n'est pas très rassurant pour l'avenir je trouve. Mon principal problème vient toujours des personnages que je trouve pour la plupart insipides. Une grosse partie de l'épisode est consacrée à la vie du camp et ces gens, je ne les comprends pas. Il y a même des moments où j'ai juste l'impression que ce sont des amis en camping qui ne se supportent plus. L'angoisse est peu présente, sauf dans les dernières minutes mais j'y reviendrai. Les femmes étendent leur linge (Sarah Wayne Callies passe son temps à ça) et les hommes se comportent comme des cons, voire des brutes. Les hallucinations de Jim ne captivent que lui et de toute façon, on ne le connaît pas ce garçon. On ne nous l'a pas présenté auparavant. Et Shane... c'est déjà ma bête noire. L'aspect psychologique n'est absolument pas inspiré pour le moment et je ne vois pas comment tout ce petit monde va pouvoir prendre de l'épaisseur dans ce contexte. La seule scène qui sort du lot est celle qui ouvre l'épisode. En plus elle était jolie. Oui, quand on en arrive à ce genre d'arguments, c'est qu'on n'a pas mieux à dire.

   La partie "action" est beaucoup moins prenante que dans l'épisode 2, en partie à cause du fait que l'on ne comprend pas pourquoi Rick tient absolument à mettre sa vie et celle de ses co-équipiers en danger pour sauver une pourriture comme Merle, qui méritait bien de crever dévoré par les zombies. A la limite, la présence de Daryl, son frère, justifie un peu leurs actions mais comme il est imbuvable aussi dans son genre... Au final: tout ça pour ça. Pas de Merle, plus de voiture, juste un chapeau. Retour au camp. Et là, enfin, les huit dernières minutes sont excellentes et nous en mettent plein la vue. Un nombre impressionnant de zombies envahissent le camp et une des deux soeurs -qui commençait à peine à devenir attachante- est tuée (jusqu'à ce qu'elle se transforme ?). La scène était terrible, et j'ai ressenti pour la première fois une vraie émotion dans The Walking Dead. Tout n'est donc pas perdu.

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// Bilan // Quel ennui, bon sang... Les 5 dernières minutes ne sauvent pas l'épisode mais donnent simplement de l'espoir pour le prochain. Espérons que The Walking Dead termine mieux sa saison qu'elle ne l'a commencée...

04 novembre 2010

The Walking Dead [Pilot]

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Days Gone Bye (Series Premiere) // 5 3oo ooo tlsp.

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What About ?

Après une apocalypse ayant transformé la quasi-totalité de la population en zombies, un groupe de d'hommes et de femmes mené par l'officier Rick Grimes tente de survivre...

Who's Who ?

Créée par Frank Darabont et Robert Kirkman. Avec Andrew Lincoln (L'Arnacoeur, Afterlife, Love Actually) dans le rôle de Rick Grimes, Sarah Wayne Callies (Prison Break) dans le rôle de Lori Grimes, Jon Bernthal (The Class) dans le rôle de Shane, Laurie Holden dans le rôle d'Andrea, Emma Bell dans le rôle d'Amy, Robert Singleton dans le rôle de T-Dog, Jeffrey DeMunn dans le rôle de Dale...

So What ?

"Sleeping Dead". L'expression n'est pas de moi mais elle convient parfaitement à mon ressenti quant à ce pilote très attendu qui m'a l'effet d'un somnifère. D'un point de vue purement esthétique, il est superbe. On pense forcément à 28 jours plus tard et Je suis une légende. Je n'aime pas dire qu'on se croirait au cinéma, mais c'est pourtant ça. AMC a fait chauffer le chéquier et ça se voit. Les zombies ne sont pas ridicules. Je dirais même qu'ils ont rarement autant fait flipper visuellement. Un exploit que ça ne paraisse pas kitsch ! En revanche, dans le pilote en tous cas, ils ne font pas grand chose d'autre qu'effectuer une chorégraphie parfaite et dévorer un cheval. Je m'attendais à sursauter à tout moment et ça n'est pas arrivé une seule fois. C'est un peu dommage, ça fait partie du truc. L'ambition d'AMC est claire : renouveler le genre en insufflant son style, qui est synonyme de profondeur et de lenteur. Ca pourrait même parfois s'apparenter à de la prétention, mais je n'irai pas jusque là. J'aime trop Breaking Bad et l'ambiance de Rubicon pour ça. Toujours est-il qu'il ne se passe pas grand chose dans ce premier épisode, qui consiste en grande partie à suivre le héros, Rick Grimes, dans sa découverte du nouveau monde post-apocalyptique après avoir passé plusieurs jours dans le coma. C'est une introduction envoutante, fascinante parfois, mais pas si oppressante et pas si angoissante que je l'aurais souhaité. Peut-être est-ce dû à l'absence de musique, pas si efficace que ça. Certains passages sont soporifiques et c'est là que la série atteint ses limites. En même temps, un pilote d'1h10, c'est beaucoup trop. 

Mais, et c'est important : il y a du fond. Et ce n'est pas si souvent dans les récits de zombie. On ressent la détresse de Rick, ainsi que celle du père et du fils qui l'accueillent, terrifiés et hantés par le souvenir d'une femme et d'une mère devenue morte-vivante. Il y avait dans ces scènes beaucoup d'émotion. Les scénaristes ont clairement des choses à dire mais ils risquent de prendre leur temps. Au sujet des personnages secondaires, ils sont apparus trop peu pour émettre un jugement. Mais l'entrée en matière ne m'a pas paru très efficace. Je dois dire que j'ai quand même été surpris par la relation entre Lori et Shane. Je ne pensais pas que The Walking Dead verserait dans ce genre d'histoire. Je suis plutôt preneur. Une dernière chose : je ne suis vraiment pas fan de la scène d'ouverture, pas subtile pour deux sous, pas très AMC pour le coup. Le message est tellement évident : nous on est sur le câble et on n'hésitera pas à faire gicler la cervelle des petites filles ! Mouais... Le fait que ce soit un flashforward n'a a priori aucun intérêt en plus.      

The Walking Dead, c'est forcément bien parce que c'est unique en son genre à la télévision, parce que c'est impressionnant visuellement et parce que ça repousse certaines limites. Mais ce qui serait encore mieux, c'est qu'elle fasse tout ça sans prétention et avec un peu plus de rythme. Je serais au rendez-vous pour les épisodes suivants quoiqu'il arrive mais il en faudra plus pour me convaincre. Et ne parlez pas déjà de chef d'oeuvre par pitié !   

29 octobre 2010

The Walking Dead [Interview]

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J'ai rencontré l'équipe de The Walking Dead lors du MipCom à Cannes il y a quelques jours. Voici l'interview... Hormis le vent que j'ai involontairement mis à Sarah Wayne Callies (je n'avais pas vu qu'elle me tendait le bras à la fin), elle s'est très bien passée. Review du pilote sur le site dans quelques jours !

08 octobre 2010

Tueurs En Séries [Episode du 8 Octobre 2010]

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Au programme cette semaine : Petite virée du coté de Cannes et du MipCom d'où j'ai rapporté des interviews de The Walking Dead (Sarah Wayne Callies, Andrew Lincoln, Robert Kirkman), de Hot In Cleveland (Wendie Malick, Jane Leeves et Valerie Bertinelli) et de Luke Perry. Première bande-annonce de Sanctuary Saison 3, Teaser de l'ultime saison de Friday Night Lights et notre hommage à Stephen J. Canell.