15 mai 2011

Fringe [3x 22]

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The Day We Died (Season Finale) // 3 3oo ooo tlsp.

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    J'ai toujours trouvé quelques similitudes entre Lost et Fringe, mais je crois que là, on navigue exactement dans les mêmes eaux. Les voyages dans le temps qui font mal à la tête sont de retour... ils m'avaient presque manqué. Les boucles temporelles, les parodoxes... tout est là. J'aurais aimé que Fringe parte dans une autre direction honnêtement, même si c'était la suite logique et que je m'y attendais un peu. Une majeure partie du plaisir procuré par cet épisode vient justement de ce futur. On prend plaisir à découvrir ce que sont devenus nos personnages et les conséquences de leurs actes passés. Olivia est devenue une femme importante et heureuse; Peter a l'air de nager dans le bonheur aussi et il veut un enfant avec sa femme; Ella a bien grandi, elle est devenue une jolie jeune fille qui suit les pas de sa tante en travaillant, elle aussi, au sein de la division Fringe; Walter a été à nouveau enfermé par le gouvernement; Broyles est devenu sénateur; Astrid a changé de coiffeur et Nina Sharp ? Elle porte de grands chapeaux aux enterrements et n'a pas vraiment vieilli. Pas de nouvelles de quelques personnages secondaires comme Charlie ou Lee. De toute façon, il est clair que les scénaristes prévoient de nous renvoyer dans le futur (même s'il est censé ne plus exister maintenant) en saison 4. Par exemple, l'oeil abîmé de Broyles ne trouve aucune explication dans cet épisode. C'est qu'il en trouvera une plus tard. Remarque, maintenant que j'y pense, c'est peut-être un handicap qu'il traîne depuis longtemps, donc proche de notre présent. Donc quelque chose lui arrivera peut-être dans le présent en saison 4 ? 

   Passé l'effet de surprise et les quelques découvertes, ce final perd un peu en intensité, d'autant que la prévisibilité domine. On comprend très vite que Peter va devoir revenir dans le passé pour corriger son "erreur" afin de non plus détruire le monde inverse mais le fusionner avec notre monde. J'en parlais dans ma critique précédente : c'est ce qui devait arriver. Cela n'enlève rien au potentiel de cette histoire pour l'année prochaine. Voir réunis dans la même pièce Walter et Walternate, et Olivia et FauxLivia est déjà un prémice très excitant. De ce point de vue-là, je suis confiant. On aura forcément de très bonnes intéractions et de l'émotion. Il y en a d'ailleurs, de l'émotion, dans cet épisode lorsque Walternate tue Olivia de sang froid. Il aurait pu choisir une solution plus douce mais non. Ca rend la scène vraiment choquante et réussie. Le passage de l'enterrement m'a ému mais pas bouleversé. J'aurais aimé que Peter puisse poser des mots sur sa douleur. Au lieu de ça, on a eu de la musique. De la très belle musique, certes. Mais pas de monologue déchirant. Cela dit, c'est peut-être pas plus mal pour Joshua Jackson. Je trouve qu'il n'est pas à la hauteur du talent d'Anna Torv et de John Noble. Peut-être a-t-il eu moins d'occasions de le prouver aussi, je ne sais pas...

   On en vient donc au cliffhanger, un poil décevant à vrai dire, mais surtout très risqué. Qu'est-ce que vont bien pouvoir nous pondre les scénaristes après avoir imaginé une idée qui parait si incohérente ? Si Peter n'a jamais existé, alors le voyage dans l'autre monde et l'erreur de Walter n'ont pas eu lieu non plus. Et, par conséquent, cette guerre entre deux mondes, encore moins ! Doit-on alors simplement comprendre que Peter a existé mais qu'il a "simplement" été effacé des esprits de chacun ? Je veux bien, et je sais bien que l'on est dans Fringe, mais comment cela est-il possible ? Et puis surtout, je n'en vois pas l'intérêt ! J'en déduis que les Observers vont avoir un très grand rôle à jouer la saison prochaine (enfin !) et dans la fin de la série peut-être aussi car franchement, j'adore la série et elle a plus que jamais sa place dans le paysage audiovisuel actuel, mais je ne suis pas certain qu'elle puisse tenir encore trois ou quatre ans comme les créateurs l'ont récemment laisser entendre. Quelque part, heureusement que la série ne marche plus. La FOX ne la gardera pas à l'antenne plus d'un an je pense. Le temps de s'achever dignement ?

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// Bilan // J'aurais tellement aimé mettre quatre étoiles à ce dernier épisode de la saison 3 de Fringe, mais pour cela, il aurait fallu qu'il soit un peu plus surprenant, pas dans son déroulement, qui l'était en partie, mais dans sa finalité. Et plus émouvant aussi. Bien des épisodes en saison 2 et saison 3 l'étaient beaucoup plus ! Quant au cliffhanger final, il défie toute logique. Résultat, je suis partagé : déçu mais plus que jamais curieux d'en découvrir l'explication. Si je dois faire un bilan de la saison dans son ensemble en revanche, il est dithyrambique ! En devant plus feuilletonnante et en embrassant totalement ses ambitions, Fringe est devenue une très grande série, l'une des meilleures dans son genre. Il y a eu X-Files, il y a maintenant Fringe.


05 mai 2011

Fringe [3x 21]

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The Last Sam Weiss // 3 517 ooo tlsp.

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    Le titre de cet épisode a beau se rapporter au personnage de Sam Weiss, ce n'est absolument pas vers lui que tous les yeux étaient tournés. Je dirais même que sa présence est quasiment anecdotique. On apprend très peu de choses sur lui et sa famille, à part qu'elle s'intéressait de très près depuis plusieurs générations au manuscrit prophétique qui annonçait l'utilisation de la Doomsday Machine. Walter, Astrid et les autres auraient sans doute pu se débrouiller sans lui, les scénaristes aussi. Disons que ça donnait un intérêt soudain à un personnage qui n'en avait pas vraiment eu et c'était déjà bien pensé de leur part. Hormis cette déception qui n'en est pas vraiment une, ce pré-final de Fringe était absolument fantastique ! C'est plus que jamais le cas de le dire car la série embrasse dorénavant sans hésitation le genre auquel elle appartient en ajoutant aux mondes parallèles les voyages dans le temps. On est en plein coeur des thématiques habituelles traitées en science-fiction mais Fringe y apporte son regard singulier et profondément humain. Les scènes de l'épisode qui m'ont le plus marqué étaient d'ailleurs celles où les personnages laissaient parler leur coeur. La conversation entre Walter et Olivia sur les capacités de cette dernière était bouleversante. La séparation entre Olivia et Peter également, avec cet "I Love You" déchirant de simplicité. Encore une fois, et je prends de l'avance : pourquoi John Noble (et Anna Torv) ne sont pas nommés dans les cérémonies de récompenses ? Ca devient embarassant pour la crédibilité de celles-ci...

  En faisant en sorte, comme lors de l'épisode précédent, que rien ne se passe comme prévu, la surprise est de mise à tout instant et pour les personnages et pour nous. Rien de tel pour se laisser embarquer sans jamais s'ennuyer. L'espère de chasse au trésor d'Olivia et Sam ne sonnait pas tout à fait comme une intrigue Fringienne, on se serait même cru par moment dans Alias (qui n'a pas pensé à Rambaldi face au manuscrit ?), mais je ne vois pas ça comme une trahison à la série que l'on a aimé. C'est plus une façon d'étendre ses capacités et son champ de vision. Elle peut aussi jouer dans cette cour-là. Elle est riche de ça, et de tant d'autres choses... Le plus excitant finalement, c'est tout ce que l'on nous laisse imaginer sur la suite des événements, sur le final en particulier et sur la future saison 4 de façon plus générale. J'ai ma théorie mais elle n'est pas très précise et franchement imparfaite. Je pense que les deux mondes vont se rejoindre suite à l'activation de la machine, ce qui va causer des dommages immenses évidemment. Imaginez un monde où l'on peut croiser à tout moment son double ! Ce serait donc non pas la fin d'un monde mais de deux mondes mais aussi la naissance d'un nouveau monde, synthèse des deux précédents. La saison 4 a donc de grandes chances d'alterner scènes dans le présent (2011) et scènes dans le futur (à partir de 2021 jusqu'à...). On se rapproche petit à petit de Lost, tiens. Quel va être le rôle de Peter dans tout ça ? Impossible de le dire pour le moment, tout est encore trop flou. On peut au moins parier sur une chose : il va très certainement faire la rencontre de son fils, âgé d'une dizaine d'années. Parmi nos héros réguliers, certains seront probablement morts. Mais qui ? Une nouvelle histoire, dans la continuité de l'actuelle, est sur le point d'être écrite et c'est excitant...

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// Bilan // Les scénaristes de Fringe sont-ils conscients des risques qu'ils prennent et des attentes immenses qu'ils sont en train de créer ? Je n'espère pas pour eux. Ca doit donner le vertige. C'est d'ailleurs cette exacte sensation que j'ai ressenti en regardant cet épisode : il m'a fait perdre l'équilibre, il m'a fait me poser mille questions. Dieu que c'est bon d'avoir encore à l'antenne une série capable de provoquer cet émoi-là.

27 avril 2011

Fringe [3x 19 & 3x 20]

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Lysergic Acid Diethylamide // 6:02 AM EST

3 6oo ooo tlsp. // 3 5oo ooo tlsp.

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   Lysergic Acid Diethylamide. Pour cet épisode original, les scénaristes de Fringe ont laissé libre cours à leur imagination en nous embarquant dans une aventure au coeur de l'inconscient d'Olivia, afin de la retrouver. On sent qu'Inception est passé par là mais qu'importe ! Le choix de passer en mode dessin-animé en cours d'épisode est on ne peut plus malin : il permet à la fois de palier à l'absence de Leonard Nimoy, qui ne veut visiblement vraiment plus réapparaître à l'écran mais qui a quand même accepté de prêter (une dernière fois ?) sa voix à William Bell, mais aussi de se libérer des contraintes budgétaires qui doivent souvent brider les brillantes têtes pensantes de la série. Le résultat est hautement satisfaisant, mais si je devais chipoter, je dirais que les personnages version cartoon ne sont pas très ressemblants, Olivia surtout. C'est juste une blonde, quoi. Les petits délires de Broyles étaient les bienvenus pour détendre l'atmosphère. J'ai également beaucoup apprécié la présence d'Astrid, plus que jamais chargée de veiller sur tout ce petit monde. Elle est essentielle. La seule véritable déception vient peut-être de la fin de l'épisode, peu surprenante. On arrive pile là où l'on savait qu'ils voulaient nous amener. Mais tout est fin prêt pour la dernière ligne droite...

   06:02 AM EST. Et la dernière ligne droite s'avère plus cabossée que prévu, pour notre plus grand plaisir. Rien ne semble se passer comme Walter et sa bande l'avaient imaginé. Walternate a été plus malin. Ni les personnages de notre univers ni nous ne comprenons réellement ce qui est en train de se passer. Pour le moment, quelques phénomènes étranges surviennent mais rien qui ne paraît si dangereux au premier abord. En tous cas pas plus que ce à quoi la série nous a habitué depuis le début. Cela n'empêche pas les uns et les autres de courire, affolés, dans tous les sens, et, mine de rienl, a tension monte crescendo tout au long de l'épisode jusqu'au sacrifice raté de Peter. L'émotion est évidemment très présente, chez Walter surtout mais également chez les autres personnages. Je pense à Astrid, le regard embué, ou à Olivia bien entendu. Elle ne se laisse pas abattre, comme toujours, et poursuit sa mission, mais c'est justement à travers son acharnement et son courage qu'elle exprime toutes ses craintes et tout son amour pour Peter, et pour le monde dans lequel elle vit. Sam Weiss est de retour et de la manière la plus surprenante qui soit : elle sait plein de choses très importantes sur la Doomsday Machine. Il est peut-être la clé... J'ai vraiment hâte de connaître enfin ses secrets. Cela dit, ça faisait longtemps que je pensais qu'il faisait partie de ces quelques personnages introduits dans la série que les scénaristes avaient  ensuite oublié pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Je pense à l'agent du FBI arrivée dans le premier épisode de la saison 2 que l'on n'a jamais revu. Souvenez-vous... Du coté de l'autre univers, on se rend compte avec étonnement qu'Olivia et FauxLivia ont tout intérêt à marcher main dans la main pour sauver l'homme qu'elles aiment... En revanche, pas un mot sur le supposé meurtrier d'Olivia (son beau-père ?). Dommage. Je sens que l'on n'y reviendra pas avant la saison prochaine.

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// Bilan // Il y a mille façons de décrire Fringe mais la plus juste à l'heure actuelle serait simplement de la qualifier d'exceptionnelle et d'ambitieuse. Si l'apocalypse a vraiment lieu, je ne réponds plus de rien ! Je me demande quand même comment les scénaristes vont terminer cette saison. Le risque d'être déçu reste grand. C'est ce qu'on appelle oser prendre des risques...

22 mars 2011

Fringe [3x 17]

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Stowaway // 3 8oo ooo tlsp.

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    La question se posait suite au cliffhanger de la semaine dernière : Fringe serait-t'elle en train de sauter le requin ? Aujourd'hui, je peux dire avec soulagement que non. Tout va pour le mieux dans le plus effrayant des mondes. William Bell a donc bel et bien pris le corps d'Olivia pendant toute la durée de l'épisode, à un décrochage de quelques secondes près, et Anna Torv s'est extirpée de cette situation avec brio ! Elle était convaincante à la fois dans les modulations de sa voix, dans ses gestes et dans sa posture. On ne le dira jamais assez : elle est une excellente actrice. Dommage que les séries fanstatiques soient systématiquement boudées dans les cérémonies de récompense. Fringe et Anna Torv y auraient parfaitement leur place. Au moins autant qu'une Mariska Hargitay en tous cas. Olivia ne m'a pas manqué dans cet épisode. Il faut dire que le duo Walter/William a fait le spectacle ! Leur complicité et leurs petites blagues faisaient plaisir à voir (autour de la vache notamment ou encore d'Astrid). Si on rajoute à cela le cocasse de la situation, on peut dire qu'il s'agissait d'un des épisodes les plus drôles de la série ! Peter faisait un peu peine à voir face aux pitreries de son père. Ca ne lui aurait pas fait de mal de se détendre un peu... L'agent Lee fait désormais également partie de notre Monde, et j'ai trouvé son introduction réussie. Lui aussi était amusant à sa manière, charmant et il apportera sans doute plus tard quelque chose à la mythologie de la série. Il s'est contenté d'aider à résoudre l'affaire du jour pour le moment.

   L'immortalité est un des thèmes récurrents des cas de cette saison. On se souvient du fantôme qui ne voulait pas partir, de l'homme qui voulait rescussiter la danseuse qu'il aimait tant, ou encore du scientifique et son insecte disparu. Il s'agissait cette fois d'une femme qui ne voulait pas mourir, enfin dans un premier temps. On a découvert ensuite qu'elle faisait en réalité tout pour mourir et rejoindre ses chers disparus. C'était émouvant. Le jeu de Paula Malcolmson sonnait très juste. Ce n'est pas si facile de rendre un personnage si attachant en si peu de temps. J'ai tout de même un doute sur sa mort au final. Etant donné que William et Walter sont en plus incapables d'expliquer pourquoi elle est morte cette fois-là et pas toutes les autres... Mais est-ce que cela a une véritable importance ? J'en doute. Cette enquête était en tous cas plaisante à suivre et amorçait un discours sur la religion et la science auquel on ne nous avait pas tellement habitué dans Fringe... X-Files, vous avez dit X-Files

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// Bilan // Une enquête touchante mêlée à des dynamiques inédites et temporaires. Un bon épisode de Fringe en somme, à la fois amusant et prenant.

15 mars 2011

Fringe [3x 16]

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Os // 3 8oo ooo tlsp.

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   Ai-je aimé cet épisode ? Non. Etait-il mauvais ? Non. Il était simplement plus classique que jamais, avec une mécanique trop bien rodée et trop peu de surprises en cours de route. L’affaire de la semaine – des voleurs qui défient la loi de la gravité – m’a franchement ennuyé pour toutes ces raisons. L’investigation scientifique parallèle de Walter n’a fait qu’alourdir le propos, là où il l’allège habituellement. Ca manquait d’humour. Et puis j’en ai un peu marre que tout se rapporte toujours, le concernant, à la perte de Peter et les conséquences que cela a eu sur lui et surtout sur l’univers dans son ensemble. Je sais bien que c’est au centre même de l’histoire de la série aujourd’hui mais il y a peut-être des manières plus subtiles de l’évoquer. On peut aussi de temps en temps parler d’autre chose, non ? Une parenthèse ne ferait pas de mal à ce stade, alors que le final approche à grand pas. Une pause avant la dernière ligne droite… Heureusement, la toute première scène de l’épisode était super fun, en présence de Jorge Garcia s’il vous plait. Un clin d’œil qui fait plaisir.

 

    L’élément le plus intéressant de l’enquête réside dans les deux dynamiques Peter/Olivia et Walter/Nina. La première ne me perturbe plus. Je la trouve même super mignonne et on n’a jamais vu notre Olivia aussi rayonnante. Je crois qu’il faut en profiter, ça ne durera pas pour toutes les raisons que l’on imagine... La seconde est plus étonnante, car sous-jacente depuis le début de la série mais rarement exploitée. Le moment est peut-être venu. Il n’y a pas que du profond respect et de l’admiration entre eux. Il y a au moins une amitié très forte. Et de l’amour ? La nouvelle obsession de Walter, qui veut réveiller l’esprit de William Bell, me laisse quelque peu circonspect. Encore plus le cliffhanger lorsqu’Anna Torv se lance dans une imitation de Leonard Nimoy, assez réussie mais ridicule dans l’intention. Les scénaristes ne sont j’espère pas en train de sauter le requin…

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// Bilan // Je crois qu’on est tombé sur un « os ». Banal, ennuyeux parfois, cet épisode de Fringe aurait été correct en saison 1. En saison 3, il est plus difficile à digérer. La série a pris une trop grande ampleur pour se contenter de si peu.


06 mars 2011

Fringe [3x 14 & 3x 15]

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6B // Subject 13

4 o2o ooo tlsp. // 4 o2o ooo tlsp.

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   6B. Je n'avais pas oublié combien un épisode stand-alone de Fringe pouvait être fort, mais, ces derniers temps, rien n'était fait pour me le rappeler. J'ai reproché aux épisodes précédents des enquêtes peu passionnantes et baclées afin de laisser plus de place aux bouleversements amoureux et aux sentiments paradoxaux d'Olivia et de Peter. Cet épisode-ci a réussi à combiner les deux avec brio, et avec poésie. Car le fait paranormal du jour est né, comme souvent, d'un amour si fort qu'il a tout dévasté sur son passage. Il a créé une faille interdimensionnelle, qui nous ramène à la mythologie de la série. C'est évidemment très beau, surtout lorsque la vieille dame, incarnée par l'excellente Phyllis Somerville (Marlene dans The Big C), retrouve le temps d'un instant son mari, enfin celui de l'autre monde, et lui parle, avant de le laisser partir pour de bon. Le plus intéressant dans tout ça, c'est certainement la réflexion que mène Walter, puisqu'il se rend compte que le seul moyen à l'heure actuelle d'empêcher la création de ces failles est l'ambre. Et c'est précisément la solution qu'a choisie Walternate, face à un événement équivalent. Est-il alors aussi mauvais que l'est supposément Walternate? Toutes ces questions nous conduisent nous, téléspectateurs, à revoir notre jugement initial sur cet autre monde, pour lequel il ne faudrait peut-être pas avoir de la haine mais de l'empathie. Ces autres "nous" ne tentent-ils tout simplement pas de survivre, plongés dans une situation catastrophique ? On peut évidemment étendre cette réflexion au monde dans lequel nous vivons, à ces pays éloignés du nôtre, à ces gens que nous ne comprenons pas forcément mais qui ne vivent pas ce que nous vivons, qui n'ont pas notre chance... Cet épisode n'oubliera évidemment pas de confronter Olivia à Peter, lequel réclame un dialogue tandis que l'autre fuit. Le baiser, on l'a eu. La suite logique aussi, mais tout en sobriété et en non-dit. Une main qui se tend, un escalier que l'on monte et une caméra qui s'éteint.

  Subject 13. Il y a un an, nous découvrions à l'aide de l'excellent épisode 16 de la saison 2, simplement nommé Peter, les circonstances de l'énlèvement du petit garçon, arraché de son monde par un père ravagé par la douleur. Un an plus tard, les scénaristes de Fringe nous offrent la possibilité de découvrir ce qui s'est passé six mois après, alors que Peter s'est remis de sa maladie. Il n'est pas heureux pour autant. Déraciné, il a conscience de ne pas être à sa place. Il veut quitter ce monde, mourir. Il fugue, se jette à l'eau, glacée, mais sa mère, qui n'a plus la force de se battre, est là pour le sauver in extremis. J'ai trouvé les acteurs extrêmement justes dans cet épisode, en particulier Orla Brady alias Mme Bishop, le petit garçon qui joue Peter et surtout la petite fille qui joue Olivia. Le rythme avait beau être lent, leurs prestations étaient suffisamment fascinantes pour nous accrocher. Et je ne parle même pas de John Noble, excellentissime comme à son habitude. Et puis l'alternance entre notre monde et Over There a été très bien gérée. Ce retour dans le passé n'était pas gratuit, puisqu'il nous a appris plusieurs choses importantes. D'abord que Peter et Olivia s'étaient déjà rencontrés lorsqu'ils étaient enfants. Ce n'est pas si surprenant mais les voir ensemble m'a véritablement ému. Peter est un peu le repère d'Olivia, et inversement. Le concept d'âme-soeurs n'a probablement jamais eu autant de signification que dans Fringe. La scène au milieu des tulipes blanches était magnifique. Nous avons également eu confirmation que c'est la souffrance vécue par la jeune Olivia et infligée par son beau-père qui l'a rendue si spéciale, au-delà des expériences qui ont été effectuées sur elle. Elle nous a aussi montré que ses pouvoirs pouvaient être encore plus grands qu'on ne l'imaginait. C'est habile de faire revenir ce beau-père dans l'histoire. Je suppose que ce n'est pas anodin et qu'il réapparaîtra dans le présent avant la fin de la saison. On n'a plus entendu parler de lui depuis la saison 1... Et puis, cet épisode nous a aussi appris quelque chose d'essentiel : Walternate était doué de compassion bien avant que son fils ne lui soit retiré. Il n'a jamais été un monstre. Le dilemme entre se servir d'Olivia pour ses grandes inventions et la protéger était très significatif. C'est après qu'il est devenu mauvais, en particulier quand il a découvert le principe de la faille interdimensionnelle. Le parallèle entre les deux mères de Peter est intéressant aussi : l'une se bat, l'autre baisse les bras (choisir l'alcool était une solution de facilité, je le regrette). Bref, c'est ainsi que la bataille entre les deux mondes est née. Nous avons désormais, il me semble, toutes les clés en main pour la comprendre. Qu'elle commence vraiment, maintenant ! 

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// Bilan // Une fois de plus, Fringe m'a laissé sans voix, presque tremblant, face à l'envergure qu'elle a désormais prise, face à sa profondeur. Quelle grande série ! 

22 février 2011

Fringe [3x 12 & 3x 13]

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Concentrate And Ask Again // Immortality

3 7oo ooo tlsp. // 4 1oo ooo tlsp.

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 Lorsque Fringe se mue en soap-opera, c’est toutes mes croyances qui sont bouleversées. Cette série fantastique, dans tous les sens du terme, serait-elle encore plus riche que prévu ? Je déplorais, lors des épisodes se déroulant dans le Monde Parallèle, que la plupart des personnages manquaient d’épaisseur, à l’exception de FauxLivia et de Broyles sur le tard. Le tir est rectifié grâce à l’épisode Immortality qui nous prend par surprise en ayant lieu Over There, alors que l’on croyait s’en être éloigné pour quelques temps, et qui invente une nouvelle dynamique au sein de la Fringe Division tandis que Broyle est porté disparu (mais mort à notre connaissance). Ainsi, l’agent Lee assure l’intérim et se la joue plutôt cool, ce qui apporte un peu d’humour à une série qui en manque parfois dès que l’on s’éloigne des facéties de Walter. Sa complicité avec FauxLivia est parfaitement exploitée. Charlie est également dans les parages, et on le retrouve avec plaisir, mais, à l’exception d’une scène avec une scientifique charmante et farfelue, il se contente d’enquêter. Efficacement, certes. On attend toujours un peu plus de lui, d’autant qu’avant sa mort dans notre Monde, les scénaristes commençaient à explorer son intimité. Mais c’est celle de FauxLivia qui est plus que jamais mise en avant.

 

 Alors que l’on scrute le moindre changement dans l’attitude de la jeune femme depuis son retour parmi les siens, c’est une révélation étonnante qui vient tout emporter : elle est enceinte ! Et pas de son petit-ami, Frank, qui bénéficie lui aussi pour l’occasion d’un portrait approfondi, mais de… Peter. Forcément. L’idée est excellente et se marie parfaitement avec l’ensemble des éléments développés depuis le début de la saison. Et pout ne rien gâcher, Walternate montre à cette occasion un peu d’humanité. L’idée d’avoir un petit-fils le réjouit et le motive plus que jamais à faire revenir Peter près de lui, près de son futur enfant et près d’une FauxLivia sans doute tombée amoureuse lors de son escapade Over Here. Olivia aussi est raide dingue de Peter et le lui fait clairement savoir dans l’épisode Concentrate et Ask Again. Elle n’obtient pas la réponse attendue mais la tendresse que Peter a pour elle se lit dans ses yeux et les mots ne sont pas nécessaires. Cela dit, il est évident aussi qu’il n’a pas oublié FauxLivia. L’heure est donc à la remise en question pour notre héroïne, il va lui falloir clairement se battre pour ne pas le perdre, et ça ne se jouera pas qu’au niveau des sentiments.

 

 Au beau milieu de toutes ces préoccupations d’ordre sentimental, les scénaristes bâclent un peu les enquêtes, à la fois trop classiques et simplifiées à l’extrême pour ne pas prendre trop de temps d’antenne. Celle du premier épisode a un lien fort avec la mythologie de Fringe puisqu’il y est question de Cortexiphan. Mais on n’apprend absolument rien de nouveau à cette occasion et l’ambition fait défaut. Le but avoué est de faire prendre conscience à Olivia de ses erreurs passées en comparant son histoire à celle de ce sujet qui a été exposé au même traitement et aux mêmes souffrances qu’elle pendant son enfance. L’affaire du second épisode est surtout dégueulasse, mais pas particulièrement passionnante. Et encore, il faut avoir une dent contre les insectes. Ce qui n’est pas vraiment mon cas.

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// Bilan // Les enquêtes, faibles comme rarement, sont rattrapées par les relations entre les personnages principaux, toujours plus complexes et plus profondes. Fringe poursuit son évolution générale en oubliant par moment sa formule de base, qui a pourtant participé à son succès.

04 février 2011

Fringe [3x 11]

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Reciprocity // 4 6oo ooo tlsp.

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   La Doomsday Machine. Pardon mais je trouve que ce nom est un peu ridicule tant il est grandiloquent. Mais peu importe, nous avons fait sa rencontre et il faut avouer qu'elle est impressionnante. J'avais quand même la désagréable sensation par moment de me retrouver dans Stargate SG1 mais sans la porte des étoiles. C'est assez perturbant étant donné que je déteste cette franchise (interminable). Il y a un peu de ça, mais beaucoup de Fringe surtout et c'est l'essentiel. Les scénaristes ont réussi, une fois de plus, à partir sur une base simple et classique pour nous amener petit à petit vers quelque chose de plus surprenant et de plus profond. Les changements survenus dans le comportement de Peter m'ont laissé perplexe, dans le bon sens je précise. Je ne suis pas sûr d'avoir compris ce qu'il cherchait à faire. Mais il a l'air déterminé et il a plus que jamais un rôle à jouer. La machine ne répond pour le moment qu'à sa présence. La scène d'ouverture avec le nez qui saigne et l'électromagnétisme m'a évidemment évoqué les dernières saisons de Lost. Les enjeux ne sont toutefois pas la même et ils sont surtout plus clairs : c'est la destruction du monde qui est à venir. Peter sera-t-il, à la toute fin, le grand sauveur de l'humanité ? Si oui, qui aurait imaginé au début de la série que l'on partirait un jour dans de tels délires ? Si Peter est en train de basculer dans le coté obscur de la force, en témoigne son regard presque effrayant en fin d'épisode, Olivia gagne en sérénité en comprenant que FauxOlivia lui ressemble finalement beaucoup et que tout ce qui a pu se passer avec Peter est compréhensible, logique et pardonnable. Si lui n'était pas préoccupé par d'autres considérations, peut-être que l'on aurait pu avoir plus qu'un sourire complice... Un baiser... Je m'étonne moi-même à l'espèrer... Je me désespère.

   Plus que dans n'importe quel autre épisode, j'ai beaucoup aimé les scènes qu'Astrid a partagé avec les uns et les autres, que ce soit avec Olivia, et les sages conseils qu'elle lui a donné, avec Walter, et ce mélange habituel d'émotion et de comédie, ou avec Broyles, et ce geste qui prouve qu'il lui fait confiance. Je commence à croire à nouveau en une Astrid utile, capable de grandes choses. J'aimerais pouvoir en penser autant de Nina Sharp mais elle perd au fil des épisodes de son mystère et de son charisme. A force de la cantonner à un rôle si peu fourni, ce n'est pas très étonnant. Elle sert toujours d'intermédiaire scénaristique entre William Bell et Walter Bishop (je remarque pour la première fois qu'ils ont les mêmes initiales). Une place qui est visiblement condamnée à ne pas évoluer. Du coté de Walter, on assure le quota de comédie avec son incarnation du chimpanzé et on avance dans la mythologie en émettant l'hypothèse qu'il pourrait retrouver tous les morceaux perdus de son cerveau et briller ainsi encore un peu plus. Mais si cela signifie que l'on perdra aussi sa maladresse, je crois que je n'en veux pas. Maintenant, j'imagine que pour un équilibre des forces, face à Walternate, ce serait la meilleure chose qui puisse arriver...

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// Bilan // J'ai l'impression que cet épisode relance la machine (sans jeu de mots) et va permettre à la série de garder l'intensité de la première partie de la saison 3 alors que la pression était retombée depuis deux épisodes. On ne peut que s'en réjouïr. 

26 janvier 2011

Fringe [3x 10]

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The Firefly // 4 87o ooo tlsp.

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  Jusqu’ici, j’ai toujours trouvé les Observers extrêmement fascinants mais ma curiosité commence à s’émousser. Je m’attendais vraiment à ce que l’on en apprenne enfin davantage sur eux et ça n’a pas du tout été le cas. Du tout du tout. En fait, on nous a rabâché à longueur d’épisode ce que l’on savait déjà, dont le fameux discours sur l’effet papillon et les actes de Walter qui ont eu d’évidentes conséquences. Dès lors, le parallèle avec Roscoe Joyce, qui a lui aussi perdu son fils, paraissait trop facile. Jusqu’à ce que les histoires se rejoignent tardivement, mais le mal été fait. Bien sûr, il y avait une belle émotion entre John Noble et le guest du jour, Christopher Lloyd, qu’on prenait beaucoup de plaisir à revoir d’ailleurs et qui était particulièrement juste, mais on joue encore et toujours sur le même thème, le frisson n’est plus le même. La place des Observers dans tout ça n’était pas très claire, leur plan trop flou. Je sais que le mystère et le suspense sont deux ingrédients essentiels de la série et pourtant, cette fois, ça ne passait pas. J’avais trop envie de savoir, trop envie de comprendre tout, tout de suite. Pardonnez-moi.

   Pour la première fois depuis bien longtemps, Olivia est passée au second plan. Son traumatisme se lit toujours sur son visage et sa douleur vis-à-vis de Peter est flagrante. Il y avait un joli dialogue entre les deux « amoureux », si toutefois on peut les considérer comme tels. Au-delà de ça, disons qu’on sent que la situation ne va pas évoluer tout de suite de façon à faire un grand coup d’éclat en fin de saison, dans un sens ou dans un autre. Que doit-on retenir de cet épisode au final ? Pas grand-chose, si ce n’est que les Observers vont peut-être s’installer plus durablement dans le paysage et nous offrir enfin des réponses. Mais pas tout de suite. Pas encore.

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// Bilan // Au regard de cette excellente saison 3, cet épisode n’est pas au niveau. Il se laisse regarder quoi. Un peu comme si les scénaristes avaient cru que la seule présence exceptionnelle de Christopher Lloyd suffirait à captiver.

09 janvier 2011

Fringe [3x 09]

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Marionette // 4 74o ooo tlsp.

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   Cet épisode de Fringe est trompeur. En apparence, il donne l'impression que tout est rentré dans l'ordre : on se retrouve avec une enquête du jour menée par la vraie Olivia et ses fidèles Walter et Peter. Sauf que tout a changé. Olivia aimerait que tout soit comme avant mais elle se rend compte petit à petit que c'est impossible. Son voyage dans l'autre monde la marquera à vie et laissera des traces indélibiles à la fois dans son esprit et dans la matérialité de son quotidien. Cette femme qui lui  a volé sa vie pendant plusieurs semaines, qui a dormi dans son lit, porté ses vêtements, ne lui rendra jamais ces précieux moments perdus. Surtout ceux passés avec Peter. C'est assez effrayant quand on y pense. Les réactions d'Olivia face à cette situation unique respirent la logique et la cohérence. C'est ce qui est formidable avec elle. Elle est intelligente et réfléchie, elle aimerait faire preuve d'indulgence et oublier, elle essaye même, mais elle est humaine et elle ne peut pas totalement pardonner Peter bien qu'elle sache que c'est injuste. Comment a-t-il fait pour ne pas reconnaître que celle qui était face à lui n'était pas son Olivia ? Nous y avons assistés, nous sommes témoins : la fausse Olivia était différente mais elle représentait une sorte d'Olivia heureuse et en paix, une Olivia transformée par l'amour en quelques sortes. Une Olivia qu'elle aurait pu être si elle avait été là. Je trouve le travail sur la psychologie d'Olivia absolument fascinant. Et Anna Torv est à la hauteur.

   Le cas fantastique de la semaine reflète parfaitement l'état d'Olivia, même si cela ne se devine qu'à la toute fin de l'épisode, lorsque le coupable est retrouvé. Non seulement l'enquête est menée à tambours battant mais en plus, elle nous offre quelques scènes macabres hallucinantes comme celle de la poupée désarticulée. Je pense que si j'étais tombé dessus étant enfant, j'aurais été traumatisé à vie ! La scène où l'homme sans yeux fait la rencontre d'Olivia était une sacrée mise en bouche quelques minutes plus tôt, et ma foi, le passage où la jeune femme se réveille était horrible mais avant tout bouleversante. La connexion avec les anciennes expériences de Walter était attendue, puisque c'est presque devenue une coutume. Le cliffhanger qui signe le retour des Observers ne m'a pas fait un effet fou. On a l'habitude de les voir revenir de temps à autres sans que l'on avance beaucoup dans le fond. Mais vu la vitesse avec laquelle la série avance désormais, je me dis qu'on va peut-être enfin comprendre qui ces hommes chauves sont vraiment. Quel est leur but...   

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// Bilan // Bien que cet épisode adopte une forme plus classique que les précédents, il est extrêmement fort à la fois du coté de l'enquête, particulièrement effrayante, que du coté d'Olivia et de sa réinsertion dans ce monde qui est le sien.

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