18 octobre 2012

Arrow [Pilot]

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Pilot // 4 140 000 tlsp.

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What About ?

 Les nouvelles aventures de Green Arrow/Oliver Queen, combattant ultra efficace issu de l'univers de DC Comics et surtout archer au talent fou, qui appartient notamment à la Justice League. Disparu en mer avec son père et sa petite amie, il est retrouvé vivant 5 ans plus tard sur une île près des côtes Chinoises. Mais il a changé : il est fort, courageux et déterminé à débarrasser Starling City de ses malfrats... (AlloCiné)

Who's Who ?

Créé par Greg Berlanti (Everwood, Brothers & Sisters, No Ordinary Family) et Marc Guggenheim (Eli Stone, Flash Forward). Réalisé par David Nutter (Mentalist, X-Files, Urgences, Entourage). Avec Stephen Amell (Hung, Private Practice), Katie Cassidy (Supernatural, Melrose Place), Willa Holland (Newport Beach), Susanna Thompson (Deuxième Chance), David Ramsey (Dexter), Paul Blackthorne (The RiverLipstick Jungle), Colin Donnell (Pan Am), Colin Salmon...

What's More ?

 Le réalisateur du pilote d'Arrow, David Nutter, est un habitué de l'exercice puisqu'il a aussi mis en scène ceux de Smallville, Roswell, Supernatural, Terminator: les chroniques de Sarah Connor, Mentalist et bien d'autres ! 

So What ?

 >> Lire la critique du script du pilote <<

    Avant The Dark Knight, les films et les séries de super-héros, c'était souvent beaucoup d'effets spéciaux, de testostérone et de dialogues creux, mis au service de scénarios peu originaux, pour ne pas dire inexistants. C'était fun et c'était familial. C'était du pop corn sucré. Le monde aimait s'en goinfrer. Après The Dark Knight, les choses ont changé. C'est encore du pop corn et le monde aime toujours s'en goinfrer, mais c'est salé. Les effets spéciaux sont de plus en plus réussis, la testostérone a laissé place aux neurones, les dialogues se sont musclés et ils sont désormais mis au service de scénarios plus originaux, plus malins, pour ne pas dire plus intelligents. Bref, il y a eu un avant et après The Dark Knight, et je le reconnais alors même que je n'ai pas du tout aimé le film. Pas parce que j'ai trouvé ça mauvais mais parce que ce n'est pas mon truc. Les super-héros ne m'ont jamais branché. A part peut-être Lois & Clark, à l'époque, mais c'est parce que j'étais facilement impressionnable à 8 ans et que j'étais amoureux de Teri Hatcher (quand je vous dis que j'étais facilement impressionnable !). Smallville, c'était Lois & Clark. Arrow, c'est un peu le Dark Knight de la CW, toutes proportions gardées. C'est beau, impressionnant même (pour un produit télé) -alors qu'est-ce que ce serait si j'avais 8 ans !- sombre, bien burné, bien écrit, bien réalisé, bien joué. Et ça n'oublie pas d'être fun. En gros : c'est bête que ce ne soit pas mon truc !

   Pourtant, le pilote d'Arrow m'a donné très envie de voir la suite de la saison, alors que je suis à peu près sûr de décrocher au bout d'une dizaine d'épisodes, que ce que je vois me plaise ou non. Tout est clairement construit dans cette optique, en particulier les quelques flashbacks qui émaillent le récit d'Oliver Queen au présent, avec une voix-off qui n'était peut-être pas nécessaire, mais ça se discute. Il ne nous donne que des bribes de son aventure sur les mers et sur son île, probablement pas déserte, et c'est précisément ça qui m'intéresse, ça qui me fera rester encore un peu. Que lui est-il vraiment arrivé pendant ces 5 ans ? Pourquoi a-t-il tant changé ? On touche là à quelque chose de psychologique et d'introspectif qui n'est pas du tout la marque de fabrique de la CW. Je ne m'attends pas à du In Treatment, bien entendu, mais je me réjouis de cette finesse inattendue. Le retour d'Oliver à Starling City n'est pas déplaisant à suivre non plus. Les scénaristes ont su imposer une phase d'introduction pour nous présenter chacun des personnages principaux qui se fait de plus en plus rare dans les pilotes, tant il faut aller vite, proposer de l'action tout de suite pour que le téléspectateur ne zappe pas, quitte à le laisser froid car des bagarres et des courses-poursuites, ça n'a pas grand intérêt quand les protagonistes nous sont étrangers. On a donc une galerie intéressante de protagonistes, avec une mention spéciale pour la maman de notre archer vert, à qui l'on doit un cliffhanger efficace, très soapien, ainsi que son ex-petite amie, très attachante et touchante. La distribution est plutôt solide pour ne rien gâcher: Katie Cassidy va enfin pouvoir construire un personnage sur la longueur; Colin Donnell est un sidekick amusant, Susanna Thompson en impose; et Stephen Amell, dans le rôle-titre, est une star en puissance dont les abdos sont déjà entrés dans la légende. En plus, il a du charisme le bougre. Il est loin d'être mauvais. La CW a misé sur le bon étalon ! A part cette pluie de compliments, bien sûr que des choses m'ont gêné, comme l'irréalisme totale de la plupart des situations, l'idée même que le justicier réussisse à cacher sa véritable identité rien qu'en portant une cagoule... Mais ça fait partie du genre, ça fait partie du jeu. Il suffit de se laisser porter et d'apprécier.

   La CW cherchait désespérément son nouveau Smallville, mais à condition qu'il soit plus adulte, plus sombre, plus crédible, et qu'il lui permette d'élargir son coeur de cible. En choisissant Arrow, la chaîne ne s'est clairement pas trompée (pour une fois). Elle a touché sa cible en plein coeur ! 

What Chance ?

 A moins que la CW ne s'arrête brutalement, Arrow est bien partie pour durer quelques années. A vrai dire, la série pourrait même tout à fait lui survivre !

How ?



26 août 2012

Arrow [Pilot Script]

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Imaginé par Greg Berlanti (Everwood, Brothers & Sisters, Green Lantern) et Marc Guggenheim (Eli Stone, FlashForward), d'après les personnages des comic books 'Green Arrow'. Ecrit par Marc Guggenheim et Andrew Kreisberg (Eli Stone, Fringe, Vampire Diaries) pour Warner Bros. Television, Berlanti Television et The CW. 60 pages. 

Les nouvelles aventures de Green Arrow/Oliver Queen, combattant ultra efficace et surtout archer au talent fou, qui appartient notamment à la Justice League. Disparu en mer avec son père et sa petite amie, il est retrouvé vivant 5 ans plus tard sur une île près des côtes Chinoises mais il a changé : il est fort, courageux et déterminé à débarrasser Starling City de ses malfrats...

Avec Stephen Amell (Private Practice, Hung), Katie Cassidy (Supernatural, Harper's Island Melrose Place Nouvelle Génération), Willa Holland (Newport Beach), Susanna Thompson (Deuxième Chance), David Ramsey (Dexter), Paul Blackthorne (The River, Lipstick Jungle), Colin Donnell (Pan Am), Colin Salmon...

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Selon UglyFrenchBoy 

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   À l'instar de Bruce Wayne ou Tony Stark, Oliver Queen est richissime. Comme pour ses parents éloignés, un événement inattendu va bouleverser son quotidien, en l'occurrence un accident en mer. Événement dont les causes seront bien évidemment développées au fil de la saison et dont la conséquence n'est autre que la naissance d'un super-héros. Sur grand écran, la trilogie de Christopher Nolan abordait le sujet avec une certaine noirceur et un premier degré affirmé, tandis que les aventures de Iron Man, elles, faisaient clairement le choix de la dérision. Lors de son pilote, Arrow semble vouloir lorgner du côté de l'un, sans vraiment aller jusqu'au bout de sa démarche, tout en évitant de ressembler à l'autre. Résultat, le script va droit au but sans vraiment laisser entrevoir les intentions. Sur quel tableau va jouer le nouveau héros de la CW ? Difficile de se prononcer à l'issue de ce pilote très introductif.

   Les récentes images et les bonus disponibles sur internet laissent entrevoir une volonté des producteurs de s'appliquer sur la forme. Qu'en est-il du fond ? Ces dernières années, les adaptations de comic-books ont offert des relectures promptes à la réflexion, que ce soit sur le pouvoir (The Dark Knight), la responsabilité (Spider-Man) ou encore la solitude (Superman Returns), tout en bénéficiant d'une dimension allégorique. Sur le papier, Arrow semble loin de ces ambitions, même si, pour une introduction, il est difficile d'insuffler de tels éléments. La faute est-elle à incomber au duo Greg Berlanti et Marc Guggenheim ? On ne peut qu'être déçu du résultat compte tenu de ces deux noms attachés au projet. Les deux hommes remplissent leur cahier des charges, ne manquant pas plusieurs scènes shirtless du héros, une première scène d'action dès la fin du deuxième acte ou encore des références culturelles utilisées parcimonieusement, entre Lost et Twilight.

   Sans pour autant être une excuse, il ne fait nul doute que Berlanti et Guggenheim devaient bénéficier de peu de liberté pour cette adaptation de la mythologie dont tous les aspects doivent être validés par DC Entertainment et Warner Bros. Television. C'est l'inconvénient de s'attaquer à une marque existante. Malgré l'absence du « supplément d'âme », Arrow est à surveiller de près, le véritable test de ce genre de fiction se réalisant sur la longueur...

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Selon moi

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   Le script d'Arrow est le premier que je lis à destination de la CW. Et je suppose que la chaîne n'en reçoit pas d'aussi bons tous les jours, ou alors ses dirigeants n'ont vraiment aucun goût et font des choix étranges quand on voit ce qui se retrouve à l'antenne. Okay, cette théorie est tout à fait probable. Toujours est-il que cette fois, ils n'ont pas eu à se poser beaucoup de questions : l'archer vert a tout d'une star, c'eut été de la folie que de ne pas lui donner sa chance ! Plus sombre que ses séries habituelles, plus ambitieuse aussi, Arrow est prometteuse par bien des aspects. 

   On parle beaucoup d'elle comme du "nouveau Smallville", ce qui est une comparaison logique mais extrêmement réductrice. Je n'ai suivi que de très loin l'évolution de la série pendant ses dix années d'existence et je suppose qu'elle était beaucoup plus adulte sur la fin qu'au début (mais est-elle devenue bonne ?) mais Arrow, elle, est adulte dès le départ. Tous les personnages ont dépassé la vingtaine, à l'exception de la petite soeur d'Oliver Queen, et approchent doucement de la trentaine quand ils ne l'ont pas encore dépassé. Clairement, les auteurs ne souhaitent pas uniquement s'adresser aux ados mais à un public plus large et plus exigeant, qui n'a pas ses habitudes sur la chaîne et qui peut tout aussi bien être féminin que masculin. C'est ainsi que de manière plutôt surprenante, ce n'est pas l'action qui prime dans ce script, puisque la première scène de ce type arrive tard, mais la description de ce héros, qui n'en est d'ailleurs pas un à proprement parler, ce qui le rend encore plus intéressant et attachant -ça et ses scènes en tenue d'Adam- et l'éloigne du trop gentil Clark Kent. Le pilote prend donc le temps d'installer le personnage dans son nouvel environnement et de lui offrir quelques scènes, parfois touchantes, avec les femmes de sa vie (sa mère, sa soeur, son ex). De temps à autre, des pointes d'humour viennent égayer une histoire qui n'a vraiment rien de drôle. On peut notamment compter sur le meilleur ami d'Olivier, Tommy, qui sera sans doute la caution comique du show.

    A coté de tout ça, l'aspect mythologique tente de se frayer un chemin tant bien que mal. A mon avis, les scénaristes auraient dû insister un tout petit peu plus dessus. On sent qu'ils ne sont pas tellement à l'aise avec les notions de mystère et de suspense et laissent donc assez peu d'éléments sur lesquels cogiter. Les opposants de Green Arrow, ceux qui lui veulent du mal, ne sont pas présentés avec une grande finesse, ils manquent d'envergure. Les quelques flashbacks sur la vie d'Oliver sur son île après l'accident sont assez déceptifs mais c'est apparemment là-dessus que les premiers épisodes vont se concentrer. A titre personnel, c'est quelque chose qui m'intéresse plus que tout ce qui peut bien lui arriver dans le présent. Sans doute des réminiscences de Lost (qui est d'ailleurs citée à un moment). On nous montre brièvement le fameux accident également. J'espère qu'à l'image, le rendu ne sera pas trop cheap. C'est un moment fort du pilote et décisif dans le destin du héros. Ce serait dommage de le gâcher avec un fond vert trop voyant. La fin de l'épisode comprend un petit cliffhanger tout à fait sympathique, qui donne envie de voir au moins le deuxième épisode, histoire de comprendre (parce qu'une explication s'impose). 

   Arrow n'est habituellement pas du tout mon genre de série mais le script, comme le casting (Katie Cassidy !!!) et les premières bandes-annonces, m'ont convaincu d'y jeter un oeil attentif. Il se pourrait bien qu'il s'agisse de l'une des meilleures nouveautés de la saison 2012/2013 ! Et, à coup sûr, la CW a enfin trouver un hit ! Elle n'en a plus connu depuis Vampire Diaries, il était temps...

14 février 2012

The River [1x 01 & 1x 02]

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Magus (Series Premiere) // Marbeley // 7 950 000 tlsp.

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What About ?

Un aventurier célèbre, star de la télévision, est porté disparu lors d'un voyage au fin fond de l'Amazonie. Durant des années, accompagné de sa femme et de son fils, le Dr Emmet Cole a partagé - via son show télé - ses découvertes de contrées éloignées. Aujourd'hui, la chaîne finance une expédition filmée façon télé réalité pour tenter de le retrouver. Une équipe de cameramen suit de près les recherches menées entre autres par la famille et des amis du disparu. Tous embarquent à bord d'un bateau qui remonte l'Amazone et va les amener à faire des rencontres pour le moins effrayantes...

Who's Who ?

Créée par Michael R. Perry (Dead Zone, Millenium) & Oren Peli (Paranormal Activity). Avec Eloise Mumford (Lone Star), Thomas Kretschmann (La Chute, Wanted, King King) Joe Anderson (Across The Universe) Paul Blackthorne (Lipstick Jungle, 24, The Dresden Files) Leslie Hope (24)...

So What ?

   Tôt ou tard, cela devait arriver : la télévision allait s'emparer du phénomène Paranormal Activity/ Rec. & co pour l'adapter au format série. Alors apprendre que ce sont ceux qui en sont à l'origine qui allaient s'y coller avait quelque chose de rassurant et d'excitant, si tant est que le genre nous plaise. Et c'est mon cas, à petite dose. J'attendais donc The River avec une certaine impatience, d'autant que l'on a absolument rien de comparable à l'antenne actuellement et que le genre de l'horreur se résume à The Walking Dead, mais elle est finalement bien plus et bien moins que ça (comprendra qui pourra). Je ne peux qu'être déçu par le résultat, je ne m'attendais pas à tant d'inconsistance et si peu de fun...

   Le format du "found footage" est-il adaptable à la télévision ? The River prouve que oui. J'avais peur que les tremblements de caméra ne passent pas et nous donnent plus la nausée qu'autre chose mais non. On s'y habitue vite et le réalisateur a su ne pas en abuser. On peut d'ailleurs globalement saluer son travail sur le pilote, qui met particulièrement bien en avant les décors. Pour une fois, on a la chance de ne pas avoir affaire à un fond vert. C'est très appréciable. Ca l'aurait été encore plus si le scénario avait été à la hauteur des ambitions mais il ne l'est vraiment pas. On nous plonge très rapidement au coeur de l'Amazonie, ce qui n'est pas une mauvaise chose en soi, mais on oublie de nous présenter les personnages dignement. On doit donc se contenter d'une suite de clichés face à une famille dysfonctionnelle dont on survole les maux. On ne s'attend pas à une grande profondeur de ce point de vue là dans un film mais dans une série, c'est beaucoup plus génant. On est censé s'attacher à eux, avoir envie de suivre leurs aventures semaine après semaine et pourtant, je ressors de ces deux épisodes plus agacé qu'autre chose par le petit groupe. Il faut dire que les acteurs ne sont pas non plus super convaincants dans l'ensemble. ABC a vraisemblablement considéré que le concept se suffisait à lui-même et que la distribution avait peu d'importance. Pourtant, elle en a forcément, surtout lorsqu'on demande de jouer des choses tout à fait invraisemblables, voire ridicules ! Dans ma ligne de mire, une des dernières scènes du pilote, qui sonne comme l'apothéose du grand n'importe quoi. Leslie Hope s'époumone sous la tempête tandis tout le monde s'agite autour d'elle afin d'avoir la peau de cette bête mystèrieuse qui leur a causé bien des sueurs froides. Il y avait quelque chose de profondément embarrassant à ce moment-là pour les acteurs et la production. Presque de la pitié. Et ce sentiment a été accentué avec l'intrigue du second épisode, "le monstre de la semaine", lorsque la pauvre jeune fille qui ne parle pas un mot d'anglais est "habitée" par l'esprit de l'aventurier star, à travers une libellule qui s'est infiltrée dans son oesophage. C'est aussi stupide que ça en a l'air. Au bout du compte, l'aventure n'existe pas. Le fil rouge est traité en second plan. Tout ce que les auteurs souhaitent, c'est nous effrayer avec une nouvelle histoire chaque semaine. Il faut vraiment être très peureux pour se laisser prendre au jeu...

   The River est une déception sur le fond, mais une jolie réussite sur la forme. Le rejet du feuilletonnant est un mal qui ne cesse d'accroître et qui nous gâche les séries les plus prometteuses. The River en est la dernière victime en date. Combien en faudra-t-il encore avant que les chaînes et le public ne se réveillent et donnent de nouveau leur chance à ces séries qui nous font vibrer chaque semaine et qui vont un peu plus loin que le divertissement basique ?

What Chance ?

Huit épisodes suffiront pour prouver que The River aurait fait une bien meilleure série d'été, avant de disparaître définitivement du paysage.

How ?

07 janvier 2009

Lipstick Jungle [2x 12]

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Chapter Nineteen : Lovers' Leaps // 4 2oo ooo tlsp.

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   Joe Bennet est certainement le personnage de série que j'ai le plus détesté en 2008. Et je crois que Victory arrive en seconde position tant je ne comprends pas son amour pour lui. Vu la manière dont il la traite, c'est surréaliste. Non, en réalité, c'est tout ce qu'il y a de plus réaliste. Les filles ont tendance à s'attacher et à tomber amoureuse des gros connards tandis que les gentils garçons galérent comme pas permis. Une fois de plus, Joe a prouvé qu'il était un monstre d'égoïsme. Bien-sûr, à la fin de l'épisode, son comportement se trouve justifié par des problèmes financiers dont il n'a pas voulu parler à Vic. Perso, ça ne m'a absolument pas convaincu ! Il ne saura jamais être là pour Vic, trop occupé par ses affaires et par sa petite personne. Alors parler de mariage me fait beaucoup rire à partir de ce moment-là. Et la déclaration de Vic face à la mer était plus ridicule que romantique. Le coup du "Will You Marry Me ?" sur la poche intérieure de la veste, c'est pas romantique. C'est juste très con.

   Mouais, Natasha Bedingfield n'est pas si jolie. Je l'avais vue en première partie du concert de Justin Timberlake à Bercy et elle m'avait bien plu. Très énergique et de loin, très belle. Me suis laissé avoir par l'ambiance et la distance certainement. En tous cas, j'espère qu'elle n'a pas prévu de se lancer dans une carrière d'actrice car elle est affligeante dans cet épisode malgré son nombre de lignes de dialogues très restreint ! Elle chante Soulmate, promo obligue, et c'est une des rares chansons de son dernier album qui soit pas mal. Le reste, bof bof. Puis les paroles de ce titre collaient bien à la situation toute pourrie entre Wendy et Shane. Tout s'est arrangé. Shane est redevenu un peu plus lui-même, presque par enchantement, et Wendy, grâce aux bons conseils de ses copines, a compris que ce tour était important pour lui et que ce n'était pas la fin du monde s'il partait 4 mois. La série n'ayant pas au-delà du prochain épisode, je me demande comment se serait passé son retour. Il aurait très certainement fait quelques encarts pendant son voyage ou il serait revenu changé, encore plus ambitieux ... On ne saura jamais !

   Nico croule sous les intrigues. Toutes sont plus ou moins liées. Les scénaristes ont dû comprendre qu'il valait mieux miser sur elle avant tout. Kirby est toujours dans les parages, avec des scènes déchirantes à la clé à chacune de ses apparitions. Il souffre le petit. Puis il y a le patron de Nico qui est passé à l'attaque, c'estpas trop tôt ! Et puis il y a ce désir d'enfant latent. Puis ce délire en sortant de la salle d'opération, assez marrant et très révélateur. Sans oublier cette petite jeune très ambitieuse qui arrive à Bonfire avec toutes ses idées et qui représente un danger potentiel pour Nico. Là encore, une guerre aurait sûrement eu lieu entre elles si la série avait duré. Je ne regrette pas vraiment de ne pouvoir y assister. Les affaires professionnelles de Nico ne m'ont jamais intéressées et ça ne va pas commencer maintenant !

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// Bilan // A un épisode de la fin, je reste très indifférent vis à vis des personnages de Lipstick Jungle et de ce qui leur arrive, à part peut-être tout ce qui concerne Nico. Je voulais aller jusqu'au bout mais je ne suis pas mécontent d'en être bientôt débarrassé, en espérant que le dernier épisode permette à la série de se terminer sur une note positive (qualitativement). 

30 décembre 2008

Lipstick Jungle [2x 11]

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Chapter Eighteen : Indecent Exposure // 3 7oo ooo tlsp.

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   Voilà un épisode qui aurait pu être hautement sympathique si on n'avait pas deviné à peu près tout ce qui allait se passer dès les cinq premières minutes. Je dis bien à peu près car j'ai eu quelques -mauvaises- surprises ! A commencer par ma chère et tendre Nico dont la nouvelle lubie est d'avoir un bébé toute seule. Bon, elle n'est pas vraiment sûre de ce qu'elle veut vraiment mais elle se pique à coup d'hormones en attendant. Tout cela est assez étrange mais là où ça devient franchement paniquant, c'est quand elle et son patron se rapprochent dangereusement. Ca a fait un petit moment qu'ils se tournent autour mais avec Kirby au beau milieu du tableau, rien n'était possible entre eux. Maintenant que Kirby est effacé (et il me fait une peine incroyable dès qu'il apparaît à l'écran, la scène de "retrouvailles" est poignante et vraiment bien jouée), ils peuvent joyeusement se sauter dessus ! Je pensais qu'ils allaient le faire dans cet épisode et surprise, il faudra attendre le prochain ! Ni étonné ni déçu par cette storyline qui commence. C'est Lipstick Jungle quoi. On prend toujours les mauvais chemins !

   Shane, le mari aimant, charmant et attentionné est devenu en l'espace de deux épisodes un être détestable, agressif et très égoïste. Allez savoir pourquoi ! La crise de la quarantaine sans doute. C'est très agaçant de le voir devenir si détestable. It wasnt' meant to be. La détresse de Wendy est palpable mais elle ne me touche pas vraiment. J'ai toujours un peu de mal avec ce personnage. Deux choses étaient vraiment ratées les concernant : l'apparition éclaire de Natasha Bedingfield qui chante bien mieux qu'elle ne joue, et qui amène la proposition qui va foutre une merde pas possible : que Shane l'accompagne sur sa tournée mondiale de 4 mois ! Youki ! C'est typiquement le genre de truc où il est impossible de prendre parti. Il veut vivre son rêve... oui mais sa famille... elle veut son bonheur... oui mais leur famille... Sale situation dont il est bien difficile de se dépêtrer. En plus, avec son vautour d'agent, il va forcément tromper sa femme ! Pouah, aime pas tout ça. L'autre truc bien raté et qui n'a rien à voir avec la choucroute : le petit Taylor qui voit ses parents se disputer et qui devient, du coup, agressif avec ses camarades d'école. Vive les raccourcies ! Ca va beaucoup trop vite pour être crédible.

   Vous savez combien je déteste Joe Bennett. Eh bien ça y est, il est de nouveau le compagnon de Victory ! Et mieux encore : elle compte le demander en mariage ! Wouah mais c'est génial. Faîtes péter le champagne ! Ca promet pour les deux épisodes restants ! Rodrigo était tellement plus intéressant ... Ah oui mais il était moins riche et beaucoup trop simple pour Vic qui cherche toujours les histoires bien compliquées qui font bien souffrir. Idiote ! Bon et puis le coup du "je suis pudique" mais une fois devant l'objectif du photographe, je deviens une petite mannequin en herbe, on l'a déjà vu mille fois. C'est cliché. Mais c'est toujours sympatoche oui.

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// Bilan // Episode cliché et prévisible du début à la fin. N'empêche qu'il y a des moments de grâce où c'est bien sympathique. 

29 décembre 2008

Lipstick Jungle [2x 1o]

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Chapter Seventeen : Bye, Bye Baby // 3 44o ooo tlsp.

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   "I'm Not Happy Anymore". Depuis que j'ai vu cet épisode (c'est-à-dire 10 minutes), cette phrase résonne en moi. Je n'arrive pas à m'en débarrasser. Ca y est. Nico et Kirby, c'est (re)fini. Ca m'a beaucoup touché je dois dire. S'il y a bien une seule chose que je retiendrais de cette série, c'est la relation passionnelle et souvent passionnante entre ces deux personnages. J'ai aimé les voir évoluer et j'ai aimé les voir se séparer. Du moins, ça m'a ému. "Les histoires d'amour finissent toujours mal en général", comme dirait l'autre ... Alors évidemment, ce qui a amené cette séparation -le bébé de Megan- était une idée mauvaise et saugrenue. Nico est une femme intelligente pourtant. Je ne la croyais pas capable de s'attacher tant à un enfant qui avait toutes les chances de lui être retiré rapidement. Elle s'y est pourtant énormément attaché et les adieux ont forcément été douloureux. Scène très émouvante quand les parents de Megan viennent récupérer Charlie. On peut remercier Kim Raver qui sort toujours la tête haute des sales histoires que les scénaristes peuvent lui réserver. La scène de séparation est également très forte et en même temps très simple, très naturelle, très crédible. C'est peut-être justement ce qui la rend si émouvante. Elle ressemble à ce qui nous est arrivé à tous à un moment. Evidemment, Kirby n'est pas encore totalement du passé. D'ici la fin de la série (3 épisodes encore), ils peuvent encore se remettre ensemble. Et ce serait préfèrable, histoire de donner un peu d'espoir à nos pauvres petits coeurs meurtris.

     Parce que Nico n'est pas l'unique héroïne de la série (malheureusement, j'ai envie de dire), il faut bien occuper Vic et Wendy. Pour Vic, les scénaristes ne se sont pas foulés : elle ne fait quasiment rien et tant mieux. Pour Wendy en revanche, c'est quasiment trois storylines pour le prix d'une ! Y'en a-t-il une intéressante dans le lot ? Oui, quand même. C'est celle avec qui sa fille, Maddy, qui m'a plu. La petite grandit, s'intéresse aux garçons et a un peu de mal à vivre tout cela dans l'ombre de sa grande mère, belle et brillante. C'est un peu cliché, c'est pas spécialement bien amené mais ça m'a touché. La scène de discussion entre la mère et la fille était toute simple, sans prétention. Donc assez réussie. En revanche, les deux autres histoires de Wendy sont moins intéressantes. Voilà que Shane joue le grand macho qui a besoin de voir sa femme rester à la maison. Attitude pitoyable et qui sort un peu de nulle part. On passe. On passe aussi les problèmes de Wendy pour mettre son nouveau projet de film sur pied. C'est sans intérêt.

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// Bilan // Ce qui est "bien" avec Lipstick Jungle, c'est que l'on ne sait jamais à l'avance si l'on va tomber sur un bon épisode, un épisode moyen ou un mauvais épisode. Cette fois, c'était pas mal. Merci à Kim Raver qui tient le show à bout de bras toute seule depuis le début.   

 

28 décembre 2008

Lipstick Jungle [2x o9]

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Chapter Sixteen : Thanksgiving // 3 4oo ooo tlsp.

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   Au concours de "la vieille retraitée de la télévision la plus laide (après s'être faite tirée de partout)", Mary Tyler Moore gagne haut-la-main ! Encore que Joan Van Ark lui fait une sérieuse concurrence. Qu'est-ce qu'attendent les producteurs de Nip/Tuck pour l'engager ? Je pressens que Brooke Shields finira également comme ça. Elle a déjà commencé le gros oeuvre. En tous cas, j'aime beaucoup la mère de Wendy. Toujours une vacherie bien sentie à balancer. Elle est une des seules à nous faire sourire dans cet épisode absolument catastrophique. On dirait que les producteurs de la série sont allés débaucher des scénaristes de Prison Break tant on a jamais fait pire niveau subtilité. Afin de fêter dignement Thanksgiving, Wendy a décidé d'organiser une belle soirée avec ses amies (qui n'ont apparemment pas de famille). Evidemment, rien ne va se passer comme prévu ...

   Il y a d'abord ce cher Shane, le mari de Wendy, qui doit réconforter son agent qui vient de perdre son chien et qui a besoin de quelqu'un pour l'enterrer. C'est presque couillu d'oser une storyline pareille. Ou devrais-je dire un prétexte pareil. Le but, que l'on comprend instantanément, est de se faire rapprocher Shane et cette femme. Ca se voulait drôle et décalé, c'est parfaitement ridicule. Le jeu de Vanessa Marcil n'aidant pas. NBC a voulu profiter de Lipstick Jungle pour recaser ses acteurs de Las Vegas. Il y a aussi James Lesure qui joue le patron de Nico. Comme la série, ses acteurs étaient mauvais. C'était donc une très mauvaise idée. Le dîner ne va pas se passer comme il aurait dû pour Nico. Pourquoi ? Parce que Megan, la maîtresse de son mari, a eu la merveilleuse idée de lui confier son bébé le temps de quelques jours. Voire plus. Ca aurait pu être marrant de voir Nico en maman d'un jour mais c'est malheureusement bien trop cliché. Kirby et elle n'arrivent pas à faire taire le bébé. C'est Shane qui le calme parce qu'il a déjà eu deux enfants bla bla bla ... A chier. Ca aura sûrement attendri la ménagère friande de ce genre d'idioties. Je passerai sur cette scène ridicule où Nico se promène dans un parc et où une passante lui dit combien elle est chanceuse d'avoir un si beau bébé. Le truc qui ne sonne PAS DU TOUT faux ! Pour finir, Victory se remet tant bien que mal de l'affront que lui a fait le vilain Joe en s'occupant d'une grosse dame qui a besoin d'une robe de mariée. On nous sort un piteux discours sur la beauté intérieure qui n'a rien mais vraiment rien à faire là.

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// Bilan // Hormis une ou deux répliques, on tient là l'un des plus mauvais épisodes de la série ! Les fêtes, ça ne lui réussit pas. Déjà, l'épisode spécial Halloween était une belle horreur. Rebelote pour Thanksgiving.