11 mai 2014

Grille NBC [Prédiction Finale]

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 NBC a fait ses choix pour la saison 2014/2015 en commandant les dramas ALLEGIANCE, STATE OF AFFAIRS, THE MYSTERIES OF LAURA, ODYSSEY et CONSTANTINE. Ainsi que les comédies MARRY ME, A TO Z, BAD JUDGE, MISSION CONTROL et ONE BIG HAPPY. Avaient déjà été commandées MR ROBINSON, UNBREAKABLE KIMMY SCHMIDT, HEROES REBORN, A.D. AFTER THE BIBLE, EMERALD CITY, AQUARIUS et THE SLAP US.

 

GRILLENBCFINALE

 

   Ayant fait d'assez bons pronostics lors de mon "bilan et prédictions" de NBC (un sans faute même côté drama), je n'ai quasiment rien changé à ma première grille. J'ai simplement remplacé Growing Up Fisher, annulée, par Unbreakable Kimmy Schmidt. Je ne suis pas très confiant pour la double dose de Parks And Recreation le vendredi, mais que peut bien en faire la chaîne ? J'ai quand même l'impression qu'elle veut s'en débarrasser rapidement. Et elle ne fait même pas office de bon joker de mi-saison...

- State Of Affairs doit être lancée après The Voice afin de lui assurer le meilleur lead-in possible. NBC a besoin d'un deuxième hit à la Blacklist. Allegiance, plus feuilletonnante, devra certainement affronter Scandal, ce qui n'est pas chose aisée. Mais il faut le tenter ! Odyssey pourra prendre sa place à la mi-saison si NBC a la sagesse de ne faire que 13-15 épisodes de chacune d'entre elles. The Mysteries Of Laura est sympathique et tout ce que l'on veut, mais pas suffisamment puissante/méritante pour obtenir le post-The Voice. De même que Debra Messing n'a pas le même potentiel que Katherine Heigl en terme d'attractivité auprès du public et des 18/49 ans plus particulièrement. 

- Côté comédie, laisser About A Boy après The Voice le mardi serait sage, mais cela empêcherait aussi à une nouveauté d'en profiter. Un duo Marry Me/ A To Z fait sens. Elles sont compatibles entre elles mais aussi avec l'émission musicale. J'avais envie de proposer The Biggest Loser le jeudi 20h, pour que The Blacklist ait une rampe de lancement solide, mais NBC ne peut pas tellement se permettre de trop attendre pour faire revenir About A Boy. Pourquoi pas lui associer Unbreakable Kimmy Schmidt ? Pas pour une question de compatiblité parce que je ne pense pas qu'elles le soient tellement. Simplement parce que les quatre autres comédies commandées n'ont pour le moment droit qu'à 6 épisodes ! C'est étrange, mais ça veut peut-être dire que NBC envisage de les diffuser dans un carré éphèmère de 6 semaines, pourquoi pas pendant une longue pause de The Blacklist. En plus, elles sont toutes assez girlies, en tout cas Bad Judge et Mission Control. One Big Happy pourrait venir s'y glisser, bien que ce soit une multi-camera. Et Unbreakable y finirait sa saison 1 (de 13 épisodes). Ensuite, Mr Robinson rejoindrait About A Boy pour le reste de la saison.

- NBC a par ailleurs beaucoup de mini-séries à proposer à la mi-saison ou à l'été. Je l'imagine assez bien choisir Heroes Reborn pour son post-Superbowl et la proposer le lundi soir en attendant le retour de The Voice pour son deuxième cycle. Elle pourrait l'associer à Constantine de DC Comics. Le duo fait sens. Le dimanche soir au printemps, en l'abscence du Sunday Night Football, NBC a tout intérêt à proposer la suite de The Bible, A.D. After The Biblelà où elle a cartonné en 2012 sur History. Donc à 21h. Et elle pourrait soit diffuser les épisodes deux par deux, soit lui associer Emerald City, une version du Magicien d'Oz à la sauce Game Of Thrones. Aquarius et The Slap pourraient compléter l'offre du dimanche soir jusqu'à la fin de la saison ou être conservées l'une et/ou l'autre pour l'été.

- Hannibal pourra revenir dans la case du vendredi 22h sans problème au printemps, avec un retour de Dateline à 20h. Quant à la dernière saison de Parenthood, je ne la vois franchement pas dans la grille de rentrée. Revenir au mardi 22h aurait été une idée séduisante, mais l'enjeu étant nul, disons qu'elle reviendra là où il y aura de la place. Le dimanche 20h au pire ?

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07 mai 2014

NBC Pilotes 2014/2015 [Bilan & Prédictions]

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TOP DRAMAS

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1. ALLEGIANCE (aka COERCION)

2. ODYSSEY

3. SALVATION

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4. TIN MAN

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5. THE MYSTERIES OF LAURA

6. BABYLON FIELDS

7. CONSTANTINE

8. STATE OF AFFAIRS

 Déjà commandées : SHADES OF BLUE / AQUARIUS / EMERALD CITY

THE SLAP (US) / A.D. AFTER THE BIBLE

 

   Grâce à The Voice, The Blacklist et les J.O., NBC a connu une bien plus belle saison que les précédentes et cela devrait logiquement continuer l'année saiso prochaine si la chaîne avance intelligemment ses pions. Après s'être concentrée sur la refonte du lundi, du mardi et dans une moindre mesure du mercredi, il va lui falloir s'attaquer une bonne fois pour toutes au jeudi, lequel a absolument besoin d'être revu de fond en comble (on ne peut que préconiser un déplacement de la série avec James Spader à 21h). Avec de nombreuses commandes de séries et mini-séries sans passer par la case pilote, NBC se veut agressive. Défileront donc au cours de la saison Heroes Reborn (la blague de l'année en 13 épisodes), A.D. After The Bible, Emerald City (10 épisodes), Shades Of Blue (13 épisodes), Aquarius (13 épisodes) et The Slap (US) (8 épisodes), certaines seront sans doute décalées à l'été.

   Du coup, NBC a commandé assez peu de pilotes de dramas et devrait en valider au moins la moitié. Honnêtement, j'ai trouvé l'ensemble un peu faiblard, pas de réel coup de coeur, mais Allegiance et Odyssey restent les deux évidences qui donneront, j'espère, autre chose que Believe et Crisis. Elles sont ambitieuses, thrilleresques, très feuilletonnantes, des propositions qui restent grand public mais exigentes. J'avais peur qu'elles soient en concurrence mais il semblerait que NBC puisse commander les deux. J'imagine davantage Odyssey à la mi-saison, avec un nombre d'épisode réduit entre 10 et 13. Mais pour tout dire, Allegiance a tout intérêt à bénéficier d'une saison façon câble également, ce qui fait qu'elles pourraient aisément partager la même case. 

   State Of Affairs, qui emprunte (vole ?) beaucoup à Scandal et Homeland est plus procedural, plus proche d'un The Blacklist, et devrait ainsi logiquement obtenir la case post-The Voice du lundi. Katherine Heigl, qui tient le rôle principal, a la capacité d'attirer à la fois les femmes et les 18/49 ans. Je n'aurais pas beaucoup miser sur The Mysteries Of Laura à l'origine, mais les dirigeants de la chaîne seraient déterminer à l'intégrer à leur grille, où elle ne fera pas long feu je pense. Je la trouve amusante, efficace, mais très inconséquente. C'est plutôt pour 20h. Quant à Constantine, elle aurait pu former un duo avec Grimm le vendredi mais elle me semble un peu trop chère pour cela. Je l'imagine de toute façon davantage apparaître à la mi-saison. Son pédigrée (DC Comics) fait que réussie ou non, elle devrait être de la partie ! Il ne serait pas fou de l'associer à Heroes Reborn... Dans le genre science-fiction, Tin Man (un peu trop Almost Human-esque sans doute) et Babylon Fields (Resurrection bis) me semblent hors-jeu. Reste le cas Salvation. J'ai trouvé le script de ce soap osé et excitant mais j'ai bien peur que NBC ne le tente pas, tout comme Hatfields & McCoys l'an passé, estimant que ça ne lui correspond pas. Je la vois mal fonctionner effectivement...

Pour récapituler, je prédis les commandes de : ALLEGIANCE, ODYSSEY, STATE OF AFFAIRS, THE MYSTERIES OF LAURA et CONSTANTINE. 

 

TOP COMEDIES

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1. OLD SOUL

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2. BAD JUDGE

3. A TO Z

4. MISSION CONTROL

5. ONE BIG HAPPY

6.  FEED ME 7. TWO TO GO

8. LOVE IS RELATIVE 

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9. MARRY ME 10. THE MASON TWINS 

11. ELLEN MORE OR LESS 12. THE PRO

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13. LIFESAVER

 Déjà commandées : TOOKEN (61074943-bis)

/ MR ROBINSON

 

    L'ancienne reine de la comédie à l'époque de la Must See TV n'a cessé de plonger dans les abysses, la fin de The Office marquant un tournant dramatique pour les jeudis soirs de NBC où les audiences ont été toute l'année abyssales. Les flops se sont enchaînés à la vitesse de la lumière (The Michael J. Fox Show, Sean Saves The Word, Welcome to the family) tandis que les séries plus établies sont tombées encore plus bas qu'on ne l'aurait imaginé. Malgré tout, Parks And Recreation et Community devraient revenir pour un dernier tour de piste, pour la forme et surtout pour la syndication. NBC s'est cependant donné du mal pour trouver des remplaçantes de choix, tapant dans à peu près tous les genres et prenant des risques. Mais avec 13 pilotes commandés en plus de celles déjà prises (Tooken -13 épisodes- et Mr Robinson -6 épisodes-) et celles de retour (vraisemblablement About A Boy et Growing Up Fisher, boostées par The Voice), les places sont chères...

    Parmi les pilotes à mon sens réussis mais mal partis pour être commandés, Love Is Relative et Two To Go se posent là. Le premier parce qu'il est d'une trop grande vulgarité pour passer sur un network (mais alors pourquoi le commander ??), le second parce qu'il a en A to Z et Marry Me deux concurrentes très sérieuses dans le genre de la comédie romantique, bien mieux parties aux dernières nouvelles. Personnellement, je n'ai pas été hyper emballé par Marry Me mais venant de l'équipe de Happy Endings je reste confiant. Mon coup de coeur comédie toutes chaînes confondues c'est Old Soul, qui DOIT être commandée, qui a la capacité de plaire à un très large public et qui devrait ravir les critiques. The Pro n'a pas mes faveurs malgré Rob Lowe car c'est pile le genre de série que NBC fait depuis plusieurs années et qui se vautre à chaque fois. The Mason Twins est trop moyenne. Ellen More Or Less est produite par Jason Katims, c'est un bel atout, mais il semblerait que ce soit surtout l'actrice principale, une petite nouvelle, qui ait convaincu, plus que le pilote en lui même. Un talent deal pour mademoiselle ? Quant à Lifesaver, c'est le truc le plus nul que j'ai lu cette saison, de loin. Je ne vois même pas comment un pilote a pu être commandé. J'ai cru comprendre que j'étais loin d'être le seul à avoir cet avis. Donc non, vraiment non merci. Feed Me est un excellent pilote qui n'a pas DU TOUT sa place sur NBC. C'est du Showtime. 

   Le cas One Big Happy est problèmatique : il s'agit de la seule multi-camera qui peut prétendre à une commande, mais elle sera donc seule sur la grille. Ca n'a pas réussi cette saison à Undateable qui se retrouve diffusée pendant l'été (mais que NBC a quand même l'air de soutenir). Et en même temps, le pilote est vraiment bon, le casting est top... C'est un back-up de choix. Et faire plaisir à Ellen DeGeneres, qui en est la productrice, ne peut pas faire de mal... Reste le duo Bad Juge / Mission Control, tous deux réussis et attrayants, l'un pour Kate Walsh, l'autre pour son originalité. Ils ont le point commun d'être produits par Will Ferrell, ce qui laisse supposer qu'un seul des deux aura sa chance. Comment choisir ? Mon intuition me dit que ce sera la comédie avec Krysten Ritter...

Pour récapituler, je prédis les commandes de : MARRY ME, A TO Z, OLD SOUL, ONE BIG HAPPY, MISSION CONTROL.

 

Et voici une grille imaginaire, qui vaut ce qu'elle vaut (j'attends vos commentaires) :

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06 mai 2014

Unbreakable Kimmy Schmidt [Pilot Script]

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UNBREAKABLE KIMMY SCHMIDT (aka TOOKEN)

Comédie (Single-Camera) // 22 minutes

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Ecrit et produit par Robert Carlock (Friends, Joey, 30 Rock, Saturday Night Live) & Tina Fey (30 Rock, Saturday Night Live, Lolita Malgré Moi). Co-produit David Miner (30 Rock, Brooklyn Nine-Nine, Parks And Recreation). Réalisé par Tristram Shapeero (Community, Parks And Recreation). 13 épisodes commandés. Pour NBC, Universal Television & Little Stranger. 39 pages.

 Kidnappée lorsqu'elle était adolescente, Kimmy a passé 15 ans au sein d'une secte, entourée de quatre autres filles de son âge, en pensant qu'elle était l'une des seules survivantes de l'Apocalypse. Le jour où elle est enfin libérée, c'est un tout nouveau monde qui s'ouvre à elle, rempli d'infinis possibilités. Devant ses yeux innocents et éblouis, New York lui semble gigantesque et c'est là qu'elle est bien décidée à refaire sa vie, même si elle n'a aucune idée de ce qu'elle veut en faire...

Avec Ellie Kemper (The Office, Mes meilleures amies, 21 Jump Street), Titus Burgess (30 Rock), Sara Chase, Lauren Adams...

 

   Ce script est GE-NIAL. Et le potentiel de cette future série E-NORME. J'ai un peu hésité à donner les 3 étoiles et demi (la seule côté comédie à les décrocher cette saison est Old Soul, toujours sur NBC) mais je trouve qu'elle les mérite franchement pour son originalité, sa fraîcheur, son intelligence et sa drôlerie. Et moi qui n'y suis pourtant pas fan d'Ellie Kemper que je connais peu puisque je n'ai pas suivi The Office, je trouve qu'elle inspire de belles choses aux scénaristes. C'était déjà elle qui tenait le rôle principal de mon pilote coup de coeur de la saison dernière, Brenda Forever, malheureusement pas commandé en série. Ma foi, Tooken peut être un très agréable lot de consolation bien que très différent. Je comprends aisément pourquoi la chaîne n'a pas estimé utile de passer par la case pilote et d'en commander directement 13 épisodes. Certes, c'est aussi pour faire plaisir à Tina Fey, co-scénariste et co-productrice, mais rien ne les y obligeait après tout...

    Comme vous pouvez déjà le constater avec le synopsis : Tooken démarre de manière totalement étonnante ! Le point de départ est un fait divers atroce, mais en une scène, les scénaristes parviennent à en faire quelque chose de tordant tant c'est improbable. On assiste à la libération des cinq (plus ou moins) jeunes femmes. Une SWAT Team du FBI débarque dans une pièce qui ressemble à une chapelle alors que les soeurs sont en train de fêter Noël en se faisant des petits cadeaux. On les voit alors sortir une à une d'une trappe donnant directement sur un champ, ainsi que leur bourreau, un prêtre inquiétant, menotté. Les journalistes sont nombreux à les attendre et c'est à travers leurs reportages que leur histoire tragique nous est racontée : elles ont toutes été kidnappées il y a 15 ans, personne ne les a jamais retrouvées. Et elles étaient là, dans le village où elles ont disparu, mais sous la Terre. Puis bam, générique ! Lequel est chanté, avec des paroles très amusantes, façon comédie musicale de Broadway. La scène suivante se déroule... au 30 Rock !

   Les filles sont les invitées du célèbre journaliste Matt Lauer au morning show Today, à New York. Leurs réponses aux questions sont hilarantes. Elles sont totalement déconnectées de la réalité, et pas seulement parce qu'elles n'ont effectivement connu que leur réalité pendant des années. Une d'entre elles est franchement débile; une autre est encore complètement amoureuse du prêtre, syndrome de Stockholm à l'extrême; il y a une espagnole qui ne parle pas un traitre mot d'anglais et qui se moque de ses copines en espagnol, sous-titres à l'appui; et puis il y a Kimmy, notre héroïne toute discrète, émerveillée. On ne peut que l'aimer en fait, elle est absolument adorable. Et elle nous fait de la peine aussi quand elle sort de l'émission et qu'elle annonce aux autres que puisqu'aucune famille ne l'attend, elle a décidé de rester ici et changer de vie. Il faut noter qu'elle a reçu une forte somme d'argent pour la dédomager du préjudice moral (la justice n'a pas traîné !). De quoi bien commencer... Oui enfin sauf qu'elle perd son sac rempli de billets peu de temps après ! Elle est disons un peu distraite.

   Viennent ensuite des plans successifs hyper drôles où elle découvre la vie à New York, déambulant dans les rues. Elle libère par exemple les chevaux des calèches de Central Park. On reverra l'un d'eux un peu plus tard sous forme de clin d'oeil en train de galoper dans la rue. Elle applaudit dans le métro, se croyant comme à Disneyland. Et là, elle fait la rencontre qui va changer son destin. Un couple d'hommes se dispute violemment sur le pas d'une porte, les vêtements et les objets volent, les insultes fusent, elle n'en revient pas. Elle finit par s'approcher de Titus, un grand black efféminé, essaye de le réconforter après le départ de son ami. Je ne vais pas tout vous raconter dans le détail mais en gros, après avoir été méfiant, il accepte qu'elle s'installe chez lui et les voilà partis en boîte de nuit. C'est évidemment la première fois de Kimmy dans un tel endroit. Elle est vierge, mais pas si farouche et, l'alcool aidant, elle se laisse séduire. Évidemment, ça se termine mal. Il se passe encore plein d'autres choses mais je vous laisse découvrir tout ça dans quelques mois. 

   Le script se termine par une note des auteurs où ils expliquent ce que représente l'héroïne pour eux -l'innocence incarnée, poussée à l'extrême- ce qu'ils veulent raconter à travers la série -"It's the ultimate 'starting over' story"- les grands thèmes qui seront abordés par la suite, les guests qu'ils aimeraient recevoir (Jane Krakowski, Bill Hader, Frances McDormand...). Ils donnent même quelques exemples d'intrigues à venir, très prometteuses, mais aussi la description rapide de quelques personnages qui croiseront la route de Kimmy. "She is not unlike Mary Tyler Moore or Hannah Horvath, she just has a much more extreme set of given circumstances. She is part pure innocent, like Will Ferrell in “Elf”, but she is also part wily survivor, like a young John McCain." 

   L'excellent pilote de Tooken est la promesse d'une comédie absolument charmante, à la fois totalement barrée et infiniment touchante, qui amuse autant qu'elle étonne et qu'elle émeut. On retrouve le ton si particulier de Tina Fey, avec des bouts de Liz Lemon, des références à la pop culture, particulièrement à la télévision, des situations improbables, des personnages secondaires parfaitement croqués et instantanément drôles. Il y a là le potentiel pour partir à chaque épisode dans un nouveau délire, sans répondre à trop de règles. Tooken inspire une grande liberté, c'est une bouffée d'air frais. Je suis déjà fan. 

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03 mai 2014

Two To Go [Pilot Script]

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TWO TO GO

Comédie (Single-Camera) // 22 minutes

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Ecrit par Bryan Shukoff & Kevin Chesley (The Hard Times of RJ Berger). Réalisé par Craig Zisk (United States Of Tara, Nip/Tuck, Brooklyn Nine-Nine). Produit par Jason Bateman (Growing Up Fisher) & Steve Burgess (The Office US, Super Fun Night). Pour NBC, Universal Television, Aggregate Films & David Janollari Entertainment. 33 pages.

Amis de longue date, Kurt et Laura sont faits l'un pour l'autre. Du moins, c'est ce que pense leur entourage qui tente sans cesse de le leur prouver. Alors qu'ils sont les derniers célibataires de leur groupe d'amis, ils décident de coucher ensemble, juste pour voir, et ils ne vont pas tarder à la regretter...

Avec Christine Woods (Flash Forward, Hello Ladies, Go On), Michael Stahl-David (Cloverfield, My Generation, The Black Donnellys), Echo Kellum (Ben & Kate, Sean Saves The World), Angelique Cabral (Enlisted), Dana DeLorenzo, Kim Shaw (I Just Want My Pants Back)...

 

   Décidément, NBC a réussi à dégoter pour cette saison des pilotes de beaux projets côté comédies. Dans un tout autre style que A to Z ou Love Is Relative, Two To Go est une sorte de Happy Endings avec des personnages un peu plus adultes, déjà parents pour certains, sur le point de se marier pour d'autres, où le point de départ importe finalement peu, le but étant simplement d'enchaîner les scènes amusantes voire franchement drôles en compagnie d'une bande d'amis attachants. La base quoi. Et ça fonctionne franchement super bien sur le papier !

   On doit Two To Go à deux auteurs débutants qui n'ont quasiment rien fait précédemment mais qui ont clairement un ton, un style, qui leur est propre et qui, je le répéte, se rapproche de Happy Endings si une comparaison devait être faite. Le pilote est rythmé, fluide et chaleureux. On sent très vite que ces six là pourraient très rapidement beaucoup nous plaire. Et même s'il y a un couple central, qui n'est d'ailleurs pas (encore) tout à fait un couple, les deux autres ne sont pas en reste, ils ne font pas office de faire-valoir. Commençons par eux d'ailleurs. Il y a donc Anne et Nick, mariés depuis quelques années, parents de deux enfants, et bien partis pour divorcer selon les prostonics de leurs très encourageants amis. Ils n'ont à peu près rien en commun et passent leur temps à se chamailler. Eux pensent que c'est leur force et on aurait tendance à leur donner raison. Ils vivent dans leur petit monde à eux que l'on prend plaisir à découvrir. Leur complicité est parfaite et leurs répliques de très bonne facture. Il y a un bon équilibre entre la vanne pour la vanne et la blague qui en dit long sur leur couple. Nous avons ensuite Darcy et Rachel, un couple de lesbiennes classique avec la butch et la beauté. Elles viennent de se fiancer et paniquent à l'idée de de se marier, notamment Darcy qui ne l'avait jamais vraiment souhaité ni envisagé étant donné que c'était encore impossible pour deux femmes de se marier quelques mois en arrière. Alors elles se prennent gentiment la tête, mais c'est mignon, adorable même et super moderne. On les aime d'emblée. Darcy a un humour ravageur, notamment quand elle se retrouve avec les mecs de la bande. Il y a quelques scènes avec les "garçons" d'un côté et les filles de l'autre qui fonctionnent à merveille.

   Puis on en vient donc à nos deux héros : Kurt et Laura. Lui est du genre à enchaîner les conquêtes sans jamais s'attacher, ce que Laura trouve immonde car cela le conduit souvent à faire des coups vraiment pas cools à ses copines, et il la force à en être complice; elle sort tout juste d'une rupture difficile et essuie les échecs depuis plusieurs années, une poisse en amour qui ne semble pas vouloir s'arrêter. Leur alchimie est évidente, leurs amis la pointe du doigt depuis des années. Eux ont toujours refusé cette idée, estimant qu'ils se connaissent vraiment trop bien, dans le moindre des détails scabreux, un peu comme un couple qui a vécu ensemble pendant 40 ans. Sauf qu'ils n'ont jamais été un couple et n'ont jamais vécu ensemble. Après une soirée arrosée, ils se disent qu'après tout, foutu pour foutu, ils feraient bien d'essayer. La scène où ils se lancent est très drôle. Ils sont très embarrassés et disent et font un peu n'importe quoi. Le lendemain, l'alcool en moins, ils ont honte de leur comportement, ils ne sont pas du tout satisfaits de leur nuit passée ensemble, et se font la promesse de ne jamais en parler à leurs amis ! Là encore, passage très drôle lorsqu'ils se retrouvent à devoir parler de tout ça avec des mots codés car les enfants d'Anne et Nick sont avec eux en train de jouer ! 

   Two To Go est vraiment le genre de comédie ultra-efficace qui repose entièrement sur d'excellents dialogues et des personnages bien croqués, une bande de potes que l'on prend plaisir à retrouver semaine après semaine. Ce n'est pas d'une originalité folle mais ça marche à fond. Toutefois, si NBC ne doit en choisir qu'une dans ce style, A To Z a plus de chances, voire Marry Me si l'on s'en tient aux dernières tendances des pilotes les plus en vus...

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30 avril 2014

Feed Me [Pilot Script]

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FEED ME

Comédie (Single-Camera) // 22 minutes

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"The goal of sexual intercourse" (Pilot) Ecrit et produit par Sally Robinson (Dirt). Réalisé par Michael Trim (Weeds, Orange Is The New Black, Parks And Recreation). Pour NBC, Universal Television & Witt-Thomas Productions. 42 pages.

Emma et Will, la cinquantaine, se sont aimés, se sont mariés, ont fait des enfants, mais aujourd'hui leur couple dont tout le monde enviait la stabilité bat de l'aile. Elle ne sait plus très bien si elle l'aime encore. Lui la trompe avec une femme bien plus jeune. Lorsqu'elle le découvre, dans des circonstances dramatiques, toute la famille d'Emma, ses parents, ses frères et ses belles soeurs, s'unissent malgré leurs différends pour l'aider à traverser cette épreuve... 

Avec Mary-Louise Parker (Weeds, A La Maison Blanche, Angels In America, Red), Ethan Peck (10 Things I Hate About You), Ed Quinn (Eureka), Toks Olagundoye (The Neighbors), Andrea Parker (Le Caméléon, Desperate Housewives), Hart Bochner (The Starter Wife, Piège de Cristal), Debra Monk (Grey's Anatomy, Damages)...

 

   Non, ce n'est pas une erreur. Ceci est bel et bien une comédie. Dans le format en tout cas. Enfin une comédie noire. C'est ainsi que le show a été présenté lors de son développement et je vous le confirme : noir c'est noir. Feed Me est plus proche dans l'esprit de Weeds, Nurse Jackie, United States Of Tara ou encore The Big C, qui parvenaient tout de même à être plus légères, bref tout ce dont nous a régalé Showtime pendant plusieurs années, que de n'importe quelle autre comédie de network, de NBC ou d'une autre. En fait, je n'ai pas le souvenir d'avoir ri une seule fois à la lecture de ce script. Il m'a ébloui par son intelligence et sa finesse, mais certainement pas par son humour. Je ne sais pas ce qui a pris à NBC de commander ce pilote, ni même de le développer en premier lieu, mais le patron de la chaîne, ancien président de Showtime, n'a clairement pas compris qu'il avait changé de crèmerie...

   C'est un pilote difficile à décrire tant il est étrangement construit, même pour une série du câble d'ailleurs. Il commence dans une église par un dialogue face caméra entre Ned, l'un des fils de la famille, le plus jeune, très séduisant, homme à femmes, et une vieille nonne, que l'on ne reverra plus et dont on entendra plus parler. Et le texte est très flou, mêlant préceptes religieux et allusions sexuelles. Le sexe est au centre de ce premier épisode -mais pas nécessairement de la série en devenir- comme son titre l'annonce : "The goal of sexual intercourse". La phrase qui revient tout au long des 22 minutes, prononcée par l'héroïne, Emma, est d'ailleurs la question suivante : "What is the goal of sexual intercourse?" Elle la pose à tous les membres de sa famille, à son mari aussi avant qu'il ne fasse une crise cardiaque alors qu'il baise sa maîtresse dans un motel. Chacun a une réponse différente à apporter, de la plus idiote et simpliste à la plus élaborée, et chacun révèle à travers elle un pan de sa personnalité et sa philosophie de vie. "Sex doesn't have a goal" pense Will. "To fold your soul into the soul of another until there is no separateness and you see the Divine" répond Ned. "It changes as we change" déclare sa belle soeur. "To free ourselves from the burden of self-awareness and embrace the nameless passion of life" selon une infirmière de l'hôpital où Will est admis. "The goal is to release the tension" estime le père d'Emma. Le portrait de chaque protagoniste principal est magnifiquement écrit, avec une grande sensibilité. C'est très agréable à lire, très classieux, très littéraire. Mais ces mots, les futurs téléspectateurs ne les liront ni ne les entendront jamais. Malgré tout le talent du réalisateur, je ne vois pas comment il pourrait exprimer toutes ces idées en images.

    Emma est un personnage assez fascinant, très éloigné de Nancy Botwin -ce serait un plaisir de découvrir Mary-Louise Parker dans un autre registre- une prof de maths à l'esprit très cartésien, dévouée à son mari, déprimée depuis que ses enfants sont partis de la maison, qui souffre de quelques troubles obsessionnels compulsifs, qui a la manie de faire des listes pour tout, qui n'a plus eu d'orgasmes depuis des années alors elle simule... de plus en plus sujette aux idées noires, elle subit la tromperie de son mari avec un mélange de force, de désespérance et de soulagement qui la pousse presque à commettre l'irréparable en le débranchant du moniteur qui le tient en vie. Mais elle ne le fait pas. Will, quant à lui, est -je cite car je trouve ça très beau- "an explorer without an expedition, a poet without words". On pourrait le détester mais on a au fond de la pitié pour lui. Il a l'air de se sentir très seul, très malheureux, le coeur vide. Je ne vais pas vous faire le portrait des cinq ou six autres personnages mais ils sont en tout cas tous en dehors des clichés habituels des comédies familiales. Ils sont ambivalents, sur la brèche, assurément d'une grande richesse mais pas forcément très sympathiques. Les répliques aussi sont riches, fortes, référencées. On est en plein dans un film américain indépendant, un film d'auteur, comme en témoigne par exemple ce passage : "You think she won't tell me? Did you see what that girl did to Yves Montand? Dug him up out of his grave for a DNA sample. He was dead, but he wasn't finished being a father. She pulled him out of his final resting place, how about that? It's never over." C'est moins percutant hors contexte sans doute, mais avouez que c'est inattendu. C'est du HBO. 

   Le pilote élégant de Feed Me est une présentation très soignée d'une famille dysfonctionnelle moderne dans toute sa splendeur, avec ses contradictions, ses douleurs, ses doutes, qui dégage cependant beaucoup d'amour. On a envie de s'attacher à eux car ils font appel à la partie la plus sombre qui dort en nous. Mais ce n'est en aucun cas une série de network. Un Parenthood super dark. D'ailleurs, elle raconte au fond quelque chose de si banal qu'elle ne trouverait certainement pas non plus preneur sur le câble. Peut-être sur une chaîne comme Sundance Channel à la limite. Feed Me est un bijou déjà mort né.

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26 avril 2014

Love Is Relative [Pilot Script]

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LOVE IS RELATIVE

Comédie (Multi-Camera) // 22 minutes

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Ecrit, produit et réalisé par Dan Mazer (Borat, Brüno, The Dictator, Ali G, Mariage à l'anglaise). Pour CBS, 20th Century FOX Television, 3 Arts Entertainment & Good Humor Television. 40 pages. 

Nate et Rose voient leur petit train-train quotidien transformé lorsque Josh, le frère de la jeune femme, s'intalle chez eux après une rupture douloureuse. Ils vont alors voir leur mariage sous une toute nouvelle perspective... 

Avec Leslie Bibb (Popular, Urgences, GCB, About A Boy, Iron Man), Jason Jones (Queer As Folk US, The Hit Girls), Barry Rothbart, Utkarsh Ambdukar (The Mindy Project, The Hit Girls)...

 

   Non, ce pitch ne fait pas du tout envie. On en a des comme ça tous les ans, une dizaine. Et ça donne au bout du compte des How To Live With Your Parents... et compagnie, sympathiques avec un peu de chance mais vraiment pas brillants. Le cas de Love is relative est complètement différent : le scénariste Dan Mazer part d'une histoire basique pour en faire quelque chose de flamboyant. Brillant, je n'irai pas jusque là. Tout dépend de votre type d'humour en fait, si vous en avez un. Mais il suffit de regarder la liste des films dont il a écrit le scénario pour vous faire une petite idée... Borat, The Dictator & co sont très spéciaux. Potaches n'est pas un mot assez fort pour les décrire. Ils vont loin dans le délire. Ils osent tout. Pour moi, c'est trop. 2h de Sacha Baron Cohen, je ne peux pas. Mais 20 minutes sans Sacha Baron Cohen, en revanche, ça passe étonnamment ben ! 

   Love is relative est en fait le genre de comédie que l'on ne voit qu'au cinéma, pas à la télévision. Du moins pas sur un network. Parce qu'il y a des régles de bienséance à respecter. Parce qu'on ne peut pas tout dire et tout montrer. Mais c'est en même temps complètement débile. Ces mêmes films passent un jour ou l'autre à la télévision. Oui mais sur le câble. Alors disons que c'est une comédie qui a une histoire networkienne à souhait mais un traitement câblé à mort ! Si NBC ose la commander, elle risque de fortement diviser les critiques et s'en prendre plein la tronche. Vous voyez ce qui s'est passé -à juste titre- pour Dads ? Ce ne sera rien à côté de ça. Rien ! Love is relative n'est pas raciste, ni offensante, mais elle vulgaire. Le genre de vulgarité qui vous crispe si vous n'êtes pas dans le bon état d'esprit. Le genre de vulgarité qui vous fait rire avec culpabilité. Les blagues de cul de 2 Broke Girls à côté, c'est du pipi de chatte. Love is relative ne fonctionne pas sur le sous-entendu, elle fonce tête baissée droit dans le sujet. Vous pourrez donc admirer une belle érection sous les draps, un dialogue surréaliste sur les poils pubiens de l'héroïne, des discussions autour du caca des bébés qui se loge sous leur prépuce (?!), une partie de sexe bestiale dans la chambre d'une petite fille, des héros qui en simulent une autre pour faire pester le petit frère... et un passage qui m'a fait crever de rire : au début du pilote, lorsque Josh surprend sa femme en train de se faire prendre sur la table de la cuisine, le monsieur qui l'honore continue malgré tout, puis finit par s'arrêter à la demande de Josh, avant de subtilement reprendre l'ébat avec des mouvements de bassin légers mais affirmés, s'arrête à nouveau avant que Josh n'explose, puis se retire, referme sa robe de chambre, pour mieux se tripoter en dessous... ! Voilà ce à quoi vous devez vous attendre en regardant Love is relative. Love it or hate it! 

   Love is relative, clairement, on aime ou on déteste. Soit NBC la commande telle quelle et là je dis bravo pour l'audace. Soit elle l'édulcore et la série perd alors tout son intérêt. La chaîne a suffisamment de bons pilotes de comédies pour ne pas forcément la sélectionner elle, mais je serais vraiment curieux de voir ce qu'elle peut donner de façon hebdomadaire et quelles réactions sa diffusion va entraîner... 

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20 avril 2014

A To Z [Pilot Script]

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A TO Z

Comédie (Single-Camera) // 22 minutes

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Ecrit par Ben Queen (Cars 2). Produit par Rashida Jones & Will McCormack. Pour NBC, Warner Bros. Television & Le Train Train Productions. 38 pages.

Andrew et Zelda vont sortir ensemble pendant huit mois, trois semaines, cinq jours et une heure. Ce programme de télévision, diffusé sur NBC, est le récit détaillé de leur histoire... de A à Z !

Avec Cristin Milioti (Once, How I Met Your Mother, Le Loup de Wall Street), Ben Feldman (Drop Dead Diva, Mad Men), Lenora Crichlow (Being Human UK, Back In The Game), Henry Zibrowski (Your pretty face is going to Hell), Christina Kirk (Girls) et la voix de Katey Sagal (Mariés, deux enfants, Touche pas à mes filles, Sons Of Anarchy)...

 

   Le pitch que vous venez de lire peut vous paraître étrange. Il s’agit en fait de l’exacte traduction de la phrase clé prononcée par la narratrice (la formidable Katey Sagal) par deux fois au cours du pilote, au début et à la toute fin. Et je suppose qu’en cas de commande, il fera aussi office de générique. Il est malicieux et méta. A to Z est un des scripts de comédies les plus originaux que j’ai lus jusqu’ici cette saison (et il m’en reste peu) et je vois très exactement pourquoi NBC ne pouvait pas ne pas en commander au moins un pilote. Et comme j’aime prendre des risques, je dirais même que je vois très exactement pourquoi NBC doit et va la commander en série.

   Tandis que CBS a elle-même sélectionné quelques projets qui ont pour but de prendre la succession de son hit de la décennie How I Met Your Mother, à commencer par le spin-off bien entendu, NBC débarque avec son projet à elle qui y ressemble par certains aspects tout en offrant une autre vision de la comédie romantique. Je pensais l’année dernière que le Mixology d’ABC avait le potentiel de devenir cette nouvelle comédie ultra-générationnelle. Vu les audiences, c’est cuit. Alors peut-être que je me trompe aussi avec A to Z, mais elle se donne du mal pour renouveler le genre. On pourra au moins lui reconnaître ça si les choses tournent mal. Je vous en remercie par avance. La ressemblance avec HIMYM est de toute façon surlignée au feutre fluo depuis que Cristin Milioti, l’interprète de la « mother », a été choisie pour incarner le Z de A to Z, la fameuse Zelda. Sans entrer dans la polémique autour du final de la série culte, un reproche que l’on pourrait faire à la dernière saison c’est de ne pas avoir utilisé au maximum l’actrice et le capital sympathie de son personnage. A to Z pourrait réparer cela, car Zelda n’est pas très différente d’elle.

   Andrew, le A, peut également faire penser à notre ami Ted. Carrément même. Il est ultra-romantique, sans doute un peu trop pour son bien, et désespère de trouver l’âme sœur. Son exemple, c’est ses parents, longtemps mariés et heureux jusqu’à ce que madame décède. Puis son père s’est marié, remarié et reremarié –là, il est instance de divorce avec… Roseanne Barr- cherchant encore et encore « the one ». Andrew écoute donc du Céline Dion dans sa voiture et travaille pour une société spécialisée dans les rencontres amoureuses, "Crush", concurrente directe d'"OkCupid". Au passage, le scénariste en fait une critique assez cynique mais très juste. Lors d’une réunion de travail, les patrons d’Andrew annoncent clairement que leurs résultats sont trop bons : trop de couples se sont formés grâce à eux, ils ont de moins en moins de clients et doivent donc s’arranger pour échouer davantage dans leurs matchings ! Je pensais que l'aspect comédie de bureau prendrait le pas sur tout le reste, mais ce n'est finalement pas le cas.  Il y a un petit côté Better Off Ted bienvenue dans cet aspect-là de la série. Les personnages secondaires en sont les employés et/ou les colocataires des héros : Stu, le pote pas très délicat potentiellement lourd, qui bosse avec Andrew dans la compagnie; Stephie, la mangeuse d'hommes qui a toujours de très mauvais conseils à donner à Zelda; et Lydia, la patronne de Crush, une blonde ambitieuse et terrifiante.

  Avec une narration à la Pushing Daisies, une ambiance à mi-chemin entre How I Met Your Mother et Better Off Ted et des personnages potentiellement attachants soutenus par une distribution solide, A to Z est une comédie romantique atypique et amusante dont on pourrait facilement tomber amoureux. Son point faible, c'est qu'elle est plus mignonne et touchante qu'hilarante. Un peu plus de comédie serait nécessaire en cas de commande. J'aimerais que NBC lui donne sa chance...

09 avril 2014

Old Soul [Pilot Script]

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OLD SOUL

Comédie (Single-Camera) // 22 minutes

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Ecrit et produit par Jon Fener (American Dad!, Happy Endings), Josh Bycel (Psych, Happy Endings, Scrubs) & Amy Poehler (Parks And Recreation, Saturday Night Live). Pour NBC, Universal Television, 3 Arts Entertainment & Paperkite Productions. 41 pages. 

A l'aube de ses 30 ans, Nadia ne sait toujours pas ce qu'elle veut faire de sa vie. Ses colocataires de son âge et les retraités dont elle s'occupe au quotidien sont tous d'accord pour dire qu'il faut qu'elle sorte davantage et s'ouvre un peu plus au monde, car ce qu'elle est actuellement c'est une vieille dame coincée dans le corps d'une jeune femme. Leurs conseils précieux et leur soutien sans faille vont lui être indispensables dans cette quête d'elle-même...

Avec Natasha Lyonne (Orange is the new black, American Pie), Ellen Burstyn (L'exorciste, Requiem for a dream, Big Love, Political Animals), Fred Willard (Modern Family), Rita Moreno (Happily Divorced, Oz, Chantons sous la pluie, West Side Story), Greta Lee (Girls), Nick Thune...

 

   Jusqu'ici, je n'avais pas eu de vrai gros coup de coeur pour un pilote de comédie cette saison, alors que j'en ai eu plusieurs côté drama. Bad Judge, One Big Happy, Mission Control, #Selfie ou encore Cabot College m'ont plu, mais pas autant que Old Soul qui est, à mon sens, un véritable petit bijou au charme fou. Quand on sait que la formidable Amy Poehler est impliquée dans l'écriture, ce n'est pas vraiment étonnant cela dit.

 Toutefois, je ne m'attendais pas à autant rigoler. Non parce que la force number one de ce pilote c'est son humour décapant, ses répliques qui font mouche quasiment à tous les coups et avec un casting aussi sympa que celui qui a été assemblé, ça ne peut qu'être hilarant à l'écran ! Pour vous le prouver, voici un petit florilège de passages qui m'ont fait beaucoup rire. "You usually date guys who look like they got killed off on “Game of Thrones.” !" / "Oh, I’m doing this all carrot and bacon diet. They say it helps you get rid of your baby weight." "You had a baby?" "Oh no. I mean the extra weight I’ve had since I was a baby." / "I wish I had Alzheimer's so I’d immediately forget what you just said." / "Hey, you know the rule. When you’re over seventy-five and twenty minutes late, we have to assume you’re dead." Et il y en a plein d'autres comme ça, et même meilleures. Je reconnais que sans le contexte, ça fonctionne peut-être un peu moins. Toutes les scènes avec les "vieux" sont très réussies. C'est d'ailleurs à se demander pourquoi il n'y a pas eu d'autres comédies avec des personnes âgées en héros depuis The Golden Girls. Dans tout un tas de comédies familiales, les grands-parents sont souvent ceux qui nous font le plus rire, bien qu'ils soient en général très secondaires. C'est une mine d'or et Old Sould l'a bien compris.

   Revue d'effectif : nous avons donc la tante de l'héroïne, Eileen, qui a battu plusieurs fois le cancer, qui en est à nouveau atteinte et qui est devenue lesbienne sur le tard. Elle n'a pas sa langue dans sa poche, mais à vrai dire ça s'applique aussi à tous les autres personnages, vieux ou jeunes, sans exception ! Leur relation est hyper émouvante. Il y a ensuite Whit, un vieux monsieur bougon mais adorable, encore très porté sur la chose. Rita et Hector, mariés depuis une cinquantaine d'années, anciens paroliers pour des comédies musicales de Broadway, un peu neuneus mais ultra cute. Et enfin Agnes, sauvage, cynique, solitaire. Les scénaristes ont eu la bonne idée de ne pas les réunir dans une maison de retraite, ce qui aurait été un peu glauque et claustrophobique. Ils habitent tous dans leurs propres appartements mais dans le même immeuble et Nadia leur sert de femme à tout faire. Nadia est un personnage d'emblée attachant, auquel on peut facilement s'identifier qui plus est. Son humour m'a un peu fait penser à celui de Max de 2 Broke Girls. Je veux dire, en dehors des blagues de cul. Il y en a pas mal ici, mais elles sont un peu plus subtiles que dans la sitcom. Les coloc' de Nadia sont vraiment pas mal aussi et les séquences où ils sont réunis sont presque aussi efficaces que celles avec les anciens. Le summum étant la fin du pilote lorsque les deux mondes de Nadia se rejoignent. Nous avons Alix, la meilleure amie d'enfance très très différente, un peu plus dans le style de Caroline (pour parler de 2 Broke Girls à nouveau) mais en plus délurée, et Charlie, l'éternel étudiant qui n'a aucune intention de rentrer dans la vie active et qui est secrétement amoureux de Nadia depuis un bail. Bah oui, il fallait bien une histoire comme ça. C'est mignon comme tout. 

  Old Soul est une comédie hyper efficace, remplie de personnages drôles et attachants, de toutes les générations, mais aussi une comédie émouvante, touchante, justement parce qu'elle réunit ces vieux et ces jeunes autour d'un même but : profiter de la vie à fond avant qu'il ne soit trop tard. Ca peut paraître simpliste dis comme ça, mais je vous jure que ça peut résonner en chacun d'entre nous sans verser dans le cliché et la niaiserie. Est-ce que Old Soul a le potentiel de fonctionner sur NBC ? Je dirais  que oui, tant qu'elle est aussi réussie qu'elle en a l'air. Je l'imagine bien en duo avec About A Boy par exemple. Elles dégagent la même vibe. Je croise les doigts pour que la chaîne ne nous refasse pas une Brenda Forever...

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08 avril 2014

State Of Affairs [Pilot Script]

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STATE OF AFFAIRS

Drama // 42 minutes

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Ecrit, produit et réalisé par Joe Carnahan (The Blacklist, L'agence tous risques, Le territoire des loups). Sur une idée d'Alexi Hawley (Castle, Body Of Proof, The Following). Co-produit par Katherine Heigl & Nancy Heigl. Pour NBC, Universal Television, Bob Simonds Company & Abishag Productions. 58 pages.

Charleston Whitney Tucker, une agent de la CIA aux méthodes peu orthodoxes, a été recrutée directement par la Présidente des Etats-Unis pour devenir sa conseillère spéciale. Sa mission : prévenir les attaques sur le sol américain et cibler les menaces les plus critiques. De par sa position, elle est au centre du pouvoir. Une position qui créé des tensions au sein même de la Maison Blanche et qui allonge sa déjà longue liste d'ennemis...

Avec Katherine Heigl (Grey's Anatomy, 27 robes, En cloque mode d'emploi), Adam Kaufman (Buffy, Dawson, FBI: Portés Disparus), Alfre Wooward (Desperate Housewives, True Blood, Peur Primale), Sheila Vand (Argo), Leslie Odom Jr. (Smash, Les Experts Miami, Person Of Interest), Tommy SavasCliff Chamberlain...

 

   Katherine Heigl fonce droit dans le mur. Mais avant de vous expliquer pourquoi, une précision importante : le script que j'ai lu et dont je vais vous faire la review ici est celui de The Book, titre original du projet, écrit avant même que le rôle principal ne soit offert à l'actrice et la série achetée par NBC. L'ancienne star de Grey's Anatomy, dont la carrière cinématographique s'est rapidement retrouvée dans une impasse, voulait revenir à la télévision et de tous les projets qu'on lui a proposé, c'est celui-ci qui a retenu son attention. La diva et sa cour l'ont ensuite présenté à divers acheteurs potentiels, aussi bien du côté des networks que du câble, et c'est NBC qui l'a emporté. Toutefois, prouvant que l'emballement n'était pas non plus total, c'est uniquement un pilote qui a été commandé et non une première saison directement, comme ça se fait de plus en plus pour les projets les plus chauds. La dernière révision du scénario que j'ai en ma possession, validée par la chaîne, date du 14 janvier 2014, mais il a été annoncé dans la foulée qu'il allait à nouveau être révisé, réécrit même, par Joe Carnahan, qui a oeuvré cette saison sur The Blacklist, le nouveau et seul indéniable hit de la chaîne. En clair : NBC veut Katherine Heigl sur son antenne, Katherine Heigl veut revenir avec cette série à la télévision, donc même si NBC n'a pas été convaincue par ce qu'elle a lu, elle est prête à se lancer dans l'aventure. Et on comprend parfaitement pourquoi elle y tient tant : au-delà de l'argent mis sur la table pour récupérer le projet, il faut avouer que l'actrice représente un véritable aspirateur à 18/49 ans et à ménagères, en tout cas sur le principe. Diffusée derrière The Voice, elle pourrait cartonner. Et je pense d'ailleurs que quelle que soit la qualité finale du produit, NBC se laissera tentée. Elle ne peut pas laisser passer cette opportunité...

   A la lecture, on peut aisément comprendre pourquoi le show n'a pas atterri sur ABC et ça n'a, à mon sens, rien à voir avec les disputes autour du départ de Katherine Heigl de Grey's Anatomy. La chaîne aurait certainement adorer la voir revenir aux bercails : elle est pile dans sa cible ! Non, ce sont clairement les ressemblances avec Scandal qui ont dû poser problème. Et d'ailleurs, ça a aussi dérangé NBC puisque parmi les changements qui vont être opérés dans le version finale du script de Joe Carnahan, le Président des Etats-Unis devient une présidente, jouée par Alfre Wooward, levant ainsi toute ambiguïté sur le lien qui l'unit avec l'héroïne. La manière dont elle est décrite dans The Book est bien trop proche de Olivia Pope & Fitz. Ils ne sont pas amants, certes, mais on sent qu'ils pouvaient aisément le devenir. Là, à moins que la Présidente ne soit lesbienne -et donc Charleston aussi- le risque est moindre. Il y a toutefois quelque chose qui explique leur affection réciproque et qui sera certainement conservée : Charleston a été longtemps la petite-amie du fils du Président, Adam, mort depuis dans des circonstances qui ne sont pas explicitées. Ce qui pose question au sein de la Maison Blanche quant à sa crédibilité. On comprend par ailleurs à demi-mots que les relations entre le Président et sa femme ne sont pas au beau fixe. Toutefois, la Melly de State Of Affairs n'apparaît pas dans le pilote. Là où la série s'annonce également très Scandal-esque, c'est dans le portrait qui est fait de son héroïne : elle est brillante, dure, elle aime suivre son instinct -son "gut", je cite !!!- et se retrouve toujours dans des situations où elle doit questionner son éthique, faire preuve de pragmatisme quitte à aller à l'encontre de ses croyances... bref, elle rencontre les mêmes problèmes qu'Olivia Pope, s'expose aux même dilemmes moraux. Elle aussi a se petite équipe d'experts, lesquels apportent la seule et faible touche d'humour de ce pilote. Il y a une certaine tension sexuelle entre deux d'entre eux, mais elle n'a pas encore été consommée, et il y a un petit nouveau qui débarque, Lucas, tout comme Quinn Perkins arrivait dans le premier épisode de Scandal et permettait d'introduire tout le monde efficacement. Et Lucas, comme Quinn, fait l'objet d'un cliffhanger car il se pourrait bien qu'il soit une taupe... 

   Là où je trouve State Of Affairs encore plus opportuniste, c'est que quand elle ne pique pas tout à Scandal, elle pille Homeland ! Le job que Charleston remplit pour la CIA est à peu près le même que celui de Carrie, Saul et David réunis. Oui, là où il faut trois personnages dans l'une, il n'en faut qu'un seul dans l'autre. On repassera pour la crédibilité, hein ! "Charlie" a bien trop de responsibilités sur ses épaules. Deux affaires, deux "cas", sont traités dans ce pilote et ils sont franchement très mal exposés. Le premier acte est extrêment confus car on ne comprend rien de ce dont les personnages parlent. Trop d'informations fusent en même temps, avec tout un tas de termes techniques propres au fonctionnement de la CIA qui ne sont pas compréhensibles pour le commun des mortels. Bref, ça devient très vite pénible à suivre, surtout que les bulles d'air pour s'en échapper quelques instants sont peu nombreuses, pour ainsi dire inexistantes ! On nous embarque d'une pièce à l'autre, d'un interlocuteur à un autre, d'un écran de surveillance à un autre, d'un poste de télévision à un autre, sans nous laisser le temps de respirer. On peut le voir comme un atout, mais à mon sens, trop de rythme tue le rythme. On finit par se désintéresser de ce qui se passe puisque l'on a pas le temps d'intégrer quoi que ce soit. C'est juste des monsieurs et des madames qu s'agitent. Homeland prend le temps, elle, aussi parce qu'elle le possède, tout simplement. Parce que c'est Showtime et pas NBC. Sur les deux derniers actes, lorsque les deux cas se rejoignent ou plutôt sont mis en compétition -en gros, en résoudre un c'est faire capoter l'autre et vice versa- les choses s'éclaircissent et tout est plus agréable à suivre. L'opération militaire, vaguement décrite, se veut assez spectaculaire, mais la vérité c'est qu'on en a vu des plus impressionnantes dans Homeland justement, ou Zero Dark Thirty par exemple. Je m'avance un peu, certes, mais je ne pense pas me tromper. Pendant ce temps-là, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent concernant l'héroïne, son passé, son présent en dehors de la CIA... On sait juste qu'elle se déplace avec une grosse moto, qu'elle a un sex-friend, un ex -encore vivant lui- dans les parages et un futur potentiel boyfriend en la personne d'Adam. Il n'y a bien que de ce point de vue-là que Charleston peut satisfaire ceux qui ont aimé Katherine Heigl dans Grey's Anatomy et ses multiples comédies romantiques...

    State Of Affairs est le projet le plus opportuniste de l'année, qui ose carrément lier les deux tendances principales de la saison des pilotes côté drama : les thrillers à la Homeland avec du terrorisme dedans et les séries se déroulant à la Maison Blanche façon Scandal. Le résultat est indigeste, agaçant, forcément déjà vu, et il ne sied pas à Katherine Heigl tant il n'est pas là où l'attend et surtout là où on la veut. Je ne suis pas sûr qu'elle puisse s'en tirer sans être totalement ridicule bien qu'elle ait du talent. Et puis dans le genre, Coercion et Odyssey sont bien plus prometteuses à tous les niveaux ! Est-ce que NBC peut commander trois séries aux thèmes similaires ? Je crains que State Of Affairs ne prenne la place d'une autre, plus méritante... Et puis je pense à Madam Secretary sur CBS, qui est d'un tout autre niveau... Non vraiment, State Of Affairs n'est pas affligeante de nullité mais elle n'a pas d'identité propre. Elle ne fait que copier ce que les autres ont (mieux) fait.

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02 avril 2014

The Pro [Pilot Script]

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THE PRO

Comédie (Single-Camera) // 22 minutes

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Ecrit et produit par Alex Gregory & Pete Huyck (Frasier, King of the hill). Réalisé par Todd Holland (Malcolm, Go On, 30 Rock). Pour NBC, ABC Studios, Universal Television, Brillstein Entertainment & Dark Toy Entertainment. 35 pages.

Un ancien champion de tennis surnommé "Big Ben"', devenu prof dans un country-club après avoir perdu une partie de sa fortune, se sert de sa gouaille et de son charme pour revenir au top, mais il est stoppé net dans son ascension par son ancien meilleur ami, devenu son plus grand rivale. Il vient d'être engagé pour renforcer l'équipe, ils vont donc devoir travailler ensemble désormais...

Avec Rob Lowe (Brothers & Sisters, Parks And Recreation, A La Maison Blanche), Rob Riggle (Very Bad Trip, Very Bad Cops, Modern Family), Rebecca Romijn (Ugly Betty, Eastwick, X-Men), Rose Salazar (Parenthood), Colton Dunn (Key and Peele), Jared Gilman (Moonrise Kingdom), Andrea Savage...

 

   Le script de The Pro m'a laissé très indifférent. Est-ce parce que l'univers du tennis professionnel ne me parle pas du tout ? Est-ce parce que son histoire de départ, qui consiste à créer au fil des pages un duo d'antagonistes, m'a paru banale ? Est-ce parce que ce pilote manque tout simplement de panache ? Est-ce parce que je n'ai souri que de temps à autres grâce à quelques blagues bien senties, mais jamais ri ? C'est sans doute un peu pour toutes ces raisons. NBC voulait absolument une comédie centrée sur Rob Lowe après son départ de Parks And Recreation. J'imagine que plusieurs projets lui ont été présentés par différents studios et c'est celui de ABC Studios qui a remporté la mise. Il est certain que ce rôle d'ancien champion va comme un gant au magnifique quinquagénaire qui ne semble pas vieillir, grâce au botox ou à je ne sais quelle substance qu'on lui a injecté sur le visage. Mais vous voyez, c'est le genre de série qu'on aurait tout aussi bien pu filer à Matthew Perry. Je soupçonne même que ce soit un de ses fonds de tiroir. Comme Mr Sunshine, c'est vaguement sympathique mais pas très engageant. 

    Se rendant compte que peut-être Rob Lowe n'était pas un atout suffisant pour convaincre le public d'y jeter un oeil, NBC a choisi de lui coller Rob Riggle dans les pattes. Rob Riggle. Les américains l'adorent parait-il. Personnellement, je n'ai pas d'avis sur la question. Je sais juste qu'il n'est pas susceptible de me motiver à en voir plus. Et je dois dire que son personnage de macho prétentieux qui s'avère être un méga loser ne m'a pas donné du tout donné envie. Le héros n'est peut-être pas hyper intéressant mais il a au moins un certain capital sympathie. A la fin du pilote, les deux rivaux se réconcilient et on sous-entend qu'ils sont redevenus best buddies. A quoi va consister la suite de la série alors ? Ils vont faire les 400 coups au country club ? Ils vont continuer à se chamailler puis se réconcilier à l'infini ? Ce n'est pas comme si en l'état actuel des choses, les personnages secondaires pouvaient vraiment relever le niveau. Enfin je suis mauvaise langue. A y regarder de plus près, quand je vous disez que j'ai parfois souri, c'était toujours grâce à l'un ou l'une d'entre eux, pas grâce aux deux stars du show. La petite Jaimie, jouée par Rose Salazar (que j'adooooore et qui avait un talent deal avec ABC qui a donné lieu à ce casting), peut être une sorte d'équivalent à April de Parks And Rec, en plus souriante et plus sociable. Je mise un peu sur elle. Pas tellement sur le reste de la bande. Mais il y a une base pas si mauvaise dans le fond. Avec beaucoup de travail, ça peut devenir cool.

   Le pilote de The Pro n'est ni énervant ni excitant. Il n'est pas mauvais, mais il n'est pas bon non plus. Il est juste au milieu. Son seul espoir de se faire remarquer, c'est si l'alchimie entre le duo principal fonctionne plus encore que prévu. A partir de là, tout est possible, tout espoir d'amélioration sur les épisodes suivants est envisageable. Mais très honnêtement, ce n'est pas avec ça que NBC va remonter la pente côté comédie...

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