27 mars 2014

Save The Date [Pilot Script]

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SAVE THE DATE

Comédie (Multi-Camera) // 22 minutes

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Ecrit et produit par Jeff & Jackie Filgo (That '70s Show, Une soirée d'enfer). Réalisé par Pamela Fryman (How I Met Your Mother, Frasier). Pour CBS, CBS Television Studios & ABC Studios. 34 pages.

Katie, 35 ans, fraîchement célibataire après avoir été larguée au moment précis où elle pensait être demandée en mariage, noie son chagrin un soir dans l'alcool jusqu'à faire une bêtise : elle réserve la plus belle salle de mariage de Seattle pour le 17 mai 2016. Aucun remboursement de son avance n'étant possible, il lui faut donc trouver l'homme de sa vie à temps !

Avec Maggie Lawson (Pysch, Back In The Game), Michelle Trachtenberg (Buffy, Gossip Girl, Weeds, Mercy), Tom Bennett (Family Tree), Jay R. Ferguson (Mad Men, Surface, Sleeper Cell), Brian Howe (Arrête-moi si tu peux, Gran Torino, Justified), Julie White (Transformers, Go On)...

 

   Quand j'ai lu le pitch de cette comédie, j'ai ri. Mais j'ai ri ! Si vous saviez. Vous aussi peut-être ? Il y a de quoi ! On a rarement lu une idée de départ aussi ridicule. En cherchant bien, on doit pouvoir trouver pire. Genre Cavemen. Mais ça n'arrive pas si souvent. Et heureusement. La CW avait mis la barre haut avec Jane The Virgin. CBS a réussi à faire pire. En association avec ABC, qui produit. Voilà ce que ça donne quand deux networks très opposés font un enfant. Mais trêve de plaisanterie. Je sais que vous êtes des lecteurs observateurs. Vous n'avez donc pas raté les deux étoiles et demi ci-dessus. Non, ce n'est pas une erreur. Je m'attendais à en balancer 0,5, voire 1, ou qui sait 1,5 dans le meilleur des cas ? Et sans les voir venir, des sourires se sont esquissés sur mon visage au fil des pages, qui se sont parfois transformés en petits rires. Et voilà qu'à la fin du premier acte, désorienté, je me suis rendu compte que je prenais un certain plaisir à lire ce Save The Date.

   Il faut quand même que je vous explique. Même si cette histoire d'ivresse et de réservation de salle est bel et bien écrite noir sur blanc et est assumée, d'une part elle n'intervient pas en début d'épisode -ce qui évite d'insister lourdement dessus tout le reste du pilote- mais au milieu, et même après, les scénaristes ont le bon goût de ne pas en faire tout un plat. Au fond, c'est un simple prétexte, un gadget, qui permet de donner un but à l'héroïne et une échéance aux scénaristes. C'est exactement la même chose que la cagnotte de 2 Broke Girls ou le récit de Ted dans How I Met Your Mother en réalité. Et je soupçonne très fortement CBS de la considérer comme un potentiel successeur de cette dernière, au même titre que le spin-off How I Met Your Dad. D'ailleurs, sur le papier, les deux se valent. Mais disons qu'ici le casting est légèrement moins intéressant a priori. Je suppose qu'il n'en restera qu'une au final. Ou aucune.


   Katie est un personnage très frais, très attrayant, gentiment barré sans que ça aille trop loin. Elle m’a plu. Un peu comme si Ted avait été une jolie femme et avait possédé un vrai grain de folie. L’obsession de l’héroïne pour le mariage, surtout en début d’épisode, est relativement agaçante en revanche. Mais elle a quelques répliques qui font bien passer le tout. Elle prend conscience du ridicule de la chose et de l’anti-féminisme total qu’elle véhicule. C’est l’inverse pour sa sœur, qui est demandée en mariage le jour où Katie se fait larguer. Elle accepte sans conviction, avant de péter un plomb d’excitation. Elle et son mari forment un couple mignon, mais qui n’apportera sans doute pas grand-chose de plus que Lily et Marshall. Katie finit le pilote en se mettant en collocation avec le meilleur ami du mec de sa sœur. Ted et Robin, anyone ? Là où Save The Date se détache finalement bien de HIMYM c’est grâce aux parents de Katie, très présents, très drôles, dans le même style que ceux d’Eric dans That ‘70s Show. Ils se taquinent, ils se chauffent… Il est grognon, elle est facétieuse. C’est tordant.


   Et si Save The Date était le « vrai » spin-off de How I Met Your Mother ? Ça se rapproche presque plus d’un plagiat, mais ça marche curieusement très bien. En aucun cas novateur, mais fichtrement efficace !

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24 septembre 2011

Weeds [7x 11 & 7x 12]

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Une mère que j'aimerais baiser // Qualitative Spatial Reasoning

750 000 tlsp. // 520 000 tlsp.

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    Alors que les deux épisodes précédents de Weeds me faisaient craindre le pire pour la fin de la saison, les auteurs se sont rattrapés bien que l'on soit toujours en droit d'espérer mieux. Je n'ai pas beaucoup ri, mais j'ai admiré la mécanique bien huilée mise en place à l'approche du final. Toutes les intrigues se rejoignent, ainsi que la plupart des protagonistes importants que l'on a croisé ou recroisé cette année, et l'ensemble donne une impression de cohérence. Une mère que j'aimerais baiser, le premier épisode au titre sulfureux même s'il ne veut techniquement rien dire chez nous, nous replonge dans du Weeds classique où il est question de se moquer de la bonne société et de ses paradoxes. Le décor est cette fois-ci planté dans les Hamptons. Un vent de fraîcheur nous envahit à mesure que Nancy nous démontre ses incroyables talents et Andy son penchant pour les Long Islands Ice Tea. Les langues se délient forcément et un nouveau conflit éclate entre la femme et et son beau-frère. Rien de bien nouveau, malheureusement, mais une scène tout de même très bien écrite et excellement interprétée par Justin Kirk et Mary-Louise Parker. Un bien plus grand conflit encore est né depuis la saison dernière avec Silas et il sera visiblement au centre de la fin de la saison. Un choix intéressant qui peut donner du bon comme du mauvais. Disons qu'on est habitué à ce que Nancy se retrouve face à des menaces plus inquiétantes. Même si Silas a bien grandi, il n'est toujours pas au niveau de sa mère en terme de malice et de manipulation, et il ne l'atteindra même sûrement jamais. Mais il se bat et ça fait plaisir à voir. Sans ichelle Trachtenberg à ses cotés, ce serait encore mieux ! Faite qu'elle ne revienne pas la saison prochaine ! 

   Le second épisode est surtout marqué par la montée en puissance de la bataille menée par la mère et le fils, avec tous les personnages secondaires qui sont amenés à choisir un camp. Andy préfère ne pas rentrer dans ce petit jeu, mais ne va-t-il pas être obligé au final ? L'idée du split-screen n'a rien de révolutionnaire mais elle est utilisée avec pertinence. Mais je me suis aussi rendu compte par la même occasion que la musique était devenue plus qu'optionnelle dans la série. Il n'y en a quasiment plus. C'était pourtant l'une de ses forces par le passé. Que s'est-il passé ? Est-ce vraiment un choix artistique ? Peut-être pour la première fois de la saison, j'ai trouvé les passages au bureau de Doug corrects. La présence de Nancy a dû bien aider. Heylia et Dean ne sont pas revenus par la grande porte mais il était plaisant de les retrouver. Leur couple reste hautement improbable mais il a son charme. Ils me touchent je ne sais pas trop pourquoi. Amusante la scène de braquage avec les masques de Sarah Palin ! Enfin un petit quelque chose d'irrévérencieux.

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// Bilan // Deux épisodes de Weeds plutôt bons qui mettent en place habilement le final de la saison 7, et suffisamment subtilement pour que l'on ne sache pas vraiment à quoi ça attendre. C'est vrai : je ne vois vraiment pas où les scénaristes veulent en venir. Je serai bien tenté de dire que Nancy va faire du mal, physiquement cette fois, encore plus que moralement, à Silas. A moins qu'on le fasse pour elle, ou que ce soit l'inverse ? Curieux de découvrir ce dernier épisode, et pendant ce temps-là, on attend toujours que Showtime se décide à renouveler la série. Ce n'est pas dans ses habitudes de nous faire patienter... Parce qu'elle compte annoncer que la saison 8 sera la dernière ? J'espère...

09 septembre 2011

Weeds [7x 09 & 7x 10]

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Cats! Cats! Cats! // System Overhead

720 000 tlsp. // 800 000 tlsp.

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    Weeds m'a passionné l'année dernière et au début de cette saison mais, à l'heure actuelle, Weeds m'ennuie. Les scénaristes semblent vraiment en panne d'inspiration et manquent surtout grandement d'humour ces temps-ci. Si les intrigues n'étaient pas bonnes mais que les blagues restaient drôles, cela ferait certainement l'affaire. C'est souvent arrivé par le passé. Mais ce n'est pas le cas. Il n'y a pas un personnage pour en rattraper un autre. Même Nancy, toujours en forme d'habitude, semble éteinte. Elle ne fait vraiment pas grand chose ou disons encore moins de choses que d'habitude, et pourtant la chance est encore avec elle ! Elle s'extirpe avec une facilité déconcertante de chaque situation. L'affaire Zola est donc rapidement réglée. La déception domine : ce personnage avait du potentiel et changeait un peu de ce dont on avait l'habitude mais, à part un duo rapide avec Andy assez efficace, elle n'a pas offert de grands moments. Le personnage incarné par Aidan Quinn a cependant fait bien pire en restant transparent et redondant de bout en bout. Sa disparation est un véritable soulagement, sauf que c'est Michelle Trachtenberg, que je ne porte pas particulièrement dans mon coeur, qui prend tout de suite le relais dans le rôle du boulet du moment. L'analogie qui est faite avec Nancy, en la présentant plus ou moins comme une vesion jeune d'elle, est intéressante mais ne porte pour le moment pas vraiment ses fruits. Disons qu'elle est censée représenter une grande menace pour le business des Botwin, mais elle parait pourtant bien inoffensive. 

   Tandis que l'intrigue de Shane connecte enfin avec celle des autres personnages, assez habilement d'aiilleurs, Silas ne parvient pas à retrouver son aura des premiers épisodes de la saison mais Andy, lui, se réveille enfin ! Ce n'est pas trop tôt ! Son délire avec le pistolet à clous et ses menaces à l'encontre d'Emma étaient plus ridicules qu'autre chose mais Weeds style, ça passe toujours mieux. La blague a peut-être un peu trop tirée en longueur. Sa rebellion s'est révélée finalement stérile mais elle a eu le mérite d'exister. Justin Kirk s'est débrouillé comme un chef ! Bon et puis Doug et son spin-off reste désespérement nul. Pire : je ne comprends strictement rien à ce qui se passe ! Soit c'est vraiment trop compliqué, soit mon attention n'a pas su être retenue et j'ai donc inconsciemment lâché l'affaire.

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// Bilan // La saison 7 de Weeds s'enfonce dans des méandres d'ennui et enchaîne les mauvais nouveaux personnages. Plus que trois épisodes pour changer la donne ! Tout est encore possible...

07 août 2011

Love Bites [1x 02 > 1x 08]

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Saison 1 // 2 120 000 tlsp.

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   Après avoir été agréablement surpris par le pilote de Love Bites (Lire ma critique), qui se  croquait avec plaisir, je me suis laissé tenter par les 7 épisodes suivants, dans la même veine. Je ressors de ce visionnage avec trois certitudes : 1/ NBC a fait n'importe quoi avec elle et ne lui a jamais laissée sa chance, qu'elle méritait pourtant, surtout quand on voit la tronche des autres nouveautés de la chaîne cette année 2/ C'est un concept qui avait davantage sa place sur le câble que sur un grand network : parler d'amour au 21ème siècle, c'est aussi parler de sexe sans tabou, ce que Love Bites n'a pas pu faire 3/ Becki Newton est une comédienne unique qui mérite de retrouver vite chaussure à son pied !

   Ma mission du jour est très simple : vous donnez envie, si vous n'avez pas encore tenté, d'accorder une chance à Love Bites en cette période estivale propice aux nouvelles expériences. De toute façon, l'engagement n'est que de courte durée ! Un soir, deux, voire trois tout au plus devraient suffire. Quand on est lancé...

   Le concept très particulier de la série a longtemps été flou avant la diffusion, il l'a même été au début, mais il s'est révélé assez efficace sur la longueur. Il y a un certain charme à découvrir les réseaux sociaux à la fois du personnage de Becki Newton (mais l'actrice n'apparaît pas dans deux épisodes... les moins bons) et de celui de Greg Grunberg, l'une à New York, l'autre à Los Angeles, et plus précisément dans le quartier de Venice Beach avec ses berges et ses canaux. Il aurait été encore plus abouti les relier l'un à l'autre mais c'était peut-être prévu pour plus tard. On fait donc la rencontre au fil des épisodes des voisins gays de Judd et Colleen, du meilleur ami de Judd, de sa soeur, de sa nièce; la soeur et le beau frère d'Annie, dont elle porte le bébé, d'un de ses prétendants... et ce sont ces scènes-là, qui touchent directement les personnages principaux, qui sont les plus réussies. Cela prouve donc quelque part que le concept a ses limites. Certains segments sont plus faibles que d'autres : je pense instinctivement à l'histoire de l'astronaute trompé par sa femme qui était originale mais ratée; a contrario, j'ai bien aimé le couple formé par Michelle Trachtenberg et Bret Harrison, ils étaient vraiment mignons et "normaux". Preuve que l'on pouvait s'attacher à certains personnages sans les avoir vus longtemps. Je me souviens aussi du segment avec le pote de Judd et Laura Prepon dans le rôle d'une femme atteinte d'un cancer du sein. C'était vraiment touchant. Il y a eu quelques tentatives sympathiques de bousculer l'ordre établie en s'intéressant à des ados ou à des personnages plus âgés. En huit épisodes, pas mal de thèmes ont donc été balayés de manière plus ou moins superficielle. J'ai souvent adhéré même si les dialogues n'étaient pas toujours à la hauteur. Puis il se dégageait une cohérence d'ensemble presque inattendue à chaque fin d'épisode.

   Les guests, pour les sériphiles c'était assez génial je dois dire. Jugez plutôt : Lindsay Price, Frances Conroy, Krysten Ritter, Jennifer Love Hewitt, Michelle Trachtenberg, Christopher Gorham, Cheryl Hines, Jeffrey Tambor, Bret Harrison, Beau Bridges, Kurtwood Smith, Laura Prepon, Donald Faison, Jessica St Clair, Guillermo Diaz, Matt Long, Eddie McClinktock, Adam Baldwin, Vanessa Marano., Jaime Pressly.. Oui, mesdames, messieurs. Tout ce petit monde là s'est donné rendez-vous. Imaginez la liste si la série avait eu une saison complète ! 

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// Bilan //  Love Bites est une expérimentation beaucoup moins bancale que prévue, qui a su trouver un ton juste assez rapidement, qui n'est pas tombée dans la mièvrerie mais qui aurait pu oser plus et qui a réussi à trouver un équilibre entre humour, émotion, overzetop et réalisme. Elle ne méritait pas d'être traitée par NBC comme elle l'a été, mais avait-elle seulement une chance de marcher ?

29 septembre 2009

Mercy [Pilot]

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Can We Get That Drink Now ? (Series Premiere) // 8 38o ooo tlsp.

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What About ?

Les coulisses du milieu hospitalier à travers les yeux des infirmières ! Veronica Callahan est de retour au Mercy Hospital après un séjour en Irak, où elle en a appris plus sur la médecine que tous les résidents réunis. Comme ses collègues Sonia et Chloe, elle jongle entre les patients à traiter et les hauts et les bas de leurs vies privées. (AlloCiné)

Who's Who ?

Oubliez la surliftée Ellen Pompeo ! NBC s'octroie les services de l'actrice Taylor Schilling, sosie de Kim Raver en plus jeune, pour interpréter l'héroïne de sa nouvelle série médicale. C'est assez osé de prendre une débutante pour un rôle principal et force est de constater qu'elle est convaincante. Si la série marche, elle deviendra peut-être une actrice qui compte ! A ses cotés, une autre petite nouvelle, Jaime Lee Kirchner, vue dans Dollhouse et Les Experts, et Michelle Trachtenberg, un visage que les téléspectateurs connaissent bien puisqu'elle était Dawn, la petite soeur de Buffy, mais aussi Georgina Sparks dans Gossip Girl. Chez les hommes, James LeGros fait son comeback. Certains se souviennent peut-être de lui dans Ally McBeal, lorsque la série flanchait sérieusement, ou dans Sleeper Cell en 2005. Avec sa grosse barbe et ses lunettes, il est méconnaissable et plus très charmant. Les fans de Weeds auront reconnu Guillermo Diaz, qui joue ici l'infirmier homo de service. Ca le change ! Et puis pour finir, ceux qui, comme moi, ont tendrement aimé Men In Trees seront ravis de retrouver James Tupper et Diego Klattenhoff.      

So What ?

Mercy arrive en cette rentrée avec plusieurs gros handicaps. Le premier : sa chaîne. On le sait, NBC est mal en point financièrement ces derniers temps et ses audiences sont de plus en plus basses. Elle n'a plus de hit, ou quasi-plus. Dans ce contexte, difficile de se faire remarquer par les téléspectateurs. Le second : NBC encore. Elle est la première nouvelle série médicale de la chaîne après l'arrêt il y a quelques mois de la mythique Urgences du haut de ses 15 ans d'âge. Impossible de tenir la comparaison. Le troisième : elle est consacrée aux infirmières. Cela aurait pu être un avantage car les infirmières ont toujours été maltraitées dans les séries médicales, souvent reléguées à des rôles très secondaires. C'était le cas dans Urgences, c'est le cas dans Grey's Anatomy. Sauf que d'autres chaînes ont flairé le bon filon avant NBC et deux séries avec des infirmières pour héroïnes ont été diffusées (avec succès) sur Showtime (Nurse Jackie) et TNT (Hawthorne) cet été. Le quatrième et dernier handicap : elle était prévue à la base pour la mi-saison mais NBC a dû changer ses plans lorsque la maladie de Maura Tierney a retardé puis partiellement annulé le tournage de Parenthood. Mercy est venue à la rescousse pour occuper sa case. Si le pilote a été tourné il y a quelques mois maintenant, les épisodes suivants risquent de souffrir de scénarios écrits en vitesse...

         Malgré tout cela, le pilote de Mercy est à la limite d'être convaincant. Il est rythmé, le décor est rapidement planté, il y a un peu de musique mais pas trop et des acteurs plutôt pas mauvais. Son gros défaut, c'est de ressembler à toutes les séries médicales que l'on connaît bien. On lorgne plus du coté de Grey's Anatomy que de Urgences, mais pour l'aspect romantique exacerbé, pas tellement pour la comédie puisque le ton est ici relativement sérieux malgré quelques blagounettes. Mais la ressemblance la plus frappante, elle est avec Nurse Jackie ! Certains personnages semblent être des clones ratés de la dramédie de Showtime ! Le médecin charmant mais incompétent, la petite nouvelle pleine de volonté et pétrie de bons sentiments, l'infirmier homo et latino qui fait des blagues d'homo, celle qui se pavanne dans les couloirs de l'hôpital tel un mannequin, et j'en passe ! Le personnage principal, Veronica, ne ressemble pas vraiment à Jackie mais elle possède aussi un caractère fort et, si elle ne se drogue pas, elle est malgré tout hantée par un mal être, un traumatisme : celui de la guerre en Irak. Et elle insiste lourdement là-dessus dès qu'elle peut. La série contourne le discours pro-guerre, bien heureusement. Veronica, en plus de ça, est également mariée et trompe également son mari ! Ca commence à faire beaucoup, non ? Cela dit, les deux séries ont dû être pensées à peu près à la même période. C'est simplement un malheureux concours de circonstance, je suppose.

En bref, Mercy a un goût de déjà-vu très prononcé, mélange de plusieurs séries médicales à succès. Le pilote a tendance à trop soigner le personnage principal en laissant sur la touche tous les personnages secondaires, qui semblent du coup très fades. Mercy n'est pas mauvaise. Elle est juste inutile.