30 avril 2014

Feed Me [Pilot Script]

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FEED ME

Comédie (Single-Camera) // 22 minutes

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"The goal of sexual intercourse" (Pilot) Ecrit et produit par Sally Robinson (Dirt). Réalisé par Michael Trim (Weeds, Orange Is The New Black, Parks And Recreation). Pour NBC, Universal Television & Witt-Thomas Productions. 42 pages.

Emma et Will, la cinquantaine, se sont aimés, se sont mariés, ont fait des enfants, mais aujourd'hui leur couple dont tout le monde enviait la stabilité bat de l'aile. Elle ne sait plus très bien si elle l'aime encore. Lui la trompe avec une femme bien plus jeune. Lorsqu'elle le découvre, dans des circonstances dramatiques, toute la famille d'Emma, ses parents, ses frères et ses belles soeurs, s'unissent malgré leurs différends pour l'aider à traverser cette épreuve... 

Avec Mary-Louise Parker (Weeds, A La Maison Blanche, Angels In America, Red), Ethan Peck (10 Things I Hate About You), Ed Quinn (Eureka), Toks Olagundoye (The Neighbors), Andrea Parker (Le Caméléon, Desperate Housewives), Hart Bochner (The Starter Wife, Piège de Cristal), Debra Monk (Grey's Anatomy, Damages)...

 

   Non, ce n'est pas une erreur. Ceci est bel et bien une comédie. Dans le format en tout cas. Enfin une comédie noire. C'est ainsi que le show a été présenté lors de son développement et je vous le confirme : noir c'est noir. Feed Me est plus proche dans l'esprit de Weeds, Nurse Jackie, United States Of Tara ou encore The Big C, qui parvenaient tout de même à être plus légères, bref tout ce dont nous a régalé Showtime pendant plusieurs années, que de n'importe quelle autre comédie de network, de NBC ou d'une autre. En fait, je n'ai pas le souvenir d'avoir ri une seule fois à la lecture de ce script. Il m'a ébloui par son intelligence et sa finesse, mais certainement pas par son humour. Je ne sais pas ce qui a pris à NBC de commander ce pilote, ni même de le développer en premier lieu, mais le patron de la chaîne, ancien président de Showtime, n'a clairement pas compris qu'il avait changé de crèmerie...

   C'est un pilote difficile à décrire tant il est étrangement construit, même pour une série du câble d'ailleurs. Il commence dans une église par un dialogue face caméra entre Ned, l'un des fils de la famille, le plus jeune, très séduisant, homme à femmes, et une vieille nonne, que l'on ne reverra plus et dont on entendra plus parler. Et le texte est très flou, mêlant préceptes religieux et allusions sexuelles. Le sexe est au centre de ce premier épisode -mais pas nécessairement de la série en devenir- comme son titre l'annonce : "The goal of sexual intercourse". La phrase qui revient tout au long des 22 minutes, prononcée par l'héroïne, Emma, est d'ailleurs la question suivante : "What is the goal of sexual intercourse?" Elle la pose à tous les membres de sa famille, à son mari aussi avant qu'il ne fasse une crise cardiaque alors qu'il baise sa maîtresse dans un motel. Chacun a une réponse différente à apporter, de la plus idiote et simpliste à la plus élaborée, et chacun révèle à travers elle un pan de sa personnalité et sa philosophie de vie. "Sex doesn't have a goal" pense Will. "To fold your soul into the soul of another until there is no separateness and you see the Divine" répond Ned. "It changes as we change" déclare sa belle soeur. "To free ourselves from the burden of self-awareness and embrace the nameless passion of life" selon une infirmière de l'hôpital où Will est admis. "The goal is to release the tension" estime le père d'Emma. Le portrait de chaque protagoniste principal est magnifiquement écrit, avec une grande sensibilité. C'est très agréable à lire, très classieux, très littéraire. Mais ces mots, les futurs téléspectateurs ne les liront ni ne les entendront jamais. Malgré tout le talent du réalisateur, je ne vois pas comment il pourrait exprimer toutes ces idées en images.

    Emma est un personnage assez fascinant, très éloigné de Nancy Botwin -ce serait un plaisir de découvrir Mary-Louise Parker dans un autre registre- une prof de maths à l'esprit très cartésien, dévouée à son mari, déprimée depuis que ses enfants sont partis de la maison, qui souffre de quelques troubles obsessionnels compulsifs, qui a la manie de faire des listes pour tout, qui n'a plus eu d'orgasmes depuis des années alors elle simule... de plus en plus sujette aux idées noires, elle subit la tromperie de son mari avec un mélange de force, de désespérance et de soulagement qui la pousse presque à commettre l'irréparable en le débranchant du moniteur qui le tient en vie. Mais elle ne le fait pas. Will, quant à lui, est -je cite car je trouve ça très beau- "an explorer without an expedition, a poet without words". On pourrait le détester mais on a au fond de la pitié pour lui. Il a l'air de se sentir très seul, très malheureux, le coeur vide. Je ne vais pas vous faire le portrait des cinq ou six autres personnages mais ils sont en tout cas tous en dehors des clichés habituels des comédies familiales. Ils sont ambivalents, sur la brèche, assurément d'une grande richesse mais pas forcément très sympathiques. Les répliques aussi sont riches, fortes, référencées. On est en plein dans un film américain indépendant, un film d'auteur, comme en témoigne par exemple ce passage : "You think she won't tell me? Did you see what that girl did to Yves Montand? Dug him up out of his grave for a DNA sample. He was dead, but he wasn't finished being a father. She pulled him out of his final resting place, how about that? It's never over." C'est moins percutant hors contexte sans doute, mais avouez que c'est inattendu. C'est du HBO. 

   Le pilote élégant de Feed Me est une présentation très soignée d'une famille dysfonctionnelle moderne dans toute sa splendeur, avec ses contradictions, ses douleurs, ses doutes, qui dégage cependant beaucoup d'amour. On a envie de s'attacher à eux car ils font appel à la partie la plus sombre qui dort en nous. Mais ce n'est en aucun cas une série de network. Un Parenthood super dark. D'ailleurs, elle raconte au fond quelque chose de si banal qu'elle ne trouverait certainement pas non plus preneur sur le câble. Peut-être sur une chaîne comme Sundance Channel à la limite. Feed Me est un bijou déjà mort né.

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21 septembre 2012

Tueurs En Séries [Adieux à "Damages" et "Weeds"]

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Au sommaire : Notre hommage à la discrète mais néanmoins excellente "Damages" qui vient de s'achever après 5 saisons, avec Glenn Close en guest, s'il vous plait - L'hommage des objets de "Weeds" à la comédie qui vient de se terminer après 8 ans - Petit tour du coté du Festival de la Fiction de La Rochelle avec Hervé Hadmar au micro qui évoque ses projets - Une nouvelle bande-annonce de "The Walking Dead" saison 3 - La bande de "Cougar Town" annonce son retour en chanson...

 

 

19 septembre 2012

Weeds [8x 12 & 8x 13 - Series Finale]

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It's Time, part 1 & 2 (Series Finale) // 1 280 000 tlsp.

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   "Little Boxes On The Hillside..." Cette rengaine, comme les Botwin, me manquera. J'avais pris l'habitude qu'ils rythment mes étés avec leurs aventures complétement folles aux quatres coins des Etats-Unis, jusqu'au Mexique et même Copenhague ! Quant on prend du recul sur tout ce qui s'est passé en huit ans, ce que nous invite à faire le générique de la dernière saison, on se rend compte à quel point la dramédie satirique sur les banlieues américaines, née quelques mois seulement après Desperate Housewives, a évolué au fil des années sans perdre trop d'adicité, en même temps que ses personnages ont grandi; combien elle a su se réinventer saison après saison, sans avoir peur de changer totalement de décor; combien rien ne laissait finalement présager qu'elle dure si longtemps (c'est beaucoup huit ans pour une série du câble) ! L'oeuvre de Jenji Kohan a forcément essuyé quelques échecs, certaines salves ayant été moins bonnes que d'autres, certains délires n'ayant pas eu l'effet escompté et certains personnages secondaires n'ayant pas été à la hauteur de la bande principale. Mais Weeds forme au bout du compte un ensemble cohérent et ce dernier épisode permet de conclure dignement mais pas brillamment cette improbable série familiale, car c'est ce qu'elle est avant tout. 

   Je sais que ce double épisode final n'a pas fait l'unanimité et je dois avouer que j'ai moi-même beaucoup de réserve à son égard. J'ai mis un peu de temps avant de rentrer dedans, déstabilisé par ce saut dans le temps inattendu qui ne semblait pas nécessaire. Sur le coup, j'en ai un peu voulu à l'équipe créative. Puis en y réfléchissant bien, j'estime qu'ils ont été fidèles à eux-même : ils ont réinventé l'univers de la série une dernière fois en la transportant dans un futur pas si lointain du nôtre où l'iPhone en est à sa 20ème version et est plus fin que fin. Le problème ne vient pas tant de l'idée mais de l'exécution. On a beau nous dire que nos héros ont vieilli, il ne suffit pas de coller une barbe à Silas et une moustache -ridicule- à Shane pour nous le faire croire. Retrouver un Stevie devenu presque un homme n'est pas évident non plus étant donné qu'on l'a très peu vu petit et que l'on n'a pas pu s'attacher à lui comme à ses frères. Mais réunir tout le monde pour sa bar mitzvah est assez malin. Et puis on a notre Nancy sur qui le temps ne semble pas avoir d'emprise. Elle est toujours aussi fraîche, même si maintenant elle porte une fourrure à l'occasion, comme les vieilles dames riches. Tout cela est assez superficiel en somme et renvoit une impression bizarre de futurisme bien peu crédible. Pour compenser, la nostalgie marche à plein régime avec des apparitions de tout plein de personnages cultes de la série, provenant de périodes différentes, et des mentions de la plupart des absents, comme Isabelle par exemple, apparemment devenue un homme selon son père. J'ai trouvé ça un peu naze pour tout dire, et j'ai encore en travers de la gorge l'absence totale de Celia dont on aura espéré le retour jusqu'au bout. Elizabeth Perkins doit être sacrément fâchée avec les producteurs... A moins que ce soit eux qui lui en veulent et qui ne lui ont même pas proposé de revenir... Je ne sais pas si l'on saura la vérité un jour. Mais, pour sûr, un final avec Celia aurait eu une autre gueule !

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   Un des retours les plus étonnants est celui du fils de Doug, joué par Justin Chatwin, étant donné qu'il n'était présent que dans le pilote, mais il y avait une certaine importance dans mes lointains souvenirs. Il vient boucler la boucle et occupe un temps d'antenne conséquent avec son père, que l'on aurait certainement préféré dévolu à quelqu'un d'autre, certes, mais pour une fois que Doug peut profiter d'une intrigue plus sérieuse, on ne va pas cracher dessus. C'était un peu maladroit mais drôle (les kidnappings à répétition). On retiendra surtout la scène entre Nancy et le jeune homme, qui éclaire intelligemment la situation de notre héroïne, forcée à faire un bilan de son parcours à ce moment charnière dans la vie d'une mère où son dernier enfant quitte le nid et qu'elle se retrouve alors seule, face à ses démons. Du moment où on l'a quittée à l'épisode précédent, à Regrestic, en pleurs, abandonnée par Andy, jusqu'à ce jour, elle a vécu le tumulte habituel avec, entre autres, la mort de son nouveau mari, le rabbin Bloom, une tradition respectée; elle a eu du succès dans ses affaires en contrepartie en ayant gagné le pari de la légalisation et a pu élever Stevie dans de bonnes conditions en lui apportant tout ce dont il avait besoin, toute l'attention qu'il méritait quitte à le surprotéger, une manière pour elle de se racheter après avoir été une mauvaise mère avec ses deux autres progénitures. En clair, Nancy n'a pas refait les mêmes erreurs et a enfin retenu sa leçon ! Mais Meghan est là pour lui rappeler aussi qui elle a été, et le mal qu'elle a pu faire à son Silas.

   Ce dernier m'a touché lorsqu'il a déclaré que sa petite vie avec sa sa femme, son enfant, ses plantes et sa planche de surf lui suffisait. Il semble avoir atteint le bonheur et s'il y en a bien un qui le méritait dans la série, c'est lui. Ce n'est pas du tout la même histoire pour Shane, qui est resté collé à Ouelette tout ce temps et a sombré dans l'alcool. J'ai toujours un peu de mal à voir Alexander Gould comme un adulte car ce n'est pas encore l'image qu'il renvoit, même avec un postiche de moustache. Et je ne suis pas certain qu'il soit devenu un bon acteur au fil des années. Il est passable. Shane a lui aussi eu droit à son passage émouvant avec Nancy, mais il était bref et pas vraiment rassurant pour son avenir. On sent bien qu'il ne tiendra pas ses promesses et, quelque part, je préfère cette perspective. Un happy-end général ne serait vraiment pas dans l'esprit de Weeds, d'autant qu'Andy aussi semble heureux ! On ne le voit pas dans son nouveau contexte familial, lui aussi a fondé une famille, mais il renvoit l'image de quelqu'un d'enfin apaisé. La meilleure décision qu'il pouvait prendre, comme on s'en doutait tous, était de s'éloigner de Nancy. Il a osé et il ne peut pas le regretter. Le constat est terrible pour Nancy. Mary-Louise Parker était formidable lors de cette scène. On avait rarement vu l'héroïne à ce point effondrée. Elle a toujours été vaillante, même dans les pires moments. Ce qu'on peut regretter dans ce final, c'est certainement l'absence d'Andy, qui n'arrive que vers la fin et qui ne nous offre pas un dernier monologue de taré. Mais il fallait le préserver pour cette dernière scène, rendre sa venue aussi événementielle pour nous que pour Nancy. Le dernier plan-séquence m'a beaucoup plu. Il n'était pas d'une originalité folle mais la chanson "With Arms Outstretched" était un bon choix pour conclure de manière douce-amère. Pendant quelques instants, l'émotion qui se dégageait à l'écran était palpable et n'était pas seulement celle des personnages mais aussi celle des acteurs, très clairement, entre rires et larmes au coin de l'oeil. 

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// Bilan // Weeds aura drôlement bien vécu, toutes ces années. En se réinventant sans cesse, en ne se donnant aucune limite tant dans la narration que dans l'humour et parfois dans la vulgarité, elle aura marqué les esprits. On retiendra d'elle qu'elle était libre et qu'elle était unique. Elle n'était certainement pas parfaite et a essuyé quelques échecs, vécu quelques périodes difficiles et offert une conclusion en demi-teinte mais elle a toujours su se relever, jusqu'au bout. Il y a en tout cas une chose qu'elle n'a vraiment pas réussi : me donner envie de fumer de l'herbe ! Adieu les Botwin.

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15 septembre 2012

Weeds [8x 10 & 8x 11]

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Threshold // God Willing And The Creek Don't Rise (100th Episode)

610 000 tlsp. // 690 000 tlsp.

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    L'épisode Threshold n'était pas nécessairement formidable mais il était important pour remettre les Botwin, et surtout Nancy, dans le "droit" chemin. Enfin leur droit chemin, c'est-à-dire celui de l'illégalité. Il était temps d'ailleurs, tant on s'ennuyait à Old Sandwich depuis... le début ? Cette rédemption avait un certain charme mais ne collait pas à l'esprit de la série. Il fallait tôt ou tard revenir aux fondamentaux. Avant cela, on se débarrasse donc des toutes récentes aventures amoureuses de Nancy et d'Andy, qui peinaient à convaincre tant elles n'apportaient aucune forme d'enthousiasme et d'originalité. Le rabbin de Nancy et sa petite bande d'amis auront permis à notre héroïne de se rendre compte que ce n'était pas de cette vie-là qu'elle voulait vraiment. Mais en contemplant son fils Silas, elle a aussi compris qu'au fond, son business ne lui avait pas fait que du mal. Il a fini par s'y épanouir, devenir un homme. Peut-être même est-il finalement devenu heureux grâce à cela. N'est-ce pas tout ce que souhaite une mère ? A sa façon bien personnelle, Shane aussi s'en sort bien. Il a une petite amie, un job qui semble lui plaire quand toutefois on ne lui file pas une mission ridicule. Bref, les Botwin sont actuellement plus heureux qu'ils ne l'ont jamais été, même si tout n'est évidemment pas parfait. C'est plus compliqué pour Andy, puisqu'une seule chose pourrait vraiment le combler... et que cette chose porte un prénom : Nancy. Son mariage express avec Joanna était distrayant le temps d'un épisode ma foi. Mais ça s'arrête là. Quant à Doug, il est toujours dans son monde parallèle, accompagné de pouilleux en tous genres. Il a eu tellement d'intrigues nulles, que celle-ci parait presque convaincante... 

   Le 100ème épisode de Weeds, avant le final en deux parties, a l'excellente idée de nous ramener à Agrestic, devenu Regrestic. On est trop heureux d'y être pour véritablement se plaindre de l'absence d'explication quant à ce voyage mais, en y réfléchissant bien, il a une logique : Nancy a décidé de recommencer à dealer donc elle revient là où tout a commencé. Elle ne veut plus mener sa barque à l'ancienne, elle veut parier sur l'avenir, ce qui prouve que dans son esprit hyper fucked-up, elle a mûri. Elle démarche donc Conrad et Guillermo, deux anciens amis/alliés de poids selon les périodes, pour l'aider à monter sa petite affaire et pourquoi pas les aider en retour par la même occasion même s'ils ont l'air de s'en être bien sortis sans elle. Les scènes avec Conrad sont un peu légères, pas vraiment intéressantes; mais celles avec Guillermo sont exceptionnelles. Ces deux-là ensemble ont toujours fait des merveilles ! Silas est aussi de la partie et croise sa première petite amie, Megan, qu'il avoue être la seule fille qu'il ait vraiment aimée. Rétrospectivement, cela parait juste. Il a eu plein d'aventures mais jamais rien de bien sérieux. Ces retrouvailles, certes faciles, tiennent la route et touchent franchement. Peut-être qu'au moins un Bowtin finira la série heureux... A Regrestic, on croise aussi l'excellente Lupita et Pam, que j'avais honnêtement oubliée mais qui m'a bien fait marrer avec son unique réplique. En revanche, pas de trace de Celia et sa fille. Je suppose qu'on ne les reverra plus et ça me fait vraiment de la peine. Doug, quant à lui, est resté avec ses clodos et le ton est plus dramatique qu'à l'accoutumée. C'est presque convaincant. Shane et ses aventures avec Ouelette continuent et c'est assez amusant de le voir se faire avoir de la sorte. On ne tient pas là un épisode parfait car ces deux intrigues restent quand même bien en dessous du reste, mais on s'en approche. Je termine évidemment sur la fin de l'épisode, absolument déchirante, qui accomplit ce que les auteurs n'avaient encore jamais osé faire ou sciemment garder pour plus tard : l'accouplement Nancy/Andy. Comme on pouvait s'y attendre de leur part, cela se fait sans cérémonial, sans une once de romantisme et à un endroit parfaitement incongru mais ô combien symbolique : là où Judas est mort. L'émotion est à son comble et on reste scotché.

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// Bilan // Le 100ème épisode de Weeds, qui est aussi l'antépénultième, revient intelligemment aux origines de la comédie noire et ne se contente pas de jouer sur la nostalgie, il fait aussi avancer les personnages en les mettant face à leurs contradictions, face à leurs erreurs et surtout face à leur destin. On se retrouve dans un univers familier, qui nous a manqué, mais qui a gagné en complexité au fil des années. Weeds a superbement poussé. 

29 août 2012

Weeds [8x 08 & 8x 09]

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Five Miles From Yetzer Hara // Saplings

770 000 tlsp. // 680 000 tlsp.

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   Nancy Botwin poursuit son chemin ennuyeux vers la rédemption alors que la fin de Weeds est de plus en plus proche au cours de ces deux épisodes à nouveau moyens, sauvés par quelques répliques, quelques passages tendres, quelques souvenirs d'un passé glorieux. Je continue à penser, à tort peut-être, que les scénaristes naviguent à vue et ont commencé la saison en sachant comment ils voulaient terminer la série mais en ignorant comment y arriver. Après tout, c'est comme ça que la plupart des séries sont écrites mais, dans le cas d'une dernière saison pour une série d'une câble, on s'attend forcément à ce qu'un soin plus grand soit apporté. Jenji Kohan a peut-être la tête ailleurs, dans son nouveau projet. Ou alors elle s'est rendue compte qu'elle n'avait vraiment plus rien à dire. En cela, l'intrigue de Shane est une illustration parfaite. L'idée d'un Botwin au sein de la police, ou d'un policier chez les Botwin, avait de la gueule... quand Nancy avait encore le nez dans ses affaires louches. Mais maintenant qu'elle est en dehors de tout cela malgré les tentations, où est l'intérêt ? Je crois tout simplement que les auteurs n'avaient pas encore décidé d'emprunter cette voie pour l'héroïne au moment où ils ont pensé à la ré-orientation de son fils. Du coup, ils se retrouvent à devoir meubler avec une romance mignonnette qui n'a pas tellement sa place dans Weeds. Pas en l'état du moins. Le travail effectué sur Silas est beaucoup plus probant, même si on commence maintenant à tourner en rond. Le road-trip en Caroline du Sud avec sa mère ressemblait un peu à celui qu'ils avaient effectué la saison précédente pour aller chez Heylia (oui, la disparue). Nancy est longue à la détente mais elle commence à comprendre qu'il faut qu'elle laisse son fils faire ses propres choix, même quand ils sont mauvais, et voler de ses propres ailes, quitte à tomber. La petite incursion dans le monde du tabac a permis de traiter un sujet que la série avait omis d'aborder jusqu'ici. Elle le fait malheureusement sans punch et avec un peu trop de naïveté. Ce n'est pourtant pas son genre...

   Du coté d'Andy, les auteurs ne cessent de faire des pas en avant puis des pas en arrière, si bien que l'on ne sait vraiment plus sur quel pied danser. Jill n'est finalement plus sa promise. La pauvre femme a confondu grossesse et ménopause. Elle n'a ainsi jamais attendu d'enfant Botwin. On s'était pourtant fait à l'idée. Eux aussi. Ce rebondissement ne m'a pas plu du tout, alors même que l'idée de base ne m'avait guère convaincu elle-même pourtant. La séparation n'en était pas moins émouvante en tout cas. On ne sait pas bien quel est l'avenir de Jill au sein de la série, enfin dans les quelques épisodes restants mais si ce que l'on a vu d'elle dans le 8ème épisode doit servir de conclusion à son arc alors c'est une belle conclusion. Il n'y avait pas mieux que de terminer sur une comparaison entre sa vie à elle et celle de sa soeur. Constater à quel point elles sont différentes mais en même temps si proches. Ce n'est pas d'une originalité folle mais ça fonctionne, d'autant que Mary-Louise Parker et Jennifer Jason Leigh sont parfaites. Depuis la scène de fin, j'ai en tête jour après jour le guilleret "Ne me quitte pas" de Regina Spektor (qui n'a rien à voir avec le grand classique de Jacques Brel). Jill partie, Andy ne tarde pas à se trouver une nouvelle prétendante. C'est pire que dans How I Met Your Mother... Il jette cette fois son dévolu sur une serveuse tout à fait ravissante et souriante. Elle nous est présentée comme une évidence pour lui. D'où le mariage en guise de cliffhanger. Nouvelle erreur ou début du bonheur ? 

   Pendant ce temps-là, Nancy continue de prendre du bon temps avec son rabbin de voisin. Leur histoire ne soulève pas un enthousiasme fou. Après tous les hommes que notre héroïne a connu, qu'est-ce qui rend celui-ci plus intéressant ? Rien, a priori. Mais sa quasi-normalité correspond bien à la nouvelle Nancy. Si le but des scénaristes est de finir la série en casant tout le monde, ils ne pouvaient pas s'y prendre moins subtilement. Mais j'ose espérer qu'ils ont des projets plus ambitieux. Sauf pour Doug bien entendu. A moins qu'il ne termine avec une clocharde. Il ne mérite pas tellement mieux de toute façon. Cette énième intrigue ridicule du personnage fait autant rouler les yeux que rire. C'est donc une semi-victoire. 

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// Bilan // Dans la banlieue d'Old Sandwich, on s'ennuie grave. On en vient naturellement à regretter Agrestic et les débuts tonitruants de Weeds. C'était forcément mieux avant, surtout plus drôle et plus piquant. Mais les personnages ont aujourd'hui plus de bouteille et ont évolué -à l'exception de Doug- de manière tout à fait satisfaisante. On ne peut que le constater épisode après épisode en cette 8ème et dernière saison. Elle n'offre pas grand chose de plus à mon grand dam...


17 août 2012

Weeds [8x 05, 8x 06 & 8x 07]

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Red In Tooth And Claw // Allosaurus Crush Castle // Unfreeze

480 000 tlsp. // 640 000 tlsp. // 560 000 tlsp.

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   Je déclarais lors de ma review précédente que j'en voulais pas à Weeds de calmer un peu le jeu dans la dernière ligne droite, quitte à ennuyer, mais, après ces trois épisodes, nous en sommes à la mi-saison et le flou le plus total continue de régner quant aux intentions des scènaristes. Alors je leur en veux quand même un peu. On a vraiment l'impression qu'ils ne savent pas où ils veulent aller, et surtout sur quoi ils veulent terminer, alors ils nous entrainent d'intrigue en intrigue avec bien peu d'aisance et de moins en moins d'efficacité. Le divertissement reste convenable mais on rit moins, beaucoup moins. Il y a toujours des passages qui sauvent le tout, comme les facéties d'Andy avec la fille en roller toute nue dont on retiendra surtout le monologue brillant, très très Weeds, avec un Justin Kirk au meilleur de sa forme (surtout quand on a vu peu de temps avant le pilote d'Animal Practice où il tient le rôle principal...). Son cours face à des enfants turbulents et pas très réceptifs était moins réussi. Il faut dire que toutes les réfèrences religieuses m'ont vite perdu. Il devait y avoir des trucs drôles là-dedans, mais je n'ai pas tout compris. Cela dit, son coup de bluff était amusant. En cette saison 8, Andy évolue vraiment bien. La grossesse de Jill, bien pratique et pas très inspirée, a en tout cas le mérite de le motiver à rentrer pour de bon dans le droit chemin. Ce n'est certainement pas la femme la plus stable qui soit mais ils se sont bien trouvés. Nancy bout intérieurement mais garde ce qu'elle pense pour elle. Pendant combien de temps va-t-elle se retenir ? Brièvement, on évoque le lien compliqué qui unissait Andy à son père. J'aurais aimé que ce sujet pas encore exploré le soit enfin. 

   Nancy poursuit sa quête de la "bonne vie", même si les tentations sont nombreuses sur son chemin. C'est un grand pas en avant pour le personnage, c'est indéniable, mais cette rédemption devient légèrement barbante pour nous. Terminer chaque épisode sur la même expression de Mary-Louise Parker, satisfaite et énigmatique à la fois, devient lassant. Je sens que l'on se dirige vers une fin très ironique : Nancy sera devenue une bonne mère, une femme bien sous tout rapport, mais la petite balle encore logée dans sa tête se déplacera et la tuera violemment d'un coup d'un seul. En attendant, elle sait rester elle-même malgré les nouvelles cirsconstances légales qui l'entourent. La scène avec les muffins était parfaite. C'était bien elle, dans toute sa splendeur. Lorsque Stevie est dans les parages, que ce soit à cause du foot ou de l'ami qu'on lui impose, on s'amuse un peu moins. Les autres enfants Botwin sont de toute façon en général synonymes d'ennui maintenant : Shane et Ouelette, c'est loudingue; Shane et sa copine, c'est un peu niais (et en plus, je n'arrive pas à accepter que le garçon ait grandi et qu'il soit en âge d'avoir une amoureuse, de boire, de faire l'amour... j'ai le même sentiment avec mon propre frère !); et Silas, c'est des promesses jamais tenues. On évoque la possibilité qu'il puisse avoir une relation homosexuelle. Okay, c'était assez mal amené et "juste pour rire" mais je commençais à trouver l'idée intéressante. Mais non, tuée dans l'oeuf. Puis  voilà qu'on le prend pour un strip-teaser à l'épisode suivant mais on ne le voit pas en action ! Damn it ! Du coté de Doug... on nage toujours en plein délire qui n'a ni queue ni tête. C'est fatiguant de le répéter systématiquement mais c'est vrai et c'est bien tout ce que l'on peut en dire malheureusement. 

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// Bilan // Mouais. Weeds mérite mieux que ce foutoir pour son ultime saison. Je n'ai pas envie de rester sur un goût amère alors je continue sincèrement d'espérer que la suite sera meilleure et la fin à la hauteur de cette grande comédie !

26 juillet 2012

Weeds [8x 03 & 8x 04]

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See Blue And Smell Cheese And Die // Only Judy Can Judge

780 000 tlsp. // 573 000 tlsp.

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   Désormais sortie de l'hôpital, Nancy Botwin peut reprendre le cours normal de sa vie. Mais qu'est-ce que la normalité pour elle ? Habituellement, c'est enchainer les conneries sans se soucier de son entourage, notamment de ses fils; c'est dealer, dealer, dealer et encore dealer; c'est coucher avec divers hommes auxquels elle est plus que moins attachée; et c'est en gros tout ce dont elle ne veut plus. On découvre donc une autre Nancy, plus sereine, plus apte à profiter des joies que son plus jeune fils, Stevie, peut lui offrir. C'est une ouverture dans une piscine sans lui, où elle nage nue, libre; puis une fermeture dans une pisicine avec lui, souriante, libre. Est-elle enfin prête à devenir la mère qu'elle n'a jamais vraiment été ? Ou alors seulement avant qu'on ne la rencontre il y a huit ans, avant la mort de son mari, avant le lancement de son business... Jenji Kohan et son équipe de scénaristes semblent en tout cas opérer une sorte de retour aux sources, même s'il n'est pas toujours flagrant. Les Botwin vivent à nouveau en banlieue, ce qui s'accompagne du ton satirique originel. L'intrigue de Doug dans le 4ème épisode s'inscrit parfaitement là-dedans : il a des problèmes de voisinage et les réglent à sa façon, toujours distinguée. Terminer par un cliffhanger sur lui, c'était courageux mais stupide. Il est somnanbule ? La belle affaire ! Tant qu'il se contente de chier dans son propre journal, tout devrait bien se passer. 

   Weeds a toujours assez bien dépeint les personnages enfants et adolescents. Shane était un sacré loustic dès le départ, mais on était loin d'imaginer qu'il deviendrait presque psychopathe des années plus tard. Le road trip de Nancy et Silas pour le retrouver dans le 3ème épisode était assez sympa, d'autant que je ne m'attendais pas du tout à croiser Mae Whitman, échappée de Parenthood pour l'occasion ! En revanche, ce qui s'est dit sur la relation de la mère et de son aîné n'avait rien de nouveau. On tourne franchement en rond les concernant. Comme d'hab', Nancy se tire très facilement de la situation vis à vis du fils de Peter. L'intrigue "Police Academy" de Shane ne porte pour le moment pas vraiment ses fruits. L'idée était séduisante mais elle ne débouche pas sur grand chose, à part une intrigue amoureuse qui aurait très bien pu être amenée autrement si c'est vraiment ça que les auteurs voulaient raconter. L'amour va-t-il adoucir Shane ? J'attends surtout de voir ce que cache cette jeune fille. M'étonnerait qu'elle soit aussi saine d'esprit qu'elle n'y parait. Ca n'existe tout simplement pas dans l'univers de Weeds. Les enfants de Nancy ont en tout cas bien grandi, ils évoluent de leur coté et elle ne leur est plus si utile. Finalement, aussi mauvaise mère a-t-elle été avec eux, ils ne s'en sortent pas si mal...  Enfin ça aurait pu être pire quoi ! D'autres ados font l'actualité dans la série : les jumelles de Jill. Et elles sont inintéressantes au possible. On les échangerait sur le champ avec Isabelle Hodes si on le pouvait. Dans ces moments-là, elle nous manque plus que jamais ! A travers les tentatives maladroites d'Andy de s'occuper de ces deux ingrates, c'est sa relation avec Jill qui gagne en crédibilité. Avec une femme comme celle-là, il n'est pas prêt d'être tranquille mais ils se sont bien trouvés, c'est indéniable. Jennifer Jason Leigh et Justin Kirk ont une parfaite alchimie.  

   Lorsque Weeds tente aujourd'hui de revenir à ses racines, c'est-à-dire au deal de drogue, elle nous ennuie profondément. C'était déjà plus ou moins le cas depuis quelques saisons, mais c'est encore plus vrai maintenant. Du coup, le retour de Demetri et des Hanson Brothers à aucun moment ne nous excite. Pendant ce temps-là, Heylia et Dean sont toujours portés disparus...

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// Bilan // Tout ce qui ne tourne pas autour de Nancy et de son changement de cap à l'approche de la fin de la série, avec tout le suspense qui va avec -va-t-elle aller au bout de ses nouvelles convictions ou replonger ?- n'est pas tellement drôle, juste divertissant. A priori, Weeds ne se terminera pas sur une saison riche en rebondissements. Elle préfère jouer la carte du classique, quitte à ennuyer un peu. C'est un choix respectable, d'autant qu'elle n'a clairement plus rien de neuf à raconter. Et on ne lui en veut pas.

11 juillet 2012

Weeds [8x 01 & 8x 02]

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Messy (Season Premiere) // A Beam Of Sunshine

810 000 tlsp. // 610 000 tlsp.

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   Nouveau visuel pour le générique de la saison 8 de Weeds, qui retrace à merveille les années passées et le périple des Botwin à travers les Etats-Unis (et même un peu au-delà), jouant déjà la carte de la nostalgie bien normale à l'approche de la fin de la série, et retour de sa rengaine emblématique, Little Boxes, qui nous avait drôlement manqué. Une entrée en matière réjouissante donc, suivie d'une reprise exactement là où nous étions restés à la fin de la saison 7. Qui a été touché par la balle du sniper ? Pas d'entourloupe de Jenji Kohan et ses auteurs : c'est bien Nancy, et pas Andy, Doug, un des fils ou je ne sais quel passant, ou animal ou objet. Non parce que la possibilité pour que ce ne soit pas Nancy était quand même très grande ! Bien évidemment, elle s'en sort, mais il faut attendre le deuxième épisode pour le savoir même si on ne s'inquiète pas franchement pour elle. Je dois dire que les allers et retours dans sa chambre d'hôpital étaient tout à fait hilarants : entre Silas et Shane qui se servaient littéralement d'elle comme d'une table pour manger, après avoir pillé le panier du voisin; Doug qui n'a pas pu s'empêcher de la tripoter en profitant de son état végétatif; et Andy et Jill qui ne se sont pas souciés de sa présence pour copuler. A chaque Season Premiere, c'est ce genre de scènes qui nous rappelle pourquoi on aime et on a tant aimé Weeds : il n'y a qu'elle pour oser tout ça de manière si décomplexée ! J'ignore si Jill sera présente toute la saison mais c'est à espérer : on lui doit les meilleures répliques de ce début de saison. Son duo avec Andy fonctionne toujours très bien et on est forcément impatients de la retrouver face à sa soeur. Ce sont toujours de grands moments. L'intrigue parallèle liée au retour de son mari était assez amusante elle aussi, et terriblement cruelle pour ce pauvre homme, pile comme on aime ! Face au rabin, Andy n'a vraiment pas démérité. C'était un peu trop long mais c'était malin et drôle. Ah oui vraiment, on aime !

   L'identité du sniper nous est révélée rapidement, sans faire traîner un suspense inutile puisque l'on sait de toute façon pertinement que ce ne sera pas le sujet de la saison, quelques minutes après que les fils Botwin aient répertorié les différentes possibilités, celles auxquelles nous avions tous pensés. Il s'agit donc finalement du fils de l'agent Scottson, l'un des nombreux ex-amants de Nancy. Je n'aurais jamais pensé à lui et je suppose que même parmi les fans, c'était une surprise (qui se souvenait de son existence sérieusement ?). Vu le peu d'intérêt que possède le personnage, ce qui est confirmé dans le deuxième épisode, il ne faut pas s'attendre à grand chose de sa part. Si ce n'est que Shane va peut-être pouvoir assouvir ses pulsions meutrières, à moins que la nouvelle Nancy ne l'en empêche ? On va voir ce que va donner l'orientation de l'héroïne sur la longueur -puisque je doute qu'elle ne reprenne pas ses bonnes vieilles habitudes- mais pour le moment, on va dire que c'est sympathique de la voir sourire, s'ouvrir au monde et faire le bien autour d'elle. C'est même très frais. Tant que ça ne dure pas, ça me va ! A part ça, pendant qu'Andy profite de ses instants de bonheur avec Jill -qui ne peuvent décemment pas durer puisque c'est Andy- Silas gère toujours le business et on s'en fout un peu -il fouette sa copine aussi mais on s'en tape encore plus !- Shane, lui, continue ses aventures au sein de la police et Doug évolue toujours dans sa société. Par miracle, la seule scène de l'épisode qui y était consacré était tolérable. Bref, on nous expose la situation pour mieux nous surprendre -on l'espère en tout cas- dès la semaine prochaine... Je n'ai qu'un souhait pour cette saison 8. Enfin deux : je ne veux pas d'un happy ending -ce serait vraiment hors sujet dans Weeds- et j'exige le retour d'Elizabeth Perkins pour au moins un petit épisode ! On ne peut pas faire nos adieux à la série sans revoir une dernière fois Celia. C'est juste inconcevable !

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// Bilan // Sans offrir un début de saison tonitruant, Weeds revient avec deux épisodes très corrects, pas spécialement prometteurs car on ignore tout de ce que nous réserve la suite et aucun indice ne nous est laissé pour phosphorer, mais sympathiques avec le cocktail habituel de scènes provocantes et WTF? et de personnages hauts-en-couleurs qui disent vraiment n'importe quoi par moment mais qui nous font toujours autant rire et qui nous touchent à leur façon vraiment tordue. Je suis indéniablement soulagé que cette saison 8 soit la dernière mais quitter les Botwin n'est pas une perspective qui puisse me réjouir non plus.

01 octobre 2011

Weeds [7x 13]

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Do Her/Don't Do Her (Season Finale) // 520 000 tlsp.

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   L'épisode précédent ce Season Finale ne donnait que peu d'indices sur la manière dont pouvait se conclure cette saison 7 de Weeds. Après l'avoir vu, je comprends mieux pourquoi : il n'y a pas eu de véritables rebondissements ni de grandes surprises et la plupart des intrigues traitées cette saison n'ont mené à rien. Je regrette amèrement que les scénaristes n'aient pas profité davantage de la situation dans laquelle se trouvait Nancy en début de saison, c'est-à-dire dans sa maison de réinsertion. Les personnages secondaires étaient très bons, leur potentiel n'a pas été exploité. Ils ont préféré repartir rapidement aux racines de la série avec une nouvelle forme de deal de drogues. La série n'a malheureusement plus grand chose à raconter de ce coté-là après tant d'années. Il a alors fallu s'accrocher à tous les à-coté.

   Le conflit entre Nancy et Silas a atteint son apogée dans ce final mais a également trouvé une solution presque trop simple. Mais je reconnais avoir été sincèrement ému par la réconciliation de la mère et du fils. Comme depuis le départ, cela a été traité avec finesse, dans le non-dit et c'était superbe. Il n'aurait de toute façon pas été efficace de faire monter la pression d'un cran supplémentaire et les faire devenir deux vrais étrangers et ennemis dans une probable saison 8. Afin de protéger sa mère, Shane a encore fait preuve d'une grande maturité. Oulette lui a demandé d'entrer dans l'académie de police contre son silence. Shane s'est sacrifié, mais était-ce si difficile à accepter ? Pour le moment, il est tout de même forcé de le cacher à sa famille... La famille a justement été LE thème de la saison, plus que jamais, et le retour de Jill, la soeur de Nancy, était un bonheur de chaque instant. Mary-Louise Parker et Jennifer Jason Leigh sont deux actrices absolument formidables et complétementaires. Ce qu'on leur a donné à dire et à faire était de l'excellent matériel à la base et elles ont su le transcender en offrant des prestations alternant avec brio le rire et l'émotion. La scène dans le métro en est le parfait exemple mais celle avec les mecs chelous qui ont squatté l'appartement de Dimitri était également géniale ! L'idée que Jill puisse être là à temps plein l'an prochain me ravit...

   Andy n'a pas eu grand chose à faire cette semaine, tout comme Doug mais sa seule grosse scène à lui était nullissime, parfaitement dans l'esprit de tout ce qu'il nous a offert cette année. L'argent qu'il a fini par remporter permet quand même de poser la nouvelle situation des Botwin : ils habitent maintenant tous dans une jolie petite maison dans le Connecticut afin d'élever au mieux Steevie. Et c'est l'idée d'Andy ! Mais leur tranquilité retrouvée, qui nous ramène habilement à la première saison, ne va pas durer longtemps : un tireur a été engagé pour assassiner Nancy. Enfin c'est ce que l'on veut nous faire comprendre en tous cas. Et c'est là que je me demande ce qui a traversé l'esprit des auteurs : pourquoi ce cliffhanger ? On sait très bien que l'héroïne ne peut pas mourir. Oui mais voilà : la série n'a toujours pas été renouvelée par Showtime et je me demande si cela n'a pas à voir avec le contrat de Mary-Louise Parker qui arriverait à échéance cette année. Les négociations ne sont sans doute pas finalisées mais je doute que Showtime ne renouvelle pas un de ses plus grands succès (même s'il a pris du plomb dans l'aile cette année). Ainsi, si l'actrice ne revient pas -ce dont je doute grandement- ils peuvent la tuer. Le cac échéant, la scène est suffisamment ouverte pour que tout soit possible. Soit le sniper a raté sa cible et personne n'est mort : nul. Soit Nancy s'est "juste" faite tirer dessus et elle s'en remettra. Soit Soit le sniper a tiré volontairement ou involontairement sur quelqu'un d'autre et là, tout est possible. Je pense que l'on peut écarter l'hypothèse Jill étant donné qu'elle vient à peine de revenir et qu'une nouvelle intrigue la concernant est plus ou moins lancée. Idem pour ses enfants, Steevie et Shane. Ma préférence irait forcément à Doug mais, d'un autre coté, il est tellement inutile que sa mort n'aurait pas plus d'intérêt que son existence. Silas ? Tout semble avoir été dit le concernant maintenant mais je ne vois pas les scénaristes aller dans cette direction. Reste donc Andy. Je pense que c'est lui qui va y avoir droit et qui mourra même ! S'il s'agit de la dernière saison, je pense qu'ils peuvent se le permettre. Ca pourrait changer beaucoup de choses dans les intéractions entre les Botwin. Et ça toucherait Nancy énormément... Non, vraiment, j'aimerais beaucoup que ce soit lui !

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// Bilan // Weeds a connu des épisodes finaux bien plus mouvementés et plus excitants. Rien que celui de la saison dernière était bien meilleur. Mais celui-ci était empreint d'émotion et c'est quelque chose que la série maîtrise aussi très bien, l'émotion. Elle fait le choix de n'user de cet atout que de temps en temps. La réussite n'en est que plus grande ! L'humour était aussi à son top niveau.  La saison 7 avait très bien commencé puis la suite a été très inégale, avec de nouveaux personnages sans saveur. Je veux une saison 8 sans aucune hésitation, mais à condition qu'elle soit la dernière, car, même si la série nous a prouvé maintes fois qu'elle savait se renouveler, toutes les bonnes choses ont une fin.

24 septembre 2011

Weeds [7x 11 & 7x 12]

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Une mère que j'aimerais baiser // Qualitative Spatial Reasoning

750 000 tlsp. // 520 000 tlsp.

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    Alors que les deux épisodes précédents de Weeds me faisaient craindre le pire pour la fin de la saison, les auteurs se sont rattrapés bien que l'on soit toujours en droit d'espérer mieux. Je n'ai pas beaucoup ri, mais j'ai admiré la mécanique bien huilée mise en place à l'approche du final. Toutes les intrigues se rejoignent, ainsi que la plupart des protagonistes importants que l'on a croisé ou recroisé cette année, et l'ensemble donne une impression de cohérence. Une mère que j'aimerais baiser, le premier épisode au titre sulfureux même s'il ne veut techniquement rien dire chez nous, nous replonge dans du Weeds classique où il est question de se moquer de la bonne société et de ses paradoxes. Le décor est cette fois-ci planté dans les Hamptons. Un vent de fraîcheur nous envahit à mesure que Nancy nous démontre ses incroyables talents et Andy son penchant pour les Long Islands Ice Tea. Les langues se délient forcément et un nouveau conflit éclate entre la femme et et son beau-frère. Rien de bien nouveau, malheureusement, mais une scène tout de même très bien écrite et excellement interprétée par Justin Kirk et Mary-Louise Parker. Un bien plus grand conflit encore est né depuis la saison dernière avec Silas et il sera visiblement au centre de la fin de la saison. Un choix intéressant qui peut donner du bon comme du mauvais. Disons qu'on est habitué à ce que Nancy se retrouve face à des menaces plus inquiétantes. Même si Silas a bien grandi, il n'est toujours pas au niveau de sa mère en terme de malice et de manipulation, et il ne l'atteindra même sûrement jamais. Mais il se bat et ça fait plaisir à voir. Sans ichelle Trachtenberg à ses cotés, ce serait encore mieux ! Faite qu'elle ne revienne pas la saison prochaine ! 

   Le second épisode est surtout marqué par la montée en puissance de la bataille menée par la mère et le fils, avec tous les personnages secondaires qui sont amenés à choisir un camp. Andy préfère ne pas rentrer dans ce petit jeu, mais ne va-t-il pas être obligé au final ? L'idée du split-screen n'a rien de révolutionnaire mais elle est utilisée avec pertinence. Mais je me suis aussi rendu compte par la même occasion que la musique était devenue plus qu'optionnelle dans la série. Il n'y en a quasiment plus. C'était pourtant l'une de ses forces par le passé. Que s'est-il passé ? Est-ce vraiment un choix artistique ? Peut-être pour la première fois de la saison, j'ai trouvé les passages au bureau de Doug corrects. La présence de Nancy a dû bien aider. Heylia et Dean ne sont pas revenus par la grande porte mais il était plaisant de les retrouver. Leur couple reste hautement improbable mais il a son charme. Ils me touchent je ne sais pas trop pourquoi. Amusante la scène de braquage avec les masques de Sarah Palin ! Enfin un petit quelque chose d'irrévérencieux.

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// Bilan // Deux épisodes de Weeds plutôt bons qui mettent en place habilement le final de la saison 7, et suffisamment subtilement pour que l'on ne sache pas vraiment à quoi ça attendre. C'est vrai : je ne vois vraiment pas où les scénaristes veulent en venir. Je serai bien tenté de dire que Nancy va faire du mal, physiquement cette fois, encore plus que moralement, à Silas. A moins qu'on le fasse pour elle, ou que ce soit l'inverse ? Curieux de découvrir ce dernier épisode, et pendant ce temps-là, on attend toujours que Showtime se décide à renouveler la série. Ce n'est pas dans ses habitudes de nous faire patienter... Parce qu'elle compte annoncer que la saison 8 sera la dernière ? J'espère...