13 octobre 2011

Harry's Law [2x 01, 2x 02 & 2x 03]

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Hosanna Roseanna // There Will Be Blood // Sins Of The Father

7 530 000 tlsp. // 7 630 000 tlsp. // 8 450 000 tlsp.

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    La première saison de Harry's Law avait bien des défauts (que j'évoque ICI) mais elle avait aussi beaucoup de qualités (que j'évoque ICI aussi). Pour que la nouvelle série judiciaire de David E. Kelley tienne la route plus longtemps, il était nécessaire d'opérer quelques ajustements au niveau de la distribution et le célèbre créateur est coutumier de l'exercice. The Practice, Ally McBeal, Boston Public et Boston Legal ont toutes connu ce type de bouleversements lors de leurs premières saisons et cela leur a porté chance. Elles ont souvent connu d'autres gros changements dans les dernières saisons d'ailleurs, mais là c'était moins réussi... La jeune Harry's Law perd ainsi un de ses personnages réguliers, Malcolm -pas le plus intéressant du lot c'est vrai- et réduit la standardiste Jenna au rôle de guest-star dans les premiers épisodes avant, vraisemblablement, de disparaitre complètement. Là c'est un peu plus regrettable mais la série n'a pas besoin d'elle pour survivre. Deux nouveaux personnages réguliers débarquent dans la saison 2 tandis que Sir Tommy Jefferson prend du galon. Adam, quant à lui, est toujours en poste et on s'en réjouit. 

   Concrétement, Ollie, incarné par Mark Valley, vient prêter main forte à Harry sur une très grosse affaire de meurtre qui occupera l'essentiel des trois premiers épisodes de la saison, pendant que Cassie Reynolds, jouée par Karen Olivio, est la nouvelle recrue du cabinet. Le premier va très vite se faire une place de choix au sein de la nouvelle dynamique de la série, la seconde va avoir un peu plus de mal, essentiellement parce que Kelley lui a offert un cas sans intérêt dans le premier épisode et que, dans les suivants, elle a peu l'occasion de briller. Elle parvient malgré tout à dévoiler son potentiel entre deux scènes. On peut donc dire que l'on a gagné au change, indéniablement. Mais le but de ces trois premiers épisodes est avant tout d'asseoir Harry encore plus confortablement dans son rôle d'héroïne. Rien de tel pour ça qu'une belle rivalité avec une certaine Roseanna Remmick, de la trempe des meilleurs personnages créés par Kelley, sublimée par l'excellente Jean Smart ! Les joutes verbales entre les deux femmes, à base de "fat little troll" et de classiques mais efficaces "bitch", sont un bonheur de chaque instant, bien qu'il manque une scène dans le troisième épisode pour conclure dignement leurs savoureux affrontements. 

   Le cas Sanders en lui-même, très fort, même si The Good Wife en a eu un similaire en saison 1 -puis revisité par la suite- plus intense et effrayant, a commencé doucement avant d'exploser dès le deuxième épisode. Alfred Molina était parfait en accusé et les nombreux rebondissements, surtout ceux du troisième épisode, étaient magistralement orchestrés, jusqu'à la révélation finale très Law & Orderienne dans l'approche et particulièrement surprenante ! Au bout du compte, chaque membre de la famille Sanders semble être cinglé à divers degrés et il n'en ressort pas une grande impression de réalisme, mais les scènes au tribunal étaient à couper le souffle. Le personnage de Roseanna Remmick souffre sans doute d'une déchéance trop rapide et trop facile d'un point de vue scénaristique mais ils n'allaient pas non plus étendre l'affaire sur dix épisodes... Toute la nouvelle équipe a dû se montrer soudée autour de Harry, même si certains, Adam en premier lieu, n'ont eu qu'un rôle minime à jouer. Sinon, les thèmes musicaux grandiloquents ont été remplacés par des thèmes plus sobres mais pas tellement plus modernes, et les images de Cincinatti ne sont plus du tout vieillottes. 

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// Bilan // Avec ces trois premiers épisodes de la saison 2, David E. Kelley est parvenu à ses fins : il a renforcé le casting de la série tout en douceur en lui donnant ainsi plus d'envergure. Harry's Law perd malheureusement simultanément en originalité puisque la nouvelle configuration rappelle énormément celle de Boston Legal pour ne citer qu'elle, mais si c'est le prix à payer pour qu'elle perdure sur les écrans alors je l'accepte sans broncher ! 


20 janvier 2010

Human Target [Pilot]

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Pilot // 1o 1oo ooo tlsp.

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What About ?

Christopher Chance, un mystérieux garde du corps, est capable de prendre différentes identités afin de protéger ses clients en danger de mort. Il risque sa vie tous les jours, il est prêt à tout et n'a peur de rien...

Who's Who ?

C'est Mark Valley qui a été choisi pour interpréter le rôle du charismatique héros de la série. Tous ceux qui regardent Fringe le connaissent bien puisque son personnage est célèbre pour avoir été tué dès le pilote (malgré de multiples apparitions au cours de la saison 1). Parmi ses autres rôles importants, on peut citer celui de Brad Chase dans Boston Legal. A ses cotés, celui qui ne passe pas une seule saison sans être à l'antenne, j'ai nommé : Chi McBride ! La preuve : Boston Public (2000-2004), Dr. House (2005), Killer Instinct (2005-2006), The Nine (2006-2007) et Pushing Daisies (2007-2009). Il est excellent, on ne va pas s'en plaindre ! Le trio de Human Target est complété par Jackie Earle Haley, plus habitué au cinéma avec des rôles dans Watchmen, Little Children ou bientôt Shutter Island. Il risque d'y avoir une nouvelle guest féminine par épisode, celle du pilote n'est autre que Tricia Helfer, la créature qui a fait bander des millions de geeks pendant 5 ans dans Battlestar Galactica. Elle est méconnaissable sans sa robe rouge et ses cheveux blond platine.    

So What ?

   Comme je m'y attendais, Human Target n'est pas du tout une série faite pour moi ! Elle s'inscrit dans une tradition oubliée des shows d'action pure et dure, très en vogue dans les années 70 et 80, qui ne requiert qu'une paire d'yeux grand ouverts mais pas forcément un cerveau. Je ne suis pas en train de dire que c'est une série faite pour les simples d'esprit, attention ! C'est une série faite pour ceux qui sont capables de poser leur cerveau sur leur canapé le temps de 42 minutes pour profiter d'un moment sans prise de tête purement divertissant. Je ne sais pas faire mais Dieu sait que j'aimerais ça !

Il me semble donc que Human Target remplit parfaitement son contrat : les scènes d'action sont nombreuses et plutôt convaincantes en matière d'effets-spéciaux (on sent que la FOX a mis de l'argent sur la table); et le personnage principal, sans dire qu'il est attachant, est exactement comme on le voudrait : un sous James Bond. Il a de l'humour et du charme, il sait parfaitement en jouer, et il a une part de mystère suffisamment importante pour éveiller la curiosité. Le rôle va parfaitement à Mark Valley puisqu'il n'exige pas d'avoir un talent immense. Un peu de muscle, une voix profonde et un beau sourire font amplement l'affaire. On se retrouve face à un personnage masculin fort, rusé et décomplexé, qui m'a fait énormément penser au désormais célèbre Mentalist ! Dans une moindre mesure, il fait également penser aux héros de White Collar et de Lie To Me. Les contextes de toutes ces séries sont différents mais on en revient toujours un peu au même. Etant donné que ça marche pour le moment, Human Target peut s'en sortir. Elle n'est ni meilleure ni pire qu'une autre. Les deux personnages secondaires apportent indéniablement quelque chose à la dynamique d'ensemble mais il est encore trop tôt pour dire quoi exactement.

En bref, Human Target est d'une efficacité quasi-irréprochable pour qui cherche du divertissement pop-corn et de l'action. Quelque part, elle remplit un créneau qui était laissé à l'abandon depuis des années, à l'exception notable de 24. En ce qui me concerne, n'étant pas du tout sensible à ce type de séries, mon aventure avec Christopher Chance s'arrête là. Je lui souhaite néanmoins bien du succès ! 


// Bonus // Un trailer... explosif !

09 février 2009

Fringe [1x 13]

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The Tranformation // 12 78o ooo tlsp.

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   Cet épisode me laisse un goût amer. Je l'ai trouvé encore une fois très réussi, notamment grâce à une scène d'ouverture absolument parfaite car terrifiante, grâce à l'humour de Walter dont je ne me lasse pas et puis par ce sentiment que tout est super bien pensé. Mais, parce qu'il y a un mais, j'ai un tout petit peu l'impression d'avoir été pris pour un con au sujet de John Scott. Je ne suis pas contre les rebondissements mais lui qui passait pour un horrible traite se révèle finalement être un gentil. Ca me dérange, ça me déçoit. Je m'attendais à quelque chose de plus fort. Il enquêtait pour le compte d'une unité secréte du FBI. C'était une sorte d'agent triple. On ne sait rien de cette unité secréte et je suppose qu'elle jouera un rôle important dans de prochains épisodes mtyhologiques. C'est ce qui me fait dire que, contrairement à ce que l'on veut nous faire croire, John Scott ne fait pas entièrement parti du passé. C'est un gentil et on ne reviendra certainement pas dessus, mais cet épisode n'était pas son dernier. Mark Valley reviendra, j'en suis sûr ! Pour Olivia, d'un point de vue amoureux, toute cette histoire lui permet de tourner la page. La mémoire de John qui vit dans tête disparaît peu à peu, elle a pu lui dire au revoir en passant pour la 4ème fois dans le fameux caisson magique de Walter. La scène finale est magnifique, du point de vue de la réalisation, du paysage, mais aussi parce que c'est émotionnellement fort. Et ça l'est encore plus quand on sait que Mark Valley et Anna Torv viennent de se marier dans la vie. Quand ils se passent la bague au doigt, ça va presque au-delà de la fiction.

   Cet épisode clôt donc la première partie de la première saison de Fringe. Le pilote commençait dans un avion, cet épisode commence également dans un avion qui se transforme vite en crash. On ne reviendra pas sur l'obsession de J.J Abrams pour les avions. La boucle est bouclée. Le temps est venu de faire un premier bilan sur la série. Pour ma part, je ne suis vraiment pas déçu. La réalisation est admirable, les effets-spéciaux sont très convaincants, les personnages prennent de l'épaisseur petit à petit, notamment l'agent Dunham qui ne me plaisait pas beaucoup au début. Je commence à l'apprécier, à m'attacher à elle. J'ai un peu plus de mal avec Peter. Il est encore entouré de mystères et les scénaristes ne semblent pas vouloir nous en dire plus. Peut-être que la deuxième partie de la saison lui sera davantage consacrée. Beaucoup de personnages de second plan méritent d'être exploré. L'agent Broyles notamment, qui en dit bien moins qu'il ne sait; Astrid, qui a son rôle dans l'équipe, elle ne sert pas à rien mais quand même, elle mérite certainement mieux; Charlie Francis est très sous-exploité également, j'avais peur à un moment donné que ce soit un méchant déguisé en gentil mais je ne crois pas; Nina Sharp, certainement le personnage le plus intrigant. Et puis il y a bien-sûr The Observer, qui n'apparaît apparemment plus, et Jones, qui a semble-t-il le pouvoir de se téléporter ... En 13 épisodes, une vraie mythologie s'est construite et une grande série est née.

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// Bilan // Un épisode important, un tournant, une conclusion, qui déçoit un peu car on en attend forcément beaucoup tant on nous en met plein les yeux tout le temps. Mais comme d'habitude, c'est très prenant, presque envoûtant. Pas une seconde de répit ni d'ennui.