22 juin 2013

Pilotes Mix [Eté 2013 - Partie 1]

MISTRESSES - ABC 

Les amours d'un groupe d'amies d'une trentaine d'années, qui se sont connues à l'université mais dont les vies ont pris peu à peu des chemins différents. Impliquées dans des histoires complexes, parfois secrètes et souvent scandaleuses, elles bravent les tempêtes ensemble...

Créé par K.J. Steinberg (Gossip Girl, The Nine). Avec Alyssa Milano (Madame est servie, Melrose Place, Charmed), Yunjin Kim (Lost), Rochelle Aytes (Forgotten), Jes Macallan, Jason George (Grey's Anatomy, Sunset Beach), Shannyn Sossamon...

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21010107_20130604124537672   On le sait désormais : lorsque le nom d'Alyssa Milano apparaît au casting d'une nouvelle série, il faut fuir. Loin. Et pourtant, on a tellement de sympathie pour elle qu'on l'aime toujours, quand même, et qu'on lui laisse une chance, au cas où. Dans Mistresses, son nouveau chef d'oeuvre, elle est censée être en quelque sorte la madame tout le monde du show. Celle à laquelle la téléspectatrice "de base" d'ABC, qui vient de se coller deux heures de Bachelorette, a le plus de chance de s'identifier. Malheureusement, on découvre très vite qu'elle est avocate, que son mari est un apollon aux faux airs de Simon Baker -sans le charme- et qu'elle est irrémédiablement attirée par un collègue, qui n'est autre que Jason George, qui restera encore et toujours le Michael de Sunset Beach. On nous l'a tellement vendu comme une bête de sexe irrésistible depuis tant d'années dans tout un tas de séries qu'il ne fait plus aucun effet à personne. Pas même à Alyssa Milano pusqu'il n'y aucune alchimie entre elle et lui. La ménagère annoncée n'en est donc pas une et si la chaîne comptait sur l'effet 50 Shades Of Grey pour faire vibrer celles qui sont derrière leur écran, c'est raté ! On ne peut que noter l'effort de proposer un contenu plus osé que la moyenne sur les networks, mais les scènes de sexe n'en restent pas moins aseptisées, pas excitantes une seconde, dignes des téléfilms érotiques des dimanche soirs de M6 à la grande époque... Toujours le même constat lorsqu'une série de ce type débarque : où est passé l'héritage de Sex & The City, nom d'une pipe !? Et je ne parle pas là de la forme, mais bien du fond.

   Deux des quatres héroïnes de Mistresses passent leur temps à se mordre les doigts d'avoir cédé à leurs pulsions, que ce soit avec un collègue ou un patient, ce qui entraîne diverses séances de flagellation et de pleurnicheries. Dommage pour Yunjin Kim, radieuse mais dans le même registre que dans Lost, avec Sun, le personnage qui l'a révélée aux Etats-Unis. La troisième est une femme qui a été trompée et qui porte donc sur ses amis un jugement biaisé. Elle gâche la fête. Quant à la quatrième, elle est célibataire et adepte des promotions canapé, elle est la Samantha Jones de la série, sans l'expérience et sans le pouvoir. Elle est plus agaçante qu'autre chose, peut-être parce que son interprète ne dégage pas grand chose, à part de la putasserie de bas étage. De plus, son intrigue lesbienne avance à pas d'escargots, comme si les scénaristes n'osaient pas. A moins qu'ils ne souhaitent soigner cette histoire plus que n'importe quelle autre ? Au bout de trois épisodes, dont un qui n'en parle pas du tout, on perd patience. On pourrait avoir de la sympathie pour ces quatre femmes, elles pourraient nous bouleverser si seulement elles ne nageaient pas toutes dans le luxe et la volupté, si leurs problèmes ne paraissaient finalement pas si dérisoires. Et puis Mistresses ne manque pas que de réalisme : elle manque aussi d'humour. Si bien qu'elle ne parvient pas non plus à être fun. C'est pourtant tout ce qu'on lui demandait au départ. Au bout du compte, on a envie de découvrir la version anglaise, si ce n'est pas déjà fait, mais certainement pas de continuer cette adaptation sans âme. 

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DEVIOUS MAIDS - LIFETIME


Quatre femmes de ménage d'origine latine travaillent pour de riches familles au coeur de luxueuses villas de Beverly Hills. Lorsque l'une de leurs amies est tuée dans des circonstances mystérieuses, elles s'interrogent sur leurs rêves et leurs espoirs déçus, sur leurs patrons, tous plus névrosés les uns que les autres, et sur leur avenir...

Créé par Marc Cherry (Desperate Housewives). Avec Ana Ortiz (Ugly Betty), Judy Reyes (Scrubs), Roselyn Sanchez (FBI:Portés Disparus), Dania Ramirez (Heroes), Susan Lucci (All My Children), Drew Van Acker (Pretty Little Liars)...

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   Après avoir visionné le pilote de Devious Maids je me suis sérieusement demandé pourquoi ABC ne lui avait pas donné sa chance (rappelons que le pilote a été tourné pour elle à la base). N'était-ce pas le produit parfait pour reprendre la case sinistrée post-Ugly Betty du jeudi 20h ? Elle aurait certainement été plus à sa place que Last Resort et Zero Hour en tout état de cause ! Et elle aurait également davantage mérité d'être retenue que Mistresses ! En gros, j'aurais fait l'inverse à la place des dirigeants de la chaîne : j'aurais envoyé Mistresses chez Lifetime en duo avec l'affreuse The Client List et j'aurais gardé Devious Maids, que ce soit dans l'année ou pour l'été. Cela étant dit, le nouveau soap de Marc Cherry est loin d'être indispensable. Si Desperate Housewives n'avait jamais existé, il aurait pu paraître presque innovant. Mais Desperate Housewives a bien existé, trop existé même, et reprendre la même formule avec moins de conviction et de panache donne sans surprise quelque chose qui a un gros air de déjà vu, à peine sauvé par son très beau casting et ses quelques éclairs de génie. 

   Tout commence par un mystère et une piscine ensanglantée, qui ne sont pas sans rappeler Melrose Place et The L Word, entre autres. On nage dans la même ambiance friquée. Savoir qui a tué la femme de ménage et pourquoi nous désintéresse très rapidement et cela ne devrait pas s'arranger dans les épisodes suivants. Mais ce qui sauvera peut-être cette intrigue fil rouge c'est qu'elle n'aura pas à se déployer sur 24 épisodes mais sur moitié moins. Marc Cherry nous a prouvé 7 fois qu'il n'en était pas capable après tout... De manière générale, ce ne sont pas les héroïnes qui nous donnent envie de rester, car elles sont franchement transparentes. Elles n'ont pas l'humour de Gaby, ni la perversité de Bree, et encore moins l'énergie de Lynette et la... drôlerie ? folie ? de Susan. On s'attache surtout à Marisol, parce que c'est le personnage le plus développé pour le moment et qu'on a de la sympathie pour Ana Ortiz. Non, la force de Devious Maids réside plutôt du côté des employeurs ! On retrouve grâce à eux la "patte Cherry", la caricature, le cynisme, le vernis qui craque... On les connaît ses coups de griffe, ils ne nous surprennent plus, mais ils s'attaquent là directement à Hollywood, ses acteurs et ses actrices à l'égo surdimensionné (coucou Nicolette Sheridan ?) et ses millionnaires névrosés. Eux ils nous font marrer. Susan Lucci en fait des caisses, par exemple, mais elle le fait bien. Et on croise ainsi plein de têtes familières que l'on prend plaisir à retrouver (Grant Show, Brett Cullen, Tom Irwin, Mariana Klaveno, Valerie Mahaffey...). Mention spéciale à Melinda Page Hamilton, ancienne nonne cinglée, rivale de Gaby, dans la saison 2 de Desperate Housewives, qui excelle ici en maître d'hôtel autoritaire. On rit de bon coeur et on s'imagine finalement assez bien passer quelques semaines en compagnie de ces gens qui vivent dans un autre monde. Devious Maids n'a capturé qu'un tiers de la magie de son aînée à ses débuts, mais cet été, on devrait pouvoir s'en contenter au bord de la piscine, entre deux séances de bronzage. 

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THE FOSTERS - ABC FAMILY

Un couple de lesbiennes -l'une est policière, l'autre enseignante dans une école privée- sont les heureuses mamans de trois enfants : un fils biologique et des jumeaux adoptés, une fille et un garçon. Leur équilibre familial est bousculé lorsqu'elles accueillent une adolescente rebelle au sein de leur foyer...

Créé par Brad Bedeweg & Peter Paige (Queer As Folk). Produit par Jennifer Lopez. Avec Teri Polo (Mon Beau-Père et Moi, A La Maison Blanche), Sherri Saum (Sunset Beach, Rescue Me), Jake T. Austin (Les Sorciers de Waverly Place), David Lambert (Aaron Stone)...

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o_THE_FOSTERS_POSTER_570   Secret Life Of The American Teenager touchant à sa fin, ABC Family avait besoin de continuer à transmettre ses valeurs positives à travers une nouvelle série et c'est The Fosters qu'elle a choisi. Cette fois, elle a pris un écrin aux allures un peu plus modernes puisqu'à la tête de cette nouvelle famille en quête de perfection on retrouve un couple de femmes. Il convient de se réjouir de cette audace, d'autant que l'une est blanche, l'autre noire et qu'elles élèvent, entre autres, des jumeaux hispaniques ! Grâce à Modern Family ou The New Normal, les téléspectateurs ont pu s'habituer à voir des couples d'hommes mais les lesbiennes n'avaient pas encore trouvé leurs équivalents. C'est chose faite. Teri Polo et Sherri Saum forment un duo convaincant au milieu de cet intéressant melting-pot qui fait plaisir à voir. Et je crois qu'une fois que l'on a dit ça, on a expliqué pourquoi on était si indulgent avec The Fosters. Car, pour être honnête, la série n'a pas grand chose à envier à 7 à la maison. Je ne parle pas des sermonts religieux, car il n'y en a pas -en tout cas dans les deux premiers épisodes- mais de cette manière si polissée de traiter de sujets aussi sérieux que la drogue ou la maltraitance. C'est bien gentil. Bien propre. Plein de bons sentiments. Mais c'est charmant aussi. On a envie de se laisser porter car on sent de la sincérité, une envie de bien faire tout en faisant passer un message de tolérance. The Fosters, c'est un refuge télévisuel où les téléspectateurs peuvent sentir un peu de chaleur humaine. Et Dieu sait qu'on en avait besoin !

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TWISTED - ABC FAMILY

Danny Ryder retourne dans sa ville natale après avoir passé 5 ans en prison pour le meurtre de sa tante lorsqu'il avait 11 ans. Reconnaissant sa culpabilité, il refuse toutefois catégoriquement d'expliquer ce qui l'a poussé à agir ainsi, déclenchant une tempête médiatique. Rejeté par ses pairs, il reprendra contact avec ses anciens meilleurs amis, Jo et Lacey, ayant encore du mal à avancer dans leurs vies après le meurtre. De plus, lorsqu'un étudiant est assassiné, tout le monde soupçonne Danny...

Créé par Adam Milch (Greek). Avec Avan Jogia (Victorious), Maddie Hasson (The Finder), Kylie Bunbury, Denise Richards (Sexcrimes, Starship Troopers), Grey Damon (The Secret Circle, Friday Night Lights)...

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Avan_Jogia_Twisted_Poster   A côté de The Fosters, Twisted passerait presque pour Dexter ! Mais ne nous y trompons pas, sous ses allures de thriller, cette autre nouveauté d'ABC Family n'est finalement qu'une série pour ados de plus, avec ce petit twist d'originalité qui lui permet de sortir du lot... pour le moment ! Je vois effectivement mal comment le show pourrait tenir sur la longueur si le héros se révèle, comme on s'en doute tous, non pas un meurtrier mais un petit garçon devenu un homme qui protége avec une conviction incroyable un secret familial sans doute pas très original. Pretty Little Liars, l'autre série d'ABC Family à être passé du côté obscur de la force, possèdait dès le départ une histoire avec plus d'ampleur et de potentiel, ce qui l'a amené là où elle en est aujourd'hui : 4 saisons et un spin-off à venir, Ravenswood

  S'il n'y avait pas ce personnage principal ambigü et charismatique, brillamment incarné par Avan Jogia -dont le physique loin des stéréotypes étonnerait presque- on s'ennuierait ferme. Parents comme enfants n'inspirent pas grand chose et leurs interprètes ne brillent pas franchement. Les deux anciennes meilleures amies devenues rivales manquent de caractère. Et je ne parle même pas des gens transparents qui les entourent. Non, il faut toujours en revenir à Danny pour se sentir un tant soit peu touché et concerné par ce qui se passe. Mais au-delà du héros lui-même, qui intrigue, c'est l'effet qu'il fait sur les autres qui intéresse. Il suscite crainte et dégoût mais il attire aussi. Le goût du danger, l'attrait du mystère. Il pourrait être un vampire, ou un loup-garou, ce serait la même chose. Mais justement, dans cet univers télévisuel peuplé de monstres, c'est refraîchissant d'avoir affaire à un humain de chair et de sang. Ensuite, il est vrai que le discours sur la différence et sur l'acceptation est inéxorablement le même et qu'on le connait par coeur. Twisted mériterait d'être plus fun et mieux fournie dans sa galerie de personnages secondaires afin de pouvoir jouer dans la même cour que Vampire Diaries ou Teen Wolf


09 mars 2013

Tueurs En Séries [Dana Delany défend "Body Of Proof et balance sur "Desperate"]

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Au sommaire : - C'est la fête des renouvellements ! - "Drop Dead Diva" ressuscite - "Zero Hour" et "90210" tirent leur révérence, bientôt la fin de "Dexter" - Un teaser de la saison 6 de "Mad Men" - Duchovny appelle les fans de "X-Files" à se mobiliser - Steven Spielberg veut son "Napoléon" - On répond à vos questions : "Sons of Anarchy", "Doctor Who", "Castle" - Zoom sur "Body of Proof" avec Dana Delany - "Homeland" : les autres vidéos tournées par Brody... 

 

04 août 2012

Devious Maids [Pilot Script]

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Ecrit par Marc Cherry (Desperate Housewives) pour ABC et ABC Studios. 58 pages.

Quatre femmes de ménage d'origine latine travaillent pour de riches familles au coeur de luxueuses villas de Beverly Hills. Lorsque l'une de leurs amies est tuée dans des circonstances mystérieuses, elles s'interrogent sur leurs rêves et leurs espoirs déçus, sur leurs patrons, tous plus névrosés les uns que les autres, et sur leur avenir...

Avec Ana Ortiz (Ugly Betty), Judy Reyes (Scrubs), Roselyn Sanchez (FBI : portés disparus), Dania Ramirez (Heroes), Susan Lucci (La Force du destin), Grant Show(Melrose Place), Rebecca WisockyDrew Van Acker (Pretty Little Liars), Mariana Klaveno (True Blood), Brett CullenTom Irwin (Angela 15 ans)... 

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Selon UglyFrenchBoy

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Nul doute, le triomphe au box-office de The Help a eu son incidence sur le projet Devious Maids. La nouvelle fiction de Marc Cherry peut ainsi être réduite, du moins par son pilote, à un mélange entre le film de Tate Taylor et Desperate Housewives, le tout teinté d’un aspect telenovela à peine dissimulé. Il faut dire, la série est une adaptation de « Ellas son la Alegría del Hogar », une production mexicaine. Et cela se ressent énormément, dans ses défauts notamment...

Quand Marc Cherry assure que ce projet est « sur le point d’être » ce qu’il a pu faire de mieux dans sa carrière, on ne peut que louer les qualités de commercial de l’individu, ou s’interroger sur sa santé mentale. Mentir honteusement à ce point pour vendre un projet, cela va au-delà même de la bêtise. Dans le long-métrage avec Viola Davis et Emma Stone, il était question d’un rapport maître/serviteur où les archétypes permettaient de trouver  un parfait équilibre entre mélodrame et comédie, tout en abordant le combat pour les droits civiques. Devious Maids est très loin de ce résultat. Il place son récit dans l’époque actuelle et les enjeux sont forcément différents. Mais le pilote n’est ni franchement drôle, ni émouvant sur le papier. Et la future série de Lifetime ne lance aucun débat, même si la question de l’immigration est évoquée, forcément de manière superficielle et peu subtile. Jugez plutôt : une des bonniches tente de faire amener son jeune fils, resté dans son pays d’origine, sur le sol Américain coûte que coûte, tandis qu’une autre des héroïnes a échappé, dans son passé, à la patrouille des frontières...  à la nage !

Sous le soleil de la Californie, les domestiques essuient donc des humiliations avec des personnages peu enclins à sympathiser avec le personnel, souvent féminins, façon Gabrielle Solis. Forcément, les riches sont des assistés  ou des parents indignes, voire les deux. Quant aux servantes, elles ont elles-mêmes un regard condescendant sur leurs employeurs : « I just feel sorry for these folks. Most of them are really unhappy. But they got so much money, they can’t see how miserable they are. » Au milieu de tout ça, le pilote pose une base avec un meurtre présenté dès la scène d’ouverture et un cliffhangher déjà vu dans Desperate Housewives. L’intérêt est assez faible pour ce qui semble être le fil rouge de la première saison. Dans l’importante collection de clichés, on n’échappe bien évidemment pas au fantasme de la soubrette. Le personnage de Valentina, sans doute destiné à toucher un public jeune, s’annonce particulièrement agaçant et sans intérêt. Reste celui de Marisol, interprété par Ana Ortiz, qui est, sans conteste, l’un des rares points positifs de ce pilote...  

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Selon moi

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J'ai de la peine pour Marc Cherry. Honnêtement, je ne tiens pas à m'acharner sur lui -je l'ai assez fait ces dernières années-  mais je suis persuadé que créé par quelqu'un d'autre, ce même script n'aurait pas trouvé preneur, ni chez ABC ni ailleurs. Le précédent projet de Mr Desperate Housewives, bien qu'il n'ait pas abouti, donnait l'impression du peu que l'on en savait qu'il s'agissait de quelque chose d'original, de différent. Et c'est peut-être d'ailleurs ce qui lui a coûté la vie au final. Dans le cas de Devious Maids, non seulement l'idée est creuse et déjà vue mais, en plus, la mise en place n'est même pas efficace !

   Je ne m'attendais pas à une grande subtilité, et il n'y en a effectivement pas une once, mais je pensais en revanche que les répliques seraient amusantes et mordantes, comme c'était le cas dans le pilote de Desperate Housewives et globalement tout au long de son existence. Mais non : Cherry ne s'est vraiment pas foulé et refourgue des kilomètres de phrases toute faites, sans âme, sans énergie, sans rien du tout. Si les femmes au foyer pouvaient par moment paraitre effectivement désespérées au début de la série culte, à aucun moment je n'ai eu l'impression que ces femmes de ménage étaient déviantes. La plus jeune d'entre elles, peut-être, parce qu'elle tente de provoquer le jeune homme plein aux as pour qui elle travaille, mais on sent bien que c'est plus de la maladresse qu'autre chose; et très éventuellement la nouvelle venue dans la bande, Marisol, parce qu'elle cache un "terrible" secret, mais c'est tout. On n'a vraiment pas grand chose à se mettre sous la dent franchement. Je crois que même les meilleures actrices du monde ne parviendraient pas à rendre ce script plus vivant. J'ai donc hâte de voir ce que les heureuses élues ont réussi à produire avec un tel matériau de base... Cela dit, est-ce que ça peut-être pire que Jennifer Love Hewitt et sa Client List ? Pas sûr.

15 mai 2012

Desperate Housewives [8x 22 & 8x 23 - Series Finale]

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Give Me The Blame // Finishing The Hat (Series Finale)

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   Je me souviens parfaitement de la première saison de Desperate Housewives. Comme si c'était hier. 2003... Huit ans pourtant. Déjà. Je me rappelle que je la regardais avec ma colocataire de fac, chaque semaine, religieusement. C'était notre rendez-vous à nous. On se tapait souvent des fous rires devant et on écrasait quelques larmes parfois. C'est une des premières séries que j'ai suivi sur internet -illégalement bien sûr- en direct des Etats-Unis. Quelle excitation c'était ! Quelle mine d'or pour les sériephiles ! C'était comme trouver un trésor mais sans bouger de son canapé, juste en téléchargeant un logiciel et en attendant patiemment, voire très patiemment, que les épisodes se chargent. C'était bien avant Hadopi. Voyez comme les temps changent ! C'est la première série que j'ai regardé sans sous-titres aussi et, mine de rien, elle m'a fait drôlement progresser en anglais et très vite. Je leur dois au moins ça, aux ménagères d'ABC.

   A l'époque, le superbe générique de la série passait en entier. Une tradition qui s'est malheureusement perdue par la suite, pour toutes les séries des grands networks du moins. Je pensais qu'on aurait l'occasion de le revoir une dernière fois lors de ce Series Finale. Mais non. Le premier faux pas d'une liste conséquente car, il ne fallait pas se leurrer, Desperate ne pouvait pas s'achever sur un "grand" épisode, hilarant, surprenant, bouleversant... Non, Desperate, dans la dernière ligne droite, est restée fidèle à ce qu'elle est devenue au fil des ans : routinière, consensuelle, terriblement paresseuse, prisonnière de ses personnages... mais efficace. Son format, son style, ses répliques et sa légèreté l'ont toujours sauvée, même dans les pires moments. C'est pour ça que je n'ai jamais pu me résoudre à la quitter avant l'heure, et c'est pour tous ses défauts que je la laisse s'en aller aujourd'hui avec joie. Voilà une série qui a bien vécu, trop même, mais peu importe. Je vais tenter, à ma manière, de la célébrer une dernière fois. 

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   Le premier épisode -car ce "final de deux heures" n'est finalement que les deux derniers épisodes mis bout à bout- se propose de résoudre l'affaire du meurtre d'Alejandro, ou devrais-je dire, se propose de s'en débarrasser. Comme tout mystère de la saison qui se respecte, il aura été traité avec plus ou moins de pertinence selon les épisodes. Le retour d'Orson, dont il n'est nullement fait mention ici, a permis quelques rebondissements bienvenus en cours de route mais, dans l'ensemble, à force de vouloir forcer le trait de la comédie et pas assez celui du dramatique, à force de vouloir creuser le thème de la culpabilité -ou l'absence totale de culpabilité concernant Gaby- sans en brasser d'autres, c'est une impression de superficialité qui a dominé du début à la fin. Et le dénouement devant le juge et les jurés n'arrange rien ! J'avais prédis il y a quelques épisodes (lors du 18) que Karen, à l'article de la mort, allait fièrement porter le chapeau et ainsi sauver ses amis ("A moins que Karen n'abatte sa carte "petite confession avant mon dernier souffle" ?"). C'était la solution de facilité qui permettait d'offrir à tout le monde un "happy end". Je ne sais pas ce que le fait d'avoir anticipé cette idée veut dire sur moi ? Que je ne connais que trop bien les entourloupes prévisibles des auteurs de Desperate ou que j'aurais fait un bon scénariste de la série ? Je préférerais m'en tenir à la première solution, la seconde est un peu vexante dans le fond. 

   Tout dans le traitement du procès de Bree aura été peu inspiré, ridicule par moment, et aucune intensité particulière n'aura été ressentie malgré les enjeux (d'ailleurs, ses enfants n'ont même pas daigner y assister, ils devaient se douter comme nous qu'elle ne risquait rien !). Les auteurs sont passés à coté de quelque chose. Ce n'est certainement pas de cette dernière intrigue dont on se souviendra en repensant à la série. Dommage. Elle avait tant de potentiel lorsqu'elle nous a été dévoilée dans le dernier épisode de la saison 7 ! Ils auraient pu faire quelque chose de tellement plus fort et marquant... Il faut dire que tout a été parasité sur la fin par l'avocat de Bree, amusant, certes, très bien incarné par Scott Bakula, aussi, aidé par une belle alchimie avec Marcia Cross, mais impossible d'ignorer l'impression qu'il a été intégré au récit au dernier moment pour permettre à Bree de finir la série avec quelqu'un de bien et pas un psychopathe cette fois. Je pense que j'aurais préféré qu'elle termine seule, histoire d'atténuer un peu l'effet "tout est bien qui finit bien pour tout le monde" (et j'aurais adoré la suivre en politique, pourquoi ne pas l'avoir fait plus tôt ?!). On a connu la série à ses débuts beaucoup plus douce-amère. Il manquait clairement à cette fin un événement tragique. La mort de Mrs McCluskey était évidemment poignante et elle a offert de très beaux moments, de bien belles scènes, illustrant parfaitement le lien unique entre ces voisines devenues les meilleures amies du monde au fil des années, mais était-ce suffisant ? Le montage parallèle entre la naissance du bébé de Julie et son doux basculement vers l'au-delà était extrêmement convenu. C'est ça finalement qui est le plus difficile à avaler : le début de Desperate était fascinant, osé, alors que la fin est déconcertante de facilité. 

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   On peut dire sans mal que l'on doit le meilleur de ce final à Lynette et Tom, le couple phare de la série, les inséparables, les indestructibles. Ils formeront d'ailleurs éternellement l'un des plus beaux couples de la télévision.  Je ne suis pas fan des "Happy end" comme vous l'aurez peut-être compris mais, les concernant, c'était simplement impossible de ne pas le leur offrir. Le dialogue entre Tom et Roy était très facile, sur le thème "dire aux gens qu'on les aime tant qu'il est encore temps", mais émouvant et tellement vrai... La dernière scène du premier épisode, au beau milieu de Wisteria Lane, avec le coeur "gros comme ça", qui aurait pu sortir d'une mauvaise comédie romantique était pourtant parfaite et a permis d'alléger notre petit coeur à nous qui commençait à se faire lourd. Etait-il nécessaire de la ternir quelques instants à l'épisode suivant ? Sans doute, pour rappeler que la vie ne s'arrête pas après la fin du film. Que les difficultés restent, à mesure que la vie passe. C'était la moindre des choses. Les Scavo représentent le couple simple, normal, auquel tout le monde peut s'identifier. Ce n'est pas le couple Hollywoodien fantasmé. C'est pour ça qu'on le aime tant. A l'inverse, Carlos et Gaby correspondent à un certain cliché qui nous a fait longtemps rire, beaucoup moins depuis plusieurs saisons tant tout était redevenu redondant, des disputes aux réconciliations, des aveux de faiblesse aux promesses d'amélioration jamais tenues, mais leur fin à eux, sans surprise, leur va bien. Si ce n'est que Carlos a visiblement vite abandonné l'idée de se rapprocher du petit peuple en se prélassant avec sa femme dans sa grande villa, mais qui a cru de toute façon que sa lubie du moment allait s'inscire dans la durée ? Et puis c'est Gaby qui a toujours commandé, de toute façon... 

   Peu de véritables retours dans ce final, mais notons quand même l'inutilité de Katherine, présente dans deux ou trois scènes seulement. On a beaucoup de mal à reconnaître la femme que l'on avait vu partir à Paris, heureuse. Elle n'est plus lesbienne et donc plus avec Robin. Mais elle a réussi en affaires ! On ne peut pas tout avoir, n'est-ce pas ? Surtout quand on est un personnage secondaire arrivé en cours de route. J'ai l'impression que les auteurs ont renié la dernière intrigue amoureuse de Katherine, qui n'était pourtant pas mauvaise et qui avait eu le mérite de nous surprendre un peu. Regrettable. Elle se contente de faire sa bitch via deux-trois répliques, comme si elle avait soudainement fusionné avec la grande absente Edie (et on sait pourquoi...). Non, ce n'était pas Katherine. De son coté, Renee prenait presque presque trop de place avec la préparation de son mariage à la noix, dont on se contrefiche. Eva Longoria et Vanessa Williams ont ainsi pu cabotiner une dernière fois tandis que Susan était étrangement rare, comme si Marc Cherry avait voulu punir Teri Hatcher pour son comportement tout au long de la série (vous connaissez ces histoires, je ne vais pas vous faire un résumé...). D'ailleurs, heureusement que Mike a été tué quelques temps plus tôt, un quatrième happy end amoureux aurait vraiment été de trop ! Elle n'y perd pas au change, en plus. C'est la dernière housewife que l'on voit juste avant Mary Alice après tout. C'est elle que les fantômes du passé entourent (remarquez qu'il manque Felicia, ce qui tend à confirmer qu'elle n'est pas morte dans son accident de voiture). Jolie dernière scène d'ailleurs, les dix dernières minutes sont assez réussies. Dommage que tout ce qui précéde soit sans saveur, hormis quelques scènes dont le toast de Lynette au mariage. A mi-chemin du final, on a même l'impression d'être devant un épisode classique. C'est fâcheux quand même.

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    Les clins d'oeil au pilote (la jardinière des Solis, les rôles qui s'inversent, Lynette à qui l'on offre enfin le droit d'être mère ET épouse ET femme d'affaires...) sont assez peu nombreux, mais suffisent à amener un vent de nostalgie. L'apparition Hitcockienne (mais tout de même moins discrète) de Marc Cherry fait sourire. De même que le cycle éternel du mystère, puisqu'un nouveau est introduit via une nouvelle voisine comme d'habitude (dommage qu'ils n'aient pas choisi une actrice plus connue, enfin connue tout court, histoire de marquer le coup) et les auteurs n'auront pas besoin de se casser la tête -ou pas- pour le résoudre celui-là. Si c'est ça la fameuse idée que le créateur avait depuis le début de la série pour la terminer, c'est quand même pas révolutionnaire. On l'aurait tous eu, non ? En tout cas, à Wisteria Lane, la vie continue, avec ou sans nos héroïnes. C'est d'ailleurs presque triste de se dire que leurs chemins ne se croiseront plus si souvent, ce n'est pas forcément la morale de l'histoire que l'on attendait. Mais ainsi va la vie. La série a perdu de sa splendeur avec les années, refusant l'évolution de son format et surtout de ses personnages, refusant on ne sait pourquoi d'embrasser à nouveau une noirceur qui était pourtant à la base de son identité et qui la rendait si spéciale, mais elle restera l'une des séries les plus marquantes des années 2000, servie par des actrices formidables. C'est incontestable. La perdre, comme Lost, c'est dire adieu à un âge d'or des séries. Dans un ou deux ans ce sera au tour de Grey's Anatomy, dont on attend une fin plus riche, et puis après ? 

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// Bilan // Ce n'est pas tant le contenu de ce tout dernier épisode de Desperate Housewives qui m'a touché et ému, car malheureusement le miracle n'a pas eu lieu, mais la simple idée de perdre l'habitude de découvrir un nouvel épisode chaque lundi, un rituel auquel je m'étais habitué depuis 8 ans. Même quand les épisodes n'étaient pas bons, j'avais envie de voir le suivant. Et ça vaut aussi pour les saisons d'ailleurs. Preuve que la série a su garder une partie de son efficacité initiale jusqu'au bout. Il n'y en a pas beaucoup des comme ça. Vraiment pas beaucoup. "One Of A Kind". Et il est temps pour moi de faire la paix avec Marc Cherry. Je lui souhaite bon vent dans ses nouveaux projets, en espérant qu'il ne cherche pas à clôner à l'infini les Wives mais qu'il invente autre chose. Au revoir, ladies. Et merci pour tout (même toi, Teri Hatcher !).

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Toujours la grande classe, Marc Cherry.


// Bonus // Quelques scènes qui sont, pour moi, les plus marquantes de la série et que je n'oublierai pas de sitôt...


Lorsque Susan court après Mike au beau milieu de Wisteria Lane, en robe de mariée...

Lorsque Lynette est coincée dans le supermarché avec cette folle furieuse de Nora et qu'elle se fait tirer dessus !

Lorsque Bree abandonne son fils au bord de la route...


Lorsque Lynette et Tom se séparent, un dialogue mémorable...

Lorsque les housewives rendent un dernier hommage à Edie et les derniers mots prononcés par cette derrière, qui restent gravés dans mon esprit...

04 avril 2012

Desperate Housewives [8x 19]

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With So Little To Be Sure Of // 8 500 000 tlsp.

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   Plus que trois épisodes de Desperate Housewives. Oui ! Et après celui-là, ABC entame une pause de quelques semaines (retour le 29 Avril). Par curiosité, j'ai regardé la bande-annonce du prochain épisode : rien d'excitant à l'horizon. Vous vous rendez compte ? La série va se terminer et tout le monde semble s'en cogner. J'ai beau avoir été l'un des détracteurs les plus remontés de la série ces dernières années, je ne peux m'empêcher de trouver la turnure que prennent les événements extrêmement triste. Les torts sont très certainement partagés : ABC n'a pas fait beaucoup de promo avant le lancement de la saison, elle n'en a pas fait des masses non plus depuis la rentrée, préférant se concentrer sur ses nouveautés -ce qui peut se comprendre aussi- et elle ne semble pas décidée à en faire tellement plus à l'approche du final. C'est tout à fait regrettable mais on aurait pu s'attendre à ce que la puissance du show se suffise à elle-même afin que le public revienne en masse pour assister à son dernier souffle. A l'heure qu'il est, on se demande même si les 10 millions vont être dépassés pour le series finale ! Ce sera le cas, je pense. Mais il ne faut pas s'attendre à du 20 millions non plus... 

   La plus grande faute revient de toute façon à Marc Cherry et toute son équipe créative. Ils n'ont pas su diriger ce navire dans la bonne direction. On peut déjà dresser un bilan partiel de la saison 8 : elle est meilleure que les précédentes, à n'en pas douter, grâce à quelques bonnes idées, mais pas à la hauteur de ce qu'on était en droit d'attendre. L'effet nostalgie aurait dû être exploité plus à fond, avec des retours plus nombreux et moins anecdotiques. Les auteurs auraient dû tenter d'adopter des narrations différentes. C'était le moment ou jamais de se laisser aller. Et puis l'intrigue fil rouge de la saison, pourtant prometteuse, aurait dû bénéficier d'un meilleur traitement. Au final, il n'y a que Bree qui est vraiment touchée. C'est encore le cas dans l'épisode de cette semaine où tous les soupçons reposent sur elle. Les flics de Fairview sont à claquer. Le détective chargé de l'enquête était marié à Chuck ou bien ? Il se comporte comme tel ! Je veux bien croire qu'ils étaient bons amis mais y'a des limites à la connerie ! Il fait absolument n'importe quoi. Son collègue remet à peine en question ses méthodes douteuses et illégales. Et puis de toute façon, c'est probablement de cette manière que les scénaristes vont s'en sortir : cela va jouer en faveur de Bree au bout du compte, je suis prêt à le parier ! Toutefois, le dernier guest important de la série, Scott Bakula dans le rôle de l'avocat spécialisé dans les affaires criminelles Trip Weston, ne déçoit pas ! Le duo avec Marcia Cross semble déjà fonctionner parfaitement. Va-t-elle tomber dans ses bras, comme ce fut le cas avec Karl il y a quelques années de ça ? Ca ne m'étonnerait pas du tout. Il faut bien qu'elle finisse ses jours avec quelqu'un (si ce n'est pas derrière les barreaux d'une prison du moins)...

   Je ne vais pas m'appesantir sur l'intrigue de Gaby, plutôt amusante tant qu'elle n'était pas traitée avec sérieux, puis profondément agaçante dès lors qu'il a fallu en faire tout un plat ! Le machisme de Carlos, on en a soupé ! C'est une constante cette année : les auteurs n'ont absolument rien à dire sur le couple alors ils brodent, ils brodent... et il n'en ressort rien de bon. Les histoires de Lynette et Tom sont peut-être toujours les mêmes cette saison, avec une redondance qui frôle la paresse, mais il s'en dégage en même temps une progression dans la douleur et dans la gravité qui est intéressante et surtout bouleversante. Il n'y avait rien à jeter cette fois, dans aucune des scènes : de l'effrondement de Lynette dans sa voiture, à sa réaction totalement puérile face à Jane jusqu'à la scène déchirante entre Tom et Jane, assez inattendue d'ailleurs étant donné que les passages où aucune des housewives n'apparait sont très rares. Et puis Jane ne se contente pas d'être une simple rivale ou la méchante belle-mère. C'est un soulagement. Sa détresse à elle aussi est tocuhante. Finalement, même si on a l'impression de revoir encore et encore la même chose, cette répétition rend l'ensemble encore plus douloureux et il en ressort toujours au moins un élément nouveau, un éclaircissement inédit sur la situation. Rarement une séparation télévisuelle n'aura été traitée sur la longueur avec autant de profondeur. C'est peut-être ce dont on se souviendra le plus une fois la saison achevée...

   On ne se souviendra en tout cas sûrement pas des storylines de Renee ! De ses répliques peut-être, et encore... On sait bien qu'elle n'a pas autant d'importance que les autres et ce serait peut-être dommage de gaspiller trop de temps avec elle, mais Vanessa Williams mérite plus que de la figuration. Mais la mise en abîme est amusante : Renee se plaint elle-même de ne pas être assez chouchoutée par ses "amies". Ben est encore aux abonnés absents mais on en est presque soulagé. Sa présence n'est jamais bon signe. On notera les apparitions de Bob et Lee. Bob a falli avoir un intérêt, et puis finalement non. Et Lee a accompagné Sainte Susan au début de son intrigue du jour. Voilà que Mike nous a caché un terrible secret ! Cette affaire de boîte était assez excitante au départ puis tout est retombé comme un soufflet dès qu'on a découvert son contenu. Une famille cachée ? Non, trop simple ! Je ne m'attendais pas à ce que ce soit une soeur autiste ni que c'est de cette manière que les auteurs allaient "forcer" Julie à garder son bébé mais la manoeuvre était tirée par les cheveux et ridicule. Je ne suis pas surpris le moins du monde de la conclusion -qui était quand même très émouvante avouons-le- et elle me sidère dans le fond. Pour une série qui voulait au départ oser, choquer, casser les clichés... elle a bien changé ! 

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// Bilan // Jusqu'au bout, semble-t-il, la saison 8 de Desperate Housewives sera un non-événement. Même dans les meilleurs instants, il manque quelque chose. Sad sad sad.


06 mars 2012

Desperate Housewives [8x 15]

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She Needs Me // 8 160 000 tlsp.

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   Le meilleur épisode de Desperate Housewives depuis bien longtemps se joue actuellement au tribunal : Marc Cherry et Nicollette Sheridan se font toujours la guerre pour cette histoire de claque et de licenciement abusif alors que la vérité, on la connait tous et elle est très simple. Cherry est un tyran et Nicollette est une garce. Ou l'inverse. Peu importe donc : les deux sont coupables. Qu'on les jette en prison et qu'on en parle plus ! N'est-ce pas d'ailleurs ce qui devrait logiquement arriver d'ici peu à l'un des personnages -de préférence Bree- vu la tournure des derniers événements ? Oui, logiquement. Mais si Desperate fonctionnait logiquement, ça se saurait ! Parfois d'ailleurs, on l'en remercie. Et c'est un peu le cas ici. A maintenant 7 ou 8 épisodes de la fin, on est toujours bien incapable de faire des pronostics sur ce qui va arriver dans les derniers souffles de la série. C'est rassurant quelque part. La plupart des intrigues de chaque épisode sont extrêmement prévisibles en revanche, mais le fil rouge, lui, l'est beaucoup moins. Il n'y avait par exemple aucune raison de croire que la vérité sur Orson allait être dévoilée "aussi vite". Entendez-moi bien : je ne dis pas que c'était trop rapide. Je m'étonne simplement qu'ils n'aient pas choisi de faire traîner ses manigances en longueur. J'aime beaucoup Kyle MacLachlan mais c'était vraiment trop embarrassant de le voir surjouer constamment l'ex-mari aigri prêt à tout pour récupérer l'amour de sa vie. Merci d'avoir abrégé nos souffrances, donc. Par contre, franchement, se faire avoir par un bout de papier qui traîne et des photos dans une corbeille, c'est super moche et pas à la hauteur du piège tendu depuis plusieurs mois par le personnage. Fainéants de scénaristes jusqu'au bout ! La suite, on la connaît : Bree va tout raconter à ses copines et elles vont lui pardonner. Clap clap. L'investigation sur le meurtre d'Alejandro devrait reprendre et Orson a certainement fait en sorte que la première personne à se retrouver derrière les barreaux soit Bree. Quitte à payer pour tout le monde. Jusqu'à ce que Carlos se dénonce ? Clap clap. 

   Un catfight sur les pelouses de Wisteria Lane ? Cela faisait longtemps ! Les deux futures grand-mères Lynette et Susan nous en ont offert un tout à fait médiocre. On savait que cette intrigue conjointe allait forcément passer par ce stade et je m'en réjouissais presque mais le résultat n'a pas été à la hauteur de mes espérances. C'était terriblement classique. Et surtout pas très drôle. J'ai bien dû sourire de temps en temps, je veux bien le reconnaître. Parce que cette affaire autour du prénom était bien trouvée. Parce que la stupidité de Porter et surtout le fait que personne ne s'en étonne, c'était amusant. Mais ça n'empêche pas le ridicule de la situation et le départ de Julie n'arrange rien. Je pensais légitimement qu'elle allait rester pour de bon. Mais non. Elle est partie. Et elle reviendra. Quand ? Dans le final pardi ! Elle accouchera dans le final. S'il y a bien un personnage qui mérite un happy end cela dit, c'est bien elle. Devoir supporter Susan pendant toutes ces années... Ca a dû être dur. On sait ce que c'est remarque : on a vécu la même chose ! J'ai adoré le moment où Mike a commencé à dire quelque chose de censé à propos de Julie, de la chambre du bébé... tout ça. Mais il s'est stoppé net. Comme s'il ne voulait vraiment jamais nous satisfaire rien qu'un peu. Il s'est malgré tout rattrappé un peu plus tard, en compagnie de Tom, car oui, pour une fois, les hommes de Wisteria Lane ont agi in-tel-li-gem-ment. Never Too Late.

   Mine de rien, ce Mike était partout ! Lui qui n'a servi à rien -ou presque- depuis la saison 3... Dès qu'il y a un mec louche dans les parages, il est de toute façon pour sa pomme ! Donny ne fait pas exception. Il est l'un des bad guys les plus nuls de l'histoire de la série et ses menaces, aussi réelles soient-elles, ne font peur à personne. Au pire, il décapite Mike ? Qui s'en plaindra ! Ah tiens, ça me fait penser : et si la série se terminait sur nos housewives toutes désemparées sans leurs moitiés respectives ? Carlos qui retourne en prison. Mike qui... Mike qui meurt. Tom qui reste avec Jane (impossible !) et Orson qui se petit-suicide. Et puis Ben... on s'en fout de Ben ! Ca ne me plairait pas particulièrement mais c'est une option... Bon, dans tout ça, la bonne nouvelle c'est que Renee parvient encore à être drôle. Ouf. Chez les Solis, il ne se passe pas grand chose. Comme prévu, Gaby a cherché à réparer sa grosse bêtise. Ce qui a débouché sur des scènes mignonnes avec Karen McCluskey et un interrogatoire très mal joué par Eva Longoria (ça ne vous a pas choqué, vous ?) face à Roy. C'est définitivement le couple de vieux amoureux qui a donné de l'intérêt à cet épisode. Vu comme les choses sont parties, je ne me fais pas d'illusions : on va nous tuer Karen avant la fin !  Ce sera l'occasion de nous faire un de ces épisodes "souvenir" dont les auteurs de Desperate ont le secret. Vous décelez de l'ironie ? Vous faites bien ! 

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// Bilan // De cet épisode de Desperate Housewives, il n'y a pas grand chose à sauver. On retiendra surtout McCluskey. On oubliera en toute hâte Renee, Ben et Mike. Et au milieu, du pilotage automatique. Ni plus ni moins.

03 mars 2012

Qui pour succéder aux "Desperate Housewives" ?

Au fil des 8 saisons de Desperate Housewives, de nombreuses concurrentes ont tenté de détrôner la série culte. Aucune n'a réussi mais certaines se sont bien battues pendant que d'autres se sont vautrées ! Tour d'horizon des successeurs potentiels, du passé comme du futur !

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2004. La chaîne ABC, alors en difficultés depuis que la plupart de ses séries phares se sont achevées et qu’aucune de ses nouveautés ne rencontrent le succès escompté, choisit d’accorder sa confiance à un certain Marc Cherry, un nom parmi tant d’autres dans l’industrie télévisuelle. Il a travaillé quelques temps sur la sitcom populaire Les Craquantes avant de créer plusieurs comédies qui ont toutes été des échecs cuisants. Son dernier projet en date, Desperate Housewives, dont l’idée lui est venue en discutant avec sa propre mère, a été rejeté tour à tour par HBO, Showtime et l’ensemble des principaux networks (CBS, NBC et FOX). Pourtant, les prémices de cette histoire novatrice séduisent les dirigeants d’ABC qui en commandent un pilote, lequel devient quelques mois plus tard une série. Une campagne de promotion parfaitement orchestrée plus tard, le 3 Octobre, la série fait ses débuts à l’antenne et parvient à attirer plus de 21 millions d’américains. Le début d’un phénomène…

 

Vidéo promotionnelle de la 1ère saison.

 

2012. Après avoir connu beaucoup de hauts (des audiences énormes, un rayonnement incroyable à l'international, des récompenses) et quelques bas (des scandales, des critiques acerbes, des déceptions d'audience), Desperate Housewives s'apprête à tirer sa révérence au terme de sa 8ème saison, d'un commun accord entre Marc Cherry et ABC. La série a indéniablement marqué la télévision et figurera parmi les programmes les plus cultes des années 2000, au même titre qu'un Lost ou un Grey's Anatomy, d'ailleurs lancées elles aussi en 2004 et sur la même chaîne. Si la première a créé de nombreuses vocations, amenant une vague de séries très feuilletonnantes et conceptuelles qui ont rarement fonctionné sur la longueur (HeroesThe Nine : 52 heures en enfer,InvasionDay BreakFlashForwardThe Event...), Desperate Housewives a probablement boosté le genre de la dramédie, qui n'était pas majoritaire à l'époque, élargi le nombre de femmes héroïnes (ouvrant la voie aux plus déviantes "housewives" telles que Nancy Botwin de Weeds ou Tara Gregson de United States of Tara) mais n'a jamais vraiment été égalée dans le domaine. Il ne faut cependant pas oublier que, malgré son originalité sur la forme, la série était souvent comparée à ses débuts au soap de prime time Côte Ouest qui a fait les beaux jours de la télévision américaine pendant 14 ans !

 

Voici notre tour d'horizon des différentes tentatives de" copies" de la série et de ses potentiels successeurs, avec du Jardins Secrets, du Amas de Casa Desperadas, du Army Wives, du Pretty Little Liars, du GCB, du Devious Maids dedans....

 

LIRE LA SUITE DE MON ARTICLE SUR ALLOCINE EN CLIQUANT ICI

05 août 2011

[Desperate Housewives] Wisteria Lane ferme ses portes

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Hallelujah !

   Je n'ai pas pour habitude de traiter des news sur le blog (malgré son titre... je vous raconterai un jour son origine d'ailleurs...) mais celle qui vient de tomber est bien trop énorme pour ne pas vous en toucher deux mots. Desperate Housewives s'arrêtera en 2012. La rumeur courait, j'avais l'intime conviction qu'ABC prendrait cette (bonne) décision mais on ne peut jamais être sûr de rien. Je pensais qu'ils attendraient de voir les audiences des premiers épisodes de la saison 8 avant de prendre une décision ferme et définitive. Peu importe maintenant : c'est ainsi et c'est un grand soulagement pour moi et j'espère pour tous les fans de la série.

   Pourquoi ? Parce que très très peu de séries en danger ont eu la chance de connaître leur sort avec 9 mois d'avance (et là je repense avec émotion à la famille Walker...). Lost l'a eu, avec encore plus d'avance d'ailleurs. Je n'ai pas d'autres exemples en tête mais cela a bien dû arriver. Les scénaristes, sans Marc Cherry dans les pattes en plus, n'auront donc aucune excuse s'ils rataient la dernière saison. D'autant que le cliffhanger de fin de la saison 7, je le répéte, était excellent et ne pouvait qu'introduire le dernier souffle des ménagères désespérées. Je soupçonne de toute façon le créateur de connaître la fin de la série depuis le début et j'espère qu'il ne changera pas d'avis. Les premières idées sont les meilleures. J'imagine que Mary Alice a encore quelques secrets bien enfouis à nous révéler... Cela permettra aussi de faire revenir quelques personnages qui ont marqué la série et je pense en particulier à Katherine. Ce serait dommage que Dana Delany ne fassent pas un petit coucou à ses anciennes camarades, de préfèrence en compagnie de Julie Benz. J'aimerais beaucoup revoir le pédophile Artz aussi, mais je ne me fais pas d'illusions. Une trève entre Cherry et Nicollette Sheridan pour une dernière apparition fantômatique ? Ce serait sympa. Susan Mayer se tirera-t-elle une balle dans la dernière scène du Series Finale ? Je prierai pour cela jusqu'en Mai 2012. Malgré tout le mal que j'ai pu dire sur la série ces dernières années, ici et ailleurs, je lui souhaite une belle mort car elle est et restera culte pour longtemps !

   Toutes mes pensées vont en ce jour à Marc Cherry, ce génie ! (ou pas) Vous pouvez déposer vos condoléances en commentaires.

01 mai 2011

Coming Next [5ème Round: ABC]

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 Telle une prière pour qu'ABC ne meurt pas: je t'implore, Paul Lee, cher nouveau président, de prendre les bonnes décisions et surtout les bons pilotes pour la saison prochaine. La chaîne de l'alphabet est en effet sur la pente descendante depuis deux-trois ans à la fois parce qu'aucune nouveauté ne devient un hit et parce que les succès vieillisent à vue d'oeil, aussi vite que leurs actrices principales. Desperate Housewives et Grey's Anatomy sont passées régulièrement sous les 10 millions de téléspectateurs cette saison et la moyenne ne sera certainement pas bien plus haute, ce qui font d'elles des lead-in peu efficaces pour lancer la chair fraîche. Modern Family coté comédies, et Castle et Body Of Proof coté séries policières se débrouillent d'ailleurs mieux mais ces deux dernières dépendent beaucoup de Dancing With The Stars, dont le succès reste incontestable. The Middle a vu ses audiences exploser en début de saison, avant de repartir à la baisse face à American Idol. Brothers & Sisters et Private Practice sont de plus en plus faibles, à tel point que la première est sérieusement en danger de mort (ce qui n'est peut-être pas plus mal...) La dernière née de la team Shonda Rhimes en laquelle je croyais beaucoup, Off The Map, a été un flop considérable, de même qu'à peu près toutes les autres nouveautés : My Generation, Detroit 1-8-7, The Whole Truth, Better With You, Mr. Sunshine, Happy Endings et No Ordinary Family, gagnante du Coming Next l'année dernière, qui a été, à mon avis, très mal programmée (face à NCIS, Glee et le Biggest Loser, ses chances étaient nulles). V ? J'espère que Paul Lee aura la présence d'esprit de l'annuler car rien ne peut vraiment la sauver qu'il s'agisse de sa qualité ou de ses audiences. C'est un putain de boulet ! Et il faut libérer Elizabeth Mitchell !!! L'objectif de la saison prochaine n'est donc pas des moindres : recréer la magie de 2004 où avaient été lancées Desperate Housewives, Grey's Anatomy, Lost et Boston Legal, et éviter par la même occasion de devenir la nouvelle NBC ! Bonne chance...

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1. DAMAGE CONTROL

La vie professionnelle et personnelle d'une experte en relations publiques, Olivia Price, particulièrement réputée pour sa gestion des crises, et de son staff, composé d'avocats débutants et confirmés, d'un expert en litige, d'un hacker et d'une détective. Fitzgerald Grant, le président des Etats-Unis, est un vieil ami d'Olivia qui demande son aide lorsqu'une de ses assistantes fait courir le bruit qu'ils couchent ensemble...

Drama créé par Shonda Rhimes (Grey's Anatomy, Private Practice). Avec Kerry Washington (Boston Legal, Les 4 Fantastiques, Le dernier roi d'Ecosse), Columbus Short (Studio 60), Henry Ian Cusick (Lost), Katie Lowes (Easy Money), Guillermo Diaz (Weeds, Mercy), Jeff Perry (Grey's Anatomy), Tony Goldwin, Darby Stanchfield, Liza Weil, Leslie Grossman...

 

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2. THE RIVER

Un aventurier célèbre, star de la télévision, est porté disparu lors d'un voyage au fin fond de l'Amazonie. Son équipe et ses amis partent alors à sa recherche à bord d'un bateau qui remonte l'Amazone et qui va bientôt faire des rencontres pour le moins effrayantes...

Drama créé par Oren Peli (Paranormal Activity 1 & 2). Avec Bruce Greenwood (John From Cincinnati), Eloise Mumford (Lone Star), Joe Anderson (Across The Universe), Paul Blackthorne (Lipstick Jungle), Leslie Hope (Mentalist, Runaway), Thomas Kretschmann...

 

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3. ONCE UPON A TIME

De nos jours, dans une petite ville du Maine, les contes de fées existent encore. C'est ce que va découvrir une femme au passé trouble qui y emmènage avec son petit garçon. L'attirante mère de famille et maire de la ville est aussi "Evil Queen". Soeur Mary Margaret Blanchard, une institutrice religieuse, n'est autre que Blanche-Neige, sur qui l'"Evil Queen" a jeté un sort. Alors elle attend son prince charmant et fait appel à Rumplestiltskin, un expert en magie noire, pour l'aider. Archie, un gentleman excentrique, qui se ballade toujours dans la rue avec une ombrelle et un Dalmatien en laisse, est l'équivalent de Jiminy Cricket. Il sait tout ce qui se passe dans la ville...

Drama créé par Adam Horowitz et Edward Kitsis (Lost, Tron l'héritage). Co-produit par Damon Lindelof (Lost). Avec Jennifer Morrison (Dr. House, How I Met Your Mother), Robert Carlyle (Stargate Universe), Ginnifer Goodwin (Big Love), Lana Parilla (Swingtown, Lost), Josh Dallas, Jamie Dornan, Raphael Sbarge...

 

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4. APARTMENT 23

June, une jeune fille honnête et optimiste venant de la campagne doit, contre son gré, emménager avec Chloé, qui se trouve son parfait opposé: une fêtarde invétérée, sans morale et diablement sexy. Son meilleur-ami n'est autre que... James Van Der Beek, l'acteur ancienne star de "Dawson", particulièrement imbu de sa personne. Pour couronner le tout, le voisin est un ado prépubère pervers !

Comédie créée par David Hemingson (How I Met Your Mother). Avec Krysten Ritter (Breaking Bad, Gravity, Veronica Mars), Dreama Walker (The Good Wife), James Van Der Beek (Dawson, Mercy), Michael Blaiklock...

 

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5. GOOD CHRISTIAN BITCHES

Amanda Vaughn, une femme récemment divorcée et mère de deux enfants, décide de retourner dans son Dallas natal dans un quartier huppé, entourée de ses anciennes ennemies botoxées bien décidées à détruire sa réputation. Il y a Sharon, l'ancienne reine de beauté devenue mangeuse compulsive; Darlene Cockburn, la chef de bande qui va à l'église chaque Dimanche, qui connaît par coeur les versets de la Bible mais qui n'hésite jamais à outrepasser certains commandements pour arriver à ses fins, et son mari, un métrosexuel aux allures de cowboy; ou encore Gigi, sa propre mère, envahissante et insupportable.

Drama créé par Darren Star (Beverly Hills, Melrose Place, Sex & The City, Cashmere Mafia). Avec Leslie Bibb (Popular, Preuve à l'appui), Kristin Chenoweth (Pushing Daisies, Glee, A la Maison Blanche), Annie Potts (Any Day Now, Designing Women), Miriam Shor (Swingtown, Damages), Jennifer Aspen (Rodney), Marisol Nichols (The Gates), David James Elliott (JAG, Scoundrels), Mark Deklin...

 

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6. HALLELUJAH

Dans la petite ville d'Hallelujah dans le Tennessee, le combat entre le bien et le mal fait rage jusqu'à l'arrivée d'un étranger, bien décidé à apporter justice et paix à ses habitants. Il est accueilli par la famille Turner, dont le père, Rye, le gérant d'un restaurant, a toujours fait preuve d'une grande malchance. Il ne supporte plus les pressions que Del Roman, un mafieux local, exercent sur lui. Tout se complique lorsque le frère de Rye, Caleb, s'intéresse de trop près à la femme étourdissante de Del, Veda. Des scènes chantées par une chorale gospel entrecouperont le récit.

Drama créé par Marc Cherry (Desperate Housewives) et Sabrina Wind. Avec Jesse L. Martin (Ally McBeal, New York Police Judiciaire), Terry O'Quinn (Lost), Donal Logue (Terriers, Parents à tout prix), Frances O'Connor (Cashmere Mafia), Arielle Kebel (Life Unexpected), Della Reese (Les Anges du Bonheur), Jonathan Scarfe, Brett Cullen...

 

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7. PAN AM

Embarquement immédiat dans les vols de la compagnie aérienne la plus glamour des années 60 : la Pan American World Airways. A bord : un espion sous couverture, une nouvelle hôtesse qui se retrouve en une de "Life Magazine", un pilote prétentieux qui ne quitte jamais ses lunettes d'aviateur... Destination : New York, Paris, et bien d'autres villes du Monde...

Drama créé par Nancy Ganis et Jack Orman (Urgences). Pilote réalisé par Thomas Schlamme (A la maison Blanche, Studio 60). Avec Christina Ricci (La Famille Adams, Casper, Grey's Anatomy), Margot Robbie (Neighbours), Michael Mosley (Scrubs), Kelli Garner (My Generation), Jonah Lotan (Generation Kill)...

 

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8. BAD MOM

Julia, une mère célibataire avec deux enfants, se voit dans l'obligation de les élever le jour où sa mère, Marian, qui s'en occupait jusqu'ici, décide de reprendre sa vie en main. Linda, également mère de famille, lui vient régulièrement en aide, tandis qu'elle ne peut pas compter sur son mari, sans cesse retenu par son patron...

Comédie créée par Sharon Horgan. Avec Jenna Elfman (Dharma & Greg, Accidentally On Purpose, Alex Rose), Frances Conroy (Six Feet Under), Tom Everett Scott, Sharon Horgan...

 

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9. CHARLIE'S ANGELS

Trois filles superbes sont recrutées par l'agence Townsend pour remplir des missions qui ne sont pas sans danger...

Drama créé par Alfred Cough et Miles Milar (Smallville). Remake de la série des années 70. Avec Minka Kelly (Friday Night Lights, Parenthood), Rachael Taylor (Transformers, Grey's Anatomy), Annie Ilonzeh, Ramon Rodriguez, Robert Wagner...

 

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10. GEORGETOWN

La vie personnelle et professionnelle d'un groupe de colocataires et amis dans la ville de Washington D.C. Nikki, une vive et intelligente débutante au sein du service de communication de la Maison Blanche, qui a des liens avec la Première Dame des Etats-Unis, est mannequin à ses heures perdues. Elle est très amie avec Andrew, un charmant et brillant ancien étudiant à Yale, qui peut se vanter d'avoir été le plus jeune homme à avoir écrit un discours du président. Leur troisième colocataire se nomme Samantha, une jeune femme idéaliste qui travaille pour le président du Parti Démocrate et qui fait partie d'une dynastie de politiciens. Elle a vécu par le passé une histoire avec Andrew. Le 4ème colocataire, Peter, passe encore pour un ado prépubère malgré ses 28 ans...

Drama créé et produit par Josh Schwartz (Newport Beach, Gossip Girl, Chuck...) et Stephanie Savage. Avec Katie Cassidy (Melrose Place 2009, Harper's Island, Supernatural), James Wolk (Lone Star), Daisy Betts (Persons Unknown), Joe Mazello (The Pacific), Boris Kodjoe (Undercovers), Kevin Zegers (Transamerica, Gossip Girl), Tiya Sicar (Vampire Diaries)...

 

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11. REVENGE

Une jeune femme, Emily Thorn, retourne dans les Hamptons où elle a grandi dans le but de détruire ceux qui ont fait du mal à sa famille. Elle s'apprête à se marier avec le fils de celle qui a gâché la vie de son père, une femme superbe et très riche dans la quarantaine...

Drama créé par Mike Kelley (Swingtown). Adapté librement du Comte de Monte Cristo d'Alexandre Dumas. Avec Emily Vancamp (Everwood, Brothers & Sisters), Madeleine Stowe, Connor Paolo (Gossip Girl), Ashley Madekwe (Secret Diary Of A Call Girl), Gabriel Mann (Mad Men), Joshua Bowman...

 

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12. SUBURGATORY

Les péripéties d'une adolescente rebelle, Tessa, qui déménage, à son grand malheur, avec son père d'une grande ville à une banlieue paumée qui représente tout ce qu'elle déteste. Elle se fait rapidement une amie dans son lycée, bien qu'elle soit un peu étrange, mais aussi une ennemie, dont la mère, Dallas Royce, est une femme avec des lèvres géantes et des seins énormes et faux...

 Comédie créée par Emily Kapnek (Parks And Recreation, Aliens In America). Pilote réalisé par Michael Fresco (Better Off Ted). Avec Jane Levy (Shameless US), Jeremy Sisto (Six Feet Under, Kidnapped), Allie Grant (Weeds), Cheryl Hines (Larry et son nombril), Alan Tudyk (Dollhouse, Firefly)...

 

16 février 2011

Desperate Housewives [7x 14]

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Flashback // 9 2oo ooo tlsp.

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   Oh mon Dieu, il l’a fait ! Marc Cherry a joué dans sa propre série ! Quoi, ce n’était pas lui la lesbienne dégarnie ? Enfin le transsexuel barbichu ? Enfin bref, le dénommé Monroe –ça ne s’invente pas- qui s’est invité dans l’intrigue ô combien ennuyeuse de Miss Mayer ? J’ai bien cru. La ressemblance était frappante ! Ca m’a beaucoup amusé en tous cas, même si ce n’était pas intentionnel de la part des scénaristes. Entre la rencontre qu’a faite Susan la dernière fois pendant sa dialyse et celle de cet épisode, on peut dire que l’on tourne allégrement en rond en attendant qu’un donneur miracle vienne solutionner le problème médical. Je me demande bien qui cela va être. Trois saisons en arrière, on nous aurait certainement sorti Edie du placard. Aujourd’hui, je ne vois pas de candidat potentiel. Tiens, ce serait marrant de faire revenir Dana Delany pour ça. Il me semble qu’elle et Susan s’étaient quittées en bon terme. Maintenant que le tournage de Body Of Proof est terminé, c’est parfaitement possible… Je dis ça, mais ça va sans doute être un inconnu, ou un personnage dont ils ne sauront pas quoi faire à ce moment-là (Renee, déjà réduite à faire de la figuration ?) ou Julie, parce que cette dernière s’imposera de gré ou de force face à sa mère. Certes, ça ne lui ressemble pas mais qui sait…

   A peu près tous les personnages se retrouvent dans des impasses scénaristiques, synonymes de renouveau pour les prochains épisodes. Enfin le renouveau dans Desperate, c’est en général de simples resucées. Susan a déjà été malade, Gabrielle a déjà été fragile psychologiquement… et Lynette s’est déjà faite avoir plus d’une fois par sa mère ! J’adore le personnage de Stella. Il m’amuse beaucoup. Sans doute la mère la plus drôle et attachante de la série (parmi celles encore vivantes). Et je dois dire que j’ai été conquis par le stratagème dans lequel elle a embarqué les Scavo cette semaine. La scène de la mort de Frank était géniale ! Celles qui ont suivi aussi. Je pense surtout à Lynette qui s’amuse à faire peur à Tom ou Stella qui fait du chantage à sa fille. Ce n’était pas exceptionnel mais hautement sympathique, ça oui. Quel sera la prochaine storyline de Lynette ? Je n’en ai aucune idée. L’infidélité de Tom semble déjà faire partie du passé, et tant mieux c’était naze. Mais on peut dire avec du recul que ça a été traité n’importe comment et ça n’a même pas eu d’impact dans la relation qu’entretiennent Lynette et Renee. Comme c’est étonnant…

   Dieu soit loué, Gabrielle n’a pas passé son épisode à la recherche de sa satanée poupée. J’avais peur de ça. Vu le niveau de ridicule déjà atteint, cela me semblait être la suite logique et je crois que ça ne m’aurait même pas choqué. Les scénaristes ont finalement choisi de l’envoyer en thérapie, passant d’abord par l’étape immature habituelle, qui peine à faire décrocher un sourire tant c’est vu et revu. Si je trouve intelligent de revenir sur les blessures d’enfance du personnage, déjà évoquées dans les débuts de la série, je crains en revanche que le lien avec ses dernières folies soit beaucoup trop lointain. Dire que son attachement à Grace et à Princess Valerie (c’est aussi honteux à écrire qu’à voir) s’explique par ses rapports conflictuels et violents avec son beau-père est très tiré par les cheveux, pour ne pas dire stupide. Ce n’est même plus de la psychologie de comptoir à ce niveau… Tout ce qui m’a plus, c’est la bienveillance de Carlos. Elle est bien plus touchante que les larmes de crocodiles d’Eva Longoria.

   La présence de Marcia Cross dans cet épisode a été réduite à son minimum et vu la qualité de ce qu’on lui a écrit, c’est préférable. Les diverses coïncidences qui poussent Bree à dire la vérité sur son fils à Keith n’étaient pas inspirées du tout, à la limite du grotesque, mais j’ai bien aimé le moment de l’aveu. Il suffit d’une vraie bonne actrice pour faire la différence. On connaît en outre le goût de la série pour la nuance et je dois dire que le cas de Zach, à coup de flashbacks, a été traité avec toute la nuance nécessaire : le pauvre petit garçon riche est devenu très très pauvre en se droguant et il a dû déménager dans un quartier hyper craignos. Tellement craignos d’ailleurs qu’il n’ose pas sortir de chez lui, nous la jouant Walking Dead. C’est vrai, il donnait l’impression qu’une horde de zombies l’attendaient sur le pas de sa porte ! Sur le fond, l’intrigue n’était pas tellement plus convaincante mais on est désormais fixé : c’est bien Zach qui a tiré sur son père. L’association Mike/Paul, aussi saugrenue soit-elle, pourrait déboucher sur quelque chose d’intéressant avec un peu de chance. Reste à savoir comment Beth va être intégrée dans tout ça, et Felicia aussi. Elle ne peut pas avoir donné son dernier mot…

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// Bilan // Il se dégageait une bonne énergie de cet épisode relativement mal écrit. Ça s'applaudit (un peu) !