17 octobre 2012

Emily Owens, M.D. [Pilot]

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Pilot // 1 700 000 tlsp.

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What About ?

Diplômée de la Fac de médecine, Emily Owens est heureuse d'entrer enfin dans l'âge adulte. Finis les doutes et l'insécurité, elle est persuadéE qu'en devenant interne au Denver Memorial Hospital, elle passera à la prochaine étape de sa vie. Sans compter qu'elle aura enfin la chance de côtoyer la célèbre cardiologue Gina Beckett, mais aussi de revoir l'inoubliable et charmant Will Rider, croisé lors de ses études. Mais, les années lycée qu'elle a si souvent tenté d'oublier reviennent la hanter comme jamais lorsqu'elle découvre que l'hôpital est la version adulte du lycée où toutes les castes se regroupent à nouveau : les sportifs sont devenus des chirurgiens orthopédistes, les pestes sont en chirurgie plastique, les rebelles sont aux Urgences et cauchemar parmi tous les cauchemars, Cassandra Kopelson, qui lui a mené la vie dure au lycée, est elle aussi interne et semble plus que séduite par Will. Emily est peut-être toujours la geek qu'elle a été mais il se pourrait aussi qu'elle devienne un grand docteur... (AlloCiné)

Who's Who ?

Créé par Jennie Snyder (90210, Lipstick Jungle). Avec Mamie Gummer (Off The Map, The Good Wife), Justin Hartley (Smallville), Michael Rady (Greek, Melrose Place Nouvelle Génération, Mentalist), Necar ZadeganKelly McCreary...

What's More ?

 Jack Coleman (Dynastie, Heroes, Vampire Diaries) faisait partie du casting à l'origine mais a discrétement été remercié pendant l'été et n'apparait plus dans la version finale du pilote. 

Le titre de travail était First Cut

So What ?

   Emily Owens, M.D., c'est un peu comme si Grey's Anatomy avait été centrée sur le personnage d'April et avait été mal écrite. A l'origine, la série médicale à succès avait aussi un petit coté "l'hôpital, c'est comme le lycée" sauf qu'elle déclinait l'idée de manière plus subtile, sans le dire et surtout sans le répéter toutes les 5 minutes ! Et elle a évolué depuis, mais ça c'est une autre histoire. Je n'ai pas détesté ce pilote honnêtement. Il n'est pas irregardable. Mais je ne m'imagine pas suivre la série de manière hebdomadaire. J'aurais l'impression de régresser. Jusqu'ici, la CW assumait ses séries et ne cachait pas vouloir séduire l'adolescente voire la prè-adolescente, voire la jeune femme pas très mûre et pas très regardante sur la qualité. Là, elle essaye de nous faire croire qu'elle se tourne vers un public plus adulte en s'intéressant à des personnages plus âgés dans un milieu plus sérieux. Or, les héros de 90210 ou de Gossip Girl paraissent plus matures que ces caricatures de jeunes médecins. C'est dire... 

    Au fond, je n'ai pas trouvé cette Emily détestable ou insupportable. Je l'ai juste trouvé très embarrassante. Vous savez, c'est la bonne copine avec qui on a un peu honte d'être vu en public. Mais dans l'intimité, elle nous amuse beaucoup et pas parce qu'on se moque d'elle dès qu'elle a le dos tourné. Emily réfléchit trop tout le temps et la "bonne" idée de la créatrice est de nous faire part de chacune des remarques qu'elle se fait dans sa tête. Honnêtement, à sa place, on aurait tous l'air aussi bêtes ! Par chance, nous ne sommes pas des héros de séries et nos pensées les plus stupides, on les garde pour nous. Plus l'épisode avance, plus on a envie de faire taire Emily. Pour son bien et pour le nôtre. D'un autre coté, j'avoue que quelques réflexions m'ont fait sourire et que, parfois, je l'ai trouvée choupinette. Mais à son âge, quand même, d'en être encore à ce stade, c'est grave ! J'imagine bien que c'est un point de départ et qu'elle grandira tout au long de la série -si on lui en laisse le temps- mais en l'état, tout ça est très gênant. Encore, si elle était tombée amoureuse d'un mec super beau et super charismatique, on aurait pu comprendre qu'elle perde ses moyens. Mais face à Justin Harltey quoi ! Il est transparent au possible. Dans le rôle titre, Mamie Gummer se débrouille bien, parce que Mamie Gummer est une excellente actrice, parce qu'elle a un physique atypique -et je ne suis pas en train de dire qu'elle est laide- parce qu'elle a joué dans The Good Wife et The Big C et parce que quelque part, c'est presque un miracle que les dirigeants de la CW n'aient pas mis leur véto pour que la production choisisse une autre actrice, plus jolie, plus vulgaire, plus CW quoi. Sinon, j'ai toujours bien aimé Michael Rady mais en regardant le pilote, je me suis demandé pourquoi. Globalement, les personnages secondaires ne sont vraiment pas enthousiasmants, mais tout tourne tellement autour de la petite personne d'Emily qu'ils n'ont de toute façon pas beaucoup de place pour exister. La bonne copine black et lesbienne, j'approuve par principe. La nemesis ultra peste mais en fait pas tant que ça, c'est déjà ennuyeux. Les cas médicaux ne sont pas engageants du tout. 

   Dans un monde où Grey's Anatomy n'aurait jamais existé, Emily Owens, M.D. aurait peut-être pu s'installer confortablement dans le coeur des sériephiles à la recherche de douceur, de tendresse, d'une série médicale qui n'en est pas vraiment une et d'un teen show qui ne s'assume pas. Malheureusement pour elle, Grey's Anatomy existe depuis 9 ans et tient toujours la route. Je ne suis pas du genre à espérer qu'une série se plante, même quand je la déteste, mais dans ce cas précis, il est urgent de libérer Mamie Gummer avant que les dommages à sa carrière ne deviennent irréversibles ! 

What Chance ?

Je ne donne pas cher de la peau d'Emily Owens, d'abord parce qu'elle est dans une case meurtrière (remember Melrose Place 2012, Ringer, Life Unexpected...), ensuite parce que c'est sans doute la nouveauté la plus faible de la chaine avec Beauty And The Beast mais elle n'a pas Vampire Diaries en lead-in, elle. Enfin parce qu'il y a déjà une série "médicale" sur la CW (Hart Of Dixie) et qu'elle a beaucoup plus de charme, sans être un chef d'oeuvre non plus. 

How ?

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15 juillet 2012

The Good Wife [Saison 3]

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Saison 3 // 10 220 000 tlsp.

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   The Good Wife nous a fait le rarissime grand chelem : trois saisons consécutives excellentissimes ! Rien que de l'écrire, ça me fiche quelques frissons. Il y a plein de séries que j'aime regarder et qui me procurent toutes sortes d'émotion mais avec elle, c'est toujours différent car ça va bien au-delà du plaisir simple. Je me sens intelligent quand je la regarde et, quand un épisode se termine, j'ai l'impression d'avoir appris quelque chose, en particulier sur le fonctionnemment de la justice américaine. S'il y a bien une qualité que je souhaite mettre en avant dans cette critique de la saison 3, c'est la capacité des scénaristes à ne pas se cantonner à "l'affaire du jour", avec une histoire complexe, un client à défendre, de grandes diatribes devant la Cour et un verdict, mais des configurations juridiques toujours inédites, que j'ai rarement voire jamais vu traitées dans d'autres séries judiciaires (mais je n'en regarde pas des tonnes hormis celles de David E. Kelley) et qui nous plongent au plus près du pouvoir. Je pense par exemple à cet épisode où Alicia se voit dans l'obligation de trahir le secret professionnel face au Trésor Public. On se rend alors compte de l'absurdité de la justice parfois. Je pense aussi bien sûr au panel de juges au coeur duquel Alicia se retrouve propulsée, à ses risques et ses périls. C'était un des temps forts de la saison, à la fois par la qualité de l'intrigue mais aussi par la présence de Matthew Perry, que l'on a pris un pied fou à découvrir dans un autre registre que celui de la comédie. Face à sa prestation sans fausse note, flippante même par moment, on se demande  pourquoi il s'obstine à vouloir revenir sur le devant de la scène dans des comédies. Le seul problème de son passage, c'est qu'il laisse comme un goût d'inachevé, une piste est même lancée sur ses ambitions de devenir le principal concurrent de Peter dans un futur proche aux élections, or l'acteur ne sera peut-être pas disponible avant longtemps si sa nouvelle série, pour NBC, fonctionne (ce qui est peu probable, certes).

   C'est là où l'on se rend compte qu'avoir recours à plein de guests prestigieux est une des grandes forces de la série mais aussi une de ses faiblesses car elle est tributaire de leur disponibilité : il se passe la même chose avec Martha Plimpton qui n'apparait que dans le final car elle ne pouvait pas avant "à cause" de Raising Hope. C'est un personnage que l'on aimerait tellement revoir plus souvent... Il y a aussi "le cas" Kelli Giddish, présente dans le Season Premiere pour boucler son histoire avec Kalinda mais dans l'incapacité de revenir plus tard puisqu'elle a intégré le casting régulier de New York Unité Spéciale. Du coup, en fin de saison, un nouveau personnage débarque, Lana Delaney (incarnée par Jill Flint), qui ressemble fortement dans l'attitude à Sophia Russo, qui vient elle aussi du FBI et qui, comme par hasard, possède un passif équivalent avec Kalinda, donnant vraiment l'impression que la jeune femme les fait toute tomber, de préfèrence quand elles travaillent dans la célèbre agence gouvernementale. On a l'habitude de se rendre compte qu'elle connait absolument tout le monde, et souvent à des fins bien plus qu'amicales, mais quand même... On sent bien que Lana Delaney a été créée pour prendre la place de Sophia Russo et ça sonne faux, aussi bonne soit sa remplaçante. On notera que cette saison, assez peu de nouveaux personnages forts ont été introduits. Les auteurs ont surtout pioché dans ceux des saisons d'avant qu'ils ont fait revenir une, deux ou trois fois selon les cas, la plupart du temps pour notre plus grand plaisir. La croisade de Wendy Scott-Carr pour faire tomber Will Gardner était passionnante. On peut d'ailleurs dire que c'était un peu sa saison à lui, là où la première était surtout celle d'Alicia, héroïne oblige, et la seconde plus largement consacrée à Kalinda. C'était vraiment intéressant de le voir dans cette position où il ne peut pas travailler mais cherche toujours à le faire en contournant la loi. Celeste Serrano a pimenté bien comme il fallait le début de saison. Un des rares nouveaux personnages qui m'a vraiment fait très forte impression et que j'aurais aimé revoir régulièrement. Malheureusement, elle a disparu sans que l'on comprenne vraiment pourquoi. Je suppose qu'il faudrait se tourner vers Lisa Edelstein pour en savoir plus. Elle commence à se bâtir une réputation de diva... Trop chère ? Dommage en tout cas. Elle était différente des personnages habituels, très provocante. J'ai aimé ça. Le retour de Carrie Preston dans le rôle d'Elsbeth Tascioni était une excellente surprise. Elle a été utilisée à bon escient. La voir plus souvent casserait de toute façon le personnage, dont les ressorts comiques font mouche mais sont répétitifs. Bien entendu, les producteurs ne pouvaient pas passer à coté de Louis Canning, si impressionnant en saison 2. Il a encore été génial, en particulier dans cet excellent épisode où Alicia avait perdu sa fille, où il l'a épaulé pendant cette difficile journée avant de la poignarder dans le dos. Du grand art ! Le duo "dream team" Martha Plimpton/Michael J. Fox dans le final était assez jouissif aussi. Par contre, je reviens deux secondes sur Matthew Perry : j'ai l'impression qu'il s'est vachement inspiré du jeu de Michael J. Fox pour son personnage, quitte à verser dans le mimétisme. Lorsque je m'en suis rendu compte, je n'ai plus vu que ça. Personne dans la salle n'a eu cette même impression ?

   Je ne voudrais oublier personne, mais ça va forcément arriver tant les guests étaient nombreux. Je me souviens avoir été déçu de l'épisode de Mamie Gummer. Nancy Crozier, son personnage, n'a pas été aussi brillante que les fois précédentes. L'actrice ayant sa propre série sur la CW la saison prochaine, on ne la reverra peut-être pas avant un moment. C'est mieux comme ça, sans doute. Sinon, j'ai beaucoup aimé Caitlin, jouée par Anna Camp (que j'adore, j'avoue), même si son ascension rapide au sein de la firme était prévisible dès son arrivée. En revanche, personne ne s'attendait à cette conclusion la concernant. Son départ était très émouvant. Elle est sortie par la grande porte, paradoxalement. Et le jeu de miroir avec Alicia, qui avait fait la même chose bien des années plus tôt, était vraiment intéressant. Je termine sur Colin Sweeney : wouah ! Je ne pensais pas que les scénaristes réussiraient à proposer quelque chose d'aussi réussi pour son retour. Plutôt que de jouer sur l'angoisse que le personnage est capable de procurer, ils se sont plutôt concentrés sur l'humour. Un excellent choix. Parce que cette drôlerie, au bout du compte, fiche la trouille. C'est vraiment l'un des meilleurs personnages créés toutes séries confondues depuis des années... Et Dylan Baker est à chaque fois énorme !

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   J'aurais pu parler d'elle dans les guests, puisque c'est ce qu'elle est devenue dans le fond : mais que font les scénaristes de cette "pauvre" Jackie Florrick ? C'était un vrai déchirement de la voir si peu au cours de la saison 3. Certes, ça rendait ses apparitions événementielles mais, moi, ça m'a surtout rendu nostalgique de la saison 1, quand elle était là tout le temps, à fouiner partout. Elle nous a quand même offert un grand moment de drôlerie de ce genre lorsqu'elle a trifouillé l'ordinateur portable d'Alicia et s'est fait filmée à son insu par la webcam. Mais c'est quand même un peu maigre. J'ai toujours peur qu'elle meurt et les auteurs sont très forts pour l'insinuer avant de se raviser. Jackie, c'est la Tatie Danielle de The Good Wife finalement : vilaine, indigne mais increvable ! Son coup par rapport à l'ancienne maison des Florrick était assez énorme. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé cette intrigue, offrant à Julianna Margulies la chance de sortir de son rôle d'avocate pour redevenir la mère courage des débuts. Elle a beaucoup évolué depuis la saison 1, elle a gagné en force et en assurance mais, dès qu'il s'agit de ses enfants, elle redevient une femme fragile et infiniment touchante. Dans le même ordre idée, c'était un plaisir immense de la voir céder peu à peu du terrain à Kalinda, resserrant leur lien abîmé mais pas définitivement rompu. Bizarrement, je n'ai pas grand chose à dire sur sa relation avec Will. Et pour cause : si cela était au centre de l'attention dans les premiers épisodes, à partir du moment où ils ont rompu, c'est comme si leur histoire n'avait jamais existé, au-delà de quelques regards de temps en temps, et quelques sous-entendus. Je ne comprends pas vraiment ce choix mais je l'approuve : j'ai préféré Alicia sans lui qu'avec lui. Et puis honnêtement, on ne regarde pas vraiment The Good Wife pour ça. Alicia pourrait rester célibataire jusqu'à la fin que ce ne serait pas dérangeant. Ca vaut d'ailleurs un peu pour tous les personnages. La sphère amoureuse peut venir se greffer comme une cerise sur le gâteau, mais ils n'ont pas besoin de ça pour être fascinants.

   Regardez Diane : on a tenté de lui coller un nouvel intérêt amoureux, c'était amusant sur le coup, mais il n'en est rien ressorti de probant, si ce n'est un discours subtil et poignant sur la solitude d'une femme de 50 ans, qui a de l'argent, qui a du pouvoir mais désespérement pas d'amour. Will, c'est l'inverse : il couche et a couché avec toutes les belles femmes qu'il a croisées dans son métier mais il n'aspire plus vraiment à cela. Il aspire à Alicia. Mais c'est compliqué. Et cette complication amoureuse, il l'a toujours fuie. C'est finalement de couples solides, l'absence de plénitude amoureuse, qui est intéressante dans The Good Wife. Cela vaut aussi pour Kalinda et Cary, qui passent leur temps à se chercher et à se fuir. J'ai beaucoup aimé ce moment où l'enquêtrice a avoué qu'elle était bisexuelle. C'est presque plus osé finalement que si elle était lesbienne car des personnages bisexuels à la télévision, il n'y en a pas d'autre. C'est curieusement encore un tabou... A mon grand désarroi, Kalinda a été plus en retrait cette année, malgré le cas la concernant directement, mais le cliffhanger de la saison, saisissant, inquiètant, étonnant, laisse présager de grandes confrontations à venir en saison 4... Je terminerai par Eli Gold, ce sacré chenapan, qui nous aura encore bien fait rire, notamment dans ses oppositions avec David Lee. Parker Posey dans le rôle de son ex-femme, c'était une excellente idée, bien exploitée. Sinon, il y a les enfants d'Alicia, qui n'ont pas servi à grand chose, soyons francs. Ils ont dû mal à exister en dehors de leur relation avec leur mère. Les auteurs n'ont pas cherché à faire quoi que ce soit de Zach cette année. Les projecteurs étaient plus tournés vers Grace. Son parcours est assez touchant, mais assez classique aussi, un peu trop. Le frère d'Alicia n'est revenu qu'une fois, malheureusement. Par contre, on a fait la rencontre des soeurs de Will et c'était très drôle ! 

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// Bilan // Je le savais déjà mais, en écrivant cette critique de la saison 3, je me rends compte à quel point The Good Wife regorge de personnages complexes et fascinants, extrêmement attachants, incarnés par des acteurs excellents qu'ils soient réguliers, récurrents ou guests. Alors forcément, quand les intrigues de la semaine et les histoires au long cours sont à leur hauteur, que l'humour est toujours présent, que le système judiciaire américain est présenté sans complaisance et dans toute sa complexité, on ne peut qu'applaudir l'exploit ! The Good Wife n'a plus rien à prouver : elle est une série formidable, une GRANDE série. Pendant combien de temps encore le restera-t-elle ? La saison 4 s'annonce en tout cas sous les meilleurs auspices...

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26 juin 2012

The Big C [Saison 3]

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Saison 3 // 479 000 tlsp.

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   Malgré toute la tendresse que j’ai pour The Big C, et Dieu sait que je l’aime cette série et ce depuis le premier jour, je suis forcé de reconnaître, la mort dans l’âme, que cette saison 3 n’était pas à la hauteur. Pas à la hauteur de mes espérances, pas à la hauteur de l’excellence de la première saison, pas à la hauteur de la deuxième non plus, même si elle-même était un peu moins bonne dans l’ensemble, pas à la hauteur de Cathy Jamison, pas à la hauteur de Laura Linney. Dans le fond, ce qui lui a manqué le plus, c’est de l’émotion. Le parcours de l’héroïne, par essence, est touchant, mais au cours de ces 10 nouveaux épisodes, je ne me souviens pas d’une scène vraiment bouleversante, d’une prestation de l’actrice qui m’a transporté… Il y a eu plein de bons moments, bien sûr, mais rien d’aussi fort. Beaucoup de comédie et peu de drama. Le dosage habituel, à 50/50, était bien plus intéressant. Je ne regarde pas The Big C pour rire comme une baleine. D’autres sont faites pour ça et s’en sortent très bien…

   Pour commencer, je trouve que ce n’était pas une bonne idée cette histoire de rémission. Cathy a passé la saison à ne pas se soucier de son cancer. On en finissait par l’oublier nous-même. Pour autant, on savait très bien qu’il allait revenir plus fort que jamais au final et c’est ce qui semble effectivement arriver. Je n’imagine pas la série se terminer autrement que sur sa mort de toute manière. C’est presque une promesse implicite qui nous a été faite dès le départ. Cancer incurable, ça veut bien dire ce que ça veut dire. L’intérêt de la série, c’est de raconter le parcours d’une femme qui apprend à vivre avant de mourir, avec tout ce que cela peut comporter d’erreurs, de souffrance et de joie. Qu’est-ce que Cathy a vraiment vécu cette saison ? Qu’a-t-elle seulement pu accomplir ? Elle a subi les paroles très dures de son fils, qui reste une sacrée tête à claque et qui a même réussi à foutre en l’air l’une des plus belles scènes de la première saison (lorsqu’il décide de revendre la voiture que sa mère lui avait offert); elle a dû épauler son mari dans sa quête de reconnaissance, qui nous a offert plein de bons moments d’ailleurs, mais Paul n’est pas le héros de The Big C, il a un peu trop occupé le terrain à mon goût avec « sa » Joy; elle a beaucoup traîné dans son bar fétiche, à boire et à s’inventer une vie; elle s’est fait un tatouage à la symbolique forte mais où en est-elle finalement dans son deuil, à quelle étape ? Le déni, c’est censé être fini. La colère aussi. Le marchandage ? Je n’en ai pas vu ici ? La tristesse ? Elle est inhérente mais on ne peut pas dire qu’elle soit si forte que ça chez elle. L’acceptation ? On en est loin ! J’ai un peu l’impression que la série est partie dans tous les sens, que les auteurs n’ont pas suivi le chemin qu’ils avaient tracé au départ. C’est dommage, ça manque de cohérence. Il est arrivé autre chose à Cathy cette année et c’était sans doute la pire idée qui soit : elle a désiré avoir un autre enfant, une lubie qui aurait pu être explorée le temps d’un épisode ou deux sans que ça me choque, mais l’embarquer dans une histoire si bancale en compagnie de ce couple terrible, c’était franchement sans intérêt. La conclusion était « drôle » mais complètement over the top. J’aime bien la fantaisie dont la série fait preuve parfois mais là c’était trop ! Pauvre Mamie Gummer, elle n’a pas été gâtée en plus !

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   La jeune actrice est l’une des innombrables guests que cette saison 3 a vu défiler. J’imagine que quand une série est acclamée par la critique comme c’est le cas de The Big C, certaines stars font des appels du pied pour y participer et si c’est ce qui s’est passé avec Susan Sarandon, je vois mal comment les producteurs auraient pu refuser. De toute façon, chaque invité pris à part était bon, c’est plutôt l’accumulation qui est devenue gênante et cette impression que ce sont les rôles qui ont été créés pour pouvoir accueillir Allison Janey, Tammy Blanchard, Victor Garber… et non l’inverse ! Ce n’est pas censé fonctionner dans ce sens-là. Et je ne pense pas que ce soit ce qui s’est passé avec Idris Elba en saison 1 ou Hugh Dancy en saison 2. Bref, Victor Garber m’a fait beaucoup rire, de même que l’ensemble de l’intrigue de Sean sur sa petite entreprise puis sur son ménage à trois. C’était un florilège de dialogues intelligents et piquants. Les délires d’Andrea dans la peau de son alter ego Ababou ont offert quelques respirations amusantes; j’ai moins aimé les questionnements spirituels d’Adam, traités trop à la légère, sans véritable profondeur; Joy a apporté de bonnes choses et d’autres un peu moins bonnes, mais c’était un plaisir de (re)découvrir Susan Sarandon dans ce contexte; Paul m’a agacé autant qu’il m’a touché, comme d’habitude j’ai envie de dire; et puis il y a eu ce Season Finale, assez réussi sauf sur la fin. Ceux des deux premières saisons avaient mis la barre très haut et là, j’ai eu l’impression que les auteurs s’étaient avoués vaincus d’avance. Ils savaient qu’ils ne pourraient pas faire mieux alors ils ont proposé quelque chose de plus classique, avec des enjeux amenés maladroitement. La fuite de Cathy n’a pas vraiment de sens, c’est juste une nouvelle expression de sa folie et de son déni, et la future possible tromperie de Paul rend le personnage franchement pathétique. 

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// Bilan // Avec un nombre d’épisodes moindre et des ambitions scénaristiques revues à la baisse, la troisième saison de The Big C gâche un peu ce qui avait été magnifiquement construit lors des deux premières saisons, tant dans les relations entre les personnages que dans le parcours « initiatique » de Cathy vers la vie. Les invités sont venus combler le vide, souvent avec brio, mais ils n’ont pas réussi à effacer l’amertume. Si la série devait s’arrêter là, ce serait une catastrophe, un gâchis énorme. J’ai pu me remettre de l’annulation de United States Of Tara car la conclusion était satisfaisante mais là, je ne pourrais pas. Showtime, please, déconne pas !

15 juin 2012

Preview The CW [Saison 2012/2013]

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EMILY OWENS, M.D.

Une chirurgienne débutante, désireuse de laisser derrière elle son passé, découvre que l'ambiance de l'hôpital dans lequel elle évolue désormais lui rappelle furieusement ses années lycée où elle n'était vraiment pas populaire...

 L'avis de UglyFrenchBoy : Proposer une série médicale en suite de Hart of Dixie est une bonne combinaison. Mais hériter de la case la plus difficile de la grille, certes elles le sont toutes, est un cadeau empoisonné pour First cut, désormais baptisé Emily Owens, M.D. Il est question ici d'un Grey's Anatomy pour adolescents. Un calcul s'impose : pour une série médicale à succès, combien d'échecs ? Un nombre très important qui devrait, à l'issue de la saison, croître. Le faux raccord du premier extrait paru sur internet n'annonce rien de bon, tout comme la présence du lisse et peu charismatique Justin Hartley qui, physiquement, s'annonce peu crédible pour ce rôle, comme Nick Zano a pu l'être dans Melrose Place 2009. On se questionne également sur la présence de la fille de Meryl Streep à ce projet, après ses excellentes participations à The Good wife et son apparition remarquée dans The Big C. Sans compter que l'héroïne est plus âgée que le cœur de cible de The CW. N'oublions pas qu'il est primordial pour les adolescentes de s'identifier à leurs héros. Taux de réussite : 15%.

L'avis de Lulla : Avec une héroïne incarnée Mamie Gummer, habituellement excellente, mais qui penche plus du coté de Ellen Pompeo que de Rachel Bilson physiquement, Emily Owens part avec un atout qui est aussi un handicap. Est-ce que le public cible de la chaîne, habitué aux Gossip Girls, aura envie de s'identifier à une fille tout ce qu'il y a de plus simple et "normal" ? Espérons-le. Ce serait rassurant sur la santé mentale des téléspectatrices. Est-ce que l'alchimie entre le mauvais Justin Hartley et Mamie Gummer peut-elle une seule seconde exister ? Euh... Je commence à douter. Et comment pourrait-elle rompre la malédiction du mardi 21h où la concurrence sera toujours aussi rude à la rentrée ? Taux de réussite : 20%.

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ARROW

Les nouvelles aventures de Green Arrow/Oliver Queen, combattant ultra efficace issu de l'univers de DC Comics et surtout archer au talent fou, qui appartient notamment à la Justice League. Disparu en mer avec son père et la petite amie de celui-ci, il est retrouvé vivant 5 ans plus tard sur une île près des côtes Chinoises mais il a changé : il est fort, courageux et déterminé à débarrasser Starling City de ses malfrats...

L'avis de UglyFrenchBoy (parce que selon François, "La CW ça sert à rien") : Depuis l’absence de Smallville, les sériephiles attendent avec hâte un nouveau projet bâti autour d’un super-héros. L’intérêt pour le genre est d’ailleurs loin de s’essouffler au vu du phénomène Avengers. Certes la série ne peut compter sur la main experte de Joss Whedon, mais The CW n’a pas à rougir d’avoir sur sa grille une production de Greg Berlanti, à qui l’on doit Eli Stone ou encore Jack & Bobby et dont le talent de producteur a servi pour Dawson et Brothers & Sisters. L’intéressé et son complice Marc Guggenheim ont même fait le choix judicieux de demander à David Nutter de réaliser le pilote. Le CV de ce dernier peut compter récemment sur deux épisodes de Game of Thrones, Shameless ou encore The Pacific. Côté casting, Stephen Amell et ses muscles hypertrophiés devraient remplacer sans difficulté un Justin Hartley (encore lui !) lisse. Katie Cassidy, la révélation de Melrose Place 2009 (encore elle !), a désormais son lot de fidèles et devrait ravir la gent masculine. Une situation idéale quand on se retrouve face à The X Factor  prompt à attirer avant tout le public jeune et féminin avec la présence de Britney Spears et Demi Lovato sur FOX. Taux de réussite : 60%.

L'avis de Lulla : Cela fait trop longtemps que les téléspectateurs de la CW attendent une série de cette trempe pour qu'il lui tourne le dos, quelle que soit la case, sans l'essayer. S'il y a bien une nouveauté de la CW dont je suis sûr du succès, c'est celle-là. Et même si la comparaison avec Smallville vient tout de suite à l'esprit, au vu du casting et des premières images, il ne fait aucun doute que l'on est face à une production de meilleure qualité. Reste à savoir si les scénarios vont suivre, mais est-ce vraiment le critère numéro un sur la chaîne ? Tant que les scènes d'action seront bonnes et les situations pas trop énormes, les hommes répondront présents. Tant que Stephen Amell enlèvera son tee-shirt à tous les épisodes, les filles/femmes viendront. C'est aussi simple que ça ! Taux de réussite : 75%.

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BEAUTY AND THE BEAST

Un reboot de la série des années 80, La Belle et la Bête. En 2003, une adolescente prénommée Catherine est attaquée et poursuivie par un homme mais une bête étrange parvient à la sauver elle, mais pas sa mère qui était alors à ses cotés. 9 ans plus tard, elle vit en colocation avec sa soeur, Heather, et elle est devenue flic. Avec sa partenaire, Tess, elle enquête sur le meurtre d'un célèbre éditeur de presse. Sur le corps de celui-ci, des empreintes ont été trouvées mais elles correspondent à un homme appelé Vincent Koslow... mort en 2002 en Afghanistan. Pourtant, les deux jeunes femmes retrouvent sa trace et découvrent qu'il est toujours vivant. Il vit dans un mystérieux entrepôt. Catherine semble alors le reconnaître...

L'avis de UglyFrenchBoy : Le lead-out de Vampire Diaries est une case à double tranchant. Il peut certes assurer un socle de fidèles, mais la chaîne attend forcément d'une série diffusée en suite de son seul hit une audience supérieure à la moyenne de ses autres soirées à 21 heures. The Secret circle n'a pas rencontré le succès escompté la saison dernière. Face à un Glee toujours performant auprès des adolescents, et un Grey's Anatomy également apprécié par les moins de 35 ans, la tâche sera difficile. Les premières images ont été particulièrement décriées sur les réseaux sociaux. Pour autant, Beauty and the beast est, trois mois avant son lancement, la nouveauté de la chaîne avec le plus de fans Facebook. Indice pour la saison à venir ou pas, un succès cross-media pour The CW, ou du moins sur les médias autres que le support télévision, est aujourd'hui tout aussi important que les audiences « live »... Taux de réussite : 30%.

L'avis de Lulla : On croyait l'an dernier l'association The Vampire Diaries/The Secret Circle, évidente et parfaite, et elle l'a été pendant les premières semaines de la saison, puis la deuxième production de Kevin Williamson pour la CW s'est sérieusement cassée la gueule. Ce n'était pas le fruit du hasard, ni un problème de concurrence, mais une qualité qui n'était pas/plus au rendez-vous et qui a fait fuir petit à petit. Même si la tentation de le croire est grande : le public de la chaîne sait reconnaitre ce qui est réussi, ou plutôt efficace, et ce qui ne l'est pas. Beauty And The Beast ne semble pas particulièrement réussie mais efficace, oui, certainement. Les similitudes avec la série de vampires ne font aucun doute. La grande question est de savoir si l'aspect procédural de cette série, presque une première pour la CW, aura tendance à retenir les téléspectateurs ou les agacer ? Taux de réussite : 40%.

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THE CARRIE DIARIES

La jeunesse de Carrie Bradshaw bien avant qu'elle ne philosophe sur l'amour et le sexe dans Sex & the City, alors qu'elle est en dernière année de lycée dans une petite ville de Nouvelle-Angleterre dans les années 80 et qu'elle rêve déjà de New York. Sa mère est morte au début de l'été et elle sait que cette année sera différente pour elle, mais elle est loin d'imaginer que ce sera à ce point...

L'avis de UglyFrenchBoy : Se servir d’une marque forte pour attirer les jeunes téléspectateurs n’a jamais été judicieux pour The CW. 90210 s’est totalement émancipée de la série mère dès la fin de la première salve et Melrose Place 2009 a été un échec retentissant. Les adeptes de Sex and the city sur HBO peuvent-ils vraiment se tourner vers la jeunesse de Carrie Bradshaw ? Le cœur de cible des films n’était autre que les femmes âgées entre 25 et 35 ans. Reste à savoir si celle-ci seront intéressées pour suivre les péripéties  de lycéennes dans un New York des années 80… La première bande-annonce fait regretter un peu plus l’absence de la série originelle. Taux de réussite : 25%.

L'avis de Lulla : J'ai le sentiment que ce préquel, aussi irritant soit-il dans l'idée (a-t-on vraiment envie de savoir comment Carrie Bradshaw est devenue Carrie Bradshaw ?), sera réussi qualitativement. Les premières images m'ont en tout cas donné cette impression. Je me suis surpris à avoir envie de la voir cette nouveauté. Même s'il est frustrant de devoir attendre la mi-saison pour la découvrir, cela me parait être une bonne stratégie de la part de la chaîne. Gossip Girl s'en va et laissera place à Carrie et sa bande. Le moment de passer à la vitesse et à la qualité supérieures ? Je ne sais pas si The Carrie Diaries tentera de se distinguer par un langage un peu plus cru quà l'accoutumée dans les productions de la CW et par des intrigues un peu plus osées mais ce sont à mon sens une trop grande pudeur et une trop grande sagesse qui pourraient conduire à un flop. Taux de réussite : 30%.

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CULT

 Une jeune assistante de production particulièrement curieuse qui travaille sur une série télévisée très populaire intitulée "Cult" enquête avec un journaliste blogueur sur une tentative de meurtre et des disparitions mystérieuses qui ont eu lieu sur le tournage. Et si les fans les plus mordus essayaient de recréer dans la vraie vie les crimes vus dans le programme ?

L'avis de UglyFrenchBoy : Après The Carrie Diaries, le fameux duo Josh Schwartz et Stephanie Savage hérite d’une nouvelle série la saison prochaine (en plus de Gossip girl et Hart of Dixie). Difficile de faire un pronostic de cette nouveauté sans connaître sa future case horaire et avec un concept aussi « original » pour la chaîne.  La prise de risque n’a jamais été payante pour The CW. Naturellement la plus grosse réserve est émise sur la présence de la monolithique Jessica Lucas et des seconds rôles insignifiants en apparence. La mission de Robert Knepper est de taille pour rééquilibrer le tout, même si on n’attend plus grand-chose de l’ancien T-Bag. Sa participation ne devrait que renforcer l’aspect sombre du projet, un élément peu propice à séduire le public de la chaîne. Taux de réussite : 10%.

L'avis de Lulla : La CW n'a pas encore annoncé dans quelle case ce projet, déjà réputé dans le petit milieu des journalistes américains suite à un excellent script, allait se retrouver, mais c'est sûrement de bouche trou qu'elle servira là où une autre aura échoué, et sur une douzaine d'épisodes seulement. Une association avec Supernatural me semble assez naturelle, mais en compagnie d'Arrow, la série pourrait aussi être à sa place. Plus vraisemblablement, à l'heure actuelle, il faudra miser sur du vendredi avec Nikita, et c'est déjà beaucoup moins réjouissant... Taux de réussite : 20%.


 

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23 janvier 2011

Off The Map [1x 02]

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Smile. Don't Kill Anyone. // 5 79o ooo tlsp.

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  Ce deuxième épisode d’Off The Map n’est pas très différent du premier, que j’avais aimé, sauf qu’il est davantage centré sur les cas médicaux et qu’il brouille légèrement les pistes sur les personnages que l’on croyait bien connaître. Je prendrais pour exemple Mina, qui est à mon sens celle que l’on a le plus de mal à cerner. Je m’excuse d’avance pour les comparaisons mais je ne peux pas m’empêcher de prendre Grey’s Anatomy comme point de repère. Dans le pilote, j’avais l’impression d’une Izzie Bis, moins jolie et moins diva. Dans cet épisode, elle était plus proche de Cristina, hautaine et désagréable. Moi qui avais imaginé qu’elle serait l’atout comique de la série, je suis tout d’un coup saisi d’un gros doute, et un peu déçu j’avoue. Ce personnage mériterait un portrait plus approfondi. On l’a d’ailleurs peu vue dans cet épisode. Et puis sa compagne de galère, Ryan, lui a volé la vedette. Une histoire de charisme peut-être, Rachelle Lefevre en a pas mal. Et elle est mille fois plus jolie, mais c’est une autre histoire. Je suis sûr que Mamie Gummer vaut mieux que ça ! Quant à Tommy, il m’a paru moins amusant que dans le pilote, beaucoup trop proche d’Alex Karev dans sa multiplication de conquêtes et son ton désinvolte. J’avais eu un coup de cœur pour lui et là encore je doute. Son intrigue était en tous cas intéressante et mettait parfaitement en avant les différences entre la médecine occidentale et la médecine non conventionnelle, à base d’esprits et de croyances locales. Ce qui est encore plus appréciable, c’est qu’il n’y a pas réellement de moral au final et plutôt un arrangement à l’amiable. Content de revoir Cheech Marin sur l’île de Lost sinon (vous savez, il jouait le père de Hurley).

   Le personnage de Lily n’est pas encore totalement attachant mais c’est en bonne voie. On ne sait juste pas si l’on doit la considérer comme l’héroïne. Elle est en tous cas mieux mise en avant que les autres puisqu’elle part sur le terrain pour la deuxième semaine consécutive. Cette fois, un photographe est prisonnier d’un anaconda qui, paradoxalement, le maintient en vie. C’est sûr que ce n’est pas le genre d’intrigues que l’on retrouverait au Seattle Grace. Off The Map marque clairement sa différence, sans tomber dans le cheap. Je n’arrive toujours pas à savoir si le serpent que l’on voit est réel ou une image numérique. Donc soit je suis aveugle et con, soit c’est plutôt pas mal fait ! Les choses avancent doucement mais sûrement entre Lily et Ben, qui vont clairement former LE couple phare de la série si on lui laisse le temps de s’installer. Les quelques scènes « hors médical » sont celles qui me plaisent le plus, d’autant que le réalisateur profite particulièrement bien des magnifiques décors. La douche dans la cascade, le petit bar en bord de mer… Tout ça me plaît beaucoup. Le gros point noir à l’heure actuelle, et pardon pour le jeu de mot maladroit, c’est Otis et accessoirement sa copine Zee. Ils sont transparents, indéfinis. Il va falloir s’attaquer à eux.

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// Bilan // Ce second épisode confirme que Off The Map est une série très sympathique qui ne demande qu’à devenir attachante. Mais pour cela, il va falloir se préoccuper davantage des héros et un peu moins des patients. Rendez-vous en fin de saison pour une review complète !

16 janvier 2011

Off The Map [Pilot]

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What About ?

Jusqu'où est-il possible d'aller pour guérir ? Bienvenue dans "La Ciudad de Estrellas", un petit village perdu dans la jungle en Amérique du Sud, où trois médecins qui ont désespérement besoin de prendre un nouveau départ viennent vivre. La jeune et idéaliste Lily, accompagnée de ses collègues Mina et Tommy, vont désormais travailler dans une clinique de fortune où ils seront confrontés à des cas médicaux des plus exotiques. Pour les former, le légendaire Dr Ben Keeton, qui fut le plus jeune diplômé en médecine à l'université de Los Angeles, et son assistant, Otis Cole, vont mettre tout en oeuvre. A l'autre bout du monde, cinq médecins qui se sont perdus en chemin vont apprendre à vivre ensemble, à reprendre confiance en eux et à redécouvrir les raisons qui les ont fait choisir ce métier...

Who's Who ?

Créée par Shonda Rhimes (Grey's Anatomy, Private Practice) et Jenna Bans. Avec Caroline Dhavernas (Wonderfalls) dans le rôle de Lily, Zach Gilford (Friday Night Lights) dans le rôle de Tommy, Mamie Gummer (The Good Wife) dans le rôle de Mina, Martin Henderson dans le rôle de Ben, Valerie Cruz (Nip/Tuck) dans le rôle de Zee et Jason Winston George (Grey's Anatomy) dans le rôle de Otis. 

So What ?

Si vous saviez comme j'en ai marre de lire un peu partout "Off The Map: le Grey's Anatomy de la jungle" et la critique assassine qui va avec. Oui, c'est évocateur. Oui, c'est en partie vrai. Mais non, en tant que fan inconditionnel du travail de Shonda Rhimes, je ne comprends pas pourquoi lui reprocher d'adapter ce qui a fait son succès -la dramédie médicale- à un autre univers, plus sauvage et plus dépaysant. Cela dit, c'est une habitude plus générale. On se plaint que David E. Kelley ne soit jamais meilleur que quand il fait une série judiciaire. On reproche à J.J. Abrams d'entourer toutes ses séries de mystères. D'ailleurs, quand il ne le fait pas (Undercovers) on lui reproche aussi. C'est fatigant. Jamais content. Pour en revenir à Shonda Rhimes, au-delà du fait qu'elle ne soit "que" productrice de ce projet, il faut reconnaître qu'à chaque fois qu'elle propose autre chose à ABC -comme Inside The Box ou Correspondents, reprenant le savant mélange soapesque habituel dans le monde du journalisme- on lui demande gentiment de revenir à ses classiques. C'est dans ce contexte que Off The Map est née, avec ce besoin vital d'ABC de trouver un nouveau hit. Peu de chance qu'ils aient réussi.

Pourtant, tout est fait dans ce pilote de Off The Map pour que le public se sente chez lui, en terrain connu, alors que les personnages eux, paradoxalement, découvrent une terre qui ne leur appartient pas encore. La série étant tournée à Hawaii, on croit reconnaître à chaque instant un ancien décor de Lost. Je me suis senti chez moi. La nostalgie est forcément en marche même si les deux séries n'ont rien à voir. Et puis mince, c'est juste super beau ces couchers de soleil intenses, cette jungle dense et cette mer turquoise. Je suis extrêmement sensible aux décors naturels, comme vous aviez déjà dû le constater, et de coté-là on ne peut rien reprocher à la série ! Pas même des décors en carton-pâte pour les scènes se situant dans la clinique. Certes, c'est roots chic mais il faut bien nous faire rêver un peu. Pour bien marquer la différence avec les séries médicales habituelles, on joue à fond sur l'aventure et le danger. On est très loin de la blancheur immaculée du Seattle Grace ou du confort propice à la confidence de l'Oceanside. L'intrigue de Lily et Ben, dans les airs, est une bonne mise en bouche. Prenante, sanglante et touchante, elle résume bien l'efficacité made in Shonda Rhimes. Les deux autres intrigues médicales sont plus classiques mais permettent de présenter les personnages auxquels elles sont associées de manière peu subtile mais... efficace ! Les méthodes médicales présentées sont pour le moins originales, certains diront même ridicules, mais tout est justifié et en faisant quelques recherches, on se rend compte que l'utilisation du jus de coco et la transfusion spéciale de Ben par exemple ne sont pas des extravagances. Cela a bien été utilisé pendant la Guerre. Off The Map nous aura appris quelque chose au moins !

Je ne dirais pas que je suis déjà hyper attaché à Lily, Tommy, Mina et les autres, mais ils me plaisent tous à leur façon. J'aime bien les acteurs et je crois beaucoup en eux. Ils n'ont pas fait d'étincelles particulières dans cet épisode mais ils sont bons et quand ils auront la matière pour le montrer, je suis sûr qu'ils pourront nous bluffer. Après tout, est-ce que dans le pilote de Grey's Anatomy Sandra Oh était déjà extraordinaire ? Elle était juste bonne. Je n'ai pas eu l'impression d'avoir en face de moi des personnages que je connaissais déjà, des copier-coller des autres séries Shondaland. On peut toujours trouver des similitudes bien entendu mais elles sont vagues. Alors oui, personne ne m'a fait éclater de rire et personne ne m'a encore fait fondre en larmes mais n'est-ce pas un peu tôt ? On en demanderait pas un peu trop ? Curieux quand on voit toutes les nouveautés que l'on a dû se coltiner cette année et qui étaient bien moins réussies que ça ! Off The Map est dans le haut du panier pour moi et j'espère qu'elle aura l'occasion d'évoluer et de plaire à un plus grand nombre. Laissons aux personnages le temps de s'installer, d'apprivoiser ce village d'Amérique du Sud, de tomber amoureux tous les uns des autres...   

03 septembre 2010

[Saison 2010/2011 - Drama] 6- Off The Map

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What About ?

Jusqu'où est-il possible d'aller pour guérir ? Bienvenue dans "La Ciudad de Estrellas", un petit village perdu dans la jungle en Amérique du Sud, où trois médecins qui ont désespérement besoin de prendre un nouveau départ viennent vivre. La jeune et idéaliste Lily, accompagnée de ses collègues Mina et Manny, vont désormais travailler dans une clinique de fortune où ils seront confrontés à des cas médicaux des plus exotiques. Pour les former, le légendaire Dr Ben Keeton, qui fut le plus jeune diplômé en médecine à l'université de Los Angeles, et son assistant, Otis Cole, vont mettre tout en oeuvre. A l'autre bout du monde, cinq médecins qui se sont perdus en chemin vont apprendre à vivre ensemble, à reprendre confiance en eux et à redécouvrir les raisons qui les ont fait choisir ce métier...

Why Not ?

Après Grey's Anatomy et Private Practice et à défaut de pouvoir découvrir Inside The Box, drama avorté par ABC sur le monde du journalisme, Off The Map viendra compléter la trilogie médicale de la créatrice Shonda Rhimes dès la mi-saison (soit disant en lieu et place de Brothers & Sisters mais de l'eau va couler sous les ponts d'ici là...). C'est un projet qui m'enthousiasme depuis le départ parce que je suis fan des séries suscitées qui, sans être des chef d'oeuvres, sont toujours très efficaces. Shonda Rhimes n'a pas son pareil pour créer des personnages forts, très drôles, qui savent également être infiniment touchants. La liste est longue mais des Bailey, des Addison, des Arizona, des Callie, oserais-je dire des Meredith, on n'en rencontre pas dans toutes les séries. Ses personnages masculins sont souvent moins bien travaillés mais, hormis le moche de service, sont toujours des bombes qui émoustillent les téléspectatrices et certains téléspectateurs.

Effectivement, quand on regarde le casting d'Off The Map, il ne fait aucun doute que la chaleur tropicale risque de faire tomber bien des chemises et qui sait, même quelques pantalons ! Si l'on a montré la porte à l'ancien de FBI: Portés Disparus Enrique Murciano, on ne perd pas aux changes avec l'ex-Matt de Friday Night Lights, Zach Gilford, qui le remplace dans le rôle du médecin spécialisé dans la chirurgie plastique réparatrice. Le sauvage qu'une des héroïnes réussira forcément à dompter est incarné par Martin Henderson, qui n'a rien fait de particulièrement intéressant jusqu'ici mais qui devrait faire bientôt monter la température. Et il sera assisté de Jason George, ancien de Sunset Beach, qui a séduit Bailey l'année dernière et que l'on reverra donc certainement en début de saison dans Grey's Anatomy histoire de conclure leur intrigue. J'aurais d'ailleurs bien aimé que la série soit un spin-off, même léger, de celle-ci, histoire d'aller au bout du Shonda-Verse. Tant pis ! Du coté du casting féminin, pas de bombes intégrales mais deux actrices charmantes de talent : Caroline Dhavernas, la canadienne de Wonderfalls que je suis super content de retrouver, et Mamie Gummer, la fille de Meryl Streep, qui sera certainement l'atout humoristique de la série si l'on garde à l'esprit sa participation la saison passée dans The Good Wife (dans laquelle elle reviendra le temps d'un épisode). Et puis, parce que c'est la mode, Valerie Cruz (Nip/Tuck, Hidden Palms) essayera de se taper un petit jeune. Oui parce que bon, on n'est pas dupe. Cette série sera médicale, certes, mais comme ses consoeurs, elle mettra surtout en scène des histoires de coeur et de cul et c'est bien là que réside l'intérêt principal, en plus du dépaysement. Alors Off The Map ne sera certainement pas très surprenante ni originale mais elle a de grandes chances de plaire et de nous divertir sans honte. Ah et elle sera tournée à Hawaii !