17 juillet 2012

Teen Wolf [2x 01 > 2x 06]

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Saison 2, épisodes 1 à 6 // 1 760 000 tlsp. en moyenne

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      Après une première saison étonnament bonne -on ne misait quand même pas beaucoup sur elle- et franchement addictive, Teen Wolf est de retour, pleine de promesses et plus gay que jamais. Non parce qu'on n'en parle pas assez mais ça existe le gay soapQueer As Folk en était un, d'une certaine manière, mais ce serait bien triste de la réduire à ça. Les vrais de vrais, c'est Dante's Cove par exemple, ou The Lair (avec des vampires). Honnêtement, je n'ai jamais eu la curiosité -malsaine- de les regarder, mais j'en ai vu quelques images furtives et ça n'avait vraiment pas l'air fameux. Teen Wolf a un petit coté comme ça parfois, mais avec beaucoup plus de moyens, de bien meilleures intrigues -enfin je suppose hein- et, surtout, avec un seul personnage qui est réellement gay et qui, en plus, n'est que secondaire. Danny était même quasiment invisible dans la saison 1. Il a pris de l'importance et c'est tant mieux. Pas qu'il soit très intéressant pour le moment mais il a du potentiel. Cela dit, je le vois surtout mourir avant la fin de la saison. Il faut bien qu'il y en ait un... Alors non, la série ne met pas en scène d'histoire(s) amoureuse(s) entre deux hommes mais elle joue à fond la carte du sous-texte et ne s'en cache absolument pas. C'était déjà le cas en saison 1, notamment lorsque l'attitude de Stiles à l'égard de son meilleur pote devenu loup-garou était légèrement ambigüe, mais ça l'est encore plus en saison 2. Les deux amis se retrouvent au beau milieu d'une boîte spécialisée en jeunes éphébes dénudées, par exemple; Stiles doit inventer un bobard à son père et tente de lui faire croire -pendant genre 30 secondes- qu'il est homosexuel; et puis on nous offre constamment la vision de torses nus aux muscles saillants, surtout ceux de Colton Haynes alias Jackson et jamais ceux de Dylan O'Brien alias Stiles parce que c'est un petit jeu qui a été instauré entre l'acteur, les producteurs et les fans. Ils se refusent à le montrer, ce qui donne parfois des scènes amusantes dans les vesiaires où tout est fait pour qu'on ne le voit pas shirtless. Dans le contrat de Colton en revanche, il doit y avoir une ligne l'obligeant à pointer des têtons au moins une fois par épisode. C'est pas possible autrement. Bon, les entrepôts du tournage à Atlanta en plein hiver doivent bien aider. Pour le coup, cet étalage de chair n'est pas fait que pour plaire au public gay. Mais vous voyez ce que je veux dire. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le créateur, Jeff Davis, est lui-même homosexuel (en même temps, c'est le cas de 50% des scénaristes, non ?). Bref, tout ça est très réjouissant, particulièrement en cette période estivale où le plaisir des yeux n'est pas à négliger. Teen Wolf prend très dignement le relais de Vampire Diaries pendant la trève de ce point de vue mais pas seulement.

   Clairement, cette saison 2 a pour mot d'ordre d'être "plus" tout : plus sexy donc, on l'aura bien compris; mais aussi plus amibitieuse, avec une mythologie qui prend de l'ampleur et un bestiaire qui s'agrandit; plus drôle, en tout cas dès que Stiles est dans les parages, on se marre bien, quitte à ne plus utiliser le personnage que pour ça; plus sombre et plus gore, avec un corps coupé en deux sous nos yeux qui donne le ton dès le Season Premiere; et puis je ne sais pas si plus de moyens ont réellement été accordés à la production mais c'est l'impression que ces six premiers épisodes donnent. J'allais dire plus musicale aussi, mais si mes souvenirs sont bons, les morceaux s'enchaînaient déjà en saison 1, quitte à en faire trop. Il faut bien que MTV garde d'une manière ou d'une autre son identité de base après tout ! 

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  Dans cette première partie de saison, les auteurs jouent énormément sur le mystère : mais qu'est-il vraiment arrivé à Jackson et Lydia après avoir été mordus ? Pour le premier, la réponse nous a finalement été donnée après pas mal de rebondissements, souvent inattendus. Il n'est pas un loup-garou mais un "kanima", une espèce de lézard bien dégueulasse dont les apparitions sont toujours un peu à la limite du ridicule mais on se laisse vite prendre au jeu. Pourquoi pas après tout ? J'ai juste du mal à être effrayé par cette chose. Et pourtant, je déteste les reptiles. Reste à savoir maintenant qui est son "maître". J'ai bien ma petite idée, si l'on part du principe que c'est quelqu'un que l'on connait déjà : l'un des profs de la bande, pas le coach mais l'autre. Il cache forcément quelque chose... Le cas Lydia n'est pas encore résolu en mi-saison et on ne peut pas dire que l'on ait beaucoup avancé. Mais les scénaristes ont très bien su combler avec quelques scènes très réussies façon slasher movie. J'aime bien le personnage depuis le départ mais il restait toujours un peu trop en retrait. Finalement, elle prend sa revanche, de même que Jackson, alors que le héros et sa belle passent, eux, un peu en second plan. Toutefois, si Allison a perdu un membre de sa famille en fin de saison dernière, elle en a gagné dans le même temps un autre : son grand-père ! Plus flippant encore que le père et la mère réunis -pourtant, Victoria Argent se débrouille très bien dans le genre avec ses faux airs de Kimberly Shaw- il a des répliques assez savoureuses. J'ai hâte qu'il passe à l'action, parce qu'il parle beaucoup pour l'instant mais ne fait pas grand chose. C'est un peu le cas de tout le monde d'ailleurs, sauf celui de Derek. Il a trouvé ses trois disciples : un geek, une blonde et un black. Tous les quotas sont remplis, c'est fabuleux. Le premier manque un peu de charisme, mais son histoire est assez touchante. Son père était une ordure -avec un petit rôle à contre-emploi pour John Wesley Shipp, l'ancien papa de Dawson qui avait aussi enfilé le collant de Flash- et Derek l'a "sauvé". Erica manquait de confiance en elle et en devenant louve-garou (quoi, ça se dit pas ?) elle est devenue une mini-pute qui ne laisse pas totalement insensible Scott, quoiqu'il en dise. Il faut dire qu'elle a des arguments de poids. Gage Golightly joue les bitchs à merveille. Je n'ai rien à dire sur Boyd, le troisième. Il est assez transparent pour le moment (sans mauvais jeu de mots... puisqu'il est noir). Il va vite claquer en gros... Ce sang neuf apporte indéniablement quelque chose à ce début de saison, mais il y a peut-être, de ce fait, un peu trop de personnage pour que tout le monde soit logé à la même enseigne... D'autant qu'il y a aussi le mystérieux photographe et un nouvel intérêt pour Lydia qui arrive dans l'épisode 6. En clair, ça se bouscule à Beacon Hills !

   J'ai toujours le même reproche à faire à Teen Wolf qu'en saison 1 : les scènes romantiques, surtout entre Scott et Allison, sont niaises au possible et peu crédibles. L'alchimie entre les deux acteurs ne saute pas aux yeux. Peut-être aussi parce que Tyler Posey a un jeu très limité. J'aimerais dire qu'il s'est amélioré mais ce n'est vraiment pas le cas. C'est d'autant plus gênant que c'est le héros... Les autres se débrouillent toujours très bien. On a quand même eu droit à quelques jolis moments d'émotion grâce à Lydia ou même Jackson, ensemble et séparément. Là, justement, l'alchimie est évidente entre Holland Rosen et Colton Haynes. Il se passe quelque chose. Ils crévent l'écran. Sinon, je n'en ai pas encore parlé mais c'est pourtant une petite révolution : la saison 2 possède... un générique ! Et il est assez réussi qui plus est. Il met assurément dans l'ambiance. J'ai juste pas compris ce que ces corps féminins plein de boue venaient faire là... [MISE A JOUR: On me dit dans l'oreillette qu'il s'agit du liquide noir dont Lydia et Jackson ont été victimes !]

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// Bilan // Jusqu'ici, la saison 2 de Teen Wolf ne déçoit pas. Malgré tous les efforts déployés par la production, je ne la trouve pas cependant pas particulièrement meilleure que la première. Mais on s'amuse toujours beaucoup. C'est sexy, c'est fun et c'est très second degré. On ne lui en demande pas tellement plus pour tout dire. 


19 août 2011

Teen Wolf [Saison 1]

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Saison 1 // 1 730 000 tlsp.

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What About ?

Scott McCall est un adolescent tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Il n'est pas le plus populaire de son lycée, il n'en est pas la risée non plus... Un soir, son meilleur ami Stiles le convainc de suivre en cachette les recherches de la police pour retrouver un corps dans les bois alentours. Au cours de cette expédition, il se retrouve nez à nez avec une bête étrange et particulièrement féroce. Il réchappe de peu à cette attaque et, chanceux, avec une seule blessure: une vilaine morsure. Le lendemain, Scott se sent bizarre. Sans qu'il le sache encore, sa vie vient de changer. Il est devenu un loup-garou...

Who's Who ?

 Créée par Jeff David (Esprits Criminels). Adapté du film éponyme de 1985 avec Michael J. Fox. Avec Tyler Posey (Brothers & Sisters, Lincoln Heights), Tyler Hoechlin (7 à la maison), Crystal Reed, Dylan O'Brien, Holland Roden, Colton Haynes (The Gates), JR Bourne (Stargate SG-1), Linden Ashby (Melrose Place)...

So What ?

   Mon visionnage de Teen Wolf a commencé comme une bonne blague. C'était limite un pari. De l'annonce du projet jusqu'à sa naissance, je m'en suis moqué allégrement, persuadé que ce serait cheap, ni fait ni à faire, une simple série créée par MTV pour surfer sur la vague des teen shows fantastiques. Je suis donc parti super pessimiste... et là, ce fut le drame. Non seulement le pilote était loin d'être médiocre mais, comble de l'humiliation, il m'a donné envie de voir la suite. Je me suis enfilé les 12 épisodes de la première saison en quelques jours seulement. J'avais pourtant plein d'autres choses à regarder, mais ces loups-garous m'ont envouté je ne sais comment. Je vais tenter de disséquer pour vous ce phénomène étrange...

   Je ne suis pas familier du film culte des années 80 dont est adaptée la série, mais je sais qu'il s'agissait avant tout d'une comédie qui se servait de la transformation du héros en loup-garou pour créer des situations amusantes. Teen Wolf a su garder cet état d'esprit en utilisant énormément l'humour pour dédramatiser les événements et donner l'impression qu'elle ne se prend pas du tout au sérieux, mais le résultat est aussi plus sexy et plus sombre. Elle emprunte évidemment son rythme et la plupart de ses rebondissements à ses cousines Vampire Diaries, Twilight, True Blood (dans une bien moindre mesure) et donc en gros à la littérature fantastique pour ados et jeunes adultes. Il ne faut pas compter sur elle pour renouveler le genre de quelque manière que ce soit, mais elle le maîtrise très bien ! Ma plus grande crainte venait de la qualité des effets-spéciaux et de la réalisation et de ce coté-là, ils ont plutôt assuré. On sent que MTV a sorti les sous sous pour une fois même si les transformations ne sont pas toujours réussies. Il y a un effet que je déteste par-dessus tout et qui est utilisé à outrance : c'est quand un des loups-garous entreprend un grand saut et que le réal passe automatiquement en mode ralenti. Ridicule à tous les coups ! Je ne suis pas fan non plus des bagarres, en général assez mal fichues. Mais le pire du pire, c'est quand les personnages sont en voiture. Il n'y a quasiment aucune série qui réussit à le faire bien, mais il n'y en a en tous cas aucune qui le fait aussi mal ! A part ça, si si, je vous jure, ils s'en sortent bien mieux que prévu.

   On en vient au cas Tyler Posey, qui fait débat mais qui mérite de trouver ici une conclusion : ce n'est pas l'acteur le plus doué de sa génération, il est moyen en comédie pure et en drama, je ne sais pas pourquoi il a été choisi plutôt qu'un autre mais force est de constater que la série tient debout malgré tout. Il a en lui un mélange de force et de vulnérabilité. C'est peut-être là le secret de son recrutement. Sans compter, bien sûr, son corps en parfaite forme malgré son visage disgracieux, et le fait qu'il puisse passer facilement pour un ado de quinze ans alors qu'il en a vingt en réalité. Le physique des acteurs est évidemment l'argument de vente principal. On ne s'étonne donc pas d'assister à un défilé de torses permanent. Tous les prétextes sont bons et le décor des vestiaires du lycée est sans doute le plus utilisé après le manoir en carton de la famille de Derek. Les filles aussi sont très jolies et super bien foutues. Enfin tout ça, c'est banal quoi. Je ne suis même pas certain que ce soit encore pertinent de le relever... Mais mon gros gros coup de coeur dans ce casting, c'est le petit Dylan O'Brien, l'interpréte de Stiles, qui est juste génial et qui me rappelle la grande époque Seth Cohen. Je soupçonne en effet fortement les scénaristes de s'être inspirés de ce personnage de Newport Beach pour écrire celui du meilleur ami du héros. Ou alors l'acteur est fan d'Adam Brody et copie ses mimiques et sa façon de parler (non parce que c'est limite du mimétisme parfois !). La dynamique entre Scott et Stiles fonctionne de la même façon que celle de Ryan et Seth. Alors quand il s'avère en plus que Stiles est amoureux depuis sa plus tendre enfance de Lydia, l'équivalent de Summer (Rachel Bilson) en rousse, avec là aussi beaucoup de similitudes dans le jeu et la gestuelle, je crois qu'il est inutile de poursuivre la démonstration ! Les meilleures répliques sont signées Stiles, il apporte vraient beaucoup à la série. Les parents dans Teen Wolf prennent une plus grande place que dans Vampire Diaries par exemple ou que dans la plupart des séries pour ados (sauf Newport Beach en fait... on y revient) et c'est assez appréciable. Cela dit, pourquoi faut-il que les papas shérifs comportent systématiquement si peu d'intérêt ? 

   La série ne possède pas une mythologie touffue, ce qui est appréciable en saison 1 mais qui pourrait vite devenir un problème plus tard, et elle ne joue finalement pas tellement sur le mystère, si ce n'est sur l'identité du fameux Alpha, ennemi juré de Scott, et c'est bien suffisant. Derek Hale fonctionne, lui, de la même manière qu'un Damon Salvatore mais Tyler Hoechlin maîtrise beaucoup moins bien le fronçage de sourcil, le sarcasme et l'humour noir. C'est un personnage qui aurait pu être excellent et qui n'est finalement que moyen. Mais le personnage le moins bien écrit de tous est sans conteste Jackson. Il change d'attitude d'un épisode à l'autre, sans raison valable, au gré de l'humeur des scénaristes visiblement. Il est énervant la plupart du temps et je n'ai pas bien compris pourquoi son début de romance avec Allison avait été si vite avorté (pour le remettre à plus tard ?). Allison justement, c'est l'héroine typique, la Bella-(Sookie)-Elena de Teen Wolf à qui toutes les jeunes téléspectatrices peuvent facilement s'identifier. Elle fait son job juste comme il faut. La romance entre Scott et elle est crédible, assez touchante dans le fond mais point trop n'en faut. Ce ne sont pas les scènes de grande effusion des sentiments que les auteurs réussissent le mieux. Et, avant que j'oublie, la BO de la série est vraiment top. De la part de MTV, le contraire aurait été outrageant. 

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// Bilan // De la même manière qu'il est très difficile de se sortir de l'engrenage Vampire Diaries lorsque l'on a mis un doigt dedans, il est impossible de ne pas avaler les épisodes de Teen Wolf un à un. Comment font ces séries pour être si addictives en étant (souvent) si prévisibles ? Cela fait partie de la magie de ces créatures, vampires, loups-garous, shapeshifters & co, qui fascinent, qui effraient (bon, pas tellement ici) et qui rendent accros. Teen Wolf n'est pas encore aussi addictive que Vampire Diaries et elle n'est pas aussi bien écrite non plus, mais elle se défend à merveille ! Si moi qui détestais la série avant même de l'avoir vue, j'ai réussi à ravaler ma fierté pour avouer qu'elle n'était pas si mauvaise, loin de là, je compte sur vous pour en faire de même et lui laisser sa chance.

Posté par LullabyBoy à 12:31 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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