20 avril 2014

A To Z [Pilot Script]

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A TO Z

Comédie (Single-Camera) // 22 minutes

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Ecrit par Ben Queen (Cars 2). Produit par Rashida Jones & Will McCormack. Pour NBC, Warner Bros. Television & Le Train Train Productions. 38 pages.

Andrew et Zelda vont sortir ensemble pendant huit mois, trois semaines, cinq jours et une heure. Ce programme de télévision, diffusé sur NBC, est le récit détaillé de leur histoire... de A à Z !

Avec Cristin Milioti (Once, How I Met Your Mother, Le Loup de Wall Street), Ben Feldman (Drop Dead Diva, Mad Men), Lenora Crichlow (Being Human UK, Back In The Game), Henry Zibrowski (Your pretty face is going to Hell), Christina Kirk (Girls) et la voix de Katey Sagal (Mariés, deux enfants, Touche pas à mes filles, Sons Of Anarchy)...

 

   Le pitch que vous venez de lire peut vous paraître étrange. Il s’agit en fait de l’exacte traduction de la phrase clé prononcée par la narratrice (la formidable Katey Sagal) par deux fois au cours du pilote, au début et à la toute fin. Et je suppose qu’en cas de commande, il fera aussi office de générique. Il est malicieux et méta. A to Z est un des scripts de comédies les plus originaux que j’ai lus jusqu’ici cette saison (et il m’en reste peu) et je vois très exactement pourquoi NBC ne pouvait pas ne pas en commander au moins un pilote. Et comme j’aime prendre des risques, je dirais même que je vois très exactement pourquoi NBC doit et va la commander en série.

   Tandis que CBS a elle-même sélectionné quelques projets qui ont pour but de prendre la succession de son hit de la décennie How I Met Your Mother, à commencer par le spin-off bien entendu, NBC débarque avec son projet à elle qui y ressemble par certains aspects tout en offrant une autre vision de la comédie romantique. Je pensais l’année dernière que le Mixology d’ABC avait le potentiel de devenir cette nouvelle comédie ultra-générationnelle. Vu les audiences, c’est cuit. Alors peut-être que je me trompe aussi avec A to Z, mais elle se donne du mal pour renouveler le genre. On pourra au moins lui reconnaître ça si les choses tournent mal. Je vous en remercie par avance. La ressemblance avec HIMYM est de toute façon surlignée au feutre fluo depuis que Cristin Milioti, l’interprète de la « mother », a été choisie pour incarner le Z de A to Z, la fameuse Zelda. Sans entrer dans la polémique autour du final de la série culte, un reproche que l’on pourrait faire à la dernière saison c’est de ne pas avoir utilisé au maximum l’actrice et le capital sympathie de son personnage. A to Z pourrait réparer cela, car Zelda n’est pas très différente d’elle.

   Andrew, le A, peut également faire penser à notre ami Ted. Carrément même. Il est ultra-romantique, sans doute un peu trop pour son bien, et désespère de trouver l’âme sœur. Son exemple, c’est ses parents, longtemps mariés et heureux jusqu’à ce que madame décède. Puis son père s’est marié, remarié et reremarié –là, il est instance de divorce avec… Roseanne Barr- cherchant encore et encore « the one ». Andrew écoute donc du Céline Dion dans sa voiture et travaille pour une société spécialisée dans les rencontres amoureuses, "Crush", concurrente directe d'"OkCupid". Au passage, le scénariste en fait une critique assez cynique mais très juste. Lors d’une réunion de travail, les patrons d’Andrew annoncent clairement que leurs résultats sont trop bons : trop de couples se sont formés grâce à eux, ils ont de moins en moins de clients et doivent donc s’arranger pour échouer davantage dans leurs matchings ! Je pensais que l'aspect comédie de bureau prendrait le pas sur tout le reste, mais ce n'est finalement pas le cas.  Il y a un petit côté Better Off Ted bienvenue dans cet aspect-là de la série. Les personnages secondaires en sont les employés et/ou les colocataires des héros : Stu, le pote pas très délicat potentiellement lourd, qui bosse avec Andrew dans la compagnie; Stephie, la mangeuse d'hommes qui a toujours de très mauvais conseils à donner à Zelda; et Lydia, la patronne de Crush, une blonde ambitieuse et terrifiante.

  Avec une narration à la Pushing Daisies, une ambiance à mi-chemin entre How I Met Your Mother et Better Off Ted et des personnages potentiellement attachants soutenus par une distribution solide, A to Z est une comédie romantique atypique et amusante dont on pourrait facilement tomber amoureux. Son point faible, c'est qu'elle est plus mignonne et touchante qu'hilarante. Un peu plus de comédie serait nécessaire en cas de commande. J'aimerais que NBC lui donne sa chance...


11 janvier 2010

Being Human [Saison 1]

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Le beau Mitchell est un homme de ménage dans un hôpital, où son timide ami geek George y est quant à lui brancardier. Tous deux aimeraient aller en ville et traîner avec d'autres personnes, mais un petit problème s'oppose à leurs désirs : Mitchell est un vampire, et George un loup-garou ! Les deux jeunes hommes se rapprochent de leurs rêves lorsqu'ils emménagent ensemble et passent leurs soirées devant la télévision, dans leur canapé, bière à la main, comme les autres hommes de leur âge. Malheureusement, ils n'avait pas compté sur la présence d'Annie, le fantôme de la locataire précédente ! Ce trio surnaturel a une chose en commun : un désir désespéré d'être humain. (AlloCiné)

   "Not everything about 'being human' is nice." Cette phrase prononcée par l'un des héros de Being Human a retenu mon attention. Pas pour sa signification au sein même de l'histoire mais parce qu'elle exprime parfaitement mon ressenti quant à la qualité de la série. Tout n'est pas bon dans Being Human et j'irai même jusqu'à dire que pas grand chose ne vaut le coup d'oeil. Je sais que c'est un peu dur mais je ne peux rien y faire. Les six épisodes que compte la première saison m'ont profondément ennuyé. Je suis d'ailleurs assez fier d'avoir tenu jusqu'au bout. Il faut reconnaître que les deux derniers étaient meilleurs et que l'on sent poindre un petit quelque chose qui pourrait devenir intéressant si la saison 2, qui a débuté hier soir, ose prendre plus de risques mais il y a du boulot !

   D'abord, le format BBC n'aide vraiment pas : des épisodes de 60 minutes, c'est juste interminable. Ensuite, je trouve les acteurs assez moyens. Russell Tovey, dans le rôle du loup-garou, est celui qui s'en sort le mieux. Aidan Turner, le vampire, est mono-expressif, et Lenora Crichlow a beau être jolie, elle n'est pas bonne et son personnage de fantôme est juste insupportable. Le ressort comique est très exploité dans la série, et heureusement, mais la plupart du temps les blagues tombent à plat et elles sonnent faux. On voit les acteurs jouer, réciter leurs dialogues. On ne voit pas vraiment les personnages. Ce qui les sauve, et encore, c'est qu'il y a une certaine alchimie à l'écran. Leur complicité ne semble pas feinte. L'autre gros souci vient des personnages eux-même et de leur différence. George est bien sympathique mais il en fait des tonnes. Dans le genre lourdaud, il se pose là. Du coup, même quand il est touchant, il m'agace. Le fait d'être un loup-garou est finalement assez peu exploiité puisque sa transformation n'est censée avoir lieu qu'une fois par mois. Le reste du temps, il est un être-humain comme un autre. J'ai presque envie de dire que comparé aux deux autres, il n'a pas à se plaindre. Mitchell, le vampire, est certainement celui qui est le plus exploité à chaque épisode. Il est trop lisse. Il est tiède. Il a été méchant, il est aujourd'hui gentil, et son tiraillement entre l'ancien lui et le nouveau est mal exploité. La série fait ici preuve d'un grand manque d'ambition. Habitués à des séries comme Buffy, The Vampire Diaries ou True Blood, passez votre chemin ! Vous ne trouverez pas votre dose de mythologie nécessaire. Il n'y en a quasiment pas. Et quand il y en a, c'est très cliché, pas inspiré du tout. Quant à Annie, elle est chiante. Elle passe son temps à se lamenter. Au début, on est compréhensif. Ca ne doit pas être évident d'être un fantôme. Mais au bout d'un moment, on a juste envie de la claquer. Elle se bouge sur la fin mais c'est trop tard. Et puis le nouveau "pouvoir" qu'elle se découvre ne me dit rien qui vaille. Du déjà-vu. Concernant les intrigues de chaque épisode, elles sont très redondantes, lentes et souvent trop faciles. Je pense notamment à cet épisode où tout le voisinage croit que Mitchell est un pervers pédophile. Le message sur la différence était si peu subtil que ça en devenait ridicule.

So What ?

   En bref, Being Human ne fait pas partie des grandes séries anglaises du moment. Elle pourrait le devenir si les scénaristes remettaient en question leur travail sur la saison 1 mais on part de loin. Le fait d'avoir vu Misfits juste avant ne doit pas aider dans mon jugement. Visuellement, il n'y a rien d'intéressant. Musicalement, on n'essaye même pas. Scénaristiquement, ce n'est pas ambitieux du tout. On ne peut même pas dire qu'à défaut de profondeur, la série serait un bon divertissement pop-corn puisque l'ennui domine chaque épisode. L'action est réduite à son strict minimum et, il faut bien le dire, le budget ne semble pas très élevé. La BBC aurait pu faire un petit effort. Vous aurez compris que je n'ai pas du tout accroché et que je ne compte pas voir les saisons suivantes dans l'immédiat. En revanche, le remake américain que prépare actuellement SyFy pourrait m'intéresser. La savoir-faire à l'américaine pourrait permettre de transformer l'essai...


// Bonus // Un trailer de la saison 1.