14 novembre 2011

Prime Suspect [Pilot]

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Pilot // 6 050 000 tlsp.

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What About ?

Dans l'univers majoritairement masculin de la police, l'inspecteur Jane Timoney sait se faire respecter. Ultra déterminée, sans concession et peu encline à l'expansivité, elle traque le crime et ne lâche jamais sa proie.

Who's Who ?

Créée par Alexandra Cunningham (Desperate Housewives, Fastlane). Co-produite par Peter Berg (Friday Night Ligths). Avec Maria Bello (Payback, History Of Violence, Urgences...), Brian F. O'Byrne (Brotherhood, Flash Forward), Kirk Acevedo (Oz, Fringe), Kenny Johnson (Sons Of Anarchy, The Shield), Peter Gerety (Mercy, The Wire, Brothers & Sisters), Tim Griffin (Grey's Anatomy), Aidan Quinn (Weeds, Légendes d'automne), Damon Gupton...

So What ?

    Prime Suspect, voyez-vous, c'est un peu l'anti-Rizzoli & Isles. Tout comme Maria Bello, voyez-vous, c'est un peu l'anti-Angie Harmon. On a le droit d'aimer les deux, cela dit, tant que l'on est capable de reconnaître que l'une est plus qualitative que l'autre. Adaptée de la série anglaise du même nom, vieille de 20 ans, Prime Suspect aurait très bien pu voir le jour il y a quelques années sur le câble, genre sur FX. La série originale, c'était un peu le Damages de la police en fait, avec Helen Mirren à la place de Glenn Close. Cette version américaine arrive donc tardivement, pas vraiment sur la bonne chaîne et son propos -la place d'une femme au sein d'un commissariat machiste- parait quelque peu dépassé. Mais après tout, que sait-on de la situation aujourd'hui ? A-t-elle tant évolué que ça ? Est-ce que ce n'est pas la télévision qui déforme la réalité ? Ma foi, ce pilote me fait m'interroger et ça, c'est déjà un bon début !

   Je l'avoue, j'aime quand une série est colorée, que ses personnages sont beaux, glamours, que ses décors sont soignés. C'est ma superficialité qui s'exprime. C'est la part de rêve dont j'ai besoin pour survivre. Mais, de plus en plus, j'aime quand une série ose me salir un peu, m'éclabousser. J'aime quand elle me fait perdre mes repères. A ce petit jeu-là, Prime Suspect est très forte : on ne peut pas faire moins féminine que son héroïne, on ne peut pas faire moins sympathiques que ses collègues et on ne peut pas faire moins gris et déprimant que son New York. Tout ce que je déteste en somme. Et pourtant, je crois j'ai réussi à tolérer ce pilote, à ne pas voir le temps passer et je crois même qu'au fond, je l'ai apprécié. Oh, pas au point de continuer. Faut pas déconner ! Mais je suis prêt à reconnaître qu'il s'agit d'une bonne série policière, probablement pas à la hauteur du drama original puisqu'elle semble emprunter un chemin plus classique, mais qui a parfaitement sa place à la télévision en tout cas. L'enquête du pilote n'est pas des plus originales mais qu'importe : c'est tout sauf ce qui nous intéresse. Le rapport entre les personnages est bien plus passionnant à décrypter. J'ai eu très peur que les collègues de Timoney soient insupportables mais, heureusement, passé la scène d'introduction, ils font preuve d'un peu plus de nuances. Je me vois mal passer une heure chaque semaine en leur compagnie cela dit, alors que je crois pouvoir me plaire aux cotés de Jane. Voilà une femme forte qui inspire le respect. Maria Bello est parfaite, le rôle était fait pour elle (et non pour Maura Tierney qui était pressentie à la base et que je n'aime pas). On ressent son aggressivité, sa violence contenue; sa capacité à user d'humour aussi et de cynisme en toutes situations. On n'aimerait pas l'avoir comme amie mais elle tranche avec les héroïnes que l'on a l'habitude de côtoyer. Elle n'a qu'un gros défaut : son affreux chapeau !

   Prime Suspect est une série policière différente, plus nerveuse et radicale que l'ensemble de la production actuelle sur les networks, qui offre un terrain de jeu fertil à Maria Bello. Ce n'est pas un univers dans lequel j'aime être abandonné, d'où mon absence de désir d'y retourner, mais on peut regretter que le public n'y soit pas plus sensible. Elle méritait de fonctionner, plus qu'Unforgettable par exemple...

What Chance ?

    Les carottes sont déjà cuites pour Timoney mais elle a l'avantage d'avoir le soutien de sa chaîne, NBC, qui n'a de toute façon pas grand chose d'autre à mettre à l'antenne actuellement. Je ne sais pas si ça aurait changé grand chose mais je l'aurais plus vue le mercredi soir en duo avec New York Unité Spéciale plutôt qu'après le carré sitcoms du jeudi, où elle n'a franchement rien à faire ! C'était plus une case pour Harry's Law...

How ?


28 décembre 2010

Fringe [3x 07]

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The Abducted // 4 85o ooo tlsp.

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   C'est sans aucune réserve que je décerne à cet épisode de Fringe le prix de celui le plus hâletant qu'il m'a été donné de voir depuis quelques temps toutes séries confondues. L'enquête de la semaine, celle du Candyman, qui n'avait finalement rien de paranormal, n'était pas seulement passionnante à suivre grâce aux capacités et déductions d'Olivia, mais aussi parce qu'elle faisait considérablement avancer la trame principale. On a appris en un épisode plus de choses sur le Broyles de l'autre univers qu'en trois saisons sur notre Broyles. On pourrait le voir comme une critique mais je trouve au contraire que c'est une belle idée. Et puis après tout, rien ne nous dit que le Candyman n'existe pas dans notre Monde et qu'il n'a pas kidnappé de la même façon le fils de l'agent... Dans ce cas, on aurait beaucoup appris sur lui tout court. Et puis c'était super émouvant. Je retiens toutes les scènes avec le petit garçon mais surtout celle où il parle avec Olivia au borde de l'eau. C'était poignant et super bien joué. Les enfants réussissent bien à la série (même si la nièce d'Olivia n'a toujours pas trouvé son utilité). Je me souviens toujours de l'épisode Inner Child de la saison 1 avec le mini-Observer. L'enquête était sans doute un peu trop rapide et simple pour être parfaitement crédible mais on lui demandait juste d'être prenante et le contrat est entièrement rempli.

   Le peu de temps restant a été accordé à Olivia et sa prise de conscience la conduisant à une fuite, qui a malheureusement échoué in extremis. Mais je ne suis pas certain de vouloir revoir la vraie Olivia dans notre Monde aussi vite, d'autant que cela pourrait signifier la fin de l'alternance Notre Univers/Univers parallèle et ce serait dommage puisque la série a trouvé un rythme de croisière par ce biais. Le chemin risque d'être encore long cela dit et la révélation faite à Peter en fin d'épisode devrait permettre au prochain épisode d'être mémorable ! Sinon, j'aime beaucoup la relation nouée entre Olivia et Henry, même si on n'est pas forcément amené à le recroiser. Je me demande cela dit si sa version non-alternative pourrait avoir un rôle à jouer dans notre Univers.   

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// Bilan // Un grand épisode de Fringe, qui en promet d'autres encore plus excitants et savoureux. La promesse sera-t-elle tenue dans la suite de la saison 3 ?

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04 décembre 2010

Fringe [3x 04 & 3x 05]

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Do Shapeshifters Dream Of Electric Sheep ? // Amber 31422

5 22o ooo tlsp. // 4 8oo ooo tlsp.

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   Y'a-t-il actuellement une série plus passionnante et addictive que Fringe ? Je me pose sérieusement la question et je crois bien que la réponse est non. Je me demande du coup comment j'ai pu faire sans elle pendant toutes ces semaines... Si Peter était au centre de la saison dernière, Olivia est revenue plus que jamais en force cette saison en partie grâce à son double maléfique qui est finalement de plus en plus attachant. Impossible de la détester, malgré ses airs de prostituée parfois. On notera d'ailleurs qu'Anna Torv est divine à chaque plan, qu'elle soit blonde, brune, châtain, les cheveux lâchés, attachés, mouillés... Elle est même devenue hyper sexy et elle a réussi plus d'une fois à m'émoustiller, bizarrement. Je suis fan des scènes qu'Olivianate partage avec Peter même si, à la longue, les tentatives de nous faire croire que Peter sait qui elle est vraiment sont lassantes. Mais ça finira bien par arriver... Il est le mieux placé actuellement pour le découvrir en tous cas ! J'essaye de me persuader à ce stade qu'ils n'ont toujours pas couché ensemble mais je sais que je me mens. Et si ce n'est pas encore arrivé, ce n'est plus qu'une question de minutes. L'enquête de l'épisode 4 est mythologique et nous dévoile un peu plus d'informations sur les mystérieux shapeshifters que les scénaristes semblaient avoir abandonné. Le parallèle avec l'état d'Olivianate est flagrant mais relativement subtile malgré tout grâce au jeu d'Anna Torv et de ses multiples nuances. J'aime assez le personnage de Newton, puisqu'il manquait un grand méchant à cette saison si l'on fait abstraction de Walternate, qui n'est pas si mauvais dans le fond. Son dilemme et celui des shapeshifters sont suffisamment bien retranscrits pour que l'on s'y intéresse vraiment. La partie la plus faible de l'épisode est l'arrivée de Walter chez Massive Dynamics. C'était plutôt amusant dans l'ensemble, mais pas très émouvant. Et puis ça m'embête de quitter le laboratoire d'Harvard. C'était plus cosy. Là, tout cet acier est tellement froid !

   Dans l'épisode 6, on met un peu de coté la mythologie de la série pour revisiter vu de l'other side un des premiers épisodes datant de la saison 1 et qui mettait en scène des voleurs de banque capables de traverser les murs (et qui y restaient occasionnellement coincés). J'apprécie le geste, d'autant que l'ajout de la matière Amber à l'intrigue a permis quelques jolis plans. Oui, souvent, Fringe est un plaisir visuel aussi. J'adore ce genre d'effet. L'histoire des deux frères se révéle étonnamment émouvante au fur et à mesure de l'épisode, et elle résonne parfaitement avec la nouvelle condition d'Olivia, prisonnière elle aussi mais d'un monde qui ne lui appartient pas. Ses deux incursions dans son monde et tout le rituel qui a précédé étaient géniales. Là encore, c'était un plaisir visuel en plus d'être intrigant et rythmé. Les parties enquête pures et dures étaient moins réussies, sans doute parce que j'ai toujours du mal à saisir l'intérêt de ces versions alternatives de Broyles, Francis et ce Lee. Olivia est tellement mise en avant que tout le reste semble ne pas avoir d'importance, même Walternate finalement que l'on voit peu, et c'est dommage, vraiment dommage. Je ne suis pas hyper fan des apparitions de Peter dans l'inconscient d'Olivia. Elles sont trop nombreuses, trop faciles... Mais on ne peut pas nier que l'on nous épargne le surplace en ce début de saison 3 et c'est hautement appréciable quand les enjeux sont si nombreux.   

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// Bilan // Au jeu du "j'aime/j'aime pas", ma liste de plaintes quant à ces deux épisodes de Fringe est courte, très courte. Olivia n'a jamais été aussi passionnante, mais au détriment des autres personnages malheureusement. La série fait toujours preuve d'une belle ambition, qu'elle étreint désormais à la perfection après quelques balbutiements compréhensibles. 

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12 octobre 2010

Fringe [3x 02 & 3x 03]

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The Box // The Plateau

5 24o ooo tlsp. // 5 19o ooo tlsp.

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    Je dois avouer que, malgré une absence totale d'ennui, j'ai trouvé cet épisode -The Box- de Fringe un peu mal écrit. Juste un peu. Un exemple tout bête : le métro qui manque de faucher Olivia et Peter. C'était un rebondissement totalement inutile et pas crédible du tout. La ligne est censée être coupée. On ne cherche même pas à nous expliquer ce qui s'est passé et je comprends bien pourquoi : on s'en fout. Oui alors dans ce cas-là il ne fallait même pas le faire !  Mais je vous accorde que ça relève du détail. Le truc qui me dérange aussi, c'est la relation entre Olivianate et Peter. J'ai bien cru qu'ils allaient "le" faire. Là, comme ça, sur le canapé, à deux pas d'un cadavre. Je veux dire : on ne fait pas l'amour dans Fringe ! On ne le dit pas et on ne le montre surtout pas. Je veux bien que les deux se rapprochent mais point trop n'en faut ! Autant j'accepte avec grand bonheur le coté badass de Olivianate, autant je ne peux pas supporter son coté chaudasse. En plus, ça fait passer Olivia, la vraie, pour une grosse frigide et, même si je reconnais qu'elle n'est pas hyper fun, ce n'est pas non plus une nonne ! Rappelez-vous du pilote et de ses scènes in bed with John Scott. Ensuite, et désolé de rester dans le négatif : l'intrigue du jour n'était quand même pas terrible. Elle a l'avantage d'être mythologique mais j'ai quand même l'impression d'un développement hyper compliqué pour en arriver à quelque chose d'assez simple et qui n'est en plus pas particulièrement excitant. Un peu marre des scènes avec la machine à écrire venue d'ailleurs. Ca a fait son effet une fois voire deux, pas dix ! Petite déception aussi sur la lecture du testament de William Bell. Ca manquait un peu d'émotion à mon goût. Avec tout ça, j'ai oublié de vous dire ce que j'ai aimé... Ben rien de précis en fait. C'est juste que c'est Fringe et que c'est quand même vachement bien !

   Pas de chance: le second épisode qui se passe dans le monde alternatif ne m'a pas plus convaincu. Là encore, j'ai passé un bon moment, sans m'ennuyer une seconde, et je n'ai pas relevé d'éléments particulièrement dérangeants dans l'enquête du jour, mais c'était quand même un peu plan plan. Olivia qui se souvient petit à petit, ce n'est pas particulièrement fascinant. On est juste rassuré que ça arrive bien que ce soit un peu tôt. Les petits détails d'Over There sont bien trouvés, j'adore ça. Et l'affaire nous a offert quelques scènes impressionnantes et super bien réalisées. Quel millimétrage ! Mais les versions alternatives de nos chers personnages -Olivia mise à part- se révélent un peu décevantes. Ou en tous cas on ne les a pas assez soignés. La plupart ne sont pas si différents, je pense à Charlie Francis surtout. Broyles reste Broyles. Astrid est devenue un robot. Dommage, je pensais qu'elle prendrait enfin un rôle plus important. Enfin il n'est pas encore trop tard... Et puis Lee, le petit nouveau, ne me fait pas beaucoup d'effet. A la limite, celui que je préfère c'est le copain d'Olivianate mais juste parce qu'il est nice et good-looking. Ce qui n'est donc pas une raison suffisante. Il a un air de Nathan Fillion qui me perturbe soit dit en passant. Enfin voilà, c'était pas mal mais pas du grand Fringe. C'est d'autant plus regrettable qu'il y a matière à faire du grand Fringe !

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// Bilan // Peut-être que j'attendais plus de renouveau de la part de Fringe en ce début de saison. Elle est un peu différente mais pas passez à mon goût et pas forcément dans le bon sens...

14 janvier 2010

Fringe [2x 11]

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Unearthed // 7 72o ooo tlsp.

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   On se plaint souvent et à juste titre des diffusions anarchiques de TF1 (et de d'autres chaînes) des épisodes des séries américaines non-feuilletonnantes. Le dernier cas étant celui de The Mentalist, diffusée dans le désordre le plus complet. Ce que l'on sait moins, c'est que ça arrive même aux américains de faire quelques mélanges parfois. Je pense par exemple à la première saison de la série Eurêka qui était diffusée n'importe comment sur SyFy et pour le coup, cela avait un vrai impact sur la compréhension des intrigues. Dans le cas de cet épisode de Fringe, ce n'est globalement pas très gênant. Pour la petite histoire, la FOX avait gardé un épisode de la saison 1 dans ses placards pour des questions de place sur sa grille et elle a décidé de le sortir enfin six mois plus tard, profitant d'un trou à remplir. Il faut donc le prendre pour ce qu'il est : une sorte de bonus qui n'a aucun impact ni sur la saison 1 ni sur la saison 2. Je l'ai regardé comme un épisode de Bones ou des Experts : sans rien en attendre.

   La seule chose incohérente, c'est la présence de Charlie (Kirk Acevedo), mort plus tôt dans la saison 2. Je me mets à la place du téléspectateur qui n'est pas au courant du statut de cet épisode : je me pose mille questions idiotes croyant que je suis en train de passer à coté d'un truc énorme ! En réalité, comme dans la plupart des épisodes de la saison 1, Charlie est très accessoire. Il apparaît deux fois, échange quelques mots avec Olivia et emballé c'est pesé ! C'est un personnage que j'aime bien (surtout grâce à l'acteur) mais il faut reconnaître qu'il n'a jamais été d'une grande utilité et qu'il ne manque pas du tout à la série. Bref, je retarde l'échéance mais il faut bien que je vous parle de l'intrigue de l'épisode en elle-même. Je ne sais pas tellement quoi dire en fait. C'est une enquête très classique, qui se laisse regarder facilement mais qui n'est pas particulièrement palpitante et/ou impressionnante. Certains passages sont ridicules, notamment la première fois où le Russe s'empare du corps de la jeune fille. Ce n'est pas la prestation de l'actrice que je remets en cause mais la situation. Et puis l'énième recours aux électrodes pour faire avancer l'histoire, c'est vraiment trop facile. Afin d'ajouter un petit quelque chose à l'ensemble, le thème de la foi est abordé. C'est un peu maladroit, le message n'est pas très clair. On s'en serait presque passé. Et puis le tout manque terriblement d'humour.

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// Bilan // Vraiment pas indispensable, cet épisode de Fringe figure parmi les plus faibles de la série. Comme le niveau est relativement élevé de manière générale, il se laisse regarder sans déplaisir.

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12 octobre 2009

Fringe [2x 04]

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Momentum Deferred // 5 83o ooo tlsp.

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   Momentum Deferred... L'heure est grave. Avec un tel titre, cet épisode ne pouvait qu'emprunter un ton solennel. La rencontre entre Olivia et William Bell dans l'autre dimension nous a enfin été dévoilée après trois épisodes réussis mais frustrants. Notre patience a-t-elle été récompensée ? Je le pense sincèrement. Je n'ai ressenti aucune émotion se rapprochant de la déception lors de LA rencontre. Mais à mon grand regret, je n'ai pas non plus ressenti de stress. La pression n'est pas réellement montée malgré tous les effets de style utilisés. Le charisme de Leonard Nimoy était à son paroxysme et, face à lui, Anna Torv n'a pas été ridicule. Bien au contraire. C'était un grand moment qui marquera sans nulle doute Fringe mais j'espère que les deux personnages se recroiseront ici ou là-bas. Il y a presque comme un lien père/fille qui les unit, qui fait un beau parallèle à la relation Walter/Peter d'ailleurs. Elle le défie mais elle l'écoute, on ne s'étonnerait presque pas de l'entendre lâcher un "Oui, Papa. Promis, Papa". Bell a investi Olivia d'une mission de la plus haute importance : elle doit retrouver un homme, le chef des shape-shifters, avant qu'il ne créé un pont entre les deux dimensions, ce qui provoquerait inévitablement la disparition d'une des deux. Si vous lisez ces quelques mots sans avoir vu l'épisode, à coup-sûr, vous ne comprenez rien. Rassurez-vous : même en ayant vu l'épisode, on est un peu perdu. Les choses ne sont pas si compliquées que cela quand on se penche dessus sérieusement. Encore faut-il faire cet effort.

   Je pensais que les adieux à l'agent Charlie Francis se feraient plus tard dans la saison. Je comprends maintenant mieux la colère de Kirk Acevedo d'avoir été "viré", comme il le dit, du show. Mais c'est pour le bien de l'histoire et on le reverra sans doute pour une apparition ou deux de temps en temps. Et puis il a certainement un double dans l'autre dimension, non ? Dans les éléments à ranger dans la catégorie "fascinant et flippant", impossible de ne pas évoquer les expériences passées et présentes de Walter sur Rebecca. J'aurai d'ailleurs aimé que l'on insiste un peu plus là-dessus. L'idée de tisser une romance entre le scientifique fou et l'ancienne étudiante devenue une femme d'âge mûr était excellente. Cela a permis d'apporter un peu de tendresse à un épisode bien glauque et quelques moments d'humour, notamment lorsque Walter demande à Peter la permission de minuit, en quelques sortes. C'était très touchant. On pourrait en revanche reprocher à Peter de ne pas avoir compris que quelque chose clochait chez lui après que Rebecca l'ait regardé avec son air ahuri. Après tout ce qui venait de se passer, quand même... n pourrait aussi lui reprocher, à lui et aux autres, de ne pas avoir compris que le shape-shifter était Charlie. Mais en même temps, dans le feu de l'action... Et puis j'ai envie d'en parler maintenant même si ça fait un moment désormais qu'on le sait : Nina Sharp fait partie des alliés de la Fringe Division. Le doute était permis jusque là mais il ne l'est plus. Ceci dit, on est dans une série d'Abrams. Tout est possible.

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// Bilan // Un épisode marquant, qui restera sans doute comme l'un des plus importants de la série, et prenant, comme souvent. Il annonce d'excellentes choses pour la suite mais le format de la série fait sans doute que l'on ne reviendra pas dessus tout de suite. La série survivra-t-elle suffisamment longtemps ? C'est à espérer...

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28 septembre 2009

Fringe [2x o2]

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Night Of Desirable Objects // 5 73o ooo tlsp.

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   Pour la première fois, il me semble, de sa courte histoire, Fringe sort des sentiers battus en ne situant pas une partie de son action dans les urbaines New York ou Boston mais dans la campagne Pennsylvanienne. Ce changement d'air s'accompagne d'une prise en main encore plus prononcée que dans le Season Premiere de Peter dans l'enquête de la semaine. Olivia affaiblie, boîtant à la Dr House, il ne pouvait en être autrement et c'est extrêmement plaisant. Cela donne une nouvelle dynamique au trio, car n'oublions pas que Walter est toujours là, avec son humour décalé habituel et son émotivité à fleur de peau. Le cas de la semaine avait d'ailleurs une résonance avec l'histoire de Walter et de son fils, son vrai fils. C'était léger mais suffisant pour donner un sentiment de cohérence. En effet, il est question d'un père qui a tout fait pour avoir un fils et qui a finalement engendré un monstre. Peter n'est pas un monstre mais si l'on inverse les rôles, on est déjà plus proche de la vérité. La tombe de l'enfant fait immédiatement penser à celle de Peter et on lit dans les yeux de Walter qu'il pense à chaque instant à son fils. Il glisse d'ailleurs quelques mots que seul le téléspectateur et lui peuvent comprendre. En elle-même, cette enquête n'était pas d'une grande originalité, on a déjà vu des choses équivalentes dans X-Files, pour ne citer que la réfèrence ultime, mais aussi dans Fringe elle-même, et là c'est déjà plus gênant. Souvenez-vous du monstre de l'épisode Unleashed qui rôdait dans les souterrains de Boston...

   Là où l'épisode est nettement plus passionnant, c'est du coté d'Olivia qui n'est définitivement plus la même depuis son retour d'un monde parallèle. Ses sens sont hyper-développés, elle entend les mouches voler parfois, le conversations de ses voisins aussi, le vacarme assourdissant de la ville... Ceci dit, cela peut être un effet du fameux cortexiphan qu'il ne faut pas oublier. On sait de toute façon qu'Olivia est spéciale et qu'elle possède des talents insoupçonnés. Elle n'a pas celui de reconnaître les intrus en tous cas puisque le faux Charlie rôde autour d'elle comme un vautour prêt à se jeter sur sa proie dès qu'on lui en donnera l'ordre (via machine à écrire parallèle). Je n'ai pas tellement aimé que l'on insiste lourdement sur le fait que ce ne soit plus Charlie mais un de ses doubles. Entre les regards de Kirk Acevedo, les plans se rapprochant doucement de lui et la musique flippante, on ne peut qu'avoir compris. D'ailleurs, le cliffhanger est un peu léger. Je m'attendais à mieux. J'espère que l'on ne va pas passer la saison à voir Charlie taper sur sa machine. Un nouvel élément intrigant vient s'ajouter aux autres : Nina Sharp conseille à Olivia d'aller consulter un certain Sam Weiss, qui l'a aidée lorsqu'elle était atteinte d'un cancer. On ne connaît pas encore quelles sont ses méthodes mais ça s'annonce "original". Je me demande si Nina Sharp ne s'est pas inventée un cancer pour cacher quelque chose de beaucoup moins réaliste. Le nouvel agent Jessup s'est faite très discrète dans cet épisode et on ne s'en plaindra pas. On ne l'aurait pas vue du tout, ça aurait été pareil.   

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// Bilan // Avec son mélange savamment dosé d'enquête loner et de mythologie, Fringe convainc toujours autant.

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21 septembre 2009

Fringe [2x o1]

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A New Day In The Old Town (Season Premiere) // 7 82o ooo tlsp.

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   Il y a des jours où je me dis que je regarde trop de séries, que je devrais garder plus de temps pour faire d'autres choses, que peut-être les séries ne méritent pas tant d'attention, et puis je regarde le Season Premiere de Fringe et je me souviens alors parfaitement de la raison pour laquelle je consacre autant de temps aux séries : parce qu'elles nous entraînent dans des rêves (ou des cauchemars) éveillés, où tout est possible. Fringe fait partie de ces séries qui me rappellent pourquoi je les aime tant. Mais venons-en au fait !

   J'ai aimé ce Season Premiere car il était extrêmement suprenant et très sombre. Comme d'habitude, on nous offre une scène inaugurale superbe visuellement. Je garde en mémoire cette image d'Olivia ejectée de la voiture en brisant la glace. C'était impressionnant. J'ai également trouvé Anna Torv particulièrement convaincante lorsqu'elle se réveille à l'hôpital et qu'elle prononce distinctement une phrase en grec, qui serait apparemment un message de la mère de Peter de l'au-delà. Je le vois comme ça en tous cas. "Be A Better Man Than Your Father". Cette phrase va certainement prendre tout son sens au fil de la saison. Il suffit de voir les photos promotionnelles de cette saison pour comprendre que Peter sera au centre de l'attention, et deviendra peut-être même plus important encore qu'Olivia. Cette perspective est réjouissante puisqu'il a été trop en retrait en saison 1. Il servait surtout de baby-sitter à Walter. Il apprendra peut-être la vérité sur son identité à un moment donné... L'accident de voiture n'était pas une mauvaise idée car elle a permis quelques scènes d'émotion intenses en début d'épisode. John Noble a encore fait très fort. On savait bien qu'Olivia n'allait pas y rester, tout comme on savait bien que la Fringe Division n'allait pas fermer. Cette intrigue fait d'ailleurs très X-Files saison 2. Comme pour devancer les critiques, les producteurs ont choisi de placer judicieusement pendant quelques secondes des images d'un épisode de la série culte dans un téléviseur.

   On pourrait regretter que l'épisode ne reprenne pas là où la saison précédente s'était achevée, c'est-à-dire dans le bureau de William Bell dans une dimension parallèle. J'imagine que l'on reviendra dessus plus tard, et puis je pense que lorsqu'Olivia s'explose contre la vitre, elle en revient justement. Elle est désormais amnésique, ce qui est, je l'avoue volontiers, un peu agaçant. Mais elle se souvient d'une chose et d'une seule : quelque chose, dont elle ne connaît pas la nature, est caché quelque part et il faut le retrouver ! Avec ça, on n'est pas tellement avancé. Hâte de savoir ce qu'est ce quelque chose. Et en parlant de quelque chose, j'ai adoré la scène où un homme communique avec un autre, qui est sans doute dans un monde parralèle, à travers une machine à écrire étrange. L'homme que l'on voit ressemble d'ailleurs plus ou moins à un Observer mais c'est peut-être juste un hasard. J'ai d'ailleurs raté l'apparition hebdomadaire du monsieur tout chauve. Comme souvent. Bon et puis parmi les grandes surprises de l'épisode, et je ne l'avais pas vu venir alors même que je savais que Kirk Acevedo avait été "viré" de la série, il y a la mort de Charlie Francis dont l'apparence est reprise par l'être maléfique qui veut tuer Olivia. Cela permettra à l'acteur d'apparaître encore dans plusieurs épisodes, peut-être même toute la saison si la traque s'éternise. Bien que j'apprécie et l'acteur et le personnage, j'aime l'idée, d'autant que cela va laisser plus de place à Peter j'imagine. Quoique... Charlie a déjà une remplaçante, une certaine Agent Amy Jessup. Elle a été introduite avec une certaine efficacité mais j'ai bien du mal à la cerner pour le moment. J'ai envie de la détester mais il n'y aucune raison à cela pour l'instant. La romance soudaine entre Broyles et Sharp ne m'a pas plus convaincu que cela mais ça pourrait expliquer pas mal de choses, notamment le divorce du monsieur.

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// Bilan // Cela fait un bien fou de retrouver la fine équipe de Fringe, avec un Walter plus en forme que jamais. Il m'a encore bien fait rire, notamment quand il confond les produits dont il a besoin pour une autopsie et les ingrédients du flan qu'il prépare pour l'anniversaire de son fils. Un retour sombre, surprenant et une série toujours aussi efficace, qui profite bien de ses 5 minutes en moins.   

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11 mai 2009

Fringe [1x 19]

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The Road Not Taken // 9 25o ooo tlsp.

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   Avant toute chose : j'adore le titre de l'épisode -The Road Not Taken- et le principe qu'il implique et qui explique, entre autres, les fameuses sensations de Déjà Vu. Chaque être humain fait des choix et chaque choix correspond à un monde. Les choix qui n'ont pas été faits existent et correspondent aux mondes parallèles. Ainsi, dans un monde parallèle au nôtre, les parents de J.J. Abrams auraient pu décider de ne pas le concevoir et il n'y aurait alors jamais eu de Lost, de Alias et de Fringe ! Un monde bien triste en somme. A cause des traitements qu'elle a reçu lorsqu'elle était enfant, Olivia Dunham expérimente (pourquoi maintenant ?) des voyages brefs dans ces mondes parallèles. C'est ce qui va lui permettre d'élucider l'affaire du jour portant sur une femme victime d'auto-combustion spontanée ! C'est le cas bateau auquel toutes les séries fanstatiques ont eu recours à un moment ou à un autre, des plus réussies aux plus mauvaises d'ailleurs. On sait dans quelle catégorie se place Fringe. Même si je n'en ai pas un souvenir précis, il me semble que X-Files l'a déjà fait par exemple. L'enquête n'est clairement pas passionnante comparée à d'autres, ni même impressionnante, mais elle offre un petit twist qui réveille : le responsable n'est autre que ce co***rd d'Inspecteur Harris (!), qui travaillait donc pour le compte de William Bell. Etant donné que l'on entendait plus parler de lui, je l'avais un peu oublié et puis j'étais resté sur l'idée que c'était un simple emmerdeur. Olivia lui a réglé son compte une bonne fois pour toutes : jouissif !

   A l'approche du Season Finale, les pièces du puzzle se rejoignent et il n'en reste véritablement plus qu'une à découvrir en chair et en os : ce cher William Bell. J'étais persuadé qu'il allait débarquer à la fin de l'épisode en guise de cliffhanger mais pas du tout. Les scénaristes ont fait un choix bien plus surprenant : tuer Nina Sharp, ou en tous cas lui faire du mal, et faire enlever Walter par The Observer car "It's Time To Go". Voilà qui est très excitant et qui promet pour la suite ! J'espère quand même que Nina Sharp n'est pas morte, on l'a si peu vue finalement. Quel est son véritable rôle dans tout ça ? Complice de William Bell ou simple marionnette ? Et puis ces mondes parallèles alors ? Doit-on s'attendre à une grande guerre pour la saison 2 ? Cela me paraît assez peu probable, il ne faut pas oublier qu'on est sur la FOX et qu'il faut que la série reste grand public. Et quelque part, ça me va comme ça. Je n'ai pas envie que Fringe se transforme en un Sliders nouvelle génération. La série est en tous cas pleine de promesses, ça se confirme. J'espère que l'on ne va pas être déçus à l'arrivée...

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// Bilan // Encore 49 minutes passées scotché devant Olivia Dunham et ses compagnons. Fringe a cet aura (mérité) qui fait d'elle déjà une grande !

    

23 avril 2009

Fringe [1x 17]

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Bad Dreams // 1o 45o ooo tlsp.

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   Le début de cet épisode, un peu longuet et pas aussi efficace que d'habitude, laissait présager d'un épisode moyen, farfelu voire tiré par les cheveux. Eh bien pas du tout. Oh, farfelu, oui, ça l'était. C'est Fringe quoi ! Mais ce n'était pas ennuyeux du tout, c'était même passionnant malgré un rythme moins soutenu que d'habitude et finalement assez peu d'action. Olivia souffre de mauvais rêves, mais vraiment très mauvais puisqu'elle y tue des gens... pour de vrai ! Rêve prémonitoire ? Non, pas du tout. Olivia était possédée par son alter-ego, si l'on peut dire. Celui avec qui elle a partagé quelques moments difficiles de son enfance lorsqu'elle était l'objet d'expérimentations étranges. Et même si l'on s'en doutait un peu, nous en avons eu confirmation : ceux qui étaient derrière ces tests sur des enfants portent les noms de William Bell et Walter Bishop ! Tout s'explique.

   On reparle du fameux manifeste écrit par Walter sur les soldats d'une armée et des mondes parallèles. Où est-ce que tout cela va nous mener ? Je me le demande. Il faut s'attendre à ce que Nina Sharp soit étroitement liée à ces expériences et à découvrir que Broyles est dans la confidence depuis le début. Concernant William Bell, il semble qu'il ait rendu une petit visite à l'ami d'Olivia, Nick. "I think they meant for us to forget. I did what they told us. I waited to be called up, stayed fit, stayed focused, stayed ready, the call never came. It never came. That man with the glasses showed up at the hospital. He spoke all the old words. He said, they're coming, what was written will come to pass. He said he knew how to wake me up. I want to stop hurting people." Nul n'ignore que Leonard Nimoy (Mr Spock de Star Trek) a été casté pour interpréter prochainement William Bell. J'ai hâte de faire sa connaissance, pas vous ?

   Tandis que Peter est toujours en retrait, c'est le cas depuis plusieurs épisodes, Olivia confirme son statut d'héroïne à la Sidney Bristow. Les points communs entre les deux personnages sont de plus en plus nombreux, et encore je dis ça en n'ayant pas vu grand chose d'Alias (je vais me rattraper cet été, c'est promis). L'humour était un peu moins présent dans cet épisode que dans les deux précédents, le trouillomètre et le dégoût n'étaient pas vraiment de sortie mais la fascination, en revanche, était plus que jamais au rendez-vous ! Par contre, j'essaye d'oublier cette scène presque ratée sur le toit de l'immeuble où l'on avait l'impression d'assister à un terrible remake de cette bouse infame qu'est le film Phénomène(s). Sinon, les pervers ont été servis avec une vraie-fausse scène saphique entre Olivia et une strip-teaseuse qui s'embrassent goulûment.

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// Bilan // Voilà un épisode mythologique fascinant, à défaut d'être véritablement surprenant. J'ai vraiment le sentiment de regarder une série ambitieuse, tant visuellement que scénaristiquement, qui se révèle un peu plus à chaque épisode et qui intrigue. Je comprends que certaines personnes passent à coté : elle demande de l'implication, de l'attention... un peu comme Lost quoi.