12 février 2014

Stalker [Pilot Script]

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STALKER aka Stalkers Unit

Drama // 42 minutes

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Ecrit et produit par Kevin Williamson (The Following, Vampire Diaries, Dawson, Scream). Pour CBS, Outerbanks Entertainement & Warner Bros. Television. 56 pages.

 Environ six millions de personnes sont victimes de harcèlements chaque année aux Etats-Unis. Rejet, vengeance, jalousie excessive, trouble obsessionel en sont les causes principales. Tout le monde peut en être victime, tout le monde peut potentiellement devenir un stalker un jour. Les nouvelles technologies et les réseaux sociaux multiplient les dangers, les tentations et les moyens de parvenir à ses fins. Une unité spéciale de la police de Los Angeles est chargée d'enquêter sur toutes les plaintes de harcèlements à l'encontre de politiciens ou d'employés de la ville et de l'état de Californie. Elle sert aussi de consultante au FBI, à la CIA et aux services secrets. Beth Davis, autrefois victime elle-même, est à la tête de ce département...

Avec Dylan McDermott (The Practice, American Horror Story, Hostages), Mariana Klaveno (True Blood, Devious Maids)... (casting en cours)

 

    Il y a deux ans, souvenez-vous, The Following (d'abord titré Mastermind) était LE Projet qui buzzait lors de la saison des pilotes et qui était quasi-assuré d'arriver à l'antenne quelques mois plus tard, d'autant plus quand Kevin Bacon a accepté d'en incarner le héros. J'avais moi-même été époustouflé par le scénario du pilote (à lire ICI), puis plus que convaincu par le résultat filmé (voir ICI). La suite de cette aventure est une autre histoire... Kevin Williamson est déjà de retour avec un nouveau projet, cette fois pour CBS, dont l'existence a été tenue secrète jusqu'à ce qu'un pilote soit commandé. Au-delà du fait que Kevin Williamson est Kevin Williamson, que tous ses pilotes se sont transformés en séries, je comprends parfaitement pourquoi la chaîne s'est emballée pour Stalkers Unit (titre provisoire). Ce pilote est redoutable d'efficacité, dans la pure tradition de la chaîne. Mais ce n'est pas du tout le Kevin Williamson que j'aime, que peut-être vous aimez vous aussi.

   Je dois dire que ça commençait pourtant très très bien. La scène inaugurale est parfaite. Du Williamson pur jus. On pense à d'ailleurs à celle de Scream instantanément. Une nuit, sur une colline de Los Angeles, non loin des lettres de Hollywood, une jeune femme apeurée reçoit le coup de téléphone menaçant d'un homme dont elle semble reconnaître la voix. Elle raccroche. Il rappelle. Une silhouette apparaît au loin, se rapproche de plus en plus. "Tonight's the night, Kate". L'homme sort de l'ombre, il porte un masque couleur chair. Elle s'enfuit. Il la poursuit, l'attrape. Il pulvérise du gaz sur son visage, sur son corps. Il sort un briquet. Elle parvient à lui échapper. Elle rentre dans sa voiture. Elle pense qu'elle a ses clés, mais il les lui a subtilisées. Elle ferme manuellement les portières. Il les rouvre avec la clé. Il noie la voiture d'essence. Elle klaxonne, elle crie. Personne ne l'entend. Il jette des allumettes sur la voiture. La pousse. Le véhicule en flammes dévale la pente et finit par se crasher contre une cabine téléphonique. Il explose, Kate à l'intérieur. Boum ! N'est-ce pas amazing comme coup d'envoi ? J'aurais voulu que la suite soit aussi palpitante !

   Kevin Williamson n'a jamais vraiment fait de série procédurale. Elles étaient toutes feuilletonnantes. Il y a seulement Glory Days (Lîle de l'étrange) en 2002 -pour WB, avec Poppy Montgomery et Emily VanCamp- qui contenait des enquêtes du jour, mais la part mythologique était très importante. Et c'était à la demande de la chaîne que la série avait été retravaillée pour devenir policière, écartant au passage le personnage incarné par Kirstie Alley dans le premier pilote produit. 10 ans plus tard, j'espère que c'est l'inverse qui va se produire : que CBS demande à Kevin Williamson de revoir sa copie en y ajoutant davantage de feuilletonnant ! Ok, c'est très improbable. Mais c'est vraiment dommage. Avec The Good Wife ou Person Of Interest, la chaîne a montré qu'elle était capable de faire autre chose que du CSI et du NCIS à n'en plus finir. Stalkers Unit n'a pas cette ambition et se présente plus comme une sorte de New York Unité Spéciale plus moderne. Je peux être client sur quelques épisodes de temps en temps, mais pas sur une saison entière. Pas si les scénarios s'attachent plus aux cas présentés -aussi bien écrits soient-ils- qu'aux détectives qui mènent l'enquête. 

   On comprend très vite que l'héroïne, Beth -que j'aurais bien vu incarner par Jennifer Carpenter, j'avais d'ailleurs son visage en tête presque malgré moi en lisant le script- a un passé douloureux et il y a plein de choses à dire là-dessus. Mais pas tout de suite. J'espérais un cliffhanger sur le sujet. Même pas ! Elle a simplement gagné un stalker. C'est presque trop facile, trop attendu. Mais ça peut éventuellement donner de bonnes choses dans les épisodes suivants. Le petit nouveau de l'équipe, Jake, est quant à lui une déception constante. Au-delà du fait qu'il est drôle, qu'il a de bonnes répliques, qu'il installe une dynamique intéressante avec Beth et le reste de l'équipe -ce qui est déjà pas mal, certes- il nous est présenté au départ comme lui-même un potentiel stalker. Or, il s'avère -et on le devine très rapidement- que la femme qu'il suit partout est son ex et que tout ce qu'il veut c'est revoir sa fille, même de loin, même à travers l'objectif d'un appareil photo, rien que quelques secondes. C'est touchant mais ça s'arrête là. Est-ce qu'il est prêt à aller plus loin, à virer au harcèlement ? Possible, mais Williamson ne fait rien pour nous le faire comprendre. Les autres membres de l'équipe du TAU (Threat Assessment Unit) -qui existe vraiment mais sous un autre nom- ont bien peu de choses à faire et rien ne transparait de leur personnalité pour le moment. La grosse enquête du jour est donc menée avec brio, énergiquement. Le dénouement est relativement surprenant, quelques scènes sont bien creepy comme il faut. On ne s'ennuie pas, on se laisse facilement prendre au jeu. 

   Le pilote de Stalkers Unit est redoutable d'efficacité dans son genre, mais extrêmement frustrant tant il semble déboucher sur une série ultra-classique. Je doute en plus que le sujet du harcèlement permette un renouvellement des cas à l'infini. Si le show est commandé par CBS, il sera à surveiller de près mais il faudra plus que le pilote pour convaincre les sériephiles de s'y intéresser. J'espère que Kevin Williamson ambitionne secrètement d'en faire une série hyper feuilletonnante une fois la dynamique installée... 

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21 mars 2013

The Vampire Diaries [4x 16]

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Bring It On // 2 410 000 tlsp.

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   Alors, vous préférez Elena la pleureuse ou Elena la rebelle ? Non je demande parce que j'ai personnellement beaucoup de mal à me décider. Dans tous les cas : c'est une chieuse ! Et c'est ce qu'elle cherche à nous démontrer pendant tout cet épisode inexorablement lourd, dans lequel Nina Dobrev n'a pas d'autre choix que de cabotiner encore et encore. Je ne sais pas ce qui était le plus ridicule : ses sorties de douche moites et volupteuses ? Ses attitudes de cheerleadeuse pourrie gâtée qui s'amuse à faire tomber sa camarade (parce que LOL) ou à racketter une autre (pour un ruban !) ? Vraiment, ça m'ennuie beaucoup tout ça parce que, dans le fond, j'ai envie de la plaindre Elena, j'ai envie de ressentir un peu plus que de la pitié pour elle... Mais elle rend cela impossible dans ce contexte. Combien de temps va durer sa crise ? Impossible à dire. Qu'elle fasse n'importe quoi ne me dérange pas du tout, mais qu'elle le fasse intelligemment au moins ! C'est tout ce que je demande. Pendant ce temps, Caroline et Stefan hallucinent et encaissent. Le frère Salvatore est d'ailleurs tellement obnubilé par son ex qu'il met tout un épisode à faire le rapprochement entre les poches de sang volées à l'hôpital et Silas ! Nous, il nous a fallu quoi ? Une demi-seconde ? Quant à la vampirette blonde, elle a droit à une scène "émouvante" posée un peu n'importe où pour expliquer l'énième absence prolongée de Tyler, qui ne reviendra que quand... bah quand The Originals sera lancé et éloignera Klaus pour un long moment !

   Le spin-off se met en place doucement et ça se voit de plus en plus. Bonjour les amis de la subtilité. Etant donné que Phoebe Tonkin a été inclus au casting régulier de la future série -essentiellement parce que la CW, Kevin Williamson et Julie Plec l'adorent, allez savoir pourquoi- il faut absolument rapprocher Klaus et Hailey. Ils n'y vont pas avec le dos de la cuillère en les faisant coucher ensemble dès à présent. C'est d'ailleurs assez rare que l'on trouve l'original dans cette position. Honnêtement, si le show doit ressembler à ça, je n'en veux pas. Les scénaristes ont fait de leur mieux pour donner de la matière à leur histoire, mais ça ne fonctionne pas pour moi. Pas pour le moment en tout cas. Ils m'ont plus ennuyé qu'autre chose. Cela dit, Damon et Rebekah, pour la première fois peut-être, ne m'ont pas amusé non plus. Leur intrigue -qui n'en était pas vraiment une- était plate. 

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// Bilan // Face à cet épisode, la question commence à sérieusement se poser : que reste-t-il à raconter dans Vampire Diaries avec ce groupe de personnage ? Et de la même manière, puisqu'il est imminent, le spin-off The Originals est-il vraiment nécessaire ? Sale temps à Mystic Falls...

21 janvier 2013

The Following [Pilot]

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Pilote // Diffusion le 21 janvier

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What About ?

 Joe Carroll, un serial killer diabolique, utilise la technologie pour créer une secte de tueurs en séries, tous reliés les uns aux autres alors qu'ils sont dispersés aux quatre coins des Etats-Unis. L'ancien agent du FBI Ryan Hardy, qui l'a traqué et capturé par le passé, qui a même écrit un livre sur lui et qui connait la moindre de ses ruses, se voit contraint de reprendre du service...

Who's Who ?

 Créé par Kevin Williamson (Dawson, Vampire Diaries, Scream). Réalisé par Marcos Siega (Dexter, Vampire Diaries). Avec Kevin Bacon (Mystic River, Footlose, Sexcrimes), James Purefoy (Rome), Natalie Zea (Dirty Sexy Money, Justified), Shawn Ashmore (Smallville), Annie ParisseNico Tortorella, Valorie CurryAdan Canto. Et la participation de Maggie Grace (Lost) et Billy Brown (Dexter).

What's More ?

 Dans le premier pilote, ce n'était pas Annie Parisse mais Jeananne Goosen qui incarnait le rôle de Jennifer Mason. Le personnage a été réécrit et elle ne correspondait plus aux attentes.

Le titre de la série a briévement été Mastermind, avant que FOX ne change de fusil d'épaule.

So What ?

    Dès cet été, je vous avais prévenu que The Following était certainement LA série à suivre cette saison sur les networks. Mais je ne jugeais alors que sur la lecture du script du pilote (Voir la review) et sur l'amour inconditionnel que je porte à l'oeuvre de Kevin Williamson, le créateur. Après avoir vu ce fameux épisode introductif, je suis presque aussi emballé ! Presque ? Oui, parce que les quelques défauts que j'avais relevés et qui passaient sur le papier sont plus flagrants à l'écran : il y a des facilités dans le déroulement de certains passages, le héros est attachant mais pas très original dans le genre du flic meurtri, à vif et alcoolique -on frôle quand même le personnage typique à la Olivier Marchal- et, surtout, la violence décrite dans le scénario était bien plus directe que celle qui est montrée, en tout cas dans la version finale du pilote car je soupçonne fortement FOX d'avoir édulcoré ce qui avait déjà été tourné. Cela se joue certainement à quelques secondes retirées afin de choquer un peu moins, surtout après les fusillades qui secoué le pays depuis. Mais c'est décevant, car cela créé un léger décalage entre le propos de la série, profondément glauque, et les images qui nous sont montrées. Si The Following était une série du câble, elle pourrait frapper plus fort visuellement. La ligne que Williamson a essayé de franchir est finalement plus loin que prévue... Je suis également un tout petit peu déçu par la prestation de Kevin Bacon. Il est très juste, ce n'est pas le problème. Il lui manque juste pour l'instant le petit truc qui fait que l'on se dit "Wouah ! Quand même !". A l'inverse, James Purefoy est plus convaincant que je ne l'avais imaginé, sans doute parce que je ne l'ai vu que dans ses moins bons rôles jusqu'ici (celui qu'il a tenu dans Revenge par exemple). Il nous promet de grands moments de télévision... Mais à part ça, les rebondissements sont toujours aussi surprenants et efficaces. Les références à Edgar Allan Poe font plaisir. Le personnage féminin principal me plait bien parce qu'il est d'emblée très froid et très désagréable, anitpathique même et je suis persuadé que ça ne va pas durer. Elle me fait un peu penser à Debra dans Dexter d'ailleurs. Et puis l'actrice est très laide. Elle est raccord avec l'ambiance. Le cliffhanger donne toujours autant envie de revenir, malgré mes craintes pour la suite quant au dosage entre intrigues bouclées et intrigues feuilletonnantes. L'esprit 90s me plait toujours autant, me rappelant les meilleures heures des thrillers de l'époque. Ce qui me permet d'en venir à la même conclusion qu'il y a quelques mois : "Et si The Following était le Se7en que la télévision n'a jamais eu, le thriller ultime ?"

What Chance ?

 Avec toute la promotion que FOX a faite pour la série, sur son antenne et celles de ses consoeurs comme FX, il serait très décevant que le pilote ne réunisse pas au moins 10 millions de téléspectateurs, comme Alcatraz l'an dernier d'ailleurs. Mais le vrai test sera la deuxième semaine. Et là... tout est possible. L'efficacité du premier épisode devrait beaucoup l'aider.

How ?



20 janvier 2013

[Dawson's Creek] C'était il y a quinze ans...

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   Dawson a commencé aux Etats-Unis il y a quinze ans, jour pour jour. Le 20 janvier 1998. Et un an plus tard en France.  Aujourd'hui, Dawson, Joey, Pacey, Jen, Jack et Andie auraient une trentaine d'années. Et nous, nous les avons ou nous nous en approchons inéxorablement. Quand ils nous ont quitté, notre vie a enfin pu commencer. "It's the end of something simple. And the beginning of everything else". On est devenu des adultes, même si parfois, on n'en a pas l'air, ou on ne veut pas leur ressembler. On a fait des choix, des bons comme des mauvais. Parfois on n'en a pas fait, on s'est laissé porter. On a déjà connu les remords et les regrets. On a aimé. On a été aimé. On a été déçu. On a détesté. Puis on a aimé encore et on va continuer. Le temps est passé si vite que l'on n'a pas eu le temps de se retourner, pas eu le temps de voir tout le chemin parcouru. C'est l'occasion, non ? Plongez dans votre crique et regardez ce que vous y trouvez. Des réponses peut-être. Un écho. De quoi continuer à avancer.

   Les mots de Dawson et Joey, les promesses qu'ils se sont faites, résonnent encore en moi quinze ans après. Et tant pis si ce n'est pas raisonnable d'accorder tant d'importance à une bluette adolescente. Dawson m'a donné du réconfort quand j'en avais besoin. La ville fictive de Capeside, ses belles maisons, ses plages, ses champs, ses forêts, ses ruelles, ses guirlandes lumineuses qui brillaient à longueur d'année, ses balançoires et surtout ses pontons romantiques et ses barques solitaires, m'ont fait rêver, m'ont transporté. Je suis persuadé que ma vision de la vie ne serait pas la même aujourd'hui si Dawson n'avait pas existé. Cela peut paraitre fou à n'importe qui. Mais peut-être pas à vous. Si ma prose ne vous a pas encore perdu, c'est que peut-être nous partageons la même sensibilité et la même nostalgie à l'égard de cette série, de ces personnages, de cette époque. Ce n'est pas triste. C'est simplement beau. Alors je me souviens avec émotion de cette toute première scène : Joey monte à l'échelle, passe par la fenêtre de Dawson, s'asseoit près de lui sur son lit, puis ils commencent à philosopher ensemble sur leur vie qui est en train de changer. Des images qui restent gravées. Je me souviens de Jen qui défie Dieu dans sa maison, face à l'assistance médusée, et de ce que j'ai ressenti à ce moment-là devant ma télévision : le soulagement d'entendre dans sa bouche ce que j'avais toujours pensé sans trouver les mots justes pour l'exprimer. C'est ce que les héros de Dawson ont toujours réussi : non pas parler comme les adolescents parlaient vraiment mais comme ils auraient aimé parler, avec toute la poésie et la rage que cela supposait. Ils étaient la voix de notre génération. Je me souviens du coming-out de Jack, si douloureux. Je me souviens du premier baiser de Dawson et Joey, de leur première rupture. De leur deuxième. Du "Ask Me To Stay" de Pacey à Joey. De leur première fois. De l'impuissance et de l'injustice ressenties face à ce couple qui détruisait Dawson et ce en quoi je croyais. Des crises de folie d'Andie. De la mort d'Abby. De celle de Mitch. De l'amitié de Jack et Jen, indestructible. Du regard rassurant de Grams. De tant de mélodies. De tant de larmes. Du discours final de Jen à l'attention de sa fille, avant qu'elle ne rende son dernier souffle. Je me souviens du dernier épisode comme si c'était hier. Du vide que j'ai ressenti après. De ma sériephilie qui n'a fait que s'accroitre pour le combler. Je me souviens de tout, sauf de la dernière saison qui ne méritait que d'être oubliée. 

  Je dédie ce message d'amour à Kevin Williamson qui, en nous faisant partager un bout de sa vie, a changé les nôtres. A tous ceux qui ont vécu ces années-là avec moi, qui ont partagé ma passion pour la série, de près ou de loin, qui ont fait preuve de patience parfois parce que je pouvais en parler des heures sans m'en lasser, et qui, s'ils me lisent aujourd'hui, se reconnaitront forcément. Et je le dédie aussi à tous ceux que j'ai rencontré au fil des années qui ont suivi et avec qui j'ai eu des discussions passionnées, enfammées, sur la série, sur la notion d'âme soeur, qui m'est si chère, et sur tout le reste. A tous les romantiques de la Terre. Je pense très fort au petit cahier que j'ai confectionné de mes blanches mains, quand j'étais encore jeune et innocent, qui contient tous les titres d'épisodes, tous les castings et toutes les chansons de Dawson, bien rangé au fond de mes souvenirs. 

   "Do you think every Joey has a Dawson and every Dawson has a Joey ?"

 

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Les quelques chansons de Dawson qui m'ont le plus marqué...

Jewel - Hands
 
Alanis Morissette - That I Would Be Good
 
Mary Beth Maziars - Hold On
 
Sarah McLachlan - I Will Remember You
 
Jann Arden - Good Mother
 
Billie Myers - Kiss The Rain
 
The Pretenders - I'll Stand By You
 
Chantal Krevaziuk - Feels Like Home
 
Heather Nova - Heart And Shoulder
 

19 août 2012

The Following [Pilot Script]

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Ecrit par Kevin Williamson (Dawson, Vampire Diaries, Scream) pour Warner Bros. Television, Outerbanks Entertainment et FOX. 59 pages.

Joe Carroll, un serial killer diabolique, utilise la technologie pour créer une secte de tueurs en séries, tous reliés les uns aux autres alors qu'ils sont dispersés aux quatre coins des Etats-Unis. L'ancien agent du FBI Ryan Hardy, qui l'a traqué et capturé par le passé, qui a même écrit un livre sur lui et qui connait la moindre de ses ruses, se voit contraint de reprendre du service...

Avec Kevin Bacon (Mystic River, Footlose, Sexcrimes), James Purefoy (Rome), Natalie Zea (Dirty Sexy Money, Justified), Shawn Ashmore (Smallville), Nico Tortorella, Annie Parisse (Rubicon), Valorie Curry, Adan Canto. Et les participations de Maggie Grace (Lost) et Billy Brown (Dexter).

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Selon moi

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J'imagine très bien les dirigeants de la FOX en train de lire le script de The Following et se dire qu'ils ont entre les mains quelque chose de grand, d'inévitable. Un "no-brainer" comme on dit. Bien sûr qu'ils se devaient d'en commander un pilote et bien sûr que le pilote allait être génial et bien sûr qu'il se transformerait en commande de série ! Je ne vois pas comment les choses auraient pu se dérouler autrement. Je ne dirai pas que The Following est unique en son genre en revanche car, par bien des aspects, on est en terrain connu, battu et rebattu. L'agent du FBI à la retraite, abîmé et meurtri par une enquête difficile, on en a déjà croisé des tas au cinéma et à la télévision. A aucun moment les réactions de Ryan Hardy ne sont étonnantes. Ses failles, on les connait par coeur. On sait de toute façon dès le départ qu'il ne pourra pas s'empêcher de reprendre du service. Malgré tout, c'est un héros dont on a envie de suivre les aventures. On veut savoir jusqu'où il est prêt à aller, ce qu'il est encore capable d'endurer et ce que son serial killer de rival lui a préparé. Et Dieu sait que Kevin Williamson ne l'épargne pas dès le premier épisode. D'ailleurs, personne n'est épargné. Et c'est ça qui est le plus fascinant !

Il y a beaucoup de souffrance dans The Following, beaucoup de violence aussi, de sang... Les scènes de meurtre, qui sont de vrais carnages, sont décrites avec beaucoup de détails et paraissent spectaculaires sur le papier, terrifiantes même. Il est par exemple question de l'extraction d'un oeil. Comme ça, sur le vif ! Est-ce que la FOX s'est laissée aller à quelques censures ? Je suppose. Kevin Williamson a poussé le bouchon très loin quand même. Tout comme Vampire Diaries d'ailleurs qui a franchi, mine de rien, certaines limites dans le gore pour la CW, souvent trop sage. C'est d'ailleurs assez étonnant que l'auteur-producteur n'ait pas directement proposé son script à une chaîne du câble. Il a pris un risque, et il a été payant jusqu'ici. Le sera-t-il quand la série sera à l'antenne ? C'est moins sûr. Assurément, c'est un show qui a un potentiel de fou, un casting de malade et une certaine aura avant même d'avoir commencé. Mais ce ne serait pas la première série avec autant d'atouts qui se vautre quand même parce qu'elle n'est pas à sa place... Toutefois, si l'effet de curiosité fonctionne, je vois mal les téléspectateurs partir en cours d'épisode : il est vraiment trop prenant pour ça. Et je ne les vois pas ne pas revenir en masse pour le second : le cliffhanger est trop efficace pour ça. Il faut toutefois s'attendre à ce que les épisodes suivants soient un peu moins feuilletonnants. Williamson, ce génie, a tout prévu : The Following a la capacité d'offrir des "cas du jour" passionnants mais ils ne pourront jamais être sans conséquence sur "la grande histoire".

Et si The Following était le Se7en que la télévision n'a jamais eu, le thriller ultime ?

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Selon UglyFrenchBoy

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Si The Following devait être un thriller sur grand écran, il serait convenu, prévisible, même désuet tant le genre a été trop souvent visité, voire totalement piétiné. L’attrait est donc sans conteste le traitement feuilletonnant pour la télévision. Le résultat fait cependant indéniablement penser à de nombreuses oeuvres cinématographiques. J’y ai vu plusieurs analogies avec 88 minutes, un film plombé par la critique mené par un Al Pacino pas vraiment au meilleur de sa forme, ou encore Zodiac, mais uniquement parr certains aspects. À l’image, la présence de Kevin Bacon ne peut qu’appuyer ce sentiment, l’acteur réalisant son premier vrai détour dans une production télévisuelle. Mais que vaut réellement The Following sur le papier ?

En terme de suspense, je ne suis pas sûr que les amateurs de la franchise CSI et autre Esprits criminels (dont je ne fais pas partie) puissent être totalement surpris. Les aller-retour dans le passé sont attendus. Le traitement des personnages, lui, est assez simpliste. Ryan Hardy, le héros, est décrit par son ennemi juré, dont la voix semble pouvoir être confondue par moment avec celle de Kevin Williamson, comme un « strong protagonist. (...) A flawed, broken man searching for redemption ». Conventionnel ? Peut-être, mais le scénariste ne semble pas s’en cacher et ces caricatures évoluent autour d’une enquête chargée de références aux oeuvres d’Edgar Allan Poe. C’est ici que la série prend son envol. L’auteur du Corbeau, connu pour être l’inventeur du roman policier, joue un rôle essentiel.

Dans l’ensemble, la lecture du script est prenante, fluide. On se retrouve happé par cette enquête. À titre personnel, je place beaucoup d’espoir dans la promesse de la série qui est, comme chacun sait, axée autour de cette secte de serial killers. Le parallèle (évident) avec Charles Manson et les membres de sa (tristement) fameuse « Famille » est prononcé. « Manson, Jim Jones, David Koresh. They were leader. They knew how to connect to people. Inspire them. But they didn’t have internet access... » Autant dire que la série devrait aborder le thème de la dévotion et explorer davantage la fascination obscène exercée par Joe Carroll sur ses disciples. Une perspective dont on ne peut que se réjouir, surtout si celle-ci est développée par le papa de Scream...


14 septembre 2011

The Secret Circle [Pilot]

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What About ?

 Cassie, une adolescente californienne, doit retourner vivre dans la ville où sa mère a grandi lorsque celle-ci meurt dans d'étranges circonstances. La jeune fille découvre alors qu'elle est une sorcière, comme le veut la légende...

Who's Who ?

Créée par Kevin Williamson (DawsonVampire Diaries). Avec Britt Robertson (SwingtownLife Unexpected), Thomas Dekker (Heroes, Terminator, Kaboom), Gale Harold (Queer As Folk, Desperate Housewives), Natasha Henstridge (La mutante, Eli Stone), Jessica Parker Kennedy, Shelley Hennig (Des jours et des vies), Phoebe Tonkin (H20), Louis Hunter...

So What ?

   Il y a deux types de pilotes de dramas : ceux qui font preuve d'une certaine humilité en étant quasiment construits comme des petits films de 42 minutes, qui peuvent presque se suffire à eux-même, ce qui rend l'échec, si échec il y a, un peu moins amer; et il y a ceux, plus prétentieux mais aussi plus ambitieux, qui posent clairement les bases de l'intrigue principale et de plusieurs histoires secondaires dont le fil sera déroulé tout au long de la saison, alors encore fictive au moment de l'écriture et du tournage. Le pilote de The Secret Circle rentre dans cette dernière catégorie. On sent à chaque instant que les scénaristes et les producteurs savent très bien où ils vont -le fait qu'il s'agisse d'une adaptation de romans n'y est certainement pas étranger- et sont surtout persuadés qu'ils obtiendront une commande en série. Ils prennent donc leur temps pour installer le personnage principal et son nouvel entourage, ainsi que l'univers peu banal dans lequel elle est plongée.

   On ne peut pas prétendre à la fin de cet épisode être en mesure de cerner les héros et leurs intentions. Ils ont un passé commun, une histoire compliquée, émaillée d'événements tragiques, et il semble se cacher là une mythologie solide et réfléchie, et à deux niveaux : dans le passé, à travers les personnages adultes, bien souvent parents -les épisodes flashbacks devraient intervenir au moment opportun- et dans le présent, avec leurs enfants, qui font tous partie du fameux "cercle secret" que l'héroïne est contrainte et forcée de rejoindre. A priori, le manichéisme n'aura pas ici sa place. Tout se met en route doucement, avec juste ce qu'il faut pour que ce soit crédible, si tant est qu'une telle histoire puisse l'être. Cassie ne tarde pas à utiliser ses pouvoirs pour faire stopper l'orage et elle semble rapidement s'adapter à la situation mais les prochains épisodes mettront certainement davantage en avant sa souffrance. Là, les auteurs n'avaient pas vraiment le temps de s'appesantir, on les en pardonne. Brittany Robertson est parfaite dans ce rôle, tout comme dans ses précédentes prestations d'ailleurs. Elle rayonne. Les autres acteurs jeunes, pour la plupart quasi-inconnus, lui tiennent tête dignement. On peut déjà déceler une certaine alchimie entre Robertson et Thomas Dekker, même si les prémices de leur romance sont sans aucune surprise. Et, ma foi, Gale Harold est convaincant en grand méchant sorcier. Je dis ça avec d'autant plus de faclité et de franchise que je n'ai jamais été très fan de l'acteur (Le Brian Kinney de Queer As Folk ne m'a jamais fasciné). Visuellement, The Secret Circle n'a rien à envier à Vampire Diaries. L'ambiance est à peu près la même, bien qu'une soit tournée à Atlanta et l'autre à Vancouver. Les effets-spéciaux, que ce soit ceux des gouttes d'eau ou de la maison en flammes, sont très corrects. 

   The Secret Circle a le mérite de commencer sur un bien meilleur épisode que sa grande soeur Vampire Diaries il y a trois ans. Je craignais que les sorcières parviennent moins facilement à m'hypnotiser que les vampires mais elles ont fait un assez bon boulot, malgré un manque flagrant d'humour ! La recette magique de Kevin Williamson n'est donc pas encore usée ! Je suis enchanté de me lancer dans cette petite série qui s'annonce sympathique et maîtrisée. Tiendra-t-elle la longueur ? Tout est visiblement prévu pour et la suite s'annonce prometteuse.

What Chance ?

    Parfaitement calibrée pour être diffusée après Vampire Diaries, la série a toutes ses chances de fonctionner. Le degré de risque est proche de 0 ! Je lui prédis donc un joli parcours sur la CW cette année et un renouvellement pour une saison 2 en Mai 2012. 

How ?

11 mai 2011

The Vampire Diaries [2x 21]

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The Sun Also Rises // 2 84o ooo tlsp.

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    Incroyable ce final de Vampire Diaries ! Oops. C'était pas le final. En cours de visionnage, je me suis sérieusement demandé si je n'étais pas tombé dans une faille temporelle qui m'avait fait avancer d'une semaine, comme ça, comme par enchantement. Ou, plus simplement, que je m'étais emmêlé les pinceaux dans mes téléchargements. Je ne comprends pas pourquoi cet épisode riche en rebondissements n'a pas fait office de final, avec peut-être un ou deux cliffhangers supplémentaires afin de nous tenir en haleine jusqu'à la saison suivante. Encore, s'il avait annoncé des événements encore plus forts pour l'épisode suivant, j'aurais trouvé ça absolument génial, un crescendo pour une fin en apothéose. Mais non, le Season Finale risque de se concentrer en majeure partie sur Damon, qui est certes le meilleur personnage de la série, mais justement : où est le suspense au juste ? On sait très bien qu'il ne peut pas mourir. Et au vue des pirouettes inventés par les scénaristes cette semaine, je doute fort que la curiosité autour de leur prochaine trouvaille soit suffisante pour nous contenter. Je crains le pire...

   Alors oui, il s'est passé beaucoup de choses dans cet épisode, il y avait plein de flammes, plein de coeur qui battaient très fort, quelques larmes, mais j'ai eu le sentiment d'un brouillon gigantesque qui nous faisait revenir, au final, à la case départ. On nous avait promis des morts choquantes: on se retrouve avec celle de John, dont on se foutait franchement. Et quand je parle de pirouette ridicule, c'est bien le cas John/Elena qui me vient à l'esprit en premier. Cet échange de force et d'énergie était... beaucoup trop facile ! Je reconnais que son sacrifice a quand même amené de belles scènes, celle partagée entre Elena et Jeremy, et celle de l'enterrement, classique mais efficace. Elena est à nouveau orpheline... La mort de Jules ? Sans intérêt. On connaissait très peu le personnage et son potentiel n'a pas été exploité. D'ailleurs, les loups-garous, que j'imaginais au coeur de la fin de saison, sont loin. Il faudra sans doute attendre la saison 3 pour obtenir un vrai développement de cette intrigue qui tarde à éclore. La troisième et dernière mort est celle de Jenna, plus qu'envisageable suite aux récents événements. On l'imaginait mal nous refaire le coup de Vicky puis de Caroline. C'est en vampire qu'elle aura donc été le plus... vivante. Et ça aura duré... 15 minutes. Bon débarras quand même. Là encore, l'émotion était au rendez-vous. J'avoue que j'ai bien failli lâcher une larme. C'eut été ma première devant Vampire Diaries.

   Outre ces morts peu surprenantes et qui ne bouleverseront pas la suite de la série, il y a le cas Klaus/Elijah, qui nous a réservé une petite surprise finale, pas forcément très excitante mais qui a le mérite d'exister. Je crois qu'afin de ne pas nous perdre, ou ne pas perdre les téléspectateurs disparus ces dernières semaines mais possiblement de retour pour la fin de la saison, les scénaristes ont été trop explicatifs, en revenant d'abord sur ce que l'on savait déjà, et en annonçant de façon trop appuyée ce qui était censé se passer au fil de la "cérémonie" et qui a effectivement eu lieu. C'est comme si, au cinéma, notre voisin de gauche nous expliquait au fur et à mesure du film ce qui allait se passer quelques minutes plus tard. Totalement contre-productif comme système. Le quatuor Matt/Caroline/Mère de Caroline/Tyler se retrouve totalement déconnecté de la grosse intrigue (ce qui est assez peu probable en soi, Caroline ne s'inquiétant pas une seule seconde du sort de sa meilleure amie), ce qui ne peine à susciter, dès lors notre intérêt. Le seul qui y gagne un tout petit peu dans tout ça, c'est Matt. Il s'affirme enfin et dévoile un autre aspect de sa personnalité, dramatiquement parlant plus approprié pour une série comme celle-ci où elle est préférable d'être dans l'action plutôt que dans la contemplation. Un peu comme Damon et Bonnie, qui agissent et qui nous ravissent.

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// Bilan // Un épisode maladroit, parfois trop facile, mais néanmoins efficace, qui annonce un Season Finale sans grands enjeux dramatiques. Il casse l'ambiance, quoi. Rabat-joie, va.  

17 avril 2011

Coming Next [3ème Round: The CW]

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 Année après année, la situation de la CW s'aggrave. La norme, maintenant, c'est de réunir moins de 2 millions de téléspectateurs, sauf cas exceptionnels. Gossip Girl, 90210, Les Frères Scott et Hellcats ne fonctionnent pas du tout sur le public global mais elles se rattrapent toutefois sur la cible des femmes de 18 à 34 ans et c'est apparemment suffisant pour tenir la tête hors de l'eau. Le seul véritable succès de la chaîne reste Vampire Diaries, malgré quelques premiers signes de faiblesse ces derniers temps. Après 10 ans, Smallville va s'achever alors qu'elle fait encore des audiences convenables pour le niveau de la chaîne, Supernatural se maintient correctement et Nikita marchouille. Life Unexpected, quant à elle, paye sa maturité. Elle a été annulée, n'étant pas assez forte sur les cibles, alors qu'elle réunissait à peu près autant de téléspectateurs que d'autres séries de la chaîne... Dawn Ostroff, la présidente de la chaîne, devrait quitter ses fonctions à la fin de cette saison. Est-ce synonyme d'un nouveau départ ? Les projets commandés ont au moins le mérite de s'écarter de la simple bluette pour adolescentes pour explorer quelques terrains plus fertiles. De là à parler de renaissance, on en est encore loin !

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1. AWAKENING

Deux soeurs ennemies, zombies, qui peuvent parler, boire, manger et aimer comme n'importe quel autre être-humain, s'affrontent alors que leurs congénères refont surface, bien décidés à ne faire qu'une bouchée de la race humaine. Jenna est la végétarienne de la famille, ancienne boulimique, qui tente de vivre comme n'importe quelle autre jeune fille de son âge. Elle a d'ailleurs un petit-ami humain, qu'elle n'ose pas présenter à ses parents de peur qu'ils le rejettent. Jayce est la zombie organique, qui aime chasser. Cela pose problème à ses parents également puisque le monde entier pense que les zombies ont disparu dans les années 60...

Drama créé par Bill Laurin et Glenn Davis (Les Repentis). Avec Lucy Griffiths (Robin Hood), Meredith Hagner (Lights Out), Titus Welliver (Lost, The Good Wife), Brian Hallisay (Privileged)...

 

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2. COOPER & STONE

Deux détectives débutantes spécialisées dans la culture pop résolvent des crimes à Chicago...

Drama créé par Laurie Harent. Avec Alexandra Breckenridge (Dirt, Life Unexpected), Vanessa Ferlito (Les Experts Manhattan), David Ramsey (Dexter), Riley Smith...

 

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3. HART OF DIXIE

Une jeune médecin hérite d'un cabinet médical d'une petite ville du Sud des Etats-Unis habitée par d'extravagants personnages. Dès son arrivée, elle est courtisée par un pêcheur bad-boy qui lui dédie une chanson ainsi que par un avocat de bonne famille. Elle fait également la rencontre d'une infirmière qui pourrait bien devenir sa mère porteuse...

Drama créé par Leila Gerstein. Produit par Josh Schwartz (Newport Beach, Chuck, Gossip Girl). Avec Rachel Bilson (Newport Beach), Scott Porter (Friday Night Lights), Jaime King, Nancy Travis, Cress Williams...

 

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4. HEAVENLY

Une avocate et un ange devenu humain, après en avoir fait la demande à Dieu, travaillent main dans le main pour sauver la vie de leurs clients...

Drama créé par Richard Hatem (The Gates, The Lost Room). Avec Ben Alridge, Lauren Cohan (Vampire Diaries), Elizabeth Ho, Ryan Eggold (Dirt, 90210)...

 

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5. SECRET CIRCLE

Une adolescente californienne, Cassie, doit retourner vivre chez sa mère à Salem. Elle découvre alors qu'elle est une sorcière, comme le veut la légende, et qu'elle est loin d'être la seule...

Drama créé par Elizabeth Craft et Sarah Fain (Buffy), remplacées par Kevin Williamson (Dawson, Scream, Vampire Diaries). Adapté des romans de L.J. Smith, auteure de Vampire Diaries. Avec Britt Robertson (Life Unexpected, Swingtown), Thomas Dekker (Heroes, Terminator), Gale Harold (Queer As Folk, Hellcats), Natasha Henstridge (La Mutante, Eli Stone)...

 

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6. DANNI LOWINSKI

Une coiffeuse change de carrière et obtient un diplôme en droit. Alors qu'elle peine à se faire embaucher, elle décide d'ouvrir son propre cabinet juridique dans un centre commercial...

Drama créé par Jennie Snyder (90210), adapté de la série allemande éponyme. Avec Amanda Walsh, Carla Gallo, Neal Bledsoe...

 

04 septembre 2010

[Vampire Diaries] Interview Ian Somerhalder

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A l'occasion de la diffusion de la saison 1 de Vampire Diaries sur Canal + Family et l'arrivée imminente de la saison 2 sur la CW, découvrez mon interview de Ian Somerhalder lors du 50ème Festival de Monte-Carlo. Au programme : Vampire Diaries évidemment, mais aussi Lost, Young Americans et Kevin Williamson ! Et oui, je crois n'avoir jamais rencontré quelqu'un d'aussi beau (et il était sympathique, en plus).

07 juin 2010

The Vampire Diaries [Du 1x 11 au 1x 22]

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  Pour écrire cet article, j'ai décidé de mettre mon égo de coté. Je ne suis pas fier de l'avouer mais je suis devenu accro à The Vampire Diaries. Ca n'était pas prévu comme ça dans ma tête et ça me perturbe. J'avais trouvé le pilote si mauvais, si peu prometteur. Les épisodes suivants avaient beau rectifier le tir, je ne pensais pas prendre autant de plaisir à suivre les aventures d'Elena et des deux frères vampires. C'est arrivé, que voulez-vous ? Je ne vais pas non plus me flageller. Il y a pire, non, que de kiffer cette série ?

   The Vampire Diaries redonne toutes ses lettres de noblesse au fameux "guilty-pleasure" sériephilique. En clair : les ficelles sont grosses, l'originalité n'est pas de mise et les personnages n'ont pas beaucoup d'épaisseur MAIS ils sont attachants, très attachants même, et c'est presque suffisant pour nous faire avaler bien des couleuvres. L'univers des vampires n'a jamais été mon truc mais la série a réussi à me faire m'y intéresser. Je sais ce que certains se disent : "et pas True Blood ???". A cela je répondrais simplement : on verra, quand j'aurais repris la série. De toute façon, il est inutile de les comparer toutes les deux. Elles ne s'adressent pas vraiment au même public et elles peuvent parfaitement cohabiter. Je crois que ce qui m'a vraiment fait accrocher à la série, c'est toute la partie consacrée au tombeau et son ouverture. C'était intriguant, prenant et bien géré par les scénaristes tout du long. J'ai plus que jamais retrouvé le Kevin Williamson que j'aime. Il sait faire monter la pression comme personne. Ce qui aurait pu me déranger, c'est la résolution un peu facile à travers la sorcellerie mais pour des raisons que j'ignore (aurais-je nié une passion pour Charmed toute ma vie ?), tout ce qui touche à Bonnie et ses pouvoirs me plaît. Au fur et à mesure, le personnage est devenu moins lisse, avec en point d'orgue sa trahison, et elle a vraiment gagné en intérêt; là où une Caroline Forbes déçoit à force de n'être qu'une ravissante idiote. Ses nombreuses scènes avec Matt ne m'ont guère passionné. Elles sont là pour remplir le quota niaiserie made in CW. Il en faut pour tous les goûts !

   Ce que je trouve admirable dans The Vampire Diaries, c'est cette capacité à introduire constamment de nouveaux personnages, qui restent plus ou moins longtemps, en s'offrant en plus des guest-stars que l'on prend plaisir à revoir. Je pense à Melinda Clarke (Newport Beach), parfaite en cougar mais sous-exploitée, ou encore à Bianca Lawson (que j'ai mis du temps à reconnaître) qui permet de nous replonger dans la grande période WB puisqu'elle est apparue dans Buffy et dans Dawson. C'est plutôt cool de croiser James Remar aussi, bien qu'il soit de toutes les séries (Dexter, Sex & The City, Jericho...), ou encore Jasmine Guy (Dead Like Me) partie trop tôt mais pour la bonne cause, et Mia Kirschner (The L Word), assez impressionnante en mère-vampire décadente et indigne. Par contre, David Anders (Alias, Heroes) m'a sacrément gavé ! Mais c'est son rôle qui veut ça. Il était sans profondeur. J'utilise le passé mais il n'est peut-être pas mort. Sacré cliffhanger au passage, qui ouvre des portes intéressantes pour la saison prochaine, en plus du statut probable de loup-garou de Tyler. D'ailleurs, je sentais ce coup venir depuis le début de la série. Preuve qu'elle reste quand même assez prévisible dans les grandes lignes, malgré de belles surprises dans les plus petites. Le grand grand plus de cette deuxième partie de saison a été l'évolution impressionnante de Jeremy, qui n'est plus fade du tout mais toujours aussi "fucked-up". Je préfère ses nouveaux tourments à ceux de l'alcool et de la drogue. C'est forcément moins cliché d'être fasciné par les vampires au point de vouloir en devenir un. Par contre, je suis moins fan de l'évolution capillaire de Steven R. McQueen. Jeremy peut remercier Anna en tous cas, elle lui a apporté beaucoup en peu de temps. J'aurais préféré qu'elle ne meurt pas mais j'aime l'audace des scènaristes qui n'hésitent pas à tuer des personnages (secondaires, certes) auxquels on avait fini par s'attacher.

   Je n'ai quasiment pas parlé des personnages principaux, c'est le moment. Je suis toujours aussi fan de Nina Dobrev, j'aime son mélange de fraîcheur et de noirceur, qu'elle soit d'ailleurs dans la peau d'Elena ou de Katherine. Je sais que le personnage est assez différent dans les livres (que je n'ai pas lu) et je pense que les producteurs ont bien fait de le modifier. Question d'efficacité. Elle n'aurait pas été aussi attachante si elle avait eu un coté bitchy. Et puis peut-être que ça viendra avec le temps et on sera plus à même de l'accepter je pense. Damon est toujours mon Salvatore préféré et ce pour trois raisons : Ian Somerhalder est excellent, je ne me lasse pas du cynisme du personnage et j'aime sa violence. C'est assez rare de voir un personnage aussi dur dans une série pour ados, fantastique ou pas. On ne voit pas grand chose, on ne peut pas dire que ce soit gore, mais ses accès de rage font toujours leur effet. On commence à le connaître mais il arrive quand même à nous surprendre. En fin de saison, il s'adoucit. C'est presque regrettable mais je ne suis pas certain que ça durera longtemps. Et puis ce serait intéressant que les rôles s'échangent un peu. Parce que j'aime bien Stefan, disons qu'il ne m'agace pas, mais il lui manque quand même quelque chose pour qu'il me plaise totalement. Sa période noire a été assez bien traitée mais on savait parfaitement qu'elle ne durait pas. Quant à sa romance avec Elena, de la même manière, elle ne me dérange pas mais ne passionne pas non plus. Je suis peut-être trop vieux (déjà !) pour ça... En tous cas, ils ne sont pas aussi niais que prévu et c'est une réelle satisfaction. 


// Bilan // Malgré son statut de série pour ados de la CW, avec toutes les contraintes que cela implique, The Vampire Diaries a su trouver sa voie et s'est peu à peu transformée en un bon divertissement pas révolutionnaire mais addictif. Kevin Williamson et son équipe maîtrisent très bien la mythologie de la série jusqu'ici et ont réussi à nous faire adhérer aux personnages, des principaux aux secondaires. Elle ne possède certainement pas la folie de True Blood, n'engendre pas le même engouement incompréhensible que Twilight, mais elle a trouvé sa place et pourrait la garder pendant encore bien des années...