16 février 2014

Clementine [Pilot Script]

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CLEMENTINE

Drama // 42 minutes

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Pilote "Out of the darkness..." écrit par Dean Georgaris (Paycheck, Un crime dans la tête). Produit par Mark Gordon (Esprits Criminels, Grey's Anatomy). Réalisé par Michael Dinner (Justified, Sons Of Anarchy). Pour ABC, ABC Studios, The Mark Gordon Company. 59 pages.

20 ans après avoir assisté, impuissante, au meurtre de sa mère, Clementine Ross, qui a passé quelques mois en prison pour escroqueries, décide de reprendre sa vie en main et ne plus fuir son passé, en commençant par se rapprocher de sa fille, élevée par son ex-petit-ami et sa femme. Mais Clementine n'est pas une jeune femme comme les autres. Pour elle, rien n'est jamais simple. Elle possède un don... de voyance, héréditaire. Si le secret est bien gardé parmi ses proches, de mystérieux inconnus sont sur sa trace. Et tout se complique quand elle découvre que ses pouvoirs ne s'arrêtent peut-être pas là...

Avec Sarah Snook (Sleeping Beauty, Redfern Now), Kevin Alenjandro (True Blood, Arrow, SouthLAnd), Edwin Hodge (Cougar Town, Jack & Bobby), David Strathairn (Alphas, LA Confidential, Lincoln)... 

 

   Un show sur une voyante, potentiellement procédural. Je pense qu’on est tous d’accord pour dire que cette description est tout sauf bandante. Pourtant, Clementine l’est, bandante… en quelque sorte. La jeune actrice choisie pour l’interpréter, Sarah Snook, semble belle comme jour, fraîche comme le printemps. Ni trop sophistiquée, ni pas assez. Suffisamment en tout cas pour plaire aux hommes et ne pas faire fuir les femmes, qui peuvent s'identifier à elle. C’est important tout ça parce que, comme son nom l’indique, cette série repose entièrement sur les épaules de son héroïne et si quelques personnages qui gravitent autour d’elle ont leur importance, c’est elle qui mène la danse. Je n’ai pas eu un coup de cœur pour ce script, ni pour la série qu’il laisse entrevoir qu’elle va devenir, mais pour Clementine, le personnage. Et parfois, c’est suffisant pour rester et être un peu patient.

   Après tout, quand on analyse le succès de séries policières comme Castle, Mentalist, Bones ou… Medium ( !), à la différence de la génération précédente remplie d’Experts, on ne peut que se rendre à l’évidence : les cas du jour sont simplement là pour faire passer le temps entre deux scènes mettant en avant les héros, leurs relations ambigües et/ou complexes, ou l’exploration de leur passé, leurs blessures, leur intimité en somme. Et souvent, cela s’accompagne d’une bonne dose d’humour qui rend le visionnage encore plus divertissant. La recette est immuable. Clementine entre en partie dans cette catégorie, même si la partie procédurale n’existe pas dans le pilote. D’ailleurs, rien n’indique que la suite ne sera pas entièrement feuilletonnante, mais mon intuition me fait dire que l’objectif est d’amener l’héroïne à travailler en tant que consultante pour la police de Philadelphie. Elle se servirait ainsi de son don de voyance pour attraper les méchants. Il ne faut pas un diplôme en écriture de scénario pour le deviner, d'autant qu'on sait comment les chaînes fonctionnent. Et comme Clementine plait au chef de la police, Ray, ça tombe rudement bien, n’est-ce pas ? Cela dit, je ne demande qu’à être surpris ! 

   Elle est bad-ass Clementine : elle a passé quelques mois en prison, elle triche au poker comme personne, elle tue de sang-froid son pire ennemi à la fin. Elle est fun aussi, notamment aux côtés de son meilleur ami gay, pas assez présent dans ce pilote mais qui devrait délivrer son lot de scènes amusantes parce qu’ils forment un chouette duo, soudé. Et puis elle est vulnérable donc attachante : dans les flashbacks la montrant petite fille assister impuissante à l’exécution de sa mère; auprès de sa propre fille, Lucy, qui pense qu’elle est juste sa tante; face à son père, un homme mystérieux qui en sait plus qu’il ne veut bien en dire. Le scénariste aime son héroïne et ça se sent. J'espère juste que Clementine Ross ne se transformera pas en Melinda Gordon, façon Ghost Whisperer

   Avec Clementine, on est en terrain connu : tout est assez conventionnel, de l’introduction jusqu’au twist final. Les amateurs du genre devraient facilement y trouver leur compte, et les téléspectateurs curieux et patients pourraient être récompensés sur le long cours, si toutefois les auteurs prennent soin de s’attacher davantage à développer et explorer l’univers familial de l’héroïne plutôt que ses éventuelles collaborations avec la police. Je ne me vois pas forcément suivre la série pour être tout à fait honnête, mais j’ai d’ores et déjà une certaine sympathie pour elle. Elle est assez réussie dans son genre, mais pas unique en son genre.

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16 octobre 2010

Parenthood [2x04 & 2x05]

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Date Night // The Booth Job

5 16o ooo tlsp // 4 66o ooo tlsp.

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   Il m'a fallu du temps mais je crois avoir enfin saisi ce qui me dérangeait dans Parenthood et en particulier en ce début de saison 2. Ce n'est pas simplement un problème d'historiettes, mais de concept. J'ai l'impression qu'on a déjà fait le tour des relations parents/enfants dans la série. Les dynamiques sont très bien établies, sans grandes surprises et donc le concept est devenu très réducteur. Quand on décortique le 4ème épisode, on se rend bien compte que chaque intrigue est liée à une relation parent/enfant : celle de Joel et sa fille qui l'empêche d'avoir une "vraie" vie (c'est plus compliqué que ça mais ce n'est pas approfondi); celle de Crosby et son fils, qui devrait se simplifier avec le retour bienvenu de Jasmine; celle de Kristina avec Haddie et celle de Kristina/Adam/Max qui ne permet pas au couple de s'épanouir comme il le voudrait; et puis celle de Sarah et Drew, qui reste un territoire inexploré, d'où mon vif intérêt pour celle-ci et rien que pour celle-ci. Mais là aussi il y a un souci : c'était une intrigue commune qui s'est vite tournée vers le point de vue de Sarah. Sarah mère poule, Sarah mère fun, Sarah mère meurtrie... Et Drew dans tout ça ? Déjà que c'est un des personnages les plus discrets depuis le début de la série mais quand on s'intéresse enfin à lui, ce n'est que pour mieux mettre en avant Sarah. Toujours est-il que c'était touchant. Par contre, je reste sur ma première impression : Drew aurait dû être homosexuel ! Ca aurait été intéressant de traiter du sujet dans Parenthood justement via son concept. Dans Brothers & Sisters c'était établi depuis le début, dans 7 à la maison c'était hors-de-question... Aucune série familiale ne l'a traité en fait. Puis fallait pas prendre un acteur maniéré. Il est bon au demeurant, mais certains gestes le trahissent. Gay Radar en marche ! Le 4ème épisode dans son ensemble était plan-plan. J'ai bien aimé que l'on réunisse à nouveau Crosby et Gaby mais je ne suis pas certain que les scénaristes projetent d'aller plus loin...

   Est-ce que quelqu'un pourrait prévenir le styliste de la série que Lauren Graham et Mae Whitman ressemblent de plus en plus à des catins de super-marché ? Merci ! J'étais ravi que l'on se penche enfin sur Amber, discrète depuis le début de la saison 2 mais qui nous avait offert parmi les meilleurs moments de la saison 1. Déception, sort of. Le but de ses scènes était de nous montrer qu'elle lutte pour rester dans le droit chemin malgré des frénquentations peu recommandables. Hum. Un peu léger. Come d'habitude. C'est à peu près le cas avec toutes les autres intrigues. On survole mais on n'entre jamais dans le vif sujet. Zeek et la vieille dame digne (c'est comme ça que je l'appelle puisque j'oublie toujours son prénom... ah oui, Camille !) ont toujours quelques problèmes de couple mais point trop de drama. On n'assiste pas à leur thérapie de couple, ce qui n'est pas indispensable j'en conviens, mais on n'assiste pas non plus à grand chose d'autre. Un cours de danse raté, mais assez marrant pour nous grâce à l'intervention d'un certain Tony. Et une Camille qui fait la gueule et qui ne sait pas très bien ce qu'elle veut au final. Je ne lui en veux pas : être mariée à Zeek doit être compliqué. Je préférais le laps de temps où ils s'étaient quittés. Ca avait du sens. Oh et puis voilà... Pas tellement envie de parler du reste. C'était gentillet, ça voulait nous faire rire mais ce n'était pas suffisant. Et les histoires de coeur de Sarah, je n'ai absolument rien contre mais ça n'avance pas assez vite.

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// Bilan // Parenthood a beau être une série de qualité, elle multiplie les erreurs ces derniers temps : mauvaise gestion du large casting, qui conduit à des intrigues soient trop brèves soit trop lentes, un ton de plus en plus neutre qui oscille entre l'émotion légère et la comédie inoffensive... Sans dire que ses audiences sont méritées, je comprends juste pourquoi elles ne remontent pas. Ca manque de punch !   

04 octobre 2010

Parenthood [2x 03]

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I'm Cooler Than You Think // 4 83o ooo tlsp.

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  J'avoue que j'ai dû mal à être convaincu par cette saison 2 pour le moment. En fait, il y a un truc que je ne supporte plus : les personnages qui parlent tous en même temps, les engueulades à répétition franchement irritantes... C'est lourd quoi. J'en ai limite mal à la tête. Si l'on décortique intrigue par intrigue, on se rend compte que tout est toujours conflictuel et pas forcément pour des choses importantes. Si tout se passait bien dans cette famille, il n'y aurait pas de série. On est bien d'accord. Mais trop c'est trop ! Ce sue je regrette particulièrement dans cet épisode, c'est que les scénaristes n'aient jamais cherché à adopter le point de vue des enfants. On ne comprend pas très bien pourquoi Haddie est aussi remontée contre sa mère. On le devine mais elle ne le dit qu'à la toute fin. On ne lui a pas donné la parole plus tôt c'est dommage. La scène était quand même belle. De la même façon, j'adore Amber mais y'a un moment donné il va falloir qu'elle se rende compte que sa mère n'est pas si dingue que ça. C'est d'ailleurs ce qui arrive au final mais ce sera certainement déjà oublié la semaine prochaine. Enfin voilà, je trouve que ces deux intrigues ont été survolées et c'est vraiment dommage. Celle d'Adam avec Max était plus profonde et elle est de toute façon traitée depuis le tout premier épisode de la série. Les inquiétudes d'Adam sont compréhensibles et Peter Krause a su retranscrir cela avec justesse. Je regrette que l'on ne donne pas plus la parole à Gaby par contre. Minka Kelly mérite d'être utilisée un peu mieux que ça à mon sens.

   J'ai bien aimé l'intrigue Joel/Julia au sujet de l'arrivée d'un deuxième enfant dans la famille. Ca se termine de façon mielleuse mais parfois, c'est acceptable. Et comme Parenthood reste une série assez fine quant au traitement de ses personnages, je n'y vois pas d'inconvénient. Tout ne doit pas toujours se terminer dans les larmes et l'aigreur. Mais je reste quand même peu optimiste pour la suite des événements. On va traîner l'intrigue bébé toute la saison. Je suppose que Julia va avoir du mal à tomber enceinte, que ça va créer des tensions dans le couple et bla bla bla. Peut-être même que l'un d'entre eux sera devenu stérile entre temps ! L'intrigue de Crosby et sa belle-mère était intéressante aussi. Les justifications de cette dernière ne m'ont pas suffit personnellement et j'ai trouvé qu'elle passait un peu trop vite de la mamie inquiète à la mamie détendue du string mais ça vaut mieux. C'est pas la peine de nous tenir la jambe avec ça 107 ans ! Assez content à part ça que Sarah ait trouvé un deuxième love interest. Ca peut donner quelque chose d'intéressant si Gordon fait toujours partie du tableau...

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// Bilan // J'ai du mal à comprendre pourquoi les Braverman ne me séduisent plus autant. Je crois que cette famille est trop authentique au final. Elle ne donne pas envie d'en faire partie, contrairement au clan Walker. Puis à force de raconter des toutes petites histoires, on s'ennuie un peu. 

16 octobre 2009

Melrose Place [1x 06]

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Shoreline // 1 38o ooo tlsp.

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   Violet est ju-bi-la-toi-re ! Voilà, c'est dit. Je commence à aimer le jeu outrageusement mauvais de Ashlee Simpson. Elle en fait des tonnes, je suppose qu'elle en est consciente et c'est peut-être d'ailleurs ce qu'on lui a demandé de faire. Tout simplement. Auquel cas, elle ne serait pas si mauvaise. Toutes ses scènes ont illuminé l'épisode et elle ressemble de plus en plus à sa supposée mère, Sydney, dans l'attitude au moins. Lorsqu'elle apprend que Michael Mancini a contribué à faire tomber Sydney dans la dépression, elle se met dans la tête de la venger et emploie les grands moyens. Elle nous offre une consultation coquine à l'hôpital, une séance de séduction dans un bar et une baise sauvage dans la voiture de Batman Michael. Non mais cette scène dans une ruelle sombre plein de fumée avec l'engin high-tech de Michael, c'était quelque chose ! Parfaitement dans l'esprit de la première version. Et puis je suis ravi de constater que Michael n'a pas changé : il ne résiste jamais longtemps à un décolleté plongeant, surtout quand il appartient à une psychopathe. J'ai hâte de voir comment Violet va s'y prendre pour lui pourrir la vie. Je compte sur elle pour sortir l'artillerie lourde. Et je ne me contenterai pas d'un simple chantage !

   La sulfureuse Lauren est définitivement le personnage le plus attachant de la série. Elle a un bon fond et le prouve à plusieurs reprises dans cet épisode. Je préférerai que ce soit une pute qui s'assume et qui s'éclate mais il y a déjà Ella pour cela. Ce n'était pas une mauvaise idée de lier son intrigue à celle de David. Cela évite que tout soit trop cloisonné. Après, il faut bien avouer que le hasard fait un peu trop bien les choses. Je me demande ce que la mère maquerelle de Lauren lui prépare afin de se faire pardonner. J'espère quelque chose de bien sexe. Une aventure lesbienne, ce serait sympa. Mais j'ai encore mieux : un trip sado-maso ! Allez je me calme, sinon je vais être déçu. Une partie à trois suffira. Cela ferait d'ailleurs du bien à Jonah et Riley. Leur amour qui dégouline devient insupportable et il serait temps que les scénaristes les détruisent. Il faudrait pour cela que Ella passe à l'action mais elle a du retard à l'allumage. Toute cette histoire de séance-photo m'a moyennement plu, dans le sens où Riley était à claquer du début à la fin. Déjà, quand elle est arrivée avec sa peinture dans les cheveux et sur les vêtements, ça m'a fortement agacé. C'était tellement improbable. Il faut qu'elle arrête la peinture tout de suite la pauvre. C'est une cata ! Et puis ses hésitations étaient ridicules. Faire quelques photos, même pas à poil, pour 10 000 Dollars, c'est quand même pas la mer à boire ! N'importe qui accepterait tout de suite. Reste à espérer que cela va lui monter à la tête et qu'elle va vite laisser tomber ses mioches pour le mannequinat. Puis comme The Beautiful Life est annulée, ça compensera. Un petit mot sur le patron d'Ella : je l'aime bien mais il n'est pas assez vilain. Et puis son homosexualité, pourquoi pas ? Mais ça n'apporte rien à l'intrigue, c'est dommage. Il aurait fallu en jouer justement.

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// Bilan // Mine de rien, je commence à m'attacher aux personnages de ce nouveau Melrose. Surtout les filles. Violet parce que c'est une psychopathe en puissance, Lauren parce que c'est une pute au grand coeur et Ella parce qu'elle ne se prend pas la tête et qu'elle assure en toutes circonstances. Elle apporte la dose d'humour nécessaire à cette grande mascarade soon to be jouïssive. 

   

07 avril 2009

Southland [Pilot]

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Pilot //

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What About ?

Une plongée au coeur de la police de Los Angeles... Le vétéran John Cooper est chargé de former la jeune recrue Ben Sherman. Les méthodes brusques de son nouveau mentor vont pousser Sherman dans ses derniers retranchements et l'amener à se demander s'il a vraiment ce qu'il faut dans le ventre pour devenir un flic de L.A. De son côté, l'inspecteur Adams, qui vit toujours chez sa mère, fait équipe avec Russell Clarke, un homme malheureux en ménage et père de 3 enfants. L'inspecteur Daniel "Sal" Salinger supervise quant à lui Nate Moretta et Sammy Bryant, en charge des enquêtes sur les gangs. Quant à l'officier Chickie Brown, elle rêve de devenir la première femme à intégrer l'unité d'élite SWAT... (AlloCiné)

Who's Who ?

Bien que la galerie de personnages de Southland soit large, le vrai héros, pendant le pilote en tous cas, c'est Ben Sherman, alias Benjamin McKenzie. On connaît avant tout le jeune homme pour son rôle de Ryan dans Newport Beach (The OC). Il est toujours aussi peu souriant et expressif. Il faut avouer qu'il n'a pas beaucoup de raisons de sourire dans ce pilote. J'espère qu'il va se décoincer quand même. L'autre personnage qui sort du lot est celui interprété par Regina King, Lydia Adams. C'est quasiment la seule femme de l'équipe (avec Ajira Bareikis mais elle est très effacée pour le moment), ce qui renforce l'aspect "dur" de la série, ainsi que ce coté un peu rétrograde. C'est sans doute assez fidèles à la réalité. Cette femme forte inspire immédiatement la sympathie. Russell Clarke aussi, joué par Tom Everett Scott (The Street, Cashmere Mafia...), mais on le voit trop peu pour se faire une véritable opinion. Ensuite vient tout un lot de personnages assez antipathiques au premier abord. Des flics "classiques", bourrus, pas subtiles pour un sou, sexistes... Je demande donc Michael McGrady, Kevin Alejandro, et Michael Cudlitz, le pire de tous. Je le déteste déjà. Ses méthodes et ses grands discours me gavent déjà. J'imagine qu'en découvrant un peu plus de leurs histoires personnelles, tous prendront un peu plus d'épaisseur et deviendront attachants. A noter que le pilote regorge de têtes connues dans les rôles secondaires, notamment Taylor Handley qui redonne à cette occasion la réplique à Ben McKenzie puisqu'il jouait Oliver dans la saison 1 de Newport, on l'a vu aussi dans Hidden Palms, Patrick Fischler, un Mad Men parfois Lost, Emily Bergl (Men In Trees) ou encore Shaun Sipos (Shark, Les Sauvage et futur résident de Melrose Place 2.0...) !   

So What ?

Les Urgences ayant fermé après 15 ans de bons et loyaux et services, NBC ne pouvait décemment pas se séparer de son producteur, John Wells. Le problème, c'est que John Wells ne sait pas faire autre chose que du John Wells. Il a un talent incontestable pour installer une ambiance sombre et réaliste, pour croquer des personnages attachants et profonds et ancrer l'ensemble dans un climat social agité. C'est ce qu'il a fait dans Urgences bien-sûr mais aussi dans New York 911. Et même si ce n'est pas tout à fait la chose, on retrouve beaucoup de New York 911 (Third Watch) dans Southland. Eddie Cibrian et Kim Raver en moins, ce qui est respectivement une bonne et une mauvaise chose. La réalisation est certainement un peu plus soignée, un peu plus proche des séries du câble telles que The Shield et c'est ce qui pourrait faire fuir une partie du public, qui cherche peut-être quelque chose de plus conventionnel. En même temps, on ne va pas commencer à reprocher à NBC de vouloir faire de la qualité ! La différence avec Urgences et même New York 911, c'est que les cas présentés, médicaux ou autres, sont sans doute plus borderline dans l'ensemble et donc le proccessus d'identification est plus difficile. L'atmosphère est très pesante, franchement glauque parfois, et ça manque de chaleur humaine. Ca viendra certainement avec le temps. Si temps il y a... Voilà donc une série mélancolique, un peu trop ancrée dans le passé, pas originale mais pas mauvaise, qui mérite qu'on lui porte une grande attention !


// Bonus // Une bande-annonce...